[BOUQUINS] Mark Haddon – Le Bizarre Incident Du Chien Pendant La Nuit

M. Haddon - Le Bizarre Incident...Restons dans les titres à rallonge avec Le Bizarre Incident Du Chien Pendant La Nuit de Mark Haddon, mais la longueur du titre et bien le seul point commun avec le roman de L.C. Tyler.
Wellington, le caniche géant de Mme Shears a été tué. Christopher Boone, 15 ans, décide de découvrir le pourquoi du comment de ce crime. Sauf que Christopher est atteint du syndrome d’Asperger, il ne s’est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue et et le moindre élément susceptible de déranger son quotidien parfaitement ordonné s’imposera à lui comme un obstacle insurmontable…
Le livre est écrit à la première personne pour nous placer dans la peau de Christopher qui tient une sorte de journal intime ; les numéros de chapitre sont uniquement des nombres premiers, chaque chapitre est court (voire très court), rédigé dans un style est volontairement simple mais jamais enfantin et souvent illustrés ; le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme qui n’implique pas un retard mental (pour plus d’info je vous invite à consulter la page Wikipedia ou les multiples ressources disponibles via le Net).
L’histoire principale est entrecoupée par des chapitres qui n’ont rien à voir avec elle, il s’agit juste des digressions de la pensée de Christopher ; cela contribue à nous plonger vraiment dans l’esprit d’un adolescent Asperger. La plupart de ces digressions nous font prendre conscience de la grande intelligence de Christopher qui est passionné par les maths (je n’ai pas cherché à me pencher sur les quelques problèmes qu’il présente, prise de tête assurée), la physique et l’astronomie. Christopher porte un regard très personnel sur son environnement (« Et pendant que je dormais, j’ai fait un de mes rêves préférés. (…) Dans ce rêve, presque tous les habitants de la terre sont morts, parce qu’ils ont attrapé un virus.« ) , pas toujours très tendres (par exemple quand ils pensent aux autres enfants de son école spécialisée : « Tous les autres enfants de mon école sont idiots.« ) mais jamais méchant (juste d’une sincérité totalement innocente).
L’auteur a parfaitement réussi son pari en abordant un sujet sensible sous un angle particulièrement audacieux, on se retrouve avec un mélange de sérieux et de légèreté qui passe par toute une gamme de sentiments (quasiment du rire aux larmes), mais sans auto-apitoiement, ni mièvrerie. Une lecture qui fait du bien…

