[BOUQUINS] Frédéric Clémentz – Le 13e Cantique

F. Clémentz - Le 13e CantiqueAvec Le Serment Du Passeur, son premier roman, Frédéric Clémentz m’avait déjà fait forte impression, autant vous dire que je guettais avec impatience son second roman. Au point d’ailleurs de chambouler mon programme de lecture dès que l’auteur (que je remercie chaleureusement) me l’ait parvenir, me précisant que pour Le 13e Cantique il s’était vraiment donné à fond.
Cela fait deux mois que Maria et Lone attendent et espèrent le soir de L’Evénement, plus qu’une journée à patienter, demain elles pourront peut être enfin quitter PN1. Mais pour aller où ? Souvent on sait ce qu’on perd, mais l’incertitude plane sur ce qu’on gagne…
Vous proposer un pitch rapide de ce roman n’est pas un exercice facile, soit on prend le risque d’en dire trop et casser l’effet de surprise, soit on s’égare sur différentes pistes au risque de se montrer plus qu’évasif. Dans ces cas là je laisse la place au feeling, ne pas trop réfléchir, écrire comme ça me passe par la tête.
Pour un jeune auteur, auto-édité qui plus est, le cap du deuxième roman est bien souvent décisif pour la suite de sa carrière littéraire. Les plus frileux joueront la carte de la prudence en conservant un style proche de celui du premier roman (surtout si celui-ci a plutôt fait forte impression auprès de ses lecteurs), les plus audacieux n’hésiteront pas à se remettre en question ; c’est incontestablement à cette seconde catégorie qu’appartient Frédéric Clémentz. Le 13e Cantique n’a strictement rien à voir avec Le Serment, il explore une autre facette du thriller, ose une autre approche, et pimente même son intrigue d’un soupçon de fantastique.
L’auteur vous propose un thriller totalement original, tant par son intrigue à proprement parler que son approche de ladite intrigue. C’est un véritable roman gigogne que vous aurez entre les mains, un puzzle dont les pièces semblent sorties de boites différentes, sans rapport les unes avec les autres. Cà et là pourtant, au fil des pages, certaines pièces finissent par s’assembler tout naturellement mais il reste des zones d’ombre que l’on a du mal à combler. Frédéric ne laisse rien au hasard, toutes les questions trouveront leur réponse, tout finira par s’imbriquer comme une évidence.
Au fil des chapitres vous découvrirez l’histoire de Lone et de Maria, chacune racontant son parcours avec ses mots… et ses silences. On n’en finira pas de se triturer les méninges pour essayer de combler les vides laissés par les non-dits. Si elles ont suivi chacune un parcours différent avant de se trouver au PN1, il n’en reste pas moins une certaine cohérence. Mais quel rapport ont-elles avec Ricardo Bocqueda ou encore Raymond Segrettin ? Quel est le lien entre Ricardo et Raymond ? Les neurones n’ont pas fini de chauffer pour essayer de répondre à toutes ces questions. Et quand on découvre les réponses on n’a envie de se frapper le front en braillant : « Bon sang, mais c’est bien sûr ! ».
Même si on ne sait pas toujours où on va mettre les pieds, on y va au triple galop. J’ai littéralement dévoré les chapitres, totalement embarqué par l’intrigue et les personnages, et surtout crevant d’impatience de découvrir les fins mots des histoires.
A la fin de son roman l’auteur remercie ses lecteurs en ces termes :
« J’espère que ce thriller vous a emmené loin, très loin le temps d’une histoire.
Cette histoire vous a sans doute bousculé, dérouté, dérangé peut-être.
Tant mieux.
Un livre, il faut aussi que ça cogne,que ça hurle, que ça se mette en danger.
Et bien sûr que ça caresse, que ça tutoie la beauté, que ça s’installe dans le cœur. »
Pour répondre à tes espoirs :
– Oh que oui, tu m’as emmené très très loin. Parfois si loin que je ne savais plus vraiment où j’étais, mais je t’ai suivi aveuglément. Et tu as répondu à toutes mes attentes, et bien au-delà.
– Oui tu as réussi à me bousculer et à me dérouter, plus d’une fois même ! Dérangé ? Jamais, je t’ai fait confiance, comme tu m’as fait confiance.
– Oui ton bouquin cogne, gueule et se met en danger. Tu écris avec les tripes, le coeur et l’âme et ça se ressent dans chacune des phrases que tu couches sur le papier. Et lecteur passionné ne peut qu’aimer lire un auteur passionné.
– Et oui ça nous chauffe le coeur… après coup, avec un peu de recul. Pendant on serait amené à penser que l’espoir n’a pas sa place dans ton intrigue, mais la fin laisse percer une lueur. Du moins c’est ce que j’ai envie de croire. Le second effet Kiss Cool !
Merci pour ce bouquin, tu as transformé l’essai haut la main. Je t’attends de pied ferme pour le prochain… En attendant c’est avec grand plaisir que je te décerne un nouveau coup double.

