[BRD] American Sniper

amsnipPetite pause cinéphile afin de terminer ces congés en douceur, quoique le terme n’est pas forcément le plus adéquat vu comme nous avons opté pour American Sniper de Clint Eastwood.
Chris Kyle (Bradley Cooper) s’engage dans les SEALS et se spécialise comme tireur d’élite (sniper). Peu après les attentats du 11 septembre il est envoyé en Irak. Son rôle : protéger les équipes au sol en éliminant toute menace potentielle. Rapidement il se fait un nom au sein des troupes, et un surnom : La Légende
Clint Eastwood opte pour le biopic pour son dernier film, un genre qui ne lui est pas complètement étranger puisqu’il est déjà à l’origine de Bird, qui retrace le parcours de Charlie Parker. Certes celui de Chris Kyle est un peu plus mouvementé ; le challenge étant justement de proposer une double vision du personnage : le soldat sur le terrain et le civil avec ses proches. Un cocktail parfaitement maîtrisé par Clint Eastwood et un hommage salué par la famille et les proches de Chris Kyle.
De fait si vous vous attendez à un film de guerre brut de décoffrage vous pouvez passer votre chemin, le réalisateur s’intéresse avant tout à l’aspect humain (ce qui n’exclut pas de belles scènes d’action). Notamment sur la difficulté de réintégrer une vie civile normale avec sa famille tandis que les combats font rage en Irak. A ce titre Bradley Cooper réussit une belle performance d’acteur, son interprétation est criante de vérité, et pas uniquement au niveau de la ressemblance physique.
A noter la présence au casting de Sienna Miller qui incarne l’épouse de Chris Kyle, Taya Kyle. Une présence discrète mais omniprésente et sa raison d’être. Même si ça ne saute pas toujours aux yeux…
Ce film est avant tout un hommage à un homme et à un soldat d’exception, pas une ode à l’Amérique, à la politique de Bush ou la guerre. Que ça plaise ou non Chris Kyle a fait son boulot et il l’a bien fait (perso je dis respect Mr Kyle… et nul doute qu’un bon nombre de Marines lui doivent d’être rentrés au pays en un seul morceau). Avec son palmarés (255 tirs réussis, dont 160 officiellement confirmés) il est considéré comme le meilleur sniper de tous les temps et comme un héros national. Un palmarès qui lui a valu une tripotée de décorations, parmi les plus prestigieuses.
Décorations Chris Kyle

<<< ALERTE SPOILER >>> Le film ayant été tourné avant le procés d’Eddie Ray Routh, le meurtrier de Chris Kyle et de son ami, Chad Littlefield, il n’est pas fait mention du verdict rendu en février 2015. Eddie Ray Routh a été condamné à la prison à perpuité, sans possibilité de remise de peine.

♥♥♥♥♥

[BRD] Interstellar

InterstellarLes pauses ciné se suivent et ne se ressemblent pas, petit détour par la science-fiction avec Interstellar de Christopher Nolan.
Dans un futur indéterminé, alors que l’humanité est condamnée à disparaître par manque de nourriture, Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote devenu agriculteur rejoint une équipe de scientifique persuadés que l’avenir de l’homme se situe dans l’espace. Reste à savoir où. C’est ce que Cooper et son équipage vont devoir découvrir…
Oubliez les méchants aliens et les batailles intergalactiques, Christopher Nolan (qui a co-signé le scénario du film, avec son frère Jonathan) joue la carte Hard Science. De la science fiction qui s’appuie justement sur la science pour rendre son intrigue réaliste (tout en restant dans un contexte futuriste). Pour l’anecdote, sachez qu’à l’origine les frères Nolan avaient écrit le scénario pour Spielberg qui a finalement dû renoncer au projet Interstellar. Les deux frères ont ainsi pu remanier leur scénario afin qu’il colle mieux à leurs attentes.
Le risque majeur avec cette approche de la SF est de proposer au spectateur profane un film totalement incompréhensible. Christopher Nolan évite brillamment cet écueil, mais bon il est quand même conseillé de visionner Interstellar avec l’esprit clair (évitez un apéro blindé avant), surtout dans la dernière partie du film.
La première claque est visuelle, qu’il s’agisse des décors de notre Terre du futur (avec un habile mélange entre l’ancien et le futuriste), des séquences dans l’espace ou des planètes visitées par l’équipage, tout est magnifiquement soigné. Ce n’est pas pour rien que le film s’est vu récompensé par l’Oscar 2015 des meilleurs effets visuels.
Le film réussit à nous captiver sans avoir besoin de jouer la carte de l’action à tout va, une intrigue prenante, pour ne pas dire captivante, menée avec intelligence et les presque trois heures passent comme une lettre à la poste, sans jamais avoir eu l’impression d’être largué, sans jamais s’ennuyer. Une intrigue blindée servie par des acteurs totalement investis dans leur rôle.
Cerise sur le gâteau déjà bien garni, la bande son de Hans Zimmer vient sublimer le film. Un sacré défi quand on sait que Christopher Nolan a refusé de lui faire le scénario, au lieu de quoi l a rédigé un texte sans aucun rapport avec le film et demandé au compositeur d’écrire les morceaux que ça lui inspirait. Le résultat est bluffant, en fait tout est bluffant dans ce film.