[BOUQUINS] L.C. Tyler – Etrange Suicide Dans Une Fiat Rouge A Faible Kilométrage

L.C. Tyler - Etrange Suicide...J’ai eu beaucoup de raisons de me sentir attiré, presque aimanté, par ce bouquin. Déjà un titre à rallonge plus que bizarroïde, puis une couv’ sobre (faut dire que vu la longueur du titre la sobriété est obligatoire, ensuite l’éditeur (Sonatine) et enfin la quatrième de couv’ qui m’a paru être la cerise sur la cadeau. Et voilà mes chers lecteurs et amis comment je me retrouve à chroniquer Etrange Suicide Dans Une Fiat Rouge A Faible Kilométrage de L. C. Tyler.
Ethelred Tressider écrit sous trois pseudonymes différents trois types de romans différents, notamment des romans policiers. Un jour la police lui annonce que son ex-épouse a disparu en laissant une supposée lettre de suicide. Le lendemain le corps est retrouvé, il semblerait qu’elle ait été assassinée. Elsie Thirkettle, son agent littéraire, pousse son poulain à mener sa propre enquête mais notre écrivain n’est guère motivé à l’idée de jouer les détectives privé, pour lui une enquête de police est l’affaire des policiers…
Point de corps dans la Fiat rouge, point non plus de suicide à l’horizon. On se demande bien où le traducteur a été cherché un titre aussi tordu, seule la Fiat rouge est présente dans le récit. Il faut bien avouer que le titre original, The Herring Seller’s Apprentice, n’est guère plus évocateur du contenu puisque qu’il pourrait se traduire littéralement par L’Apprenti du Vendeur de Harengs (à moins que la subtilité d’un jeu de mot ne m’ait échappé).
La construction même du bouquin est plutôt originale, le plus souvent on suit la progression de l’intrigue à travers le personnage d’Ethelred, mais parfois Elsie vient y mettre son grain de sel (ces deux points de vue sont écrits à la première personne, différenciés par le choix de la police de caractère) ; plus tard on retrouve des premiers jets du prochain roman d’un Ethelred en mal d’inspiration. Ca peut paraitre chaotique mais tout s’emboite parfaitement (hormis les digressions littéraires d’Ethelred qui semblent être là juste pour le fun) au fur et à mesure que l’on suit l’enquête pas vraiment conventionnelle d’Ethelred et Elsie (des prénoms à coucher dehors vous en conviendrez avec moi).
N’espérez pas un thriller qui vous hérissera le poil des pieds à la tête (si vous frissonnez en lisant ce bouquin alors c’est qu’il doit y avoir un courant d’air quelque part chez vous), le ton est franchement léger, l’auteur joue plus la carte de l’humour que du suspense, toutefois l’enquête n’est pas totalement laissée en plan, elle est même plutôt bien ficelée et nous réservera quelques surprises (le final est grandiose). Un polar burlesque qui procure un réel plaisir de lecture.
Ethelred et Elsie sont des personnages récurrents de L. C. Tyler (ce qui est loin d’être une évidence à la fin de ce premier volet), à ce jour la série comporte quatre titres (celui-ci est le premier) ; le second roman de la série devrait sortir dans les prochains jours chez Sonatine, nul doute que les autres suivront. J’ai hâte de découvrir les prochaines péripéties d’Ethelred et Elsie…

[BOUQUINS] Shaun Hutson – Némésis

S. Hutson - NémésisJ’avais besoin de l’univers déjanté de Wilt pour me préparer à cette nouvelle lecture qui est, parait-il, plutôt éprouvante. La chose en question s’appelle Némésis et est signée Shaun Hutson.
Après que leur fillette ait été sauvagement assassinée, Sue et John Hacket déménagent dans l’espoir de pouvoir repartir à zéro. Quand Sue découvre que le soir du drame son mari s’envoyait en l’air avec sa maîtresse, elle décide d’aller vivre chez sa soeur. De loin Hinkston ressemble à une paisible bourgade provinciale mais elle est en réalité le théâtre de nombreux crimes particulièrement violents et de divers incidents autres troublants…
Je trouve la couv’ flippante à souhait, le pitch semble plutôt alléchant mais c’est surtout ce que j’ai pu lire çà et là sur ce bouquin qui m’a poussé à me faire ma propre opinion. Gore et trash ? Incontestablement, on a le droit à tous les sévices : viols, meurtres aussi violents que sanglants, tortures diverses et variés et même du cannibalisme ; qui dit mieux ? Malsain et dérangeant ? Et bin non justement, à ne pas mettre entre toutes les mains du fait de son contenu mais globalement, et c’est là mon principal reproche, aucune ambiance ne se dégage du bouquin. Ca se lit bien, ça se lit vite mais j’ai l’impression que ça va s’oublier encore plus vite…
L’ensemble manque de profondeur, les personnages sont creux, les dialogues faiblards et l’intrigue sonne faux par son absence de cohésion. Qui plus est la surenchère dans le trash sanguinolent finit par faire sourire plutôt que de nous stresser ; si je devais comparer ce bouquin à un film c’est Evil Dead qui me vient à l’esprit (c’est ultra gore mais tellement peu crédible que ça fait marrer). La scène du viol en fin de bouquin est à elle seul un condensé de grand n’importe quoi ; comment voulez vous frissonner face à un truc aussi absurde ; à se demander si l’auteur n’a pas cherché à s’auto-parodier…
Toutefois ce qui m’a vraiment dérangé dans ce bouquin c’est l’absence de relecture, je ne sais pas si c’est l’auteur ou le traducteur qui s’est emmêlé les pinceaux mais il n’est pas rare que les personnages changent de nom : Hacket devient Hacker, Lawrenson se mue en Lawrence ou encore Spencer se transforme en Simpson (au cours du même chapitre). Ca fait pas très sérieux et c’est plutôt étonnant pour un éditeur comme Milady.
Ma critique peut paraître sévère aussi je tiens à répéter que le bouquin n’est pas désagréable à lire (à condition d’aimer le genre cela va de soi), je regrette juste que tout son potentiel n’ait pas été exploité. Peut être aussi espérais-je vraiment avoir la trouille en lisant ce roman alors que finalement ce n’est rien de plus qu’un page turner horrifique, j’ai trouvé Une Fille Comme Les Autres de Jack Ketchum bien plus dérangeant. Ce ne sont pas les litres d’hémoglobine qui créent l’ambiance mais bel et bien l’intrigue même du bouquin.
Je ne résiste pas à l’envie de vous citer un extrait de la biographie de l’auteur (à la fin du roman) : « Alcoolique repenti, fan d’Iron Maiden, diagnostiqué pour ses tendances psychotiques et auteur favori des bibliothèques des prisons anglaises, Shaun Hutson est un homme charmant.« 

