[BRD] Fringe – Saison 5

Fringe S5ALERTE SPOILERS… Si vous n’avez pas vu les saisons précédentes de Fringe passez votre chemin.
Malgré une chute d’audience au cours de la quatrième saison la FOX autorisera à JJ Abrams une cinquième saison de 13 épisodes histoire de boucler la boucle Fringe convenablement (le final décevant de Lost semble avoir porté ses fruits). Une saison que je traite à part car elle est très différente du reste de la série (un changement annoncé par l’épisode 19 de la saison 4).
2015. Les Observateurs, jusque là passifs, passent à l’action et prennent le contrôle de la Terre, la Résistance s’organise. 2036. Les Observateurs semblent avoir écrasé la Résistance, jusqu’à ce que l’agent Henrietta Bishop (Georgina Haig) libère Walter Bishop de sa prison d’ambre. Une première étape décisive vers un nouvel élan pour la Résistance ?
Comme vous pouvez le constater l’évolution entre cette cinquième saison et les précédentes est pour le moins brutale. Notre fine équipe (Peter, Astrid et Olivia vont aussi être libérés de l’ambre) va devoir prêter main forte à la Résistance pour dégager un envahisseur beaucoup plus puissant qu’eux.
La saison se présente un peu comme une chasse au trésor, chaque nouvelle trouvaille de l’équipe doit contribuer à un plan établi (et oublié depuis) par Walter. C’est aussi l’occasion de quelques clins d’oeil vers les saisons précédentes. Du fait du contexte le rythme imposé est plus soutenu et l’ambiance plus glauque (ce qui n’empêche pas quelques touches d’humour çà et là).
Concernant ledit contexte nous avons d’un côté les Observateurs et leurs alliés collabos (appelés les Loyalistes) et de l’autre la Résistance, un petit groupe d’humains qui refusent de se soumettre à l’oppresseur. Un contexte assez classique dans ce genre de situation, tout comme le sont les uniformes, véhicules et affiches de propagande.
Sans doute vous demandez vous comment on en arrivé là (en tout cas moi je me suis posé la question), et c’est là le seul bémol que j’émettrai, nous n’avons quasiment aucune explication  à ce sujet. Même si on en apprend d’avantage sur l’origine des Observateurs, rien n’explique leur décision de passer à l’assaut.
De même l’équipe de choc constituée par Olivia, Peter, Walter et Astrid ne sont pas les seuls personnages que vous retrouverez ; rapidement on croisera Phillip Broyles et Nina Sharp, plus âgés et dans de nouvelles fonctions.
Chapeau bas à l’acteur John Noble qui incarne Walter Bishop, dans cette saison il change de personnalité au fil des épisodes tout en essayant de rester lui même. Une belle performance d’acteur. Et ce n’est pas la seule, le salaud de service est l’un des chefs des Observateurs, le capitaine Windmark, incarné par Michael Kopsa, qui joue admirablement un être totalement dépourvu d’émotions,  je suis persuadé que vous adorerez le détester.
Quid de l’autre monde ? Les ponts sont définitivement coupés ? Sur ce point vous aurez le droit à quelques explications, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir.
Petite explication concernant le titre, en anglais les fringe sciences désignent ce que l’on pourrait appeler les sciences marginales, des démarches plus ou moins scientifiques (même si non reconnues comme telles) pour essayer d’expliquer l’inexplicable.
Si de prime abord cette cinquième saison ne semblait pas s’imposer (il aurait suffit d’aménager quelque peu la saison précédente pour offrir une fin convenable à la série), il restait toutefois en suspend la question des Observateurs. Question résolue avec cette ultime saison. Un grand merci à FOX d’avoir permis de boucler totalement la boucle.
Il y aurait encore énormément de choses  dire sur cette série compte tenu de la richesse de son univers, mais je vous laisse le plaisir de découvrir tout ça par vous même, pour les plus  curieux il  existe de nombreux fan-sites qui répondront  toutes vos questions.

