Mon marathon littéraire sous le signe du thriller me réserve encore quelques découvertes mais, de temps en temps, je vais l’émailler par quelques « valeurs sures » du genre ; mon choix se portera donc sur John Grisham et son dernier opus en date, Les Partenaires.
David Zinc, jeune et brillant avocat dans l’un des plus prestigieux cabinet de Chicago décide un beau matin de changer de vie. Il quitte son job et file prendre une cuite dans un bar avant de se retrouver, presque par hasard, chez Finley & Figg, un modeste cabinet sont les deux associés ne semblent pas vraiment à cheval sur la déontologie. Le jeune homme, déjà bien bourré, affirme qu’il souhaite rejoindre leur cabinet. Et de fait le lendemain il se présente, frais et dispo, chez ses nouveaux partenaires qui l’embauchent. Justement le cabinet envisage de se joindre à un recours collectif contre un puissant groupe pharmaceutique soupçonné d’avoir mis sur le marché un médicament potentiellement dangereux pour les patients. Dès lors les trois associés, aidés de leur secrétaire juridique, vont tout mettre en oeuvre pour constituer un dossier solide sensé leur assurer la fortune. A condition que David (Finley & Figg) parvienne à terrasser Goliath (Varrick Labs)…
Ceux qui affirment que quand on a lu un roman de John Grisham on les a tous lus n’ont pas dû en lire beaucoup avant de prononcer un verdict aussi péremptoire qu’infondé ; certes la quasi totalité de ses bouquins sont des thrillers juridiques mais ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont pas une « identité » propre… Mais bon laissons ces mauvais coucheurs (et mauvais lecteurs) là où ils sont ! Pour ma part pour avoir lu une bonne partie de sa prose je n’ai jamais été déçu, la qualité est inégale mais globalement ça reste des intrigues bien ficelées souvent enrichies d’un regard sans concession sur la société américaine. Ce dernier opus ne déroge pas à la règle et c’est notamment l’industrie pharmaceutique qui est mise sur la sellette mais aussi les gros cabinets que l’on pourrait comparer à des « usines à avocats ». Par contre au rayon des nouveautés on trouve de nombreuses touches d’humour dans le récit (surtout dans la première partie, avant que l’affaire ne soit réellement lancée). Autre originalité de ce titre par rapport à ses prédécesseurs l’intrigue principale (la confrontation entre F&F et Varrick Labs) est émaillée de plusieurs affaires « secondaires » (essentiellement les dossiers que monte et défend David). Pour le reste Les Partenaires se classe dans les thrillers 100% juridiques de l’auteur qui maîtrise toujours aussi bien les arcanes du système judiciaire américain.
Pour moi c’est du tout bon, des personnages crédibles et attachants, une intrigue bien ficelée et riche en rebondissements… Les adeptes de Grisham adoreront, les autres détesteront sans doute (mais on peut se demander pourquoi ils persistent s’ils n’aiment pas l’auteur… doivent être un peu maso sur les bords).
Difficile de ne pas faire le rapprochement entre le Krayoxx (le médicament supposé nocif de Varrick Labs) et le Mediator des Laboratoires Servier ; d’une part ils sont sensiblement identiques (ce sont deux hypocholestérolémiants) et les effets secondaires nocifs sont les mêmes (valvulopathies pouvant entraîner la mort). De là à penser que John Grisham s’est inspiré du scandale du Mediator pour son nouveau roman il n’y a qu’un pas que je n’hésite pas à franchir allégrement…
Une tribu dans la ville : les cases de la discorde
Dans le cadre de la commémoration du 24 septembre (autoproclamée journée de la citoyenneté) la mairie de Nouméa a donné son feu vert pour la construction temporaire de 8 cases mélanésiennes sur le parking de la Moselle, les organisateurs s’étaient pour leur part engagés à démonter lesdites cases fin septembre. Sauf que ce qui devait arriver est arrivé (c’était prévisible genre gros comme une maison) : plus question de démonter les cases, un collectif s’y oppose au nom de l’identité kanake…
Sur ce coup notre « cher » maire, Jean Léques, s’est fait empapaouté comme un bleu, une preuve de plus, si besoin en était vraiment, qu’il serait plus que temps que l’ancêtre libère le trône municipal pour le céder à quelqu’un de plus compétent (ça ne devrait pas être bien compliqué à trouver)… Mais bon je doute fort que papy soit suffisamment courageux pour se remettre en question avant les prochaines municipales ; courage ce n’est pas si loin que ça mars 2014 ! En espérant que les électeurs persévéreront dans leur volonté d’un réel changement politique (les législatives ne doivent pas être une fin en soi mais bel et bien le premier pas vers une nouvelle donne, et ce à tous les niveaux politiques).
