Quel idiot je fais, commencer un challenge zombies sans apprendre le b.a.-ba sur ces charmantes bestioles est une erreur monumentale ; heureusement il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir. C’est dĂ©sormais chose faite avec Le Guide De Survie En Territoire Zombie de Max Brooks.
Comme son nom l’indique ce n’est pas un roman que vous aurez entre les mains mais bel et bien un guide de survie (avec quelques illustrations assez sommaires). Après une rapide prĂ©sentation des aptitudes et comportements du zombie, l’auteur vous apprend comment leur survivre et comment les combattre. S’il y a bien quelques traits d’humour, le bouquin n’est en rien comique ; c’est d’ailleurs assez amusant de voir le sĂ©rieux avec lequel l’auteur traite d’une hypothèse hautement improbable (perso je ne crois pas le moins du monde Ă une hypothĂ©tique attaque zombie).
L’auteur s’intĂ©resse ici Ă la vision contemporaine du zombie, Ă savoir le rĂ©sultat d’une attaque virale (le virus Ă©tant ici appelĂ© Solanum). Sans doute le rĂ©sultat d’expĂ©rimentations militaires ratĂ©es… Adeptes des zombies made in 70’s ou 80’s passez votre chemin, ici point de morts-vivants qui s’extirpent de leur tombes (au contraire, selon l’auteur cette hypothèse est totalement impossible).
Entre les chapitres survie et chasse on retrouve quelques redondances mais rien de bien mĂ©chant, j’avoue avoir un faible pour les deux dernières parties ; Vivre dans un monde envahi par les zombies, une sorte de condensĂ© de tout ce qui a Ă©tĂ© dit prĂ©cĂ©demment et EpidĂ©mies recensĂ©es, un inventaire des attaques supposĂ©es ou avĂ©rĂ©es de zombies au fil des âges (de -60000 avant JC Ă nos jours).
Contrairement Ă ce que j’annonce en intro la lecture de ce guide de survie est loin d’ĂŞtre indispensable avant d’aborder la « mode » zombie, toutefois elle n’est pas non plus inintĂ©ressante, ça permet de voir qu’aujourd’hui la vision du zombie semble s’ĂŞtre plus ou moins harmonisĂ©e (voire rationalisĂ©e) que ce soit au cinĂ©ma, Ă la TV ou dans la littĂ©rature.
Comme je l’ai dĂ©jĂ signalĂ© lors de ma chronique du film World War Z, l’Ă©diteur Orbit propose dĂ©sormais une IntĂ©grale Z qui regroupe le roman WWZ, le Guide de Survie et quatre nouvelles inĂ©dites… Un bon moyen de tout avoir sous la main en un seul volume.
Mois : janvier 2014
[TV News] Arrow
Comme vous le savez sans doute si vous me suivez depuis quelques temps dĂ©jĂ j’ai un faible pour les personnages de super-hĂ©ros, avec un lĂ©ger avantage Ă ceux issus de l’Ă©curie Marvel, sans pour autant dĂ©nigrer DC Comics. Du coup difficile pour moi de passer Ă cĂ´tĂ© de la sĂ©rie Arrow de Andrew Kreisberg, qui met en scène l’Archer Vert (Green Arrow).
Cinq ans après son naufrage aux larges des cĂ´tes chinoises et alors qu’il Ă©tait supposĂ© mort, Oliver Queen (Stephen Amell) est secouru. De retour Ă Starling City il s’efforce de donner le change en faisant plus ou moins ce qu’on attend de lui, mais son sĂ©jour sur l’Ă®le l’a changĂ©, endurci. Avant de mourir son père lui a donnĂ© une liste des noms de ceux qui corrompent et pourrissent Starling City ; la nuit Oliver Queen devient un justicier pour honorer la promesse faite Ă son père et nettoyer l’honneur de leur famille…
Produite pour The CW cette première saison opte pour le format long classique, 23 Ă©pisodes de 42 minutes. En France c’est le groupe Canal+ qui en a obtenu les droits. Ayant Ă©tĂ© sĂ©duit par les premiers Ă©pisodes j’ai pris les devants afin de pouvoir mater toute la saison en trois jours.
