ALERTE SPOILERS… Si vous n’avez pas vu les saisons précédentes de Fringe passez votre chemin.
Malgré une chute d’audience au cours de la quatrième saison la FOX autorisera à JJ Abrams une cinquième saison de 13 épisodes histoire de boucler la boucle Fringe convenablement (le final décevant de Lost semble avoir porté ses fruits). Une saison que je traite à part car elle est très différente du reste de la série (un changement annoncé par l’épisode 19 de la saison 4).
2015. Les Observateurs, jusque là passifs, passent à l’action et prennent le contrôle de la Terre, la Résistance s’organise. 2036. Les Observateurs semblent avoir écrasé la Résistance, jusqu’à ce que l’agent Henrietta Bishop (Georgina Haig) libère Walter Bishop de sa prison d’ambre. Une première étape décisive vers un nouvel élan pour la Résistance ?
Comme vous pouvez le constater l’évolution entre cette cinquième saison et les précédentes est pour le moins brutale. Notre fine équipe (Peter, Astrid et Olivia vont aussi être libérés de l’ambre) va devoir prêter main forte à la Résistance pour dégager un envahisseur beaucoup plus puissant qu’eux.
La saison se présente un peu comme une chasse au trésor, chaque nouvelle trouvaille de l’équipe doit contribuer à un plan établi (et oublié depuis) par Walter. C’est aussi l’occasion de quelques clins d’oeil vers les saisons précédentes. Du fait du contexte le rythme imposé est plus soutenu et l’ambiance plus glauque (ce qui n’empêche pas quelques touches d’humour çà et là).
Concernant ledit contexte nous avons d’un côté les Observateurs et leurs alliés collabos (appelés les Loyalistes) et de l’autre la Résistance, un petit groupe d’humains qui refusent de se soumettre à l’oppresseur. Un contexte assez classique dans ce genre de situation, tout comme le sont les uniformes, véhicules et affiches de propagande.
Sans doute vous demandez vous comment on en arrivé là (en tout cas moi je me suis posé la question), et c’est là le seul bémol que j’émettrai, nous n’avons quasiment aucune explication à ce sujet. Même si on en apprend d’avantage sur l’origine des Observateurs, rien n’explique leur décision de passer à l’assaut.
De même l’équipe de choc constituée par Olivia, Peter, Walter et Astrid ne sont pas les seuls personnages que vous retrouverez ; rapidement on croisera Phillip Broyles et Nina Sharp, plus âgés et dans de nouvelles fonctions.
Chapeau bas à l’acteur John Noble qui incarne Walter Bishop, dans cette saison il change de personnalité au fil des épisodes tout en essayant de rester lui même. Une belle performance d’acteur. Et ce n’est pas la seule, le salaud de service est l’un des chefs des Observateurs, le capitaine Windmark, incarné par Michael Kopsa, qui joue admirablement un être totalement dépourvu d’émotions, je suis persuadé que vous adorerez le détester.
Quid de l’autre monde ? Les ponts sont définitivement coupés ? Sur ce point vous aurez le droit à quelques explications, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir.
Petite explication concernant le titre, en anglais les fringe sciences désignent ce que l’on pourrait appeler les sciences marginales, des démarches plus ou moins scientifiques (même si non reconnues comme telles) pour essayer d’expliquer l’inexplicable.
Si de prime abord cette cinquième saison ne semblait pas s’imposer (il aurait suffit d’aménager quelque peu la saison précédente pour offrir une fin convenable à la série), il restait toutefois en suspend la question des Observateurs. Question résolue avec cette ultime saison. Un grand merci à FOX d’avoir permis de boucler totalement la boucle.
Il y aurait encore énormément de choses dire sur cette série compte tenu de la richesse de son univers, mais je vous laisse le plaisir de découvrir tout ça par vous même, pour les plus curieux il existe de nombreux fan-sites qui répondront toutes vos questions.
