J’avais misé sur un Challenge retrouvailles 100% numérique mais finalement il faudra compter avec un hôte papier : Le Trône De Fer : Intégrale 5 de George R.R. Martin. A vrai dire j’ai lu ce bouquin en alternance entre la version papier (80%) et la version numérique (20%) ; ce n’est donc qu’une entorse partielle à mon projet initial.
Sur le Mur Jon Snow doit composer avec les armées de Stannis et les prisonniers sauvageons. Devant la menace de l’arrivée des Autres et d’une possible nouvelle attaque sauvageonne, le commandant de la Garde de Nuit va tout faire pour grossir les rangs de ses troupes et fortifier leurs positions. Tyrion, en fuite, navigue vers les Cités Libres où il espère rencontrer Daenerys Targaryen. Mais à Meereen la situation est compliquée pour Daenerys, elle doit faire face à de nombreux ennemis, à l’intérieur de la ville, comme à l’extérieur…
Ce cinquième opus de l’intégrale regroupe les volumes 13 à 15 de la série, soit, Le Bûcher D’un Roi, Les Dragons De Meereen et Une Danse Avec Les Dragons. Il ne s’inscrit pas complètement comme une suite directe du volume précédent ; la majeure partie du récit se déroule en parallèle des événements décrits dans l’Intégrale 4, se concentrant sur Le Mur et les Cités Libres (les grands absents du précédent opus). Il faut attendre les derniers chapitres pour connaître la suite directe de l’intrigue.
Ce cinquième volume se caractérise aussi par un changement de traducteur, Patrick Marcel succède ainsi à Jean Sola. Le style de Patrick Marcel serait plus proche de l’original… p’t’êt’ bin qu’oui, p’t’êt’ bin qu’non, une chose est certaine je préfère la traduction de Jean Sola, mais je pense que c’est surtout une question d’habitude.
Même si la majeure partie de bouquin se concentre uniquement sur le Mur et Meereen cela n’empêche pas l’auteur de nous proposer une intrigue toujours aussi dense et riche en rebondissements (et complots divers et variés). Par contre nous ne croisons que peu de nouveaux visages, du moins pas parmi les personnages jouant un rôle décisif dans le déroulement de l’intrigue.
Par contre au niveau des disparitions attendez vous à un choc au moins aussi violent que le fut la mort de Ned Stark à la fin du premier opus. Un personnage majeur de la saga va connaître une fin brutale (Il ne sentit jamais le quatrième poignard. Rien que le froid…) dans les derniers chapitres du bouquin. Je n’en dirai pas plus mais ça a déjà fait un tel buzz sur le Net (même Barrack Obama s’en est indigné) que peu de monde doit encore ignorer l’identité du mort.
C’est toujours aussi jouissif (et parfois rageant) à lire même si le dénouement semble encore lointain. On avance (lentement) souvent mais parfois on recule… Bref on n’en finit pas de se poser des questions, mais ça n’a rien de frustrant, loin s’en faut.
La frustration viendrait plutôt de l’attente pour connaître la suite ; d’autant plus que globalement, à la fin de ce volume, de nombreux personnages se retrouvent soit en fâcheuse posture, soit à un tournant décisif de leur parcours. Le sixième opus devrait sortir courant 2016 aux Etats-Unis, on peut espérer les trois volumes en français entre 2017 et 2018, quant à l’intégrale J’ai Lu faudrait plutôt compter sur l’horizon 2020. Quant à l’ultime (je l’espère vivement) opus on peut se livrer au même type de calcul en misant sur une sortie américaine entre 2021 et 2022…
Mais je crois que le plus frustrant reste de savoir que la série TV prendra naturellement de l’avance sur les romans. Le tournage de la saison 6 devrait débuter prochainement, à raison d’une saison annuelle pour un total de 9 saisons, le clap de fin devrait être pour 2018 avec une diffusion en France en 2019. Il est vrai que la série prend quelques libertés avec les romans, mais étant donné que GRR Martin a déjà indiqué aux showrunners les grandes lignes du scénario, il ne devrait pas y avoir de différences majeures quant à l’évolution de l’intrigue.
Je m’étais engagé à lire ce cinquième opus avant de visionner la cinquième saison de la série (qui repose bien au chaud sur mon disque dur depuis déjà un moment), je vais donc pouvoir m’y mettre très prochainement. Par contre pour les saisons suivantes je doute fort de prendre le même engagement…
Catégorie : Coups de coeur
[BOUQUINS] David Lagercrantz – Millénium 4 – Ce Qui Ne Me Tue Pas
Et hop encore un invité surprise au menu de mon Challenge retrouvailles, ou plutôt devrai-je dire deux invités puisqu’il s’agit de renouer avec Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, sous la plume de David Lagercranz, qui signe ce Millénium 4 : Ce Qui Ne Me Tue Pas.
Plus le temps passe et plus Mikael Blomkvist se remet en question et notamment sa participation à la revue Millénium. D’autant qu’un grand groupe media a investi dans le journal et compte lui appliquer une politique qui dénaturerait l’esprit même de Millénium…
Avant de démarrer cette chronique il me semble capital de préciser que cette intrigue n’est pas celle du manuscrit du tome 4 prévu par Stieg Larsson, ledit manuscrit est la propriété de sa veuve et le contenu est connu d’elle seule. David Lagercranz reprend donc les personnages créés par Stieg Larsson et les confronte à une intrigue imaginée par lui… Un pari foutrement osé !
