Voilà un titre qui doit sa promotion au sein de mon Stock à Lire Numérique grâce à un Book Club. Même si je reconnais volontiers que Collines Noires, de Dan Simmons, m’intriguait je comptais le lire quand j’aurai un creux dans mon programme. Le hasard en ayant décidé autrement, place à ma chronique.
Lors de la bataille de Little Big Horn (1876), le jeune Paha Sapa (Collines Noires), un indien lakota, entre en contact avec le général Custer agonisant. L’esprit du général pénétré celui du jeune indien qui va devoir apprendre à cohabiter avec cet hôte indésirable. Désormais d’un simple toucher, Paha Sapa peut connaître le passé et l’avenir de chacun. 1936, Paha Sapa travaille comme dynamiteur sur le site du mont Rushmore qui va bientôt abriter les bustes géants des Pères Fondateurs (Lincoln, Washington, Jefferson et, plus tard, Roosevelt). Le viel indien rêve de faire sauter ce symbole de la suprématie de l’homme blanc qui souille un territoire sacré pour les Lakotas…
Oui je sais que ça fait un peu long comme présentation, mais j’ai fait cours par rapport à la quatrième de couv’. Pas simple de résumer en trois lignes un roman aussi dense. Et encore vous n’avez rien vu !
Je n’oserai pas prétendre connaître l’oeuvre de Dan Simmons (je n’ai lu que L’Echiquier Du Mal et Flashback à ce jour) mais il ne me semble pas exagéré d’affirmer qu’elle s’inscrit clairement dans le genre SFFF. Dans Collines Noires le fantastique n’occupe qu’une place infime, l’auteur nous livre une fresque historique s’étalant essentiellement de 1876 à 1936. Un roman qui a dû lui demander un travail de titan en matière de recherche et de documentation (voir la liste impressionnante d’ouvrages cités dans les remerciements) sur cette période et sur les us et coutumes des indiens Lakotas. A ce titre ce bouquin est une mine d’informations pour le profane ou le simple curieux. La fiction côtoie l’Histoire (et de fait certains personnages historiques) pendant une période cruciale de la construction des Etats-Unis et de l’anéantissement d’une culture.
Si vous espérez un page-turner passez votre chemin. Collines Noires demande un certain investissement personnel en terme de temps, prenez votre temps pour l’apprécier et le digérer, lentement mais surement. Si vous cherchez à le lire à toute berzingue vous finirez par ne plus rien y comprendre et renoncerez au bout de quelques chapitres. D’autant que la chose fait quand même 544 pages et est divisée en chapitres longs ; pas de quoi inciter à une lecture expresse, heureusement que c’est bien écrit. On progresse lentement mais on prend un réel plaisir à découvrir l’intrigue concoctée par Dan Simmons.
Les chapitres (25) alternent entre le passé de Paha Sapa (un parcours mouvementé ponctué par quelques rencontres avec ceux qui ont écrit une page de l’Histoire) et son présent (en 1936). L’ordre chronologique n’est pas toujours de rigueur mais ça ne nuit en rien au roman, l’auteur sait y faire pour que l’on ne se sente jamais largué. Les chapitres 5, 10, 15 et 20 sont en fait des lettres fictives écrites par George Armstrong Custer et adressées à son épouse Libbie (Elizabeth Bacon).
L’histoire (et l’Histoire) est captivante même si parfois on a un peu l’impression d’être devant un reportage de Discovery Channel sur les indiens d’Amérique. Plus d’un mois pour lire un bouquin ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé (surtout pour un titre qui m’a vraiment plu) ; mon emploi du temps professionnel dopé aux hormones ne justifie pas à lui seul ce délai comme expliqué plus haut.
Je vous invite à survoler l’épilogue qui n’apporte aucun plus au reste du roman, au contraire il est parfois trop didactique ; laissez plutôt oeuvrer votre imaginaire. Si vous voulez vous plonger dans une roman qui vous invite à l’évasion, dans l’espace et le temps, alors Collines Noires et fait pour vous… mais prenez le temps de le déguster. Heureusement, Dan Simmons est un formidable conteur.
