Retour en France pour la prochaine escale de mon Challenge retrouvailles puisque j’ai opté pour Le Premier Sang de Sire Cédric. L’occasion de retrouver le duo atypique et tourmenté formé par Alexandre Vauvert et Eva Svärta.
A Paris, alors que le commandant Svärta et un collègue sont en planque à proximité du domicile d’Ismaël Costantin, un caïd de la Cité ayant fait main basse sur le marché de la drogue, le domicile de ce dernier est la proie des flammes. Dans le même temps à Toulouse, le commandant Vauvert enquête sur la disparition d’un homme d’affaire. Ils l’ignorent encore mais leurs deux enquêtes sont étroitement liées…
C’est le second roman, après De Fièvre Et De Sang, à mettre en scène le tandem Alexandre Vauvert / Eva Svärta (même si dans le présent roman c’est surtout Eva qui est mise en avant), la lecture du premier opus ne s’impose pas mais permet de mieux comprendre le lien entre Eva et Alexandre. Cerise sur le gâteau c’est un très bon bouquin, dommage de se priver de ce plaisir.
Avec ses deux flics Sire Cédric nous plonge en immersion dans le thriller gothico-fantastique ; un univers où le réel côtoie le surnaturel pour nous proposer des intigues aux ambiances uniques (esprits cartésiens stricts passez votre chemin, il faut un minimum d’ouverture d’esprit ou d’imagination pour apprécier pleinement la chose).
Si dans un premier temps les deux flics mènent leur enquête chacun de son côté on se doute bien que tôt ou tard les affaires vont se télescoper et que ce sera l’occasion de retrouvailles (tardives) entre Alexandre et Eva. Deux flics tourmentés comme je l’ai dit plus haut, des personnalités sombres et complexes qui tour à tour se complètent ou se rejettent, en perpétuelle lutte avec leurs démons intérieurs.
L’intrigue est ponctuée de flash-back permettant de suivre le parcours d’Ismaël Costantin (trafiquant de drogue notoire qui régnait en maître absolu sur une cité de la banlieue parisienne) et de Madeleine Reich (brillante femme d’affaire au passé mystérieux). Une intrigue au rythme et au suspense parfaitement maîtrisés, l’auteur nous mène là où il veut à son rythme (un rythme de plus en plus infernal soit dit en passant). Laissez vous guider par le maître des lieux, le voyage n’en sera que plus agréable (mais pas de tout repos). Tout ce que je peux vous dire c’est que Alexandre et Eva vont devoir se frotter à de la magie, pas de magie blanche, ni de magie noire mais de magie rouge, la magie du sang et de la mort (pour la petite histoire le descriptif de cette magie et le son fameux Voile m’a fortement fait penser au jeu Dragon Age Origins).
Le prochain opus, La Mort En Tête, m’attend bien sagement dans mon Stock à Lire Numérique, à moi de faire en sorte de l’en extraire avant qu’il ne retombe dans l’oubli… Mais avec les multiples aléas de la PàL il ne faut jurer de rien !
Catégorie : Coups de coeur
[BOUQUINS] Jo Nesbo – Du Sang Sur La Glace
Le seul nom de Jo Nesbo sur une couverture suffit à mettre en branle le signal « A LIRE DE TOUTE URGENCE », j’étais d’autant plus curieux de découvrir Du Sang Sur La Glace car c’est son premier roman que je lis en dehors de la série Harry Hole.
Olav est un tueur à gages qui bosse pour Daniel Hoffman, un caïd du milieu à Oslo. Tout va pour le mieux dans son train train quotidien, jusqu’à ce que son patron lui demande d’éliminer son épouse, qu’il soupçonne de lui être infidèle…
La première chose qui frappe le fidèle lecteur de Jo Nesbo est l’épaisseur du bouquin, à peine 160 pages (Police, le dernier tome de la série Harry Hole faisait 608 pages). On va dire que la taille ne compte pas et se focaliser plutôt sur la qualité de la chose que l’on tient entre nos mains.
