[BOUQUINS] Stephen King – Revival

skrevIncroyable mais vrai… J’ai réussi à patienter 7 jours après son achat (le temps de finir ma lecture en cours, heureusement fort addictive) avant de me plonger dans Revival, la seconde cuvée 2015 de Stephen King. Une volonté de fer qui ne cesse de m’étonner… d’autant que je n’ai pas été aidé par certains vils tentateurs ! N’est-ce pas Yvan ?
Jamie Morton n’est qu’un gamin de six ans quand il fait la connaissance du révérend Jacobs. Un drame les séparera, puis les chemins chaotiques du destin les fera se croiser à nouveau. Dès lors plus rien ne sera jamais comme avant pour Jamie Morton…
D’entrée de jeu le King annonce la couleur en dédiant son récit à Mary Shelley, Bram Stoker et H.P. Lovecraft… pour ne citer que les trois premiers noms d’une longue liste. Forcément il y a de quoi baver, bien davantage encore que ce brave Cujo au summum de ses crises enragées !
On découvre un récit à la première qui s’étale du début des années 60 à nos jours, un chassé croisé entre les chemins de Jamie Morton (le narrateur) et de Charles Jacobs au fil de leurs rencontres. A vrai dire au départ on se demande bien où l’auteur veut nous amener ; mais on se docilement laisse entraîner par les talents de conteur du King… et la promesse annoncée par une phrase de Jamie : « Quand je pense à Charles Jacobs – mon cinquième emploi, mon élément perturbateur, ma némésis –, je ne peux supporter de croire que sa présence dans ma vie ait eu quoi que ce soit à voir avec le destin. Cela voudrait dire que toutes ces choses terribles – ces horreurs – devaient arriver. »
Le moins que l’on puisse dire c’est que le King prend son temps dans son bouquin, si vous espérez de brusques poussées d’adrénaline alors passez votre chemin. Il faut quasiment attendre la seconde partie du bouquin pour voir un soupçon de fantastique pointer le bout de son nez. Et longtemps l’aspect fantastique du récit ne sera que la toile de fond.
Et pourtant à aucun moment je n’ai eu envie de refermer le bouquin pour passer à autre chose. D’une part parce que cette simple idée me semble totalement inconcevable pour l’inconditionnel du King que je suis. Mais aussi et surtout parce que l’auteur parvient à maintenir notre intérêt en éveil par quelques trouvailles bien senties. A ce titre le Terrible Sermon du Révérend Jacobs est un moment d’anthologie, pour l’indécrottable athée que je suis ce fut presque jouissif de découvrir ces phrases sorties de la bouche d’un cul-bénit en soutane ! Je n’en dirai pas plus sur le sujet afin de laisser intact le plaisir de la découverte.
Comme souvent avec le King on retrouve certaines références à ses romans précédents, ici c’est Joyland qui est mis en avant. Et ça tombe plutôt bien parce qu’on y retrouve la même ambiance et plus ou moins la même architecture dans le récit (bien que les deux intrigues soient radicalement différentes).
A ceux et celles (si si, il y en a… j’en connais même certains) qui ont refermé ce bouquin avant la fin, je ne peux que vous recommander de tenter l’expérience ultérieurement et de persévérer encore et encore (ce n’est pas non plus un calvaire) jusqu’au final grandiose (je m’attendais à un truc du genre mais j’ai quand même été bluffé).
Athée de mon état je suis convaincu qu’après ma mort il ne restera que mes cendres à foutre à la poubelle. La vie après la mort ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, pas plus que les notions de paradis et d’enfer. En tout cas l’après-mort que nous propose de découvrir le King dans son roman ne donne vraiment pas envie de faire le grand saut !
Parmi les auteurs cités dans sa dédicace le King mentionne Robert Bloch, dans le roman il est souvent fait état de Ludwig Prinn et de son grimoire De Vermiis Mysteriis, tous deux créés de toute pièce par Bloch (le grimoire est d’ailleurs aussi cité par Lovecraft et fait partie intégrante du Mythe de Cthulhu). Un bel hommage à ses aînés et muses.
Dédicace qui a aussi éveillé ma curiosité à propos du roman, Le Grand Dieu Pan, de Arthur Machen ; bouquin qui aurait hanté la vie de Stephen King. Il va falloir que je me penche sérieusement (et rapidement) sur la question…

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[BOUQUINS] Armelle Carbonel – Criminal Loft