♥♥♥♥♥

[BRD] Into The Woods

Into The WoodsChangement de registre pour notre pause cinéphile suivante puisque nous avons opté pour Into The Woods de Rob Marshall, une comédie musicale estampillée Disney.
Suivez les aventures (légèrement détournées) de Cendrillon (Anna Kendrick), du Petit Chaperon Rouge (Lilla Crawford), de Raiponce (MacKenzie Mauzy) et de Jack (Daniel Huttlestone) et ses fayots. Une sorcière (Meryl Streep) va pousser un boulanger (James Corden) et son épouse (Emily Blunt) à bouleverser leurs destinées…
J’ai récupéré ce film sans vraiment savoir à quoi m’attendre, l’idée de croiser plusieurs héros de Disney me semblait sympa mais j’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’une comédie musicale. Je n’ai rien contre ce genre, mais quand ça me prend par surprise il me faut un temps d’adaptation… Finalement la pillule passe plutôt bien, on se laisse embarquer dans l’histoire, les chansons s’intègrent bien à l’ensemble.
J’ai appris par la suite que Into The Woods était à la base une comédie musicale créée pour Broadway par Stephen Sondheim et James Lapine en 1986. C’est la première fois que Disney se lance dans l’adaptation d’une comédie musicale de Broadway. Le résultat, sans être transcendant, se laisse regarder et écouter (je ne sais pas ce qu’il en est de la VF mais la version québécoise conserve les chants en VOST ; en général la pilule passe mieux).
Pour ceux et celles qui auraient encore des doutes, tous ces personnages (et bien d’autres) ne sont pas des créations de Disney, il s’agit d’adaptation (parfois très libres et beaucoup plus optimistes) de contes traditionnels.
Le jeu des acteurs est plutôt convaincant, mention spéciale à Meryl Streep pour ses entrées et sorties qui ne passent pas inaperçues… A noter aussi une courte apparition de Johnny Depp dans le rôle du Loup, qui tient au Petit Chaperon Rouge un discours pour le moins ambigu.
A voir pour un moment de divertissement visuel et musical sympathique mais loin d’être inoubliable…

♥♥♥

[BRD] Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées

La Bataille Des Cinq ArméesUne pause cinéphile sous le signe de la Terre du Milieu puisque nous avons visionné Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées, ultime hommage à l’oeuvre de Tolkien signé Peter Jackson.
Alors que les réfugiés de Lacville, menés par Bard (Luke Evans) et les elfes de Thranduil (Lee Pace) viennent demander à Thorin (Richard Armitage) d’honorer sa promesse, le nain leur oppose une fin de non recevoir. Bilbon Sacquet (Martin Freeman) va tout mettre en oeuvre pour éviter une guerre entre elfes et nains ; d’autant que de son côté Azog (Manu Bennett) prépare les armées orques à l’attaque…
Ce troisième volet est de loin le plus sombre de la trilogie (la guerre menace c’est inévitable, la question est surtout de savoir qui va affronter qui) mais c’est aussi celui qui donne le plus d’importance à la psychologie des personnages (notamment avec Bilbon qui va faire le maximum pour ramener Thorin à la raison, n’hésitant pas à se mettre en danger). A ce titre c’est aussi le plus éprouvant pour les nerfs de spectateur.
Visuellement la magie fonctionne toujours aussi bien, on est en totale immersion dans la Terre du Milieu et ses intrigues avec un habile mélange de paysages naturels magnifiques et d’effets spéciaux toujours aussi fabuleux. Sans oublier bien entendus les combats parfaitement chorégraphiés.
La scène d’ouverture met d’office la barre très haut avec l’assaut dévastateur de Smaug sur Lacville (ce n’est pas un scoop puisque le film précédent se termine par l’envol du dragon vers le village de pêcheurs… on se doute bien qu’il ne va pas s’acheter un kilo de crevettes). Le rythme ne baisse pas ‘au contraire) pendant pas loin de 2h30 de pur bonheur. Heureusement on retrouve çà et là quelques notes d’humour permettant de faire baisser (temporairement) la tension d’un cran.
La transition entre Le Hobbit et Le Seigneur Des Anneaux est impeccablement menée même si c’est avec regrets que je dis au revoir à la Terre du Milieu. Et oui c’est juste un au revoir, dès que le coffret de la trilogie sort en version longue je vais me refaire les six films… Je ne m’en lasserai jamais tant Peter Jackson a su sublimer l’oeuvre de JRR Tolkien !