[BOUQUINS] Tom Sharpe – Wilt 2

T. Sharpe - Wilt 2Encore une chronique littéraire pleine de légèreté au programme puisque j’ai opté pour Wilt 2 de Tom Sharpe, le titre complet et très prometteur de la chose étant : Wilt 2 Ou Comment Se Débarrasser D’Un Crocodile, De Terroristes Et D’Une Jeune Fille Au Pair… Tout un programme !
Depuis ses précédentes mésaventures la vie de Wilt a connu quelques bouleversements : une promotion en tant que Chef du Département Culture Générale au Tech, un déménagement dans une banlieue chic et surtout des quadruplées débordantes d’énergie. Et pour couronner le tout Eva, son épouse, lui annonce qu’ils vont avoir une colocataire allemande ! Connaissant le bonhomme vous vous doutez bien qu’il n’est pas franchement aux anges, mais le pire reste à venir…
Vous l’aurez compris le quotidien de Wilt n’est pas un long fleuve tranquille et la paternité n’arrange rien à son humeur massacrante. Il y a de l’ambiance chez les Wilt, les « mots doux » fusent entre Henry et Eva ! Et bien entendu notre brave Wilt a toujours le don extraordinaire de se mettre dans les situations les plus improbables, ce qui ne manque de donner lieu à quelques scènes hilarantes (le passage à l’hôpital aura été l’occasion d’une franche rigolade, idem pour toute la partie concernant la prise d’otages).
Au niveau des personnages on est en terrain connu, disons simplement que les enfants Wilt n’ont pas leur langue dans leur poche (pour notre plus grand plaisir), mais bon les chiens ne font des chats… On retrouve les collègues de Wilt, les voisins et même l’inspecteur Flint (pour son plus grand malheur). Et bien entendu quelques nouveaux venus dont les fameux terroristes (pas du genre futés) et la jeune fille au pair ; un cocktail détonnant !
L’auteur mixe toujours aussi habilement le comique de situation et celui-des dialogues, parfois on en arrive même à se demander si les dialogues ne sont pas encore plus irréalistes que les situations. Les zygomatiques sont mis à rude épreuve, surtout si vous le lisez en public et essayez de garder votre sérieux. Mais l’humour est aussi pour l’auteur un bon moyen de dénoncer les petits (et plus gros) travers de la société britannique, ici les tenants de l’écologie bien pensante et du tout humanitaire en prennent pour leur grade ; et encore en 1979 (date de sortie du roman) on devait moins nous bassiner qu’aujourd’hui avec le tout bio-écolo : « Tu penses pas écolo, tu bouffes pas bio ? Mais t’es malâââde ! ‘tain tu tues la planète à petit feu… » Quel ramassis de conneries !
Pour ma part ce deuxième opus ne fait que confirmer mon enthousiasme (je l’ai même trouvé encore plus jubilatoire)pour le style et l’imaginaire de Tom Sharpe, nul doute que je continuerai à suivre les mésaventures de Wilt (ça tombe bien j’ai les cinq tomes en stock). Après je peux concevoir que l’on puisse être hermétique à ce genre d’humour, comme toujours je ne prétends pas détenir une quelconque vérité universelle, j’aime l’humour façon absurde (d’autant que celui de Tom Sharpe ne fait pas dans le politiquement correct) et je le revendique sans complexe.