A. Carbonel - Criminal LoftC’est un peu par hasard que je suis tombé sur Criminal Loft d’Armelle Carbonel, en croisant sur Internet une majorité de critiques positives (et quelques déçus), comme le pitch me paraissait plutôt alléchant alors je me suis laissé tenter.
Ils sont huit condamnés à mort. Six hommes et deux femmes choisis pour participer au plus extrême des jeux de télé-réalité : Criminal Loft. Un jeu qui se déroule dans l’enceinte d’un ancien sanatorium réputé pour être hanté : Waverly Hills. Un seul gagnant choisi par le public, pour lui la liberté à la clé. Pour les autres, retour dans le couloir de la mort… ou pire !
Etant plutôt phobique des différents concepts de télé-réalité qui polluent nos programmes TV, j’étais curieux de voir ce que ça pouvait donner en poussant l’idée (le vice ?) à l’extrême. Pour moi le plus gros écueil était la surenchère, l’idée étant tout de même de préserver un minimum de crédibilité. Armelle Carbonel relève brillamment ce premier challenge, même si je doute fort qu’un tel programme puisse exister un jour.
L’auteure aurait pu créer son intrigue dans un cadre complètement fictif, au lieu de ça elle le place dans un ancien sanatorium bien réel et à la réputation sulfureuse (voir la page Wikipedia dédiée à Waverly Hills). Quelque part ça renforce la sensation de malaise diffus qui entoure le récit.
Une sensation de malaise essentiellement due au récit à la première personne. C’est John T., un des condamnés sélectionnés pour participer au jeu, qui nous offre sa vision des faits. Et comme le gars est dénuée de la moindre empathie mais d’un ego surdimensionné à tendance narcissique. Pas vraiment le profil type du gendre idéal ? Au fil des chapitres on se demande si le gus est complètement paranoïaque ou s’il est le plus lucide du lot…
Les « charmants » compagnons de jeu de John ne sont pas des anges (de la télé réalité ?), loin s’en faut ! On est plus proche de la lie de l’humanité que de son élite ! Outre l’imposant réseau de caméra qui les tient à l’oeil, deux gardiens sont chargés d’assurer la sécurité sur le site du sanatorium. Et bien sûr nous avons aussi le droit à la mystérieuse Voix, la créature de l’ombre qui tire les ficelles. Les relations entre les différents protagonistes, entre complicité, complot et manipulation, tiennent une place de choix dans l’évolution de l’intrigue.
L’auteure nous propose un huis-clos plutôt bien ficelé, oppressant de part le cadre du récit et la nature du narrateur. De fait le narrateur impose à l’intrigue une dimension psychologique non négligeable (on ne sort pas indemne d’un voyage dans l’esprit tordu d’un psychopathe).
J’ai passé un moment agréable en lisant ce bouquin, dommage toutefois que certains éléments du final n’aient été un peu prévisibles, pas forcément dans les détails mais au moins dans les grandes lignes. Un thriller convaincant mais pas totalement irréprochable donc…

MON VERDICT
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[BOUQUINS] Carrisi, Donato – Malefico

D. Carrisi - MaleficoEt encore un invité surprise qui vient perturber mon Challenge retrouvailles, en effet dans son dernier roman, Malefico, Donato Carrisi nous invite à partager une nouvelle enquête de Marcus et Sandra, déjà croisés dans Le Tribunal Des Ames.
Quand un jeune couple est retrouvé mort la police déploie les grands moyens pour neutraliser le coupable. Sandra enquêtrice photo est intégrée à l’équipe chargée d’identifier le Monstre de Rome. De son côté, Marcus, poursuit la même démarche à la demande de son mentor. En mettant en commun leurs ressources, Marcus et Sandra, découvriront que le Mal peut prendre bien des visages. Même les plus inattendus…
Le Tribunal Des Ames m’ayant laissé une sensation plutôt mitigée, je reconnais bien volontiers avoir abordé ce roman avec un soupçon d’appréhension. Fort heureusement mon inquiétude s’est envolée dès les premières pages, l’auteur nous plonge directement dans le vif du sujet. Le parcours des personnages principaux (Marcus et Sandra) étant désormais connu, l’immersion dans le récit n’en a été que plus intense.
Cette fois l’auteur ne se disperse pas sur une intrigue à voies multiples, les deux personnages sont d’emblée lancés sur la même enquête. Le lecteur peut donc se concentrer sur l’essentiel et profiter pleinement d’une intrigue dense, complexe et richement documentée.
A travers quelques flashbacks on découvre les premiers pas de Marcus au sein de l’ordre des pénitenciers. C’est aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur les rouages de cet ordre et du fameux Tribunal des âmes. Une interview de l’auteur à la fin du roman, et quelques recherches sur Internet confirment que tout ceci est bien réel et encore d’actualité aujourd’hui.
Je disais plus haut que le Mal pouvait avoir bien des visages, si comme moi vous êtes amateur de thrillers, vous pensez peut être avoir fait le tour de la question… Et bien détrompez vous ! Nul doute que Donato Carrisi saura vous surprendre, sous sa plume le tueur n’est pas la seule, et peut être même pas la pire, incarnation du Mal.
Au fil des pages vous serez peut être amené à vous poser des questions concernant le prologue, certes il a son utilité au niveau des relations entre Marcus et Clemente, son mentor, mais on reste un peu sur notre faim sur ce coup… Rassurez-vous les réponses viendront en temps et en heure ; décidément l’auteur n’a rien laissé au hasard !
L’épilogue en question nous offre une fin ouverte susceptible de nous laisser supposer un éventuel retour littéraire de Marcus et Sandra… S’il est du même acabit que Malefico alors je m’en réjouis d’avance. Quoi qu’il en soit je le lirai… sans la moindre appréhension cette fois !

