[TV News] Falling Skies – Saison 1

Falling SkiesEt encore une découverte au programme de nos errances dans le vaste monde des séries TV avec Falling Skies, créée par Robert Rodat et Steven Spielberg (les deux hommes ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble, on leur doit l’excellent Il Faut Sauver Le Soldat Ryan) pour TNT.
Six mois après une invasion extraterrestre aussi fulgurante que dévastatrice l’humanité a quasiment été nettoyée de la surface de la Terre désormais sous contrôle des « Rampants » et de leurs droïdes de combat. Toutefois les survivants s’organisent en plusieurs divisions de combat afin de résister aux envahisseurs. C’est notamment le cas de la 2nde Division du Massachussets, placée sous contrôle conjoint du Capitaine Weaver (Bill Patton) pour ce qui est des forces armées et Tom Mason (Noah Wyle) pour les civils. Ensemble ils vont devoir organiser la survie et la cohésion de leur groupe tout en repoussant les assauts des aliens. D’autre part Mason, accompagné par son aîné, Hal (Drew Roy) et son cadet Matt (Maxim Knight), espère bien retrouver son troisième fils, Ben (Connor Jessup), enlevé par les extraterrestres, comme de nombreux autres enfants et adolescents réduits en esclavage…
La première chose qui frappe dans cette série c’est que l’on est directement plongé dans l’action, l’invasion et ses conséquences sont décrites en une phrase d’intro et on se retrouve aussitôt au coeur de la résistance ; surprenant mais on finit par s’y faire même si, pour ma part, je reste un peu sur ma faim quant au pourquoi du comment de la chose. De prime abord la série peut paraître relativement classique (les gentils terriens opprimés contre les méchants aliens oppresseurs) mais la donne n’est heureusement pas aussi simpliste bien que très américano-américain (ce sont eux les plus forts et les futurs probables sauveurs du monde… rien de nouveau sous le soleil d’Hollywood, on compense dans la fiction ses désillusions du monde réel).
Les personnages sont plutôt bien travaillés (tant individuellement chez les humains que comme une entité de groupe chez les aliens), les effets spéciaux sont convaincants sans être révolutionnaires et l’intrigue nous réserve de bonnes surprises histoire de maintenir notre intérêt constant. Résultat des courses on s’est fait la saison 1 ce week-end (10 épisodes de 42 minutes) et l’on compte bien enchaîner avec la saison 2 sur la lancée vu que le final ouvre bien des possibilités pour la suite. Une troisième saison est d’ores et déjà en chantier, j’espère que la saison connaîtra une suite et fin à la hauteur de ses débuts prometteurs sans non plus s’étaler dans la durée plus que nécessaire (au risque d’être annulée en cours de route).

[BOUQUINS] Jean-Christophe Grangé – Kaïken

JC Grangé - KaïkenD’ores et déjà je m’étais programmé un circuit littéraire placé sous le signe du thriller pour les prochaines semaines mais je n’avais pas prévu d’avoir un invité surprise. Comme le dernier roman de Jean-Christophe Grangé, Kaïken, est venu grossir mon « Stock à Lire Numérique » c’est donc à lui que revient la primeur d’ouvrir le bal (même si, concrètement, j’ai commencé ma promenade avec Les Apparences de Gillian Flynn, lui aussi apparu en outsider de mon programme initial).
Olivier Passan à deux passions/obsession : la Japon médiéval des samouraïs et son boulot d’inspecteur de la Crim’. Au cours d’une opération clandestine il arrête, dans des conditions plus que discutable, Patrick Guillard, qu’il soupçonne d’être L’Accoucheur, un tueur en série qui étripe les femmes enceintes et brûle leur foetus. Mais du fait des circonstances Guillard est relâché et Passan, le temps d’une enquête de l’IGS, mis sur la touche. Mais quand on menace sa famille le flic prend personnellement les choses en main, bien décidé à neutraliser définitivement L’Accoucheur ; mais est-ce bien lui la menace ? L’enquête de Passan va aussi l’obliger à se pencher sur la personnalité de sa future ex-épouse, Naoko, une japonaise qu’il idolâtre plus qu’il ne l’aime…
Alors ce JCG 2012 est-il enfin le grand cru tant attendu ? L’intrigue est issue du bitume parisien, pas le Paris des guide touristique mais celui du 9-3 (Seine Saint-Denis) et ses banlieues à haut risque, pour le tourisme on repassera (si ça peut vous consoler la dernière partie du récit nous embarque pour le Japon « post-Fukushima ») ! La mise en bouche est efficace avec une scène de crime parmi les plus glauques du répertoire de l’auteur qui n’est pas franchement un adepte de la mort douce dans ses bouquins. Le personnage de Passan est encore un électron libre qui joue selon ses propres règles. Comme toujours l’enquête nous balade selon le bon vouloir du maître de cérémonie et une fois de plus on va de rebondissement en rebondissement à un rythme hallucinant. On retrouve aussi une autre marque de fabrique de JCG, son récit est hyper documenté à différents point de vue (outre un aspect médical récurrent on apprend aussi beaucoup sur les traditions et mentalités japonaises). Reste la grande question du final (le véritable point faible du Passager, le précédent roman de JCG) : pas de mauvaise surprise au rendez-vous, la fin est aussi haletante que le reste du bouquin. Le verdict est donc un OUI franc et massif… ENFIN !!! Incontestablement un grand cru signé JCG et donc un excellent thriller qui devrait combler même les fans les plus exigeants du genre.
L’auteur profite de ce roman pour nous faire partager sa passion pour le Japon, ce n’est pas le seul point commun qu’il partage avec le personnage d’Olivier Passan, en effet lui aussi partage sa vie avec une japonaise (j’espère que leur couple est moins tumultueux que celui formé par Olivier et Naoko).