♥♥♥♥♥

[BRD] The Voices

The VoicesLes pauses ciné se suivent mais de ne ressemblent pas. Cette fois nous nous sommes engagé dans un univers beaucoup plus noir avec The Voices de Marjane Satrapi.
Terry (Ryan Reynolds) fait de son mieux pour mener une existence normale sans trop se faire remarquer… Pas simple quand on est hautement psychotique et que l’on ne suit pas toujours son traitement. Ses meilleurs sont son chien, Bosco, et son chat, M. Moustache, avec qui il discute régulièrement…
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce film est totalement inclassable, on y trouve du thriller, du gore, de l’humour, de la comédie romantique (même si avec Terry la romance tend à tourner court). Marjane Satrapi, connue et reconnue pour son film d’animation Persepolis, s’est aventurée avec succès hors des sentiers battus ; ils ont dû bien s’éclater sur le tournage.
Le top du top restent les échanges entre Terry et ses bestioles. D’un côté Bosco, gros pépère débonnaire, le pousse à refréner ses pulsions et à se comporter comme un honnête citoyen. De l’autre M. Moustache, cynique à souhait et perpétuel râleur, l’incite au contraire à aller toujours plus loin, à laisser libre court à ses pulsions meurtrières. Franche rigolade garantie à condition d’aimer l’humour noir (le chat est génial) !
Quand Terry n’est pas sous traitement (c’est à dire quasiment tout le temps) il est amusant de voir comment il perçoit son propre appartement ; un petit coin propret où il fait bon vivre alors qu’en réalité c’est une véritable porcherie.
Bien qu’il devienne rapidement un tueur en série, le personnage de Terry n’a aucun autre type de perversion ou de déviance (vous me direz c’est déjà pas mal) ; de fait, presque malgré nous, on le trouve sympathique et attachant. Belle performance d’acteur pour Ryan Reynolds, d’autant qu’il assure aussi les voix de tous les animaux du film (et oui il n’y a pas que son chien et son chat qui lui causent).
Au niveau du casting féminin on trouve notamment Gemma Arterton (Fiona) et Anna Kendrick (Lisa).
Bien que parfois complètement déjantée l’intrigue tient la route, la réalisatrice avoue avoir fait un gros travail de documentation autour de la schizophrénie et le résultat est visible à l’écran.
Si à la base c’est la curiosité (et l’affiche) qui m’ont poussé à mater ce film force est de constater que je n’ai aucun regret, au contraire ce fut une excellente surprise, jouissive à souhait !

♥♥♥♥

[BRD] Les Nouveaux Héros

Les Nouveaux HérosUne pause ciné en compagnie de Disney est généralement l’assurance d’un très bon moment, voyons si le petit dernier, Les Nouveaux Héros, réalisé par Don Hall et Chris Williams, confirme…
Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de super-héros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…
Pour son nouveau bébé Disney puise dans l’écurie Marvel, le film est en effet une libre adaptation des comics Big Hero 6. Le cadre est un cocktail d’inspiration américaine et nippone ; à la base il s’agit de la ville de San Francisco, reconstruite par les japonais après sa destruction par un tremblement de terre et rebaptisée San Fransokyo. De même les personnages, bien que visiblement américain, portent des noms japonais. Un cadre imaginaire qui laisse une grande liberté visuelle pour le rendu de la ville.
Oubliez les Avengers, ici nos super-héros en sont encore au stade de l’apprentissage. Pas de super-pouvoirs mais des gadgets high tech qu’ils ne maîtrisent pas toujours à la perfection. Gros coup de coeur pour Baymax, un croisement entre un Marshmallow et le Bibendum, paisible et débonnaire robot infirmier que Hiro veut transformer en machine de guerre. Il n’en reste pas moins que tous les personnages ont bénéficié d’un soin tout particulier et sont mis au service d’une intrigue qui tient parfaitement la route ; sans oublier une bonne dose d’humour !
Sans surprise l’animation et les effets graphiques sont irréprochables, le film a d’ailleurs été récompensé par l’Oscar 2015 du meilleur film d’animation.
Une fois de plus la magie Disney fonctionne à merveille et devrait séduire les petits et les grands… Une fois de plus le film peut se regarder à plusieurs niveaux, soit vous prenez uniquement l’aspect divertissement sans vous posez de questions, soit vous réfléchissez au thèmes abordés par le film (les dangers de la technologie mal utilisée, la soif de vengeance…). Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise recette, chacun aborde le film comme il l’entend.

