[BOUQUINS] Glenn Cooper – Le Livre Des Prophéties

G. Cooper - Le Livre Des ProphétiesComme je vous l’ai dit précédemment j’avais un duel au sommet pour élire ma prochaine lecture, qui de Glenn Cooper ou de Mallock allait remporter la palme ? Et finalement c’est Glenn Cooper qui sortira le premier de mon Stock à Lire Numérique. Un choix strictement personnel, basé sur aucun critère qualitatif ; c’est juste que j’attends cet ultime opus de la trilogie Will Piper depuis plus longtemps que la suite des enquêtes de Mallock. Place donc au Livre Des Prophéties.
2026. A quelques mois du 9 février 2027, date présumée de la « fin des temps », de nouvelles cartes postales de l’Apocalypse mettent le FBI sur les dents. Les cibles visées sont toutes sino-américaines, Pékin crie à la provocation et menace les Etats-Unis de représailles économiques. Nancy Piper dirige l’enquête au sein du FBI. Quand Phillip, leur fils, disparaît, Will Piper sort de sa retraite pour le retrouver et comprendre les raisons de sa soudaine fugue…
Ce roman fait donc suite au Livre Des Morts et au Livre Des Âmes, si les deux précédents se déroulaient pour l’essentiel dans le présent cet ultime chapitre se situe résolument dans l’avenir. Même si chacun de ces titres peut se lire indépendamment je trouve dommage de ne pas attaquer la série dans l’ordre. Si vous avez le début, ou si vous avez la mémoire qui flanche, l’auteur nous offre une piqûre de rappel dès les premières pages ; un habile résumé des faits qui s’intègre parfaitement au récit.
L’intrigue se déroulant en 2026 je pourrai presque inclure ce titre dans mon challenge SF, mais l’aspect science-fiction reste plus que minimaliste (quelques innovations technologiques tout à fait crédibles). Pour l’essentiel on est embarqué au coeur d’une enquête policière (même si Will Piper n’est plus au FBI) avec quelques flashbacks plus ou moins historiques (comme d’hab on croise quelques personnages célèbres dans des situations totalement fictives). Un cocktail original mais parfaitement maîtrisé par Glenn Cooper, ce qui ne surprendra pas les habitués de l’univers de Will Piper.
Quelques mots sur l’intrigue pour commencer. D’ores et déjà je peux rassurer ceux qui pourraient craindre un risque de redondance à force d’exploiter le filon de la bibliothèque et ses fameux parchemins, l’auteur réussit encore à innover et même à nous surprendre. Contrairement à ce que pourrait laisser penser ma présentation l’affaire des cartes postales passe rapidement en arrière plan, l’intrigue s’offre une dimension internationale d’importance avec les tensions entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi avec un retour de Will Piper en Angleterre (une grande partie du Livre Des Âmes se déroulait déjà sur les terres anglaises) et une découverte des plus surprenantes à propos de l’Horizon (ne me demandez pas quoi je serai muet comme une tombe de carpe).
Au niveau des personnages c’est bien entendu Will Piper qui occupe le devant de la scène. Un Will Piper de 64 ans, retraité du FBI, qui a à peine eu le temps de se rétablir d’un infarctus, avant de replonger dans le feu de l’action. Heureusement le poids des années n’a en rien altéré la vivacité d’esprit (ni son côté bourru et asocial) de Will, forcément à son âge il vaut mieux compter sur ses neurones que sur ses muscles pour se sortir d’un merdier.
On découvre le personnage de Philip Piper, le fils de Will et Nancy. Devenu adolescent et totalement impliqué dans la présente affaire il occupe de fait une part importante dans l’intrigue. En digne héritier de ses parents le gamin réfléchit vite et bien. Au fil du récit on voit évoluer la relation qu’il entretient avec son père.
Je ne m’étendrai pas d’avantage sur les autres personnages qui interviendront, de façon plus ou moins déterminante, sur le déroulement de l’intrigue afin de laisser intact le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs (pourtant je vous assure que ce n’est pas l’envie qui me manque d’en prendre certains comme défouloir).
J’avais reproché (et je campe sur ma position) aux deux premiers opus une intrigue parfois trop prévisible même si le second se situait un cran au dessus de son aîné. La tendance se confirme avec ce troisième et dernier volume, l’auteur mène sa petite affaire à un rythme effréné qui va crescendo, les rebondissements se succèdent, bref, impossible de lâcher le bouquin une fois que vous serez plongé dedans. Gleen Cooper réussit littéralement à nous prendre en otage, pour notre plus grand plaisir.
Maintenant que la saga Will Piper semble terminée je vais pouvoir me pencher sur les autres titres de l’auteur, ça tombe ils squattent eux aussi mon Stock à Lire Numérique ; toute la question est de savoir quand est-ce que je trouverai un moment pour ça, j’ai déjà plus ou moins programmé mes futures lectures, de quoi m’occuper un certain temps…