L’auteur a fait le choix de conserver certains termes en langue lakota et propose un glossaire en fin de roman afin de retrouver la correspondance en français. Au début c’est un peu délicat mais on s’y fait vite, d’autant que, pour ne pas casser le rythme, Dan Simmons propose parfois la traduction immédiatement après le terme d’origine. Bien entendu la traductrice a respecté ce choix. Par contre là où le bât blesse au niveau de la traduction, c’est quand la traductrice françise les noms anglais des personnes et des lieux… parfois ça pique les yeux. Ainsi les chefs Sioux, Sitting Bull et Crazy Horse, deviennent Bison-Assis et Cheval-Fou, les sites des batailles de Greasy Grass, les Herbes Grasses et Little BigHorn le Grand Mouflon (erreur flagrante de traduction, il eut fallu indiquer Petit « Little » Mouflon « Bighorn »)… La palme d’or revient à un chaman qui se retrouve affublé du doux sobriquet de Long-Etron, on est passé à deux doigts de Grosse-Merde (coup de bol ça semble être un personnage fictif). Il eut vraiment été plus judicieux de garder les noms anglais pour tous les noms propres.
[BOUQUINS] Jérôme Camut & Nathalie Hug – Le Sourire Des Pendus (W3 – T01)
Eurekaaa ! J’ai vaincu ma PàL papier… Bon OK je n’ai que peu de mérites vu que je n’achète quasiment que des numériques depuis belle lurette, sauf exceptions : titre non dispo en numérique, format poche (si condition 1 remplie et édition poche dispo) et visite trimestrielle à France Loisirs (en faisant en sorte que la condition 1 soit remplie mais pas la condition 2). Un achat papier demande désormais une longue réflexion et un travail de fouilles presque archéologiques !!!
Le petit dernier du moment (jusqu’à la prochaine vague) est donc W3 : Le Sourire Des Pendus, écrit à quatre mains par Jérôme Camut et Nathalie Hug. Tant qu’à faire j’ai gardé le meilleur pour la fin… Et je doute de m’être trompé sur ce choix.
Quel est le point commun entre l’assassinat d’un avocat sulfureux dix ans plus tôt, la disparition de la journaliste Lara Mendès et ce qui semble être un triple suicide familial par pendaison ? De prime abord aucun, mais en fouinant sous la surface il s’avère que ces trois affaires gravitent autour du monde du porno underground…
Les CamHug ont su reconquérir mon coeur avec le très réussi Murs de Sang, je comptais sur ce nouveau titre pour confirmer la tendance. A vrai dire je m’attendais même à du lourd au vu des réactions enthousiastes lues çà et là (c’est toujours un risque de déception de placer la barre de ses attentes très haut). Avant d’aller plus avant dans cette chronique je vais lever le voile sur ma réaction globale : du lourd je voulais, du lourd j’ai eu et même plus encore !
Histoire de brouiller les pistes (sans jamais embrouiller le lecteur) l’intrigue principale se divise en une multitude d’intrigues secondaires (un peu comme si vous laissiez tomber une bille de mercure sur votre bureau), les liens entre elles ne sont pas toujours évident à deviner mais tout finit par se mettre en place naturellement.
Ajoutez à cela une impressionnante galerie de personnages tous parfaitement travaillés (j’ai un faible pour Léon Castel, allez savoir pourquoi). Là encore chacun commence dans sa case puis empiète peu à peu sur les plates bandes des autres ; une fois encore les auteurs savent s’y prendre pour que tout passe comme une lettre à la poste sans anicroches.
Le pavé est épais (750 pages) mais découpé en chapitres courts qui sautent souvent d’une situation à une autre. Les auteurs ont opté pour une écriture d’une remarquable fluidité, le bouquin se lit tout seul (si je n’avais pas eu un emploi du temps de folie je l’aurai sans doute bouclé en deux ou trois jours).
