[TV News] Game Of Thrones – Saison 3

Le Trône De Fer - Saison 3Contrairement à Lilyhammer cette fois nous avons choisi d’anticiper sur les programmes de Canal+ pour nous offrir, le temps d’un weekend, la saison 3 du Trône De Fer.
Le temps des batailles est révolu ; le fier royaume des Sept Couronnes n’est plus qu’un champ de ruines. Les quelques prétendants qui s’opposent encore nouent alliances et accords par des mariages arrangés et sans amour. Seuls les plus subtils et les plus retors l’emporteront… car quand l’épée échoue, la trahison prend le relais. Et pendant ce temps, par-delà les mers, loin dans les terres brûlées, Daenerys, dernière descendante de la lignée des Targaryen, conquiert un gigantesque empire pour restaurer l’antique puissance de Valyria et de ses dragons. (Source : La Garde De Nuit)
Vous l’aurez compris la série reste fidèle à elle même, situant l’action sur de multiples terrains (et encore là j’ai fait court) et mêlant les destinées de nombreux personnages. C’est parfois complexe mais jamais brouillon. Au niveau des lieux on découvre les autres cités du Pays de Ghis. Quant aux personnages on découvre la Fraternité Sans Bannière, une troupe de hors-la-loi guidée par Beric Dondarion. Enfin Jojen et Meera Reed rejoignent Bran Stark et les siens. Toutefois si je devais désigner le personnage clé de cette saison je voterai sans hésitation pour Daenerys Targaryen.
A part ça on retrouve avec plaisir une intrigue riche en compromis, alliances, trahisons… Pour certains tout est permis du moment que cela leur assure la victoire. D’autres veulent rester droits dans leur ligne de conduite, quitte à en payer le prix fort, à l’insu de leur plein gré.
Cette troisième saison s’étend sur un peu plus de la moitié du troisième volume de l’Intégrale (jusqu’au Noces Pourpres). Ceux qui auront aimé les saisons précédentes ne pourront que succomber à celle-ci, l’intrigue ne faiblit pas un seul instant, du coup on a qu’une envie : avaler les dix épisodes le plus rapidement possible ! L’attente va être longue en attendant la saison 4…
Au départ j’ai eu un peu de mal à me repérer entre la série TV et les bouquins (j’ai lu les quatre premiers volumes de l’Intégrale, le cinquième est en projet), mais bon j’ai rapidement retrouvé mes marques.
Pour les non anglophones vous risquez peut être de tiquer sur certains échangent en valyrien qui sont sous-titrés en anglais. Pas besoin non plus d’être parfaitement bilingue pour en comprendre la teneur. C’est bien là le seul minuscule bémol que je peux apporter à cette troisième saison.
Pour ceux et celles qui s’inquiéteraient du devenir de la série en cas de disparition de l’auteur avant qu’il n’ait eu le temps d’écrire les derniers volumes de sa saga, sachez qu’il a donné des consignes plutôt précises sur le déroulement de l’intrigue. Par contre, s’agissant des romans, il est toujours exclut que quiconque puisse prendre sa suite…