1994-2014 : 20 ans de CAFAT

20 ansHé oui ça va déjà faire 20 que je suis rentré à la CAFAT (le 8 mars 1994). Après trois années comme maître auxiliaire, combinant à la fois un boulot pour lequel je ne suis manifestement pas fait (prof) et des incertitudes quant aux lendemains. C’est presque par hasard que j’ai débarqué à la CAFAT, sans aucune certitude d’y faire carrière.
Ce n’est pas pour autant que j’ai passé 20 ans d’immobilisme, il m’en aura fallu presque 10 pour que je trouve ma place. Durant cette première décennie j’ai été aide-comptable, assistant gestionnaire au service retraite et gestionnaire aux accidents du travail ; chaque poste a duré un peu plus longtemps que le précédent mais finissait inévitablement par me lasser (sans parler de quelques anicroches çà et là).
Puis en octobre 2003 je suis arrivé, par voie de mutation, au contrôle médical comme gestionnaire ; je m’y suis senti comme un poisson dans l’eau (une équipe sympa, une hiérarchie qui ne nous foutait pas inutilement la pression et un boulot intéressant). Histoire d’ajouter une corde à mon arc j’ai accepté (et aussi une occasion de promotion) le poste d’assistant statistique attaché au contrôle médical en octobre 2007.
En mai 2009, la Direction a estimé que les tâches que me confiaient le contrôle médical n’était pas suffisamment en raccord avec mon poste, j’ai donc été muté au sein de la cellule statistiques. D’abord à mi-temps, le matin à la stat et l’après-midi au contrôle médical, puis à temps plein. J’étais quelque peu réticent à l’idée de quitter le contrôle médical mais il s’est rapidement avéré que c’était le meilleur choix aussi bien au niveau des opportunités de promotion, que de l’intérêt général du poste.
Il aura fallu attendre avril 2010 pour que je sois affecté comme statisticien au sein de l’équipe, en pleine période de transition, puisque Badia passait la main à Julie en tant que responsable statistiques. Finalement je n’ai jamais regretté cette mutation/promotion à la stat, il y a une super entente au sein de l’équipe (même si celle-ci a connu pas mal de mouvement, aussi bien en terme de personnel que de déménagements), avec Julie on bosse en totale confiance réciproque, si besoin elle est hyper réactive, et surtout le travail est aussi intéressant que varié ; je ne dirai pas que j’en apprends tous les jours mais presque.
Sauf gros imprévu ou immense héritage surprise (j’aime mon taf mais j’apprécie encore plus de glander), je pense finir ma carrière non seulement à la CAFAT mais aussi à la cellule statistiques ; je n’ai même pas l’ambition de devenir calife à la place du calife, je ne suis pas certain que les responsabilités (et emmerdements) d’une telle promotion soient à la hauteur du gain en terme de salaire.
A 46 ans j’ai encore le temps avant de penser à la retraite, surtout qu’au rythme où vont les réformes du régime retraite je suis bien barré pour rempiler pour 20 ans de plus ! Qui vivra verra (je n’ai pas l’intention de finir centenaire mais je ne suis pas non plus pressé de pousser les portes du crématorium).