Sous couvert de leur intrigue glauque à souhait les CamHug nous invitent à plonger dans un univers tout aussi malsain et dérangeant : celui des Snuff Movies. Même si le bouquin n’est pas aussi cash que La Promesse Des Ténèbres de Maxime Chattam, il reste toutefois à déconseiller aux âmes sensibles. C’est aussi l’occasion pour les auteurs, du moins à travers leurs personnages, de porter un regard acéré sur la socièté en général (si le snuff existe c’est qu’il y a une demande, idem pour la prostitution enfantine), la justice (aveugle et parfois trop laxiste et procédurière) et les médias (des charognards qui ne jurent que par leur audience)…
Si comme moi vous vous demandez ce qu’est ce fameux W3, évitez de lire la quatrième de couv’ trop bavarde pour conserver intact le mystère. Ce sera mon seul bémol, le résumé donne un indice qui casse l’effet de surprise (mais je n’en dirai pas plus).
Ah si j’ai un autre bémol… Je veux la suite !!! En fait quand vous refermerez le bouquin vous aurez le sentiment de n’avoir lu qu’une mise en bouche de ce que les auteurs nous réservent pour la suite (voire les suites, plus probablement). Sur ce point aussi je les attends au tournant, le premier volet des Voies de l’Ombre m’avait laissé sur le cul mais lors des trois suivants le soufflé est tombé, lentement mais sûrement. Toutefois je pars confiant, ce premier opus ouvre les portes à un incroyable potentiel et surtout il y a encore tant de questions restées sans réponse (je pense notamment au cas de Ilya Kalinine)… Verdict dans les prochains mois.
Une descente à France Loisirs est prévue dans les prochains jours, de quoi redonner des couleurs à ma PàL… Mais avant tout : priorité absolue à Mallock et son Massacre des Innocents !
[TV News] Strike Back – Shadow Warfare
Ce week-end aura été l’occasion de visionner les derniers épisodes de la cinquième saison (quatrième saison US) de l’excellente série Strike Back proposée par Cinémax. Nous avions raté la fin lors de sa diffusion sur Canal+, heureusement Ciné+ Premier nous offre une séance de rattrapage.
Tandis qu’ils profitent de vacances bien méritées, Damien Scott (Sullivan Stapleton) et Michael Stonebridge (Philip Winchester) sont rappelés en urgence au sein de la Section 20 désormais dirigée par Rachel Dalton (Rhona Mitra). Un agent vient en effet d’être exécuté alors qu’il enquêtait sur une vaste attaque terroriste programmée par l’insaisissable Al-Zuhari (Tony Caprari). Scott et Stonebridge prennent le relai afin d’identifier la menace et de la neutraliser…
Fidèle à ses habitudes la série se décline en 10 épisodes qui suivent un même arc narratif mais changent de théâtre d’opération tous les 2 épisodes. Ainsi nos deux héros débuteront leur périple en Colombie avant de visiter le Liban, la Hongrie, la Russie et enfin l’Allemagne. Un périple qui ne sera pas de tout repos comme vous pouvez vous en douter.
Pourquoi changer une recette déjà éprouvée ? Cette cinquième saison s’articule autour d’une intrigue parfaitement maîtrisée et riche en rebondissements. Bien entendu les scènes d’action sont nombreuses et bien chorégraphiées, le duo Scott/Stonebridge fonctionne toujours aussi bien et ne manque pas d’apporter quelques touches d’humour çà et là (même dans le feu de l’action). Des personnages présents depuis plusieurs saisons disparaîtront, des nouveaux venus prendront la relève et éventuellement certains rôles secondaires gagneront en importance. Le hic c’est qu’il m’est difficile d’en dire plus sans prendre le risque d’en dire trop ; le suspense constant fait aussi le charme de la série.
Une série à ne pas forcément mettre entre toutes les mains (l’entrée soudaine d’une balle dans le corps humain ne se fait pas sans effusion de sang… et après l’effort rien de tel que de trouver un peu de réconfort en charmante compagnie), mais pour le moment elle réussit un sans faute. Les ingrédients de base sont les mêmes mais l’intrigue est sans cesse renouvelée.
Une sixième et dernière (snifff) saison est d’ores et déjà prévue, le tournage a dû être repoussé suite à une blessure de l’acteur Sullivan Stapleton. Je suis curieux de découvrir le sort réservé à nos deux baroudeurs…
[TAG] Liebster Award
Pas très présent ces derniers temps mais j’ai un boulot de ouf en ce moment… Même pas le temps ou l’envie de bouquiner en rentrant.
I’ll be back… Le plus tôt sera le mieux !