MON VERDICT
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[BOUQUINS] Jean-Christophe Grangé – Lontano

JC Grangé - LontanoFichtre diantre, en voilà un qui a su se faire attendre ! Depuis Kaïken, sorti en 2012, c’était silence radio sur les ondes de Jean-Christophe Grangé. Autant dire que quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman je me suis rué dessus. Il m’aura donc fallu le temps d’un weekend (pas à temps plein… j’ai aussi une vie à côté des livres) pour lire Lontano.
Erwan Morvan, commandant d’un groupe de la Crim’ au 36, est envoyè par son père, Grégoire, homme de l’ombre du ministère de l’Intérieur, sur une base aéronavale bretonne afin d’enquêter sur un bizutage qui aurait mal tourné. Erwan va rapidement se rendre compte que les apparences sont trompeuses, l’accident supposé s’avérera être un meurtre. Qui plus est le tueur pourrait bien constituer une menace directe pour le clan Morvan…
Commençons par répondre à la question qui taraude les fans de l’auteur : est-ce que ça valait le coup de poireauter 3 ans pour découvrir Lontano ? Sans hésitation ma réponse est un oui franc et massif, Kaïken m’avait rassuré quant au retour gagnant de Jean-Christophe Grangé, Lontano confirme et va même encore plus avant dans le thriller impeccablement maîtrisé.
Avant de vous parler de l’intrigue il me semble essentiel de vous parler des personnages et plus particulièrement du clan Morvan. L’auteur tisse tout son roman autour de cette famille pleine de secrets et de non dits.
Une famille dominée par le patriarche, Grégoire, flic puis barbouze, il n’a jamais vraiment décroché, agissant toujours dans l’ombre plus ou moins directement pour le compte des gouvernants (et pour le sien aussi au besoin). Un homme dur, au passé trouble et au présent pas très clair. Un mari violent et un père absent, craint par ses enfants. Malgré les coups et les brimades qu’il lui inflige, il pourra compter sur le soutien indéfectible de Maggie, son épouse, femme effacée, complice peut être pas aussi soumise qu’il n’y parait.
Le couple a trois enfants. Erwan, l’aîné, commandant à la BC du 36, marche dans les pas du paternel mais en empruntant moins de chemins de traverse. Eternel protecteur des deux plus jeunes face aux coups de colère du Vieux. Le second, Loïc, est un trader qui a réussi sa vie professionnelle mais complètement foiré sa vie privée à force de se poudrer les narines. Et Gaëlle, la cadette, qui rêve de devenir actrice mais fait plus office d’escort qu’autre chose.
Voilà pour le charmant portrait de famille. L’intrigue va justement ramener le Patriarche 40 ans en arrière. Lors d’une mission en Afrique, au terme d’une longue et éprouvante traque, il a neutralisé l’Homme-aux-Clous, un tueur en série qui s’inspirait des croyances locales pour sacrifier ses victimes. Aujourd’hui c’est au tour d’Erwan de traquer un tueur qui semble s’inspirer du même mode opératoire pour mutiler ses proies.
Comme à l’accoutumée l’auteur nous propose une intrigue richement documentée et particulièrement soignée. 800 pages durant on se fait balader de surprises en rebondissements, bien malin celui ou celle qui devinera le fin mot de l’histoire avant le clap de fin.
Clap de fin ? En fait non pas vraiment, pour la première fois l’auteur nous propose un récit divisé en deux parties. La suite étant annoncée pour le premier trimestre 2016. Je tiens toutefois à vous rassurer, l’intrigue abordée ici connaît sa conclusion ; c’est juste que le clan Morvan n’a pas encore livré tous ses sombres secrets…
Private joke pour terminer cette chronique, je vous livre les premières phrases du premier chapitre en guise de mise en bouche : « Hollande est un connard, une fiotte, une couille molle ! clamait Morvan. Bon dieu, mais quand est-ce qu’un président aura des burnes dans ce pays ? (…) Il a jamais été foutu de faire tourner le PS et on lui donne les clés du pays ? On s’attendait à quoi ? Les Français sont des sales cons, et en un sens, ils ont ce qu’ils méritent ! » Ce n’est pas moi que le dit… mais je n’en pense pas moins !

