[BRD] Jeff Panacloc perd le contrôle !

Jeff Panacloc perd le contrôleC’est la première chronique que je consacre à un spectacle, c’est vous dire si celui-ci a dû me marquer. Pour être tout à fait franc je pense pouvoir affirmer que je ne me suis jamais autant marré devant un spectacle comique.
Jeff Panacloc est un jeune humoriste qui a osé le pari de remettre la ventriloquie au goût du jour. Oubliez tout ce que vous savez sur les spectacles de ventriloques, Jeff Panacloc a fait table rase du passé pour réinventer le genre. Pour se faire il donne de la voix à Jean-Marc, un singe roux qui ignore tout du politiquement correct, ses armes sont plutôt à chercher du côté de l’irrévérence, de la grossièreté avec un net penchant d’obsédé sexuel… Vu comme ça on pourrait penser à un truc genre pipi-caca et zizi-panpan mais croyez moi avec Jeff et Jean-Marc c’est beaucoup plus profond et surtout beaucoup plus travaillé. Le succès public a été quasi immédiat et ne s’est jamais démenti.
Outre son formidable talent de ventriloque, Jeff parvient littéralement à donner vie à sa marionnette, que ce soit par ses postures ou ses mimiques, Jean-Marc devient acteur à part entière ; au point que l’on a vraiment l’impression de regarder un véritable duo comique.
Dans son spectacle Jeff a beaucoup de mal à convaincre Jean-Marc de suivre la trame prévue, du coup ça part un peu dans tous les sens, selon le bon vouloir du singe…
Pendant près de 2 heures Jean-Marc flingue et dézingue à tout va, chacun en prend pour son grade, hommes politiques, de gauche comme de droite, et artistes en prennent plein la gueule. Pour notre plus grand plaisir ! On rit aux larmes !!!
Le public est aussi sollicité… et parfois rudoyé, mais sans réelle méchanceté. Jeff Panacloc lui même ne s’épargne pas, Jean-Marc prend un malin plaisir à se foutre de lui ou à le rabaisser.
J’ai découvert Jeff Panacloc l’an dernier via Youtube et j’ai tout de suite craqué pour cet humour dévastateur ; ce spectacle ne fait que me confirmer que monsieur est un grand artiste au talent incroyable. Franchement je ne peux que vous encourager à voir ce show, ça fait du bien par où ça passe ! Si par le plus grand des hasards, mais j’en doute, Jeff et Jean-Marc venaient se produire en Nouvelle-Calédonie, je ne raterai ça pour rien au monde. Même si je doute que Jeff lise un jour ces quelques lignes je voudrai tout de même le remercier pour ces deux heures de franche rigolade.
Si vous avez encore des doutes je vous invite à visiter le site officiel, qui propose notamment  de nombreuses vidéos mettant en scène Jeff et Jean-Marc.

[BOUQUINS] Céline Barré – Quel Pétrin !