Catégorie : TV News
[BRD] Fringe – Saisons 1 à 4
Dans la catégorie Il était temps je demande la série TV Fringe. Ca faisait un moment que cette série me faisait de l’oeil mais j’attendais que l’occasion se présente de mettre la main sur les cinq saisons d’un coup, finalement ça se fera en deux coups avec d’abord un coffret contenant les saisons 1 à 4 et par la suite la saison 5. Ce qui ne tombe pas plus mal, c’est l’occasion de consacrer deux posts à cette série, la saison 5 étant… à part.
Vous présenter les quatre premières saisons (87 épisodes) en quelques lignes risque de s’avérer un tantinet difficile mais vous présenter les saisons une à une sans spoiler est quasiment mission impossible donc je me lance. La Division des Affaires Spéciales du FBI, dirigée par le Colonel Phillip Broyles (Lance Reddick) est chargée d’enquêter sur toutes les affaires impliquant des phénomènes inexpliqués. Son équipe de choc est constituée d’Olivia Dunham (Anna Torv), brillant agent du FBI, du Docteur Walter Bishop (John Noble), scientifique aussi talentueux qu’excentrique, et de son fils Peter Bishop (Joshua Jackson), un technicien de génie un tantinet roublard…
Crée pour la FOX en 2008 par JJ Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci, la série mise sur le fantastique expliqué par la technologie (entre autres thèmes) ; pas de petits bonhommes verts ici, tout ce qui perturbe notre perception du réel est le résultat de manipulations humaines. Là encore vous présenter la totalité des thèmes abordés est impossible en quelques lignes. Des phénomènes inexpliqués on progresse peu à peu dans un monde multivers (chaque individu existe dans une ou plusieurs lignes temporelles variables d’un univers à l’autre selon ses choix de vie). J’invite les curieux à consulter la page Wikipedia de la série pour des informations plus détaillées ; les anglophones pourront se plonger dans le wiki de la série (une source d’infos inépuisable sur l’univers et les personnages de Fringe).
Il va sans dire que l’on ne s’est pas fait les 87 épisodes d’une traite, on a pris le temps de déguster et d’apprécier la chose. L’intrigue est dense et complexe mais jamais embrouillée, elle évolue et s’intensifie au fil des saisons, tout comme les personnages (aussi bien leur propre personnalité que dans leurs relations les uns avec les autres).
Deux autres personnages récurrents méritent d’être cités, l’agent Astrid Farnsworth (Jasika Nicole) qui aidera Walter dans ses investigations et Nina Sharp (Blair Brown), la mystérieuse directrice de Massive Dynamics (consortium ultra puissant qui semble avoir un lien avec cette succession de phénomènes inexpliqués). Difficile de passer sous silence l’omniprésent (et rarement présent) William Bell (Leonard Nimoy), complice de Walter et fondateur de Massive Dynamics.
Maintenant que j’ai vu la série je comprends que TF1 ait opté pour une diffusion en seconde partie de soirée, d’une part ça risque d’être un peu trop complexe pour les plus jeunes et d’autre parts il y a quand même quelques passages trash pour ce même public. Pour ma part j’en avais entendu beaucoup de bien et je dois reconnaître que je me suis vraiment éclaté sans jamais trouver le temps long. Un mélange des genres réussi, intelligent et cohérent.
Je suis plongé dans la saison 5, donc je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une chronique détaillée de cette saison quelque peu déconcertante de prime abord…
[TV News] Arrow
Comme vous le savez sans doute si vous me suivez depuis quelques temps déjà j’ai un faible pour les personnages de super-héros, avec un léger avantage à ceux issus de l’écurie Marvel, sans pour autant dénigrer DC Comics. Du coup difficile pour moi de passer à côté de la série Arrow de Andrew Kreisberg, qui met en scène l’Archer Vert (Green Arrow).
Cinq ans après son naufrage aux larges des côtes chinoises et alors qu’il était supposé mort, Oliver Queen (Stephen Amell) est secouru. De retour à Starling City il s’efforce de donner le change en faisant plus ou moins ce qu’on attend de lui, mais son séjour sur l’île l’a changé, endurci. Avant de mourir son père lui a donné une liste des noms de ceux qui corrompent et pourrissent Starling City ; la nuit Oliver Queen devient un justicier pour honorer la promesse faite à son père et nettoyer l’honneur de leur famille…
Produite pour The CW cette première saison opte pour le format long classique, 23 épisodes de 42 minutes. En France c’est le groupe Canal+ qui en a obtenu les droits. Ayant été séduit par les premiers épisodes j’ai pris les devants afin de pouvoir mater toute la saison en trois jours.