Bref du coup c’est le gouvernement qui a hérité du « dossier cases » avec pour objectif de proposer un nouvel emplacement pour le site… Pour ma part, même si je reconnais que ces cases sont plutôt attrayantes visuellement et pourraient avoir un certain potentiel touristique, j’estime toutefois qu’elles n’ont rien à foutre là où elles sont actuellement (à la base un parking public gratuit… une denrée rare à Nouméa !). Mais au-delà de cet aspect purement pratique (qui ne me concerne pas vu que je suis un éternel piéton) c’est surtout une question de principe : le camps indépendantiste se plaît à nous bourrer le mou avec le respect de la parole donnée mais dès qu’il s’agit de passer à l’action se sont les premiers à se carapater ! Vous avez pris des engagements clairs, respectez-les !

Le « destin commun » façon enculade unilatérale ça commence franchement à bien faire ; l’idée sur le papier était que chacun accepte de faire des concessions mais dans les faits le camps loyaliste se fait enculer à sec (parfois même avec le concours d’élus loyalistes… Merci Frogier !) et on devrait leur dire merci, voire encore !
[TV News] Grimm – Saison 1
On plonge dans le fantastique pour la suite de notre découvertes de nouvelles séries TV puisque nous enchaînerons avec Grimm, série créée par David Greenwalt et Jim Kouf.
Quand Nick (David Giuntoli), lieutenant à la crim’ de Portland, commence à voir des trucs bizarres il apprend qu’il est en fait l’un des derniers représentants des Grimm, une unité d’élite chargée de combattre les créatures maléfiques qui hantent notre monde. Bien qu’il soit tenu de garder le secret il peut compter sur le soutien de sa fiancée, Juliette (Bitsie Tulloch), et de son ami et co-équipier, Hank (Russel Hornsby) ; mais aussi sur l’aide, plus inattendue, d’Eddie (Silas Weir Mitchell), un « loup » qui a renoncé à ses instincts primaires…
La série se présente sous un format relativement classique (22 épisodes de 42 minutes). Chaque épisode commence par une phrase extraite d’un des contes des frères Grimm afin de nous renseigner sur ce qui nous attend, mais je dois bien avouer qu’il y a bien longtemps que j’ai oublié les classiques de ma prime jeunesse (si tant est que je les ai connus un jour) ; mais généralement ça me revient en cours de route. Contrairement à American Horror Story la série joue plus la carte du divertissement que de l’ambiance glauque, à ce titre elle remplit parfaitement son office, la série est plutôt ficelée et du coup on passe un bon moment sans prise de tête avec un mix réussi entre la série policière et la série fantastique, le tout saupoudré d’humour. Par contre si vous recherchez le grand frisson vous pouvez passer votre chemin…
La fin de la série se sera fait attendre vu qu’il a fallu patienter plus de trois mois entre l’épisode 15 et l’épisode 16, ensuite retour à la normale au rythme de 2 épisodes par semaine. Même si les épisodes sont indépendants les uns des autres il vaut mieux les prendre dans l’ordre car l’intrigue (ainsi que les personnages et le contexte) évolue au fil de l’histoire ; ne serait-ce que dans la façon dont Nick aborde son rôle de Grimm, pas question de dézinguer tout ce qui n’est pas 100% certifié humain, il ne s’attaque qu’aux créatures maléfiques et sympathise même avec les autres. La fin de cette première saison ne répond pas à toutes les questions que l’on pouvait se poser, au contraire elle en entraîne de nouvelles interrogations… Espérons que la saison 2 (actuellement en cours de diffusion aux USA) vienne éclairer notre lanterne mais pour le savoir il va falloir prendre son mal en patience…
Uniforme au collége : un premier pas vers la pensée unique ?