D’entrée de jeu on ne retrouve pas la griffe de l’auteur dans le style narratif, ça peut être déconcertant au départ. Le récit est à la première personne (raconté par Olav), on peut donc supposer que l’auteur ait pris le parti de se mettre dans la peau de son personnage afin de donner une touche originale et plus de crédibilité à son roman. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème de traduction, les trois derniers tomes de la série Harry Hole ont été traduits par trois traducteurs différents qui ont su préserver une continuité dans le style. Je reconnais toutefois que certaines tournures de phrases sont parfois indigestes : « Affaire pour laquelle la police avait déjà un suspect, fut donc à côté de la plaque dès le premier jour… » ; ou encore : « Disait qu’il ne supportait plus la puanteur de la poissonnerie. Aurait sans doute dû peaufiner un peu sa couverture.« .
Une fois n’est pas coutume j’ai commencé par le point négatif, je dis bien LE car c’est le seul bémol que je peux signaler concernant ce bouquin. Même s’il fait un boulot pas franchement honnête on s’attache rapidement au personnage d’Olav. Au-delà du tueur froid et implacable on découvre l’homme ; un homme fragile, timide, doux comme un agneau , plein de rêves et d’illusions. Un homme passionné par les livres malgré le fait qu’il soit dyslexique. On suit avec plaisir son périple de quelques jours dans l’hiver norvégien, mais surtout on croise les doigts pour que les choses se terminent au mieux pour lui.
L’intrigue est bien menée, c’est court mais intense. Un sympathique clin d’oeil au polar noir avec quelques touches d’humour çà et là et même une romance en toile de fond. Bref ça se lit d’une traite et on se régale au fil des pages. Jo Nesbo nous prouve brillament qu’il n’a pas besoin de Harry Hole pour tenir ses lecteurs en haleine.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’auteur s’écarte de Harry Hole, à ce jour il a publié quatre romans isolés en plus de celui-ci, seul Chasseurs De Têtes est disponible en français. Plus surprenant, il a aussi à son actif trois titres jeunesse.
Je sais que Harry Hole aurait déjà amplement mérité sa retraite mais j’ai bon espoir que l’auteur lui réserve encore quelques enquêtes bien tordues. Rien ne semble s’annoncer à l’horizon…
MON VERDICT

[BOUQUINS] Jussi Adler-Olsen – L’Effet Papillon
La prochaine étape de mon challenge retrouvailles m’a mené tout droit au Danemark en compagnie de Jussi Adler-Olsen ; l’occasion de retrouver (avec un réel plaisir) toute l’équipe du Département V pour leur cinquième enquête, L’Effet Papillon. Paré au décollage ? Bon bin c’est parti, alors.
Marco, un jeune gitan fuit les membres de son clan bien décidés à le faire taire. Pendant ce temps, au Département V, Carl et son duo de choc enquêtent (disons plutôt que Rose et Assad enquêtenjt pendant que Carl broie du noir), une fois n’est pas coutume, sur une affaire en cours. Jusqu’à ce que Rose ne découvre un avis de recherche qui l’intrigue…
Si je vous ai brièvement parlé de Marco dans ma présentation c’est bien évidemment parce que le fameux avis de recherche trouvé par Rose a un rapport direct avec la fuite du jeune gitan. Vous voulez savoir quel est ce lien ? Lisez ce bouquin alors. Mais avant n’oubliez pas de lire les quatre précédents, ce serait dommage de passer à côté, ils proposent tous des intrigues haut de gamme.
Bon comme j’ai commencé à vous causer de Marco autant continuer avant de revenir vers notre trio d’enquêteurs hors norme. De prime abord (et pour ne faire ni dans le politiquement correct, ni dans la langue de bois) il pourrait passer pour une simple racaille comme il en traîne trop dans nos rues. Mais rapidement on se rend compte qu’il est avant tout victime d’un système dont il aimerait se sortir, exploité par un oncle tyrannique qui mène le clan (et notamment sa meute de petites mains) d’une main de fer. Au fil des pages on s’attache à ce gamin débrouillard et loin d’être con, on suit avec un intérêt croissant son périple (passé et présent).
Quant à Carl Morck on peut aisément comprendre qu’il ne soit pas d’humeur. Son déplacement à Rotterdam, dans le cadre de son enquête personnelle, n’a rien donné. Le chef de la crim’ prend sa retraite et va être remplacé par son second, Lars Bjorn ; second que Carl ne peut pas blairer. Et pour finir Mona vient de le plaquer alors qu’il s’apprêtait à la demander en mariage… Tout va bien dans le meilleur des mondes !