[BOUQUINS] Penny Hancock – Désordre

P. Hancock - DésordreCa faisait longtemps (tout est relatif) que je ne m’étais pas offert un bouquin issu du catalogue des éditions Sonatine, généralement je suis assuré d’avoir un bon, voire un excellent, thriller quand je pioche dans leur collection. Tant qu’à faire autant se pencher sur les nouveaux auteurs, même si je risque fort de l’ajouter à la liste des écrivains à suivre à la fin de ma lecture, L’heureuse élue a donc été Penny Hancock avec son premier roman, Désordre.
Sonia habite une somptueuse villa sur les rives de la Tamise, mais entre son mari en perpétuel voyage d’affaire et sa fille, partie à la fac, elle se sent désespèrément seule. Aussi lorsque Jez, 15 ans, de passage chez sa tante et amie de Sonia, Helen, frappe à sa porte pour lui emprunter un CD, Sonia le fait boire jusqu’au KO technique, puis le séquestre. Après deux nuits sans nouvelle la police prend enfin au sérieux les inquiétudes d’Helen et son de mari…
Une trame qui n’est pas sans rappeler Misery de Stephen King (en plus soft quand même) mais le ressemblance s’arrête là. Le bouquin est écrit à « deux voix », à la première personne quand il se concentre sur Sonia et à la troisième personne quand il bascule chez Helen. Bien entendu ce sont les chapitres consacrés à Sonia qui sont les plus nombreux, on assiste à une montée en puissance de son délire tandis que le passé et le présent fusionnent dans son esprit, la dimension psychologique est donc une composante essentielle de ce thriller. L’auteure maîtrise son intrigue de A à Z, elle distille la tension et l’angoisse au compte goutte, ça monte lentement mais inéluctablement avec très peu de violence physique. Plus la situation s’enfonce vers un point de non retour plus on s’impatiente de connaître le dénouement, tout ce que je peux vous dire c’est que ce bouquin vous réserve bien des surprises.
Les personnages sont travaillés et parfaitement crédibles. On plonge dans l’esprit embrouillé de Sonia qui est encore hantée par des événements passés tragiques et qui voit en Jez une possible « seconde chance » ; indéniablement givrée mais on ne parvient toutefois pas à la haïr ou à la mépriser, c’est encore un tour de force réussi par l’auteure. La seconde femme de l’intrigue, Helen, est sans doute un peu plus stable sur le plan psychologique mais elle traverse une phase de remise en question et de doute, du coup son comportement apparaît souvent déplacé. Enfin le troisième acteur incontournable du roman est la Tamise, omniprésente, elle joue un rôle capital dans l’intrigue ; on en viendrait presque à considérer le fleuve comme une entité à part entière.
Bref, une fois encore Sonatine nous fait découvrir un thriller très haut de gamme et une auteure britanique à suivre de près ; son second roman devrait sortir prochainement au Royaume Uni, nul doute que l’éditeur nous proposera une version française.