L’uniforme scolaire semble avoir le vent en poupe en Calédonie, après deux écoles de Bourail c’est au tour du Collège de Magenta de réfléchir sur une « tenue réglementaire » pour la rentrée 2013. Rassurez-vous on est encore loin des uniformes anglo-saxons ou nippons, l’idée, si elle est acceptée par le Conseil d’Administration du 2 octobre, serait d’imposer un jean et un haut blanc (les détails seront discutés lors de ce fameux CA). L’objectif avoué étant de « lisser les différences vestimentaires et sociables« , un objectif louable en soi mai surtout une belle foutaise teintée d’hypocrisie : ainsi l’équipe éducative pourra ignorer les différences mais en aucun cas cela mettra tout le monde sur un même pas d’égalité, les petites « communautés » persisteront et continueront à cohabiter en s’ignorant (dans le meilleur des cas).
Vous l’aurez compris je ne suis pas pour, d’un autre côté n’étant pas concerné je m’en fous un peu (beaucoup)… Disons que par nature je n’aime pas tout ce qui a tendance à uniformiser ou formater l’individu afin qu’il se fonde dans la masse. Par contre j’estime que l’ensemble des établissements scolaires devrait réfléchir sérieusement à un code vestimentaire plus strict. Paradoxal ? Et ben non, je m’explique : tout en laissant le libre choix des couleurs, marques et autres signes distinctifs (dans la limite du respect d’autrui, donc on évite toute allusion politique ou religieuse) il faudrait imposer un minimum : le bas doit descendre au moins jusqu’au genou et le haut jusqu’à la taille et cela vaut aussi bien pour les mecs que pour les nanas.
Depuis que l’on a déménagé au Kariba, le matin en venant bosser et lors de ma pause déjeuner je croise une foule de lycéens et collégiens, et il y en a, surtout chez la gente féminine (n’y voyez là aucun sexisme ou machisme, ce serait mal me connaître), qui sont visiblement adepte du strict minimum coté tissu, une jupe ras du cul qui ne cache pas grand chose (surtout quand la jouvencelle marche ou se penche), un haut qui couvre à peine les miches et de préférence bien moulant, j’veux pas être vulgaire mais c’est limite de l’incitation au viol !
Source : Chez Chimulus
Par contre ça me fait doucement rigoler d’entendre certains élèves dire qu’ils sont contre une tenue réglementaire car ça les priverait d’une partie de leur identité. La grande majorité des lycéens et collégiens sont déjà porteurs d’un uniforme sans en avoir conscience, tous arborent plus ou moins les mêmes fringues au gré des modes… Niveau originalité, à quelques exception prés (j’ai toujours fait partie de ces exceptions, à croire que c’est dans mes gènes depuis toujours cet anticonformisme), on repassera !
Voilà c’était juste histoire d’apporter mon grain de sel à l’histoire…
[BOUQUINS] Linwood Barclay – Crains Le Pire
C’est via France Loisirs que j’ai découvert Linwood Barclay, ses thrillers avaient l’air plutôt bien ficelés et recevoir un accueil positif des lecteurs et pourtant je n’ai jamais franchi le cap de la simple curiosité éphémère ; c’est désormais chose faite puisque je me suis plongé dans son roman Crains Le Pire.
La vie de Tim Blake, divorcé, bascule le jour où sa fille, Sydney, 17 ans, ne rentre pas après sa journée de travail et ne donne aucune nouvelle. Le lendemain il devient évident que la jeune fille a disparu, d’autant que Sydney semble avoir caché certaines choses à ses parents et amies. Fugue, enlèvement, ou pire ? En complément de l’enquête de police Tim entend bien tout mettre en oeuvre pour retrouver sa fille, quoi que cela puisse lui coûter. Au fil de ses recherches et découvertes il va se retrouver pris dans un engrenage qui pourrait bien lui être fatal…
D’ores et déjà au vu de l’épaisseur du bouquin (plus de 500 pages) on se doute bien que la recherche de la gamine ne va pas être une promenade de santé pour son père et le moins que l’on puisse dire c’est que l’intrigue tient toutes ses promesses au niveau des rebondissements et autres surprises. Une fois que l’on plonge dans ce bouquin il devient difficile de le lâcher avant d’avoir le fin mot de l’histoire, d’autant que le suspense et le rythme vont crescendo. Rien à redire l’auteur maitrise son sujet et prend un malin plaisir à jouer avec nos nerfs !
Si tout tourne autour de l’enquête de Tim les autres personnages ne sont pas pour autant laissés pour compte, ils bénéficient tous d’un traitement soigné qui leur confère une personnalité unique (j’ai une tendresse particulière pour la jeune Patty). L’histoire dans son ensemble me fait penser au film Taken de Pierre Morel sauf que cette fois le père n’est pas un ex agent des forces spéciales mais d’avantage un « monsieur tout le monde » comme vous et moi ; dans les deux cas ils mettent tout en oeuvre pour retrouver et sauver leur fille.