[BRD] Fringe – Saisons 1 à 4

Fringe 1-4Dans la catégorie Il était temps je demande la série TV Fringe. Ca faisait un moment que cette série me faisait de l’oeil mais j’attendais que l’occasion se présente de mettre la main sur les cinq saisons d’un coup, finalement ça se fera en deux coups avec d’abord un coffret contenant les saisons 1 à 4 et par la suite la saison 5. Ce qui ne tombe pas plus mal, c’est l’occasion de consacrer deux posts à cette série, la saison 5 étant… à part.
Vous présenter les quatre premières saisons (87 épisodes) en quelques lignes risque de s’avérer un tantinet difficile mais vous présenter les saisons une à une sans spoiler est quasiment mission impossible donc je me lance. La Division des Affaires Spéciales du FBI, dirigée par le Colonel Phillip Broyles (Lance Reddick) est chargée d’enquêter sur toutes les affaires impliquant des phénomènes inexpliqués. Son équipe de choc est constituée d’Olivia Dunham (Anna Torv), brillant agent du FBI, du Docteur Walter Bishop (John Noble), scientifique aussi talentueux qu’excentrique, et de son fils Peter Bishop (Joshua Jackson), un technicien de génie un tantinet roublard…
Crée pour la FOX en 2008 par JJ Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci, la série mise sur le fantastique expliqué par la technologie (entre autres thèmes) ; pas de petits bonhommes verts ici, tout ce qui perturbe notre perception du réel est le résultat de manipulations humaines. Là encore vous présenter la totalité des thèmes abordés est impossible en quelques lignes. Des phénomènes inexpliqués on progresse peu à peu dans un monde multivers (chaque individu existe dans une ou plusieurs lignes temporelles variables d’un univers à l’autre selon ses choix de vie). J’invite les curieux à consulter la page Wikipedia de la série pour des informations plus détaillées ; les anglophones pourront se plonger dans le wiki de la série (une source d’infos inépuisable sur l’univers et les personnages de Fringe).
Il va sans dire que l’on ne s’est pas fait les 87 épisodes d’une traite, on a pris le temps de déguster et d’apprécier la chose. L’intrigue est dense et complexe mais jamais embrouillée, elle évolue et s’intensifie au fil des saisons, tout comme les personnages (aussi bien leur propre personnalité que dans leurs relations les uns avec les autres).
Deux autres personnages récurrents méritent d’être cités, l’agent Astrid Farnsworth (Jasika Nicole) qui aidera Walter dans ses investigations et Nina Sharp (Blair Brown), la mystérieuse directrice de Massive Dynamics (consortium ultra puissant qui semble avoir un lien avec cette succession de phénomènes inexpliqués). Difficile de passer sous silence l’omniprésent (et rarement présent) William Bell (Leonard Nimoy), complice de Walter et fondateur de Massive Dynamics.
Maintenant que j’ai vu la série je comprends que TF1 ait opté pour une diffusion en seconde partie de soirée, d’une part ça risque d’être un peu trop complexe pour les plus jeunes et d’autre parts il y a quand même quelques passages trash pour ce même public. Pour ma part j’en avais entendu beaucoup de bien et je dois reconnaître que je me suis vraiment éclaté sans jamais trouver le temps long. Un mélange des genres réussi, intelligent et cohérent.
Je suis plongé dans la saison 5, donc je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une chronique détaillée de cette saison quelque peu déconcertante de prime abord…

[BRD] Kick-Ass 2

Kick-Ass 2Au programme de cette nouvelle pause cinéphile, un super-héros pas comme les autres, et pour cause il s’agit du film Kick-Ass 2, réalisé par Jeff Wadlow.
Dave/Kick-Ass (Aaron Taylor-Johnson) a lancé la mode des super-héros « artisanaux », nombreux sont ceux qui se réunissent sous la bannière de Justice Forever, une organisation dirigée par le Colonel Stars & Stripes (Jim Carey). Tandis que Dave rejoint le groupe, Mindy/Hit Girl (Chloë Grace Moretz) décide de renoncer à jouer les justicières et à mener la vie d’une ado « normale ». Quand Chris d’Amico (Christopher Mintz-Plasse), avide de vengeance, débarque sous les traits de The Motherfucker, avec une armée du super-méchants, chacun doit prendre ses responsabilités pour les contrer…
Le décor étant posé le réalisateur peut entrer dans le vif du sujet en reprenant les ingrédients qui ont fait le succès du premier film, de l’action à gogo, avec pas mal de violence et de giclées d’hémoglobine, mais contrebalancée par un humour omniprésent. Je ne reviendrai pas sur la polémique concernant la violence du film et notamment la réaction de Jim Carey qui a refusé d’assurer la promo du film pour cette raison ; à vrai dire j’hésite entre le coup marketing parfaitement orchestré ou une bonne couche d’hypocrisie dont les américains ont le secret… Comme le souligne Mark Millar (auteur du comics) on est dans une fiction à prendre au second degré.
L’ensemble reste globalement bien ficelé mais l’effet de surprise suscité par le premier opus n’est pas compensé par une intrigue plus dense ; on assiste donc à un divertissement sympa mais relativement linéaire, sans rebondissement inattendu ou trait de génie. Bien que notre Kick-Ass ait bénéficié d’un entraînement rapide par Hit Girl on retrouve le gouffre qui sépare les super-héros en carton (motivés mais pas franchement opérationnels) et ceux (celles) qui a bénéficié d’un entrainement haut de gamme et ne reculera devant rien pour rendre la justice.
Bien que Mark Millar et John Romita Jr aient sorti le troisième et dernier opus de leur comics (chez Panini), et que la film du film laisse une porte ouverte à un troisième volet, les résultats du box office mondial, bien que positifs (60 millions de dollars pour un budget de 28 millions), pourraient remettre en question un éventuel troisième volet. Si toutefois celui-ci devait voir le jour, Mark Millar a d’ores et déjà fait savoir qu’il marquerait la fin de la franchise Kick-Ass au cinéma.