[TV News] The Killing

The KillingPetite (20 épisodes de 55 minutes quand même) escapade télévisuelle nordique avec la série policière danoise The Killing de Sorein Sveistrup.
Qui a violé, torturé et tué Nanna Birk Larsen, une étudiante de 19 ans ? Telle est la question à laquellle vont devoir répondre l’inspecteur Sara Lund (Sofie Grabol) et son co-équipier Jan Mayer (Soren Malling). La police va non seulement devoir enquêter auprès des parents Theis et Pernille (Bjarne Henriksen et Ann Eleonora Jorgensen) mais aussi s’inviter au coeur de la campagne électorale pour les municipales qui oppose le maire sortant, Poul Bremer (Bent Mejding) à un jeune candidat libéral ambitieux et énergique, Troels Hartmann (Lars Mikelsen). Sara Lund, qui devait quitter Copenhague avec son fils pour rejoindre son compagnon en Suède décide, une fois de plus, de faire passer l’enquête avant sa vie privée…
De prime abord il pourrait sembler légitime de penser que 20 épisodes pour une seule enquête ça risque de tirer en peu en longueur mais pas du tout, la série réussit à nous maintenir en alerte par de nombreux rebondissements et imprévus. Le gros point fort de cette série est de nous proposer plusieurs point de vue, bien entendu en premier lieu on suit l’enquête policière à proprement parler, des flics qui ne semblent pas sortis des pages d’un magazine de mode et qui n’ont pas la science infuse ; pressés de toute part ils ont tendance à se jeter sur la moindre piste, quitte à ne pas gratter suffisamment en profondeur, du coup il y a des ratés plus ou moins lourds de conséquences au fil de leur enquête. Mais on assiste aussi au désarroi et à l’impuissance des parents de la victime qui ont du mal à aller de l’avant après une aussi terrible épreuve, et pourtant ils ont deux autres enfants en bas âge qui ont besoin d’eux. A plusieurs reprises l’enquête s’oriente vers des sources proches de la mairie, du coup on suit les dessous d’une campagne électorale dans laquelle tous les coups sont permis, surtout les coups bas…
Les acteurs ont un jeu sobre mais juste, l’ambiance est définitivement inhabituelle (ça ne pétarade pas à tout va), parfois un silence et un regard seront plus parlants qu’un long discours. Au cas où vous n’auriez pas encore compris que vous n’êtes pas devant une série américaine le final mettra définitivement les points sur les i ; pas de happy end au rendez-vous, certes l’enquête est résolue (le tueur est en fait… non j’déconne !) mais le bilan global est plutôt mitigé d’un point de vue personnel pour les différents intervenants.
J’ai vraiment été bluffé par cette série policière qui sort efficacement des sentiers battus, une surprise d’autant plus grande que la série était diffusée par Arte, qui n’a pas la réputation d’offrir le catalogue de séries le plus innovant. Face au succès de la série les américains ont fait ce qu’ils savent de mieux en de pareilles circonstances : un remake ! La chose s’appelle The Killing US (waow vachement original le nom !), je n’ai pas vu et ne verrai pas, d’autant que la série a coulé après deux saisons (d’après ce que j’ai lu çà et là la version US est nettement moins profonde et complexe que son homologue danoise, peut être pour s’adapter au niveau de son public). Par contre je vais essayer de récupérer la saison 2 de la série originale, 10 épisodes qui suivront une nouvelle enquête de Sara Lund…
Je savais déjà que l’on devait compter sur les auteurs scandinaves en matière de littérature policière mais au niveau des séries TV j’avoue que je suis plutôt ignorant, ma seule expérience étant l’adaptation de la trilogie Millénium de Stieg Larson en 6 épisodes (une totale réussite soit dit en passant). Sinon je me suis essayé à la série Wallander proposée par la BBC (pas vraiment suédois tout ça, mais comme le cadre est en Suède on va dire fifty-fifty) avec Kenneth Brannagh dans le rôle titre mais j’avoue honnêtement avoir du mal à accrocher ; l’interprétation de Kenneth Brannagh n’y est pour rien, au contraire il incarne un Kurt Wallander exactement comme je me l’imaginais, c’est plus une question d’un rythme vraiment trop lourd par moment (pire que dans les bouquins, c’est tout dire)…