Je ne m’étalerai pas sur la stupide question polémique « Faut-il lire ou ne pas lire Millénium 4 ?« , chacun fait en son âme et conscience mais ne pas le lire uniquement pour répondre à une consigne de boycott n’est, à mon avis, pas une preuve d’intelligence supérieure (ça c’est la version politiquement correcte, je vous laisse deviner le fond de ma pensée).
Visuellement la couv’ reste bien dans l’esprit de la trilogie de Stieg Larsson, le titre par contre est nettement plus quelconque que les précédents ; mais bon ce sont là des points de détail. Il est maintenant temps d’entrer dans le vif du sujet.
La première surprise vient du style de David Lagercrantz, au plutôt devrai-je dire de l’absence de style, il s’intéresse au fond de son intrigue plus qu’à la forme. Du coup son écrit a quelque chose d’impersonnel alors que chez Stieg Larsson on sentait une écriture qui venait du coeur et des tripes (ce qui n’empêchait pas certaines lourdeurs stylistiques). On s’y fait mais la transition est surprenante !
Un récit moins engagé aussi, il faut dire que parfois la pensée hautement socialisante de Stieg Larsson avait parfois tendance à la stigmatisation abusive. David Lagercrantz concentre son récit sur ses personnages, son intrigue et les thèmes abordés, sans chercher à faire le procès des supposés travers la société suédoise (il y en a certainement qui sont bien réels).
Là encore dans le traitement des différents thèmes abordés (intelligence artificielle, autisme, respect de la vie privée sur internet, espionnage industriel…) on sent que l’auteur a fait un gros travail de recherche, par contre il aurait pu se montrer plus concis dans la restitution et l’intégration des éléments techniques dans son intrigue. En clair le déballage technique est parfois assommant (trop de didactique tue l’intérêt) !
Au niveau des bonnes surprises on trouve le duo constitué par Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, l’auteur est resté plus ou moins fidèle à l’esprit que leur avait insufflé Stieg Larsson. A ce titre on s’inscrit, fort heureusement, clairement dans la continuité avec cependant quelques évolutions (sans doute peuvent elles se justifier par les années qui ont passées). Nul doute que ça a dû demander à David Lagercrantz un sacré boulot pour s’approprier les personnages sans les dénaturer.
On trouve aussi d’autres personnages déjà croisés dans la trilogie de Stieg Larsson, je citerai notamment Erika Berger, la rédactrice en chef de Millénium et amante de coeur de Mikael, Jan Bublanski et sa collègue Sonja Modig, mais aussi Zalachenko, absent mais pourtant omniprésent.
Bien entendu vous croiserez aussi bon nombre de nouveaux personnages dont le plus marquant restera certainement August, un petit garçon autiste savant qui développera une relation particulière avec Lisbeth. Sans oublier le méchant de service, le mystérieux (?) Thanos dont je ne dirai rien afin de laisser la surprise (relative) faire son effet.
L’intrigue est intéressante et bien menée mais n’apporte rien de franchement nouveau au genre, à croire que l’auteur a voulu jouer la sécurité en restant dans les jalons posés par son prédécesseur. Classique certes, mais ça n’empêche pas quelques belles trouvailles çà et là. Dommage quand on sait que l’une des grandes forces de la trilogie de Stieg Larsson est son côté novateur.
L’intrigue est abordée sous plusieurs points de vue (pas uniquement Mikael et Lisbeth) ce qui en soi est plutôt une bonne chose. Par contre le rythme imposé peut surprendre, ici tout se joue en quelques jours (dans les précédents opus les enquêtes s’étalaient sur plusieurs mois). Le point positif évident est que la lecture n’en est que plus prenante. En contrepartie, si on ne maîtrise pas parfaitement les règles de l’art (et c’est le cas de David Lagercrantz qui signe là son premier roman), certains raccourcis ne sont guère crédibles et certains aspects de l’intrigue sont rapidement prévisibles (surtout quand on a lu la trilogie de Stieg Larsson).
Pour ma part j’ai trouvé que l’ensemble tenait bien la route malgré les bémols exprimés plus haut, si le bouquin n’avait pas été estampillé Millénium je lui aurai sans hésitation un point plus. Aussi agréable soit il à lire on ne retrouve pas la griffe (ou peut être devrai-je dire l’âme) de la trilogie de Stieg Larsson.
Un nouveau départ pour Millénium ? La fin laisse peu de place au doute quant à l’éventualité d’une (?) suite : « Rien n’était fini. Lisbeth avait juste blessé le gibier. Ce n’était pas suffisant, loin de là« . De même qu’il ne fait aucun doute que ce quatrième tome bénéficiera largement des attentes et de la curiosité du public (sans parler du tapage médiatique autour de sa sortie) mais les éventuelles suites n’auront pas cette même opportunité marketing. Pas sûr que le public suive si l’auteur (en espérant que les suites ne passent pas de mains en mains) n’insuffle pas une étincelle de vie à son écriture.
Je terminerai en invitant les sceptiques (allez Nath, un p’tit pas vers ce tome 4…) à se forger leur propre opinion en lisant le bouquin. C’est bien plus constructif que de se borner à lire les avis des uns et des autres, positifs ou négatifs, critiques professionnels ou simples lecteurs. Comme dirait l’autre (Dirty Harry en l’occurrence) : « les avis c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un« . Tant qu’à me fier à un trou de balle j’aime autant que ce soit le mien.