MON VERDICT
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[BOUQUINS] George, Elizabeth – Juste Une Mauvaise Action

E. George - Juste une mauvaise actionJe poursuis mon Challenge retrouvailles au rythme de croisière que je me suis imposé, grosso modo je m’impose une alternance entre un bouquin du challenge et d’autres bouquins… avec toutefois une certaine souplesse. Direction l’Angleterre cette fois, pour y retrouver l’inspecteur Lynley et sa dix huitième enquête, Juste Une Mauvaise Action, toujours sous la plume d’Elizabeth George.
Azhar, le voisin et ami de Barbara Havers est dévasté, sa compagne s’est fait la malle avec leur fille. Le pire étant que la police ne peut intervenir, Azhar n’a en effet aucun droit sur la gamine. Cinq mois plus tard la compagne de Azhar est de retour à Londres, leur fille a disparu alors qu’ils s’étaient installés en Toscane. L’affaire parvient « malencontreusement » aux oreilles de la presse, Scotland Yard n’a d’autre choix que de dépêcher l’inspecteur Lynley sur place pour une enquête conjointe avec son homologue italien…
C’est ma troisième rencontre avec l’inspecteur Lynley et je dois reconnaître que les précédentes m’avaient fait forte impression. Oubliez les thrillers dopés à l’adrénaline, ici on est dans le polar dans la plus pure tradition british (même si l’auteure est américaine), il faudra se montrer patient avant que les différentes pièces du puzzle ne s’assemblent.
Pour être tout à fait franc j’ai été quelque peu déconcerté par le début, pas d’enquête policière, juste les états d’âmes de Barbara Havers et de Azhar. OK, ça s’engage plutôt mal… 700 pages à ce rythme ça va être foutrement long à lire ! Mais c’était sans compter sur le génie d’Elizabeth George, d’un coup sa mécanique machiavélique se met en branle. Enfin une vraie enquête démarre ! Quand son dénouement semble approcher on s’aperçoit que l’on en est à peine à la moitié du bouquin… L’auteure nous réserve encore bien des surprises et prend un malin plaisir à nous égarer sur de fausses pistes. Et Dieu sait que les questions et remises en question ne manqueront pas au fil des pages !
Dans cette nouvelle affaire le sergent Barbara Havers est largement mise à contribution car elle se sent personnellement impliquée. Le hic c’est qu’elle a la finesse et la délicatesse d’un troupeau d’éléphants enragés lâché dans une plantation de baobabs ! En l’occurrence elle multiplie les erreurs, les mauvais choix, et les négligences au point que même Lynley ne sait plus s’il pourra couvrir ses conneries : « Je viens d’avoir avec elle une conversation qui m’a perturbé. Pourtant depuis que je la connais, j’en ai eu, des occasions d’être perturbé par elle, vous ne pouvez pas savoir. Mais là, c’est trop pour moi. » Ou encore : « Elle était intelligente, certes, mais la moitié du temps ne se servait pas de son cerveau. Et quand elle s’en servait, c’était souvent pour faire n’importe quoi. Comme maintenant. » On en arrive presque à attendre avec impatience le retour de manivelle tant elle semble se montrer stupide et bornée (bin oui, mon empathie est plus limitée que celle de Lynley). Mais même notre flegmatique inspecteur (et de fait nous aussi) doit bien avouer Barbara Havers a d’indéniables qualités : « Et pourtant… Quand elle était sur une enquête, elle s’y plongeait tout entière et donnait le meilleur d’elle-même. Elle n’avait jamais peur de tenir tête à quelqu’un dont elle ne partageait pas l’opinion. Elle ne faisait jamais passer ses chances de promotion avant la résolution d’une affaire. Et quand elle tenait ce qu’elle pensait être une piste, on ne pouvait pas plus la lui faire lâcher qu’à un pitbull un morceau de steak. Son esprit frondeur et sa faculté à ne se laisser démonter par personne, si haut placé que soit ce personne… En un mot, Barbara était hors normes, et c’était exactement le genre d’officier dont on avait besoin dans une équipe. » Retour de boomerang en pleine gueule ou pas ? Sur ce coup je resterai muet comme une carpe catatonique.
D’un autre côté il faut bien reconnaître que tout joue contre le principal suspect, d’autant que lui aussi n’a pas brillé par son intelligence dans certains de ses choix. Si j’étais dans un jury je le condamnerai sans la moindre hésitation, il a le profil idéal pour avoir commis ce dont on l’accuse. Mais dans un roman d’Elizabeth George je me dis qu’il y a forcément anguille sous roche, sous sa plume les évidences sont généralement trompeuses. Mais bon si ce n’est lui alors qui ? Pourquoi ? Et surtout comment ? Ne comptez pas sur votre vieille carpe catatonique pour lever le voile sur ces questions.
Vous l’aurez compris, une fois de plus l’auteure nous a mitonné un polar so british totalement maîtrisé, il va sans dire que j’aurai plaisir à retrouver l’inspecteur Lynley pour sa prochaine enquête.
L’auteure porte un regard plutôt critique sur le système judiciaire italien, je ne sais pas si tout est rigoureusement exact (je suppose que oui), mais si je devais séjourner en Italie (ce qui me semble fort peu probable) j’éviterai consciencieusement d’attirer l’attention des flics sur moi.
Petit bémol sur la forme plus que sur le fond. Je sais bien qu’une partie de l’action se déroule en Toscane, mais étail-il vraiment nécessaire de multiplier les phrases en italien ? La simple mention que le dialogue se déroulait en italien eut été suffisant. Si demain Lynley est envoyé au Japon ou à Moscou nous aurons le droit à des phrases entières écrites en barreaux de chaises (kanji, hiraganas et katakanas) ou en cyrillique ??? Certes ça donne une touche d’exotisme mais personnellement je considère cela comme étant plus pénible qu’autre chose.