La sĂ©rie est bien foutue, les personnages sont soignĂ©s, l’intrigue (qui se met en place lentement mais surement) est bien travaillĂ©e. Ne vous laissez pas dissuader par les premiers Ă©pisodes qui suivent un schĂ©ma identique (un mĂ©chant Ă neutraliser et on passe au suivant) ; les relations entre les personnages se tissent au fil des Ă©pisodes et l’on ne tarde pas Ă trouver un fil conducteur Ă l’ensemble de la sĂ©rie.
Chaque Ă©pisode est entrecoupĂ© de flash-backs permettant de dĂ©couvrir ce qu’Oliver a vĂ©cu sur l’Ă®le, un pĂ©riple bien loin d’un sĂ©jour au Club Med ! Ca nous permet aussi d’apprendre comment il est devenu un combattant hors pair pour survivre.
Outre Green Arrow (qui pour le moment s’appelle simplement le Justicier ou l’homme Ă la capuche), la sĂ©rie pioche dans l’Ă©curie DC Comics pour alimenter les « mĂ©chants » que Queen devra affronter.
Une seconde saison est d’ores et dĂ©jĂ en cours de diffusion aux Etats-Unis, il semblerait d’ailleurs que le personnage de Flash soit appelĂ© Ă intervenir dans cette saison. Faut-il y voir les prĂ©mices du Justice League of America ?
Pour la petite histoire le personnage de Green Arrow fait quelques apparitions, sous les traits de Justin Hartley, dans la sĂ©rie Smallville. Feue Smallville Ă©tant aussi un produit de The CW il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour deviner que la chaĂ®ne compte sur Arrow pour s’imposer en digne successeur de sa sĂ©rie phare.
[BOUQUINS] Douglas Adams – H2G2 : L’IntĂ©grale…
Ca faisait un moment que ce fameux Guide du Voyageur Galactique me faisait de l’oeil, grâce á France Loisirs qui propose L’IntĂ©grale H2G2 de Douglas Adams en un seul volume j’ai enfin pu l’inscrire á mon tableau de chasse comme invitĂ© surprise de mon challenge SF.
Arthur Dent, un anglais flegmatique, est sauvĂ© in extremis de la destruction de la Terre par son ami Ford Prefect qui est en fait un habitant de BĂ©telgueuse. Au cours de leur pĂ©riple ils vont croiser Zaphod Beeblebrox, le prĂ©sident de la galaxie, en fuite après le vol d’un vaisseau expĂ©rimental qu’il devait inaugurer. Il voyage avec Trillian, une terrienne qui a acceptĂ© de le suivre et Marvin, un robot aussi performant que dĂ©pressif…
Après lecture de cette loufoque trilogie en cinq volumes, je n’ai pas Ă©tĂ© surpris d’apprendre que Douglas Adams avait Ă©tĂ© scĂ©nariste (et acteur) pour les Monty Python ; on retrouve dans le bouquin le mĂŞme type d’humour dĂ©jantĂ©, les situations les plus improbables et une galerie de personnages hauts en couleurs (et c’est peu de le dire). Un style qui peut plaire ou dĂ©plaire, pour ma part je me positionne sans hĂ©sitation dans la première catĂ©gorie.
Contrairement aux apparences les pĂ©ripĂ©ties de notre petite troupe ont un sens, il ne s’agit pas de trouver le pourqoui du comment du « sens de la vie, de l’univers et du reste », ils connaissent la rĂ©ponse (42), leur mission est de trouver la question qui appelle cette fameuse rĂ©ponse.
Pour moi la grande question serait plutĂ´t de savoir s’il vaut mieux lire l’intĂ©grale d’une traite ou prendre les cinq volumes un Ă un. D’instinct je dirai que l’on peut lire les trois premiers opus les uns Ă la suite des autres et Ă©ventuellement laisser un certain laps de temps avant d’attaquer les deux derniers (et la nouvelle offerte en bonus). J’apprĂ©cie cet univers complĂ©tement azimutĂ© mais je dois reconnaĂ®tre qu’au bout d’un moment on sature, un petit break, le temps d’un autre bouquin, est le bienvenu pour savourer pleinement la saga (un pavĂ© de 1112 pages tout de mĂŞme).
Pour la petite histoire la saga H2G2 a dĂ©marrĂ© sous la forme d’un feuilleton radio diffusĂ© entre 1978 et 1980. La version Ă©crite devait se limiter á une trilogie (publiĂ©e entre 1979 et 1982), c’est sur insistance de son Ă©diteur que l’auteur a ecrit deux tomes de plus (en 1984 et 1994). Le dernier se terminant de façon plutĂ´t abrupte, au grand dam de ses fans. Ce qui explique sans doute la dĂ©cision de confier, après la mort de Douglas Adams (en 2001), l’Ă©criture d’un sixième et dernier opus Ă Eoin Colfer (Encore Une Chose, publiĂ© en 2009… que je ne pense pas lire).
