[BRD] 007 Spectre

jbspecUne pause cinéphile en compagnie de James Bond est généralement gage d’un bon divertissement, d’autant qu’après le très bon Skyfall, le duo composé de Sam Mendes aux commandes et Daniel Craig dans le rôle titre était attendu au tournant. 007 Spectre est le vingt quatrième film de la franchise et permet à Daniel Craig d’endosser pour la quatrième fois le rôle du plus célèbre des espions.
Bien que le MI6 ait décidé de dissoudre la cellule double zéro, James Bond poursuit en électron libre sa mission. Mission qui ne tarde pas à le mettre sur la piste d’une puissante organisation criminelle : SPECTRE, dirigée par Franz Oberhauser (Christoph Waltz)…
Le divertissement est bel au bien au rendez-vous avec un rythme des plus soutenu, de l’action, de l’humour et les inévitables courses poursuites à bord de voitures de rêve… mais il manque un soupçon de je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment. du coup au lieu d’un WAOW enthousiaste, on quitte le film sur un HMOUAIS mitigé. Peut être étions nous trop exigeants après le sublime Skyfall
Attention je ne dis pas que le film est un ratage complet, on a même le droit à quelques séquences qui resteront dans les annales de la saga James Bond. La séquence d’ouverture au Mexique est tout simplement géniale. L’explosion du repaire de SPECTRE dans le désert est grandiose, elle figure d’ailleurs au Guiness Book of Records comme étant la plus grande explosion jamais réalisée au cinéma. Mais il n’empêche que globalement l’ensemble manque de vraisemblance (je ne parle pas de crédibilité, je suis bien conscient qu’on est dans une fiction à grand spectacle). Peut être étais-je dans un mauvais état d’esprit mais même Daniel Craig ne m’a pas totalement convaincu dans son interprétation de 007 (dans les trois films précédents j’ai trouvé qu’il incarnait un excellent James Bond).
Terminons par la touche charme, l’agent Zero-Zero-Sex accroche deux nouvelles conquêtes à son impressionnant palmarès de coucheries. A 51 ans Monica Bellucci devient la plus âgée des James Bond girls à avoir fait des galipettes avec Bond. Lui succédera, dans le film, Léa Seydoux (30 ans) ; pour la petite histoire elle est la septième actrice française à succomber aux charmes de 007.
La saga étant toujours bankable (880 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de 245 millions) nul doute que nous retrouverons rapidement James Bond sur nos écrans. Selon toute vraisemblance, et contrairement à ce que laisse supposer la fin de Spectre, c’est de nouveau Daniel Craig qui devrait incarner l’agent 007.