[BOUQUINS] Maxime Chattam – Autre-Monde : Neverland

M. Chattam - NeverlandAh que voilà un titre que j’attendais avec impatience, d’autant que le tome précédent laissait nos héros dans une situation plus que critique, retour à la saga de Maxime Chattam, Autre-Monde avec son sixième opus, Neverland.
Après le naufrage du Vaisseau-Vie, la situation des Pans venus d’Eden est plus que compromise, d’autant que l’Alliance des Trois n’est plus. Tobias est porté disparu, nul ne sait s’il a survécu à l’incendie. Ambre est prisonnière du Maester Morkovin qui compte l’utiliser pour servir ses propres ambitions. Matt, escorté par les Pans rebelles, est en route pour Neverland. Et pendant ce temps là la menace d’Entropia se renforce de jour en jour…
L’auteur nous plonge directement dans le coeur de l’action, reprenant son récit exactement là où se terminait Oz. Pendant une partie du roman nous suivrons l’action selon deux points de vue : celui de Matt et celui d’Ambre, le jeune couple ayant été séparé. Alors quid de l’Alliance des Trois ? Si vous voulez le savoir il va falloir lire le bouquin.
Comme toujours depuis le début de la saga Autre-Monde l’auteur réussit encore à nous surprendre, l’univers qu’il a créé s’enrichit au fil des tomes, l’intrigue est dense, pleine de surprises et de rebondissements mais jamais inutilement complexe. Et bien entendu l’auteur introduit de nouveaux lieux (les plus marquants de ce sixième opus étant Neverland et la cité de Mangroz) et de nouveaux personnages (mention spéciale à Gaspar, le leader charismatique de Neverland et à coup de coeur à Lili).
Vous l’aurez compris ce volume ne dépareille pas dans la saga, on est tenu en haleine du début à la fin (une fin nerveusement très éprouvante). Au cours de la lecture on passe pour toutes les gammes de l’émotion, du rire aux larmes. Petit plus de ce roman, on découvre les similitudes et les différences qu’il existe entre les conséquences de la Tempête sur les USA et l’Europe ; notamment au travers des personnages de Matt et Gaspar.
Même si le suspense final est moins stressant que dans le précédent opus, j’ai vraiment hâte de lire le septième tome, avec toutefois un petit pincement au coeur en sachant que ce sera aussi le chapitre final de la saga. Nul doute que Maxime Chattam nous offrira un bouquet final digne de ce nom. Une lueur d’espoir dans les remerciements, l’auteur n’exclut pas la possibilité d’un spin-off consacré à Gaspar…
Nouveau clin d’oeil à Peter Pan avec Neverland, si ici c’est le fief des Pans européens, dans Peter Pan c’est le nom original du Pays Imaginaire. je doute fort qu’il s’agisse d’une coïncidence…

[TV News] Lilyhammer

LilyhammerIl faut croire que la Scandinavie m’attire particulièrement en ce moment puisque même devant la TV je suis parti en Norvège pour la première saison de Lilyhammer, série créée par Anne Bjornstad et Eilif Skodvin et proposée par Canal+.
Frank Tagliano (Steven Van Zandt) est un ancien membre du crime organisé new-yorkais. Après avoir témoigné contre son patron, il entre dans le programme de protection des témoins du FBI et est envoyé, à sa demande à Lillehammer, en Norvège. Il ne tardera pas à découvrir qu’entre l’idée qu’il se faisait de l’endroit suite aux images des JO de 1994 et réalité il y a un gouffre. D’autant que la transition de la vie de gangster new-yorkais craint et respecté à celle d’un immigré sans emploi n’est pas simple…
La série joue à la fois la carte de la série policière et celle de l’humour (ce second élément étant dominant), et repose pour cela sur une galerie de personnages pour le moins exotiques (dont un bon paquet de bras cassés) et tous sont particulièrement soignés (même les plus abrutis). La série tourne presque exclusivement autour du personnage de Frank, cerise sur la gâteau Steven Van Zandt (vu aussi dans Les Soprano) a vraiment la gueule de l’emploi pour incarner un mafieux désabusé.
On assiste donc à son adaptation et son ascension aussi bien du point de vue professionnel que personnel. C’est justement la façon dont il arrive à ses fins qui prête à sourire, voire à rire ; il usera, selon les circonstances, de la force ou de son intelligence… Dans les deux cas sa façon de faire passe par des moyens pas toujours légaux, mais efficaces.
Cette première saison se décline sous la forme de 8 épisodes de 45 minutes. Autre force de la série, l’intrigue principale se termine, de fait la saison 2 (même format) devrait pouvoir jouer sur la continuité tout en impliquant Frank dans une nouvelle intrigue. A découvrir prochainement sur Canal+ (reste à savoir le délai qui nous sépare du « prochainement »).
Pour l’anecdote le titre de la série vient du fait que les américains semblent avoir un mal fou à prononcer correctement le nom de Lillehammer… Me demandez pas comment ça se prononce je ne parle pas norvégien, et je ne suis pas doué avec les langues (sauf, en toute modestie, avec la mienne). J’en vois déjà afficher un sourire lubrique, bande de pervers(es) !
Contrairement à ce que pourrait présager l’image qui illustre cette chronique nous avons suivi la série plus ou moins (avantage de l’option à la demande) au rythme des diffusions de Canal+, je ne suis pas certain que la série soit déjà dispo en VF en DVD ou BRD.