La série est bien foutue, les personnages sont soignés, l’intrigue (qui se met en place lentement mais surement) est bien travaillée. Ne vous laissez pas dissuader par les premiers épisodes qui suivent un schéma identique (un méchant à neutraliser et on passe au suivant) ; les relations entre les personnages se tissent au fil des épisodes et l’on ne tarde pas à trouver un fil conducteur à l’ensemble de la série.
Chaque épisode est entrecoupé de flash-backs permettant de découvrir ce qu’Oliver a vécu sur l’île, un périple bien loin d’un séjour au Club Med ! Ca nous permet aussi d’apprendre comment il est devenu un combattant hors pair pour survivre.
Outre Green Arrow (qui pour le moment s’appelle simplement le Justicier ou l’homme à la capuche), la série pioche dans l’écurie DC Comics pour alimenter les « méchants » que Queen devra affronter.
Une seconde saison est d’ores et déjà en cours de diffusion aux Etats-Unis, il semblerait d’ailleurs que le personnage de Flash soit appelé à intervenir dans cette saison. Faut-il y voir les prémices du Justice League of America ?
Pour la petite histoire le personnage de Green Arrow fait quelques apparitions, sous les traits de Justin Hartley, dans la série Smallville. Feue Smallville étant aussi un produit de The CW il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour deviner que la chaîne compte sur Arrow pour s’imposer en digne successeur de sa série phare.
[TV News] Under The Dome
Il nous aura fallu moins de deux jours pour mater les treize épisodes de la première saison de Under The Dome, sérié de Brian K. Vaughan inspirée du roman de Stephen King.
Les habitants de Chester’s Mill, sont, du jour au lendemain, coupés du monde et piégés dans la ville à cause d’un immense dôme transparent. Pour James « Big Jim » Rennie (Dean Norris), conseiller municipal, c’est l’occasion d’affirmer, de manière dissimulée, sa position de leader, voire de sauveur. Mais certains, comme Dale « Barbie » Barbara (Mike Vogel), vétéran de guerre en Irak, ne se laisseront pas impressionner…
Bien que Stephen King ait activement participé à la série ne vous amusez pas à comparer le roman et la série TV, vous seriez forcément déçu. Pour ma part je me suis plongé dans la série en essayant de faire abstraction du roman. La série, proposée par CBS et diffusée en France par M6, se décline sous la forme de 13 épisodes de 42 minutes.
Outre les personnages de Big Jim et Barbie on retrouve d’autres personnages principaux issus du roman, notamment Junior (Alexander Koch), le fils un tantinet perturbé de Big Jim, Linda Esquivel (Natalie Esquivel) qui deviendra responsable de la police suite à la mort brutale du sheriff et bien entendu Julia Shumway (Rachelle Lefèvre), journaliste et amie de Barbie.
Tout ce petit monde se retrouve confronté à la question de la survie maintenant qu’ils sont totalement isolés du reste du monde, mais surtout, confinement oblige, les secrets que certains auraient sans doute préférés laisser dans l’ombre vont refaire surface, créant des tensions entre les habitants et révélant des complots bien plus amples qu’il n’y parait de prime abord. A ce titre la série réussi son pari en nous surprenant par ses nombreux rebondissements et les révélations concernant le Dôme. Ajoutez à cela un jeu d’acteur plutôt convaincant, des effets spéciaux réussis et une ambiance de plus en plus oppressantes et vous devriez tomber sous le charme de la série.
La saison s’achève sur un cliffhanger qui vous laissera les nerfs à vif, mais rassurez-vous une saison 2 est bel et bien en chantier. Par contre j’espère que CBS se limitera à deux saisons afin de ne pas surexploiter la franchise et risquer de décevoir (ou de lasser) le public.