♥♥♥½

[BOUQUINS] Martin Rouz – Qu’Importe La Hauteur Du Saut…

M. Rouz - Qu'importe la hauteur du saut...Au menu du jour un titre auto-édité, lu et chroniqué à la demande de son auteur. De fait avant de commencer je tiens à remercier Martin Rouz pour la confiance qu’il a placé en moi en me confiant son bébé, Qu’Importe La Hauteur Du Saut (Pourvu Que Le Parachute S’Ouvre).
Yohann est informaticien au sein d’un grand groupe de BTP, son quotidien se voit bouleversé lorsqu’il croise Christine, l’épouse du PDG, homme d’affaire sans scrupules et proche de l’Elysée. Au même moment, Marion, son ex avec qui il vient de renouer, journaliste de renom, enquête sur une prétendue attaque terroriste contre l’ambassade de France à Tripoli…
Chers concitoyens et concitoyennes, vous le savez peut être déjà mais la France n’est pas le pays des Bisounours. Nos politiciens, de tout bord, ne sont pas d’innocents chérubins bienveillants se souciant avant de protéger l’intérêt des français. Trop souvent le pouvoir politique et le pouvoir économique sont, soit entre les mêmes mains, soit très étroitement liés… Bref, il y a quelque chose de pourri au Royaume de France, je ne vous apprends rien !
Bienvenue dans les coulisses du pouvoir et du CAC40 ! Un monde merveilleux où cohabitent politiciens corrompus et hommes d’affaires véreux. Chantages, magouilles, comptes off-shore, escroqueries, menaces et mensonges sont les outils de travail de ces braves gens. Au pire, quand la vérité menace d’éclater au grand jour, on fait appel à d’ex-barbouzes reconverties dans la sécurité privée histoire de faire le ménage. Si après quelques paires de baffes bien senties l’indésirable ne se décide pas à rentrer dans les rangs alors on lui offre une sortie façon regrettable accident… Et sincères condoléances à la famille !
Meuh non j’déconne, on est en plein délire complotiste… Certes ce roman est une fiction et ne se revendique pas autrement soit dit en passant. Mais si vous pensez réellement que la République a les mains propres alors c’est que vous des peaux de saucisson plein les yeux… ou que vous êtes un incorrigible Bisounours (celui avec les coeurs sur le poitrail).
Pour son premier roman Martin Rouz (voir son site officiel) nous offre une intrigue qui mixe habilement les ingrédients des romans policier, d’espionnage économique (et plus si affinités), de complot politique. Et même un soupçon de romance. Un cocktail explosif qui se lit tout seul, l’auteur ne nous impose pas de gymnastique stylistique afin de pas nuire au rythme de son récit. Les descriptions sont sommaires mais suffisantes pour se mettre dans le bain, la priorité est donnée aux dialogues pour rendre l’ensemble plus « vivant ».
Les personnages de Yohann et Marion sont bien travaillés, des personnalités diamétralement opposées, tout autant que leurs méthodes d’investigations, mais deux individus complémentaires. Les (nombreux) personages secondaires ne sont pas laissés pour compte, tous ont bénéficié d’un traitement similaire visant à leur créer leur propre personnalité.
Même si l’on peut relever çà et là quelques invraisemblances l’intrigue reste fluide, il manque peut être un soupçon de tension nerveuse (à moins que je ne sois blasé par mes habitudes de lecture). Il n’en reste pas moins que l’auteur a réussi son pari, son roman mérite amplement de trouver une place dans les rayonnages de vos libraires.

MON VERDICT
jd3d

Dédicace spéciale Bisounours
binours

[BOUQUINS] Shannon Kirk – Méthode 15-33

S. Kirk - Méthode 15-33Il est des bouquins pour lesquels j’ai un coup de foudre immédiat, une envie de les lire qui s’impose comme une évidence. Méthode 15-33 de Shannon Kirk appartient à cette catégorie, à peine le pitch parcouru que je me suis dit : « celui là il est pour moi ». Restait à savoir si la ramage serait à la hauteur du plumage…
Une jeune fille de 17 ans, enceinte de sept mois, est enlevée puis séquestrée par des hommes qui veulent lui prendre son bébé. Les ravisseurs ignorent que leur victime n’a aucunement l’intention de se laisser faire ; elle va traiter son enlèvement comme un problème scientifique et tout mettre en oeuvre pour les sauver, elle et son bébé…
Une énième histoire de kidnapping, c’est du lu et relu me direz vous, même du point de vue de la victime. Et bien non ! Shannon Kirk nous prouve avec brio que l’on peut encore faire du neuf avec du vieux, que les règles du genre peuvent être étirées, triturées et restructurées pour nous offrir une intrigue 100% originale.
Certes l’intrigue est narrée à la première personne, du point de vue de la victime. Sauf que ladite victime n’est pas une gamine terrorisée et soumise, mais une véritable surdouée dotée d’un brillant esprit scientifique et analytique. Et surtout capable de fermer les portes à toutes ses émotions afin de traiter sa situation avec juste ce qu’il faut de détachement pour préparer un plan implacable.
J’ai adoré ce manque total d’empathie du personnage principal ; la froideur de ses analyses et de ses réactions sont un véritable un régal à lire. Je brûlais d’impatience de découvrir le traitement (la fameuse méthode 15-33) qu’elle réservait à ses ravisseurs.
Cerise sur le gâteau, l’auteure nous offre un second axe narratif. Toujours écrit à la première personne mais cette fois à travers le personnage de Roger Liu, un agent du FBI qui enquête sur la disparition d’une adolescente avec sa partenaire, Lola. Un duo d’enquêteurs hors norme qui mérite aussi le détour.
Pour son premier roman, l’auteure propose une intrigue hautement addictive qui ne manquera pas de jouer avec vos nerfs (forcément les choses ne se passeront pas exactement comme prévu… sinon ça ne serait pas marrant). Un récit totalement maîtrisé, de la première à la dernière ligne. Je m’attendais à du lourd, j’ai eu du très lourd. Sans la moindre hésitation je lui attribue un coup de coeur.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