[BOUQUINS] Asa Schwarz – Nephilim

A. Schwarz - NephilimRestons en Suède pour cette nouvelle chronique littéraire mais cette fois avec un bouquin issu de mon Stock à Lire Papier, nettement moins imposant que son alter ego numérique (une petite dizaine de titres). Je me suis laissé tenté par une « avant-première » France Loisirs, Nephilim de Asa Schwarz.
Nova, une jeune activiste écolo, s’apprête à saloper l’appart d’un riche industriel quand elle découvre que le couple a été sauvagement assassiné. Elle quitte la scène de crime mais la police remonte rapidement jusqu’à elle. La jeune femme va devoir fuir la police tout en essayant d’identifier les véritables responsables. Quand d’autres crimes sont commis sa situation va rapidement se compliquer…
Avant d’entrer dans le vif du sujet j’aimerai bien comprendre comment ce bouquin peut se retrouver estampillé de l’autocollant « Avant-première France Loisirs« . Dans sa version originale le roman est sorti en 2009, en 2010 c’est d’abord Les Presses De La Cité qui éditent le bouquin en version française, il sera repris par France Loisirs à la fin de la même année. Déjà à ce niveau l’avant-première commence à sentir le réchauffé. Mais comment se fait-il que ce même bouquin apparaisse en septembre 2013 dans les rayons de la boutique France Loisirs de Nouméa avec son sticker avant-première ? On nous refourgue les invendus ou quoi ?
Difficile de m’attacher au personnage de Nova, les écolos à la sauce Greenpeace et compagnie ce n’est pas franchement ma tasse de thé, d’autant qu’au fil des pages on va se bouffer quelques unes de leurs grandes théories moralisatrices. Qui plus est elle porte des dreads, une coiffure que je déteste au plus haut point, surtout chez un(e) blanc(he) une personne de type caucasien. Je mise sur l’efficacité de l’intrigue pour me faire oublier son personnage central, et puis il y a Amanda, la flic chargée de l’enquête, pour équilibrer la balance (quoique les flics ne sont pas non plus ma tasse de thé).
La quatrième de couv’ promet « un roman haletant qui mêle thriller et fantasy » et c’est d’ailleurs ce qui a partiellement motivé mon achat. La touche fantasy étant supposée être apportée par ces fameux Nephilim, des créatures mythiques issus de l’union entre des fils de dieu (des anges) et des filles des hommes (des humaines). Sauf que les fameux Nephilim sont un simple ramassis d’hallucinés qui poussent à l’extrême le fanatisme écolo, on est loin de créatures magiques et donc exit la fantasy. Ajoutez au discours écolo une pointe de mysticisme biblique et une intrigue pas franchement haletante (sans être inintéressante) et vous aurez une idée de la chose.
Le bouquin a toutefois l’avantage de se lire vite et bien, à défaut de vous tenir en haleine l’ensemble est suffisamment prenant (le rythme s’accélère même brutalement vers la fin) pour vous donner envie de connaître le fin mot de l’histoire. Est-ce que ça suffira pour me faire lire les prochaines tribulations de Nova Barakel ? Comme je doute qu’elle (et l’auteure) laisse(nt) de côté son (leur) militantisme écolo ça me semble peu probable.
Pour l’anecdote je trouve la couv’ (ainsi que la quatrième) de l’édition France Loisirs beaucoup plus réussie que celle des Presses de La Cité…