[BOUQUINS] Tom Sharpe – Wilt 1

T. Sharpe - Wilt 1Un Book Club inhabituel proposé par la Team AlexandriZ pour ce mois de juin puisqu’il s’agit d’un hommage à Tom Sharpe, écrivain britannique spécialisé dans l’humour, décédé le 6 juin 2013. Une fois le principe acté il restait à choisir un titre, c’est tout naturellement Wilt, premier du nom (la série compte cinq romans), qui s’est imposé étant donné que c’est ce roman, publié en 1976, qui lui a valu d’être reconnu comme l’un des plus grands humoristes anglais contemporains. Titre que je résumerai à Wilt 1 mais dont le titre complet est Wilt 1 ou Comment Se Sortir D’Une Poupée Gonflable Et De Beaucoup D’Autres Ennuis Encore, prometteur non ?
A l’approche de la quarantaine Henry Wilt se fait chier dans sa vie, aussi bien au niveau professionnel, où il enseigne la Culture Générale dans un lycée technique à des élèves qui n’en ont franchement rien à cirer, qu’au niveau personnel, où il a de plus en plus de mal à supporter sa femme, Eva. Et ce n’est certainement la nouvelle amie d’Eva, Sally Pringsheim , une américaine aussi délurée que manipulatrice, qui va arranger les choses. Aux grands maux les grands remèdes, Wilt est bien déterminé à ne plus se laisser marcher sur les pieds ; mais même avec la meilleure volonté du monde il n’est pas au bout de ses peines…
Ca faisait un moment que j’avais inscrit les Wilt dans ma liste de bouquins à lire, mais vous savez ce que c’est, le Stock à Lire grossit encore et encore et comme j’ai tendance à piocher parmi les dernières entrées il y a forcément des titres qui sombrent dans l’oubli, attendant l’occasion de remonter à la surface. Dommage pour Tom Sharpe que ladite occasion fut son décès (d’un autre côté à 85 ans ça fait partie des risques de la condition humaine) ; ajoutez à cela une proposition dans le cadre du Book Club de la Team et toutes les conditions sont réunies pour vous proposer cette chronique.
J’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’histoire lors des premiers chapitres, heureusement la soirée chez les Pringsheim (qui justifie la première partie du titre) met le feu aux poudres et à partir de là les situations absurdes et les quiproquos se succèdent pour notre plus grand plaisir. A ce titre si je ne devais retenir qu’une (longue) partie du récit je conserverai sans hésitation toute la période de garde à vue de Wilt et ses joutes verbales avec l’inspecteur Flint ; c’est franchement jouissif. Mais au-delà de l’absurde l’auteur prend un malin plaisir à dénoncer les travers de la société de consommation, de la course aux apparences et d’une certaine pseudo-liberté de penser et d’agir. Critique qui reste toujours de mise à l’heure actuelle, 37 ans après la première parution du bouquin.
Que dire des personnages d’Eva et de Henry Wilt ? Finalement aucun n’est réellement attachant, Henry peine à affirmer sa personnalité et sa femme manque cruellement de jugeote ; alors que chacun déploie une énergie monumentale (volontairement ou non) à pourrir la vie de l’autre on sent toutefois qu’il existe entre eux un lien fort, certes quelque peu enfoui par le poids des années (sans parler des engueulades et autres brimades) mais toujours présent. Les autres personnages, bien que secondaires, sont tous hauts en couleurs (mention spéciale pour le révérend Saint John Froude) et viendront pimenter, plus ou moins longuement l’intrigue.
Le style  est aussi agréable qu’abordable, ça se lit tout seul et ça devient rapidement addictif. Nos zygomatiques alternent entre sourires et rires (attention, une lecture en public pourra vous attirer des regards réprobateurs, voire plus), l’auteur joue à la fois sur un comique de situation et sur un comique de mots ; un peu de bonne humeur dans la grisaille ambiante ne se refuse pas.
Une chose est sure je ne regrette pas d’avoir découvert l’univers littéraire de Tom Sharpe, je continuerai avec plaisir la saga Wilt (je ne les lirai pas d’affilée, un de temps en temps quand je rechercherai une lecture légère) et, si l’occasion se présente, m’aventurerai vers ses autres titres.
La littérature humoristique est une denrée suffisamment rare pour en profiter pleinement quand on tombe sur de pareilles pépites, toutefois, sans vouloir faire dans le chauvinisme primaire, et quitte à me faire lyncher, je placerai Gilles Legardinier un poil au-dessus de Tom Sharpe mais ce jugement n’engage que moi…