MON VERDICT

[BOUQUINS] Brandon Sanderson – Elantris
Comme vous le savez peut être il m’arrive de participer à des Book Club (ou lectures communes en français), à vrai dire j’anime même la rubrique sur un forum dédié aux livres et à la littérature ; chaque mois on vote pour un genre puis pour un titre parmi ceux proposés par les participants. Bref, tout ça pour vous dire que l’heureux élu du mois d’août fut le roman Elantris de Robert Sanderson.
Sarène, princesse du Téod, arrive dans la cité de Kaë afin d’y épouser Raoden, prince d’Arélon. Sauf qu’à son arrivée on lui annonce que le prince vient de mourir suite à une maladie fulgurante. Sarène refuse de croire en la version officielle et décide de mener sa propre enquête. Et si la réponse se trouvait à Elantris, jadis cité mystique, aujourd’hui maudite…
Avant de commencer ma chronique à proprement parler je vais essayer de poser le contexte ne quelques lignes. Les provinces d’Opélon tombent une à une sous le joug du fanatisme religieux et de la tyrannie impériale de Fjorden ; seule Arélon résiste encore à l’invasion. D’où l’idée de ce mariage princier qui forgerait par la même occase une alliance avec la province du Téod, capitale de Sycla… Comme vous pouvez fort justement le supposer complots politiques et religieux seront de la partie !
Plutôt que de nous assommer de notions géopolitiques et religieuses propres à l’univers qu’il a créé, Brandon Sanderson prend son temps pour les exposer tout en les intégrant directement à son intrigue. De fait je reconnais volontiers que le début du roman est lent mais il n’est en rien indigeste ; ce qui est plutôt un point positif.
Considérez ce bouquin comme un moteur turbo diesel. Dans la première partie il lui faut un temps de chauffe avant de monter en régime progressivement. La seconde partie se déroule à plein régime. Quant à la troisième, le turbo s’enclenche…
L’intrigue se construit du point de trois personnages qui alternent au fil des chapitres :
– Le prince héritier Raoden, frappé par la malédiction du Shaod et contraint à l’exil éternel au coeur d’Elantris. Prisonnier de son état mais bien décidé à ne pas baisser les bras, ni à se résigner à son sort.
– La princesse Sarène qui reste liée à Arélon malgré le « décès » de son époux. Déterminée à protéger Arélon des menaces (externes et internes) qui planent sur la province.
– Le grand prêtre Hrathen, un fjordell arrivé à Kaë le même jour que Sarène. Sa mission est de convertir Arélon à la foi déréthie par tous les moyens.
Je profite de l’occasion pour signaler que les personnages sont traités avec une réelle profondeur, chacun ayant sa propre personnalité et ses propres objectifs (avérés ou secrets). Il en va de même avec les nombreux personnages secondaires. De fait le monde d’Elantris semble prendre vie sous nos yeux pendant la lecture du roman… et je vous garanti que cette escapade ne sera pas de tout repos !
L’intrigue en elle même est suffisamment riche en surprises pour tenir le lecteur en haleine (et même jouer avec ses nerfs dans les dernières pages), certes pas aussi complexe que certaines dans sagas mais il me semble logique de ne pas pouvoir faire, en un seul volume, autant que des séries de dix tomes, voire plus (en inconditionnel du Trône de Fer je sais de quoi je parle) ! Cerise sur le gâteau, l’auteur se permet quelques touches d’humour bienvenues.
Pas de créatures imaginaires, toutes les races présentes semblent humanoïdes et n’avoir comme signe distinctifs que ceux propre à l’humain (couleur de la peau, langue…). La magie est bien présente quant à elle, d’accord elle n’est pas au top de sa forme mais qui sait, peut être n’est-ce que temporaire.
L’auteur a visiblement pris le parti de proposer un roman fantasy destiné davantage aux profanes qu’aux adeptes chevronnés du genre. Son écriture répond à la même exigence, il va droit au but sans s’appesantir sur de trop longues descriptions aussi bien des personnages que des lieux. Toutefois ne vous fiez pas aux apparences, le récit est peut être moins manichéen qu’il ne le laisse paraître de prime abord.
Pour un premier roman je trouve qu’il s’en sort plus qu’honorablement. D’autant qu’il sort des sentiers battus en proposant un univers totalement original (mention spéciale aux aons) alors qu’il aurait pu se contenter de s’inspirer des classiques de l’heroic fantasy sauce Tolkien ou AD&D. Une bonne introduction à la fantasy pour les curieux.
Depuis des années Brandon Sanderson répète qu’il n’exclut pas d’écrire une suite à Elantris, avant de reconnaître sur la lancée qu’il n’en a, à ce jour, pas encore couché la moindre ligne… Pour souligner mon propos j’ajouterai que le roman fête, cette année, ses dix ans (en VO, la VF est sortie en 2009 chez Orbit, puis en poche en 2011). Et pourtant il est vrai qu’il y aurait matière pour une suite…
MON VERDICT

[BRD] Big Eyes
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas… Qu’il s’agisse de bouquins ou de films je suis plutôt éclectique et reste ouvert à tout. Petite pause cinéphile en compagnie de Tim Burton et son biopic consacré à Margaret Keane, Big Eyes.