♥♥♥♥

Films en vrac…

Un weekend cinéphile plutôt chargé donc je repars sur le même principe que le post précédent. Une présentation du film, quelques lignes pour une critique perso expresse et ma note sur 5.

vrac

La Planète des Singes – L’affrontement

Matt Reeves – Juillet 2014
Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César (Andy Serkis), est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.
Suite directe du reboot Origines initié par Ruppert Wyatt le film nous oriente un peu plus vers le pourquoi du comment de l’aboutissement de la Planète des Singes. Chez les singes comme chez les humains, deux groupes s’opposent plus ou moins ouvertement : ceux qui pensent que la paix entre les espèces est possible, et ceux qui prônent la suprématie d’une espèce sur l’autre.
Le film tient la route dans la continuité, de fait l’idée d’une suite (annoncée pour 2016) ne m’étonne (et ne m’effraie) pas plus que ça ; il faudra juste savoir s’arrêter avant de nuire à la franchise.

♥♥♥½

Gone Girl

David Fincher – Octobre 2014
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne (Ben Affleck) signale la disparition de sa femme, Amy (Rosamund Pike). Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Très bonne et surtout très fidèle adaptation du roman de Gillian Flynn, Les Apparences. L’intrigue est machiavélique à souhait et les acteurs (notamment le couple Dunne) totalement convaincant. Les fans de thriller devraient prendre leur pied avec ce film.

♥♥♥♥½

Dragons 2

Dean DeBlois – Juillet 2014
Harold et Krokmou, duo désormais inséparable, parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix entre les hommes et les dragons…
Une animation irréprochable mais l’effet de surprise n’est plus de la partie et j’aurai tendance à dire que trop de dragons tue le dragon… Ca reste toutefois un bon divertissement familial.

♥♥♥

Dracula Untold

Gary Shore – Octobre 2014
1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie (Luke Evans) et de son épouse bien-aimée Mirena (Sarah Gadon). Quand le sultan Mehmet II (Dominic Cooper) demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, viennent grossir les rangs de l’armée turque, le prince va se retrouver contraint de pactiser avec le monde des ténèbres s’il veut protéger les siens et son peuple…
Le personnage de Dracula a inspiré bien des cinéastes avec des résultats variables (le must restant pour moi le Dracula de Coppola). Si vous croyez avoir tout vu sur le célèbre comte aux dents longues, oubliez vos certitudes. Dracula Untold vous propose de découvrir les origines du plus célèbre des vampires.
A en croire les critiques lues çà et là le film est loin d’avoir fait l’unanimité (c’est peu dire), pour ma part j’ai été plutôt séduit par cette approche originale et le résultat… mais bon j’aime bien nager à contre courant ! Je ne trouve pas que le mythe ait été trahi puisque le film aborde un aspect du personnage absent du roman de Bram Stoker.

♥♥♥½

Le Loup de Wall Street

Martin Scorcese – Décembre 2013
L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan Belfort (Leonardo Di Caprio) et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…
Adapté du propre bouquin de Jordan Belfort je ne me prononcerai pas sur authenticité (même partielle) ou non des faits. Sans surprise le duo Scorce / Di Caprio fonctionne à la perfection, il faut dire que c’est leur cinquième collaboration.
Les acteurs campe leur personnage avec un réalisme bluffant. A noter la présence au casting de Jean Dujardin, qui campe un banquier Suisse peu scrupuleux (ah… on me dit qu’il n’y a pas qu’en Suisse que les scrupules n’étouffent pas les banquiers).
Un fil qui mettra vos nerfs à rude épreuve, plus du fait de ses personnages que de son intrigue. Quelques longueurs mais pas de quoi gâcher le plaisir.