Par ailleurs la saga a connu de nombreuses adaptations sur des supports divers et variĂ©s (BD, sĂ©rie TV, théâtre, comĂ©die musicale, film et jeu video). J’ai vu le film il y a quelques annĂ©es, on ne peut pas vraiment dire qu’il m’ait laissĂ© un souvenir impĂ©rissable, marrant mais pas indispensable…
Pour les curieux qui voudraient en savoir plus sur la saga H2G2 et son auteur, je vous invite Ă visiter l’excellent fan-site Le Voyageur Galactique, mais attention, il contient de nombreux spoilers, donc Ă utiliser avec modĂ©ration si vous comptez lire le(s) bouquin(s)…
[BRD] Les Misérables
Les films se suivent mais ne se ressemblent pas, notre dernière pause cinéphile ayant été musicale avec Les Misérables de Tom Hooper.
Est-il besoin de prĂ©senter ce classique de la littĂ©rature française ? Jean Valjean (Hugh Jackman), ancien bagnard, s’est refait une rĂ©putation sous un nouveau nom. A la mort de Fantine (Anne Hattaway), il s’ engage Ă prendre sa fille, Cosette, sous sa protection. Mais son chemin va Ă nouveau croiser celui de Javert (Russell Crowe), un reprĂ©sentant de la loi bien dĂ©cidĂ© Ă punir le fugitif…
Le film est l’adaptation d’une comĂ©die musicale prĂ©sentĂ©e sur scène depuis quelques annĂ©es et connaissant un rĂ©el succès public et critique. Autant vous prĂ©venir de suite il ne s’agit pas d’un film entrecoupĂ© de quelques chansons, le film est quasiment entièrement chantĂ©.
Un petit conseil s’impose donc d’office, privilĂ©giez la VO, sous-titrĂ©e ou non selon votre niveau d’anglais. C’est d’ailleurs la seule version prĂ©sentĂ©e en salle, une VF intĂ©grale est dispo sur les DVD et BRD mais je n’ai pas osĂ© tenter le coup.
Dans les premières minutes ça peut surprendre mais le jeu des acteurs, les dĂ©cors, le montage et la bande son font rapidement oublier les a priori nĂ©gatifs. Je ne dirai pas que j’ai Ă©tĂ© conquis mais je me suis laisser embarquer sans dĂ©plaisir. Le film est long (2h30) mais reste fidèle Ă l’oeuvre de Victor Hugo, de fait je prĂ©fère y voir un hommage plutĂ´t qu’un outrage.
A en croire le box office mondial et ses 442 millions de dollars (pour un budget de 61 millons), je n’ai pas Ă©tĂ© le seul Ă succomber. Toutefois l’accueil en France a Ă©tĂ© nettement plus mitigĂ©, chauvinisme culturel oblige je suppose (encore que ce ne soit pas la première fois que l’oeuvre est adaptĂ©e par une Ă©quipe non francophone). Un « ratĂ© » qui n’a en rien empĂŞchĂ© le film d’ĂŞtre le film non amĂ©ricain (il est britannique) le plus rentable de l’histoire du cinĂ©ma, c’est pas rien quand mĂŞme (bien qu’il soit encore loin des rĂ©sultats des gĂ©ants made in Hollywood).
Une bonne surprise de plus qui traînait dans mon stock de BRD en attente et finalement visionné grâce à Canal+.
[TV News] Under The Dome
Il nous aura fallu moins de deux jours pour mater les treize épisodes de la première saison de Under The Dome, sérié de Brian K. Vaughan inspirée du roman de Stephen King.
Les habitants de Chester’s Mill, sont, du jour au lendemain, coupĂ©s du monde et piĂ©gĂ©s dans la ville Ă cause d’un immense dĂ´me transparent. Pour James « Big Jim » Rennie (Dean Norris), conseiller municipal, c’est l’occasion d’affirmer, de manière dissimulĂ©e, sa position de leader, voire de sauveur. Mais certains, comme Dale « Barbie » Barbara (Mike Vogel), vĂ©tĂ©ran de guerre en Irak, ne se laisseront pas impressionner…
Bien que Stephen King ait activement participé à la série ne vous amusez pas à comparer le roman et la série TV, vous seriez forcément déçu. Pour ma part je me suis plongé dans la série en essayant de faire abstraction du roman. La série, proposée par CBS et diffusée en France par M6, se décline sous la forme de 13 épisodes de 42 minutes.