C. Barré - Quel Pétrin !Au programme de cette chronique, une lecture faite à la demande de l’auteure, en l’occurrence Céline Barrè et son premier roman Quel Pétrin !.
A Tresville sur mer on attend beaucoup de la voie de contournement. Cette petite ville remplie d’énergumènes aux tempéraments bien marqués semble endormie sur ses lauriers. Menés tambour battant par Jocelyne, une boulangère entêtée, ils vont tenter de se souder afin de faire face à la pire organisation criminelle qui soit : l’Etat français ! (Présentation de l’auteure, sur le site du roman).
Avant d’aller plus loin je vous invite vivement à consulter le site sus-mentionné, vous découvrirez notamment à quel point l’accouchement de ce premier roman fut long et douloureux… Mais je tiens à rassurer Céline, ce parcours du combattant valait la peine, le bébé est adorable !
D’entrée de jeu le lecteur ne peut qu’être séduit par la plume de l’auteure, un style soigné sans être alambiqué, servi par une écriture pleine de ressources. Un régal pour les yeux et l’esprit !
Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, un style parfait au service d’une intrigue pourrie n’empêchera pas le naufrage (alors que le contraire peut parfois être vrai). Sauf que présentement l’intrigue est loin d’être pourrie, on vibre avec Tresville-sur-mer (cherchez pas c’est un lieu fictif… mais ça pourrait aussi bien être du côté de chez vous, ou même de chez moi), un bled paumé du Cotentin où l’on ne risque pas de s’ennuyer tant il s’en passe des choses (et pas des moindres).
Il faut bien avouer que les Tresvillois(es) sont plutôt hauts en couleurs et ont un caractère bien trempé. Les personnages sont soignés, ni tout blanc, ni tout noir, parfois attachants, parfois horripilants (même Jocelyne, notre vaillante boulangère). Avec eux l’ambiance est garantie, qu’elle soit joyeuse ou morose, au fil des événements qui rythment leur quotidien.
Ma chère Céline je vous demande par avance de m’excuser cette comparaison mais je serai tenté de vous placer au même niveau qu’un certain Gilles Legardinier. Vous nous offrez un condensé de bonne humeur qui fait chaud au coeur et à l’âme. Vous parvenez même, en l’espace de ces quelques pages à jouer sur divers registre de l’humour, passant allègrement du second degré à la satire sociale, du burlesque au vaudeville, abordant parfois même des sujets graves avec une bonne dose de légèreté afin de dédramatiser les choses. Quant au lecteur il alterne entre sourires et fous rires.
Je tiens préciser que j’ai rédigé cette chronique en totale impartialité. Si je me montre plus tolérant avec les auteurs auto-édités c’est uniquement sur les aspects techniques du roman (et surtout du fichier epub), en l’occurrence même là je ne trouve rien à redire…
Je terminerai cette chronique sur quatre mots : vivement la saison deux !

MON VERDICT
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[BRD] Les Minions

Les MinionsPetite pause cinéphile placée sous le signe de la bonne heure (assurée, avant même d’avoir vu le film) puisque en compagnie des Minions, un film réalisé par Pierre Cofin et Kyle Balda.
Les Minions ne demandent qu’une chose : se mettre au service des créatures les plus mauvaises qui soient. Quand ils se retrouvent à court de tyran à servir (un peu par leur faute aussi), ils sombrent dans le désespoir. Trois Minions, Kevin, Stuart et Bob, décident de partir à la recherche d’un nouveau maître, de préférence de la pire espèce…
L’existence des Minions nous a été révélée à travers l’excellent Moi, Moche Et Méchant mais ils existaient avant Gru, avant même l’apparition de l’homme. Comme ils ont su conquérir le coeur du public (sournoises ces bestioles), il était donc légitime qu’un film leur soit dédié afin d’en apprendre davantage sur leur Histoire.
Grosso modo je dirai que le film se divise en deux parties distinctes. Dans un premier temps on nous présente (trop) rapidement l’Histoire des Minions jusqu’au départ de nos trois héros pour leur quête du méchant ultime. L’occasion de séquences loufoques au cours desquelles les Minions multiplient les gaffes et les catastrophes. L’occasion aussi de franches rigolades, d’où une pointe de regret que ce soit si court, d’autant qu’il y avait encore de la matière à traiter.
La seconde partie nous amènera à New York, puis à Londres dans les sixties. Les Minions ont trouvé leur nouveau maître… ou plutôt maîtresse puisqu’il s’agit de la redoutable Scarlett Overkill. Reste à prouver leur valeur, et là c’est loin d’être gagné !
Kevin, Stuart et Bob ne déçoivent pas le spectateur, vos zygomatiques vont être mis à rude épreuve ! Un divertissement familial qu’il faudrait presque voir deux fois, une première fois pour le simple plaisir de se marrer et une seconde afin de relever les clins d’oeil glissés çà et là.
Même si le langage des Minions est quelque peu inintelligible (normal puisqu’il s’agit en fait d’un mix entre plusieurs langues) on les comprend sans le moindre mal par leur expression et leur attitude. Incroyable d’ailleurs que des personnages d’apparence aussi simple puisse restituer autant d’émotions !
Les autres personnages ne sont pas pour autant négligés, le couple Overkill mérite le détour et vous découvrirez que dans ses jeunes années la Reine d’Angleterre savait s’éclater !
Rien à redire non plus quant à la qualité de l’animation, c’est le même studio (Illumination Entertainment) que pour les deux volets de Moi, Moche Et Méchant, autant dire qu’ils maîtrisent le sujet et ils nous le prouve une fois de plus.
Au niveau box office le film, avec un budget de 74 millions, a été rentabilisé dès le premier weekend de sortie ; aujourd’hui il affiche un joli score qui approche les 1,2 milliards à l’international. Toutefois un second film n’est pas à l’ordre du jour, ce qui ne nous empêchera pas de retrouver les Minions en 2017 dans le troisième volet de Moi, Moche Et Méchant.