Un Jack à tout prix !

Jack Daniel'sJe suis parfois effaré par la différence de prix d’un même produit d’une boutique à l’autre, prenons par exemple un article que j’affectionne particulièrement et consomme régulièrement sans vraiment faire preuve de modération : une bouteille de Jack Daniel’s Old n°7 de 70 cl. Certes ce n’est pas un produit de première nécessité (quoique après une semaine de boulot ça se discute) mais ce n’est pas non plus une raison de nous prendre pour des vaches à lait (pour ne pas dire pour des cons… oups trop tard je l’ai dit).
La palme d’or du foutage de gueule revient à Carrefour qui nous la propose à 4 250 XPF (36 €),
Les magasins Champion (qui dépendent de Carrefour) ne sont pas loin derrière avec un prix de 3 990 XPF (33 €),
Viennent ensuite les magasins Casino (dépendants du groupe Géant) avec un prix de 3 685 XPF (31 €),
Géant ferme le peloton des grandes surface en proposant la bouteille à 3 595 XPF (30 €),
Chez mes « chinois référents » (Le Printemps et Florence) la bouteille est habituellement vendue à 3 700 XPF.
Je serai curieux de connaître le prix de gros de cette fameuse de Jack mais je suppose que tout se beau monde le touche au même prix, la différence file donc directement dans les poches du commerçant (oserai-je dire de l’arnaqueur ? Non, je n’oserai pas… Ah bin si finalement).
Tous les prix cités s’entendent hors promotion et justement en ce moment et ce depuis un certain temps le magasin Florence fait une promotion sur le Jack en proposant la bouteille à 2 750 XPF (23 €). Mine de rien entre Carrefour (qui est un hypermarché) et Florence (une « simple » épicerie de quartier) il y a 1 500 XPF (13 €) de différence, et ce n’est pas celui que l’on pourrait supposer qui propose le meilleur prix ! Sachant qui plus est que la vente à perte est interdite on peut imaginer un prix de gros aux environs de 2 500 XPF (21 €), je vous laisse calculer les marges de ces maquereaux.
Je ne terminerai pas ce post par l’avertissement d’usage « à consommer avec modération« , je dirai plutôt consommez et agissez en adulte responsable, si t’es bourré va te coucher et surtout ne prends pas le volant. Ce serait dommage qu’un apéro se transforme sur un drame… Pour ma part je vais de ce pas faire quelques courses chez Florence.