♥♥♥♥

Veronica Mars

Rob Thomas – Mars 2014
Veronica Mars (Kristen Bell) revient dans sa ville natale des années après avoir fuit son passé de détective. Elle va devoir y faire face pour élucider une affaire de meurtre dans lequel Logan (Jason Dohring), son ex-petit ami, apparaît comme le suspect idéal…
Dans mes (pas si) jeunes années j’aimais la série Veronica Mars et, comme beaucoup de fans, la fin abrupte m’a laissé un arrière goût amer (depuis j’ai pris l’habitude des caprices des chaînes). Le film ne pouvait bien entendu pas se présenter comme une suite directe de la série (avec 10 piges de plus au compteur les acteurs auraient quelques peu perdu en crédibilité dans le rôle d’adolescents). Le réalisateur a réussi à réunir tout le casting original autour de son projet ; projet qui a pu voir le jour grâce à une levée de fonds sur Internet.
Malgré une sortie direct-to-DVD (pas de sortie en salles), le film n’est pas une sinistre daube, mais rien de transcendant non plus. A réserver aux nostalgiques de la série TV…

♥♥♥

Films en vrac…

De retour en ligne après quelques jours de silence auto-imposé du fait des événements tragiques de Charlie Hebdo et de tout ce qui a suivi, jusqu’à ces magnifiques manifestations de soutien où la France et le Monde ont défilé pour la liberté dans une unité qui réchauffe le coeur et surtout sans débordement, ni récupération… même si j’ai bien conscience que ça ne durera pas, malheureusement.
Place à un rapide tour d’horizon des films vus pendant mes congés, juste une présentation du film, une rapide appréciation personnelle et une note sur 5.

cinevrac
Captain America – Le Soldat de l’Hiver (Anthony et Joe Russo)

Steve Rogers aka Captain America (Chris Evans) vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand Nick Fury (Samuel L. Jackson) est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow (Scarlett Johansson), Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante…
Le film est réussi, globalement bien construit mais j’ai vraiment du mal avec le personnage de Captain America… Même si en l’occurrence il est moins « chef oui chef » dans ce second volet.
♥♥♥

Horns (Alexandre Aja)

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius (Daniel Radcliffe) a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…
Une fidèle adaptation du roman de Joe Hill avec un Daniel Radcliffe des plus convaincant. Une fois de plus Alexandre Aja prouve qu’il maîtrise à la perfection le cinéma fantastique.
♥♥♥♥

Les 3 Frères – Le retour (Les Inconnus)

Ils sont trois, ils sont frères, ils sont de retour. 15 ans après, Didier (Didier Bourdon), Bernard (Bernard Campan) et Pascal (Pascal Légitimus) sont enfin réunis… par leur mère… Cette fois sera peut-être la bonne.
Un retour réussi pour le trio comique. A voir pour passer un bon moment de rigolade sans prise de tête. Pas aussi efficace que le premier film mais on sent une réelle volonté de s’amuser et non une simple opération marketing.
♥♥♥½

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (Philippe de Chauveron)

Claude et Marie Verneuil (Christian Clavier et Chantal Lauby), issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille (Frédéric Bel) épousa un musulman (Médi Sadoun), leur seconde (Julia Piaton) un juif (Ary Abittan) et leur troisième (Emilie Caen) un chinois (Frédéric Chau). Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette (Elodie Fontan), qui vient de rencontrer un bon catholique (Noom Diawara).
Une comédie familiale qui traite de sujets graves avec légèreté et sans parti pris. Un régal pour les zygomatiques.
♥♥♥♥

The amazing Spider-Man – Le destin d’un héros (Marc Webb)

Le combat le plus rude de Spider-Man (Andrew Garfield) est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de super-héros, et les doux moments passés aux côté de Gwen (Emma Stone). Face à Electro (Jamie Foxx), Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui…
Un Spider-Man moins tête à claques que dans le premier volet mais je reste mitigé. Encore une débauche d’effets visuels 3D qui finissent par devenir gavant, du coup on en oublierait presque l’intrigue qui tient pourtant la route.
♥♥♥

SMS (Gabriel Julien-Laferrière)

9:00 Laurent (Guillaume de Tonquédec) reçoit un SMS de l’amant de sa femme. 9:01 Il se fait voler son portable. 9:30 Son fils disparaît. 10:00 Sa maison brûle. 10:15 Sa femme (Anne Marivin) le quitte. 10:30 Son entreprise est liquidée. 11:00 Il est en garde à vue.
Et ce n’est que le début des emmerdes…
Inspiré d’une histoire vraie… J’espère qu’il y a quand même une grande part de fiction sinon le gars peut se targuer d’avoir connu une journée de merde ! Un film sorti quasiment incognito mais qui mérite que l’on s’y attarde.
♥♥♥♥