[BRD] Les Misérables

Les MisérablesLes films se suivent mais ne se ressemblent pas, notre dernière pause cinéphile ayant été musicale avec Les Misérables de Tom Hooper.
Est-il besoin de présenter ce classique de la littérature française ? Jean Valjean (Hugh Jackman), ancien bagnard, s’est refait une réputation sous un nouveau nom. A la mort de Fantine (Anne Hattaway), il s’ engage à prendre sa fille, Cosette, sous sa protection. Mais son chemin va à nouveau croiser celui de Javert (Russell Crowe), un représentant de la loi bien décidé à punir le fugitif…
Le film est l’adaptation d’une comédie musicale présentée sur scène depuis quelques années et connaissant un réel succès public et critique. Autant vous prévenir de suite il ne s’agit pas d’un film entrecoupé de quelques chansons, le film est quasiment entièrement chanté.
Un petit conseil s’impose donc d’office, privilégiez la VO, sous-titrée ou non selon votre niveau d’anglais. C’est d’ailleurs la seule version présentée en salle, une VF intégrale est dispo sur les DVD et BRD mais je n’ai pas osé tenter le coup.
Dans les premières minutes ça peut surprendre mais le jeu des acteurs, les décors, le montage et la bande son font rapidement oublier les a priori négatifs. Je ne dirai pas que j’ai été conquis mais je me suis laisser embarquer sans déplaisir. Le film est long (2h30) mais reste fidèle à l’oeuvre de Victor Hugo, de fait je préfère y voir un hommage plutôt qu’un outrage.
A en croire le box office mondial et ses 442 millions de dollars (pour un budget de 61 millons), je n’ai pas été le seul à succomber. Toutefois l’accueil en France a été nettement plus mitigé, chauvinisme culturel oblige je suppose (encore que ce ne soit pas la première fois que l’oeuvre est adaptée par une équipe non francophone). Un « raté » qui n’a en rien empêché le film d’être le film non américain (il est britannique) le plus rentable de l’histoire du cinéma, c’est pas rien quand même (bien qu’il soit encore loin des résultats des géants made in Hollywood).
Une bonne surprise de plus qui traînait dans mon stock de BRD en attente et finalement visionné grâce à Canal+.