MON VERDICT
jd5Coup double

[BOUQUINS] Emily St. John Mandel – Station Eleven

ESJ Mandel - Station ElevenAu programme du jour un roman post-apocalyptique semblable à nul autre, j’ai nommé Station Eleven d’Emily St. John Mandel.
L’humanité a quasiment était détruite par un virus dévastateur, les rares survivants sont regroupés en communautés plus ou moins organisées, plus ou moins grandes, parfois accueillantes et parfois hostiles. C’est dans ce décor que La Symphonie Itinérante, un groupe hétéroclite d’acteurs et de musiciens, circule de communauté en communauté, le temps d’une représentation…
La rentrée littéraire 2016 a été (et sera encore le mois prochain) particulièrement dense, afin de de rien oublier je m’étais dressé une liste de cibles privilégiées ; ne connaissant pas l’auteure et n’ayant pas été particulièrement attiré par sa couv’ ce titre est passé entre les mailles du filet… Heureusement au fil des sorties je montre beaucoup plus vigilant (et surtout plus curieux), c’est ainsi que ce roman a non seulement rejoint mon Stock à Lire Numérique, mais s’est aussi directement placé sur les hauteurs.
Comme annoncé en intro, si ce roman s’inscrit bel et bien dans le registre Science-fiction, option post-apocalyptique, il ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant (je n’aurai toutefois pas la prétention de m’affirmer expert en la matière). Il se dégage de ces pages une grande humanité, à prendre dans le sens noble du terme, sans sentimentalisme inutile et encore moins mièvrerie. Même dans les pires situations les personnages ne se résignent pas, ils gardent espoir et même foi en l’Humanité (avec un grand H pour marquer le coup).
L’autre force de ce roman est de proposer un scénario d’un réalisme glaçant, qu’il s’agisse de la pandémie à proprement parler, du déclin progressif de la civilisation ou des conditions de survie, tout est travaillé dans les moindres détails afin de sembler réel (même pas probable, mais bel et bien comme un futur possible). On en arrive vraiment à penser que si cela devait arriver alors tout se déroulerait comme décrit dans le bouquin… Un choix redoutablement efficace en terme d’addiction à l’intrigue, mais qui fait froid dans le dos quand on s’attarde un peu sur le sujet.
Au fil des chapitres on voyage dans le temps, tantôt avant la pandémie, tantôt après, avec comme fil rouge Arthur Leander, un acteur qui meurt sur scène en pleine interprétation du Roi Lear, alors que l’épidémie fait ses premières victimes. Tour à tour l’on suit Miranda, sa première épouse, Kirsten, une jeune actrice qui jouait avec lui dans Le Roi Lear et qui intégrera plus tard la Symphonie Itinérante ou encore Clark, un ami proche d’Arthur.
Le style et l’écriture de l’auteure ont quelque chose d’hypnotique, presque envoûtant, on est sous le charme des mots, sous le charme de l’intrigue. Nul besoin de nous imposer un rythme soutenu et des retournements de situation à tout va (il y en a tout de même quelques uns) pour maintenir le lecteur en haleine, on l’est presque naturellement, sans vraiment pouvoir expliquer le pourquoi du comment. La magie fonctionne, tout simplement.
Un bouquin de SF hors norme qui devrait séduire un public bien plus large que le seuls adeptes de récits post-apocalyptiques, et même des lecteurs réfractaires à la SF. Une belle découverte pour un bon et beau moment de lecture, un coup de coeur amplement mérité.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

Morceau choisi

Nous nous lamentions sur la nature impersonnelle du monde moderne, mais c’était un mensonge, lui semblait-il ; le monde n’avait jamais été impersonnel. Il avait toujours existé une infrastructure, à la fois massive et délicate, de gens qui travaillaient tout autour de nous, dans l’indifférence générale – et quand ces gens cessent d’aller travailler, le système tout entier se trouve paralysé. Plus personne ne livre l’essence dans les stations-service, dans les aéroports. Les voitures sont immobilisées. Les avions ne peuvent pas décoller. Les camions restent à leur point de départ. Les villes ne sont plus approvisionnées ; les magasins d’alimentation ferment. Les commerces sont cadenassés, puis pillés. Plus personne ne vient travailler dans les centrales électriques ni dans les sous-stations, personne ne dégage les arbres tombés sur les lignes à haute tension.