[BOUQUINS] Gillian Flynn – Les Apparences

G. Flynn - Les ApparencesHormis pour les auteurs auquel je suis fidèle je ne suis pas du genre à me ruer sur les dernières sorties littéraires, plus encore quand il s’agit de l’épiphénomène de mode de la « rentrée littéraire« , mais ce n’est pas non plus pour autant que je vais tout rejeter en bloc, Les Apparences, thriller de Gillian Flynn fait partie de ces exceptions qui confirment la règle. Une couv’ juste suffisamment accrocheuse, un pitch prometteur, un éditeur (Sonatine) dont le catalogue ne m’a, à ce jour, réservé que de bonnes surprises ; ajoutez à cela un epub commercial gracieusement mis à disposition sur le forum de la Team AlexandriZ et la possibilité que le bouquin soit justement sélectionné pour le Book Club de la Team et vous aurez réunis toutes les conditions pour que je craque…
Nick et Amy donnent l’image d’un couple sans histoire qui nage dans le bonheur conjugal. Mais les apparences sont parfois trompeuses, tout n’est pas si rose pour le couple. Aussi quand Amy disparait, le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, et l’enquête de police fait remonter à la surface de nombreux secrets, en plus de ces découvertes compromettantes Nick s’empêtre dans des mensonges et contradictions, faisant de plus en plus figure de principal suspect…
Autant vous prévenir tout de suite une fois que vous commencerez ce thriller vous ne pourrez plus le lâcher. Tour à tour l’auteur (que je ne connaissais pas avant de découvrir ce roman) donne la parole à Nick puis à Amy (pas forcément au même instant T) de fait on a constamment les deux sons de cloche sur leur vie de couple qui se délite inexorablement ; c’est intéressant de voir que tous les deux ont parfaitement conscience que leur ménage bat de l’aile mais ils interprètent la chose de façon totalement différente, du coup on finit par ne plus trop savoir sur quel pied danser. De prime abord on aurait tendance à se ranger derrière Amy, ça semble tellement évident que c’est lui qui a fait foirer leur histoire même si ça n’en fait pas pour autant un criminel. Dès la seconde partie du récit l’auteur balaie nos certitudes, non seulement on suit l’enquête policière mais c’est surtout la dimension psychologique de ce thriller qui le fait sortir du lot.
Au fil des chapitres c’est un peu comme si on entrait dans la tête de Nick et d’Amy, on partage leurs pensées et leurs secrets sans toutefois s’attacher aux personnages (à aucun moment je n’ai trouvé Nick « sympathique », quant à Amy je ne préfère rien dire de crainte de nuire à l’effet de surprise). Le bouquin se divise en trois parties distinctes qui correspondent à autant de phases d’une intrigue qui va crescendo sans être forcément menée tambour battant, c’est au contraire dans la longueur que la tension s’installe.
Pour une fois je dirai que le titre français, Les Apparences est plus parlant que le titre original Gone Girl (La Fille Partie en traduction littérale), au fil des pages le roman ne fait que confirmer le dicton qui affirme que « les apparences sont souvent trompeuses« … Pour notre plus grand plaisir de lecteur !
D’ores et déjà je me suis rué à la librairie histoire de m’offrir Les Lieux Sombres, le précédent roman de Gillian Flynn que Stephen King himself définit comme un « thriller perturbant« . Il rejoint donc mon « Stock à Lire Papier » qui commence à s’étoffer, lentement mais surement (je ne parle pas de mon « Stock à Lire Numérique » qui lui enfle de jour en jour). Je n’ai pas réussi à mettre la main sur son premier roman, Sur Ma Peau, je me pencherai sérieusement sur la question si le second me tient autant en haleine que celui-ci.

Chronique d’une connerie de plus en plus ordinaire…

Depuis quelques temps un nouveau jeu a fait son apparition dans les rues de Nouméa histoire d’occuper les petits cons qui ne savent plus quoi inventer pour faire chier leur monde : le feu de poubelle. C’est pas cher (une allumette), c’est rigolo (enfin faut croire que certains abrutis trouvent ça marrant) et ça rapporte que dalle (en admettant qu’ils se fassent choper ils n’auront le droit qu’à une engueulade)… Sauf que le feu est un élément qui devient vite incontrôlable, s’il avait le bon goût sauter à la gueule de ces apprentis pyromanes ça les ferait peut être réfléchir (à défaut ça les empêcherait de nuire à nouveau), mais que nenni nos incendiaires sont aussi lâches que stupides, quand les choses se gâtent ils se carapatent la queue entre les pattes !
Et c’est ainsi que dans la nuit de lundi à mardi un de ces feu de poubelle s’est propagé à tout un immeuble (via la toiture en lambris plastifié et charpente en bois) causant la destruction quasi complète de deux boutiques du Centre Ville (Eram et Nouméa Luminaires) et ce malgré une intervention rapide des pompiers. Heureusement pas de pertes humaines mais un coût financier considérable et dix personnes au chômage dont l’avenir s’annonce des plus incertain… Mais ça je suppose que ces petits cons n’y ont pas pensé avant d’allumer leur feu, et le pire c’est qu’ils n’y pensent sans doute pas d’avantage aujourd’hui !
J’espère que l’enquête de police permettra rapidement d’identifier et d’interpeller les coupables (un témoin a vu deux personnes s’enfuir en courant peu avant le début de l’incendie) mais surtout que la justice leur infligera une peine exemplaire, même s’il devait s’avérer que ce sont des mineurs ! Il est temps que cette mode stupide cesse, aujourd’hui ce sont deux surfaces commerciales qui ont fait les frais de cette connerie, rien ne nous dit que demain un immeuble d’habitation ne risquera pas de subir le même sort…

3 septembre 2012 (LNC)Le point de départ de l’incendie (crédit photo : lnc.nc)

Je terminerai par une petite info qui peut s’avérer utile si vous assistez à un départ de feu de poubelle ; la meilleure façon de circonscrire ce genre de feu est de l’étouffer, fermez le couvercle de la poubelle et le feu mourra de lui même par manque d’oxygène. Simple question de prudence élémentaire : après avoir rabattu le couvercle éloignez vous (on sait jamais ce qu’il peut y avoir dans ladite poubelle) et appelez les pompiers pour leur signaler le sinistre.