Une série qui tire plutôt bien son épingle du jeu même si l’intrigue et les personnages restent bien moins travaillés (et par bien des aspects totalement différents) que dans le roman.
[TV News] Game Of Thrones – Saison 3
Contrairement à Lilyhammer cette fois nous avons choisi d’anticiper sur les programmes de Canal+ pour nous offrir, le temps d’un weekend, la saison 3 du Trône De Fer.
Le temps des batailles est révolu ; le fier royaume des Sept Couronnes n’est plus qu’un champ de ruines. Les quelques prétendants qui s’opposent encore nouent alliances et accords par des mariages arrangés et sans amour. Seuls les plus subtils et les plus retors l’emporteront… car quand l’épée échoue, la trahison prend le relais. Et pendant ce temps, par-delà les mers, loin dans les terres brûlées, Daenerys, dernière descendante de la lignée des Targaryen, conquiert un gigantesque empire pour restaurer l’antique puissance de Valyria et de ses dragons. (Source : La Garde De Nuit)
Vous l’aurez compris la série reste fidèle à elle même, situant l’action sur de multiples terrains (et encore là j’ai fait court) et mêlant les destinées de nombreux personnages. C’est parfois complexe mais jamais brouillon. Au niveau des lieux on découvre les autres cités du Pays de Ghis. Quant aux personnages on découvre la Fraternité Sans Bannière, une troupe de hors-la-loi guidée par Beric Dondarion. Enfin Jojen et Meera Reed rejoignent Bran Stark et les siens. Toutefois si je devais désigner le personnage clé de cette saison je voterai sans hésitation pour Daenerys Targaryen.
A part ça on retrouve avec plaisir une intrigue riche en compromis, alliances, trahisons… Pour certains tout est permis du moment que cela leur assure la victoire. D’autres veulent rester droits dans leur ligne de conduite, quitte à en payer le prix fort, à l’insu de leur plein gré.
Cette troisième saison s’étend sur un peu plus de la moitié du troisième volume de l’Intégrale (jusqu’au Noces Pourpres). Ceux qui auront aimé les saisons précédentes ne pourront que succomber à celle-ci, l’intrigue ne faiblit pas un seul instant, du coup on a qu’une envie : avaler les dix épisodes le plus rapidement possible ! L’attente va être longue en attendant la saison 4…
Au départ j’ai eu un peu de mal à me repérer entre la série TV et les bouquins (j’ai lu les quatre premiers volumes de l’Intégrale, le cinquième est en projet), mais bon j’ai rapidement retrouvé mes marques.
Pour les non anglophones vous risquez peut être de tiquer sur certains échangent en valyrien qui sont sous-titrés en anglais. Pas besoin non plus d’être parfaitement bilingue pour en comprendre la teneur. C’est bien là le seul minuscule bémol que je peux apporter à cette troisième saison.
Pour ceux et celles qui s’inquiéteraient du devenir de la série en cas de disparition de l’auteur avant qu’il n’ait eu le temps d’écrire les derniers volumes de sa saga, sachez qu’il a donné des consignes plutôt précises sur le déroulement de l’intrigue. Par contre, s’agissant des romans, il est toujours exclut que quiconque puisse prendre sa suite…
[TV News] Lilyhammer
Il faut croire que la Scandinavie m’attire particulièrement en ce moment puisque même devant la TV je suis parti en Norvège pour la première saison de Lilyhammer, série créée par Anne Bjornstad et Eilif Skodvin et proposée par Canal+.
Frank Tagliano (Steven Van Zandt) est un ancien membre du crime organisé new-yorkais. Après avoir témoigné contre son patron, il entre dans le programme de protection des témoins du FBI et est envoyé, à sa demande à Lillehammer, en Norvège. Il ne tardera pas à découvrir qu’entre l’idée qu’il se faisait de l’endroit suite aux images des JO de 1994 et réalité il y a un gouffre. D’autant que la transition de la vie de gangster new-yorkais craint et respecté à celle d’un immigré sans emploi n’est pas simple…
La série joue à la fois la carte de la série policière et celle de l’humour (ce second élément étant dominant), et repose pour cela sur une galerie de personnages pour le moins exotiques (dont un bon paquet de bras cassés) et tous sont particulièrement soignés (même les plus abrutis). La série tourne presque exclusivement autour du personnage de Frank, cerise sur la gâteau Steven Van Zandt (vu aussi dans Les Soprano) a vraiment la gueule de l’emploi pour incarner un mafieux désabusé.
