Un invitĂ© surprise qui, Ă peine arrivĂ© dans mon Stock Ă Lire NumĂ©rique, s’est retrouvĂ© au sommet, me regardant avec ses yeux de cocker. Franchement comment vouliez vous que je puisse rĂ©sister Ă un titre pareil ? Jugez-en par vous mĂŞme, Comment Braquer Une Banque Sans Perdre Son Dentier ? de Catharina Ingelman-Sundberg (un nom Ă rallonge qui va bien avec le titre).
Martha, Le GĂ©nie, Stina, Le Râteau et Anna-Greta sont cinq septuagĂ©naires pensionnĂ©s Ă la maison de retraite Le Diamant. Afin de lutter contre les conditions drastiques de leur pension ils dĂ©cident de devenir « les vieillards les plus emmerdants du monde« . De fil en aiguille ils envisagent mĂŞme de faire un casse, non seulement dans le but de s’enrichir mais aussi pour se retrouver en prison, qui, selon eux, propose de meilleures conditions d’hĂ©bergement…
Rien que le titre m’aurait donnĂ© envie de craquer, ajoutez Ă cela une couv’ que je trouve très « parlante » et un pitch plutĂ´t allĂ©chant et voilĂ comment la chose est arrivĂ©e entre mes mains. Maintenant restait Ă savoir si le contenu serait Ă la hauteur…
Direction la Suède donc pour suivre notre Ă©quipĂ©e sauvage en dĂ©ambulateur. Si un doute subsiste dans certains esprits autant lever le voile de suite : non ce bouquin n’est pas un thriller bourrĂ© d’adrĂ©naline. L’auteure joue bel et bien la carte de l’humour (avec tout de mĂŞme un soupçon de suspense) en nous invitant Ă suivre le pĂ©riple improbable de nos papys et mamies qui vont dĂ©couvrir que devenir un criminel est plus difficile qu’il n’y paraĂ®t. Et l’humour est bel et bien au rendez-vous, le bouquin ne vous tirera peut ĂŞtre pas de grands Ă©clats de rire mais vous laisserez certainement Ă©chapper quelques sourires au fil des pages.
L’auteure soigne ses personnages, nos petits vieux ont chacun une personnalitĂ© bien affirmĂ©e, avec des forces mais aussi quelques faiblesses (ils n’ont plus 20 ans) ; ils sont la parfaite illustration de l’adage « l’union fait la force« . Ensemble rien ne peut leur rĂ©sister, seuls ils redeviennent de frĂŞles vieillards (ou presque).
Je m’attendais Ă une lecture divertissante et je n’ai pas Ă©tĂ© déçu, sans ĂŞtre transcendant le bouquin tient ses promesses. Une dĂ©couverte que je ne regrette pas et qui apporte son lot de bonne humeur.
L’auteure rĂ©ussi Ă aborder un sujet Ă©pineux (voire douloureux) avec humour et intelligence. J’ignore tout des conditions d’hĂ©bergement dans les maisons de retraite en Suède mais je suppose que lĂ -bas, comme un peu partout soit dit en passant, ça ne doit pas ĂŞtre bien folichon. On ne peut pas vraiment dire que bosser 35 ans (et plus si affinitĂ©s) de sa vie pour finir seul(e) dans un de ces mouroirs soit une perspective des plus engageante. On peut toujours espĂ©rer y Ă©chapper mais malheureusement le choix ne nous appartient pas toujours…
Mois : mars 2014
Municipales 2014
Pour rĂ©pondre aux interrogations, muettes ou non, d’une partie de mon lectorat local je vais revenir sur les raisons de mon silence radio concernant les Ă©lections municipales. La raison première est simple : je n’ai pas Ă©tĂ© votĂ©.
Ayant la flemme de faire les dĂ©marches pour mon changement d’adresse je suis toujours inscrit sur la commune de DumbĂ©a. Vu que j’habite NoumĂ©a je ne vois pas pourquoi j’irai voter pour un maire d’une commune que je ne frĂ©quente qu’occasionnellement. J’ai tout de mĂŞme prĂ©vu de faire ce changement d’adresse avant les Provinciales, mĂŞme si, en cas d’oubli, plus ou moins volontaire, ça ne changera pas grand chose pour ce scrutin (les deux communes appartenant Ă la Province Sud).
J’ai tout de mĂŞme suivi Ă distance les rĂ©sultats locaux et surtout les comportements des divers partis en lice. La division du camps loyaliste est pathĂ©tique et pourrait bien lui coĂ»ter cher lors des Provinciales, d’autant qu’en face les indĂ©pendantistes semblent dĂ©cidĂ©s Ă faire front commun.
Premier tour
Si globalement le RUMP a pris une claque mĂ©ritĂ©e je reste surpris quant aux scores de ses candidats sur les communes du Grand NoumĂ©a : Naturel Ă DumbĂ©a (37,5% des voix), Martin Ă Paita (35,4% des voix) et Gay au Mont Dore (43,3% des voix). Toutefois rien n’est encore gagnĂ© pour eux, si l’opposition parvient Ă un semblant d’unitĂ© ils pourraient dĂ©gager.