♥♥♥♥½

Coupe du Monde 2015 : le sacre des All Blacks !

La première demi-finale opposant la Nouvelle-Zélande à l’Afrique du Sud avait des allures de finale avant l’heure. Si le match a été âprement disputé et incertain jusqu’au coup de sifflet final, les All Blacks n’ont pas vraiment donné le meilleur de leur jeu, ils ont accumulé les erreurs écopant de 6 pénalités (soit les 18 points inscrits par les Springboks). La NZ s’imposera tout de même 20 à 18 grâce à deux essais transformés.
Face à l’Argentine l’Australie aura eu la partie plus facile même si les Pumas ont opposé une défense vaillante. L’expérience des Wallabies fera la différence, ils s’imposeront 29 à 15.

Samedi matin (7h00) le match pour la troisième place opposait donc l’Afrique du Sud à l’Argentine. Les deux équipes ont assuré le show en ne concédant rien face à l’adversaire. Là encore l’expérience jouait en défaveur des argentins qui s’inclineront sur le score de 24 à 13. La troisième place revient donc de fait à l’Afrique du Sud.

All Blacks

Ce matin réveil aux aurores (3h00) pour une finale au sommet entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. La première mi-temps aura largement été en faveur des All Blacks, notamment grâce à un essai marqué (et transformé) dans les dernières minutes du temps réglementaire. A la reprise les Blacks enfonceront le clou avec un second essai transformé. Les Wallabies ne baisseront pas les bras pour autant, ils réussiront même à inscrire deux essais transformés, collant ainsi au score de leur adversaire. Les All Blacks affirmeront leur suprématie grâce a un superbe drop de Dan Carter et un ultime essai transformé. La Nouvelle-Zélande remporte ainsi son troisième titre mondial.

Pour la petite histoire je voudrais préciser que la coupe du monde de rugby est une compétition relativement jeune, la première édition date en effet de 1987.
Cette victoire des All Blacks est historique à plus d’un titre. C’est en effet la première fois que la Nouvelle-Zélande remporte la compétition alors qu’elle est organisée dans l’hémisphère nord. Les All Blacks sont les premiers à remporter deux titres mondiaux consécutifs. Enfin la Nouvelle-Zélande est la première équipe à inscrire trois titres mondiaux à son palmarès.