Zélie m’ayant contaminé gratifié d’un Liebster Award je me prête volontiers au jeu (aussi un peu afin d’éviter de terribles représailles).
Un peu d’histoire pour commencer (merci Google) :
Jadis, un monsieur allemand décida de vouloir faire connaître son blog : il rédigea donc 5 choses sur lui, nota l’adresse de 5 blogs qu’il aimait, rédigea 5 questions et décida de débuter une chaine d’amour et de reconnaissance. L’idée est simple, mais reste une façon intéressante de faire découvrir de nouveaux blogs.
C’est quoi qu’il faut faire ?
– Ecrire 11 choses sur soi
– Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominé
– Nommer 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions
– Mettre les liens vers les blogs choisis et les informer de leur nomination.
– Informer la personne qui vous a nominé que la tâche est accomplie
Pourquoi 11 questions/réponses me direz-vous alors qu’au départ il n’y en avait que 5 ? L’inflation, sans doute… Tout augmente !
11 trucs à savoir (ou pas) me concernant :
1 – Au petit déj’ je prends une Red Bull Light et deux Coca Zero.
2 – Je suis du genre ours grognon et asocial, j’ai tout ce qu’il faut pour profiter à fond de mes weekends et congés chez moi.
3 – Du fait du point 2, ne me parlez surtout pas de faire du sport. Pour moi ça se limite au rugby et à la boxe… à la TV !
4 – Je suis particulièrement endurant quand il s’agit de lever le coude, option Jack Daniel’s de préférence.
5 – Je ne fume pas, j’ai essayé au collège ça a suffit pour me dégouter du tabac.
6 – Autre conséquence du point 2, mes loisirs sont du genre casaniers (TV, PC, bouquin…).
7 – Je suis accro aux nouvelles technologies… quand elles peuvent m’apporter un plus (jai une tablette mais je n’envisage pas de me prendre une montre connectée).
8 – Je n’ai plus de PC perso depuis le mois de mars. Un achat est prévu en fin d’année, en attendant je gère avec la tablette et le PC du taf (chuuuttt).
9 – Il y a encore peu je jurais que le livre numérique ne passerait pas par moi… aujourd’hui il est largement majoritaire dans ma bibliothèque, mais je ne néglige pas pour autant les livres papiers.
10 – Même si je vomis sur la politique et la religion, ça ne m’empêche pas d’avoir des opinions bien tranchées… Je les assume et les revendique.
11 – Je n’ai pas de permis de conduire et donc ne conduis pas. Ma condition d’éternel piéton me convient parfaitement.
Les 11 questions de Zélie
Quel est ton rêve le plus fou (à lier) ?
Avoir une rente mensuelle bien grasse sans rien branler et pouvoir me payer tout ce qui me passe par la tête. Bin quoi c’est un rêve, on a le droit de rêver en science-fiction !
Comment t’imagines-tu dans 10 ans ?
Comme aujourd’hui avec dix ans de plus au compteur… A moins que je ne suce les pissenlits par la racine.
Quel est ton livre culte ?
Ma liseuse blindée de bouquins ! Pardon ? C’est pas une réponse valide. Pffft
La saga du Trône de Fer de GRR Martin.
Ton film culte ?
Un seul ? J’aime trop le cinéma pour n’en avoir qu’un…
La saga Star Wars avec une préférence pour la trilogie 77-83.
La ville de tes rêves ?
Nouméa. Ah merde j’y suis déjà…
Dans l’idéal Bali pour y couler mes vieux jours.
Le Québec si l’opportunité se présentait…
Une passion en dehors de ton blog ?
La lecture, le cinéma (version canapé, pas en salle), l’informatique en général et mes chats.
Quelle est la chanson qui revient en boucle sur ton ipod ?
J’ai pas de iPod… Je n’aime pas Apple !
La encore difficile de ne choisir qu’un titre.
Quand on n’a que l’amour de Jacques Brel.
Première chose que tu fais une fois levé le matin ?
Je vais pisser. Je prends une douche. Je m’habille. Je traîne sur le net et prenant un petit déj vachement équilibré…
Dernier cadeau acheté ? (pas pour toi, pour un tiers, hein)
Du parfum pour ma tendre moitié.