Assad et Rose sont quant à eux égaux à eux mêmes. Le voile de mystère qui entoure Assad ne fait que s’épaissir mais le syrien gagne en efficacité au fil des romans. Reste juste à décrypter ses multiples métaphores et dictons à base de chameaux et de dromadaire… Carl résume parfaitement la situation en une pensée : « Si on rassemblait tous les chameaux et tous les dromadaires qu’Assad avait utilisés pour illustrer son propos depuis qu’il était entré au département V, le Sahara ne suffirait pas à les contenir. »
Rose aussi prend du galon en participant désormais activement aux enquêtes, mais avec la délicatesse d’un éléphant parkinsonien dans un magasin de porcelaine.
Le trio antagoniste fonctionne à merveille pour notre plus grand plaisir. Leurs échanges apportent juste ce qu’il faut d’humour pour détendre l’atmosphère quand l’ambiance se fait trop pesante. L’Effet Papillon reste un thriller, on attend donc une intrigue qui tienne la route au moins aussi bien que les quatre précédentes enquêtes du Département V ; un défi relevé haut la main par un Jussi Adler-Olsen qui ne cesse de nous surprendre et de se renouveler.
Du côté des méchants vous aurez toutes les raisons de haïr Zola, le chef de clan tyrannique mais il n’est qu’un pion qui fait dans son froc dès que le big boss claque des doigts. Ceux à qui profite le crime sont des cols blancs qui usent et abusent de corruption et autres magouilles pour s’en foutre plein les fouilles. L’occasion pour Jussi Adler-Olsen de pointer du doigts les dysfonctionnements de l’administration danoise (de quoi faire de l’ombre aux idées reçues qui affirment que les administrations scandinaves sont des modèles du genre à tout point de vue).
Cinquième opus des Enquêtes du Département V et cinquième coup de coeur. Vivement le prochain, alors !
Il m’est arrivé plus d’une fois, après une soirée bien (trop ?) arrosée de me réveiller avec le bouche pâteuse et une haleine à faire vomir un vautour ; je ne manque pas de métaphores pour signaler la chose mais j’avoue que celle utilisée par Carl m’a bien fait marrer : « Il se réveilla le matin avec l’impression d’avoir un hamster mort-né collé au palais« . Je me la note dans un coin du neurone pour la ressortir à l’occasion.
Pour l’anecdote et en guise de conclusion, Les Enquêtes Du Département V sont adaptées au cinéma depuis 2013, avec Mikkel Norgaard, un jeune réalisateur danois, aux commandes. Les deux premiers romans ont déjà été portés à l’écran, le troisième est en chantier. A ce jour les équipes ont signé pour quatre films (six romans sont parus au Danemark).
Carl (Nikolaj Lie Kaas) & Assad (Fares Fares)
MON VERDICT


[BOUQUINS] Guillaume Musso – L’Instant Présent
Une fois de plus les aléas de mon Stock à Lire Numérique m’éloignent temporairement de mon challenge retrouvailles. Cette fois le coupable est Guillaume Musso, dont le dernier roman, L’Instant Présent, s’est invité dans mon stock à croissance exponentielle !
Arhtur Costello, hérite d’un phare et de la maison attenante, son père lui laisse toutefois deux consignes : ne jamais vendre le bien et ne jamais essayer d’accéder à la pièce du sous-sol dont l’accès a été muré. La tentation et la curiosité seront trop fortes, à peine son paternel parti, Arthur entreprend de découvrir le secret de cette fameuse pièce cachée. Commence alors pour lui une aventure défiant toutes les lois de la logique et du possible…
Avec son nouveau roman Guillaume Musso joue sur un habile mélange des genres avec une nette dominante du fantastique (pour tout ce qui concerne la malédiction du phare) qui laisse aussi la part belle à la romance (avec une belle et surtout originale histoire d’amour impossible), le tout se lit comme un thriller par le rythme imposé. Au fur et à mesure que l’échéance approche on se demande si Arthur va parvenir à briser la malédiction et surtout comment il va s’y prendre. A l’instar de son précédent roman, Central Park, l’auteur nous offre un final en forme de pied de nez qui remet en cause toute notre perception du récit. Et une fois de plus on se laisse surprendre avec plaisir.