[BOUQUINS] Sandrone Dazieri – Tu Tueras Le Père

S. Dazieri - Tu Tueras Le PèreUne lecture inspirée par la blogosphère, à force de lire des éloges sur Tu Tueras Le Père de Sandrone Dazieri, il fallait bien que je me forge ma propre opinion.
Une femme décapitée, un petit garçon porté disparu ; pour la police il ne fait aucun doute que le coupable est le père, d’autant que des preuves l’accablent. Le commissaire Rovere demande toutefois à son bras droit, Colomba Caselli, de mener sa propre enquête parallèle bien qu’elle soit encore, officiellement, en disponibilité. Pour la seconder, Rovere l’oriente vers Dante Torre, un enquêteur privé qui fut séquestré pendant des années durant son enfance. Rapidement Dante est convaincu que l’enfant est victime du Père, l’homme qui l’a privé de son enfance. Reste à convaincre Colomba et à trouver des preuves…
Adepte de thrillers depuis de nombreuses années j’ai tendance à me la jouer blasé en matière de tueurs en série. Je ne prétendrais certes pas avoir tout lu sur le sujet, ce serait horriblement prétentieux et complètement faux ; disons plutôt que la plupart des intrigues obéissent plus au moins aux mêmes règles fondatrices et suivent un même fil rouge. La plupart oui, mais pas toutes ! Certains romans créent la surprise en revisitant totalement le genre, Tu Tueras Le Père est de ceux là ! Il fait table rase de toutes les ficelles connues pour imposer sa propre structure et son propre rythme.
Déjà l’auteur nous propose un duo d’enquêteurs pour le moins atypique. Dans le coin droit, Colomba Caselli. Commissaire à la brigade mobile (l’équivalent italien de la brigade criminelle en France), en disponibilité suite à ce qu’elle appelle le « Grand Désastre », un drame personnel qui ne l’a pas laissée indemne. Une enquêtrice brillante en proie au doute quant à son avenir professionnel… et personnel.
Dans le coin gauche, Dante Torre. Il a passé onze ans séquestré par Le Père. Aujourd’hui totalement inadapté socialement parlant et bourré de phobies. Doté d’une logique implacable, doublée d’un redoutable sens de l’observation et d’un incroyable don de déduction. Il reste persuadé que Le Père est encore en vie contrairement aux conclusions de l’enquête de police.
Au centre, face aux enquêteurs livrés à eux mêmes, Le Père. Au fil de l’intrigue on se demande s’il s’agit d’un individu unique, d’une organisation criminelle ou tout simplement le fruit de l’imagination de Dante. Par bien des aspects il me fait penser au personnage de Keyser Söze dans le film Usual Suspects.
L’intrigue est d’une efficacité sans faille, elle se densifie et se complexifie au fil des chapitres sans jamais être embrouillée. Les pistes, fausses et bonnes, se multiplient et jouent avec les nerfs du lecteur. Sandrone Dazieri, non content de jouer avec nos nerfs, nous vrille en plus les tripes.
Un roman coup de coeur, c’est certain. Coup de poing, incontestablement. Une véritable révélation littéraire de cette année 2015.

MON VERDICT
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[BRD] Jurassic World

Jurassic WorldNouvelle escapade cinéphile en compagnie de Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow.
Zach (Nick Robinson) et Gray (Ty Simpkins) Mitchell sont envoyés par leurs parents au parc Jurassic World où ils doivent être placés sous la responsabilité de leur tante, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), qui gère le parc. Peu après leur arrivée, alors que les deux enfants visitent le parc, l’Indominus Rex, un dinosaure créé par les scientifique du parc, s’échappe de son enclos. Claire fait appel à Owen Grady (Chris Pratt) afin de l’aider à retrouver les enfants…
Colin Trevorrow succède donc à Steven Spielberg (Jurassic Park et Le Monde Perdu) et Joe Johnston (Jurassic Park III) pour signer ce quatrième volet de la saga jurassique inspirée du roman de Michael Crichton. Non seulement il doit faire oublier un troisième film très quelconque mais en plus de cela il lui faut relancer la machine pour une possible nouvelle trilogie.
L’intrigue du film se situe 20 ans après le premier film en faisant abstraction de ses suites, on remarque çà et là quelques clins d’oeil à Jurassic Park. Contrairement à son aîné l’histoire se déroule dans un parc d’attraction totalement fonctionnel, une véritable machine à fric bien huilée… ou presque ! Sinon ça ne serait pas marrant.
Je craignais un arrière goût de déjà-vu étant donné que le scénario est assez proche que celui du premier film, finalement j’ai été agréablement surpris (pour ne pas dire bluffé). Le scénario nous réserve quelques surprises bien trouvées. Si le deal était de faire du neuf avec du vieux alors il est remporté haut la main.
Visuellement c’est un sans faute, les effets spéciaux, signés ILM, sont à couper le souffle. Les dinosaures sont bluffants de réalisme… Et le moins que l’on puisse dire c’est que le cheptel est vaste et occupe tous les milieux (terrestre, aquatique et aérien).
Au chapitre des bestioles justement on retrouve avec plaisir nos « chers » Velociraptors que Owen Grady essaye tant bien que mal de dresser. Le T-Rex fait une apparition tardive mais remarquée. Mais la véritable star reste l’Indominus Rex, une combinaison génétique, entre autres, du T-Rex et du Raptor… une bestiole pleine de (mauvaises) surprises pour ses chasseurs et ses victimes.
Comme dans Jurassic Park on retrouve un mix savamment dosé d’action et d’humour. Aucun doute, Jurassic World joue clairement la carte du divertissement haut de gamme. Et là encore le pari est gagné !
A noter la présence au casting de Omar Sy, avec une présence et un rôle bien plus important que ce dont il avait eu le droit dans X-Men (des miettes).
Quid de la suite ? Je vous donnerai juste deux chiffres qui devraient répondre à la question, 150 millions et 1,7 milliards (le tout en dollars US) ; respectivement le budget et le box office mondial du film. RdV en 2018 pour un second volet.