Après son mariage avec Walter Keane (Christoph Waltz), Margaret (Amy Adams) envisage de vivre de sa peinture. Ses tableaux représentent tous des enfants aux grands yeux tristes. Son époux, se targuant d’une certaine renommée, la convainc de le laisser signer les toiles de son nom. La situation devient vite insoutenable pour Margaret, d’autant que Walter est de plus en plus odieux avec elle…
C’est la seconde fois que Tim Burton se lance dans un biopic, étant fan du travail de Margaret Keane (dont il s’est inspiré pour certains de ses films d’animation), il n’est pas étonnant qu’il se soit intéressé à ce qui est, aujourd’hui encore, considéré comme le plus gros scandale artistique (même si je reconnais volontiers n’en avoir jamais entendu parler). En guise de remerciement l’artiste lui offrira deux toiles inédites.
Comme toujours le visuel du film est soigné avec une reconstitution du San Francisco de la fin des années 50 / début des années 60. Toutefois le film repose davantage sur les épaules des acteurs qui interprètent merveilleusement le couple Keane.
Dans le coin droit, Margaret Keane, épouse soumise et passive (on a parfois de la secouer pour la sortir de sa docilité imbécile et sa grande naïveté), mais qui, malgré tout, aura de plus en plus de mal à supporter le poids du mensonge (il faut dire que le comportement odieux de son mari aide).
Dans le coin gauche, Walter Keane, aussi ambitieux que prétentieux, aussi grande gueule que menteur. Inébranlable dans son mensonge jusqu’au bout.
Le film prend quelques libertés avec la chronologie des faits entre le moment ou Margaret révèle la supercherie et le verdict. Dans le film les choses semblent s’enchaîner tout naturellement ; dans la réalité il faudra attendre 16 ans avant que la justice ne donne raison à Margaret (non seulement elle gagnera le droit de signer ses oeuvres de son propre nom, MDH Keane, mais bénéficiera aussi d’un dédommagement financier non négligeable).
Pas le meilleur de Tim Burton mais le film n’en demeure pas moins agréable à suivre grâce aux interprétations, dans des registres diamétralement opposés, d’Amy Adams et Christoph Waltz. Un bon moment de cinéma mais n’espérez pas un film inoubliable ; il manque un je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment ; peut être la patte Tim Burton (le film reste classique dans son tournage, il aurait pu être signé par n’importe quel réalisateur pas trop mauvais)…
♥♥½
[BRD] Mad Max – Fury Road
Petite pause cinéphile post apocalyptique en compagnie de Mad Max – Fury Road, réalisé par George Miller. Quatrième volet des errances futuristes de Max Rockatansky, avec Tom Hardy qui succède à Mel Gibson ; question d’âge je suppose (respectivement 37 et 59 ans).
Max (Tom Hardy) erre en solitaire au milieu d’un monde dévasté ou des clans de barbares s’affrontent pour obtenir de l’eau ou du carburant. Il va se retrouver bien malgré lui impliquer dans cette guerre quand il va être fait prisonnier par les hommes d’Immortan Joe (Hugh Kayes-Byrnes), qui règne en tyran sur la Citadelle…
Quand j’ai entendu parler d’un nouveau Mad Max, trente ans après la sortie du troisième opus (et trente six après le lancement de la saga), j’ai d’abord pensé à un reboot. Après tout ça semble devenir un phénomène de mode depuis quelques années. A vrai dire j’étais presque rassuré à cette idée vu l’évolution de la série.
Le premier volet Mad Max (1979) est aujourd’hui considéré par beaucoup (dont je suis) comme un film culte. Mad Max 2 – Le Défi (1981) nous plonge au coeur d’un univers post apocalyptique qui tranche avec son prédécesseur ; déconcertant de prime abord, il n’en reste pas moins divertissant. Mad Max 3 – Au-Delà Du Dôme Du Tonnerre (1985) n’est qu’une sinistre daube à tout point de vue… Alors quid d’un Mad Max 4 ???
Pour être tout à fait franc avec vous ma première impression aura surtout été que le film mise à fond la carte de la surenchère, impression confirmée quand les troupes d’Immortan Joe se lancent à la poursuite de Furiosa (Charlize Theron). Survient un camion avec des percussionnistes à l’arrière et à l’avant un guitariste dont l’instrument crache des flammes… Serais-je en train d’assister à un show revisité de Rammstein (un groupe allemand de Metal industriel que j’adore) ? Autant dire que les voyants scepticisme et appréhension étaient au rouge clignotant…
Au fur et à mesure du film les univers visuel et technologique s’imposent naturellement dans l’esprit du spectateur (en tout cas dans le mien), avec notamment une impressionnante gamme de véhicules en tout genre (motos, camions, voitures, quads…) au look futuriste et surtout transformées en machine de guerre. Un visuel renforcé par des effets spéciaux parfaitement maîtrisés (qu’il s’agisse des scènes d’action ou des maquillages des personnages) et un rythme plus dopé qu’un coureur du Tour de France !
Au niveau du casting Tom Hardy réussit à faire oublier Mel Gibson, on retrouve le même personnage de héros solitaire, faux dur au grand coeur, un brin taciturne et peu loquace. Il parvient à la fois à jouer sur la continuité du personnage tout en lui apportant une touche personnelle.