Le récit repose pour beaucoup sur le personnage d’Arthur, on se doute bien qu’il va ouvrir cette foutue pièce interdite (mettez vous à sa place, le meilleur moyen de vous faire faire quelque chose c’est de vous dire de ne surtout pas faire ça), parfois le gars est un peu tête à claques même si ce qu’il vit n’est pas évident il a un peu tendance à oublier que pour les autres aussi la situation est compliquée à gérer. Mais il faudra aussi compter avec Lisa, la femme dont Arthur va tomber amoureux, qui va justement devoir s’adapter à une situation hors du commun, parfois ça passe, parfois ça casse… Difficile de lui jeter la pierre. Indéniablement mon coup de coeur va à Sullivan Costello, le grand père d’Arthur, qui fut lui aussi victime de la malédiction du phare.
Une écriture agréable, une intrigue prenante à souhait, résultat des courses le bouquin se lit d’une traite. Vautré dans le canapé je l’ai dévoré en un après-midi pour ma part. Pour le classico 2015, Levy vs Musso la victoire va de nouveau, et incontestablement, à Guillaume Musso !
MON VERDICT

Challenge retrouvailles… Une petite rallonge svp.
En épluchant mon Stock à Lire Numérique j’ai constaté que j’avais largement de quoi étoffer mon challenge retrouvailles ; voici donc le programme de sa version Extended Edition.
Abbott, Jeff – Downfall (Sam Capra – T03)
Adler-Olsen, Jussi – L’Effet Papillon (Département V – T05)
Brussolo, Serge – Le Suaire Ecarlate (Le Cycle De Wallah – T02)
Camut, Jérôme & Hug, Nathalie – Le Mal Par Le Mal (W3 – T02)
Cédric, Sire – Le Premier Sang (Vauvert & Svarta – T02)
Clancy, Tom – Sur Tous Les Fronts (Jack Ryan – T14)
Friedman, Daniel – Ne Deviens Jamais Pauvre (Buck Schatz – T02)
Galbraith, Robert – Le Ver à Soie (Cormoran Strike – T02)
George, Elizabeth – La Ronde Des Mensonges (Inspecteur Lynley – T17)
Howey, Hugh – Origines (Silo – T00)
Manook, Ian – Les Temps Sauvages (Yeruldelgger – T02)
Minier, Bernard – Le Cercle (Martin Servaz – T02)
Monfils, Nadine – La Petite Fêlée Aux Allumettes (Mémé Cornemuse – T02)
Sharpe, Tom – Wilt 3
[BOUQUINS] Robert Galbraith – Le Ver A Soie
Mon Challenge retrouvailles poursuit son petit bonhomme de chemin, direction l’Angleterre avec Robert Galbraith (alias JK Rowling) et Le Ver A Soie, la seconde aventure de Cormoran Strike.
Cormoran Strike est contacté par Leonora Quine afin qu’il enquête sur la disparition de son mari, Owen, un écrivain un brin excentrique et un max mégalo. Rapidement Strike va découvrir que toute l’affaire semble tourner autour de Bombyx Mori, un manuscrit qui devait être le prochain roman d’Owen Quine ; un véritable brûlot susceptible d’en énerver plus d’un…
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le duo de choc composé du détective Cormoran Strike et son assistante, Robin Elacott. Une Robin qui aimerait que son patron la prenne davantage en considération en lui confiant un rôle plus important que de simples tâches de secrétariat ; sans le lui dire toutefois. Or, si Strike est un excellent détective il n’est pas particulièrement doué en matière de psychologie humaine, de fait les « ambitions non dites » de Robin sont pour lui une totale abstraction… Voilà qui ne va pas simplifier les relations entre le patron et son employée.