♥♥♥♥

[BRD] Pixels

pixelsNous nous sommes offert une petite pause cinéphile placée sous le signe à la fois du rire, de l’action et de la science-fiction ; le résultat de ce cocktail s’appelle Pixels, réalisé par Chris Colombus.
Au cours des championnats du monde des jeux vidéos de 1982, un enregistrement de la compétition est envoyé dans l’espace. Trente ans plus tard, une civilisation extra-terrestre a bien reçu le message mais l’interprète comme une déclaration de guerre. Elle décide alors d’utiliser les personnages de ces jeux comme des armes de guerre contre les humains…
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Quoi que pour être plus juste je devrai dire les moins de 40 ans. Un temps où pour jouer à des jeux électroniques il fallait se rendre dans des salles d’arcade et se frotter à des machines appelées Pac-Man, Donkey Kong, Centipede… Des graphismes sommaires, des bruitages qui donnaient envie de devenir sourd, et des méchants dont les mouvements obéissaient à des cycles réguliers préprogrammés (au fil des niveaux seule la vitesse allait en augmentant). Nostalgieee !
En fait non, pas vraiment, je n’ai jamais été un grand fan des bornes d’arcade et même ultérieurement des jeux d’arcade en général. Je préfère de loin me frotter à un jeu de rôles… Mais j’ai connu ces temps lointains, na !
Vous l’aurez compris ces charmantes bestioles pixelisées vont venir foutre la zone dans notre monde contemporain… Toutefois leurs mouvements resteront fidèles au jeu d’origine. Franchement quel fun de voir Pac-Man déambuler dans les rues de New-York en détruisant tout sur son passage !
Pour faire face à ces adversaires, une poignée de geek de l’époque (alors que le mot n’était pas encore aussi implanté dans la culture populaire que aujourd’hui). Aux commandes Will Cooper (Kevin James), président des Etats-Unis pas franchement populaire (et encore moins crédible) au moment de l’attaque (ça vous rappelle pas un certain Bush Jr ?), Sam Brenner (Adam Sandler), un crack du jeu vidéo devenu installateur de matériel électronique, Ludlow Lamonsoff (Josh Gad), fervent adepte de la théorie du complot et Eddie Plant (Peter Dinklage… toujours aussi excellent comme acteur), le champion 1982 qui croupit en prison pour diverses escroqueries… Autant dire qu’ils auront du mal à imposer leur point de vue face à l’Etat Major ! Mais heureusement ils pourront compter sur le soutien de leur pote président et du Lieutenant-Colonel Violet Van Patten (Michelle Monaghan).
Un sympathique clin d’oeil aux eighties servi par des effets spéciaux réussis. Même si le film ne restera certainement pas dans les annales du cinéma on passe un agréable moment qui détend les zygomatiques. C’est exactement ce à quoi je m’attendais, un divertissement réussi.