Sur NoumĂ©a, sans surprise c’est la liste de CalĂ©donie Ensemble (affiliĂ© UDI) menĂ©e par Sonia Lagarde (36,3% des voix) qui arrive en tĂŞte du premier tour, suivie par la liste UFC (un mĂ©li-mĂ©lo de partis qui se rĂ©clament de l’UMP) de GaĂ«l Yanno (34,7% des voix) et la liste RUMP de Gaby Briault (15,4% des voix). Et fait encore moins surprenant, qui se ressemble s’assemble, le second tour opposera CE Ă une coalition UFC/RUMP.
Second tour
Malheureusement pas de miracle sur le Grand Nouméa, les trois ténors restent le cul vissé à leur fauteuil municipal. Naturel avec 46,9% des voix (4 listes au second tour), Martin avec 52% des voix (deux listes au second tour) et Gay avec 48,7% des voix (trois listes au second tour).
Certains diront contre toute attente mais pour ma part je dirai naturellement, les Ă©lecteurs de NoumĂ©a se sont mobilisĂ©s contre la tentative de diabolisation de CalĂ©donie Ensemble, Sonia Lagarde remporte, avec 51,6% des voix, le duel qui l’opposait Ă GaĂ«l Yanno et ses UMPistes. Si on m’avait posĂ© la question j’aurai annoncĂ© 80% de chances que Lagarde passe.
Conclusion qui n’engage que moi et ne fait que conforter mon opinion première : CalĂ©donie Ensemble s’impose, au vu des rĂ©sultats de l’ensemble du Territoire, comme le parti le plus reprĂ©sentatif du camps loyaliste. Se dĂ©barrasser du RUMP fut ardu, ce n’est pas pour foutre des clones Ă la place, non merci ! C’est donc sans le moindre regret (et presque convaincu) que je voterai CalĂ©donie Ensemble aux Provinciales.
[BOUQUINS] Un DSK (Doublé Stephen King) au programme
Comme vous le savez sans doute le chroniquage de nouvelles ce n’est pas ma tasse de thĂ©, mais quand la chose est signĂ©e Stephen King ça change la donne. Si en plus je tombe sur deux titres disponibles exclusivement en numĂ©rique, c’est l’occasion rĂŞvĂ©e de vous offrir un tir groupĂ©.
Albin Michel (Mars 2014) – 3.99 €
Une nouvelle livrée en primeur aux fans français et allemands en remerciement de leur fidélité.
Qu’est-ce qui a bien pu pousser George Hallas, comptable jusqu’alors sans histoires, Ă flinguer devant tĂ©moins un gamin ? CondamnĂ© Ă mort, il ne s’est jamais expliquĂ© sur les raisons de son acte. A quelques jours de son exĂ©cution il fait appel Ă son avocat, Leonard Bradley, afin de lui confier sa confession. Une confession qui va au-delĂ de tout ce que pouvait imaginer l’avocat…
Avec cette courte nouvelle (112 pages) Stephen King confirme qu’il est un exceptionnel conteur. Le sort de George Hallas est prĂ©visible (ce qui ne l’empĂŞche pas d’ĂŞtre l’une des scènes les plus intenses du roman), la « surprise » finale aussi, mais cela ne nuit en rien Ă notre envie d’en savoir plus sur le cheminement de George Hallas. Un rĂ©cit relativement classique mais rondement menĂ©.
Si l’univers carcĂ©ral n’est pas totalement Ă©tranger Ă Stephen King, je pense notamment Ă la nouvelle Rita Hayworth Et La RĂ©demption De Shawshank (extraite du recueil DiffĂ©rentes Saisons) ou encore au roman-feuilleton La Ligne Verte, dans cette nouvelle il ne sert que de toile de fond au rĂ©cit, l’essentiel se dĂ©roule Ă l’extĂ©rieur. Qu’importe, l’auteur dĂ©crit ce milieu avec une prĂ©cision glaciale.
Alors folie ou possession (ou un truc du genre) ? A la lecture de cette nouvelle on est bien entendu tentĂ© de croire en la version de George Hallas, mais mettez-vous Ă la place de Leonard Bradley, si un tueur d’enfant vous livrait une telle confession, le croiriez-vous sur parole ?
En bonus on le droit Ă un extrait du prochain roman de Stephen King, Joyland (sortie en mai 2014), un roman publiĂ© directement au format poche aux Etats-Unis, mais comme d’hab, les Ă©diteurs français ne ratent pas une occasion de traire les vaches Ă lait que nous sommes… En attendant l’extrait lu me laisse perplexe, pas assez long pour se faire une idĂ©e de la chose, en encore moins pour me faire bavĂ© d’impatience ; mais c’est Stephen King, donc je craquerai. C’est gravĂ© dans le marbre !