[BOUQUINS] Jonas Jonasson – L’Analphabète Qui Savait Compter

J. Jonasson - L'Analphabète Qui savait CompterLa course contre mon Stock à Lire Numérique poursuit son petit bonhomme de chemin avec un retour à la comédie, mais façon grand nord cette fois puisque je me suis attaqué à L’Analphabète Qui Savait Compter de Jonas Jonasson.
Quatrième de couv’ : Née à Soweto pendant l’apartheid, Nombeko Mayeki commence à travailler à cinq ans, devient orpheline à dix et est renversée par une voiture à quinze. Tout semble la vouer à mener une existence de dur labeur et à mourir dans l’indifférence générale. Mais c’est sous-estimer le destin… et le fait qu’elle est une analphabète qui sait compter. Durant son périple, elle rencontre des personnages hauts en couleur, réussit à se mettre à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. C’est à ce moment-là que l’humanité est menacée.
Pour son second roman, après l’excellent Vieux Qui Ne Voulait Pas Fêter Son Anniversaire, le suédois Jonas Jonasson nous propose un nouveau périple totalement improbable, riche en surprises et rencontres tout aussi improbables, et toujours aussi déjanté. On serait tenté de dire que l’auteur ne se foule pas en reprenant une recette éprouvée (jusque dans le style narratif qui est identique) et force est de constater que ce n’est pas complètement faux.
Alors est ce que le résultat sent le réchauffé ou est-ce qu’il mérite le détour ? Ma réponse est sans appel : à lire ! Ne serait-ce que pour le plaisir de vivre une intrigue qui vous déridera les zygomatiques. Mais aussi parce que finalement, même si la trame de fond des deux romans reste assez proche, ils sont radicalement différents. Je vous assure que vous serez surpris par le personnage de Nombeko, qui sait faire bien plus que seulement compter. L’auteur réussira aussi à vous étonner avec une galerie de personnages pour le moins originale. Et, cerise sur la gâteau, son intrigue vous tiendra en haleine, aussi dingue soit-elle on a envie de savoir comment tout ça finira.
Si au départ on est tenté de faire des comparaison avec le personnage d’Allan et son périple, on en arrive vite à se laisser charmer et embarquer par les aventures rocambolesques de Nombeko et l’identité propre que l’auteur insuffle à son roman. Derrière l’humour vous pourrez même trouver quelques réflexions plus profondes, notamment sur la tolérance et le racisme (le cadre sud-africain se prête bien à ça). Même si ça peut laisser une impression de déjà vu je vous invite à foncer tête baissée dans ce bouquin, vous ne le regretterez pas et je suis prêt à parier que vos zygomatiques ne résisteront pas longtemps…

[DVD] Films en vrac

Films en vrac

Insaisissables

« Les Quatre Cavaliers » (Jesse Eisenberg, Woody Jarrelson, Isa Fisher et Dave Franco), un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI (Mark Ruffalo) et d’Interpol (Mélanie Laurent) sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus (Morgan Freeman), spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence.
Une fois de plus Louis Leterrier nous propose un divertissement haut de gamme. Un thriller riche en rebondissements mais aussi en humour servi par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres. Plutôt originale l’idée de baser son intrigue sur la magie et l’illusion (et en la matière on est servi, difficile de discerner le vrai du faux) mais c’est justement ce qui fait le charme du film et lui donne un cachet particulier.
Un petit bémol toutefois, le film laisse quelques questions en suspens. peut être une porte ouverte vers une suite…
Un budget « modeste » (75 millions de dollars) largement amorti (pas loin de 344 millions au box office mondial).

La Chute De La Maison Blanche

Mike Banning (Gérard Butler), ancien garde du corps du président des États-Unis (Aaron Eckhart), s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsque qu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.
Antoine Fuqua (pas comme les dragées) nous offre un divertissement bourré d’action à l’intrigue est plus qu’improbable (mais on s’en fout), mais cela ne nous empêche pas de passer un bon moment sans se prendre la tête.
A noter aussi la présence de Morgan Freeman au casting, il tient le rôle du chef de la chambre des représentants, chargé d’assurer l’intérim présidentiel pendant la crise.

L’Hypnotiseur

Une famille est retrouvée sauvagement assassinée dans une maison de la banlieue de Stockholm. Laissé pour mort, Josef (Jonatan Bökman), le fils aîné, devient le seul témoin du crime. Dans le coma, il ne peut être interrogé par l’inspecteur Joona (Tobias Zilliacus) en charge de l’enquête. Pour progresser, Joona demande à Erik Maria Bark (Mikael Persbrandt), hypnotiseur, de tenter un contact avec le garçon. Alors qu’il devait ne plus jamais utiliser ses dons, Erik accepte et s’aventure dans l’exploration du subconscient du jeune garçon.
Un thriller suédois pour changer un peu, réalisé par Lasse Halström et adapté du best seller de Lars Kepler. L’intrigue se met en place lentement sans jamais être ennuyeuse, au contraire le rythme contribue à distiller une ambiance presque suffocante tout au long du film.
Si le film est plutôt réussi je dois avouer que j’ai un peu de mal à accepter la faisabilité d’une hypnose d’un patient dans le coma. Mais bon, ne pinaillons pas et prenons les choses comme elles viennent.
Pour la petite histoire le film a été diffusé ici uniquement en version originale (en suédois donc) sous titrée… Ca n’a pas dû attirer les foules, souhaitons lui plus de succès en DVD !