[TV News] Game Of Thrones – Saison 6

Game Of Thrones S06C’est avec un peu de retard que nous avons visionné la sixième saison de Game Of Thrones, mais cela ne nous a pas empêché de nous faire les dix épisodes en trois soirées (5 – 3 – 2).
Au Nord, la Garde de Nuit est plus divisée que jamais après le lâche assassinat de Jon Snow.
A Westeros, Cersei Lannister ne compte pas laissée impunie l’humiliation que lui a fait subir le Grand Septon.
A Essos, Daenerys Targaryen ne sera pas la captive soumise que les Dothrakis s’attendait. Elle compte bien retourner la situation à son avantage. Pendant ce temps là, Tyrion Lannister et Varys gèrent tant bien que mal la crise que traverse Mereen.
Voilà succinctement le contexte de cette sixième saison, comme d’hab j’ai volontairement fait l’impasse sur certains personnages et certaines situations. Non pas qu’il s’agisse d’éléments secondaires (loin s’en faut) mais parce qu’être totalement exhaustif exigerait un pitch s’étalant sur plusieurs dizaines de lignes.
Cette fois les lecteurs de la saga n’ont plus aucun élément de comparaison, la série ayant définitivement pris de l’avance sur les romans (toujours aucune date annoncée pour la sortie du tome 6). Je trouve certes cela dommage maisi il faut bien reconnaître que ça semblait inévitable, pour ma part ça ne m’empêchera de me ruer sur les bouquins dès leur sortie (va falloir être patient pour découvrir la conclusion de GRR Martin).
Les 10 épisodes ne vous laisseront pas le temps de souffler, le rythme imposé étant plus que soutenu. Ca bastonne impitoyablement à tous les niveaux (avec en apothéose la bataille des bâtards du neuvième épisode). Bien entendu les morts brutales ne manqueront pas, certaines très attendues (ou au moins espérées), d’autres plus surprenantes. Que du bonheur pour les inconditionnels de la série et/ou des romans.
Tout ce que je peux vous dire c’est qu’à l’issue de cette sixième saison les alliances en vue de la conquête du Trône de Fer semblent se préciser. Sans surprise, on peut s’attendre à une confrontation explosive entre les maisons Targaryen et Lannister (devinez à laquelle va ma préférence).
Les showrunners ont d’ores et déjà fait savoir que la série compterait encore deux saisons, chacune réduite à sept épisodes, pour boucler la saga Game Of Thrones. Les rumeurs vont déjà bon train quant à la suite des événements, parmi les idées récurrentes on retrouve une septième saison consacrée à la bataille pour le Trône de Fer alors que la huitième se concentrerait (enfin) sur la guerre contre les Marcheurs Blancs. Wait and see
Réponse courant 2017 et 2018 sur petit écran ; d’ici là on peut espérer que le sixième opus version roman aura enfin vu le jour… et que l’accouchement du septième et dernier (sauf imprévu que personne ne souhaite) sera moins long.

[BOUQUINS] Sara Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 3

S. Greem - Publicité Pour Adultes : Tome 3Aaah que voilà un bouquin que j’attendais, frétillant d’impatience, il me tardait en effet de connaître la suite et fin des aventures de Ian, Terry et leurs redoutables oursons en peluche de la pub ; Sara Greem comblera-t-elle toutes mes attentes ? Réponse tout de suite avec ma chronique de Publicité Pour Adultes : Tome 3.
Professionnellement l’avenir semble radieux pour l’agence X//MARKS, même le procès qui l’oppose à Russell & Buzz ne devrait pas mettre en péril la survie de l’agence. Paradoxalement, Ian et Terry ne doivent pas baisser la garde, la menace de Conrad Russell est plus présente que jamais dans leur esprit. Mais ils pourront compter sur le soutien indéfectible des ourson en peluche de la pub, de Paul et Eva et des parents de Ian…
J’ai déjà eu l’occasion de vous signaler, lors de mes précédentes chroniques, que cette trilogie était bien plus qu’une banale escapade érotique dans le monde de la pub ; on est bel est bien en présence d’une intrigue solide, pleine de surprises et d’une grande richesse. Cet ultime opus va encore plus loin en ce sens, l’érotisme est moins présent et beaucoup plus soft (mais pas trop… quand même !), même la stratégie marketing mise en place par Ian et ses oursons passe au second plan (la machine est rodée, vogue la galère) ; cette fois Sara nous propose une intrigue digne d’un thriller, et d’ailleurs le rythme imposé est nettement plus intense que dans les deux précédents opus, les ultimes chapitres devraient même mettre vos nerfs à rude épreuve.
Le voile se lèvera peu à peu sur toutes les questions restées en suspens, nul doute que certaines de ces révélations ne manqueront pas de vous surprendre. Quoiqu’il en soit les pièces du puzzle s’imbriquent avec naturel au fil des pages, consolidant ainsi une intrigue déjà parfaitement maîtrisée.
J’ai retrouvé les personnages comme s’il s’agissait d’une bande de potes perdus de vue depuis quelques mois, le plaisir est toujours intact, voire même encore plus intense. En effet j’ai apprécié de retrouver un Ian plus apaisé, déterminé à faire la paix avec lui même et avec son père (même si la route promet d’être longue et tout sauf tranquille). Déjà dans le tome précédent nous avions vu Terry gagner en assurance, la tendance se confirme et s’accentue même ici ; elle n’hésite plus à s’imposer et fait preuve d’une grande force face à l’adversité. Et bien entendu il y a les inévitables oursons en peluche de la pub, égaux à eux même (et parfois même encore plus trash qu’à l’accoutumée) pour notre plus grand plaisir (vous pouvez compter sur eux pour mettre de l’ambiance en toutes circonstances… et à faire front ensemble si l’on se prend à l’un d’eux).
De nouveaux personnages feront aussi leur apparition et seront appelés à jouer un rôle primordial dans le déroulement de l’intrigue, je pense notamment à Ronald, rencontré lors du mariage (et quel mariage d’anthologie !) de Shirley.
Si vous avez aimé les deux premiers opus, vous ne pourrez qu’adorer ce final en apothéose. Si vous ne connaissez pas cette série je vous invite à la découvrir au plus vite. Que les plus prudes ne se laissent pas intimider par l’étiquette érotique, il y a tellement plus à découvrir dans ce roman (ceci dit ça reste tout de même réservé à un public averti).
Encore merci à Sara pour sa confiance et sa persévérance. Je me doute bien que l’accouchement a parfois dû être difficile (les trois tomes représentent tout de même pas loin de 1400 pages), mais quel joli bébé à l’arrivée. J’espère sincèrement que Publicité Pour Adultes aura le droit à toute la reconnaissance qu’il mérite.