MON VERDICT
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[TV News] Game Of Thrones – Saison 5

GoT - Saison 5Il nous aura fallu deux soirées pour visionner la cinquième saison de Game Of Thrones.
Tyrion, régicide et parricide, est en route vers Meereen où il espère convaincre Daenerys qu’il peut lui être utile dans sa conquête de Westeros. De son côté Daenerys doit faire face à un ennemi invisible, les Fils de la Harpie, qui multiplie les attaques contre ses troupes.
A Westeros justement, Stannis et ses troupes quittent le Mur, le roi autoproclamé est bien déterminé à marcher sur Winterfell afin d’affirmer son emprise sur le Nord. Après le départ des armées de Stannis, Jon Snow réalise plus que jamais que les effectifs de la Garde de Nuit ne pourront contenir un assaut des Marcheurs Blancs. Il doit impérativement trouver un moyen de renforcer les rangs…
Voilà grosso modo ce qui nous attend au fil de cette cinquième saison, et encore je fais volontairement l’impasse sur d’autres niveaux de l’intrigue. D’une part parce que, comme d’hab, elle est beaucoup trop dense pour être résumée en quelques lignes. D’autre part afin de préserver l’effet de surprise.
Ayant lu le cinquième opus du Trône De Fer il y a peu, j’ai été frappé par les différences de plus en plus marquées entre le roman et la série TV. Différences qui concernent même parfois des personnages phares de l’histoire. Le fait est qu’à partir de la prochaine saison les lecteurs n’auront plus d’éléments de comparaison, ils découvriront a posteriori les différentes évolutions enre la série TV et le roman.
Vous le savez sans doute, GRR Martin n’est pas tendre avec ses personnages, bon nombre d’entre eux connaissent un destin aussi funeste que brutal. Dans la série des rescapés se voient trucidés, pas des personnages majeurs (quoique… mais je ne donnerai aucun nom). D’autres sont confrontés à un destin plus cruel dans la série que dans le roman, je pense notamment à Sansa Stark.
Par bien des aspects cette cinquième saison m’a donné l’impression d’être une version light du roman, l’idée étant sans doute de privilégier le rythme (même si certains absents me laissent perplexes). Au niveau rythme le pari est amplement réussi, les dix épisodes s’enchaînent sans le moindre temps mort.
De nouvelles têtes apparaissent, quasiment toutes en provenance de Dorne. L’occasion de découvrir que Myrcella, la fille de Cersei et Jaime, a bien grandi et que sa nouvelle vie à Dorne semble lui réussir. Mais surtout de faire la connaissances des Aspics des sables, trois des filles de Oberyn Martell, qui souhaitent venger la mort de leur père.
Cette cinquième saison aura aussi été source d’un instant plaisir sadique, dans les derniers épisodes, un personnage hautement nuisible subit une humiliation qui fait plaisir à voir… même si elle ne revêt aucun caractère définitif (genre décapitation ou autre joyeuseté morbide).
[Attention spoiler…] Quelques scènes de cette cinquième saison ont fait polémique, notamment le final qui voit Jon Snow tué par ses frères jurés. J’ai un peu de mal à comprendre les raisons de tout ce remue-ménage, la scène étant présente, quasiment à l’identique, dans le roman. Alors mort de chez mort ou temporairement mort ? Telle est la question… Et à l’heure d’aujourd’hui, seul GRR Martin semble en mesure d’y répondre, envers et contres toutes les théories qui circulent çà et là. [Fin de l’Alerte spoiler…]