Le défaut que tu aimerais faire disparaître chez toi ?
Aucun défaut, je suis parfait et modeste !
La colère, j’ai tendance à rapidement monter sur mes grands chevaux.
Le défaut qui t’insupporte chez les autres ?
A priori aucun, j’aime à penser qu’il y a du bon chez chacun d’entre nous (non je ne suis pas un Bisounours). Même si j’avoue que j’ai du mal à garder mon calme face à un interlocuteur borné qui refuse de reconnaître ses torts (normal j’ai toujours raison).
Mes 11 nominés sont :
Zofia – Revoir un Printemps
Lilou – Zenlilou
Fabe & Marcsu – Fabebook
Yvan – Blog EmOtionS
Ze Belette – The Cannibal Lecteur
Steph – Mon féérique blog littéraire
Cajou – Plume de Cajou
Zina – Les Pipelettes en parlent
Nath – Sous les pavés… la page
Foumette – Les frissons de Foumette
Vincent – The Big Blowdown
Mais bon ce n’est pas une obligation, vous faites comme vous le sentez…
Si d’autre veulent s’auto-tagger, feu à volonté.
Mes 11 questions indiscrètes :
1 – Pourquoi un blog ?
2 – Quel livre pourrais tu relire sans jamais t’en lasser ?
3 – Plutôt numérique ou papier ?
4 – Ta citation préférée ?
5 – La meilleure adaptation ciné/TV à ton avis ?
6 – La pire adaptation ciné/TV à ton avis ?
7 – Le matin, thé ou café ? Autre ?
8 – Ton apéritif préféré (alcoolisé ou non) ?
9 – Plutôt sucré ou salé ?
10 – Ton plat préféré ?
11 – Le truc dingue mais réalisable que tu voudrais faire ?
[TV News] The Neighbors
Une fois n’est pas coutume ces dernières semaines nos dimanches soirs étaient rythmés par Comédie+ et la série The Neighbors de Dan Fogelman.
Marty et Debbie Weaver (Lenny Venito et Jami Gertz) s’installent avec leurs 3 enfants dans un confortable pavillon au coeur d’une copropriété cossue. Ils sympathisent rapidement avec leurs nouveaux et étranges voisins, Larry Bird (Simon Templeman), Jackie Joyner-Kersee (Toks Olagundoye) et leurs deux enfants. Ils ne tarderont pas à découvrir que leurs voisins et toute la communauté sont en fait des extra-terrestres…
Cette première saison est composée de 22 épisodes relativement courts (22 minutes) nous offre un show où le comique repose surtout sur le décalage entre les deux familles, que ce soit dans la conception de leur quotidien ou dans leur approche de la vie. Les Weaver auront du pain sur la planche pour faire en sorte que leurs chers voisins passent inaperçus parmi les humains, ne serait-ce que pour leur faire comprendre nos us et coutumes (visite au supermarché, Halloween, Noël…). De fait l’humour est aussi décalé (toujours) que déjanté (souvent), ça fait du bien de finir le week-end sur une touche de bonne humeur.
J’étais passé à côté de la série lors de sa première diffusion, il n’était pas question que je rate cette séance de rattrapage. Et franchement je n’ai aucun regret, je me suis bien éclaté sur des épisodes tous plus originaux les uns que les autres (aucune redondance dans les gags). La série n’est pas qu’une succession de sketches sans queue ni tête, elle nous fait vivre l’évolution des personnages, dans leurs relations et dans leur état d’esprit en général.
Cerise sur le gâteau, dès dimanche prochain la Comédie+ enchaîne avec la seconde saison (22 épisodes). Par contre je viens d’apprendre que la série avait été annulée par ABC, cette saison 2 enterre la série sur une fin plutôt abrupte d’après ce que j’ai pu lire çà et là…
[BRD] Babysitting
Une chronique cinéphile avec un peu de retard, on a vu le film il y a une quinzaine de jours mais je n’avais pas encore trouvé le temps de la caser. Mieux vaut tard que jamais, l’heureux élu retardataire est Babysitting de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou.