N’ayant pas de gosse je peux difficilement me mettre en situation mais je conçois sans peine que c’est effectivement le pire (ou l’un des pires) scénario qui puisse être envisageable pour des parents. Difficile d’imaginer comment nous réagirions dans les mêmes circonstances, je suppose que certains investirons l’enquête alors que d’autres se contenteraient d’espérer en attendant les résultats de l’enquête. Je suis bien incapable de dire comment je me comporterais pour ma part, je ne suis pas un héros mais si on touche à ceux que j’aime je pense être capable de tous les extrêmes pour leur rendre la monnaie avec un méga pourboire…
Ce bouquin m’a donné envie d’aller plus avant dans la découverte de cet auteur, nul doute que j’y reviendrai à plus ou moins long terme (d’autant que j’ai un autre titre en sommeil dans mon Stock à Lire Numérique. Et encore un epub quelque peu chaotique (ce n’est pas un reproche, nul doute que la création d’un ebook perso de A à Z doit exiger une certaine maitrise et un minimum d’apprentissage), heureusement j’ai toujours Sigil à portée de main pour quelques retouches persos…
[BOUQUINS] Harlan Coben – Ne T’Eloigne Pas
Encore une découverte au programme de mon circuit littéraire 100% thriller avec le dernier roman d’Harlan Coben, Ne T’Eloigne Pas. Certes l’auteur n’est pas un inconnu, loin s’en faut, mais comme c’est son premier roman que je lis pour moi ça reste une « découverte »…
Après avoir vainement essayé de vous pondre un pitch convaincant je renonce et vous propose un simple copier-coller de la quatrième de couv’. A Atlantic City, le même soir, deux personnes, Stewart et Cassie, disparaissent sans laisser de trace. Dix-sept ans après : Cassie mène une vie rangée de parfaite mère au foyer ; Ray, son ex-petit ami, est un homme brisé, rongé par ses cauchemars et l’inspecteur Broome est hanté par un mystère qu’il n’a jamais résolu : qu’est-il arrivé à Stewart, ce bon père de famille, cette nuit-là ? Quel lien entre lui et Cassie ? Un incident va tout faire basculer… Et si le temps était venu pour chacun d’affronter son passé et ses secrets ? L’insoutenable vérité, enfouie depuis dix-sept ans, va-t-elle pouvoir enfin éclater ?
S’agissant du premier Harlan Coben que je lis je peux donc porter un jugement « neutre » sur ce bouquin (disons plutôt sans être tenté de le comparer au reste de son oeuvre). On est là en présence d’un thriller plutôt efficace, l’intrigue, bien que quelque peu convenue, parvient à nous maintenir en haleine au fil des chapitres. Les personnages sont bien pensés et travaillés (mention spéciale au couple Ken et Barbie). L’écriture et le style sont agréables ce qui permet une grande fluidité dans la lecture (lu en quatre jours et encore pas en continu). Je lui reprocherai juste un côté un peu trop « téléphoné », aucune « révélation » ne nous surprend réellement et même la fin, une fois que les différentes pièces du puzzle s’assemblent, saute aux yeux comme une évidence.
Je ne me forgerai pas une opinion nette et définitive sur l’oeuvre de Harlan Coben à partir de ce seul bouquin, disons toutefois qu’il a réussit à susciter mon intérêt et que je lirai certainement d’autres titres avant de me prononcer.
[BOUQUINS] George R.R. Martin – Le Trône De Fer : Intégrale 4
Je poursuis mon petit bonhomme de chemin à Westeros avec le quatrième volume de l’intégrale du Trône De Fer de George RR Martin, encore un joli pavé (890 pages) qui regroupe les livres 10 à 12 de la saga : Le Chaos, Les Sables De Dorne et Un Festin Pour Les Corbeaux.
Attention spoilers si vous n’avez pas lu les tomes précédents. Après les noces pourpres et l’assassinat de Robb Stark le Nord ne représente plus une menace pour les Lannister et Port Real. Mais entre la mort de Joffrey et celle de Lord Tywin le clan Lannister a été pas mal ébranlé, d’autant plus que l’on accuse Thyrion de ces deux crimes et que le nain demeure introuvable. Sans l’aide d’une Main du Roi capable de s’opposer à Cersei, la reine régente, le fragile équilibre du royaume risque bien de s’effondrer. D’autant que Stannis et ses troupes, venus en renfort auprès de la Garde de Nuit, décident de changer de tactique pour reprendre le Trône de Fer… Fin des spoilers.