Anonyme – Le Pape, Le Kid Et L’Iroquois

Anonyme - Le Pape, le Kid et l'IroquoisEt hop encore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, ou plutôt deux invités surprises et de taille… Il s’agit en effet de la rencontre, forcément explosive, entre le Bourbon Kid et l’Iroquois que nous narre notre Anonyme préféré dans Le Pape, Le Kid Et L’Iroquois.
Le Pape doit participer à une soirée de gala organisée par la section ultra secrètes des Opérations fantômes, une menace de mort à l’encontre du souverain pontife signée par l’Iroquois risque fort de ternir la fête. Le Bourbon Kid et une équipe de chasseurs de primes vont tout faire pour contrecarrer les plans de l’Iroquois. Et pendant ce temps là, une bande de malfaiteurs projette aussi de gâcher la petite sauterie pontificale…
J’attendais beaucoup, trop sans doute, de la rencontre entre le Bourbon Kid et l’Iroquois, mais au final je pose le bouquin avec un sentiment mitigé, même si la balance penche davantage vers le positif.
Commençons par la distribution des mauvais points. Autant Le Livre Sans Nom était novateur, autant les romans suivants ont complété la saga en se contentant de surfer sur la vague sans grande originalité. Avec Psycho Killer l’auteur changeait de contexte et pouvait donc laisser libre cours à son imagination débridée. La rencontre des deux univers est juste un brin too much, ça frôle parfois la parodie.
Mon plus grand regret reste le traitement réservé au Bourbon Kid, on le découvre membre des Dead Hunters sans un mot d’explication sur le pourquoi du comment. Qui plus est, tout au long de l’intrigue il est laissé en arrière plan et ses interventions ressemblent à des caricatures de lui même.
Du côté des bons points j’ai apprécié de retrouver les personnages des deux univers, Rodeo Rex et Elvis du côté du Bourbon Kid, Jasmine, Bébé et Jack Munson pour l’Iroquois. Les nouveaux visages sont tout aussi hauts en couleurs, chez les méchants de service vous croiserez Mozart, le Dr Jekyll et Frankenstein… que du lourd ! Sans oublier le pape, qui est l’un des enjeux de ce roman.
L’intrigue est, sans surprise, aussi décalée que déjantée, bourrée d’action mais aussi ponctuée d’un humour bien grinçant, servi par des répliques cinglantes qui font mouche à tous les coups. Bref, malgré un arrière goût de déjà-vu, c’est toujours aussi jouissif à lire. Fidèle à son habitude, l’auteur multiplie les clins d’oeil au cinéma.
Je terminerai cette chronique en précisant que notre Anonyme préféré mérite pleinement son nom, sa véritable identité est toujours un mystère… Bien des noms ont circulé sur le Net, de Quentin Tarantino à David Bowie, mais le mystère reste entier…

MON VERDICT
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[BRD] Avengers – L’Ere D’Ultron

av2ultrUne petite pause cinéphile bienvenue (et surtout très attendue) hier soir avec au programme Avengers – L’Ere D’Ultron de Joss Whedon.
Tony Stark (Robert Downey Jr) et Bruce Banner (Mark Ruffalo) travaillent en secret sur l’élaboration d’un programme d’Intelligence Artificielle destiné à riposter à tout nouvel assaut massif ennemi. Mais le projet leur échappe quand Ultron (James Spader), le module d’IA, échappe à leur contrôle et décrète que les pires ennemis de l’humanité sont les Avengers…
Commençons par enfoncer les portes ouvertes en énumérant quelques évidences. Etant un inconditionnel de l’univers Marvel j’ai trouvé que le film était une totale réussite. L’intrigue est prenante à souhait, bourrée d’action mais aussi de petites touches d’humour. Les effets sont bien entendus bluffant par leur qualité.
Les Avengers « traditionnels » verront leur rang se renforcer par Quicksilver (Aaron-Taylor Johnson) et Scarlet Witch (Elizabeth Olsen), puis, plus tard par La Vision (Paul Bettany). J’avoue avoir été intrigué par ce dernier personnage, j’ai hâte de le retrouver afin de suivre son évolution.
Alors que l’intrigue du premier volet se déroulait quasiment exclusivement à Manhattan, cette fois la traque d’Ultron amènera les Avengers à parcourir le monde. Une trouvaille sympathique qui évite tout sentiment de déjà-vu (je vous rassure le scénario vous réserve bien des surprises qui vous scotcheront à l’écran).
Le film a bénéficié d’un budget de 250 millions de dollars et le résultat se voit à l’écran, Disney réussit un joli jackpot puisqu’à ce jour le box office mondial affiche plus de 1.4 milliards de dollars.
Au départ ce second volet des Avengers devait clore la phase 2 des adaptations Marvel, finalement ce sera Ant Man qui fera de conclusion. Il n’en reste pas moins que l’on sent les prémices de la période Civil War avec les divergences de vues opposant Iron Man à Captain America.
Ca tombe bien puisque justement la phase 3 s’ouvrira en 2016 avec Captain America – Civil War. Une phase qui comptera des suites (Thor – Ragnarok et Les Gardiens De La Galaxie 2) mais aussi et surtout la présentation de nouveaux héros (dont l’intégration de Spiderman au sein des Avengers).
Phase trois qui devrait se clore avec Avengers – Infinity War, prévu en deux volets pour 2018 et 2019. A priori, au vu du final de ce second volet (sans parler des nouveaux personnages introduits par la phase 3), l’équipe des Avengers devrait être partiellement remaniée.
Quoi qu’il en soit je serai fidèle au rendez-vous…

Les habitués savent que Marvel offre un ou plusieurs séquences post-générique, cette fois vous n’aurez le droit qu’à une courte (mais bonne compte tenu de l’intervenant) séquence peu après le début du générique. Après silence radio, vous pouvez éteindre votre lecteur et éjecter le disque…. A moins de vouloir lire le générique dans son intégralité !