MON VERDICT
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[BRD] X-Men – Apocalypse

xmapoRetour chez Marvel mais du côté de l’écurie Fox, avec X-Men – Apocalypse, le dernier volet de la saga X-Men, réalisé par Bryan Singer.
1983. Le premier et le plus puissant des mutants, En Sabah Nur / Apocalypse (Oscar Isaac) est de retour d’entres les morts. Il recrute les plus redoutables mutants, afin de refaire le monde (au sens propre). Récemment frappé par un drame personnel, Magneto (Michael Fassbender) n’hésite pas à rejoindre les rangs. Charles Xavier (James Mc Avoy) et ses mutants vont tout faire pour l’arrêter. Mais leur ennemi semble indestructible…
Dans le coin droit la Team Apocalypse, en plus de Magneto on y trouve Tornade (Ororo Munroe), Psylocke (Olivia Munn) et Angel (Ben Hardy). Dans le coin gauche, la Team Xavier, avec Mystique (Jennifer Lawrence), Phénix (Sophie Turner), Cyclope (Tye Sheridan), Vif-Argent (Evan Peters), Diablo (Kodi Smit-McPhee) et Fauve (Nicholas Hoult). Le combat peut commencer !
Un combat titanesque qui tient toutes ses promesses, au point que les scènes de destruction massive dépassent celles des deux Avengers réunis, et c’est rien d’le dire ! Du grand spectacle servi par des effets spéciaux irréprochables, la recette est imparable. L’intrigue ne se limite (heureusement) pas à une confrontation entre les mutants d’Apocalypse et ceux de Xavier, toutefois on ne peut vraiment parler de surprise ou d’originalité, l’ensemble reste assez classique. Rien de révolutionnaire mais le divertissement est au rendez-vous. Ce n’est déjà pas si mal mais venant de Bryan Singer on aurait pu espérer une conclusion ayant plus de prestance.
En parlant de conclusion j’ai trouvé la fin presque trop simple (voire simpliste), je ne m’étalerai pas sur la question afin de ne pas spoiler inutilement mais ça m’a un peu fait l’effet d’un joker sorti d’une manche. Pendant plus de deux heures on nous démontre qu’il n’est pas facile de détruire un indestructible et bin si finalement… et ça prend même pas cinq minutes.
Avec ce film on peut considérer que la boucle est bouclée entre les deux trilogies, le passé rejoint le présent… ou presque. Disons que dans les grandes lignes tout se met en place, ce que viendra confirmer l’ultime séquence post-générique. On a même le droit à une apparition de Wolverine (Hugh Jackman), courte mais redoutablement efficace.
Le show est certes assuré mais au minimum syndical.