Un Visage Dans La Foule (co-Ă©crit avec Stewart O’Nan)
Bragelonne (Mars 2014) – 2.99€
Au tour d’une nouvelle Ă©crite Ă quatre mains, en collaboration avec Stewart O’Nan, de passer au grill.
Depuis la mort de son Ă©pouse Dean Evers n’a plus que la TV et ses matchs de baseball pour compagnie nocturne. Rien Ă redire jusqu’Ă ce qu’il se mette Ă apercevoir, chaque soir, un visage connu dans la foule des spectateurs. Jamais le mĂŞme, mais tous ont deux points communs : ils sont morts et surtout ils lui renvoient son passĂ© en pleine gueule…
Une histoire courte (44 pages) sur fond de baseball (un peu indigeste pour le profane que je suis) qui gagne en profondeur au fil des pages. A travers un rĂ©cit plein d’humanitĂ© (bien que fortement teintĂ© de fantastique) les auteurs mettent leur personnage face Ă ses responsabilitĂ©s et surtout face Ă ses erreurs passĂ©es. Facile de lui jeter la pierre mais qui peut prĂ©tendre ĂŞtre blanc comme neige ?
Petit bĂ©mol au niveau de la mise en page plutĂ´t minimaliste (quelques sauts de ligne histoire d’aĂ©rer le texte auraient Ă©tĂ© un plus apprĂ©ciable), dommage, d’autant plus que Bragelonne n’est pas novice en matière de numĂ©rique.
Quelques mots purement anecdotiques pour conclure. Stewart O’Nan est un inconditionnel de Stephen King, c’est lui qui lui aurai envie de se lancer dans l’Ă©criture. Non seulement il lui a dĂ©diĂ© son roman The Speed Queen (1997) mais en plus le King est un des personnages principaux du rĂ©cit. En 2004, tous deux fans de baseball, ils co-Ă©crivent un essai (Faithfull) consacrĂ© aux Red Sox de Boston. Cette nouvelle est leur première collaboration sur une oeuvre de fiction.
A la base j’avais prĂ©vu un triplĂ© du King mais malheureusement la nouvelle inĂ©dite A La Dure (incluse dans la version poche du recueil Nuit Noire, Etoiles Mortes), pourtant annoncĂ©e en numĂ©rique Ă la mĂŞme date que le bouquin (le 12 mars) a Ă©tĂ© repoussĂ©e Ă une date ultĂ©rieure. A dĂ©faut d’info plus prĂ©cise quant Ă l’ultĂ©riotĂ© de la chose je me suis contentĂ© d’un duo royal.
[BOUQUINS] Mallock – Les Larmes De Pancrace
Je ne peux rĂ©sister plus longtemps Ă l’envie de me plonger dans la lecture de la nouvelle enquĂŞte de l’incomparable Mallock, ou plutĂ´t des Mallock avec l’auteur d’un cĂ´tĂ© et son commissaire homonyme de l’autre. La chose s’appelle Les Larmes De Pancrace et, bien entendu, est signĂ©e Mallock.
Jean de Renom, nobliaux et viticulteur de la rĂ©gion bordelaise est assassinĂ© Ă l’entrĂ©e de son château alors qu’il rentrait d’un voyage Ă Paris. Les soupçons se portent immĂ©diatement sur Camille, son Ă©pouse. Tout l’accuse en effet. Mais Mallock, appelĂ© Ă la rescousse par son ami, Gilles GuĂ©drout, commissaire Ă Bordeaux, chargĂ© de l’affaire et proche du couple de Renom. Mallock creuse deux autres pistes pour tenter de comprendre les dessous de l’affaire : une affaire criminelle datant d’il y a une trentaine d’annĂ©e et une ancienne malĂ©diction prononcĂ©e par le dernier des Templiers sept siècles plus tĂ´t…
La première surprise est de dĂ©couvrir un Mallock (le flic) en vacances, et vous savez quoi ? Un Mallock en vacances ça ressemble Ă n’importe quel quidam vacancier. Exit le gros ours mal lĂ©chĂ©. Gaffe m’sieur Mallock faudrait pas sombrer dans la guimauve (un vrai gosse avec les gerbilles du juge… jouissif !). Mais heureusement il ne perd rien de sa verve, de son intelligence et de son cynisme quant il s’implique dans l’enquĂŞte. Tout comme l’auteur ne perd pas la richesse caractĂ©ristique de sa plume. Pour notre plus grand plaisir !