[BOUQUINS] Nadine Monfils – Les Vacances D’Un Serial Killer

N. Monfils - Les Vacances D'Un Serial KillerInutile de vous préciser que la situation de mon Stock à Lire Numérique ne s’arrange pas, la lutte est rude pour se hisser sur la première marche du podium, d’autant qu’il y a du beau monde en lice (dont Mallock et Glenn Cooper pour ne citer que les petits nouveaux). Finalement, et contre toute attente, c’est un challenger (ou plutôt une challenger) venu(e) du plat pays qui sera l’heureux(se) élu(e). And the winner is… Nadine Monfils, avec Les Vacances D’Un Serial Killer, premier titre de l’auteure qui nous permet de découvrir les exploits de Mémé Cornemuse (comme j’ai aussi les trois suivants en stock ça aide, forcément). Qui plus est c’est aussi l’occasion d’apporter une touche d’exotisme à mon univers littéraire…
Pour Alfonse et Josette, le couple Destrooper, pas question de rater les incontournables vacances à la Mer du Nord ; leurs ados, Steven et Lourdes ne partagent pas le même enthousiasme vis-à-vis de ces vacances en famille. Puis il y a Mémé Cornemuse, la mère de Josette, qui les accompagne dans sa caravane, une grand-mère tout feu tout flamme qui n’a pas froid aux yeux. Les vacances commencent mal, Josette se fait piquer son sac par un motard ; plus tard, dans les toilettes d’une aire de repos, les gamins vont tomber sur le cadavre du voleur. Et les vacances ne font que commencer…
Bien que le bouquin soit estampillé polar ne vous attendez pas à des poussées d’adrénaline ou à une surchauffe neuronale face à une intrigue tarabiscotée, Nadine Monfils annonce la couleur dès les premières pages, c’est à vos zygomatiques qu’elle en veut ! Et la bougresse sait s’y prendre pour les muscler à tout bout de champs, qu’il s’agisse de ses personnages hauts en couleur ou des situations toutes plus improbables les unes que les autres, vous n’avez pas fini de vous marrer en lisant les tribulations de Mémé Cornemuse.
Il faut bien reconnaître que tout l’intérêt du bouquin réside dans les nombreuses péripéties de la mamie, le reste de la famille Destrooper ne mérite guère que l’on s’attarde sur leur cas ; le couple est un modèle de beauf-attiitude et les deux ados, des glandeurs-nés. La vieille est un personnage hors du commun, pas vraiment portée sur la morale et le politiquement correct. J’aurai plaisir à la retrouver afin d’en apprendre d’avantage sur ce curieux spécimen (pour le moment on sait essentiellement d’elle qu’elle est fan d’Annie Cordy).
Comme souvent quand un(e) auteur(e) veut jouer la carte de l’humour il ne doit pas s’encombrer de fioritures stylistiques, Nadine Monfils ne déroge pas à la règle, la lecture est d’une remarquable fluidité (lu dans la journée) et l’on quitte ce bouquin le coeur léger et un sourire presque béat aux lèvres. A défaut d’être un chef d’oeuvre ça n’en reste pas moins un agréable divertissement, ne serait-ce que pour ça j’en redemande !
Je pourrai même avancer comme argument de vente que le bouquin a aussi un rôle hautement instructif, il nous permet de nous familiariser avec le parler belge (il ne manque que l’accent). L’auteure en profite aussi pour lancer quelques piques vers les flamands, difficile d’affirmer si c’est uniquement le ressenti de certains de ses personnages ou si elle partage ces opinions ; de toute manière c’est bien là le cadet de mes soucis, comme tout à chacun, Nadine Monfils a le droit d’avoir ses opinions et de les exprimer.