♥♥♥½

[BOUQUINS] Edith Couture Saint-André – Le Dernier Noël De Lucifer

ECSA - Le dernier noël de LuciferJe vous avais prévenu que vous retrouveriez très vite Mathilde et Lucy dans ces colonnes, et bien voilà qui est chose faite. Suite des aventures de cet improbable duo avec Le Dernier Noël De Lucifer, sous la plume d’Edith Couture Saint-André.
Surpriiise ! A peine rentrés de leurs vacances à Key West, Mathilde et Philippe sont convoqués au commissariat. Une certaine Lucy Feriale, arrêtée pour prostitution, affirme vivre chez eux. Et voilà nos deux tourtereaux plus ou moins contraints d’héberger une Lucy complètement désemparée. Et elle a de quoi, non seulement le Patron l’a virée, mais en plus elle est réduite à une condition de « simple humaine »…
Comme souvent en abordant une suite, je craignais une impression de déjà-vu, mais dès les premières pages l’auteure balaie mon appréhension en offrant au récit une tournure pour le moins inattendue. Mathilde et Philippe vont devoir se coltiner une colocataire pour le moins atypique, mais aussi et surtout une colocataire qui ignore tout du fonctionnement du corps humain et de la vie en société. Ca promet des moments de franche rigolade, à ce titre le premier repas de Lucy est un grand moment de franche poilade.
Ce second opus est peut être un tantinet plus « sérieux » que le premier mais rassurez-vous, les traits d’humour et/ou les piques ne sont jamais bien loin. Moins d’échanges sur le divin mais davantage sur l’humain ; le ton est différent mais toujours aussi agréable à lire et nous en met encore plein les zygomatiques.
Lucy, d’abord anéantie par sa condition humaine, va peu à peu s’habituer à ce nouvel état et aux multiples découvertes que cela lui réserve. Il n’en reste pas moins que comme colocataire elle est souvent une parfaite tête à claques. Mais qui sait, peut être finira-t-elle même par apprécier son humanité ?
Eté comme hiver, le duo Mathilde et Lucy (sans oublier Philippe et Sandy) est une garantie de bonne humeur avec parfois une pointe de cynisme (heureusement, il eut été dommage de se mettre à patauger dans la guimauve). Eté comme hiver leur mésaventures hors normes se lisent d’une traite. Oooh I feel good… one more time !
Bon allez je reconnais que la fin m’a fait un choc, mais avec le recul (pas trop long, je suis du genre à écrire mes chronique à chaud) elle est logique, voire s’imposait d’elle même. Bien entendu vous comprendrez que je ne puisse pas m’étendre davantage sur la question…
Une fois de plus je remercie Edith Couture Saint-André et ChrisEbouquin pour cette belle découverte et ces moments de lecture qui font du bien au coeur et à l’âme.

MON VERDICT
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Morceau choisi

Les règles de fonctionnement d’un homme selon Philippe (et il n’a pas complètement tort)…

« Les hommes ne savent pas lire dans les pensées. Ergo : les sous-entendus subtils ne marchent pas, les sous-entendus moins subtils ne marchent pas non plus, pas plus que les allusions. Dites-le, c’est tout.
« ‘Oui’ et ‘non’ sont des réponses parfaitement acceptables à pratiquement toutes les questions.
« Quand vous avez un problème, venez nous voir seulement si vous avez envie qu’on vous donne la solution. Si c’est pour vous plaindre, il y a les copines.
« Tout ce qu’on a pu dire il y a six mois ou plus est non recevable dans une engueulade. En fait, tout commentaire qu’on a pu émettre devient nul et non avenu au bout de sept jours.
« Dans la mesure du possible, dites ce que vous avez à dire pendant la pub.
« Sachez une fois pour toutes que les hommes ne voient que seize couleurs, celles des paramètres par défaut de Windows. Pour nous, ‘pêche’ est un fruit, pas une couleur. Pareil pour ‘pomme’ et ‘citron’. Sachez qu’on n’a aucune idée de ce qu’est le fuchsia.
« Si on vous demande ce qui ne va pas et que vous répondez « rien », on agira exactement comme si tout va bien. On sait que vous mentez, mais on s’en branle.
« Ne nous demandez pas à quoi on pense à moins d’être prête à parler foot, bagnoles ou jeux vidéo.
« Vous avez assez de fringues, vous avez trop de chaussures, nous sommes en forme, ‘Rond’ est une forme ».

Et en bonus (Mathilde et Philippe) :

Pétée de rire, je lui ai suggéré de rajouter une rubrique ‘lunette des chiottes’ :
« Si elle est levée vous l’abaissez comme une grande fille, on n’entend jamais gueuler un mec quand vous l’avez laissé baissée alors qu’on a besoin qu’elle soit levée. Foutez-nous la paix avec ça ».
« Je mets tout de suite sur la liste et j’ajoute l’incontournable : si tu penses que t’es grosse, c’est probablement vrai. Alors ne demande pas ».
Celle-là m’avait flinguée.
« Que penses-tu de : si quelque chose qu’on a pu dire peut être interprétée de deux façons différentes et que l’une d’elles te rend triste ou te met en colère, on voulait dire l’autre ? »