[BOUQUINS] Claire Favan – Serre-Moi Fort

C. Favan - Serre-moi fortJe poursuis mon petit bonhomme de chemin en compagnie de la Bête Noire, l’occasion pour moi de découvrir l’univers littéraire de Claire Favan, son dernier roman, Serre-Moi Fort est en effet le cinquième titre de la collection.
Août 1994. Nick Hoffman, un adolescent discret, est livré à lui même, complètement délaissé par ses parents depuis que sa soeur a mystérieusement disparu. Mai 2014. Un charnier a été découvert dans une grotte en Alabama, le lieutenant Adam Gibson est chargé de l’enquête…
Quel lien entre ces deux intrigues me direz-vous ? Et bien ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question. Ce que je peux vous dire par contre c’est que le bouquin se divise en trois parties. La première partie se déroule donc en 1994, du point de vue de Nick Hoffman. La seconde partie nous plonge en 2014, du point de vue d’Adam Gibson. Et la troisième partie alors ? Elle se déroule en 2015 et fait le lien entre les deux précédentes.
Claire Favan nous offre un thriller qui vous prend aux tripes dès les premières pages, elle ne ménagera ni vos nerfs, ni votre palpitant au fil des chapitres. Une écriture sans concession mise au service d’une intrigue implacable, insoutenable parfois, mais c’est pour la bonne cause. Noir c’est noir… Il n’y a plus d’espoir !
Si le roman ne vous laisse guère le temps de souffler tant il est hautement addictif, l’auteure laisse aussi la part belle à la psychologie de ses personnages. La dernière partie est à ce titre un duel psychologique d’une rare intensité. Là encore cet aspect du récit est totalement maîtrisé.
Avec ce titre La Bête Noire renoue avec le thriller très haut de gamme, j’ai retrouvé les mêmes sensations malsaines que lorsque je lisais Tu Tueras Le Père de Sandrone Dazieri. Même punition : un doublé coup de coeur, coup de poing !
Vous l’aurez sans doute deviné au vu de mon enthousiasme, ce bouquin m’a aussi donné envie de prolonger ma découverte de l’univers littéraire de Claire Favan, si tous ces bouquins sont bons ça promet de longues heures de lecture… et de stress !

MON VERDICT
jd5Coup double

[BOUQUINS] Marc Levy – L’Horizon A L’Envers

M. Levy - L'horizon à l'enversFidèle (totalement assumé) de la première heure, il m’était impossible de ne pas me ruer sur le dernier Marc Levy, L’Horizon A L’Envers.
Hope, étudiante en neuroscience rencontre Josh et Luke, deux étudiants dans la même matière, sur le campus. Le courant passe tout de suite entre les trois jeunes gens. Tant et si bien que Josh et Luke finissent par avouer à leur nouvelle amie qu’ils travaillent, en contrepartie du financement de leur études, pour une grosse structure de recherche scientifique privée. D’abord réticente Hope se laisse convaincre de les rejoindre sur un projet particulièrement ambitieux…
A la fermeture de ce bouquin un seul mot m’est venu à la bouche : Enfin ! Pas dans le sens enfin c’est fini, ce fut un calvaire à lire. Mon enfin m’est venu pour deux raisons. D’abord dans le sens enfin Marc Levy nous revient avec un très grand cru (ces derniers titres étaient agréables mais pas transcendants), digne de figurer dans son top 5. Ensuite parce qu’enfin j’ai eu mon premier vrai coup de coeur de l’année 2016.
J’ai pourtant eu un instant de flottement. Totalement emballé par la première partie, j’ai senti que le soufflé menaçait de s’effondrer avec la seconde partie, mais rapidement l’auteur relance sa mécanique implacable et le coup de coeur revient au galop. Rien de vraiment imprévisible dans le dénouement mais c’est bien amené, du coup ça passe comme une lettre à la poste.
L’intrigue s’articule autour de thèmes chers à l’auteur, l’amitié, l’amour, les relations familiales mais elle aborde aussi des sujets plus « sérieux », voire philosophique, du genre jusqu’où peut on aller au nom du progrès scientifique ? Quelles sont les limites morales et / ou humaines à poser au progrès ?
Des thèmes portés et/ou remis en question par le personnage de Hope. C’est en effet la seule qui porte tous les thèmes sur ses épaules, d’abord via son amitié avec Luke puis et Josh, puis son histoire d’amour, passionnée et fusionnelle, avec ce dernier. Ensuite par la relation, toute aussi fusionnelle, mais dans le respect de leur indépendance réciproque, qu’elle entretient avec son père. Enfin elle est celle qui, tour à tour, tempère les ardeurs scientifiques du trio, ou s’engage à fond avec ses complices..
Durant tout le roman j’ai trouvé le personnage de Luke quelque peu ambigü, un ressenti que ne fait que confirmer et renforcer la seconde partie du roman.
Ces deux dernières années le duel littéraire opposant Marc Levy à Guillaume Musso voyait ce dernier remporter la manche haut la main ; qu’en sera-t-il en 2016 ? Réponse fin mars avec La Fille De Brooklyn, le prochain Musso. Un pitch prometteur, un bon accueil critique de ses pairs… Un duel au sommet en prévision! Et ce n’est pas nous, lecteurs, qui nous en plaindrons…