[BRD] The Impossible

The ImpossibleDécidément nous avons décidé de jouer la carte du mélange des genres pour notre programme ciné de cette fin d’année. Après la SF et le western place au drame avec The Impossible de Juan Antonio Bayona.
Décembre 2004. Henry (Ewan McGregor), Maria (Naomi Watts) et leur trois enfants décident de passer Noël en Thaïlande. Le voyage de rêve va se transformer en cauchemar le 26 décembre en fin de matinée, un tsunami gigantesque ravage les côtes thaïlandaises semant la mort et la destruction sur son passage. Le couple est séparé, Maria et Lucas (le fils aîné) d’un côté, Henry et les cadets d’un autre…
Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle de Maria Belon, une espagnole, rescapée de la catastrophe, qui a collaboré étroitement au projet. Pour l’anecdote Maria Belon était fan de Naomi Watts, les deux femmes sont restées amies après le film.
A vrai dire cela fait déjà quelques temps que le Blu-ray traînait dans ma collection mais il ne m’inspirait pas plus que ça, finalement nous avons maté le film via Canal+. Soyez assuré que je ne lui consacre pas un post uniquement parce qu’il figure dans ma collection, ma motivation première est que j’ai été bluffé par le film.
Sans surprise Ewan McGregor et Naomi Watts incarnent à la perfection ce couple séparé par les éléments mais bien décidé à ne pas flancher, à survivre coûte que coûte et à se réunir leur famille. La véritable claque au niveau du casting vient de Tom Holland qui incarne Lucas, une prestation qui laisse sans voix. Je vous garanti un tourbillon (sans mauvais jeu de mots) d’émotions.
L’autre claque (et oui on en sort les joues en feu) vient du réalisme, notamment lors de la scène du tsunami, on est loin des films catastrophes qui cherchent à épater la galerie en rajoutant des tonnes de superflu, on se croirait vraiment face à un documentaire. L’équipe du film a exclu rapidement l’option numérique justement pour prioriser le réalisme ; un an de boulot pour une scène de 10 minutes mais franchement le résultat est bluffant.
Vous l’aurez compris j’ai été emballé, une preuve de plus qu’un budget « modeste » (30 millions de dollars) on peut tourner un film parfaitement maîtrisé et rentable (180 millions de dollars au box office mondial).
Pour rappel ce tsunami a fait plus de 232 000 morts, l’Indonésie a été le pays le plus touché (approximativement 167 800 morts), suivie par le Sri Lanka (21 400 morts), l’Inde (18 000 morts) et la Thaïlande (8 200 morts, dont plus de 2 400 étrangers).

[BRD] Lone Ranger

Lone RangerEtant donné qu’actuellement les programmes TV de l’après-midi sont squattés par les téléfilms de Noël et que je commence à en faire une overdose je me rabats volontiers sur les Blu-ray que le Père Noël a eu la gentillesse de m’offrir. Au programme du jour, une production Disney signée Gore Verbinski, Lone Ranger.
Tonto (Johnny Depp), le guerrier commanche, raconte comment John Reid (Armie Hammer), un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption.
Pour tout vous dire ce film ne figurait pas sur ma liste de Noël, la bande annonce m’avait en effet fait craindre un Pirate des Caraïbes sauce Far West et le flop retentissant du film aux Etats Unis (à peine 89 millions de dollars au box office pour un budget de 215 millions) m’a définitivement refroidit.
Autant vous le dire de suite on retrouve effectivement un petit air Pirate des Caraïbes mais la bonne nouvelle c’est qu’on retrouve l’ambiance des premiers films. Le ton est franchement au western avec un bon dosage d’action et d’humour. Sans être la révélation de l’année, ça reste un divertissement agréable. Une bonne surprise au final.
Le personnage du Lone Ranger est né en 1933 d’un feuilleton radio et s’est depuis répandu via de multiples supports (BD, romans, séries TV, téléfilms, films et jeu vidéo) au point de venir une icone de la culture pop yankee. Etrangement la notoriété du personnage n’a pas franchi l’Atlantique pour venir envahir la France. Son spin-off par contre est beaucoup plus connu puisqu’il s’agit du Frelon Vert qui met en scène Brett Reid (petit neveu de John Reid) et son acolyte Kato (incarné par Bruce Lee dans la série TV). Pour ma part j’ai découvert le personnage un peu par hasard en version BD il y a fort fort longtemps…
J’avoue avoir un peu de mal à comprendre pourquoi le film s’est vu affligé d’un PG13 aux States (interdit aux moins de 13 ans non accompagnés d’un adulte) ; c’est un divertissement familial qui n’a rien de vraiment choquant… Surtout dans un pays où n’importe quel quidam peut se payer un flingue au supermarché du coin.
Au niveau mondial le film sort à peine la tête de l’eau, avec un peu plus de 260 millions de dollars de recettes. Si Disney pensait détenir une franchise lucrative ils ont dû méchamment déchanter… A moins que la carrière DVD/BRD ne relance la machine (ça me parait peu probable).