Le jour de ses 30 ans, Franck (Philippe Lacheau), employé aux Editions Schaudel, se voit plus ou moins obligé d’accepter de jouer les babysitter pour le fils de son patron (Gérard Jugnot). Un job simple et sans embrouille, sauf que le gamin, Remi (Enzo Tomasini), est une vrai teigne et que les meilleurs potes de Franck, Ernest (Vincent Desagnat) et Sam (Tarek Boudali), ont décidé de lui offrir une fête d’anniversaire mémorable…
Un film découvert grâce à un pote, je craignais quelque peu une version à la française de Projet X mais finalement Babysitting parvient à tirer son épingle du jeu. Notamment grâce à une approche originale via le found-footage (un vrai faux film). Quand les Schaudel rentrent chez eux ils trouvent leur piaule dévastée, le gamin et le babysitter sont aux abonnés absents ; c’est via une caméra retrouvée sur place qu’ils vont découvrir le déroulement de la soirée.
Hormis Gérard Jugnot et Clotilde Coureau, qui interprètent le couple Schaudel, le casting est en grande partie composé d’animateurs/acteurs venus de la télévision. C’est là un autre point fort du film, on ressent dans leur jeu une véritable camaraderie et le même esprit de déconnade. Mention spéciale à Enzo Tomasini qui joue à merveille la parfaite petite teigne. Soyons fou et osons une deuxième mention spéciale, à Philippe Duquesne qui interprète l’agent Caillaud, un flic bien lourd que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Et la touche charme revient à Alice David qui incarne Sonia, l’ex de Franck.
A défaut de pouvait prétendre à un César ou à une palme d’or cannoise (ce qui n’est pas forcément gage de qualité), l’équipe nous offre une comédie qui fait mouche. Les gags s’enchaînent, pas toujours en finesse mais sans lourdeur non plus, on alterne entre sourire et fou rire et ça fait du bien aux zygomatiques. Idéal pour passer un bon moment de franche rigolade sans se prendre la tête.
[BOUQUINS] Bill Loehfelm – Face Au Mal
Ma PàL papier diminue aussi vite que mon Stock à Lire Numérique augmente, ça me donne l’occasion d’aller piocher dans les achats France Loisirs laissés (à tort ou à raison ?) en stand-by. C’est donc au tour de Face Au Mal de Bill Loehfelm de passer sur le grill.
Maureen, serveuse dans un club de Staten Island, surprend à la fin de son service son patron et Frank Sebastian, un politicien qui a le vent en poupe, dans une situation plus que compromettante. Le lendemain elle apprend que son boss est mort dans des circonstances louches. Quand des gros bras de Sebastian débarquent chez elle, elle réalise alors qu’elle est la prochaine sur la liste. Sur qui peut elle vraiment compter face à un ennemi aussi puissant que Sebastian ?
Encore une avant-première France Loisirs, mais depuis le temps qu’il prend la poussière dans ma PàL je suppose que le bouquin est dispo en librairie depuis un moment. Quoi qu’il en soit autant jouer cartes sur table d’entrée de jeu : ce bouquin n’a rien d’exceptionnel, si vous le ratez vous ne perdrez pas grand chose…
L’intrigue me semblait prometteuse, quoique relativement classique, mais son traitement manque cruellement de profondeur et de surprises. L’auteur arrive à nous donner l’envie de connaître le fin mot de l’histoire mais sans plus.
Les personnages sont creux et ridiculement manichéens (à peut être celui de l’inspecteur Waters, le seul qui ait un semblant de consistance). Sebastian est l’archétype du méchant pas beau de série B, sadique, pervers, sûr de lui, ambitieux… au point d’en devenir stupide. Le pire dans l’affaire reste le personnage de Maureen, alors qu’elle aurait mérité le plus d’attention de la part de l’auteur (après tout c’est son perso principal), tout en elle sonne creux, on frôle le trou noir. Difficile d’avoir une quelconque empathie pour une palourde échouée sur le sable chaud à marée basse…
C’est le troisième roman de Bill Loehfelm et le premier traduit en français, on ne peut pas vraiment dire que la mise en bouche soit une réussite. Pas certain d’avoir envie d’aller en avant dans l’univers littéraire de l’auteur. On ne peut pas viser juste à tous les coups… Heureusement les top sont plus fréquents que les flop !