J’me disais : je les attends au tournant les Mallock, ils m’ont un peu trop facilement emballĂ© lors de notre première rencontre ; cette fois je vais me tenir sur mes gardes. Mais voilĂ le Mallock (l’auteur) est un fourbe doublĂ© d’un gĂ©nie (si si n’ayons pas peur des mots), dès les premières pages nos bonnes rĂ©solutions tombent Ă l’eau, on entre en transe littĂ©raire, on fusionne avec le roman. Comme dans Le Cimetière Des Hirondelles le fourbe nous livre un(e) coupable tout(e) dĂ©signĂ©(e), Ă Mallock (le flic) de deviner le pourquoi du comment de la chose et de dĂ©mĂŞler l’Ă©cheveau ; qui plus est prĂ©sentement la personne qui semble tirer les ficelles saute aux yeux, telle l’absence de nez au milieu de la figure (avouez que ça se remarque mieux que la prĂ©sence d’un nez). Coupable connu(e), marionnettiste identifiĂ©(e) ; alors quoi ? The end ? Que nenni ! Une certitude ne constitue en rien une preuve Ă charge. Et c’est lĂ que le gĂ©nie intervient, Mallock (l’auteur) rĂ©ussi Ă nous Ă©tonner et mĂŞme Ă nous surprendre en nous offrant une intrigue originale (dĂ©licieusement vicelarde), riche en rebondissements et en personnages toujours aussi mitonnĂ©s aux petits oignons avec amour. Car voyez vous, s’il est Ă©vident que Mallock (l’auteur) aime Mallock (le flic), il ne dĂ©daigne pas pour autant ses autres protagonistes, rĂ©currents (l’Ă©quipe du Fort) ou nouveaux venus, tous ont le droit Ă un travail de fond soignĂ©.
En guise de cerise sur le gâteau, Mallock (l’auteur) nous offre un voyage dans le passĂ© avec le pĂ©riple du dernier des Templiers, l’occasion de revenir rapidement sur l’histoire douloureuse du Temple (un Ordre au service de Dieu, trahi et exterminĂ© sur ordre de la PapautĂ©). Curieusement, bien que viscĂ©ralement athĂ©e depuis la nuit des temps et peut ĂŞtre mĂŞme au-delĂ , j’ai toujours Ă©prouvĂ© un vif intĂ©rĂŞt pour ces moines-guerriers et leur Ordre (rassurez-vous je ne fais pas partie de ces mystiques qui cherchent le fameux trĂ©sor du Temple).
Difficile d’ignorer l’autre invitĂ© l’honneur : le vin. Etant d’avantage consommateur occasionnel que connaisseur je reconnais humblement que le milieu viticole reste une zone d’ombre dans ma culture gĂ©nĂ©rale. J’ai pris plaisir Ă dĂ©couvrir certaines facettes de cet univers (impitoyaaable) en compagnie des Mallock ; nul doute qu’eux savent apprĂ©cier Ă sa juste valeur la dive bouteille.
Sous le charme, subjuguĂ© mĂŞme. Je dĂ©clare forfait… Les Mallock m’ont vaincu par KO ! Un style incomparable associĂ© Ă une intrigue sans fausse note et parfaitement ficelĂ©e, l’alchimie façon Mallock ne peut laisser personne indiffĂ©rent. De nouveau bluffĂ©, sur le cul le Lord mĂŞme si j’avais devinĂ© certains aspects de l’Ă©nigme. Merci les Mallock, j’en redemande !
D’ailleurs M’sieur Mallock (l’auteur), j’peux vous poser une petite question ? Nous, lecteurs numĂ©riques, avons-nous espoir de trouver un jour les deux premières enquĂŞtes du commissaire Mallock au format epub ? Allez quoi, ce serait sympa…
Allo Houston…
J’ai un problème,
C’est que je t’aime…

Bin non ce n’est pas moi qui ai un problème mais plutĂ´t mon PC. Depuis la semaine dernière il ne rĂ©pond plus quand je l’appelle (le bouton d’allumage ne tient plus en position ON). J’avais dĂ©jĂ eu un souci similaire avec un prĂ©cĂ©dent PC, c’est que dalle et surtout purement mĂ©canique.
Sauf que ça tombe au mauvais moment !
Comme je comptais lui offrir une cure de jouvence via quelques upgrades bienvenus compte tenu de l’âge de la bĂŞte ; je vais le laisser en stand-by jusqu’Ă ce que la situation permette de faire d’une pierre deux coups.
En attendant j’ai la tablette (comme quoi j’ai eu raison de craquer) pour gĂ©rer le quotidien.
C’est moins pratique qu’un PC mais ça me permet d’assurer le minimum vital et d’Ă©viter le blackout total.
Et maintenant une page de pub…
Enfin presque…
Yvan (Gruz, du blog EmOtionS) m’a gentiment ouvert ses colonnes afin de parler de moi, ou plus exactement du blog.
Merci à lui pour cet échange. Et merci à ceux et celles qui ont laissé un commentaire.
[BOUQUINS] Harry Crews – Nu Dans Le Jardin D’Eden
Tiens donc, mais que vient ce titre sorti de nulle part au coeur de mes chroniques ? Je clame mon innocence votre honneur, la coupable est une belette cannibale d’origine belge (si si ça existe). Elle a postĂ© un post tentateur dans son blog et moi, pauvre victime innocente je suis tombĂ© dans le piège de la tentation. Et voilĂ comment Harry Crews et son roman, Nu Dans Le Jardin D’Eden, se sont retrouvĂ©s d’abord entre mes mains puis dans ces modestes colonnes.