[BRD] Warcraft – Le Commencement

Warcraft - Le commencementComme annoncé hier, on reste dans le domaine du jeu vidéo pour notre prochaine escapade cinématographique, au menu du jour Warcraft – Le Commencement, réalisé par Duncan Jones.
Le Royaume d’Azeroth, récemment pacifié, est brusquement envahi par une horde d’Orcs guerriers menés par le puissant mage Gul’Dan (Daniel Wu). Pour le roi Llane (Dominic Cooper), seul le Gardien, Medivh (Ben Foster) peut sauver Azeroth. Il envoie le commandant des armées, Lothar (Travis Fimmel) et un jeune apprenti mage, Khadgar (Ben Schnetzer) le quérir…
Comme pour Angry Birds je ne connais que très vaguement les jeux de Blizzard, qu’il s’agissent des jeux de stratégie Warcraft – Orcs And Humans et ses suites ou du MMO World Of Warcraft et ses extensions. A vrai dire au moment de sa sortie WoW avait opté pour un paiement par abonnement mensuel, son principal concurrent du moment, Guild Wars avait plutôt proposé le jeu à l’achat sans abonnement. Du coup j’ai privilégié Guild Wars, et aujourd’hui encore je n’ai aucun regret.
Mais revenons à nos moutons. Comme son nom l’indique, Warcraft – Le Commencement, va nous expliquer pourquoi Orcs et Humains se lattent la tronche depuis des lustres. Et c’est pas pour prendre position dans un conflit qui ne nous regarde pas, mais j’aurai tendance à penser que les humains ont de sacrées bonnes raisons d’être un tantinet énervés par ces visiteurs inopportuns… aucun respect de l’environnement, faudrait leur envoyer Greenpeace à ces saligauds d’Orcs.
Ma présentation du pitch est un peu succincte et peut sembler un peu trop manichéenne mais rassurez-vous, l’intrigue est plus complexe qu’il n’y paraît et surtout ne se résume pas à « gentils humains » et « méchants orcs ».
Chez les Orcs il y a une faction dissidente qui prend conscience que la stratégie touristique de Gul’Dan n’est peut être pas la meilleure option ; à leur tête le chef de clan Durotan (Toby Kebbell). Sans oublier que Azerroth est aussi peuplé de Nains et d’Elfes… même si dans l’immédiat ces deux factions n’ont pas l’air franchement préoccupées par l’invasion du royaume. Enfin il y en a une qui se retrouve le cul entre deux chaises, Garona (Paula Patton), pas tout à fait Orc et pas tout à fait Humaine (Demi-Orc dans le jargon heroïc fantasy) ; d’abord prisonnière des Orcs, puis libérée par Durotan avant de rejoindre les armées humaines…
Tout ça pour vous dire que l’intrigue tient la route, même sans être fan de WoW on se laisse prendre au jeu, c’est rythmé et ponctué par quelques revirements de situation qui sauront tenir le spectateur en haleine.
Au niveau des effets spéciaux globalement c’est plus que convaincant, les Orcs sont vraiment très réussis et les combats bien orchestrés. Un petit bémol toutefois concernant les Elfes, les traits figés, ils semblent tous être en pleine cure intensive de Botox. Et gros bémol concernant les loups des Orcs du clan de Durotan, un ratage complet, ni plus ni moins.
Au final ça demeure une bonne surprise, du grand spectacle divertissant. Reste à savoir maintenant s’il y aura une (ou plusieurs) suite(s), les chiffres aux States ne plaident pas vraiment en faveur d’un retour au cinéma, mais à l’international (et notamment sur le marché chinois) le film a plutôt fait recette. Pour un budget initial de 160 millions de dollars, le box office US ne parvient pas à atteindre la barre des 47,5 millions, mais à l’international (US compris) on flirte avec les 433,5 millions de dollars (dont pas loin de 221 millions pour le seul marché chinois). Wait and see…