[BOUQUINS] Daniel O’Malley – The Rook
Après le tsunami interne provoqué par Reflex j’avais besoin d’un peu de légéreté histoire de faire baisser la pression ; le hasard faisant bien les choses (à ce qu’il parait) les éditions Super 8 proposent un titre qui semble parfait pour ce genre de chose. La chose en question nous vient d’Australie, l’auteur, Dan O’Malley, signe avec The Rook, son premier roman.
Myfanwy Thomas se réveille dans un parc, totalement amnésique et entourée de cadavres. Prévoyante, son ancien moi lui a laissé des instructions écrites pour lui parler d’elle et de son rôle phare au sein de la Checquy, une organisation secrète qui regroupe des agents dotés de pouvoirs surnaturels chargés de protéger les iles Britanniques des forces occultes. Mifanwy va devoir réapprendre sa vie et vite, car le temps presse, un haut responsable de la Checquy est un traître…
Imaginez ce que pourrait donner un mix habile entre les Avengers, Fringe et… Johnny English, impossible me direz-vous. Et pourtant Daniel O’Malley l’a fait, et l’a bien fait qui plus est ! Comme vous pouvez vous en douter le résultat de ce cocktail explosif est totalement déjanté, mais traité avec intelligence, un OLNI qui se lit avec délice.
Si vous aimez ranger vos bouquins dans des cases bien définies, oubliez The Rook ! Il est la parfaite illustration de la littérature SFFF (Science Fiction, Fantasy et Fantastique) puisqu’il mélange ces trois genres avec un soupçon d’espionnage et un max d’humour. D’ailleurs je pourrais l’inscrire comme invité surprise à mon challenge SF (ah bin voilà c’est fait).
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les super-héros, ceux de la Checquy ont des pouvoirs que Marvel n’aurait jamais pu imaginer. Certains sont plus orientés vers l’attaque, alors que d’autres privilégient la défense ; enfin il y en a quelques uns qui sont d’une inutilité absolue.
Avec Myfanwy (comme Tiffany mais avec un M à la place du T) vous aurez le droit à deux personnages pour le prix d’un. D’une part via les notes laissées par l’ancienne Myfanwy, d’autre part en suivant l’actuelle Myfanwy. Et vous pouvez me croire ce sont bel deux personnalités radicalement différentes qui ont habitées ce même corps.
Myfanwy peut, d’un simple contact, prendre le contrôle de sa cible, un contrôle absolu (le corps, les organes, le système nerveux…). Soyez assurés que ce n’est pas le personnage le plus surprenant de la Checquy, vous aurez le droit à une galerie de portraits et de personnalités aussi originaux que barrés.
L’auteur pourrait se contenter de jouer à fond la carte de l’absurde au détriment de son intrigue mais, comme je l’ai indiqué plus haut, il a placé la barre un cran plus haut en misant sur des situations et dialogues complètement loufoques, tout en entretenant une intrigue aussi solide que prenante. Un exercice d’équilibriste parfaitement maîtrisé qui détend les zygomatiques tout en jouant avec nos nerfs.
Daniel O’Malley est d’origine australienne, il a grandi et fait ses études aux Etats-Unis avant de retourner vivre en Australie. Pour son premier roman, il a choisi de situer son intrigue en Angleterre mais la Belgique y tient aussi une place de premier choix, place que je vous laisse découvrir.
Publié en 2012 en Australie, le bouquin a été bien accueilli par la critique et le public, il se verra d’ailleurs récompensé du Aurealis Award (un prix littéraire australien dédié à la SFFF) du meilleur roman de SF la même année.
Pour info le titre original, The Rook, conservé dans la version française, désigne la tour dans un jeu d’échec, ce qui correspond aussi au grade de Mifanwy au sein de la Checquy. L’auteur travaille déjà sur une suite, de son propre aveu le bébé est sur la bonne voie, même s’il se refuse à annoncer une date de publication. Quoi qu’il en soit je l’attends avec impatience, c’est avec un immense plaisir que je replongerai au coeur de la Checquy et de ses intrigues hors normes.