Outre les personnages de Big Jim et Barbie on retrouve d’autres personnages principaux issus du roman, notamment Junior (Alexander Koch), le fils un tantinet perturbĂ© de Big Jim, Linda Esquivel (Natalie Esquivel) qui deviendra responsable de la police suite Ă la mort brutale du sheriff et bien entendu Julia Shumway (Rachelle Lefèvre), journaliste et amie de Barbie.
Tout ce petit monde se retrouve confrontĂ© Ă la question de la survie maintenant qu’ils sont totalement isolĂ©s du reste du monde, mais surtout, confinement oblige, les secrets que certains auraient sans doute prĂ©fĂ©rĂ©s laisser dans l’ombre vont refaire surface, crĂ©ant des tensions entre les habitants et rĂ©vĂ©lant des complots bien plus amples qu’il n’y parait de prime abord. A ce titre la sĂ©rie rĂ©ussi son pari en nous surprenant par ses nombreux rebondissements et les rĂ©vĂ©lations concernant le DĂ´me. Ajoutez Ă cela un jeu d’acteur plutĂ´t convaincant, des effets spĂ©ciaux rĂ©ussis et une ambiance de plus en plus oppressantes et vous devriez tomber sous le charme de la sĂ©rie.
La saison s’achève sur un cliffhanger qui vous laissera les nerfs Ă vif, mais rassurez-vous une saison 2 est bel et bien en chantier. Par contre j’espère que CBS se limitera Ă deux saisons afin de ne pas surexploiter la franchise et risquer de dĂ©cevoir (ou de lasser) le public.
Une sĂ©rie qui tire plutĂ´t bien son Ă©pingle du jeu mĂŞme si l’intrigue et les personnages restent bien moins travaillĂ©s (et par bien des aspects totalement diffĂ©rents) que dans le roman.
Elle court, elle court… La rumeur.
Pour les habituĂ©s des rĂ©veillons sur l’Anse Vata et surtout pour les boites de nuits, bars et restaurants du coin, la soirĂ©e de la Saint Sylvestre a Ă©tĂ© quelque peu gâchĂ©e par une rumeur aussi stupide qu’infondĂ©e (deux traits caractĂ©ristiques de bien des rumeurs).
C’est vers la mi-dĂ©cembre que certains ont commencĂ© Ă prĂ©tendre que pour le 31 des hordes de mĂ©lanĂ©siens armĂ©s descendraient du Nord pour perpĂ©trer un bain de sang sur l’Anse Vata et proclamer l’avènement de Kanaky 2014.
En soi la chose est aussi crĂ©dible que si on nous annonçait que Dark Vador ferait un strip tease intĂ©gral sur la Place des Cocotiers pour Pâques. Mais voilĂ c’est sans compter sur le tĂ©lĂ©phone arabe made in XXIème siècle qui a propagĂ© et amplifiĂ© la chose…
Je vais donc essayer de décrypter la chose en différents niveaux de crétinerie (à prendre au second degré pour la dernière catégorie) :
– Nous avons d’abord le crĂ©tin suprĂŞme, celui qui lance la rumeur. Comme souvent difficile de savoir d’oĂą part la rumeur et surtout Ă qui elle profite…
– Un degrĂ© en dessous nous trouvons les crĂ©tins dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©s, ceux qui propagent la rumeur. J’inclus lĂ -dedans les blogueurs et autres adeptes de rĂ©seaux sociaux qui se contente d’un vulgaire copier-coller sans chercher Ă vĂ©rifier le bien fondĂ© de la chose ou simplement sa crĂ©dibilitĂ© (nulle en l’occurrence).
– En queue de peloton nous avons la masse populaire des crĂ©tins malgrĂ© eux, ceux qui croient en la rumeur. Que ce soit par conviction ou par simple prudence, aussi insensĂ©e que soit ladite rumeur.
C’est gratuit et ça rapporte que dalle mais j’avais envie de ce post, reflet de la connerie ordinaire et populaire.