♥♥♥♥♥

[BOUQUINS] Barry Lancet – Japantown

B. Lancet - JapantownJe reste dans l’exotisme mais nettement plus contemporain avec Japantown de Barry Lancet, un thriller publié chez Bragelonne qui se déroule entre San Francisco et Tokyo.
Jim Brodie, antiquaire et détective privé, est appelé sur un scène de crime; Sur place, cinq morts, trois adultes et deux enfants, massacré à l’arme automatique. Pas de témoin, pas d’indice, hormis un kanji qui renvoie Brodie cinq ans en arrière. Le même kanji avait été trouvé sur les lieux de l’incendie dans lequel sa femme a péri ; à l’époque la police avait conclu à un accident. Ce mystérieux kanji pourrait bien relancer l’affaire, au moins pour Brodie…
Barry Lancet signe là son premier roman et introduit le personnage de Jim Brodie, qui sera aussi le héros de son second roman Tokyo Kill. Comme son personnage, l’auteur a vécu au Japon et a épousé une japonaise qui n’a, heureusement, pas connu le même sort que la femme de Jim Brodie. De fait il a eu le temps de s’imprégner de la culture et de l’Histoire du pays du soleil levant, ce que l’on ressent pleinement à la lecture de ce roman.
Toutefois ne vous attendez à une promenade zen dans les rues de San Francisco et de Tokyo ; attachez votre ceinture ça va secouer ! Dès les premières pages l’auteur affiche la couleur, il vous plonge au coeur de l’action et ça va aller crescendo sans une minute de répit. Une intrigue menée à toute berzingue et truffée de rebondissements, rien à redire Barry Lancet maîtrise les bases qui permettent de concocter un thriller haut de gamme.
Outre l’intrigue ce bouquin repose aussi sur les épaules de Jim Brodie. Curieux mélange d’antiquaire spécialisé dans l’art asiatique et de détective privé, occasionnellement appelé comme consultant pour le SFPD. Il élève seul sa fille de six ans, sa seule famille. Un type posé à qui il vaut mieux ne pas chercher de noises, le bonhomme étant adepte des arts martiaux (karaté, judo et taekwondo… avec un soupçon de combat de rue) et excellent tireur. Présenté comme ça on serait tenté de supposer que nous sommes en présence d’un énième détective indestructible dont raffole la littérature policière américaine ; que nenni ! Brodie est bien plus complexe et surtout profondément humain.
D’autre part Brodie n’est pas du genre à foncer tête baissée seule contre tous, il a bien conscience d’être encore novice en matière d’enquêtes sur le terrain. A San Franciso il peut compter sur le soutien du SFPD, et notamment celui du lieutenant Renna qui, au fil du temps, est devenu un véritable ami. A Tokyo, c’est toute l’équipe de Brodie Security qui assurera ses arrières ; d’autant qu’il fait équipe avec Noda, détective en chef de l’agence tokyoïte.
L’enquête va pousser Brodie à se frotter à Soga, une organisation criminelle de grande envergure qui forme et utilise des la crème de la crème des tueurs, pour le compte de richissimes clients ou pour protéger son anonymat. Organisation heureusement fictive…
Un thriller parfaitement maîtrisé, passionnant et hautement addictif. Il ne fait aucun doute que je lirai Tokyo Kill prochainement et que j’aurai plaisir à retrouver Jim Brodie.

MON VERDICT
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[BOUQUINS] Jessie Burton – Miniaturiste

Une lecture faite dans des conditions un peu particulières, en hommage à une personne qui fréquentait certains mêmes lieux de perdition littéraire que moi et brutalement décédée le mois dernier. Nous ne nous connaissions pas mais je prenais un réel plaisir à lire ses messages plein de retenue et de pertinence (une bouffée d’air frais quand l’ambiance est plombée par des trolls et des polémiques à deux balles). Elle avait posté une critique dithyrambique de ce livre sur le forum, et aujourd’hui il est au programme du Book Club de septembre 2015. Repose en paix Ariel.