Pour cette nouvelle enquête l’auteur(e) nous entraîne dans le monde de l’édition et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas vraiment le pays des Bisounours. Un monde que Galbraith / Rowling doit bien connaître puisque c’est celui dans lequel elle évolue. Un monde qu’un des personnages du roman, un auteur à succès, résume en une phrase : « Si vous cherchez des amitiés sincères, généreuses et pérennes, engagez-vous dans l’armée et apprenez à tuer. Si vous préférez des liens éphémères avec des gens qui exercent le même métier que vous et se réjouiront de tous vos échecs, écrivez des romans. »
Comme dans L’Appel Du Coucou on retrouve tous les éléments d’un polar classique, avec une enquête qui avance lentement mais sûrement sans jamais ennuyer le lecteur. Au contraire on va chercher en même temps que Strike à comprendre qui est le ou la coupable ; la seule certitude étant que ce n’est évidemment pas la coupable désignée ! Et une fois de plus l’auteur(e) parvient à nous bluffer avec son coup d’éclat final.
Au niveau des personnages nous avons le droit à une belle brochette de suspects, tous auraient un mobile plus ou moins valable pour se débarrasser d’Owen Quine. Il faut dire que dans son Bombyx Mori l’écrivain n’épargne pas tout ce petit monde.
La plume et le style de l’auteur(e) nous plonge au coeur de l’action, en totale immersion dans un Londres hivernal. On peut regretter certaines longueurs dans les descriptions, mais c’est peut être le prix à payer pour justement se trouver en totale immersion dans le récit et le décor. Pour ma part je me serai volontiers passé des états d’âme de Strike quant à sa relation avec son ex. D’autant qu’ils n’ont plus aucun contact, une fois ça va, deux fois ça passe, mais au bout d’un moment ça devient lourd, voire gavant.
Un polar classique mais bien ficelé et efficace. Je serai fidèle au rendez-vous pour la prochaine enquête de Cormoran Strike ; l’auteur a annoncé vouloir consacré sept romans au duo Strike / Robin (pur hasard ou superstition ce choix de 7 tomes ? Le même nombre de bouquin que pour sa série Harry Potter).
MON VERDICT

[TV News] Game Of Thrones – Saison 4
C’est avec un gros retard que nous nous sommes fait la quatrième saison de Game Of Thrones, il nous aura fallu une journée pour combler cette lacune !
Après le massacre des Noces Pourpres l’emprise sur le Trône de Fer par les Lannister semble incontestable, toutefois l’arrivée du prince Oberyn Martell, à l’occasion du mariage de Joffrey, pourrait bien venir changer la donne. D’autant que Stannis Baratheon continue de reconstruire son armée, bien décidé à faire valoir ses droits légitimes sur le Trône. Pendant ce temps, la Garde de Nuit, se prépare à l’assaut des forces sauvageonnes réunies par Mance Rayder, des forces en nette supériorité numérique…
Difficile de présenter en quelques mots une intrigue aussi dense et complexe, elle se joue sur plusieurs territoires et implique divers enjeu. A Westeros le principal souci des forces en présence et d’asseoir son pouvoir, sans forcément aller jusqu’à revendiquer le Trône mais au moins tirer une part du gâteau à soi. Sur le Mur et au-delà on se fout bien de la course au Trône, il faut avant tout protéger Westeros d’un assaut massif des sauvageons susceptible d’ouvrir une brèche par laquelle les marcheurs blancs pourraient s’engouffrer. Dans les Terres Libres, Daenerys continue d’étendre son influence et de grossir ses rangs, son objectif est la cité de Mereen.
Avec le temps (et surtout, pour ma part, la lecture des romans) j’avoue que j’ai eu un peu de mal à recadrer les événements au départ, mais les choses se sont rapidement remises en ordre. Passé le premier épisode j’avais retrouvé mes marques et aussitôt j’ai été scotché par cette nouvelle saison. Si la série prend quelques libertés par rapport aux bouquins, leur bouquin reste relativement mineur sur la chronologie des événements ; comme d’hab nous avons le droit à une intrigue tordue à souhait, des coups de poignards dans le dos, des règlements de comptes… Et on en redemande !
Au niveau des personnages le principal nouveau venu reste le prince Oberyn Martel (incarné par Pedro Pascal) qui est animé par un puissant désir de vengeance à l’encontre des Lannister.
Si le combat du Mur reste le moment le plus épique de la série ce n’est pas forcément le plus jouissif. Le premier prix de la jouissance revient à l’épisode deux, qui voit disparaître un personnage qui ne devrait pas manquer à grand monde (c’était déjà jouissif à lire, ça l’est encore plus à l’écran). En seconde position je citerai l’épisode dix, un autre personnage clé de cette même famille connaît un funeste mais jouissif destin (surtout quand on voit qui le zigouille).