♥♥♥½

[BOUQUINS] Bernard Werber – Le Sixième Sommeil

B. Werber - Le Sixième SommeilEncore un incontournable de cette rentrée littéraire 2015 au programme avec Le Sixième Sommeil, le dernier roman de Bernard Werber. Un titre one-shot pour changer (le précédent était Le Miroir De Cassandre et il date déjà de 2009).
Quand Caroline Klein, scientifique avant-gardiste spécialisée dans le sommeil, disparaît du jour au lendemain, son fils, Jacques, cherche à comprendre le pourquoi du comment. Une partie des réponses à ses questions se trouvent dans le sommeil et plus particulièrement dans le monde des rêves…
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que bon nombre d’écrivains français ont un incroyable talent qui n’a rien a envier à celui de leurs confrères d’outre-Atlantique ou d’outre-Manche. En matière d’imagination et d’imaginaire je place toutefois Bernard Werber sur le haut du podium, il a le don formidable de combiner des éléments du monde réel avec de la pure fiction, le tout sur fond de vulgarisation scientifique. Une fois de plus le résultat fait mouche, non seulement on se régale de l’intrigue imaginée par l’auteur, mais en plus on s’instruit en s’amusant. Il donne ainsi tout son sens au terme science-fiction.
J’ai ainsi appris un paquet de trucs sur le sommeil, au lieu de m’endormir ça a éveillé ma curiosité et du coup j’ai creusé la question sur Internet… c’est ça le second effet Werber ! Au risque d’enfoncer une porte ouverte je trouve hallucinant de chercher à dompter l’espace alors que notre propre cerveau est un territoire encore méconnu et un formidable outil sous exploité par la quasi totalité de l’espèce humaine.
J’ai aussi voyagé en Malaisie à la découverte des surprenants Sénoïs (avec là encore un habile mélange entre la réalité et la légende). Un voyage marqué par les ravages environnementaux liés à la culture intensive des palmiers à huile, mais aussi par la corruption qui touche tous les niveaux de l’administration et du pouvoir et les travers de l’industrie touristique à outrance.
L’intrigue est captivante, là encore aucun risque d’endormissement, de nombreuses surprises sont au rendez-vous, ponctuées çà et là par quelques touches d’humour et juste ce qu’il faut d’émotion. Le bouquin se lit avec fluidité, on un bon potentiel de page-turner.
Les personnages sont richement travaillés avec un tas de personnalités différentes. Mention spéciale à Franckie, un ancien légionnaire reconverti en reporter freelance depuis qu’il est devenu cataleptique. L’auteur nous offre même un sympathique clin d’oeil à ses confrères de la Ligue de l’Imaginaire, on croise en effet un certain Dr Eric Giacometti et un privé nommé Franck Thilliez.
Un roman à la hauteur de ce que j’attendais et espérais de Bernard Werber. Généralement je ne prête que peu d’attention à la couverture des bouquins (plus encore depuis que je suis passé au numérique) mais je trouve celle-ci très belle.

J’aimerai apprendre à dompter mon sommeil comme le fait Jacques Klein, ne serait-ce que les cinq cycles avérés… pour le sixième on verra plus tard, les conditions d’accès ne me semblent pas encore idéales.

MON VERDICT
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[BOUQUINS] S. Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 1

Un bouquin découvert à la demande de son auteure qui souhaitait avoir un avis masculin sur sa prose, c’est avec plaisir que j’ai accepté de me prêter au jeu. Publicité Pour Adultes de S. Greem nous invite à découvrir les dessous d’une agence de pub branchée de la capitale.
Ian Riley, jeune cadre formaté par des années d’expérience dans le rigoureux secteur bancaire, accepte le poste de DRH au sein d’une prestigieuse agence de pub parisienne. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à lui, un monde aux moeurs dissolues. S’il veut découvrir tous les rouages de l’agence, Ian va devoir s’adapter à son nouvel environnement…
Au cas où vous auriez encore un doute il s’agit bien de littérature pour adultes, à chacun ensuite de choisir entre érotisme et pornographie, la frontière est aussi mince que non objective à mon goût. Par contre je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une simple succession de scènes de cul diverses et variées, l’intrigue se construit autour d’un réel scénario dans lequel les relations (et je ne parle pas uniquement des enfilades et enculades) entre les différents personnages tiennent une place de premier choix.
L’auteure a prévu d’en faire une trilogie, chaque tome se découpant en trois épisodes (une trilogie en neuf morceaux donc). Sachez toutefois que le tome 1 (regroupant donc les 3 premiers épisodes) existe aussi en version papier (470 pages).