On assiste donc à son adaptation et son ascension aussi bien du point de vue professionnel que personnel. C’est justement la façon dont il arrive à ses fins qui prête à sourire, voire à rire ; il usera, selon les circonstances, de la force ou de son intelligence… Dans les deux cas sa façon de faire passe par des moyens pas toujours légaux, mais efficaces.
Cette première saison se décline sous la forme de 8 épisodes de 45 minutes. Autre force de la série, l’intrigue principale se termine, de fait la saison 2 (même format) devrait pouvoir jouer sur la continuité tout en impliquant Frank dans une nouvelle intrigue. A découvrir prochainement sur Canal+ (reste à savoir le délai qui nous sépare du « prochainement »).
Pour l’anecdote le titre de la série vient du fait que les américains semblent avoir un mal fou à prononcer correctement le nom de Lillehammer… Me demandez pas comment ça se prononce je ne parle pas norvégien, et je ne suis pas doué avec les langues (sauf, en toute modestie, avec la mienne). J’en vois déjà afficher un sourire lubrique, bande de pervers(es) !
Contrairement à ce que pourrait présager l’image qui illustre cette chronique nous avons suivi la série plus ou moins (avantage de l’option à la demande) au rythme des diffusions de Canal+, je ne suis pas certain que la série soit déjà dispo en VF en DVD ou BRD.
[TV News] House Of Cards
Avant même de débarquer sur les écrans français, via Canal+, la série House Of Cards, montée par Beau Willimon pour Netflix, avait bénéficié d’un efficace battage marketing, reposant en partie sur quelques prestigieux réalisateurs et co-producteurs, tels que David Fincher et Joel Schumacher, mais aussi sur son interprète principal : Kevin Spacey ; tout ce qu’il faut pour créer le buzz.
Bien qu’ayant contribué à l’éléction du Président Walker (Michel Gill), Frank Underwood (Kevin Spacey), député et chef de file de la majorité, nob tient pas le poste de secrétaire d’état qui lui avait été promis. Sans jamais montrer sa déception, il va agir dans l’ombre pour se venger de ceux qui ont trahi leur promesse. Pour cela il se servira de Zoe Barnes (Kate Mara), une jeune journaliste ambitieuse, et de Peter Russo (Corey Stoll), un député à la vie privée dissolue et donc aisément manipulable. Tandis qu’il déplace ses pions, il pourra compter sur le soutien indéfectible de son épouse, Claire (Robin Wright), et de son fidèle bras droit, Doug Stamper (Michael Kelly).
Je vous rassure tout de suite pas besoin d’être un féru de politique américaine pour y comprendre quelque chose, si la toile de fond est incontestablement politique la série repose d’avantage sur les manipulations et magouilles diverses et variées de Frank Underwood pour arriver à ses fins. Il usera et abusera de ses pions, quand ceux ci lui seront devenus inutiles alors il n’hésitera pas à les sacrifier ; seuls Claire et Doug semblent trouver grâce à ses yeux. Kevin Spacey porte le rôle à merveille, Frank Underwood fera rapidement partie de ces salauds que l’on adore détester !
Ne vous attendez pas à une série bourrée d’action, pour ne pas risquer de foncer dans le mur ou de dévoiler son jeu Underwood doit avancer doucement. De fait la série impose d’office un rythme lent, grosso modo vous pouvez considérer que la première moitié de la saison voit les pièces et pièges se mettre en place, les véritables attaques seront lancées dans la seconde partie. Vu sous cet angle ça peut paraître soporifique mais pour ma part je ne me suis jamais ennuyé, Frank Underwood sait y faire pour retenir toute notre attention (s’adressant même parfois directement au spectateur).