Maléfique (Robert Stromberg)

Maléfique (Angélina Jolie) est une jeune femme au coeur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, petit à petit son coeur pur va se transformer un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi (Sharlo Copley), jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore (Elle Fanning)…
Disney revisite (avec beaucoup de liberté) l’histoire de la Belle au Bois Dormant, à travers le personnage de Maléfique. C’est Disney donc la magie opère toujours avec la même efficacité, sur les petits et les grands.
♥♥♥½

Nos pires voisins (Nicholas Stoller)

Les jeunes parents que sont Mac (Seth Rogen) et Kelly Radner (Rose Byrne) vivent le parfait rêve américain,avec leur adorable petite Stella et une maison fraîchement (et difficilement) acquise dans un charmant quartier résidentiel. Quand ils découvrent que leurs nouveaux voisins ne sont autres que les membres fervents et débridés d’une confrérie étudiante, menés par le charismatique Teddy (Zac Efron), ils essaient d’abord de s’assurer leur sympathie et leur respect. Mais la fiesta et les frasques incessantes des étudiants poussent le couple à se montrer plus virulent pour protéger leur territoire et leur tranquillité…
Encore une histoire inspirés de faits réels… mais cette fois ça m’étonne moins, je ne doute pas de querelles de voisinages puissent rapidement dégénérer (même s’ils vont très très loin dans le film). Divertissant, amusant mais pas transcendant et surtout rien de nouveau sous le soleil…
♥♥♥

Expandables 3 (Patrick Hugues)

Barney (Sylvester Stallone), Christmas (Jason statham)et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks (Mel Gibson), qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney avant que ce-dernier ne soit obligé d’abattre son associé devenu incontrôlable… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Pour faire face à la menace, Barney décide de partir au combat avec une nouvelle équipe…
Des nouvelles têtes (Antonio Banderas, Wesley Snipes, Harrison Ford…), des anciens qui rempilent (Arnold Schwarzenegger, Dolph Lundgren, Jet Li…) et de l’action en veux tu en voilà… mais au final pas de réel apport à la franchise Expandables. A voir pour les inconditionnels histoire de clore la trilogie, mais loin d’être indispensable pour les autres.
♥♥♥

Films en vrac

Ca faisait déjà quelques temps que je ne vous avais pas proposé un post groupé dédié au cinéma. Je mentirai en affirmant que le fait d’avoir de nouveau un PC à portée de main soit totalement étranger à ce brusque élan cinéphile…

Films en vrac

Les Gardiens De La Galaxie

Rien de tel en guise de mise en bouche qu’un film issu de l’univers Marvel et plus précisément de la phase deux du cycle Avengers. Au programme de ce samedi matin, Les Gardiens De La Galaxie de James Gunn.
Une troupe hétéroclite va former une alliance improbable afin de contrer les noirs desseins de Ronan (Lee Pace) d’imposer sa loi sur la galaxie et notamment de détruire la planète Xandar. Ronan s’est emparé d’une pierre d’infinité qui lui permettrait de mettre ses menaces à exécution, les cinq compagnons de galère vont devoir compter sur toute l’aide possible et imaginable pour le neutraliser…
Commençons par faire connaissance avec ces fameux Gardiens. D’abord il y a Peter Quill (Chris Pratt), un humain qui a rejoint une troupe de contrebandiers. La touche féminine est apportée par Gamora (Zoe Saldana), une tueuse, experte en combat de toute sorte, à la solde de Thanos. La paire de chasseurs de primes composés par Rocket (en VO c’est Bradley Cooper qui lui donne de la voix), un raton-laveur génétiquement modifié, fin tireur et bricoleur hors pair, et de Groot (en VO et VF il s’exprime, une seull phrase à son répertoire, par le truchement de Vin Diesel), un extra-terrestre végétal. Enfin Drax le Destructeur (Dave Bautista) va les rejoindre dans l’espoir de se venger de Ronan.
Comme vous pouvez le constater, le rapprochement entre les Gardiens et les Avengers, ne saute pas aux yeux. On retrouve tout de même un lien en la personne du Collectionneur (Benicio Del Toro) et surtout avec la présence, en toile de fond, de Thanos, le titan qui devrait affronter les Avengers dans le troisième volet de la série.
Franchement, même si vous n’êtes pas fan de l’univers Marvel je vous invite à vous laisser tenter par ce film. C’est en effet un pur régal qui vous en mettra plein les mirettes (inutile de préciser que les effets spéciaux sont tout simplement parfaits) avec une intrigue solide mais sans jamais vraiment se prendre au sérieux. Ne serait-ce que pour découvrir les Gardiens et leur univers (j’ai craqué sur le personnage de Rocket… mais je le savais déjà au vu des bandes annonces). Si vous avez encore des doutes sachez que ce n’est pas un énième film de super-héros, aucun Avengers n’apparaît dans le film, les personnages n’ont pas de pouvoirs particuliers… Et puis c’est tellement bon pour les zygomatiques !
Pour la petite histoire le film a fait un véritable carton, avec un budget conséquent de 170 millions de dollars il atteint un box office mondial de 772 millions (dont 332 sur les Etats-Unis). Une suite est d’ores et déjà annoncée pour 2017, dans le cadre de la phase trois du cycle Avengers.