Au dĂ©but des annĂ©es 60 Garden Hills, la plus grande mine de phosphate du monde, Ă©tait un Eldorado inespĂ©rĂ© pour les habitants de la rĂ©gion mais le rĂŞve a vite fait de se casser la gueule et les investisseurs de retirer leurs billes. Aujourd’hui Garden Hills se sont douze bicoques et une poignĂ©e d’habitants qui survivent tant bien que mal. Au sommet de la hiĂ©rarchie on trouve Fat Man, l’hĂ©ritier fortunĂ© qui fait vivoter tout le monde mais il n’y a pas grand chose Ă attendre de lui. De l’autre cĂ´tĂ© il y a Dolly, elle rĂŞve de redonner Ă Garden Hills un nouvel essor grâce au tourisme et au cabaret. Rien ni personne ne pourra la faire renoncer Ă ses rĂŞves de renouveau…
Vous l’aurez compris ce n’est ni une version Ă©rotique de la Bible (l’original l’est suffisamment comme ça), ni une partie de jambes en l’air dans le jardin de la voisine (ou du voisin puisqu’en Belgique il semblerait que le prĂ©nom Eden soit mixte. Pour ma part la seule Eden que je connaisse est Eden Capwell de Santa Barbara… Oui je sais c’est du lourd au niveau des rĂ©fĂ©rences culturelles). Nope rien d’aussi lĂ©ger ici puisqu’on plonge au coeur de la noirceur et de la misère d’une communautĂ© oubliĂ©e de tous ou presque.
En plus de la chronique forte Ă©logieuse de la tentatrice susnommĂ©e (non ce n’est pas une dissimulation de fellation) il faut dire que deux autres choses (non que je considère la Belette Cannibale comme une chose) ont contribuĂ© Ă me faire craquer. La première, aussi bĂŞte que cela puisse sembler, est l’Ă©diteur : Sonatine, Ă l’heure d’aujourd’hui je n’ai jamais Ă©tĂ© déçu par son catalogue. La seconde tient d’avantage Ă ma curiositĂ© personnelle, pourquoi un bouquin Ă©crit en 1969 ne sort en français qu’en 2013 (l’annĂ©e suivant la mort de son auteur) ? Et puis bon Harry Crews lui mĂŞme fait ce qu’il faut pour attiser notre curiositĂ© : « C’est le meilleur roman que j’aie Ă©crit. Au moment oĂą je l’ai terminĂ©, je savais que jamais je ne ferais rien d’aussi bon. »
ParĂ© pour une coloscopie dans le trou du cul du monde ? Le bled en question est aussi dĂ©glinguĂ© que paumĂ©, noyĂ© sous la poussière et la puanteur du phosphate. Pour ceux qui restent, victimes d’un rĂŞve brisĂ©, il subsiste l’espoir d’un retour Ă la prospĂ©ritĂ©, le retour du fils prodigue qui relancera la mine. A se demander s’ils y croient vraiment ou s’ils se rattachent Ă ce rĂŞve pour Ă©viter de crever la gueule ouverte, le nez dans leur misère. PathĂ©tique me direz-vous ? Et bien non justement, et c’est lĂ tout le talent d’Harry Crews, sous sa plume il donne Ă chacun de ses personnages une profondeur et une humanitĂ© presque palpable.
L’auteur nous plonge dans la vie de quelques uns de ces paumĂ©s abandonnĂ©s de tous, quelques flashbacks permettent de dĂ©couvrir leur parcours. Fat Man et Dolly bien sĂ»r, mais aussi des personnages secondaires comme Jester ou Iceman. Des rencontres Ă©mouvantes, des destinĂ©es hors normes, au fil des pages vous partagerez leurs Ă©motions.
Si vous souhaitez de l’action passez votre chemin. Toutefois, mĂŞme s’il ne passe pas grand chose de palpitant Ă Garden Hills, je peux vous promettre que vous ne vous ennuierez pas une minute en lisant ce bouquin. Bien qu’Ă©crit (et bien Ă©crit) en 1969, le rĂ©cit est intemporel, il pourrait s’appliquer Ă n’importe quel bled qui subirait le mĂŞme coup du sort de nos jours.
Le titre original Naked In Garden Hills (Nu Dans Garden Hills pour les anglophobes) trouve son explication dans le roman mais je ne vous en dirai pas plus. Lisez ce bouquin pour le savoir, vous ne regretterez pas cette expĂ©rience de lecture. C’est relativement court (235 pages) mais intense.
[BOUQUINS] Yannick Monget – RĂ©silience
VoilĂ un titre qui pourrait parfaitement s’inviter Ă mon challenge SF, mais ce RĂ©silience de Yannick Monget ne se contente pas de nous livrer une vision du futur bien sombre, il entend faire rĂ©flĂ©chir le lecteur en s’appuyant sur un scĂ©nario catastrophe mais pas du tout improbable.