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

[TV News] iZombie

iZombieLes zombies ont le vent en poupe depuis quelques années, et pourtant trouver une intrigue qui sorte des sentiers battus et rabattus n’est pas une mince affaire. Rob Thomas et Diane Ruggiero (le duo à l’origine de Veronica Mars, série et film) ont pourtant relevé le défi avec la série iZombie.
Olivia Moore (Rose McIver) était une brillante étudiante en médecine, jusqu’à ce qu’elle soit tuée et reprenne conscience en tant que zombie. Depuis elle travaille comme assistante à la morgue, un job idéal qui lui procure toute la nourriture dont elle peut avoir besoin. Elle se rend rapidement compte qu’en se nourrissant des cerveaux des victimes elle partage leurs souvenirs et une partie de leur personnalité. Un atout de taille pour prêter main forte à la police dans les cas d’homicide…
On est loin du zombie qui se traîne maladroitement en multipliant les borborygmes gutturaux, Olivia mène une vie plus ou moins normale, partagée entre sa famille, son quotidien et son travail. Quotidien qui sera quelque peu bouleversé quand elle réalisera qu’elle n’est pas la seule zombie en ville , et que nombre de ses pairs, menés par Blaine DeBeers (David Anders) sont bien moins intentionnés qu’elle.
Heureusement elle pourra compter sur l’aide de son patron, le Dr Ravi Chakrabati (Rahul Kohli), le seul à être au courant de sa condition, et du lieutenant Clive Babinaux (Malcom Goodwin) qu’elle assiste dans ses enquêtes en se faisant passer pour une médium.
La série est une libre adaptation d’une BD signée Chris Roberson et Mike Allred pour DC Comics. Cette première saison compte 13 épisodes de 42 minutes, diffusée aux USA par The CW, c’est France 4 qui en a acquit les droits pour la version française.
Habile mélange entre fantastique et policier, la série est plutôt agréable à suivre (même si ça ne vaut pas The Walking Dead), sa principale force étant de voir Olivia endosser les différentes personnalités des victimes dont elle boulotte la cervelle, fortement rehaussée de Tabasco. Chaque épisode propose une enquête et un double fil rouge avec d’un côté les recherches de Ravi et Olivia pour lui rendre son humanité, et de l’autre leurs efforts afin stopper Blaine et ses sbires. Cerise sur le gâteau, l’humour est omniprésent, même dans les situations les plus critiques.
Une seconde saison est en cours de diffusion au USA, prenons notre mal en patience en attendant son arrivée sur nos écrans…