[BOUQUINS] Joe Hill – Nosfera2

J. Hill - Nosfera2Comme je l’avais indiqué lors de ma chronique de la nouvelle Plein Gaz j’étais curieux de découvrir l’univers littéraire de Joe Hill, fils de l’illustre Stephen King. Pour se faire j’avais deux options, présentes dans mon Stock à Lire Numérique, soit me plonger dans son premier titre, Fantômes, un recueil de nouvelles, soit commencer par son dernier roman, Nosfera2 (NOS4A2 en VO, dans les deux cas prononcez Nosferatu). Comme vous pouvez le constater j’ai retenu la seconde option.
Il suffit à la jeune Vic McQueen d’enfourcher son vélo et de traverser le vieux pont couvert (le Raccourci) non loin de chez elle pour se retrouver à l’endroit auquel elle pensait avant de s’engager dans le tunnel. Quant à Charlie Manx, il embarque les enfants à bord de sa Rolls rutilante et les dépose au pays où c’est tous les jours Noël, Christmasland ; mais là-bas le bonheur se paie au prix fort. Quel est le lien Vic et de Charlie ?
Le prologue nous ramène à 2008 et nous met tout de suite dans le bain, attachez vos ceintures, âmes sensibles s’abstenir. Ensuite l’auteur nous offre un voyage dans le temps, entre 1986 et 2012, afin de suivre  les parcours (parfois tumultueux) de Vic et de Charlie (et notamment leur première rencontre). La dernière partie (un peu moins de la moitié du bouquin) nous renvoie dans le présent, quelques jours de juillet 2012 ou tout, ou presque, va se jouer.
Si Joe Hill a décidé de prendre un nom de plume c’est pour éviter de se retrouver cataloguer au simple rang de fils de, un secret rapidement éventé face au succès quasi immédiat de ses écrits. Je peux vous assurer que l’auteur est le digne fils (successeur ?) de son père, d’autant qu’il officie lui aussi dans le fantastique horrifique et maîtrise déjà parfaitement toutes les ficelles du genre. A vrai dire par moment j’en arrivais presque à oublier que je ne lisais pas un titre de Stephen King mais bel et bien de son rejeton.
L’auteur nous offre un intrigue partagée entre le réel et l’imaginaire, mais Christmasland (que l’on ne découvre que dans les dernières pages du roman) est loin de ressembler au Pays des Bisounours, ce serait un peu comme si, sous des airs de fête, vous attiriez les gamins dans la gueule du Croque Mitaine. Et dans ce rôle le personnage de Charlie Manx est un cocktail de perversité déshumanisée et de folie. En face de lui Vic est loin d’incarner l’innocence, elle a connu un parcours plutôt agité et n’a pas toujours su faire les bons choix. Pour ma part j’ai un faible pour le personnage de Lou, un geek obèse qui vous fera craquer dès sa première apparition.
Une intrigue parfaitement menée, avec quelques moments de tension palpable qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Des personnages bien travaillés, qu’il s’agisse des personnages principaux ou de ceux qui joueront un rôle plus secondaire (mais déterminant). L’auteur privilégie l’ambiance et le rythme aux envolées lyriques, le fantastique est revendiqué et assumé mais le rythme imposé est digne des meilleurs thrillers.
En bonus les pages de titre des différentes parties du bouquin sont superbement illustrées par Gabriel Rodriguez, d’autres illustrations viennent enrichir le roman (dont un dessin d’enfant qui dégage une aura malsaine superbement rendue).
Le traducteur est passé à côté d’un clin d’oeil au dernier roman de Stephen King, Docteur Sleep, en traduisant The True Knot par l’Echeveau au lieu du Noeud Vrai. Je ne sais pas si c’est volontaire ou juste maladroit mais en tout cas, avec une telle tournure, la phrase ne sonne plus comme un hommage à son illustre paternel : « Je connais aussi l’Écheveau, qui parcourt les routes et œuvre plus ou moins dans la même branche que moi. Je leur fiche la paix et réciproquement. » Pour l’anecdote en VO le roman de Joe Hill a été publié avant celui de Stephen King.
Après le père et le fils, il va maintenant falloir que je me penche sur l’univers littéraire de la mère, Tabitha King. Je n’en ai entendu que du bien et pourtant je n’ai jamais trouvé l’opportunité de plonger le nez dans un de ses romans, une lacune à réparer au plus vite ! Quant à Joe Hill, nul doute qu’il reviendra errer dans les colonnes de mon blog.