Suite aux effets combinĂ©s de catastrophes nuclĂ©aires en sĂ©rie et d’une pandĂ©mie virale ravageuse, l’humanitĂ© a quasiment Ă©tĂ© Ă©radiquĂ©e de la surface de la Terre. Les survivants sont regroupĂ©s dans diverses bases de vie en Antarctique et d’autres rĂ©gions isolĂ©es du Monde. Comment a-t-on pu en arriver lĂ ? Et surtout existe-t-il encore un espoir de sauver la planète ?
Ah que je vais avoir du mal Ă vous pondre une chronique qui tienne la distance, non pas que ce fut un calvaire de lire ce roman, bien au contraire j’ai Ă©tĂ© sĂ©duit et plus qu’agrĂ©ablement surpris. La principale difficultĂ© tient justement dans la profondeur de ce roman, vous aurez entre les mains, Ă la fois un roman d’anticipation post-apocalyptique, un thriller riche en rebondissements, un bouquin d’espionnage dans lequel fiction et (triste) rĂ©alitĂ© cohabitent sur fond de gĂ©opolitique et d’Ă©cologie. Ca fait beaucoup non ?
N’ayant franchement pas la fibre Ă©colo (au sens politique du terme) et n’Ă©tant pas non plus un antinuclĂ©aire convaincu, je craignais un peu que cet aspect du roman ne soit quelque peu indigeste. Mais en fait l’auteur ne se lance pas dans un manifeste antinuclĂ©aire Ă la sauce verdâtre façon Greenpiss ; son roman, richement documentĂ©, se lit (et se ressent) d’avantage comme un cri d’alarme visant Ă attirer notre attention sur ce qui pourrait arriver en cas de mauvaise gestion continue de la question du nuclĂ©aire. Sur le sujet les politiques, de droite ou de gauche, sont muselĂ©s par les (faux) enjeux Ă©conomiques et par une poignĂ©e de lobbyistes qui leur serve un discours erronĂ©, et bien entendu c’est ce mĂŞme discours qu’ils nous refourguent. Et oui ce bouquin va certainement vous pousser Ă vous poser des questions et mĂŞme Ă remettre en cause certains points que vous teniez auparavant pour acquis (j’vous rassure ça ne vous fera pas virer Ă©colo, ici on parle de questionnements intelligents). Le discours de l’auteur est d’avantage Ă©cologue (fidèle Ă l’essence mĂŞme de l’Ă©cologie) qu’Ă©cologiste (exploitation politique, souvent Ă tort et Ă travers, de l’Ă©cologie).
Mais rassurez vous ce discours est mis au service d’une intrigue aux multiples facettes menĂ©e tambour battant. Les chapitres alternent en effet entre une intrigue qui se dĂ©roule deux ans après l’effondrement de l’humanitĂ©, et une autre qui vous fera vivre les derniers mois du monde tel qu’on le connait. L’auteur ne situe pas prĂ©cisĂ©ment dans le temps la catastrophe, toutefois, une lecture attentive des multiples notes et renvois permet de se faire une petite idĂ©e de la chose, disons que les annĂ©es 2050/2080 seraient une Ă©chĂ©ance probable. Mais ce n’est pas tant la date Ă©ventuelle qui fait froid dans le dos, mais plutĂ´t le rĂ©alisme du scĂ©nario imaginĂ© par l’auteur.
La dernière partie de l’ouvrage est un condensĂ© de notes et annexes en rapport avec le nuclĂ©aire, sans prendre pour argent comptant toutes les affirmations de l’auteur, force est de reconnaĂ®tre qu’il est sacrĂ©ment documentĂ© sur la question. Toutes ces informations permettent en partie de rĂ©pondre aux questions que l’on se pose après la lecture du roman et Ă rĂ©flĂ©chir Ă notre avenir. Quand je dis notre avenir je ne me la joue pas nombriliste, c’est bel et bien de l’avenir de l’espèce humaine (par moment le terme humanitĂ© me semble dĂ©placer pour nous dĂ©signer) dont il est question. Quelle que soit votre position vis-Ă -vis du nuclĂ©aire ça ne coĂ»te rien de parcourir ces quelques pages, après Ă chacun de se forger son opinion (pour ma part je reste dans la catĂ©gorie Sans opinion, ou plus exactement Oui mais… pour une fois !).
A la base le bouquin a d’abord Ă©tĂ© distribuĂ© uniquement en version numĂ©rique par Symbiom (voir la page du livre sur leur site) au prix de 13€, face au succès rencontrĂ© par le roman, une version papier a Ă©tĂ© publiĂ©e au prix de 25€. C’est sur la version numĂ©rique que j’ai jetĂ© mon dĂ©volu, en introduction l’auteur s’adresse Ă ses lecteurs numĂ©riques en affirmant comprendre le piratage tout en dĂ©nonçant le partage de masse (qui n’est autre qu’une forme plus aboutie du piratage) ; je ne m’inviterai pas dans ce dĂ©bat vous savez sans doute que je pratique les deux sans avoir le moindre scrupule. Par contre l’auteur termine son plaidoyer en invitant les lecteurs-pirates Ă se procurer une version lĂ©gale de RĂ©silience, une fois n’est pas coutume je l’ai fait, non pour le financement de projets de Symbiom mais simplement pour remercier l’auteur pour ce bon moment de lecture passĂ© avec son bouquin. Depuis samedi dernier l’auteur propose (via la page Symbiom) son roman sous forme de feuilleton numĂ©rique gratuit, laissant Ă chacun le soin de payer ou non selon ses moyens, ses envies et sa conscience.