[BOUQUINS] Max Brooks – World War Z

M. Brooks - World War ZMon stock à lire numérique contient plusieurs histoires de zombies, comme il faut bien commencer quelque part je me suis décidé pour World War Z de Max Brooks (le fils du réalisateur Mel Brooks et de l’actrice Anne Bancroft).
Tout commence par une mystérieuse épidémie qui transforme ses victimes en zombies, divers foyers apparaissent de part de monde, de sorte que la pandémie finit par échapper à tout contrôle et bientôt les hordes de morts vivants pullulent à la recherche d’humains à contaminer ou à dévorer. Face au fléau l’humanité va devoir réagir pour survivre, une guerre sans merci s’engage alors entre les vivants et les morts…
Le bouquin se présente comme un rapport officiel d’un consultant de l’ONU qui suit, au travers de multiples témoignages glanés de par le monde, les prémices de l’épidémie, son développement et le déroulement de la Guerre des Zombies (ou Guerre Z) jusqu’à son dénouement. Je ne savais pas vraiment quel serait le ton du bouquin avant de le lire, jouerait-il la carte de la parodie et du burlesque un peu à la façon des films de Mel Brooks ou opterait-il pour une approche plus « sérieuse » ? J’ai été agréablement surpris en découvrant que l’auteur a privilégié la seconde option, tous les aspects de la crise sont abordées de manière hyper-réaliste (on se croirait vraiment en présence d’un véritable rapport officiel, à tel point que par moment on en oublie la réalité qui nous entoure pour nous plonger pleinement dans le futur imaginé par l’auteur). Face à un ennemi déjà mort et de plus en plus nombreux les vivants vont devoir faire des choix difficiles et des sacrifices énormes s’ils veulent survivre.
Ne vous attendez pas à un récit de guerre pur et dur, il y a bien quelques affrontements mais ils ne constituent pas le noyau du bouquin, c’est d’avantage les aspects humains et sociologiques qui sont mis en avant en posant les bases d’une nouvelle société pour répondre à la crise. Ca pourrait sembler barbant vu comme ça mais je vous assure que c’est une lecture très agréable et réellement captivante. Je regrette juste que l’on ait pas plus d’indications sur l’origine de la mutation mais c’est d’avantage par curiosité personnelle qu’autre chose.
Il faut croire que les zombies sont une sacré source d’inspiration pour l’auteur puisqu’il est aussi à l’origine d’un Guide De Survie En Territoire Zombie (paru en 2003 aux USA, soit trois ans avant World War Z ; les deux titres sont sortis simultanément en France, en 2009). Plusieurs passages de World War Z font d’ailleurs référence à un guide de survie, il est tout à fait légitime de penser qu’il s’agit d’un clin d’oeil à son ouvrage précédent (qui aborde la menace zombie et les façons d’y survivre avec le même « sérieux »).
Une adaptation au cinéma réalisée par Marc Forster avec Brad Pitt dans le rôle du narrateur est en chantier mais le projet semble bien compliqué, d’abord annoncée pour la fin de l’année la sortie a été repoussée à juin 2013, la première mouture déjà tournée semble ne convenir à personne (on parle de plusieurs semaines de tournage nécessaires pour rendre l’ensemble convaincant), ajoutez à cela que Brad Pitt et le réalisateur ne se parlent plus et vous aurez une idée de l’ambiance. Et dire que les studios envisageaient une trilogie si le film marchait bien… C’est pas gagné ! Pourtant le bouquin offre un sacré potentiel, que je verrais mieux exploité au format série TV, genre un épisode par chapitre.
D’un point de vue purement technique ma lecture a été quelque peu ralentie par la qualité du fichier epub, j’ai dû garder Sigil ouvert en permanence pour corriger les fautes d’orthographes et les erreurs de mise en page au fur et à mesure de ma lecture ; le fichier est désormais nickel chrome, mais bon comme je ne suis pas du genre à relire mes bouquins (j’en ai trop en attente pour perdre du temps en relecture) c’est plus pour ma collection personnelle qu’autre chose (je propose le fichier « propre » sur le forum de la Team pour en faire profiter les futurs lecteurs, n’étant l’auteur de l’upload d’origine je l’enverrai sur demande par messagerie privée).