[BRD] Elysium

ElysiumIl aura fallu quelques jours pour se remettre de notre réveillon de Noël (j’y reviendrai sans doute ultérieurement), période pendant laquelle nous nous sommes contentés de programmes TV basiques ne demandant aucun effort particulier de réflexion (soit environ 97% des programmes TV hors câble). Une fois les idées plus claires nous nous sommes offert une petite pause Blu-ray avec Elysium de Neil Blomkamp.
2154, la Terre est une poubelle ravagée par la surpopulation, la pollution, la maladie et autres joyeusetés. Du coup les citoyens les plus fortunés se sont réfugiés sur la station spatiale Elysium où ils vivent peinards dans l’opulence. Jessica Delacourt (Jodie Foster) veille à leur confort en luttant, parfois avec des moyens extrêmes, contre les tentatives d’intrusion en provenance de la Terre. Max (Matt Damon) est ouvrier sur Terre, quand il est contaminé sur son lieu de travail, il accepte une mission désespérée pour sauver sa vie. Et bien plus que ça…
Neil Blomkamp a bluffé son petit monde il y a quelques années avec District 9, autant dire qu’il était attendu au tournant… On retrouve d’ailleurs quelques éléments communs aux deux films. La présence de Sharlto Copley au casting, dans D9 il tenait le rôle principal,l alors qu’ici il incarne un mercenaire un tantinet déjanté (tout en clichés mais un régal quand même). Les deux films portent aussi, via la science-fiction, un regard socio-politique sur notre société actuelle (avec un net avantage à D9 sur ce point).
Vous en conviendrez volontiers le pitch de cet Elysium n’est pas vraiment d’une originalité renversante, mais cela ne me dérange pas du moment que le sujet est bien traité. On peut reprocher au film un manque de profondeur ainsi que quelques aberrations (la principale étant pour moi le manque de défense spatiale de la station), mais cela est largement compensé par un rythme plus que soutenu, des effets spéciaux parfaitement maîtrisé et un casting plus que convaincant. D’un côté on a un Matt Damon tout en muscles (et rapidement complété par un exosquelette) mais qui n’incarne pas pour autant une brute épaisse, violent quand il faut l’être (en l’occurrence il s’agit de sauver sa peau), mais aussi profondément humain. De l’autre côté on trouve une Jodie Foster aussi glaciale que manipulatrice, totalement dépourvue d’humanité.
Peut être pas un sans faute mais un divertissement parfaitement maîtrisé ; ce qui me convient parfaitement, je ne m’attendais pas à un film engagé mais plutôt à un  film enragé.
Je ne sais pas ce que donnait le film sur grand écran d’un point de vue visuel mais le blu-ray, intégralement mastérisé en 4K (résolution de 4096 sur 2160), est esthétiquement parfait, même sur un équipement « seulement » en Full HD (1920 x 1080).
Nombreux sont ceux qui attendent District 10 (la suite de D9), Neil Blomkamp affirme ne pas avoir renoncé à son projet mais n’est pas encore en mesure de donner une date de sortie (il travaille actuellement sur un autre film). Espérons que cette attente soit un gage de qualité…

[BRD] Only God Forgives

Only God ForgivesPour être tout à fait franc notre sélection cinéma de ces derniers jours n’a pas été totalement dédiée à l’animation, je consacre un post dédié à ce film étant donné que c’est un Blu-Ray que je me suis offert (et non pour sa qualité exceptionnelle). La chose s’appelle Only God Forgives et est signée Nicolas Winding Refn.
A Bangkok, Julian (Ryan Gosling), dirige un club de boxe thaïe qui lui sert de couverture pour son trafic de drogue. Quand son frère, Billy (Tom Burke) est tuè, leur mère (Kristin Scott-Thomas) débarque des Etats-Unis pour réclamer vengeance. Julian pressent que l’affaire est plus complexe qu’il n’y parait, ce qui lui sera confirmé quand il découvrira que Chang (Vithaya Pansringarm), un policier adulé par les siens est à l’origine du meurtre de Billy…
Depuis que j’ai basculé du DVD vers le BRD j’essaye de limiter mes tendances de consommateur compulsif en privilégiant la qualité sur la quantité… Des fois ça passe, des fois ça casse ! J’attendais beaucoup de cette seconde collaboration entre le réalisateur et Ryan Gosling (après un Drive plutôt atypique mais réussi). Au final je reste sur un sentiment mitigé, on retrouve la même ambiance oppressante, une esthétique sobre mais efficace, un personnage central pas franchement causant, et l’omniprésence de la bande son (moins que dans Drive où le film et la bande son étaient intimement liés). C’est bien monté mais malgré tout la sauce a du mal à prendre (me concernant en tout cas).
Je ne reviendrai pas sur la polémique suscitée par la violence du film, on a déjà vu bien plus trash. D’autant qu’ici il n’y a pas vraiment de violence gratuite (à part celle de Billy qui reste un gros enfoiré qui méritait de crever), la suite colle à l’histoire. Au niveau du casting Ryan Gosling est égal à lui même, c’est peut être là que ça coince, j’aurai aimé le voir dans un registre différent (ou au moins à une façon d’interpréter son rôle différente). La véritable surprise vient de l’interprétation de Kristin Scott-Thomas qui est parfaite dans le rôle d’une salope de la pire espèce.
Une chronique à l’image de mon ressenti, il y a du bon et du moins bon, on a envie de voir comment ça va finir mais parfois on aimerait que ça se finisse plus vite… D’ailleurs je n’ai pas bien compris l’intérêt de la scène finale mais bon ça c’est une autre histoire. Bref ce n’était pas vraiment un achat indispensable pour enrichir ma filmothèque…