[BOUQUINS] Yrsa Sigurdardottir – Je Sais Qui Tu Es
MĂŞme si mon Stock Ă Lire Papier est nettement moins impressionnant que son alter ego numĂ©rique (sauf gros craquage non dispo en Ă©dition numĂ©rique je me contente des achats chez France Loisirs) il faut quand mĂŞme que je pioche dedans de temps en temps histoire de le faire fondre, et retrouver le plaisir d’une lecture d’un « vrai » livre. C’est donc Ă France Loisirs que je dois cette chronique venue du froid, l’auteure, Yrsa Sigurdardottir (et encore lĂ je l’Ă©cris avec l’alphabet français), est islandaise et son bouquin s’appelle Je Sais Qui Tu Es.
Un couple, Gardar et Katrin, entreprend de rĂ©nover une maison abandonnĂ©e dans les sauvages fjords de l’ouest de l’Islande. Leur amie Lif les suit parce qu’elle cherche Ă faire le deuil de son mari, rĂ©cemment dĂ©cĂ©dĂ©. Tous trois ont une chose en commun : ils s’attendent Ă ĂŞtre seuls. Très vite, une prĂ©sence inquiĂ©tante se manifeste dans les parages…
Le roman alterne, d’un chapitre Ă l’autre, entre deux intrigues. D’une part on a notre trio parti retaper une bicoque sur une Ă®le paumĂ©e au milieu de nulle part, une Ă®le supposĂ©e dĂ©serte au coeur de l’hiver, mais ils vont rapidement s’apercevoir qu’ils ne sont pas seuls et que cette prĂ©sence inattendue n’est pas franchement amicale. D’autre part on suit le Dr Freyr, un psychiatre qui prĂŞte main forte Ă la police sur une enquĂŞte sur un suicide, une enquĂŞte qui pourrait ĂŞtre liĂ©e, d’une façon ou d’une autre, avec la disparition, trois ans plus tĂ´t et toujours inexpliquĂ©e, du fils du Dr Freyr et peut ĂŞtre mĂŞme d’une autre disparition, tout aussi mystĂ©rieuse, survenue il y a 60 ans. Quel est le lien entre ces deux intrigues ?
D’une grande patience tu devrais faire preuve pour avoir la rĂ©ponse, ce n’est que dans les derniers chapitres que l’on dĂ©couvre ce fameux lien. L’auteure nous offre une intrigue qui navigue entre le thriller et le fantastique (sauce maison hantĂ©e) sans que l’on sache vraiment de quoi il retourne. Mais surtout elle mise tout sur l’ambiance qui, d’un cĂ´tĂ© comme de l’autre, devient de plus en plus oppressante et ne manquera de vous prendre aux tripes. Le rythme imposĂ© est relativement lent mais Ă aucun moment on ne s’ennuie justement en raison de ce climat presque malsain qui, peu Ă peu, prend ses aises (et Ă nous le malaise). La dernière partie s’emballe, et nous avec, les rĂ©vĂ©lations s’enchaĂ®nent et nous font dĂ©couvrir l’intrigue sous un angle nouveau.
Bref l’auteure nous entraĂ®ne dans les terres reculĂ©es de l’Islande pour un sĂ©jour pour le moins glaçant, et pas uniquement Ă cause du froid hivernal. Un pari largement rĂ©ussi pour Yrsa Sigurdardottir, une pointe de regret toutefois au niveau de la toute fin du bouquin, j’aurai aimĂ© plus de dĂ©tails sur le devenir de certains des personnages…
[BOUQUINS] Glenn Cooper – Le Livre Des ProphĂ©ties
Comme je vous l’ai dit prĂ©cĂ©demment j’avais un duel au sommet pour Ă©lire ma prochaine lecture, qui de Glenn Cooper ou de Mallock allait remporter la palme ? Et finalement c’est Glenn Cooper qui sortira le premier de mon Stock Ă Lire NumĂ©rique. Un choix strictement personnel, basĂ© sur aucun critère qualitatif ; c’est juste que j’attends cet ultime opus de la trilogie Will Piper depuis plus longtemps que la suite des enquĂŞtes de Mallock. Place donc au Livre Des ProphĂ©ties.