[BOUQUINS] Poppy Z. Brite – Le Corps Exquis

pzblceIl est des titres que j’ai envie de découvrir sans réelle conviction, juste histoire de vérifier s’ils sont à la hauteur de leur réputation sulfureuse. Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite appartenait à cette catégorie, désormais je peux partager mes impressions de lecture.
Andrew Compton est britannique, tueur en série, homo et nécrophile. Jay Byrne est américain, tueur en série, homo et nécrophage. Leur rencontre, dans les bas fonds de la Nouvelle-Orléans, va être aussi passionnée que sanguinolante…
Qu’est ce qu’il y a dans ce pitch susceptible de me faire vibrer ? A part le fait qu’il s’agisse d’une histoire de tueurs en série, rien. Rien de rien ! J’assume totalement mon hétérosexualité donc une histoire d’amour entre deux mecs pervers (et Dieu sait qu’ils ne manquent pas de perversité), au mieux je passe mon tour, au pire ça me laisse de marbre. Baiser ou bouffer les morts ? Merci mais je crois que je vais passer mon tour. Courage mon gars, faut pas mourir idiot !
C’est donc pas franchement convaincu que je me suis lancé… et c’est toujours aussi peu convaincu que j’ai refermé ce bouquin (sans toutefois avoir renoncé en cours de route).
Malsain ce bouquin ? Même pas. Juste ultra gore et trash, souvent plus qu’il n’eut été nécessaire, à se demander si l’auteur(e) ne se complaît pas dans la surenchère. Il faut plus que ça pour me choquer mais le trop plein de descriptions finit par se faire au détriment du rythme et de l’intrigue.
Intrigue ? Hmouais faut le dire vite… Pour qu’il y ait intrigue il faudrait un minimum de suspense, en l’occurrence on flirte avec un taux zéro niveau adrénaline. A part peut être sur la fin, et encore ça manque tellement de crédibilité que ça en devient pathétique.
Bon alors quid des personnages ? Andrew et Jay sont de purs produits psychotiques qui accumulent les clichés du genre, résultat des courses on atteint là encore un taux zéro, mais niveau crédibilité cette fois. Et les autres ? D’un côté on a Luke, homo baroudeur séropositif qui vomit son hétérophobie sur une radio pirate. De l’autre Tran, un jeune viet homo, ex-amant de Luke, rejeté par sa famille qui vivote tant bien que mal… Tout un programme ! Ah oui, au cas où vous ne le sauriez pas, la Nouvelle-Orléans semble peuplée à 99% par des homos. Hé hé, que voilà une info qui ne figure pas dans le guide du routard !
Est-il nécessaire de vous dire que le côté romantique / érotique / pornographique (rayez les mentions inutiles) ne m’a aucunement convaincu ? Là encore encéphalogramme (et accessoirement bandogramme) plat… Je suis (sans surprise) définitivement hermétique au gay porn.
Ajoutez à tout ça un style très quelconque, vous aurez alors un bilan exhaustif de mon ressenti. Une lecture sans grand intérêt, parfois même chiante… S’il évite le zéro pointé c’est uniquement par sa noirceur et son amoralité, mais ce n’est pas suffisant pour lui accorder la moyenne.

MON VERDICT
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Book tag

Zofia m’ayant tagué je réponds bien volontiers à ces quelques questions sur mes habitudes de lecture…

1. Que penses-tu des adaptations ciné ?

Il y a du bon et du moins bon… parfois même du lamentable ! Et, rarement, des adaptations qui subliment l’écrit.
Si on me demande de citer une bonne adaptation ciné je réponds systématiquement Le Seigneur Des Anneaux, Peter Jackson n’a pas fait une adaptation de l’oeuvre de Tolkien mais une véritable retranscription sur grand écran. Tu as vu les films, tu n’as pas besoin de lire les bouquins.

2. Quels marque-pages utilises-tu ?

Avant, quand je lisais encore des livres papier, j’utilisais tout ce qui me tombait sous la main (ticket de caisse, carte de pizzeria, notice de médoc…). Aujourd’hui, avec ma chère Kobo, je ne me pose plus la question, j’ouvre la chose et hop elle m’affiche la page en cours de lecture 🙂

3. Quel a été ton coup de coeur 2015 ?

Plusieurs coups de coeur au programme de mes lecture 2015, mais si je ne devais retenir qu’un titre j’opterai sans hésitation pour Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck.