[BOUQUINS] Stephen King – Mile 81

S. King - Mile 81Après Plein Gaz, co-écrit avec son fils, Joe Hill, Stephen King revient hanter les colonnes de ce blog avec une autre nouvelle, Mile 81. Un titre encore inédit en français mais traduit pour les fans impatients par un inconditionnel du King identifié par le pseudo JM24. Un « travail » que je ne peux que saluer étant justement du genre impatient et fan du King, raison de plus donc pour poster cette chronique.
Pete Simmons, 10 ans, décide d’aller explorer l’aire de repos désaffectée 81, et devenue repaire des lycéens en mal de conneries propres à leur âge. Il faut dire que George, son frère aîné, chargé de le surveiller, l’a laissé en plan pour rejoindre ses potes. Pour Pete, cette « aventure » sera l’occasion de prouver à son frère que lui aussi est assez « grand » pour rejoindre leur bande…
S’agissant d’une traduction amateur je ne tiendrai pas compte dans ma chronique des différentes erreurs (orthographe, grammaire, conjugaison, mise en page et typographie) rencontrées (et corrigés) en cours de lecture. Autant face à un travail de professionnel je peux me montrer intraitable, autant je ferme volontiers les yeux quand il s’agit d’un amateur passionné.
Que dire sans en dire trop ? Je pourrai presque ajouter cette nouvelle à mon challenge zombies ; pourquoi presque ? Heu… Comment dire ? En fait le zombie en question est une voiture, plus exactement une voiture qui semble avoir un goût très prononcé pour la chair humaine.
Vous me direz Stephen King a déjà joué la carte de la voiture pas sympathique. Il y a d’abord eu la Plymouth Fury de Christine (1983) avec un résultat qui aurait pu flirter avec l’excellence (l’auteur s’autorise même, dans cette nouvelle, un clin d’oeil au film de John Carpenter). Puis la Buick 8 de Roadmaster (2002), nettement moins convaincant. Cette fois c’est un Break non identifié (Ford ou Chevrolet) qui va tenter de mettre vos nerfs à rude épreuve en quelques pages.
Inutile de préciser que King maîtrise la nouvelle vu que c’est tout de même un habitué du genre, il y a du bon et du moins bon mais jamais de franche déception. Dans le cas présent l’auteur semble avoir pris un malin plaisir à revenir au genre qui l’a fait connaître : l’horreur. Et à ce niveau rien à redire, il n’a pas perdu la main. Dommage que globalement l’intrigue soit un peu pauvre et la fin trop simpliste. Ca se laisse lire, on se prend au jeu, mais ça ne laissera sûrement pas un souvenir impérissable. Et je doute fort qu’une traduction officielle puisse changer la donne…

[NO COMMENT] ZombiesWorld

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais en ce moment je suis plutôt branché zombies.

Tout tout tout ils vous diront tout sur les zombies…

Qui ça ils ? L’équipe du site ZombiesWorld bien sûr !

Un site qui réserve sûrement plein de bonnes surprises pour quiconque voudra se donner la peine de fouiner un peu.
Pour ma part j’ai un faible pour la rubrique Culture Z.

[BOUQUINS] VM Zito – L’Homme Des Morts

VM Zito - L'Homme Des MortsIl m’aura fallu du temps mais j’ai enfin réussi à mettre la main sur L’Homme Des Morts de VM Zito. Pour les fans du genre il semblerait que ce soit un incontournable de la littérature zombie, du coup quoi de plus normal que de l’inscrire comme invité surprise à mon challenge zombies.
Depuis l’apocalypse zombie les USA sont coupés en deux, à l’Est les survivants sont regroupés dans la Zone Libre, un refuge sûr mais sous le joug d’un régime quasi dictatorial, tandis que l’Ouest, la Zone occupée, est abandonné aux morts. Marco a choisi de vivre parmi les morts, il traque et tue les zombies qu’on lui désigne, permettant à la famille et aux proches de faire leur deuil. Un jour il est contacté par le Ministère de la Sécurité Intérieure, sa mission est de localiser et éliminer un scientifique contaminé, aperçu pour la dernière fois dans une prison californienne. Marco ignore le pourquoi du comment de la mission mais il est loin de se douter que d’autres s’intéressent à sa cible…
Si l’idée du chasseur de zombies peut faire penser à Apocalypse Zombie c’est bien là le seul point commun à ces deux bouquins. VM Zito nous impose un roman beaucoup plus noir (genre noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir) et boosté à l’adrénaline pur jus. Aucun temps mort dans l’intrigue, l’auteur nous ferre dès les premières pages et ne nous lâche plus avant le clap de fin.
Outre les USA coupés en deux zones, une saine et l’autre infectée, séparées par le fleuve Mississippi, la touche d’originalité de ce bouquin tient au fait que seuls les Etats Unis aient été contaminés, dommage que l’auteur ne nous explique pas comment l’épidémie a pu être ainsi confinée (par contre on apprendra comment tout a commencé).
Au niveau des personnages le roman repose pour beaucoup sur Marco. Un chasseur de zombie en proie au paradoxe de son existence, il remplit ses contrats de renvoi avec une redoutable efficacité et pourtant il n’a jamais réussi à localiser la personne à qui il souhaite accorder un juste repos : Danielle, sa femme. Un personnage attachant, profondément humain, avec ses forces et faiblesses.
Dès le début de la mission il va se retrouver escorté par Wu, un agent de la sécurité intérieure chinoise qui se fait passer pour un soldat de l’UAR (Unité Anti Résurrection) afin de gagner la confiance de Marco. De loin le personnage le plus difficile à cerner, implacable quand il s’agit de lutter pour survivre, toutefois on le sent partagé entre sa mission et un certain attachement (pas seulement professionnel) à Marco.
Reprenant les ingrédients de la recette, maintes fois éprouvée, du duo improbable les échanges entre les deux hommes sont parfois hauts en couleur, et apportent çà et là une touche de légèreté histoire de détendre l’atmosphère. Bien entendu il faudra aussi compter avec de nombreux morts vivants affamés qui rêvent de s’offrir un  Mc Marco ou/et des Wu Nuggets. Mais dans la Zone Occupée les morts ne sont peut être pas les ennemis les plus dangereux…
La fin me laisse sceptique (pas déçu, loin s’en faut) : suite ou pas suite ? Certes toute cette histoire semble cacher encore bien des secrets, mais d’un autre côté les choses se jouent à un niveau qui dépasse largement les compétences du Dr Marco.
Il semblerait que les tractations soient en cours en vue d’une adaptation cinéma de L’Homme Des Morts, le projet étant relativement nouveau peu d’informations filtrent. Pour éviter la classification R (pour Rated, équivalent à une interdiction aux moins de 18 ans en France) et toucher un public aussi large que possible (tout en restant, je l’espère vivement, réservé à un public averti), il faudra quelques coupes franches, certaines scènes sont franchement gore. D’un autre côté je suppose que l’auteur serait honoré de voir son roman devenir un film, après tout il le qualifie lui même d’hommage au cinéma de George R. Romero (et à Richard Matheson en littérature).