Episode 1.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E1Ce premier volet fait donc office de mise en bouche (sans mauvais jeu de mots) qui nous ouvre les portes de l’agence Russell & Buzz et nous fait découvrir les différents protagonistes de l’histoire.
Quelques mots sur les autres protagonistes. En commençant par Emy Weaver, la responsable de l’agence qui passe plus de temps à se faire baiser qu’à faire vraiment tourner l’agence. Les « oursons en peluche« , Jérôme, Shirley, Patrick, Gabriel et Marco (pour ne citer qu’eux), adeptes des fiestas nocturnes où tous les abus sont permis. Et enfin, Terry, jeune et séduisante stagiaire qui garde ses distances avec les virées de ses collègues.
En dehors de l’agence l’entourage de Ian se compose exclusivement de Paul, son meilleur ami malgré leurs personnalités diamétralement opposées.
C’est bien écrit, agréable à lire. A peine ce volume refermé (après 7 chapitres et l’équivalent papier de 163 pages) que l’on a envie de se ruer sur la suite (c’est d’ailleurs ce que je vais faire) afin de suivre l’évolution des personnages (surtout celle de Ian… jusqu’où ira-t-il ? et en sortira-t-il indemne ?).
D’ores et déjà je peux affirmer que je ne regarderai plus jamais les ours en peluche de la même façon… S. Greem leur a volé leur douce innocence. Pour notre plus grand plaisir !

Episode 2.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E2Cette suite regroupe les chapitres 8 à 12 (soit l’équivalent papier de 249 pages).
Les relations entre les personnages se précisent, l’intrigue prend une nouvelle dimension, plus strictement économique. Bref tout est fait pour que le lecteur ne se sente jamais dans la routine. Et ça fonctionne à merveille !
Ian essaye de combiner au mieux sa relation naissante avec Terry (qui refuse toujours de se mêler aux virées drogues / sexe / beuveries de ses collègues) et ces fameuse virées lors desquelles il s’autorise tous les excès. Un cocktail qui peut se révéler explosif s’il est mal maîtrisé
En parallèle il découvre aussi que l’on ne lui a pas dit toute la vérité quant aux conditions de son embauche et ses missions. La situation de l’agence n’est pas aussi brillante que sa façade le laisse supposer, tout comme les conditions de travail… ce qui n’est pas sans répercussions sur les choix des oursons. Bienvenue dans la réalité et son lot de désillusions !
La mise en bouche étant avalée il est temps de passer au plat de résistance. Les virées du premier épisode étaient déjà bien relevées, mais à côté de ce que Ian va découvrir au fil des pages c’était du petit lait ! Qu’il est loin le jeune DRH coincé et timide ! Le nouveau Ian s’avère être un excellent élève dans son apprentissage de la débauche. Et ce n’est pas nous, lecteurs, qui allons nous en plaindre.
Les scènes érotiques (et plus si affinités) sont parfaitement intégrées à l’intrigue, on fini même par s’habituer à la démesure. Une suite qui confirme la bonne impression laissée par le premier épisode. Inutile donc de préciser (trop tard, je suis en train de le faire, que je vais illico enchaîner sur le troisième épisode.

Episode 3.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E3Cet ultime épisode clôt le tome 1 de la trilogie avec les chapitres 13 à 18 (soit l’équivalent papier de 169 pages).
Ce troisième épisode est moins « déluré » que les précédents, après l’insouciance festive c’est l’heure de la douche froide pour les oursons en peluche. Face à la situation catastrophique de l’agence, ils vont devoir s’adapter… tant pis si leur réponse n’est pas très légale ! Ils pourront toujours compter sur le soutien de Ian. Même si lui aussi est confronté à l’incompétence flagrante de sa hiérarchie et à dilemme personnel qui pourrait bien mettre en péril sa relation avec Terry.
Un tome qui se concentre sur l’aspect professionnel de la vie de l’agence. Une immersion dans le réel qui donne une autre dimension à l’intrigue.
Le temps d’un chapitre on fait aussi connaissance avec les parents (divorcés) de Ian, des gens aisés qui vivent à Zurich. Ian est nettement plus proche de sa mère que de son père, il faut dire aussi que c’est lui qui les a abandonné pour aller se faire astiquer le goupillon ailleurs.
Du fait de la situation du couple, Terry est assez peu présente dans cet épisode… mais elle est omniprésente dans l’esprit de Ian. On découvre d’ailleurs que elle non plus n’a pas été totalement honnête avec Ian, mais je ne dévoilerai pas son secret.
Le lecteur aura lui aussi le droit à une douche froide, le dernier chapitre nous laisse en état de KO technique. Vite, vite, la suite !