2026. A quelques mois du 9 fĂ©vrier 2027, date prĂ©sumĂ©e de la « fin des temps », de nouvelles cartes postales de l’Apocalypse mettent le FBI sur les dents. Les cibles visĂ©es sont toutes sino-amĂ©ricaines, PĂ©kin crie Ă la provocation et menace les Etats-Unis de reprĂ©sailles Ă©conomiques. Nancy Piper dirige l’enquĂŞte au sein du FBI. Quand Phillip, leur fils, disparaĂ®t, Will Piper sort de sa retraite pour le retrouver et comprendre les raisons de sa soudaine fugue…
Ce roman fait donc suite au Livre Des Morts et au Livre Des Ă‚mes, si les deux prĂ©cĂ©dents se dĂ©roulaient pour l’essentiel dans le prĂ©sent cet ultime chapitre se situe rĂ©solument dans l’avenir. MĂŞme si chacun de ces titres peut se lire indĂ©pendamment je trouve dommage de ne pas attaquer la sĂ©rie dans l’ordre. Si vous avez le dĂ©but, ou si vous avez la mĂ©moire qui flanche, l’auteur nous offre une piqĂ»re de rappel dès les premières pages ; un habile rĂ©sumĂ© des faits qui s’intègre parfaitement au rĂ©cit.
L’intrigue se dĂ©roulant en 2026 je pourrai presque inclure ce titre dans mon challenge SF, mais l’aspect science-fiction reste plus que minimaliste (quelques innovations technologiques tout Ă fait crĂ©dibles). Pour l’essentiel on est embarquĂ© au coeur d’une enquĂŞte policière (mĂŞme si Will Piper n’est plus au FBI) avec quelques flashbacks plus ou moins historiques (comme d’hab on croise quelques personnages cĂ©lèbres dans des situations totalement fictives). Un cocktail original mais parfaitement maĂ®trisĂ© par Glenn Cooper, ce qui ne surprendra pas les habituĂ©s de l’univers de Will Piper.
Quelques mots sur l’intrigue pour commencer. D’ores et dĂ©jĂ je peux rassurer ceux qui pourraient craindre un risque de redondance Ă force d’exploiter le filon de la bibliothèque et ses fameux parchemins, l’auteur rĂ©ussit encore Ă innover et mĂŞme Ă nous surprendre. Contrairement Ă ce que pourrait laisser penser ma prĂ©sentation l’affaire des cartes postales passe rapidement en arrière plan, l’intrigue s’offre une dimension internationale d’importance avec les tensions entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi avec un retour de Will Piper en Angleterre (une grande partie du Livre Des Ă‚mes se dĂ©roulait dĂ©jĂ sur les terres anglaises) et une dĂ©couverte des plus surprenantes Ă propos de l’Horizon (ne me demandez pas quoi je serai muet comme une tombe de carpe).
Au niveau des personnages c’est bien entendu Will Piper qui occupe le devant de la scène. Un Will Piper de 64 ans, retraitĂ© du FBI, qui a Ă peine eu le temps de se rĂ©tablir d’un infarctus, avant de replonger dans le feu de l’action. Heureusement le poids des annĂ©es n’a en rien altĂ©rĂ© la vivacitĂ© d’esprit (ni son cĂ´tĂ© bourru et asocial) de Will, forcĂ©ment Ă son âge il vaut mieux compter sur ses neurones que sur ses muscles pour se sortir d’un merdier.
On dĂ©couvre le personnage de Philip Piper, le fils de Will et Nancy. Devenu adolescent et totalement impliquĂ© dans la prĂ©sente affaire il occupe de fait une part importante dans l’intrigue. En digne hĂ©ritier de ses parents le gamin rĂ©flĂ©chit vite et bien. Au fil du rĂ©cit on voit Ă©voluer la relation qu’il entretient avec son père.
Je ne m’Ă©tendrai pas d’avantage sur les autres personnages qui interviendront, de façon plus ou moins dĂ©terminante, sur le dĂ©roulement de l’intrigue afin de laisser intact le plaisir de la dĂ©couverte aux futurs lecteurs (pourtant je vous assure que ce n’est pas l’envie qui me manque d’en prendre certains comme dĂ©fouloir).
J’avais reprochĂ© (et je campe sur ma position) aux deux premiers opus une intrigue parfois trop prĂ©visible mĂŞme si le second se situait un cran au dessus de son aĂ®nĂ©. La tendance se confirme avec ce troisième et dernier volume, l’auteur mène sa petite affaire Ă un rythme effrĂ©nĂ© qui va crescendo, les rebondissements se succèdent, bref, impossible de lâcher le bouquin une fois que vous serez plongĂ© dedans. Gleen Cooper rĂ©ussit littĂ©ralement Ă nous prendre en otage, pour notre plus grand plaisir.
Maintenant que la saga Will Piper semble terminĂ©e je vais pouvoir me pencher sur les autres titres de l’auteur, ça tombe ils squattent eux aussi mon Stock Ă Lire NumĂ©rique ; toute la question est de savoir quand est-ce que je trouverai un moment pour ça, j’ai dĂ©jĂ plus ou moins programmĂ© mes futures lectures, de quoi m’occuper un certain temps…