[DVD] Films en vrac…

Films en vrac...
Le Prestige

Notre première escapade cinéphile sera placée sous le signe du thriller plus ou moins fantastique avec Le Prestige de Christopher Nolan.
Londres, fin du XIXème siècle. Les prestidigitateurs Alfred Borden (Christian Bale) et Robert Angier (Hugh Jackman) se livrent une lutte sans merci pour être le meilleur, tous les coups sont permis afin de trouver le tour qui assurera la prospérité à son créateur. C’est autour d’un tour appelé « l’homme transporté » que leur rivalité atteindra son paroxysme…
J’avais entendu parler du roman homonyme de Christopher Priest avant le film mais je n’arrivais pas à me le procurer (depuis il est dispo chez la Team AlexandriZ) et puis finalement j’ai cédé à la facilité en optant pour la version cinéma. Mais je compte bien me rabattre sur le roman à l’occasion afin d’éclaircir certains points…
L’intrigue est complexe et tarde un peu à prendre forme, il faut s’accrocher et surtout ne pas décrocher un moment sous peine d’être largué. Donc à regarder de préférence l’esprit clean et en sachant que les neurones vont devoir se mettre en branle pour suivre le cheminement du film. A vrai dire je reste mitigé quant à mes impressions, certes on a le droit à quelques surprises de taille, c’est globalement plutôt pas trop mal foutu mais je trouve malgré tout que l’ensemble manque de consistance ; peut être que je n’étais pas dans un état d’esprit suffisamment éveillé pour apprécier pleinement le film.

La Route

On reste dans le domaine du fantastique pour la suite de notre programme, mais cette fois dans le décor post apocalyptique de La Route de John Hillcoat.
Dans un monde dévasté par un cataclysme (nucléaire ?) un homme (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smit-McPhee) tentent tant bien que mal de survivre au milieu des paysages désolés. La nourriture est leur principal source d’inquiétude, les réserves s’épuisent peu à peu, d’autres survivants n’hésitent pas à recourir au cannibalisme pour survivre, eux s’y refusent et doivent donc éviter de devenir les proies de ces chasseurs de chair humaine…
De prime abord j’aurai été tenté de dire que le bouquin de Cormac McCarthy était impossible à porter à l’écran de façon viable, et pourtant le réalisateur australien, dont c’est le premier film « international » (comprendre le premier remporte un succès critique et public hors Australie), s’en sort haut la main. On retrouve toute la noirceur du bouquin, le style minimaliste est parfaitement restitué au niveau visuel. On a juste le droit à quelques flashbacks supplémentaires sur la vie de l’homme (les personnages n’ont toujours pas de nom) avant le chaos. Chapeau bas aussi à Viggo Mortensen sur qui repose l’essentiel du film, tout en respectant un jeu minimaliste il parvient à donner à son personnage une véritable profondeur et humanité quasiment palpable.

Peace, Love Et Plus Si Affinités

Changement de registre pour la suite puisque l’on optera pour Peace, Love Et Plus Si Affinités, une comédie signée David Wain.
Alors qu’ils quittaient, contraints et forcés, leur confortable vie new-yorkaise Georges (Paul Rudd) et Linda (Jennifer Aniston) tombent par hasard sur Elyseum, une communauté ultra permissive qui semble s’épanouir en vivant le plus simplement du monde. Ils y sont accueillis à bras ouverts par Seth (Justin Theroux) qui semble être plus ou moins le maître des lieux. Si le changement de vie peut paraitre séduisant à plus d’un titre le couple va rapidement devoir faire face à de nouveaux dilemmes…
Je n’attendais pas grand chose de ce film sinon de passer un moment sympa sans prise de tête et c’est exactement ce qu’il offre ; à ce titre il est même plutôt réussi, le comique dû au choc des « cultures » fonctionne impeccablement, les acteurs sont convaincants. Certes pas inoubliable mais il aura au moins le mérite de nous dérider les zygomatiques, à voir pour le fun et à oublier…

Le Lorax

On reste dans la comédie mais cette fois au format animation pour notre prochaine séance puisque notre choix se portera sur Le Lorax de Chris Renaud.
Dans l’espoir de s’attirer les faveurs de sa jolie voisine le jeune Ted n’hésitera pas à quitter la ville afin de lui trouver un vrai arbre. Il va rencontrer le Gash-Pilleur, un vieil ermite aigri, qui va lui raconter son histoire, intimement liée à la légende du Lorax, une créature destinée à protéger la nature de la folie des hommes. Mais les nouvelles préoccupations du jeune garçon ne sont pas vraiment du goût de Monsieur O’Hare, puissant homme d’affaire qui règne en maître absolu sur la ville…
Etant plutôt hermétique (pour ne pas dire allergique) au discours politique écologique (pour moi ce sont des pastèques politiques : verts dehors, rouge dedans) et n’étant pas non plus un écolo-citoyen modèle (je ne pourris pas mon environnement par plaisir mais je ne suis pas non plus à l’affut du moindre geste écolo à la mode ou de la bouffe bio à tout va), le pari de me séduire avec une fable écolo était plutôt ardu. Et pourtant Le Lorax aura su retenir mon attention, justement par son message simple, humain et dépourvu de tout militantisme. Un film pour petits et grands qui nous rappelle que notre planète est fragile et qu’il serait peut être temps d’arrêter les conneries…
Si les noms de Chris Renaud et des studios Illumination Entertainement ne sont pas encore inscrits en lettres d’or dans le monde de l’animation il n’en reste pas moins qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’on leur doit déjà l’excellent Moi, Moche Et Méchant (à noter que le second volet est en chantier avec la même équipe aux commandes) ; Le Lorax confirme qu’ils maîtrisent leur sujet, nul doute qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin…