[BOUQUINS] Pia Petersen – Mon Nom Est Dieu

P. Petersen - Mon Nom Est DieuCe n’est pas moi qui le dit, je ne suis ni en pleine crise mystique, ni en plein délire schizophrène divin. J’ai acheté ce bouquin en espérant retrouver l’esprit de Dieu Est Un Pote A Moi de Cyril Massarotto, en attendant que sa « suite » Le Petit Mensonge De Dieu ne débarque dans les librairies de la place. Et voilà comment Mon Nom Est Dieu, de Pia Petersen, est arrivé dans mon Stock à Lire Numérique et se retrouve dans ces colonnes.
Morgane Latour, pigiste au Los Angeles Examiner, est abordée par un SDF qui affirme être Dieu et exige d’elle qu’elle écrive son histoire. D’abord réticente, Morgane se prend peu à peu de sympathie pour ce mystérieux inconnu et accepte de l’écouter, sans pour autant être convaincue par son récit. C’est un Dieu désabusé qui se confie à la jeune journaliste…
Je ne sais pas ce qu’il en est de la version papier mais en numérique le bouquin est du genre minimaliste au niveau de la mise en page, notamment les dialogues ne sont signalés ni par des guillemets, ni par des tirets ; pas de chapitrage non plus, juste des sauts de page çà et là. Au final la mise en page est suffocante, ça manque furieusement d’air et de formes… Mais je suis bien décidé à ne pas me laisser rebuter par ce genre de détail technique ; je suppose qu’on peut être éditeur sans avoir la moindre notion de typographie et de mise en page.
Pour couper court à toute tentative de comparaison je tiens à préciser que les approches de Cyril Massarotto et de Pia Petersen sont radicalement différentes. Alors déçu ou non ? Pour le savoir il vous suffit de lire les quelques lignes suivantes…
On a à faire à un Dieu totalement désabusé, voire déprimé (et un tantinet bougon), face au comportement des hommes, il faut dire qu’entre ceux qui ne croient pas en lui, ceux qui le détestent pour X raison et ceux déforment son message pour inciter à la haine, il a de quoi se faire des cheveux blancs notre divin héros. L’athée désigne l’humain qui ne croit pas en Dieu mais comment appelle-t-on un Dieu qui ne croit plus en l’humain ? Je doute que ce cas de figure ait été envisagé par nos distingués linguistes… Du coup on se retrouve face à un Dieu terriblement humain, aussi bien dans ses doutes que dans son comportement mais pas toujours attachant (vachement imbu de lui même le gars).
L’autre personnage central est Morgane, résolument athée elle se prend toutefois d’affection pour celui qu’elle considère comme un doux dingue, malgré quelques signes évidents elle campe sur ses positions. Face au coup de mou de Dieu c’est elle qui va devoir l’initier au monde des humains et le protéger de ceux qui pourraient abuser de son état.
L’occasion de vous présenter le côté obscur du roman avec le personnage de Jansen, un espèce de gourou New Age qui ne manque d’ambition et voit en ce Dieu dépressif l’occasion de booster son Église (le juste mot serait sa secte). Sous des dehors avenants on devine tous les travers sectaires, il ne faut pas longtemps pour faire de lui la parfaite tête à claques (en tant qu’athée je me borne à ne pas croire en Dieu, en tant qu’individu je voue une haine totale à tout ce qui est secte et autres pièges à gogos du genre).
Si vous espérez découvrir la biographie de Dieu vous pouvez passer votre chemin, vous aurez d’avantage les pensées de Dieu sur le genre humain. Via le personnage de Dieu l’auteur porte regard désabusé que celui de Dieu sur la société contemporaine et ses dérives, sur les dérives des religions aussi. Pas question toutefois d’affirmer que le salut du genre humain est dans la foi, l’auteure ne transmet aucun message, elle ne cherche pas à nous fourguer une religion plutôt qu’une autre.
C’est bien écrit mais clairement desservi par les manquements de la mise en page, heureusement le roman est plutôt court (300 pages) du coup on parvient tout de même à maintenir une lecture relativement fluide. Petit bémol au niveau de la fin, la dernière partie du roman part un peu en sucette, à tel point qu’elle semble échapper à l’auteure, du coup on a le droit à un final un peu bâclé. Toutefois on passe un moment agréable en compagnie ce bouquin, moment qui aurait pu être sublimé par un effort de présentation, même si on reste quelque peu sur notre faim.
Pour la petite histoire l’auteure, Pia Petersen, est danoise (née à Copenhague en 1966), installée en France (entre Marseille et Paris) elle a fait le choix d’écrire en français et compte, depuis 2000, une dizaine de romans publiés chez divers éditeurs.