Comme d’hab je me contente d’un pitch succinct, avec autant de personnages, de lieux et d’intrigues il me parait impossible de tout faire tenir en quelques lignes. Ce n’est d’ailleurs pas forcément rendre justice à ce tome que de me concentrer sur Port Real ; une grande partie de l’histoire se déroule à Pyk (où, suite à la mort du roi Balon Greyjoy, des états généraux de la royauté sont organisés pour désigner son successeur parmi les nombreux prétendants), à Dorne (qui, après la mort du Prince Oberyn, crie vengeance contre Port Real et les Lannister) et à Braavos (où Arya, toujours en fuite et plus seule que jamais, entre au service du dieu multiface). Bref on croise de nouveaux personnages (et de nouveaux lieux) tandis que ceux existants continuent de s’étoffer.
Par contre le choix de l’auteur quant au découpage peut surprendre, plutôt que de suivre tous les personnages comme il le faisait jusqu’à présent il se concentre sur certains, les autres seront abordés dans le livre 5, ainsi pas un mot sur Daenerys Targaryen et Tyrion Lannister, même Jon Snow est à peine évoqué ; il faudra attendre le cinquième opus pour les retrouver ce qui est un tantinet frustrant mais comme l’intrigue reste toujours aussi captivante on oublie vite ce petit désagrément passager, même s’il y a fort à parier qu’il faudra attendre le sixième tome pour découvrir la suite…
Je pense que je vai marquer une pause dans mon périple à Westeros mais je ne patienterai pas jusqu’à la sortie du tome 5 de l’intégrale chez J’ai Lu (prévue pour juin 2014), je l’achéterai histoire de compléter ma collection mais je me rabattrais sur les versions numériques des livres 13 (mars 2012), 14 (septembre 2012) et 15 (annoncé pour janvier 2013). Sachant que le livre 5 de la version originale, A Dance With Dragons, est paru en juillet 2011 j’en déduis qu’il faut compter pas loin de 3 ans pour espérer une intégrale en français. Ca promet pour les livres 6 et 7 (voire 8) dont aucune date de sortie n’a encore été annoncée (l’auteur estime toutefois qu’une durée de 3 ans pour l’écriture de chaque opus serait une « estimation raisonnable« ).
Déménagement au Kariba
Vendredi nous (cellule statistiques) avons quitté nos sombres locaux de Botticelli pour rejoindre nos nouveaux bureaux situés au Kariba. J’avais déjà eu l’occasion de me plaindre de nos bureaux au Botticelli (voir ma chronique) autant dire que ce déménagement (prévu initialement pour mars 2012) était attendu de pieds fermes.
Juste un mot concernant le déménagement à proprement parler. Le syndic du Botticelli fait preuve d’une logique à toute épreuve en interdisant l’utilisation des ascenseurs en cas de déménagement ou emménagement ; bin voyons les gars vont se coltiner les cartons sur le dos dans les escaliers. Je ne sais pas qui est l’abruti qui a eu cette idée de génie mais franchement il devrait consulter dans les plus brefs délais, je crains que son neurone ne soit en train de le lâcher ! Je vous rassure personne ne respecte cette ineptie…
Nous avions déjà visité les locaux mais c’était encore en chantier et il n’est pas vraiment facile de se faire une idée précise face à des locaux vides. D’ores et déjà ce qui nous avait sauté aux yeux (c’est le cas de le dire) c’est la luminosité, avec quasiment tout un pan de mur vitré ça n’a rien à voir avec notre « Grotte ». Impression confirmée en prenant possession des lieux, c’est même limité éblouissant mais dans l’immédiat on fait une cure de lumière naturelle après un an sous éclairage artificiel ! Par contre au niveau de l’aération on va sans doute rester à la clim vu que l’on donne sur un axe routier très passant donc forcément c’est bruyant, sans doute aérer le matin en arrivant et après direct par la case clim (d’autant que la saison chaude s’installe lentement mais sûrement).
Et voilà un aperçu en images de nos nouveaux locaux (photos prises sans flash).