Man Of Steel

Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.
C’est Zack Snyder qui s’est frotté à ce reboot de Superman en confiant le rôle de Super Clark Kent à Henry Cavill. A défaut de renouveler totalement l’univers de Superman, le réalisateur lui donne un coup de jeune plutôt bienvenue (avec notamment une tenue qui ne ressemble pas un vieux pyjama).
Pas encore de Lex Luthor au casting, comme dans Superman II (1980, réalisé par Richard Lester), le Super-Mec va être confronté à des renégats de Krypton menés par le Général Zod (Michael Shannon). Ca promets quelques supers bastons spectaculaires et là encore le film répond à toutes nos attentes.
Bref un film qui honore parfaitement les 75 ans de son personnage (il ne les fait pas). Une suite est déjà annoncé et verra Superman affronter Batman (Ben Affleck) mais surtout posera les bases de la Ligue des Justiciers (ultime opus de cette nouvelle trilogie).

Conjuring – Les Dossiers Warren

Ed (Patrick Wilson) et Lorraine Warren (Vera Farmiga), enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille (un couple et leurs quatre filles) terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l’affaire la plus terrifiante de leur carrière…
James Wan (Saw) porte à l’écran l’un des nombreux cas réels (plus de 4000 dossiers, dont celui de la maison d’Amityville) étudiés par le couple Warren. Pour un maximum de réalisme, le réalisateur a pu compter sur la participation active de Lorraine Warren (son mari, Ed, est décèdé en 2008). Nul doute qu’en situation réelle ça doit être une expérience éprouvante (un doux euphémisme) à vivre mais à l’écran ça reste somme toute assez classique avec un mix entre maison hantée et possession démoniaque. Un film réussi mais que ne transcende pas le genre…
Financièrement par contre James Wan a, une fois de plus, gagné le jackpot. Un budget initial de 20 millions de dollars pour 312 millions de recettes au box office mondial ! Et filon pour de potentiels retour à l’écran des époux Warren…

RIPD – Brigade Fantôme

L’irascible et indiscipliné Roy (Jeff Bridges) se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker (Ryan Reynolds), un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.
Robert Schwentke adapte une BD de Peter Lenkov pour son duo de flics que tout oppose (une recette classique). J’espérais une sorte de Ghostbuster survitaminé mais au final on a le droit à un film quelconque, la sauce ne prend jamais, que ce soit dans l’intrigue ou dans le jeu des acteurs, ça pédale dans la semoule (ah si l’affiche est sympa) ; ça se regarde mais sans plus…
Niveau portefeuille on peut pas vraiment dire que les studios aient réussi leur pari, avec un budget de 130 millions de dollars (ça ne se voit pas à l’écran) le film n’a, à ce jour, récolté qu’un peu plus de 78 millions au box office mondial…