[DVD] Programme 100% animé

100% animation
Moi Moche Et Méchant 2

Ayant abandonné la super-criminalité pour se consacrer à la paternité et élever Margo, Édith et Agnès, Gru, et avec lui, le Professeur Néfario et les Minions, doivent se trouver de nouvelles occupations. Alors qu’il commence à peine à s’adapter à sa nouvelle vie, une organisation ultra-secrète, menant une lutte acharnée contre le Mal à l’échelle planétaire, vient frapper à sa porte. Soudain, c’est à Gru, et à sa nouvelle coéquipière Lucy, que revient la responsabilité de résoudre une série de méfaits spectaculaires…
J’avais été bluffé par le premier volet mais Chris Renaud et Pierre Coffin réussissent à faire encore plus fort, et surtout encore plus fun. Peut être parce que les personnages principaux sont déjà bien en place. Les enfants ont un rôle un peu moins fourni que précédemment mais rassurez vous les Minions, qui occupent une place importante tout au long du film, pallient à merveille cette absence.
Le jeune studio Illumination Entertainement (créé en 2007) confirme que désormais le monde de l’animation devra compter avec lui en plus des géants du genre (Dreamworks et Pixar) ;  leur agenda à venir est déjà bien rempli (dont un troisième volet pour Moi Moche Et Méchant).

Les Croods

Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé.
Réalisé par Chris Sanders et Kirk Di Micco pour Dreamworks le film nous propose un univers visuel (paysages et bestioles) d’une incroyable densité. Mais heureusement il ne s’arrête pas à ça, la famille Croods vaut franchement le détour, de même que Guy, qui a la chance (ça se discute) de croiser leur chemin.
Un excellent divertissement familial qui vaut franchement le détour, j’espère que le second volet (annoncé pour 2015) sera à la hauteur de son ainé.

Turbo

Turbo est un escargot qui rêve d’êtrte pilote de course ! Cette obsession l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne…
Encore une fois c’est à Dreamworks que nous devont ce petit bijou d’animation, signé cette fois David Soren. La présentation peut laisser présager un film quelque peu enfantin mais je peux vous assurer que petits et grands devraient y trouver leur bonheur, à condition de savoir encore rêver. Qui plus est la morale du film est intemporelle : « aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit« .
Laissez-vous tenter et vous ne serez pas déçus par les divers personnages, gastéropodes ou humains, que vous croiserez.

[DVD] Films en vrac

Films en vrac

Insaisissables

« Les Quatre Cavaliers » (Jesse Eisenberg, Woody Jarrelson, Isa Fisher et Dave Franco), un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI (Mark Ruffalo) et d’Interpol (Mélanie Laurent) sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus (Morgan Freeman), spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence.
Une fois de plus Louis Leterrier nous propose un divertissement haut de gamme. Un thriller riche en rebondissements mais aussi en humour servi par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres. Plutôt originale l’idée de baser son intrigue sur la magie et l’illusion (et en la matière on est servi, difficile de discerner le vrai du faux) mais c’est justement ce qui fait le charme du film et lui donne un cachet particulier.
Un petit bémol toutefois, le film laisse quelques questions en suspens. peut être une porte ouverte vers une suite…
Un budget « modeste » (75 millions de dollars) largement amorti (pas loin de 344 millions au box office mondial).