Même si la première rencontre est plutôt houleuse, Max pourra compter sur l’aide Furiosa (à moins que ce ne soit l’inverse), impératrice en fuite qui a libéré les épouses de Joe en les embarquant dans sa fuite. Charlize Theron, crâne rasé et une main en moins, insuffle une force incroyable à son personnage tout en lui conservant un charme certain (même si incontestablement l’atout charme du film reste Rosie Huntington-Whiteley qu incarne Splendid, la favorite en fuite de Joe, enceinte de lui).
George Miller a affirmé avoir voulu, avec ce quatrième film de la saga, faire à la fois dans la continuité et dans le renouveau, le film faisant office de premier opus d’une nouvelle trilogie. Je ne demande qu’à voir mais je dois avouer que pour le moment son pari est réussi…
♥♥♥♥
[BOUQUINS] Didier Fossey – Tr@que Sur Le Web
Encore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, il faut dire que je suis tombé sur ce bouquin par le plus grand des hasards. Je parle de Tr@que Sur Le Web de Didier Fossey, la première enquête littéraire du Commissaire Le Guenn. Je savais que les éditions Flamant Noir avaient prévu de rééditer les deux premiers romans mettant en scène Boris Le Guenn, du coup je prenais mon mal en patience… jusqu’à cette trouvaille inespérée !
Boris Le Guenn, commandant au 36 Quai des Orfèvres, est appelé sur une scène de crime. Une femme a été égorgée, puis mutilée. D’autres meurtres suivant le même mode opératoire sont commis, le tueur en série ne laisse aucune trace exploitable, la police n’a pas le moindre indice. L’enquête s’annonce difficile pour Le Guenn et son équipe…
J’ai découvert Didier Fossey et Boris Le Guenn à travers l’excellentissime Burn Out, quelques rapides recherches m’ont appris que c’était en fait la troisième enquête littéraire du commandant Le Guenn. Malheureusement pas moyen de mettre la main sur les deux premières, parues aux éditions Les 2 Encres, jusqu’à cette visite inopinée chez un bouquiniste de la place (l’unique bouquiniste présent à Nouméa et en Nouvelle-Calédonie).
Immédiatement on sent que l’auteur connaît et maîtrise son sujet (et pour cause il a passé 31 ans au sein des forces de police, dont 18 à la BAC parisienne), le réalisme est aussi saisissant que séduisant. Les flics ne sont pas infaillibles, comme vous et moi (je suppose) ils sont humains et commettent des erreurs. Les enquêtes ne se résolvent pas en deux temps et trois mouvements, et surtout à coup de flingue !
J’ai apprécié de retrouver Le Guenn et son équipe, avec une émotion toute particulière pour Guillaume avant son burn out. Boris Le Guenn c’est un peu la force tranquille, le chef d’équipe paternaliste avec son groupe. Il peut compter sur Fred Belvet, son bras droit, pour le seconder, l’une des deux femmes du Groupe Homicide. Ces deux là sont complémentaires, comme chaque membre de l’équipe.
Il n’y a pas que les personnages qui sont soignés dans ce bouquin. En plus d’être rudement bien maîtrisée, l’intrigue est riche en surprises et rebondissements. Il faut dire que le tueur est particulièrement retors et ne laisse rien de côté. Vous êtes ferré dès les premières pages, et impossible de lâcher l’affaire avant de connaître le fin mot de l’histoire.
Pour un premier roman Didier Fossey place la barre très haut, ayant lu le dernier en date je peux confirmer qu’il tient bon la barre et maintient son cap… pour notre plus grand plaisir !
Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience avant de pouvoir lire Ad Unum, la seconde intervention du groupe Le Guenn. Condamné à attendre la réédition chez Flamant Noir (à l’occasion j’achèterai les deux bouquins en numérique), à moins d’un nouveau méga coup de bol…
MON VERDICT


[BOUQUINS] Henri Loevenbruck – Le Syndrome Copernic
Comme annoncé je retrouve donc avec plaisir Henri Loevenbruck pour découvrir son thriller Le Syndrome Copernic. Un titre à lire dans le cadre d’un Book Club même si je suis légèrement en retard sur ce coup.
Vigo Ravel est schizophrène et amnésique. Du moins c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce que les voix dans la tête ne lui sauvent la vie en le poussant à quitter une tour du quartier de la Défense juste avant qu’elle ne soit détruite par un attentat terroriste. Dès lors Vigo se met à douter, d’autant que les événements étranges se multiplient autour de lui… à moins que tout cela n’existe que dans sa tête.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur nous propose un thriller hors normes, certes il respecte les règles du genre mais il n’hésite pas à les modeler afin qu’elles collent à son intrigue. Intrigue que l’on vit à la première personne à travers le regard et les perceptions de Vigo Ravel… le moins que l’on puisse dire c’est que le voyage ne sera pas du tout repos ! Parfois les pensées de Vigo tendent à partir en vrille, non seulement il a fumé la moquette mais il a aussi bouffé le seau de colle qui va avec… Et pourtant difficile pour autant d’affirmer que Vigo clapote du couvercle.
Henri Loevenbruck nous plonge en totale immersion dans son personnage. Une fois de plus son talent de conteur fait le reste, au fil des pages on devient Vigo, on pense comme Vigo : « Je doutais tellement de moi, et autrui me faisait si peur !« . Le doute. Tel est le maître mot qui pourrait définir les perceptions de Vigo, il doute de lui, il doute des autres, il doute de la réalités de certaines situations, de certains faits… Bref sa vie est un sempiternel questionnement.