4. Comment classes-tu tes livres ?

Je n’ai jamais été adepte du classement, grâce au numèrique Calibre pallie mes faiblesses avec un classement par auteur et par titre. Sur la Kobo on peut choisir le classement désiré, je laisse par défaut, soit du grand portnawak puisqu’il prend les bouquins par ordre d’entrée…

5. Quels sont les blogs de lectures où tu vas régulièrement ?

Sérieux faut tous les citer ? Zofia fait partie de mes références historiques, c’est un des premiers blogs que j’ai découvert. Ensuite la sphère s’est élargie avec Stelphique, Gruz, Bellette, Nath, Cajou, Foumette, Steph, Sandra, Loley… et d’autres que j’oublie très certainement…

6. Des petites habitudes inavouables quand tu lis ?

Me couper du monde ça compte ?

7. Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer, et pourquoi ?

Je ne cours pas après les rencontres avec les auteurs. Déjà parce que je suis paumé sur une île pas vraiment déserte, mais même sans ça, ce n’est pas ma tasse de thè. Je connais Sosthène Desanges comme auteur local, c’est toujours un plaisir d’échanger avec lui sur tout et n’importe quoi. Parmi les auteurs français j’ai un faible pour Amédée Mallock, je suis sûr qu’on pourrait passer un bon moment causette.

8. Ou achètes-tu tes livres (neufs et/ou d’occasions) ?

Désormais lecteur à 99,9% numérique mes références ont changé… Désormais elles se nomment Chapitre ou 7Switch pour mes deux principales sources d’achat. Le numérique d’occase c’est plus difficile de se prononcer… les sources pas très légales ça compte ?

9. En ce moment quel genre littéraire tu lis le plus ?

En ce moment comme toujours je privilégie les polars et les thrillers… mais je reste ouvert à tous les genres.

10. Un livre ou plusieurs à la fois ?

En général, j’ai toujours deux bouquins en cours. Avant c’était un livre papier et un livre numérique, maintenant c’est un livre Calibre et un livre Kobo !

11. Quelle est ta lecture en cours ?

Cf question précédente, j’ai deux titres sur le grill. L’horizon à l’envers de Marc Levy et Le corps exquis de Poppy Z; Brite. Deux bouquins au genre et au style diamétralement opposés. Il y en a un avec lequel je m’éclate, et un avec lequel je m’emmerde… devinez !

12. Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller ?

J’ai eu tendance à picorer çà et là mais finalement je me concentre sur Babelio… et cul de bouc, j’avoue !

13. Livres papier ou numériques ?

Si vous avez lu mes réponses précédentes je penses que vous avez la réponse. Numérique à fond ! L’essayer c’est l’adopter, si, si !

14. Quel est ton endroit préféré pour lire ?

Partout et n’importe où depuis que Kobinou fait partie de ma vie. De préférence vautré dans le canapè du salon, mais j’ai aussi un faible pour mes chapitres matinaux, entre le réveil et le lever…

Invite 5 amis à y répondre…

Je ne force personne mais je trouverai sympa qu’un max de lecteurs / blogueurs jouent le jeu.