Mince Alors !

On termine sur une note cocorico tout en restant dans le registre comique avec Mince Alors ! de Charlotte de Turckheim.
Quand son mari (Grégory Fitoussi) lui offre une cure d’amincissement Nina (Lola Dewaere) ne sait comment interpréter ce cadeau. C’est sans conviction qu’elle se rend donc à Brides-Les-Bains où elle se liera d’amitié avec Sophie (Victoria Abril) et Emilie (Catherine Hosmalin), à leur contact elle prendra peu à peu confiance en elle et en ses capacités trop souvent ignorées par son mari. Mais ce n’est pas la seule remise en question qu’elle devra affronter au cours de cette cure…
Le film aborde la question du surpoids avec légèreté et sans vouloir faire passer son message à tout prix, pas question non plus de nous vendre un quelconque régime (ils sont au contraires l’objet de quelques répliques assassines) ; l’idée semble d’avantage d’inciter les gens à s’assumer sans complexe du moment qu’ils sont bien dans leur tête. D’où le trio aux physiques totalement différent, Victoria Abril sans une once de graisse en trop, Lola Dewaere et ses rondeurs et Catherine Hosmalin franchement obèse. On y croise aussi d’autres personnages plus ou moins en quête d’identité mais toujours dans la bonne humeur. Téléchargé sans conviction mais finalement je reconnais avoir passé un bon moment devant le PC/TV…

[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Demain J’Arrête !

G. Legardinier - Demain J'Arrête !Histoire de changer mes habitudes littéraires je me suis dit qu’un peu de légèreté ne me ferait pas de mal, le temps de fouiner dans mon stock à lire numérique et je jetterai mon dévolu sur Demain J’Arrête ! de Gilles Legardinier.
A l’approche de la trentaine Julie tire un bilan plutôt sombre de sa vie : elle vient de se faire larguer par son mec, se morfond dans un job alimentaire dans une banque et du coup n’a pas des masses de perspectives d’avenir radieux. De retour d’un weekend foireux elle découvre, par un nom sur une boite à lettres, qu’un nouveau voisin vient d’emménager, dès lors elle n’aura de cesse d’essayer de découvrir, par tous les moyens, même les plus insensés, de faire sa connaissance, s’en rapprocher au point de vouloir tout savoir sur lui. Plus qu’une lubie passagère il deviendra pour elle une véritable obsession…
Attention ce livre est dangereux ! Lisez-le tout seul dans votre coin ou en compagnie de gens de confiance, dans le cas contraire vos crises de fou rire solitaires pourraient bien vous valoir quelques regards interrogateurs (sinon réprobateurs, selon le contexte) voire même un internement à force de vous bidonner à répétition alors que tout le monde autour de vous fait grise mine ou tire une tronche à déprimer un croque mort. En fait et à contrario, je pourrai aussi dire que ce bouquin devrait être reconnu d’utilité publique contre la crise et la déprime.
A la base j’avais récupéré ce bouquin sans grande conviction, il faut dire que je me sentais en plein paradoxe face à lui, d’une part le côté humour m’attirait et me donnait envie de me lancer, de l’autre je lui associais l’étiquette « honteuse » (à mes yeux) de chick-lit (à tort soit dit en passant, la chick-lit regroupant des romans écrits par des femmes pour un public féminin, or l’auteur est présentement un homme et son bouquin définitivement tous publics). Au final on se retrouve bien face à une romance mais elle est abordée de façon totalement déjantée et sans aucune mièvrerie, clairement le but est de faire rire plutôt que de faire mouiller des adolescentes en pleine crise hormonale. Comme je l’ai dit dans le paragraphe précédent le pari est plus que réussi, entre sourires, éclats de rire et fous rires on passe par toute la gamme du rire au fil des pages. Et presque malgré nous on se prend au jeu en voulant savoir quel supposé secret peut bien cacher le mystérieux Ric.
Pour info c’est la première incursion de Gilles Legardinier sur le terrain de l’humour, aussi surprenant que cela puisse paraître ses deux derniers romans étaient des thrillers et les précédents des titres « jeunesse » ; comme il l’avoue lui même fort justement : « je ne crois pas aux petites cases dans lesquelles on se retrouve vite enfermé. Les restaurants qui servent toujours la même recette sont rarement les meilleurs et je ne souhaite pas convier les lecteurs à une table qui se contente d’offrir un seul plat« .
Vous l’aurez peut être remarqué désormais les liens de mes lectures pointent vers la fiche du livre sur Babelio, s’agissant du site à vocation littéraire que je fréquente le plus assidûment il me semblait légitime qu’il devienne ma référence en matière de bouquins. Pour le moment je n’ai mis à jour que les liens du mois d’août 2012 mais je vais progressivement remonter le temps et corriger les liens… Comme Babelio dispose, pour chaque livre, d’une section Citations, j’ai pris l’habitude de relever çà et là quelques passages au cours de ma lecture (l’avantage du format numérique, on sélectionne, un copier-coller et hop dans la boite, pas besoin de retaper tout le texte) ; je n’en partagerai qu’une avec vous : « Il faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger« .