Pour vous repérer par rapport aux bouquins, cette troisième saison correspond à la seconde partie de A Storm Of Swords (Intégrale 3) et aux débuts de A Feast For Crows (Intégrale 4) et A Dance With Dragons (Intégrale 5). Ces deux derniers romans couvrant à peu près la même période mais pas les mêmes personnages.
Accro je suis, accro je reste ! Pour le moment nous avons eu le droit à un sans faute avec cette série, et compte tenu du niveau des romans je doute que les choses soient appelées à changer dans les prochaines saisons… Bon c’est pas tout ça, mais ça m’a donné foutrement envie de me plonger dans le cinquième opus de l’intégrale.
[TV News] The Strain
Si je devais citer une série que j’attendais avec impatience je nommerai sans la moindre hésitation The Strain. Pourquoi elle et non une autre ? parce qu’il s’agit de l’adaptation télé de l’excellente trilogie vampirique La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan. Outre les deux créateurs du scénario original on trouve aussi Carlton Cuse aux commandes.
Une équipe du CDC, dirigée par le Dr Ephraïm Goodweather (Corey Stoll) est dépêchée à l’aéroport JFK, un Boeing 777 en provenance d’Europe vient de se poser mais aucun signe de vie. Sur les 210 passagers, seuls 4 ont survécus, aucune explication rationnelle ne peut expliquer la situation. Le mystère du vol DL753 ne fait que commencer, ainsi que le cauchemar…
Si on retrouve bien les personnages principaux des bouquins la série ne suit pas exactement le même déroulement chronologique sans toutefois couper les ponts avec l’original (Guillermo Del Toro et Chuck Hogan sont là pour veiller au grain). Du coup même si vous avez lu la trilogie il y a peu, la série devrait quand même réussir à vous surprendre agréablement.
Vous aurez donc le droit à un affrontement façon David contre Goliath entre les humains survivants / résistants menés par Abraham Setrakian (David Bradley) dans le rôle de David, et Le Maître (Robin Atkins Downes) et ses hordes de vampires dans le rôle de Goliath. Un face à face ponctué de quelques flash-back permettant de suivre le parcours et le combat de Setrakian contre Le Maître. A l’issue de cette première saison les fameux résistants sont encore divisés en deux groupes (mais je n’en dirai pas davantage, na !).
Sans surprise l’intrigue tient parfaitement la route, certains épisodes sont plus rythmés que d’autres mais tous contribuent à faire avancer l’ensemble de la façon la plus cohérente (en gardant à l’esprit que l’on est dans le domaine du fantastique) qui soit.
Une série fantastico-horrifique se doit de bénéficier d’effets spéciaux à la hauteur, rien à redire sur ce point les Stregoïs (vampires) sont vraiment bien travaillés, notamment leur système d’attaque très particulier. S’agissant de vampires non suceurs de guimauve, je tiens à préciser que la série n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains.
Cette première saison se décline sous forme de 13 épisodes de 42 minutes, diffusés aux Etats-Unis sur FX, c’est Canal+ Séries qui a acheté les droits en France. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. Les producteurs n’entendent pas user et abuser de la franchise, la série devrait s’étendre sur un maximum de cinq saisons. Perso je suis partant pour la suite, et même les suites !
[MUSIC] Nightwish – Endless Forms Most Beautiful
J’ai pas mal de retard dans mes chroniques musicales mais je vais essayer, lentement mais surement, de remonter le fil. Commençons par la dernioère acquisition en date avec Endless Forms Most Beautiful de Nightwish.
Ce huitième album du groupe finlandais et icône de la scène metal symphonique était très attendu à plus d’un titre ; d’une part parce que chaque album constitue en soi un événement, d’autre part c’est l’occasion de découvrir Floor Jansen au chant (après Anette Olzon et Tarja Turunen).
L’album s’ouvre sur le titre Shudder Before The Beautiful et le moins que l’on puisse dire c’est que la mise en bouche est alléchante. Une belle orchestration, des guitares puissantes et un chant qui accroche bien.