A la base cette version US est l’adaptation d’une mini-série britannique, elle même adaptée du roman de Michael Dobbs. Le format US se décline en treize épisodes de 52 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. La grande question du moment serait plutôt de savoir si la série tirera sa révérence après cette saison 2 (ce qui était prévu à la base) ou jouera les prolongations (ce qui est le souhait de Netflix, à voir selon disponibilité des acteurs).
[TV News] Adonis Stevenson vs Travoris Cloud
Une fois n’est pas coutume Canal+ proposait un après-midi boxe, direction le Bell Centre de Montréal pour trois rencontres en mi-lourds dont un titre mondial WBC opposant Adonis Stevenson à Travoris Cloud.
Pour une fois le décalage horaire joue en notre faveur, les grandes rencontres se déroulent en nocturne sur le continent nord-américain, l’amateur de boxe en Métropole doit se lever à 2h30 du matin alors qu’à Nouméa il suffit d’allumer la TV à 12h30.
Les stats des boxeurs sont celles d’avant les combats du jour, dans l’ordre : nombre de victoires, nombre de défaites, nombre de matchs nuls et nombre de victoires par KO.
Eleider Alvarez (12 – 0 / 7 KO) – Edison Miranda (35 – 8 / 30 KO)
La mise en bouche opposera ces deux boxeurs colombiens sur 10 rounds. Un match à sens unique, largement dominé par Alvarez ; la seule option pour Miranda était de chercher le KO, il ne l’a pas fait. Victoire d’Alvarez, qui reste donc invaincu, sur décision unanime des juges à l’issue de la rencontre. Victoire sans éclat et combat bien fade au final…
Jean Pascal (27 – 2 – 1 / 15 KO) – Georges Blades (23 – 4 / 16 KO)
Après sa défaite face à Bernard Hopkins en 2011 sur ce même ring du Bell Centre, le boxeur québécois se devait de signer un retour gagnant pour reconquérir son public. Les choses s’annoncaient plutôt bien puisqu’il enverra Georges Blades au tapis dès la seconde reprise. Mais au lieu de profiter de son avantage, jean Pascal nous proposera un troisième et un quatrième round particulièrement soporifique, provoquant même des huées dans le public. Ce devait être le signal qu’il attendait puisqu’il remportera le combat par KO dans la cinquième reprise.
Un boxeur assez étrange dans son style, pas encore assez mature pour affronter les grands de cette catégorie mi-lourds. En janvier prochain il doit rencontrer son compatriote, Lucian Bute, avec en jeu une ceinture WBC.
Adonis Stevenson (21 – 1 / 18 KO) – Travoris Cloud (24 – 1 / 19 KO)
Comme Jean Pascal, Adonis Stevenson est un québécois originaire de Haiti. Après une jeunesse plutôt houleuse eet un passage par la case prison, il se canalise à travers la boxe, au vu de ses stats ça lui réussit plutôt bien. Son tour de force étant une victoire fulgurante, par KO en 76 secondes contre Chad Dawson en juin 2014, victoire qui lui vaudra la ceinture mondiale WBC.
C’est donc ce titre qu’il défend en rencontrant Travoris Cloud (destitué de son titre mondial par Bernard Hopkins). D’entrée de jeu c’est Stevenson qui impose le rythme, les coups portés sont efficaces et marquent rapidement Cloud, Stevenson, travaille au corps et au visage, Cloud encaisse mais fatigue. Adonis Stevenson sera déclaré vainqueur sur arrêt de l’arbitre (Travoris Cloud a en effet les deux arcades, la pomette droite et le nez ouverts) à la septième reprise.
Un boxeur à suivre, qui peut certainement aller loin s’il ne brûle pas les étapes par excés de confiance. En novembre il va de nouveau devoir défendre son titre, cette fois c’est le britanique Tony Bellew qui tentera de lui piquer sa ceinture.
[TV News] Last Resort
Encore une série proposée par Canal+ au programme, Last Resort, créée par Karl Gajdusek et Shawn Ryan pour ABC.