[MUSIC] Arcade Fire – Reflektor

Arcade Fire - ReflektorDepuis son apparition sur la scène du rock indépendant en 2004 avec l’album Funeral, les canadiens d’Arcade Fire ont prouvé qu’il fallait désormais compter avec eux. Après leur consécration avec l’album The Suburbs (2010), récompensé d’un Grammy Award (album de l’année), ils étaient attendus au tournant. Alors qu’ils auraient pu jouer la carte de la continuité ils osent miser au contraire sur la différence en proposant, pour ce quatrième album, Reflektor, un son différent même si l’on reconnait la griffe Arcade Fire.
La première surprise est visuelle avec une jaquette totalement anonyme sur laquelle n’apparaissent ni le nom du groupe, ni le titre de l’album. Perdu au milieu des autres CD l’album passe inaperçu pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils cherchent. Peut être un moyen d’attirer les curieux ?
L’album démarre sur le single de promotion, Reflektor, le ton est donné d’emblée. Les voix du couple et duo Win Butler et Régine Chassagne accompagnent une mélodie envoûtante ; quoi de plus normal pour un album enregistré entre la Jamaïque et Haïti. Un son nouveau qui séduit immédiatement mais qu’est-ce que ça donne sur la durée (13 titres plus une piste cachée, soit 85 minutes d’écoute) ?
Ma réponse est sans appel : une totale réussite. Aucun titre n’est décevant, certains sont même des perles du genre, Here comes the night time peut même se targuer de flirter avec l’excellence. Un pur régal pour les oreilles et un pari réussi pour Arcade Fire. Outre le single éponyme et Here comes the night time d’autres titres sortent du lot : Flashbulb eyes, Normal person, We exist, Joan of Arc… Et merde en fait tous sortent du lot. Arcade Fire voulait viser haut, ils ont atteint des sommets qu’il leur sera difficile d’égaler, voire de surpasser, par la suite ; mais je leur confiance pour réussir à nous surprendre un fois de plus.
Certains titres peuvent surprendre par leur durée, pour ma part je n’ai ressenti aucune longueur, je me suis juste laissé emporté par les mélodies et les voix. A titre d’exemple vous pouvez visionner le clip (le terme court métrage serait plus approprié) de Here comes the night time sur Youtube (plus de 22 minutes).
Mon seul bémol concerne la piste cachée qui ne présente pas grand intérêt, c’est simplement un mix instrumental des treize pistes précédentes.
Pour la petite histoire le groupe a assuré une campagne promotionnelle pour le moins originale en s’auto-parodiant (avec le pseudo groupe The Reflektors). Ca pourrait surprendre venant d’autres mais Arcade Fire nous a habitué à cette spontanéité qui sort des sentiers battus, et c’est justement pour ça (entre autre) qu’on les aime.

Arcade Fire – Reflektor
http://youtu.be/7E0fVfectDo

Jim Beam Devil’s Cut

Jim Beam Devil's CutSi vous me suivez depuis quelque temps déjà vous devez savoir que je suis un adepte du Jack Daniel’s, toujours prêt à me sacrifier pour tester leurs éditions limitées ou leurs nouveaux produits, ou encore simplement de me rabattre, au gré de mes envies, sur l’un des trois produits phares : Old n°7, Gentleman Jack et Single Barrel. Et pourtant cette chronique quitte le Tennessee pour visiter le Kentucky et découvrir un nouveau venu (à Nouméa en tout cas) de la gamme Jim Beam : le Devil’s Cut.
Pour la petite histoire Jim Beam est l’une des plus anciennes distilleries de bourbon (ou Straight Bourbon, à ne pas confondre avec le Tennessee Whiskey de Tonton Jack) et s’est imposé comme leader sur le marché . Dans leur gamme « classique » j’avoue avoir un faible pour le Black qui est beaucoup plus fin que le Classic (et pour cause il affiche 8 ans d’âge, contre 4 pour son cadet). Toutefois je reconnais volontiers ne pas connaître tous leurs produits (j’ai aperçu leur Honey dernièrement mais j’ai passé mon chemin).
La première chose a avoir retenu mon attention avec ce Devil’s Cut a été la bouteille et notamment son étiquette (en plus du fait qu’elle était en promo). Malgré tout je ne me suis rué dessus, j’ai fait quelques recherches avant de craquer au vu des réactions plutôt élogieuses lues sur le Net.
Petite explication concernant le nom, tel qu’inscrit sur l’étiquette. Au cours de son vieillissement en fûts, une partie du bourbon s’évapore, c’est ce qu’on appelle l’Angel’s Share, une autre partie imprégne le bois, c’est le Devil’s Cut. Les distillateurs de chez Jim Beam ont mis en place un procédé exclusif permettant d’extraire l’essence même de ce résidu imprégné dans le bois avant de le mélanger avec un bourbon de 6 ans d’âge. Ainsi est né le Jim Beam Devil’s Cut, qui affiche tout de même 45° (90 proof) en alcool.
Trêve de bavardages, goutons la chose ! Commençons par le visuel, une jolie couleur ambrée plutôt foncée de bon augure. Au nez on devine un bourbon qui a du punch ainsi qu’une odeur légèrement boisée et sucrée. Je vous recommande de prendre une première dose sans chercher à déguster, juste histoire que votre bouche s’habitue à l’alcool. Gardez la gorgée suivante quelques secondes en bouche et avalez, vous sentirez un bouquet d’épices qui viendra enrichir et adoucir le goût et la puissance du bourbon.
Verdict ? Plutôt agréable mais rien de révolutionnaire non plus, pas de quoi me persuader de renoncer à mon bon vieux Jack Daniel’s Old n°7.