[BOUQUINS] Annette Wieners – Coeur De Lapin

A. Wieners - Coeur De LapinFermement décidé à ne passer à côté d’aucun titre de la collection La Bête Noire de Robert Laffont, je me suis tout naturellement rué sur ce Coeur De Lapin signé Annette Wieners.
Un matin comme les autres, Gesine réalise qu’elle est en train de préparer les couronnes mortuaires pour les obsèques de Mareike, sa soeur, celle qu’elle considère aujourd’hui encore comme responsable de la mort de son fils, dix ans plus tôt. Ses parents la juge responsable de la mort de Mareike, la police la suspecte ; Gesine va devoir prendre sur elle pour découvrir la vérité sur la mort de sa soeur…
Pour son premier roman l’auteure opte davantage pour le drame psychologique que pour le thriller pur et dur. Le rythme est lent, très lent même, l’intrigue policière sert plus de toile de fond qu’autre chose ; Annette Wieners explore les tréfonds de l’esprit de ses personnages, notamment celui de Gesine.
Gesine est une femme brisée par le décès brutal de son jeune fils dans des circonstances qui n’ont jamais été clairement définies. Etouffée par les secrets de famille, les mensonges et les non dits, elle a radicalement coupé les ponts avec sa vie d’avant. Depuis elle vit repliée sur elle même, elle refuse toute émotion sinon la colère et la rancoeur. Un personnage d’une extrême froideur dont il est difficile de se sentir proche compte tenu de son manque total d’empathie. Il faut attendre les derniers chapitres du roman pour qu’elle fasse preuve d’un semblant d’humanité.
J’avoue quitter ce bouquin avec un sentiment mitigé. D’un côté j’ai vraiment été pris par l’intrigue, pas tant par la résolution de l’enquête en elle même (on devine assez rapidement qui est le coupable) mais sur le pourquoi du comment et ce qu’il s’est passé dix ans plus tôt (l’idée étant surtout de savoir si Gesine est complètement parano ou pas). D’un autre côté j’ai eu du mal à entrer pleinement dans le récit, il a fallu attendre le dernier tiers du roman pour que je sois enfin en immersion.
Avec le recul le ressenti positif l’emporte, j’espère que la suite de la série me confortera et même renforcera ce sentiment. Quoi qu’il en soit je resterai fidèle aux titres de La Bête Noire, j’en ai d’ailleurs un nouveau qui vient de grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique.

MON VERDICT
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[BRD] Seul Sur Mars

Seul Sur MarsRien de tel qu’une pause cinéphile pour terminer en beauté la journée, notre choix s’est porté sur Seul Sur Mars de Ridley Scott.
Au cours d’une mission sur Mars l’équipage est contraint de quitter en urgence la planète. Au cours de l’évacuation l’astronaute Mark Watney (Mark Damon) est emporté par la tempête. Laissé pour mort par ses coéquipiers, il reprend conscience seul dans le plus hostile des milieux. Il va tout mettre en oeuvre pour organiser au mieux sa survie et entrer en communication avec la NASA…
Si vous me lisez depuis déjà quelque temps vous savez que le roman d’Andy Weir a été un de mes gros coups de coeur littéraire de l’année 2014. Il était donc hors de question que je passe à côté du film, d’autant que Ridley Scott n’est pas franchement un bleu en matière de science fiction (on lui doit les cultissimes Alien et Blade Runner, plus récemment il est revenu à ses premières amours avec Prometheus).
Adaptation réussie ou pas ? D’ores et déjà je peux vous assurer que Ridley Scott n’a pas perdu la main, avec Seul Sur Mars il nous offre un sans faute (et un premier gros coup de coeur cinéma). Pourtant le pari était loin d’être gagné d’avance.
Le film, comme le roman, repose en grande partie sur les épaules d’un personnage unique : Mark Watney. Matt Damon excelle dans ce rôle, il porte le film avec un naturel exceptionnel. On retrouve la persévérance, la débrouillardise, l’optimisme et l’humour de Mark. Ne lésinons pas sur les mots, Matt Damon nous livre là un merveilleux rôle de composition, totalement bluffant.
Bluffant, le visuel l’est aussi. Le réalisateur a su éviter la facilité du tout numérique ainsi qu’une débauche d’effets spéciaux qui auraient pu être nuisible au film. Les extérieurs, tournés en Jordanie, nous plonge en totale immersion sur la planète rouge. Ridley Scott a fait le bon choix en privilégiant l’humain et son intrigue ; on entre à fond dans le film, pour ne plus le quitter avant le clap de fin.
Un film de SF qui se regarde comme un thriller, que demander de plus ? Je ne sais pas si tout est scientifiquement plausible mais le fait est que tout s’intègre parfaitement à l’intrigue et donne au film une rare intensité. A ce titre le film me fait un peu penser à Gravity (il y a pire comme référence).
Parlons peu mais parlons bien… parlons chiffres. Seul Sur Mars c’est un budget de 108 millions de dollars (raisonnable pour Hollywood), au box office mondial le film affiche plus de 608 millions de dollars de recettes ! C’est aussi deux Gloden Globe remportés en 2016 (meilleur acteur et meilleur réalisateur), et sept nominations aux Oscars qui se tiendront à la fin du mois.

♥♥♥♥♥