[BOUQUINS] Laurent Ladouari – Cosplay

L. Ladouari - CosplayEt hop un invité surprise qui vient se taper l’incruste dans mon challenge SF, ce bouquin m’a fait de l’oeil et je n’ai pu résister à ses appels de pied qui frôlaient l’indécence. La chose s’appelle Cosplay et est signée Laurent Ladouari.
Zoran Adamas, puissant milliardaire aussi mystérieux que cynique; rachète la société 1T, une entreprise d’électronique au bord de la faillite. Son but avoué est de détruire 1T. Le même jour Katie Dûma parvient à se faire embaucher chez 1T. A ce titre, comme tout le reste du personnel, elle est invitée à participer au COSPLAY, un jeu de rôle virtuel dans lequel tout est permis sous couvert d’anonymat. COSPLAY est l’outil imaginé par Adamas pour anéantir 1T…
Ce n’est pas le nom de l’auteur qui m’a fait flashé (c’est son premier roman et je n’avais jamais entendu parler du bonhomme). Le premier choc fut purement visuel, j’ai flashé sur la couverture du bouquin. Après l’avoir examinée de près, j’ai pris la peine de me pencher sur le pitch et voilà comment ce bouquin est venu enrichir mon Stock à Lire Numérique. Ajoutez à cela que je suis un inconditionnel du jeu de rôle (j’ai eu ma période plateau, maintenant je suis plus orienté sur le jeu video) et vous comprendrez que je ne pouvais que craquer pour ce bouquin ; par contre le COSPLAY (COStume PLAYing) ne m’a jamais attiré (je n’dois pas être suffisamment schizophrène).
Et hop une nouvelle dystopie à ajouter à mon tableau de chasse, même si l’auteur ne donne aucune information permettant de situer son intrigue dans le temps et dans l’espace ; on peut tout juste supposer que les personnages sont francophones, certains prononcent 1T à la française (Un Té) et d’autres à l’anglaise (One Ti) et comme l’auteur est français, donc un minimum chauvin on peut supputer que la plus « belle ville du monde » soit Paris.
Ceci dit on s’en fout un peu, l’originalité et l’intérêt principal du roman est ce fameux Cosplay, inutile de préciser que dans un monde virtuel où toutes les règles sont abolies, tous les coups sont permis, idéal pour faire rejaillir les plus bas instincts primaires des joueurs. Pour notre plus grand plaisir de lecteur sadique… Mais il y a plus que ça, sauf que je n’en dirais pas plus sur la question !
Non seulement l’intrigue tient la route et nous accroche rapidement mais en plus les personnages sont bien travaillés. doublement travaillés même puisqu’on a le personnage réel et son avatar dans le Cosplay ; on se prend d’ailleurs vite au jeu d’essayer de deviner qui se cache derrière certains avatar (au départ on ne connait que la paire Katie/Athos). Et je peux vous assurer que l’auteur sait s’y prendre pour nous induire en erreur, pour ma part je n’en avais découvert qu’un avec certitude et de forts soupçons sur un autre (je ne vous dirai pas lesquels).
Bien entendu il y aussi Adamas, invisible mais omniprésent, on se demande qui se cache derrière autant de mystères, doit on l’apprécier ou le détester ? Et quelles sont ses véritables intentions à l’encontre de 1T  (la réponse s’impose peu à peu, avant qu’elle ne soit révélée). Il en va de même pour ses sbires, ils sont plutôt farfelus et attachants mais difficile à cerner avec précision.
Si j’ajoute que le style de l’auteur est très agréable et que la lecture est d’une fluidité exemplaire, vous aurez compris que pour son premier roman Laurent Ladouari réussi un coup de maître. Petit (minuscule) bémol toutefois, je trouve complétement stupide de censurer les insultes proférées par certains personnages (m… pour merde par exemple), faut assumer mon gars, on en a plein le cul du politiquement correct !
L’épilogue laisse présager une suite, reste à savoir quels seront les nouveaux projets d’Adamas pour arriver à ses fins. Une chose est certaine, je suis d’ores et déjà converti, je me jetterai avec avidité sur la, ou les, suites que l’auteur nous réserve…