Pour ceux et celles qui me feraient l’insulte de me dire qu’il n’y a aucune différence entre le Jim Beam et le Jack Daniel’s voilà deux ou trois choses à savoir. Le Jim Beam est un mélange de céréales sur une base de 51% de maïs, après distillation il est vieilli dans des fûts de chênes noircis et fumés pendant 4 ans. Le Jack Daniel’s consiste à peu prés au même mélange de céréales mais sur une base de maïs à 80%, après distillation il est filtré à travers des colonnes de charbon d’érable (la marque de fabrique du Tennessee Whiskey), puis vieilli en fûts de chêne pendant 7 ans. Le plus simple c’est de goûter, vous verrez que ça n’a rien à voir… Après à chacun de voir où va sa préférence.

[BOUQUINS] Donato Carrisi – L’Ecorchée

D. Carrisi - L'EcorchéeJe peux me tromper mais il me semble que c’est la première fois que je vois une telle déferlante de nouveautés susceptibles de m’intéresser (et ce n’est pas fini au vu des sorties à venir). L’heureux élu, pour ordre d’arrivée dans mon Stock à Lire Numérique, est L’Ecorchée de Donato Carrisi.
Sept ans après l’affaire du Chuchoteur, Mila Vasquez a rejoint Les Limbes, le service des personnes disparues. Quand un homme, porté disparu depuis dix sept ans et fiché aux Limbes, refait surface et élimine froidement une famille, Mila Vasquez va devoir à nouveau se confronter à des scènes de crimes. D’autant que le lendemain un deuxième meutre, visiblement commis par une personne disparue, et toujours aussi violent est découvert. Quel est le lien entre ces deux affaires ? Pourquoi et comment ces disparus semblent revenir du nulle part pour se venger ?
D’ores et déjà j’ai décidé de faire abstraction du bandeau marketing qui annonce « la suite » du Chuchoteur ; certes on retrouve le personnage de Mila Vasquez mais dans une nouvelle enquête, le dossier Chuchoteur est bel et bien bouclé. Je ferai donc abstraction de toute comparaison avec Le Chuchoteur afin de juger ce thriller uniquement pour ce qu’il est et non pour ce qu’il aurait pu être. L’éditeur (Calmann-Levy) quant à lui semble au contraire vouloir jouer à fond sur cet aspect, les deux couvertures sont en effet assez proches, chacune présentant une tête de poupée qui pourraient avoir un petit air de famille.
Mila Vasquez est typiquement le genre de personnage littéraire que j’apprécie, un être tourmenté, incroyablement complexe, incapable de la moindre empathie elle carbure à la haine et c’est ce qui fait d’elle un flic hors pair. Pas franchement le genre de nana que vous aimeriez avoir à votre table pour partager un apéro, et pourtant l’auteur parvient à la rendre attachante, on n’a pas envie de la plaindre (elle même ne se plaint), juste de l’accepter comme elle est.
Outre Mila on retrouvera d’autres personnages déjà croisés dans Le Chuchoteur mais ils seront d’avantage tenus en arrière plan. L’autre personnage clé de l’histoire est Simon Berish, un flic paria (son seul ami est son chien, Hitch) spécialisé en anthropologie. A croire que l’auteur affectionne particulièrement les personnalités complexes…
Au niveau de l’intrigue il n’y a rien à redire : l’auteur nous prend aux tripes dès les premières pages et ne nous lâche plus avant le clap de fin. Les rebondissements ne manquent pas, le rythme est soutenu. L’ensemble est parfaitement maîtrisé, bien documenté (voir la note et les remerciements de l’auteur), tout est fait pour faire monter la sauce et veiller à ce qu’elle ne retombe jamais. Un thriller d’une remarquable efficacité (lu en trois jours, et encore le boulot m’a retardé sinon j’aurai pu le terminer en deux passages) avec toutefois un petit bémol, l’auteur utilise quelques ficelles déjà présentes dans Le Chuchoteur, du coup le final est une surprise en demie teinte.
Pour l’anecdote vous pourrez parcourir le bouquin en long, en large et en travers, vous ne trouverez aucun indice permettant de situer géographiquement l’histoire : pas de ville, de pays ni même de nom d’une force de police ou d’un journal qui pourrait nous mettre sur la voie. Même au niveau temporel on est dans le flou artistique, cette seconde enquête se déroule sept ans après l’affaire du Chuchoteur alors que le bouquin a été écrit seulement trois ans après ; en gros on a des intrigues plutôt contemporaines pouvant se dérouler n’importe où…
S’il n’est pas indispensable d’avoir lu Le Chuchoteur avant de se lancer dans ce roman, je dirai que c’est tout de même préférable afin de comprendre à quel point cette affaire a marqué Mila Vasquez. Par contre si vous lisez Le Chuchoteur après celui-ci vous perdrez la surprise de quelques révélations cruciales et franchement ce serait bien dommage… La grande question après cette lecture est de savoir si nous recroiserons le chemin de Mila Vasquez.
Je suppose que le tire français fait référence au personnage de Mila, écorchée aussi bien dans sa chair que dans son âme, toujours est-il que le titre original L’Hypothèse Du Mal, eut été plus approprié. Un simple détail qui ne devrait surtout pas vous dissuader de vous lancer dans ce thriller haut de gamme.