Heureusement il ne sera pas tout seul dans sa quête de la vérité (à moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, d’un délire schizo-paranoïde). Je n’en dirai pas plus quant aux alliés qui croiseront son chemin, autant laisser intacte la surprise et la découverte.
L’intrigue compte un soupçon de fantastique (et encore, difficile d’en être absolument sûr) mais reste résolument orientée thriller, le prologue nous met d’office l’eau à la bouche… et on n’en finit plus de baver (la fusillade dans les sous-sols est stressante à souhait). Comme Vigo nous ne manquerons pas de nous poser des questions au fil des 88 chapitres (un chiffre qui ne doit rien au hasard).
Vous l’aurez sans doute compris l’auteur ne mise pas tout sur l’action et le rythme, la psychologie des personnages est primordiale… Avec un héros schizo (ou pas) ça semble inévitable. Et sur ce terrain aussi il maîtrise totalement son sujet.
Pour faire simple j’ai de nouveau été bluffé par le talent de conteur de Henri Loevenbruck même si le bouquin ne m’a pas pris aux tripes comme Nous Rêvions Juste De Liberté. Je le place tout de même dans le haut de gamme de la catégorie thriller.
Mon idée première était de laisser Henri Loevenbruck en stand-by en attendant la seconde saison de Sérum, annoncée pour le début 2016, mais le hasard a voulu que je tombe sur la quatrième de couv’ de son premier thriller, Le Testament Des Siècles, qui figure aussi dans mon Stock à Lire Numérique. Le personnage principal est Damien Louvel que l’on croise dans Le Syndrome Copernic, comme il y est vaguement fait mention d’un passé trouble et douloureux, il n’en fallait pas moins pour titiller ma curiosité ; il est donc plus que probable que je retrouve Henri Loevenbruck plus tôt que prévu…
MON VERDICT

[BOUQUINS] Karin Slaughter – Séduction
Et hop encore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, ou plutôt devrai-je dire UNE invitée surprise puisqu’il s’agit de Karin Slaughter et son roman Séduction, la troisième enquête conjointe menée par Will Trent et Sara Linton.
Quand Faith arrive, en retard, chez sa mère, à qui elle avait confié sa fille, la maison ressemble à une zone de guerre, Faith échappe à une embuscade en éliminant les deux agresseurs. Si Emma, sa fille, est à l’abri du danger, Evelyn, sa mère, est introuvable. Faith est suspendue le temps de l’enquête, elle pourra heureusement compter sur Will Trent et Sara Linton ; mais difficile pour elle de rester dans l’ombre alors que la vie de sa mère est en danger…
Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai jamais été déçu en lisant les romans de Karin Slaughter et notamment la série Will Trent (même si ce n’est que le troisième que je lis), mais force est de constater que cette fois l’auteure impose à son intrigue un rythme de dingue. L’adrénaline monte en flèche dès les premières pages pour ne retomber qu’à la fermeture du bouquin. Ses personnages vont vivre trois jours particulièrement intenses.
Transition qui m’amène tout naturellement à évoquer les personnages en question. Jusqu’à maintenant Faith semblait taillée dans le marbre, inébranlable. Face à la situation qu’elle doit affronter on la découvre plus humaine, fragile et désemparée. Du coup je la considère avec davantage de bienveillance que dans les précédents romans.
Faith étant plus ou moins condamnée à l’immobilisme c’est donc à Will et Sara de prendre les rênes et de s’impliquer corps et âme dans un enquête particulièrement embrouillée. L’occasion d’étoffer leurs relations et leur complicité. Mais avec Will rien n’est simple…
Le personnage qui aura été le plus souvent sujet à questionnement reste incontestablement Amanda, la responsable du GBI. On la sent personnellement impliquée dans l’affaire mais plus d’une fois son comportement peut sembler ambigu. On en arrive à se demander à quel jeu elle joue… voire même dans quel camps elle se situe.
Comme dans Genesis et Broken, Karin Slaughter n’y va pas de main morte quand il s’agit de scènes violentes, ici on ne meurt pas tranquillement dans son sommeil ! Si l’intrigue se déroule sur un axe unique elle n’en est pas moins soignée, bien malin si vous découvrez le fin mot de l’histoire avant qu’il ne vous soit révélé.
J’avoue par contre avoir un peu de mal à comprendre le choix de la couverture et du titre français, rien ne saurait être plus éloigné du contenu du roman ; il eut été franchement plus judicieux de conserver le titre original : Fallen. L’intrigue évoque nettement plus la déchéance ou la chute que la séduction. Mais bon il faudra plus que ça pour gâcher mon plaisir !
MON VERDICT

Mon Top 5 cinéma
Comme vous pouviez le supposer (si, si, avouez) après le petit écran il était logique que je passe à la taille au-dessus avec un Top 5 spécial cinéma. Là encore les titres se sont imposés d’eux mêmes, sans réfléchir sinon forcément l’exercice devient un véritable casse-tête.
La saga Star Wars
Trilogie originale
Episode IV – La Guerre Des Etoiles (Georges Lucas – 1977)
Episode V – L’Empire Contre-Attaque (Irvin Kershner – 1980)
Episode VI – Le Retour Du Jedi (Richard Marquand – 1983)
Mark Hamill : Luke Skywalker
Harrison Ford : Han Solo
Carrie Fisher : Leia Organa
Alors que la bataille fait rage entre l’Empire et l’Alliance Rebelle, le jeune Luke Skywalker va se retrouver impliqué, presque malgré lui, dans la bataille.