L’auteure, Sara Greem, est elle même issue du milieu de la pub ; si elle avoue ne pas s’être inspiré de sa propre expérience pour écrire son roman, elle affirme que de telles situations existent bel et bien dans le milieu. A vrai dire cela ne me surprend guère, pour se faire une place dans le monde du travail il vaut mieux être un ourson qu’un Bisounours.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce bouquin, son intrigue est tellement bien ficelé que j’en ai oublié que je lisais un récit érotique. Ceci dit ça reste un livre à ne pas mettre entre toutes les mains… ce n’est pas Oui-Oui au bureau !
J’attends avec impatience de découvrir le tome 2.

MON VERDICT
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Coupe de Monde de rugby 2015

Je ne vous ai pas encore parlé de la Coupe du Monde de rugby qui se déroule actuellement à Londres. Ce n’est par manque d’engouement mais plutôt du fait du décalage horaire. J’ai suivi au jour le jour tous les résultats mais sur l’ensemble des matches du premier tour je n’ai dû en voir que deux en direct, et trois ou quatre en différé.
RWC2015
Un premier tour riche en surprises. La première intervenant dès le deux jour de la compétition avec une défaite de l’Afrique du Sud face au Japon (32-34). Un démarrage raté qui n’empêchera pas l’Afrique du Sud de finir en tête de son groupe avec 16 points (l’Ecosse se classera en seconde position avec 14 points).
La plus grosse surprise viendra de l’Angleterre qui sera éliminée de son groupe après une courte défaite contre le Pays de Galles (25-28) et une branlée infligée par l’Australie (13-33). Se qualifieront pour les quarts l’Australie (17 points) et le Pays de Galles (13 points).
La Nouvelle-Zélande confirme sa suprématie dans son groupe en réalisant un sans faute qui leur vaudra la première place avec 19 points. L’Argentine se classera en seconde position avec 15 points).
Et la France dans tout ça ? Les Bleus ont remporté leurs trois premiers matches (Italie, Roumanie et Canada) mais sans pour autant convaincre les supporters. La première place du groupe se jouait face à l’Irlande… avec comme sanction pour le perdant une quart de finale contre les All Blacks. Et la France s’inclinera (9-24) pour finir en seconde position avec 14 points, derrière l’Irlande qui affiche 18 points au compteur.

Des quarts de finale c’est justement le seul match que j’ai suivi en direct. Pour découvrir une équipe de France complètement dépassée par des All Blacks qui ont déployé un jeu magnifique (certes facilité par l’absence totale de capacités offensives et défensives des Bleus). La Nouvelle-Zélande s’impose logiquement sur le score sans appel de 62 à 13… Et les Bleus rentrent à la maison la queue entre les pattes.
A l’heure où j’écris ce post j’ai suivi en différé le premier quart opposant l’Afrique du Sud au Pays de Galles. Un match âprement disputé qui se soldera par une victoire à l’arrache des Springboks (23-19).
De la seconde journée des quarts je n’ai encore vu aucun des deux matches joués. En toute logique l’Argentine s’est imposée face à l’Irlande sur un score de 20 à 43. Le second match opposant l’Australie à l’Ecosse ; les Wallabies s’imposeront d’une courte tête (35-34) grâce à une pénalité obtenue à la dernière minute de jeu.

Les demi-finales seront donc 100% sudistes avec à l’affiche un Afrique du Sud / Nouvelle-Zélande qui devrait être digne d’un match de finale. La seconde rencontre opposera l’Argentine à l’Australie. C’est la première fois depuis 1987, date de la première Coupe du Monde de rugby, qu’aucune équipe de l’hémisphère nord n’est présente en phase finale.
Faites vos jeux pour la suite… Perso je vois une finale Nouvelle-Zélande / Australie avec un premier titre mondial remporté par les All Blacks dans un pays organisateur de l’hémisphère nord.