Peut être trouverez-vous étrange mon enthousiasme manifeste pour ce bouquin comparé au temps que j’ai mis pour le lire (10 jours) ; la faute n’est pas inhérente au roman (que j’ai adoré, je confirme, encore et encore) mais à un emploi du temps professionnel particulièrement chargé. Après une journée de 10 heures (et plus si affinités), je suis plus attiré par la bouteille de Jack Daniel’s que par ma liseuse.
[BRD] Thor – Le Monde Des Ténèbres
Croyez le ou non mais c’est une pure coïncidence si je mentionnais Mjöllnir dans ma chronique de Reflex avant d’enchaîner sur un billet consacré au film Thor – Le Monde Des Ténèbres réalisé par Alan Taylor ; aucune préméditation là-dedans. Rien à la TV, on se fait un film ? Ah bin tiens pourquoi pas Thor 2 ? Adjugé vendu ! Normal nous sommes tous les deux fans de l’univers Marvel.
De retour à Asgard, Thor (Chris Hemsworth) commande les troupes chargées de ramener la paix dans les Neufs Royaumes. A peine sa mission accomplie, qu’un nouvel ennemi, Malekith (Christopher Eccleston) et ses elfes noirs, menacent Asgard. Pour vaincre cette menace Thor n’hésitera pas à s’opposer à son père et roi, Odin (Anthony Hopkins)…
Ce second film centré sur Thor est l’occasion de retrouver des têtes connues, dont la femme qu’il aime, Jane Foster (Natalie Portman), mais aussi l’incontournable Loki (Tom Hiddleston) avec qui il devra s’allier pour parvenir à ses fins et bien d’autres qu’ils soient terriens ou asgardiens.
Le couple Marvel/Disney n’a plus rien à prouver aux fans de l’univers Marvel, Thor 2 ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà. On retrouve un mélange bien dosé entre action brute de décoffrage et humour, le tout parsemé d’une once de romance. Ajoutez à cela un scénario qui se tient, des effets spéciaux toujours aussi bluffants (d’autant que l’on a le droit à une grande variété de décors entre Asgard, le Monde des Ténèbres et la Terre).
Petite piqûre de rappel, n’oubliez pas de laisser défiler le générique jusqu’au bout, il y a deux séquences bonus à la clé.
Les fans de Marvel retrouveront ce qu’ils aiment, le profane qui commencera par Thor 2 risque fort d’être complètement largué (et pour cause il y a 7 films à voir avant pour tout reprendre depuis le début), et les « anti » n’aimeront pas (mais on peut légitimement se demander pourquoi ils iraient voir le film).
Si vous en avez marre de Marvel alors il vous faudra prendre votre mal en patience. Thor 2 est le second film de la phase 2 (après Iron Man 3), il est suivi par Captain America – Le Soldat De L’Hiver et Les Gardiens De La Galaxie afin d’ouvrir la voie royale au grand retour des Avengers (2015). Et c’est pas fini ! Il y a encore une phase 3, plus ou moins finalisée dans l’idée, qui devrait aboutir à un troisième volet des Avengers (2017/2018) et même une phase 4 qui reste à définir. Pour ma part je suis aux anges, au moins jusqu’à Avengers 2, pour la suite j’aviserai.
Qui l’eut cru ?
Ceux qui me suivent depuis quelques temps et/ou me connaissent un tant soit peu savent l’amour immodéré que je porte à Facebook… Je déconne, vous savez pertinemment que je ne suis pas vraiment un adepte de ce truc.
Mais ça c’était avant… Si, si, croyez-le ou non mais j’ai pactisé avec le Diable ! Non seulement je me suis créé un compte FB (Fred M Lord Arsenik) sur lequel j’ai, en quelques mois, plus d’activité que je n’en ai jamais eu sur mon profil perso depuis qu’il existe. Etl e pire c’est que j’y prends goût !!!
Comme si ma situation n’était pas assez désespérée comme ça, il a fallu que j’en rajoute une couche en me lançant dans la conception d’une page FB dédiée à mes lectures chroniquées sur le blog (d’où le bouton en bas de la présente page). C’est grave docteur ?
Comme je n’ai pas franchement envie de me prendre la tête pendant des plombes, je n’ai conservé que les bouquins lus depuis le 1er juin 2014.