La prélogie
Episode I – La Menace Fantôme (Georges Lucas – 1999)
Episode II – L’Attaque Des Clones (Georges Lucas – 2002)
Episode III – La Revanche Des Siths (Georges Lucas – 2005)
Ewan McGregor : Obi-Wan Kenobi
Jake Lloyd : Anakin Skywalker (enfant)
Hayden Christensen : Anakin Skywalker (adulte)
Natalie Portman : Padmé Amidala
Malgré l’opposition du Conseil Jedi, Obi-Wan Kenobi, récemment promu chevalier décide de prendre le jeune Anakin Skywalker comme padawan afin de lui enseigner les voies de la Force. Leur mission première consistera à protéger la Reine Amidala.
Oui bon je sais, six films pour ouvrir un Top 5 c’est un peu du foutage de gueule mais je n’y peux rien s’ils sont indissociables. Un space-opera magistral que je ne me lasse pas de revoir, c’est bien simple j’aime tout dans cette saga galactique (l’histoire, les décors, les personnages, les créatures…). Star Wars est devenu plus qu’une série de films, c’est un univers à part entière.
Je n’ai qu’un hâte : découvrir le septième volet prévu pour la fin de l’année… Même si je ne vous cacherai pas que je redoute d’être déçu.
Le Seigneur Des Anneaux
La Communauté De L’Anneau (Peter Jackson – 2001)
Les Deux Tours (Peter Jackson – 2002)
Le Retour Du Roi (Peter Jackson – 2003)
Elijah Wood – Frodon Sacquet
Ian McKellen – Gandalf
Sean Astin – Sam Gamegie
Viggo Mortensen – Aragorn
Le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d’un anneau. Bien loin d’être une simple babiole, il s’agit de l’Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d’une Compagnie constituée de Hobbits, d’Hommes, d’un Magicien, d’un Nain, et d’un Elfe, ne parvienne à emporter l’Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu’à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours.
Mékeskifé ??? Trois films cette fois ! Trois films mais au service d’une seule histoire. Et quelle histoire !
Non seulement l’oeuvre de JRR Tolkien est fidèlement adaptée mais elle est même sublimée par un visuel de toute beauté. C’est tout simplement génial !
J’ai vu et revu les trois films, je les reverrai encore et encore avec le même plaisir…
Leaving Las Vegas (Mike Figgis – 1995)
Nicolas Cage : Ben
Elisabeth Shue : Sera
Après s’être fait licencier par la société de production où il travaillait, Ben, scénariste alcoolique, décide de partir pour Las Vegas. Il prend une chambre dans un hôtel miteux, à proximité des bars toujours ouverts, afin de finir sa vie dans l’alcool. Il rencontre Sera, une prostituée, qui va l’héberger pour le suivre dans ses derniers instants.
Ce film m’a laissé sur le cul. On ne peut que se prendre d’empathie pour ces deux losers qui semblent se complaire dans l’autodestruction mais ne changeront (et ne jugeront l’autre) pour rien au monde. Regardez le film et je vous promets que vous n’oublierez jamais Ben et Sera.
Un film plein de désespoir mais aussi, paradoxalement, plein d’espoir. Ce n’est pas une histoire d’amour et pourtant c’est la plus belle histoire d’amour que j’ai vu au cinéma.
L’Ame Des Guerriers (Lee Tamahori – 1994)
Rena Owen : Beth Heke
Temuera Morrison : Jake Heke
Mamaengaroa Kerr-Bell : Grace Heke
Julian Arahanga : Nig Heke
Malgré le courage de la mère, une famille d’une banlieue pauvre d’Auckland est bouleversée par la violence du père.
Un film coup de poing qui ne devrait laisser personne indifférent.
On en prend plein la gueule mais on en redemande. Une superbe performance d’acteurs pour Rena Owen et Temuera Morrison. Pour un premier film, Lee Tamahori signe un véritable chef d’oeuvre.
Le second volet se laisse regarder mais n’a pas la même intensité émotionnelle.
Buffet Froid (Bertrand Blier – 1979)
Gérard Depardieu : Alphonse
Bernard Blier : Inspecteur Morvandieu
Jean Carmet : Assassin
Alphonse, un trentenaire au chômage, fait la connaissance d’un homme en attendant le métro. Plus tard dans la soirée, il le retrouve en train de mourir, son propre couteau planté dans le ventre. Quand il rentre dans la tour où il vit seul avec sa femme, Alphonse fait la connaissance de Morvandiau, un bien étrange inspecteur de police, et d’un vieil assassin paranoïaque. Ensemble, ils s’apprêtent alors à vivre une nuit complètement folle, peuplée de situations rocambolesques et de meurtres absurdes…
ATTENTION FILM CULTE !
Un chef d’oeuvre d’humour noir ! Bertrand Blier confronte ses personnages à des situations complètement abracadabrantes qui donnent lieu à des échanges tout aussi absurdes.
C’est certainement le film que j’ai le plus souvent revu, au point d’en connaître les dialogues par coeur, mais à chaque fois je manque de me pisser dessus à force de me marrer. Je suis sûr que les Monthy Python n’auraient pas renié cette ode à l’absurde.