Lucy

Pas de baisse de régime au programme de notre seconde séance puisque nous enchaînerons avec Lucy de Luc Besson.
Lucy (Scarlett Johansson) est capturée par des mafieux corééns sous les ordres de Monsieur Jang (Choi Min-Sik) afin d’assurer, avec trois autres mules, le transport d’une drogue expérimentale. Au cours de sa détention elle est accidentellement mise en contact direct avec la marchandise. Dès lors elle va développer des capacités cérébrales hors du commun. Capacités qu’elle compte bien utiliser pour se venger de Jang et ses acolytes…
Luc Besson ne s’encombre pas de fioritures et va à l’essentiel (du divertissement grand spectacle). Ca fonctionne mais j’aurai aimé que certains points de l’intrigue soient un peu plus développés, tout comme les rôles de certains personnages secondaires (je pense notamment au Pr Norman joué par Morgan Freeman ou au Lieutenant Del Rio incarné par Amr Waked).
Direct, efficace (avec une très réussie scène automobile dans Paris) mais un peu creux par moment. Luc Besson nous offre un bon film alors qu’il y avait un potentiel à exploiter pour un excellent film. Ce qui n’empêche nullement Lucy d’être le film français ayant connu le plus grand succès à l’étranger. Dans les chiffres cela se traduit par un budget modeste (40 millions de dollars) pour 459 millions au box office mondial !

Black Storm

Notre première séance du dimanche restera placée sous le signe du grand spectacle avec Black Storm de Steven Quale au programme.
La petite ville de Silverton se prépare activement à la cérémonie de remise des diplômes, supervisée par le proviseur adjoint Gary Morris (Richard Armitage). Rien ne laisse présager qu’un phénomène météo sans précédent va venir s’inviter à la fête. Une équipe de chasseurs de tempêtes, menée par Pete Moore (Matt Walsh), y voit l’opportunité de tournée un reportage totalement inédit.
Rien de neuf sous le soleil me direz-vous et je confirme. C’est un film catastrophe tout ce qu’il y a de plus classique mais avec des effets visuels particulièrement chiadés, du coup on se prend au jeu facilement. Pour vous en convaincre il suffit de comparer les images de Twister (sorti en 1996) à celle de Black Storm, ça se passe de commentaires…
D’autre part le film vous propose de vivre l’action à la première personne, la caméra se déplace d’un intervenant à l’autre mais offre des images qui semblent vues et vécues par les personnages.
Au vu des effets spéciaux déployés pour le film je m’attendais à un budget faramineux alors que finalement l’équipe s’en est parfaitement tiré avec 50 millions de dollars… qui remporteront 160 millions au box office mondial.

Robocop

Pour la suite on bascule sur Canal+ qui nous proposait la version 2014 de Robocop avec José Padilha aux commandes.
Alex Murphy (Joel Kinnaman) et son équipier, Jack Lewis (Michael Williams) enquêtent sur un traffic d’armes qui implique un puissant homme d’affaires, Antoine Vallon (Patrick Garrow), et certainement des flics ripoux. Jack est blessé lors d’une intervention, peu de temps après c’est Alex qui est victime d’un attentat. Pour Raymond Sellars (Michael Keaton), président d’Omnicorp, un puissant groupe d’armement, c’est l’occasion de prouver que des cyborgs peuvent avantageusement remplacer les humains sur le terrain. Avec l’aide du Dr Norton (Gary Oldman), ils vont créér le flic du futur, 50% humain, 50% robot : Robocop.
Toujours délicat de se lancer dans un remake, surtout quand le modèle est considéré comme un classique du genre ; ce qui exactement le cas du Robocop de Paul Verhoeven, sorti en 1987. Faire mieux ? Sacré challenge. Faire différent ? Hmmm, oui mais point trop n’en faut au risque de déstabiliser les fans…
José Padilha et son équipe proposent un film qui tient parfaitement la route, ceux qui ne connaissent pas l’original devraient trouver leur bonheur devant ce Robocop version 2014. Les autres, dont je suis, apprécieront le film pour ce qu’il est sans parvenir toutefois à oublier celui de Paul Verhoeven (les deux films ne sont pas des copies conformes, mais au final la version 2014 propose assez peu de nouveauté par rapport à son aîné).