[TV News] House Of Cards

House of CardsAvant même de débarquer sur les écrans français, via Canal+, la série House Of Cards, montée par Beau Willimon pour Netflix, avait bénéficié d’un efficace battage marketing, reposant en partie sur quelques prestigieux réalisateurs et co-producteurs, tels que David Fincher et Joel Schumacher, mais aussi sur son interprète principal : Kevin Spacey ; tout ce qu’il faut pour créer le buzz.
Bien qu’ayant contribué à l’éléction du Président Walker (Michel Gill), Frank Underwood (Kevin Spacey), député et chef de file de la majorité, nob tient pas le poste de secrétaire d’état qui lui avait été promis. Sans jamais montrer sa déception, il va agir dans l’ombre pour se venger de ceux qui ont trahi leur promesse. Pour cela il se servira de Zoe Barnes (Kate Mara), une jeune journaliste ambitieuse, et de Peter Russo (Corey Stoll), un député à la vie privée dissolue et donc aisément manipulable. Tandis qu’il déplace ses pions, il pourra compter sur le soutien indéfectible de son épouse, Claire (Robin Wright), et de son fidèle bras droit, Doug Stamper (Michael Kelly).
Je vous rassure tout de suite pas besoin d’être un féru de politique américaine pour y comprendre quelque chose, si la toile de fond est incontestablement politique la série repose d’avantage sur les manipulations et magouilles diverses et variées de Frank Underwood pour arriver à ses fins. Il usera et abusera de ses pions, quand ceux ci lui seront devenus inutiles alors il n’hésitera pas à les sacrifier ; seuls Claire et Doug semblent trouver grâce à ses yeux. Kevin Spacey porte le rôle à merveille, Frank Underwood fera rapidement partie de ces salauds que l’on adore détester !
Ne vous attendez pas à une série bourrée d’action, pour ne pas risquer de foncer dans le mur ou de dévoiler son jeu Underwood doit avancer doucement. De fait la série impose d’office un rythme lent, grosso modo vous pouvez considérer que la première moitié de la saison voit les pièces et pièges se mettre en place, les véritables attaques seront lancées dans la seconde partie. Vu sous cet angle ça peut paraître soporifique mais pour ma part je ne me suis jamais ennuyé, Frank Underwood sait y faire pour retenir toute notre attention (s’adressant même parfois directement au spectateur).
A la base cette version US est l’adaptation d’une mini-série britannique, elle même adaptée du roman de Michael Dobbs. Le format US se décline en treize épisodes de 52 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. La grande question du moment serait plutôt de savoir si la série tirera sa révérence après cette saison 2 (ce qui était prévu à la base) ou jouera les prolongations (ce qui est le souhait de Netflix, à voir selon disponibilité des acteurs).