Mon Top 5 des séries TV
Vous voulez des Top choses j’m’en vais vous en donner à la pelle ; fallait pas commencer ! J’ouvre les hostilités avec mon Top 5 (c’est la crise que voulez vous) des séries TV. Pour une fois je n’ai eu aucun mal à sélectionner les heureuses élues…
Je vous propose une fiche technique abrégé, un aperçu du casting, le pitch de la série et une rapide appréciation personnelle.
Game Of Thrones
Showrunner(s) : DB Weiss et David Benioff
Date de lancement : 2011
Nombre de saisons / épisodes : 5 saisons – 50 épisodes (52 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : HBO (USA)
Première diffusion en France : 2011 (OCS Choc)
Peter Dinklage : Tyrion Lannister
Kit Harrington : Jon Snow
Emilia Clarke : Daenerys Targaryen
Lena Headey : Cersei Lannister
Après un été de dix années, un hiver rigoureux s’abat sur le Royaume avec la promesse d’un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s’emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu.
Adapter la saga de GRR Martin ne fut pas une mince affaire, Game of Thrones remporte le challenge haut la main même si l’intrigue s’écarte parfois des romans.
J’aime la complexité de l’intrigue (sans jamais être brouillon), la variété des personnages et la diversité des lieux. Si certains personnages sont pourris jusqu’à la moelle (Cersei et Joeffrey par exemple), la quasi totalité sont nettement plus nuancés, ni tout noirs, ni tout blancs…
Ne vous attachez pas trop aux personnages, ils ont une nette tendance à connaître une fin brutale !
The Walking Dead
Showrunner(s) : Frank Darabont
Date de lancement : 2010
Nombre de saisons / épisodes : 5 saisons – 67 épisodes (42 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : AMC (USA)
Première diffusion en France : 2011 (OCS Choc)
Andrew Lincoln : Rick Grimes
Steven Yeun : Glenn Rhee
Chandler Riggs : Carl Grimes
Norman Reedus : Dylan Dixon
Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre… Ensemble, ils vont devoir tant bien que mal faire face à ce nouveau monde devenu méconnaissable, au cours leur périple à travers les Etats Unis.
La série, adaptée des comics de Robert Kirkman, renouvelle le genre zombie tout en lui restant fidèle.
On ne s’ennuie pas une minute en suivant Rick et son équipe, il faut dire que leur périple ne sera pas de tout repos. ils n’auront que trop souvent l’occasion de se rendre compte que les pires dangers ne sont pas les morts ou l’environnement mais bel et bien les humains.
Les points forts : un scénario en béton, riche en rebondissements et des effets spéciaux soignés. On prend plaisir à suivre l’évolution des personnages (même si on en perd en route).
American Horror Story
Showrunner(s) : Ryan Murphy et Brad Falchuk
Date de lancement : 2011
Nombre de saisons / épisodes : 4 saisons – 51 épisodes (42 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : FX (USA)
Première diffusion en France : 2012 (Ciné+ Frisson)
Sarah Paulson
Evan Peters
Jessica Lange
Frances Conroy
Pas de pitch à proposer, chaque saison nous fait découvrir un nouvel environnement et une nouvelle intrigue. C’est d’ailleurs la principale force de cette série.
Chaque saison réussit à nous surprendre, on a hâte de découvrir quels seront les rôles attribués aux acteurs récurrents.
Mention spéciale au visuel extrêmement soigné.
True Blood
Showrunner(s) : Alan Ball
Date de lancement : 2008
Nombre de saisons / épisodes : 7 saisons – 80 épisodes (52 minutes)
Date de fin : 2014
Chaîne d’origine : HBO (USA)
Première diffusion en France : 2008 (Orange Cinemax)
Anna Paquin : Sookie Stackhouse
Stephen Moyer : Bill Compton
Ryan Kwanten : Jason Stackhouse
Alexander Skarsgard : Eric Northman
Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie, une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la jeune femme…
Vous ne le savez peut être pas mais la bit-lit n’est pas vraiment ma tasse de thé, je n’ai d’ailleurs pas du tout accroché aux romans de Charlaine Harris (je me suis arrêté au premier opus). Et pourtant j’ai été totalement accro à cette série politiquement incorrecte.
Le duo Sookie / Bill fonctionne à merveille et nous réserve bien des surprises. Coup de coeur pour le personnage d’Eric qui passe d’une extrême à l’autre en un clin d’oeil.
Mon Oncle Charlie
Showrunner(s) : Chuck Lore et Lee Aronsohn
Date de lancement : 2003
Nombre de saisons / épisodes : 12 saisons – 262 épisodes (22 minutes)
Date de fin : 2015
Chaîne d’origine : CBS (USA)
Première diffusion en France : 2005 (Jimmy)
Charlie Sheen : Charlie Harper
Jon Cryer : Alan Harper
Angus T. Jones : Jake Harper
Conchata Ferrell : Berta
La vie d’un riche célibataire est bouleversée lorsque son frère divorcé et son neveu de 10 ans débarquent dans sa propriété de Malibu. Malgré leurs différences, les deux frères décident de co-habiter pour offrir un foyer au jeune Jake.
Pour être précis je dirai jusqu’à la fin de la saison 8, toute la période avec Charlie Sheen. Son remplacement par Ashton Kutcher a complètement dénaturé la série.
J’ai adoré le personnage de Charlie dans tous ses excès. J’en suis venu à détester Alan qui s’incruste comme le pire de parasite et ne fait aucun effort pour changer le cours des choses.
Je ne me lasse pas de voir et revoir les épisodes, ça m’éclate toujours autant.