X-Men – Days Of Future Past

Nous avons commencé le weekend avec Marvel, et bien finissons le avec le même univers, version Fox cette fois. Au programme de notre dimanche soir, X-Men – Days Of Future Past de Bryan Singer.
Dans un avenir indéterminé, les mutants sont traqués et éliminés par les Sentinelles, des robots issus d’un programme gouvernemental à grande échelle visant à protéger les humains des mutants. Le professeur Xavier (Ian McKellen) et Magneto (Patrick Stewart) font équipe pour leur survie et celles des mutants. Ils décident d’envoyer Wolverine (Hugh Jackman) en 1973 afin de convaincre les deux ennemis, version seventies, de faire équipe et d’empêcher Raven (Jennifer Lawrence) d’assassiner le Professeur Trask (Peter Dinklage)…
L’univers X-Men est une machine bien rôdée (si l’on excepte le très moyen/médiocre Wolverine – Le Combat de l’Immortel), entre les mains de Bryan Singer c’est l’assurance d’un bon moment de cinéma. Et le film tient toutes ses promesses que ce soit au niveau du visuel (quelques belles surprises vous attendent) ou de la richesse de l’intrigue. Et bien entendu nous aurons aussi le droit à quelques nouveaux mutants.
Le début du film semble le situer bien après X-Men 3, mais le retour en 1973 nous renvoie à la suite du précédent volet, X-Men – Le Commencement. Un ultime film, X-Men – Apocalypse, devrait clore la trilogie en 2016 (vous en aurez un bref aperçu lors de la séquence post-générique du présent film).

[BRD] The Rover

roverPetite séance cinéphile pour changer de la platitude des programmes TV, une escapade futuriste avec The Rover de David Michôd.
Dix ans après la chute de l’économie mondiale, quelque part dans le désert australien. Quand Eric (Guy Pearce) se fait piquer sa bagnole par trois voyous, il décide de se lancer à leur poursuite afin de récupérer son bien, coûte que coûte. En chemin il rencontre Rey (Robert Pattinson), le frère d’un des voleurs, laissé pour mort par ses potes. Ne pouvant s’en sortir l’un sans l’autre, ils décident de faire équipe…
Le film est présenté comme un croisement entre Mad Max (le premier du nom… le seul, l’unique, le vrai) et La Route. Je dirai un zeste de Mad Max pour l’endroit (l’Australie) et le contexte (pas vraiment post-apocalyptique, plus dystopique). Un soupçon de La Route par sa sobriété, on ne sait pas grand chose des personnages et du pourquoi du comment de la chute de l’économie mondiale… et on s’en fout. Le film impose toutefois sa marque de fabrique, personnellement je ne le présenterai pas comme post-apocalyptique, mais plutôt comme un western distopyque (un western à la sauce Sergio Leone / Clint Eastwood).
D’emblée le film impose un rythme lent (le premier plan séquence vous plonge tout de suite dans l’ambiance), lent mais pas ennuyant. Déjà le visuel est particulièrement soigné (essentiellement des décors naturels, pas d’effets spéciaux à tout va), ensuite une grande partie du film mise sur la relation entre Eric et Rey.
Pour tout dire le film repose presque exclusivement sur leurs épaules. D’un côté on trouve Eric, un type tourmenté bourré de rage, un mix entre le loup solitaire et le chien enragé ; tout le long du film on se pose la question de savoir pourquoi il tient autant à récupérer sa foutue bagnole. De l’autre Rey, un sac de nerfs qui collectionne les tics nerveux, un paumé un peu simplet qui ne sait pas vraiment ce qu’il fout là ni où il va. Deux rôles de composition parfaitement interprétés par Guy Pearce et Robert Pattinson (pour moi c’est de loin son meilleur rôle).
Pour l’anecdote le titre du film ne vient pas de la marque de la caisse d’Eric mais plutôt de ce qu’il est, rover se traduisant par vagabond.