♥♥♥½

[BRD] Angry Birds

Angry BirdsLe hasard a voulu que nous regardions, quasiment coup sur coup, deux films qui sont des adaptations de jeux vidéo. Commençons par le début avec Angry Birds, co-production américano-finlandaise, réalisée par Clay Katis et Fergal Reilly.
La vie est un long fleuve tranquille sur l’Île aux Oiseaux. Red, un oiseau solitaire et un tantinet colérique, se voit condamné à suivre un stage de maîtrise de soi. Il y rencontre Chuck, hyperactif et adepte de la vitesse, Bomb, susceptible d’exploser à tout moment, et Terence, une montagne de muscle taciturne. Quand deux cochons débarquent sur leur île, les oiseaux les accueillent avec bienveillance. Sauf Red qui se méfie de ces nouveaux venus, avec Chuck et Bomb ils vont tenter de découvrir les véritables intentions de ces hôtes un tantinet envahissants…
Du jeu développé par Rovio je ne connais que le principe, utiliser des oiseaux et leurs capacités spéciales pour détruire les constructions des cochons, mais je n’y ai jamais joué et de fait, jamais essayé de comprendre le pourquoi du comment de la chose. Il semblerait d’ailleurs que ce dernier point n’ai jamais été abordé dans les différentes versions du jeu, le film va justement répondre à cette question existentielle.
A vrai dire j’ai abordé le film avec une légère appréhension : comment proposer une histoire qui tienne la route à partir d’un concept aussi simpliste ?
La première bonne surprise fut visuelle : les graphismes sont soignés, les décors magnifiques et, cerise sur le gâteau, l’animation est irréprochable. Du coup je commence à me faire plus attentif.
Il faut dire aussi que le ton est donné dès la première séquence, l’humour occupe la place d’honneur. Qu’il s’agit des dialogues ou des situations, tout est fait pour vous faire sourire et même rire. Challenge réussi !
Les personnages bénéficient eux aussi d’un traitement attentionné. Je n’irai pas jusqu’à parler de dimension psychologique mais tous ont des traits de caractère bien affirmés. Chez les oiseaux on retrouve bien entendu nos trois héros, mais les personnages secondaires ne sont pas non plus laissé pour compte (je pense notamment à Aigle Vaillant, héros sur le retour). Chez les cochons c’est essentiellement Leonard, le boss, qui bénéficie d’un traitement de faveur… enfin façon de parler, étant donné qu’il est menteur et manipulateur, entre autres.
Dernier point, et non des moindres, l’intrigue est plutôt bien ficelée. Le temps de planter le décor et l’on entre dans le vif du sujet ; à savoir on comprend enfin pourquoi les oiseaux en veulent tant aux cochons. Lors de l’assaut des oiseaux on retrouve d’ailleurs tout à fait les éléments du jeu, on choisit le projectile, puis la cible et FEU !!!
Au final c’est plutôt bien fichu et divertissant, idéal pour se vider la tête et rigoler un bon coup. Certes le film ne restera pas dans les annales du cinéma, mais je doute fort que ce soit le but recherché… Par contre incontestablement la recette est rentable, avec un budget de 73 millions de dollars, le film a engrangé plus de 346 millions au box office mondial.

♥♥♥

[BOUQUINS] George R.R. Martin – La Princesse Et La Reine

GRR Martin - La Princesse Et La ReineTiens, tiens, que vois-je ? Une nouvelle inédite qui se déroule dans l’univers du Trône De Fer. Mon prééécieuuux !!! On chamboule le programme et on se jette avidement sur La Princesse Et La Reine, écrite bien entendu par George R.R. Martin.
A la mort du Roi Viserys 1er, son épouse, la reine Alicent fait couronné son aîné Aegon, allant ainsi à l’encontre des dernières volontés du défunt que souhaité que le trône revienne à sa fille aînée, issue d’une précédente union, la princesse Rhaenyra. Quand cette dernière apprend le sacre de son demi frère, elle se fait à son tour couronner. Aucune entente possible entre les deux parties, le conflit est inévitable. Et sera lourd de conséquences…
Une nouvelle initialement publiée dans le recueil Dangerous Women, co-édité par George R.R. Martin et Gardner Dozois, qui s’est retrouvée isolée, seuls les Sept savent comment, sur la vaste et impitoyable toile du Net. Heureusement que je passais par là par hasard et que j’ai pu la prendre sous mon aile bienveillante et protectrice.
On enclenche la machine à remonter le temps pour se retrouver 200 ans avant les événements décrits dans Le Trône De Fer. La dynastie Targaryen est à son apogée et règne depuis la nuit des temps sur Westeros. Les dragons font encore partie du paysage ; chaque membre de la famille royale en possède un, certains spécimens, restés à l’état sauvage, habitent même les grottes dans les montagnes de Peyrdragon.
Trois années durant, la Reine Alicent et la princesse Rhaenyra vont se livrer une bataille sans pitié. Une bataille qui restera gravée dans l’histoire de Westeros sous l’appellation de « Danse des Dragons »… le terme le plus juste eut été « Agonie des Dragons », en effet ce sont eux qui paieront le plus lourd tribut à la guerre. Il faudra attendre la rébellion de Robert Barathéon, bien des années plus tard, pour que les Targaryen soient chassés du pouvoir.
Les amateurs du Trône de Fer ne seront pas dépaysés : on retrouve de nombreux personnages qui se livrent sans vergogne à un jeu d’alliances, contre-alliances, trahisons et autres coups bas. La profusion de personnages, familles, et lieux pourra, de prime abord, déstabiliser le lecteur profane ; mais l’auteur parvient rapidement à nous familiariser avec tout ce beau monde. Complexe ? Oui. Brouillon ? Jamais.
L’intrigue est courte mais intense, il faut tout le talent de conteur de George R.R. Martin pour nous offrir un tel condensé d’action sur un peu plus de 100 pages. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’ennuie pas, c’est à peine si on le temps de respirer entre deux revirements de situation.
La « Danse des Dragons » fera l’objet d’un récit plus détaillé dans l’ouvrage Fire And Blood, consacré à la dynastie Targaryen, dont la publication est prévue après la fin de la saga. Il n’en reste pas moins que cette nouvelle reste incontournable pour tous les fans du Trône de Fer.
Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle fait aussi office de mise en bouche avant la sortie de tome 6 de la saga, aucune date n’étant encore officiellement annoncée… Seule certitude : « pas avant 2016 » selon les mots de l’éditeur. Merci, on avait remarqué !