Ca déménage !

DéménagementFin décembre je reçois un courrier de l’agence m’informant que notre propriétaire souhaite résilier notre bail pour récupérer son appart, on a jusqu’au 18 mars pour vider les lieux…
Mi-janvier on commence les recherches via Internet (immobilier.nc), quelques offres de particulier à particulier attirantes mais pour X raison notre demande ne sera pas retenue. Quelques coups de fil à des agences de la place (peu de rappels, ces gens là ne doivent pas avoir besoin de travailler) et là encore rien qui ne correspondent à nos critères.
Du coup on décide de retirer un dossier de logement intermédiaire à la SIC, on fournit les justificatifs pour aboutir à un RdV fin janvier. RdV au cours duquel on me propose un F3 en duplex rue Suffren ; sachant que je bosse au Kariba qui est dans la même rue, inutile de préciser que l’offre a tout de suite fait tilt. Visite sur la lancée, l’appart est bien situé et bien agencé (coin cuisine, salon et grande terrasse au premier niveau, les chambres et la salle de bain à l’étage), le loyer est dans les prix que je recherchais (max 150 000 XPF par mois, ça fait du 1250 €) donc je pose une option dessus.
Réponse dès le lendemain, dossier accepté. Signature du bail le 3 février, état des lieux et remise des clés le 6. Ca va plus vite que prévu, du coup on va devoir passer à la vitesse supérieure.
Déménagement fixé au 10, devis du déménageur (oh putain tant que ça ! pas le choix c’est oui). Assurance à payer. Transfert eau et électricité (quoi faut encore payer !). RdV pris à la Poste pour le téléphone et internet (le 10 février). Et enfin Canalsat, juste un coup de fil à passer, que j’aime les choses simples.
Le déménagement s’est fait en deux temps, histoire de moins avoir à raquer avec les déménageurs, à 16 000 XPF de l’heure (133 €) on veut bien suer un peu pour gagner du temps…
Bon OK dimanche on a sué beaucoup (et pas que à cause de la chaleur étouffante), on a décidé de s’occuper nous même de tout ce qui était mis en carton (une grosse vingtaine de cartons pas vraiment légers) ; le matin avec l’aide de Maurice (un collègue de travail et ami) et en fin de matinée avec Sam. Inutile de vous préciser que nous étions des loques à la fin de la journée !
Lundi déménagement des meubles et de ce que nous n’avions pas encore mis sous carton. Trois heures de boulot pour le chargement et déchargement (un fourgon et qutre paires de bras) ; d’après le commercial en gérant nous même les cartons on a gagné 1h30 de main d’oeuvre. Par contre on a perdu deux meubles (un living et le meuble TV) qui n’étaient pas déplaçables sans démontage préalable.
On est donc dans notre nouveau chez nous mais loin d’être encore complètement installés. Il reste des cartons à vider, des meubles à acheter et autres bricoles… C’est plus long de déballer que d’emballer, d’autant que les deux apparts ne sont pas du tout agencés de la même façon.