Elan, le single de lancement, surprendra par son intro au piano et à la flute irlandaise, une petite touche celtique que l’on doit à Troy Donockley qui compte désormais comme membre à part entière du groupe. Une mélodie agréable de nouveau servie par la voix enchanteresse de Floor Jansen.
Le titre suivant, Yours Is An Empty Hope, propose un duo / duel vocal entre Floor Jansen et Marco Hietala, une joute vocale soutenue par des guitares nerveuses à souhait.
Continuons notre survol avec Endless Forms Most Beautiful, joue à fond la carte Metal. Les guitares s’en donnent à coeur joie et Floor Jansen leur donne la réplique avec la même énergie.
Enfin je terminerai par le dernier titre de l’album, The Greatest Show On Earth, qui nous offre un final ahurissant de 24 minutes découpés en plusieurs parties distinctes à la façon d’une pièce de théâtre. D’un acte à l’autre l’ambiance musicale change, les parties vocales sont aussi bien chantées (Floor Jansen prouve encore une fois sa maîtrise en jouant sur différents registres) que parlées (avec des textes lus par Richard Dawkins). Un mélange des genre qui ne manquera pas de surprendre même le plus blasé des fans de Nightwish !
Ce huitième album devrait rassurer les fans même si les envolées lyriques de Tarja Turunen manqueront certainement aux plus exigeants ; il faut se faire une raison il y a un avant et un après, Nightwish réussi avec cet album à ouvrir une nouvelle page de son histoire. Onze titres qui régaleront vos oreilles pendant près de 80 minutes, un album moins Metal (les petites touches celtiques risquent de surprendre les puristes) et moins symphonique que les précédents mais cohérent et sans fausse note.
Outre la version simple (un CD) l’album est dispo en version double CD (le second incluant des bonus acoustiques) et collector avec un livret et trois CD (dont une version instrumentale de l’album).
[BRD] Interstellar
Les pauses ciné se suivent et ne se ressemblent pas, petit détour par la science-fiction avec Interstellar de Christopher Nolan.
Dans un futur indéterminé, alors que l’humanité est condamnée à disparaître par manque de nourriture, Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote devenu agriculteur rejoint une équipe de scientifique persuadés que l’avenir de l’homme se situe dans l’espace. Reste à savoir où. C’est ce que Cooper et son équipage vont devoir découvrir…
Oubliez les méchants aliens et les batailles intergalactiques, Christopher Nolan (qui a co-signé le scénario du film, avec son frère Jonathan) joue la carte Hard Science. De la science fiction qui s’appuie justement sur la science pour rendre son intrigue réaliste (tout en restant dans un contexte futuriste). Pour l’anecdote, sachez qu’à l’origine les frères Nolan avaient écrit le scénario pour Spielberg qui a finalement dû renoncer au projet Interstellar. Les deux frères ont ainsi pu remanier leur scénario afin qu’il colle mieux à leurs attentes.
Le risque majeur avec cette approche de la SF est de proposer au spectateur profane un film totalement incompréhensible. Christopher Nolan évite brillamment cet écueil, mais bon il est quand même conseillé de visionner Interstellar avec l’esprit clair (évitez un apéro blindé avant), surtout dans la dernière partie du film.
La première claque est visuelle, qu’il s’agisse des décors de notre Terre du futur (avec un habile mélange entre l’ancien et le futuriste), des séquences dans l’espace ou des planètes visitées par l’équipage, tout est magnifiquement soigné. Ce n’est pas pour rien que le film s’est vu récompensé par l’Oscar 2015 des meilleurs effets visuels.
Le film réussit à nous captiver sans avoir besoin de jouer la carte de l’action à tout va, une intrigue prenante, pour ne pas dire captivante, menée avec intelligence et les presque trois heures passent comme une lettre à la poste, sans jamais avoir eu l’impression d’être largué, sans jamais s’ennuyer. Une intrigue blindée servie par des acteurs totalement investis dans leur rôle.
Cerise sur le gâteau déjà bien garni, la bande son de Hans Zimmer vient sublimer le film. Un sacré défi quand on sait que Christopher Nolan a refusé de lui faire le scénario, au lieu de quoi l a rédigé un texte sans aucun rapport avec le film et demandé au compositeur d’écrire les morceaux que ça lui inspirait. Le résultat est bluffant, en fait tout est bluffant dans ce film.