Johann et moi (sous la clim, j’adore)
Christelle et la future recrue
Globalement on est gagnants avec ce déménagement (d’autant que ça me fait moins de marche pour venir bosser et rentrer, il va falloir que je me peaufine l’itinéraire le plus avantageux) du Centre Ville, pas pratique pour les courses pendant la pause déjeuner (moins de choix aussi pour se prendre à bouffer) ou en sortant il soir (il faut pas loin de 20 minutes pour aller à Casino Johnston) ; mais au pire je peux toujours me rabattre sur Carrefour Market d’autant que j’aime beaucoup ce magasin.
[BOUQUINS] Jac Barron – Les Cicatrices
Après que deux outsiders se soient invités dans mon programme littéraire 100% thriller je peux enfin attaquer la liste que je m’étais fixée. J’ouvre les hostilités avec Les Cicatrices de Jac Barron, roman que l’auteur qualifie lui même de thriller psychique. Ca fait un moment qu’il squatte mon Stock à Lire Numérique et j’ai à plusieurs reprises différé sa lecture pour X raisons, cette fois c’est la bonne, je peux enfin satisfaire ma curiosité.
Paris, un adolescent disparu depuis une quinzaine de jours est retrouvé vivant mais atrocement mutilé et réduit au silence. Serge Miller, le flic chargé de l’affaire, comprend tout de suite que d’autres victimes suivront, il fait alors appel à Franck Marshall, un profiler spécialisé dans les serial-killers, pour l’aider à identifier et neutraliser leur homme. Chacun va devoir mettre de côtés ses soucis personnels pour se concentrer sur l’enquête, pour essayer d’y voir plus clair Marshall va associer Marc Dru, un psychologue rencontré par hasard, à l’enquête…
Outre l’intrigue c’est la notion de « thriller psychique » qui attisait ma curiosité, je me demandais en effet à quoi ça pouvait ressembler, la réponse tombe dès les premiers chapitres, l’auteur nous plonge dans la peau de ses personnages en nous faisant partager leur point de vue sur l’affaire mais aussi sur leur vie et la société en général. Non seulement on plonge, au fil des chapitres, dans la psyché des trois enquêteurs mais aussi dans celle du « prédateur » (le « serial-torturer ») et de sa « proie » (future victime ou futur disciple ?) ; cette approche à dimensions multiples confère au bouquin une ambiance particulière et oppressante, on se sentirait presque dans la peau d’un voyeur qui s’invite tour à tour au plus profond de l’âme des intervenants.
Venons en maintenant à l’intrigue parce qu’après tout c’est bien ce qui fera ou ruinera l’efficacité d’un thriller. Ami lecteur autant que tu sois prévenu d’avance, pour affronter ce thriller il te faudra avoir les tripes bien accrochées, « âmes sensibles s’abstenir » comme on dit sauf que là ce ne sont pas de vains mots. Les scènes de crimes vont crescendo dans l’horreur et bien qu’étant habitué aux thrillers hardore j’avoue que je n’ai pu m’empêcher de ressentir un certain malaise en essayant de « visualiser » les choses. Mais ces scènes de crimes ne font qu’accentuer le cadre glauque et morbide de l’intrigue, pour tout dire une « simple » exécution d’une balle dans la nuque aurait fait tâche dans le décor planté par l’auteur. Au niveau du suspense aussi Jac Barron maîtrise son sujet, on suit l’enquête et ses multiples rebondissements au gré du bon vouloir de l’auteur et croyez moi ce n’est pas une promenade de santé, l’intrigue vous foutra rapidement les nerfs à vif et du coup vous aurez un mal de chien à lâcher le bouquin.
Je ne connais pas le parcours de l’auteur mais comme chez Maxime Chattam ou Jean-Christophe Grangé on retrouve un récit hyper documenté (notamment en matière de psychologie et de psychanalyse), pour un premier roman il réussit un sacré coup de maître en se hissant d’office parmi les plus grands noms du genre. Ce roman constitue le premier tome de ce que l’auteur a appelé La Trilogie Des Pulsions (les trois titres soient complétement indépendants mais les personnages sont récurrents à l’image de La Trilogie Du Mal de Maxime Chattam) le second opus, Plasma, est déjà disponible, quant au troisième, Impulsions, il serait toujours « en chantier » dixit l’auteur. Pas évident pour moi de me les procurer car ils sont publiés par un éditeur québécois (Transit Editeur) qui semble connaître quelques déboires financiers ; reste à espérer qu’une âme charitable mette à disposition le second opus sur le forum de la Team, de quoi patienter en attendant la sortie (un jour peut être) du tome 3.