MON VERDICT
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[BOUQUINS] Edith Couture Saint-André – Mon Eté Avec Lucifer

ECSA - Mon été avec LuciferDirection le Québec pour cette nouvelle chronique, au menu du jour, Mon Eté Avec Lucifer, signé Edith Couture Saint-André.
Mathilde a 60 ans, comme bon nombre de ses semblables elle aimerait échapper aux méfaits du temps qui s’écoule inexorablement. Sa rencontre avec la jeune et truculente Lucy Fériale pourrait bien être la réponse tant attendue. Mais faut-il prendre au sérieux sa proposition ? Mathilde lui donne trois noms, trois personnes qui lui ont pourri la vie ; non seulement Lucy se débarrasse des « cibles » mais en plus elle lui redonne les années perdues par leur faute. Tentant, certes, mais conclure un pacte avec le Diable n’est jamais sans conséquences…
Un titre arrivé entre mes mains par le biais de ChrisEbouquin, numérisatrice de son état, pour Flamant Noir notamment, mais aussi à son propre compte, comme ce fut le cas pour ce roman. Déçue par le (non) travail de son éditeur, l’auteure a pris contact avec Chris afin de repartir sur de bonnes bases… sur les pistes (parfois cahoteuses) de l’édition indépendante.
Parce qu’il faut bien lui coller une étiquette, j’ai opté pour fantastique (on cause tout de même de Lucifer, ce n’est pas tous les jours qu’on le croise à la boulangerie). Mais le cantonner à cet aspect serait trop réducteur. Le roman a aussi une certaine dimension, sinon sociale, à tout le moins humaine ; nous sommes tous confrontés au vieillissement, au temps qui passe et à ses conséquences, sans parler de l’issue qui nous attend tous au bout du chemin. Je suppose que pour nous, les hommes, la question n’est peut être pas aussi préoccupante que pour la gente féminine (quoique, quand je vois le développement de la gamme cosmétique pour hommes je me dis que je dois être l’un des derniers dinosaures).
Même sans se sentir directement concerné il faut bien avouer que ce sont des thèmes plutôt sérieux, mais rassurez vous, pas de coup de blues à l’horizon après avoir lu ce bouquin. Au contraire l’auteure opte d’emblée pour un ton décalé, bourré d’humour et de traits d’esprit ; rien de tel pour dédramatiser et booster les zygomatiques.
Si vous me suivez depuis déjà quelques temps vous n’êtes pas sans savoir que je suis un athée, non seulement je l’assume mais en plus je revendique le droit de le crier haut et fort. A ce titre je dois bien reconnaître que la réécriture de certains passages de la Bible par Lucy est purement est simplement jouissive, quelle poilade (les grenouilles de bénitier ont dû finir avec des ampoules aux doigts à force de se singer… oups, signer… oui je sais, c’est petit).
J’ai passé un très bon moment avec Mathilde et Lucy, sans oublier bien entendu les amis de Mathilde, dont Sandy (qui use et abuse de tous les moyens possibles et imaginables pour lutter contre les signes du temps) et Philippe (le confident de toujours, pour le meilleur et pour le pire). Le style est léger, la lecture fluide et la bonne humeur omniprésente. Oooh, I feel good !
Un grand merci à Edith et à Chris pour cette découverte. Il me tarde de retrouver tout ce petit monde. Ah oui j’oubliais… il y a une suite. Et vous savez quoi ? Elle devrait très vite faire l’objet d’une prochaine chronique.

MON VERDICT
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Une preuve de plus, même si j’en suis de plus en plus convaincu, que l’auto-édition et l’édition indépendante n’ont pas à rougir face aux grosses machines à fric commerciales. Ces derniers temps je suis tombé sur de véritables pépites.
Un grand merci à vous qui avez su me faire rêver sans saigner à blanc mon portefeuille : Sébastien Tessier, Sara Greem, Jac Barron, Sosthéne Desanges, Frédéric Gynsterblom, Frédéric Clémentz, Céline Barré, Paul Clément, Elen Brig Koridwen et Edith Couture Saint-André. Et mille pardons à ceux que j’ai oublié de citer.