J. Burton - MiniaturisteBon je sais que c’est le genre d’intro qui plombe l’ambiance mais j’y tenais absolument, donc voilà qui est fait. Et maintenant place à ma chronique de Miniaturiste de Jessie Burton. Serai-je aussi enthousiaste que Ariel ? Je vous promets par contre une critique rédigée et notée en totale impartialité.
Amsterdam, novembre 1686. Nella Oortman quitte sa campagne pour la capitale afin d’y rejoindre son époux, Johannes Brandt, un riche commerçant. A son arrivée l’accueil est glacial, la maison semble sans âme et, cerise sur le gâteau, Johannes n’a même pas daigné se libérer pour l’accueillir. Quelques jours plus tard son époux lui offre une maison de poupée, exacte réplique de leur grande demeure…
Si vous me lisez depuis déjà quelques temps vous aurez compris que ce n’est pas vraiment mon style habituel de lecture… franchement quelle idée saugrenue d’aller se balader dans un Amsterdam du XVIIème siècle ! Et je reconnais sans la moindre honte que je m’y suis aventuré presque à reculons, mais dès les premières pages mes appréhensions se sont envolées. D’une part grâce au style de l’auteure qui signe là un premier roman pour le moins original mais surtout d’une lecture aisée et agréable. Mais aussi et surtout l’auteure sait s’y prendre pour tenir son lecteur en haleine, pas par une intrigue dopée à l’adrénaline, loin s’en faut, elle mise plutôt sur une ambiance pesante qui dégage une impression de mal être (sensation renforcée par les silences qui répondent aux questions de Nella). Bref on sent bien qu’il y a anguille sous roche dans cette piaule et dans cette famille… Et bien entendu on crève d’envie de connaître le(s) fin(s) mot(s) de l’histoire.
On sent que l’auteure a dû faire un sacré travail de documentation pour restituer avec un tel réalisme la société et les moeurs amstellodamois du XVIIème siècle. On y découvre une société engoncée dans les carcans du calvinisme, puante de puritanisme et d’hypocrisie ; parfois ça frôle même la crétinerie la plus crasse. A vous de juger : « Arnoud confirme que les biscuits en forme d’hommes et de femmes, de garçons et de filles ont été bannis des commerces, en même temps qu’on fermait les échoppes des vendeurs de poupées sur le Vijzeldam. Ça aurait un rapport avec les catholiques, dit-il, une histoire de fausses idoles et de supériorité de l’invisible sur le tangible. »
Johannes portera un jugement sans appel sur Amsterdam qu’il qualifie de « cage invisible, dont les barreaux sont faits d’une hypocrisie meurtrière » et la mentalité de ses habitants qu’il résume ainsi : « Le comportement de chacun est observé en permanence. Et toute cette bigoterie – les voisins qui surveillent leurs voisins, tressant des cordes pour tous nous ligoter ! »
Une société qui n’a pas une très haute opinion de la gente féminine à en croire certains propos : « Certaines peuvent travailler, s’écrie Marin. Elles s’éreintent à la tâche et ne sont payées que la moitié de ce que gagnerait un homme. Les femmes ne peuvent rien posséder, elles ne peuvent faire de procès. La seule chose dont on nous croit capables, c’est de produire des enfants, qui ensuite deviennent la propriété de notre mari. »
Heureusement l’intrigue ne repose pas uniquement sur cette ambiance pesante, lentement mais sûrement l’auteure lève le voile sur certains secrets de la famille Brandt ; chaque révélation semble les précipiter vers une succession de drames que l’on devine inévitables sans réussir toutefois à les cerner avec précision (il faut dire que le prologue, qui se déroule en janvier 1687, commence par un enterrement… ça aide à supposer que les choses vont mal tourner).
Jessie Burton s’attache aussi à soigner la présentation et la personnalité de ses personnages. Bien entendu elle donne la primeur à Nella, qui débarque en jeune fille fragile et perdue dans un contexte d’indifférence, voire de mépris, à son égard ; mais qui, peu à peu et par la force des choses, va devoir s’affirmer pour éviter le naufrage. Elle résume assez bien sa propre situation : « Parfois, dans cette maison, je vois des filets de lumière, comme si on me donnait quelque chose. D’autres jours, l’ignorance me plonge dans l’obscurité la plus totale. »
Les autres occupants de la maison, Johannes, sa soeur, Marin et les deux domestiques (qui sont bien plus que cela), Cornelia et Otto, vont eux aussi se dévoiler petit à petit. Mais le personnage le plus énigmatique reste bien entendu la mystérieuse miniaturiste ; les questions ne manquent pas la concernant. Mais je ne vous dirai pas si on a toutes les réponses en fin de lecture…
C’est pas franchement convaincu que j’ai ouvert ce livre et pourtant je le referme avec un air béat figé sur la tronche. J’ai été happé par l’histoire et les personnages sans ressentir le moindre ennui, au contraire il a même un côté sacrément addictif. Et surtout, quitte à me répéter, j’ai été sous le charme de l’écriture de l’auteur ; un grand merci à Dominique Letellier pour la qualité de sa traduction.
Pour un premier roman, Jessie Burton, du haut de son jeune âge (elle est née en 1982), réussit un impressionnant tour de force qui devrait séduire même les plus réfractaires aux fictions historiques, cette chronique en est la preuve !
La genèse de ce roman aussi captivant que atypique mérite que l’on s’y attarde, c’est lors d’une visite au Rijksmuseum d’Amsterdam que Jessie Burton est tombée en admiration devant la maison de poupées de Petronella Oortman. Dès lors elle a décidé de lui consacrer un récit qu’elle mettra quatre années à finaliser, une fiction créée de toute pièce autour du personnage de Petronella Oortman.

MON VERDICT
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Je vous invite à cliquer sur la photo ci-dessous pour découvrir ladite maison de poupées… le travail de finition est impressionnant !

Petronella Oortman dollhouse

Pour la voir avec encore plus détails je vous invite à visiter le site du Rijksmuseum.