[DVD] Avengers

AvengersS’il est bien un film dont je surveillais la sortie du DVD c’est ce fameux Avengers de Joss Whedon qui nous offre un échantillon de premier choix de personnages issus de l’écurie Marvel. D’autre part face au succès phénoménal du film il fallait bien que je me fasse mon idée personnelle sur la chose, mais je pars sur des bases plus que positives.
Le SHIELD, une organisation secrète dirigée par Nick Fury (Samuel L. Jackson) doit faire face à la menace de Loki (Tom Hiddleston), revenu sur Terre pour asservir l’humanité grâce à la puissance de tesseract, une source d’énergie aux pouvoirs incommensurables. Dépassé par les événements Nick Fury recrute Steve Rogers / Captain America (Chris Evans) et Bruce Banner / Hulk (Mark Ruffalo) afin d’épauler ses agents de terrains, Clint Barton / Oeil De Faucon (Jeremy Renner) et Natasha Romanoff / La Veuve Noire (Scarlett Johansson). L’équipe sera rapidement renforcée par l’arrivée de Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Jr) et Thor (Chris Hemsworth). Mais reste à savoir si tout se beau monde sera capable de s’entendre et de s’allier contre un ennemi commun…
Autant lever le voile sans tergiverser et répondre de suite à la question de savoir si le film est à la hauteur de mes attentes : sans aucune hésitation je réponds un OUI franc et massif, pour moi c’est certainement l’un des meilleurs (sinon LE meilleur) film estampillé Marvel. Les personnages étant déjà connus le réalisateur peut nous directement au coeur de l’action, et au niveau adrénaline et rythme on est largement servi ! Mais le film ne repose pas uniquement sur de l’action à gogo et ses effets spéciaux (même si ceux ci sont des plus réussis, on voit à l’écran que le budget a dû être considérable), comme souvent dans l’univers Marvel on a aussi le droit à quelques touches d’humour (pour moi la meilleure scéne à ce titre est quand Loki dit à Hulk qu’il est un dieu et qu’il n’a pas à s’incliner devant des créatures inférieures, la réponse du géant vert est sans équivoque sur ce point). Pour faire simple on va dire que c’est une totale réussite.
Parlons gros sous maintenant, Avengers est le film inspiré de l’univers Marvel le plus cher à ce jour avec un budget de 220 millions de dollars et ça se voit ; mais rassurez vous les studios sont largement rentrés dans leurs frais puisque le film se hisse d’office sur la troisième marche du podium en terme de box office mondial (derrière Titanic et Avatar) avec des recettes estimées à prés de 1,5 milliards de dollars. De quoi motiver les troupes pour un second volet (annoncé pour 2015, avec toujours Joss Whedon aux commandes), suite qui devrait être « amorcée » les « suites » de Iron Man (2013), Thor (2013) et Captain America (2014) ainsi que par des nouveaux venus qui seront introduits par le film Guardians Of The Galaxy (2014). L’avenir cinématographique des super-héros a encore de beaux jours devant lui…
Les fans savent que désormais il faut rester jusqu’au bout du générique pour bénéficier d’un bonus final, Avengers ne déroge pas à la règle, plutôt deux fois qu’une puisque nous avons une première séquence au milieu du générique (qui introduit celui qui devrait être le « méchant pas beau » du second volet) et une seconde à la fin (qui n’apporte pas grand chose, sinon un clin d’oeil humoristique).