La Chute De La Maison Blanche

Mike Banning (Gérard Butler), ancien garde du corps du président des États-Unis (Aaron Eckhart), s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsque qu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.
Antoine Fuqua (pas comme les dragées) nous offre un divertissement bourré d’action à l’intrigue est plus qu’improbable (mais on s’en fout), mais cela ne nous empêche pas de passer un bon moment sans se prendre la tête.
A noter aussi la présence de Morgan Freeman au casting, il tient le rôle du chef de la chambre des représentants, chargé d’assurer l’intérim présidentiel pendant la crise.

L’Hypnotiseur

Une famille est retrouvée sauvagement assassinée dans une maison de la banlieue de Stockholm. Laissé pour mort, Josef (Jonatan Bökman), le fils aîné, devient le seul témoin du crime. Dans le coma, il ne peut être interrogé par l’inspecteur Joona (Tobias Zilliacus) en charge de l’enquête. Pour progresser, Joona demande à Erik Maria Bark (Mikael Persbrandt), hypnotiseur, de tenter un contact avec le garçon. Alors qu’il devait ne plus jamais utiliser ses dons, Erik accepte et s’aventure dans l’exploration du subconscient du jeune garçon.
Un thriller suédois pour changer un peu, réalisé par Lasse Halström et adapté du best seller de Lars Kepler. L’intrigue se met en place lentement sans jamais être ennuyeuse, au contraire le rythme contribue à distiller une ambiance presque suffocante tout au long du film.
Si le film est plutôt réussi je dois avouer que j’ai un peu de mal à accepter la faisabilité d’une hypnose d’un patient dans le coma. Mais bon, ne pinaillons pas et prenons les choses comme elles viennent.
Pour la petite histoire le film a été diffusé ici uniquement en version originale (en suédois donc) sous titrée… Ca n’a pas dû attirer les foules, souhaitons lui plus de succès en DVD !

Man Of Steel

Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.
C’est Zack Snyder qui s’est frotté à ce reboot de Superman en confiant le rôle de Super Clark Kent à Henry Cavill. A défaut de renouveler totalement l’univers de Superman, le réalisateur lui donne un coup de jeune plutôt bienvenue (avec notamment une tenue qui ne ressemble pas un vieux pyjama).
Pas encore de Lex Luthor au casting, comme dans Superman II (1980, réalisé par Richard Lester), le Super-Mec va être confronté à des renégats de Krypton menés par le Général Zod (Michael Shannon). Ca promets quelques supers bastons spectaculaires et là encore le film répond à toutes nos attentes.
Bref un film qui honore parfaitement les 75 ans de son personnage (il ne les fait pas). Une suite est déjà annoncé et verra Superman affronter Batman (Ben Affleck) mais surtout posera les bases de la Ligue des Justiciers (ultime opus de cette nouvelle trilogie).

Conjuring – Les Dossiers Warren

Ed (Patrick Wilson) et Lorraine Warren (Vera Farmiga), enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille (un couple et leurs quatre filles) terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l’affaire la plus terrifiante de leur carrière…
James Wan (Saw) porte à l’écran l’un des nombreux cas réels (plus de 4000 dossiers, dont celui de la maison d’Amityville) étudiés par le couple Warren. Pour un maximum de réalisme, le réalisateur a pu compter sur la participation active de Lorraine Warren (son mari, Ed, est décèdé en 2008). Nul doute qu’en situation réelle ça doit être une expérience éprouvante (un doux euphémisme) à vivre mais à l’écran ça reste somme toute assez classique avec un mix entre maison hantée et possession démoniaque. Un film réussi mais que ne transcende pas le genre…
Financièrement par contre James Wan a, une fois de plus, gagné le jackpot. Un budget initial de 20 millions de dollars pour 312 millions de recettes au box office mondial ! Et filon pour de potentiels retour à l’écran des époux Warren…

RIPD – Brigade Fantôme

L’irascible et indiscipliné Roy (Jeff Bridges) se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker (Ryan Reynolds), un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.
Robert Schwentke adapte une BD de Peter Lenkov pour son duo de flics que tout oppose (une recette classique). J’espérais une sorte de Ghostbuster survitaminé mais au final on a le droit à un film quelconque, la sauce ne prend jamais, que ce soit dans l’intrigue ou dans le jeu des acteurs, ça pédale dans la semoule (ah si l’affiche est sympa) ; ça se regarde mais sans plus…
Niveau portefeuille on peut pas vraiment dire que les studios aient réussi leur pari, avec un budget de 130 millions de dollars (ça ne se voit pas à l’écran) le film n’a, à ce jour, récolté qu’un peu plus de 78 millions au box office mondial…