La série suit les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins Classe Ohio de la Marine des États-Unis qui, après avoir refusé un ordre de lancer des missiles nucléaires vers le Pakistan sans confirmation, deviennent des ennemis de leur propre pays et s’installent sur l’île fictive Sainte Marina, le déclarent un pays souverain avec capacités nucléaires. L’équipage doit trouver le moyen de prouver son innocence, le véritable responsable et espérer retourner à la maison. (Source Wikipedia)
La série se concentre sur la survie de l’équipage mais aussi sur les tensions de plus en plus vives entre les hommes de l’USS Colorado, certains soutiennent la décision du commandant, d’autres se rangent derrière le chef de pont qui préconise l’obéissance avant tout. De plus l’arrivée sur l’ile de l’équipage va bouleverser le quotidien de celle-ci et là encore les frictions ne manqueront pas. Une autre partie de l’intrigue se joue à Washington, où la politique du président et du gouvernement est de plus en plus critiquée. Une intrigue complexe mais plutôt bien menée, à condition toutefois de passer outre le fait qu’elle soit hautement improbable…
Au niveau du casting je ne vais pas vous faire la liste de tous les personnages principaux, ils sont trop nombreux ! Je me bornerai donc aux quatre membre les plus gradés du Colorado : Le Commandant Marcus Chaplin (Andre Braugher), le second Sam Kendal (Scott Speedman), le lieutenant Grace Sheppard (Daisy Betts) et le Chef de Pont Joseph Prosser (Robert Patrick). Si vous voulez en savoir plus je vous invite à aller jeter un oeil sur Allociné.
La série a été annulée après sa première audience faute d’audience, heureusement l’équipe a pu être prévenue suffisamment à l’avance pour proposer une « vraie » fin ; toutefois ça se ressent nettement dans les deux derniers épisodes (j’ai ma petite idée sur le cliffhanger prévu initialement) on a le droit à une conclusion trop rapide, des réponses sont apportées mais il reste encore bien des blancs à combler…
[TV News] Hatfields & McCoys
Histoire de changer un peu offrons nous une mini-série (3 épisodes de 90 minutes) sur fond de western, merci à Canal+ pour m’avoir permis de découvrir la série de Ted Mann, Hatfields & McCoys, avec Kevin Reynolds à la réalisation et un casting haut de gamme.
Compagnons d’armes dans l’armée confédérée, Anse Hatfield (Kevin Costner) et Randall McCoy (Bill Paxton) deviennent ennemis lorsque Anse déserte avant la fin de la Guerre de Sécession. Une fois la paix revenue et le retour de Randall l’animosité entre les deux hommes est plus forte que jamais, leur rivalité entraînera leurs familles et leurs amis dans une spirale infernale et mortelle…
La série est inspirée d’une histoire vraie, qui prouve une fois la « supériorité » de la race humaine, capable de s’entre-déchirer pour des conneries et incapables de faire marche à arrière et encore moins un pas vers l’autre. La série restitue parfaitement cette ambiance de plus en plus électrique.
Outre les deux acteurs principaux, excellents et fort justement récompensés pour leur interprétation, on remarquera aussi la présence au casting de Tom Berenger (dans le rôle de Jim Vance, l’oncle de Anse, un alcoolo incontrôlable), de Andrew Howard (qui joue Frank Phillips un chasseur de primes impitoyable) et de Ronan Vibert (dans le rôle de Perry A. Cline, avocat et conseiller de Randall et surtout spécialiste pour jeter de l’huile sur le feu). Il y en aurait bien d’autres à citer car tous sont convaincants.
Pour la petite histoire c’est la quatrième fois que Kevin Reynolds dirige Kevin Costner, bilan personnel de ces 3 précédentes collaborations : un excellent film (Danse Avec Les Loups), un film réussi et divertissant (Robin Des Bois, Prince Des Voleurs) et un navet (Waterworld). Cette première expérience pour la télévision (pour la chaîne Histoy) est une totale réussite.
Difficile de prendre position pour l’une ou l’autre des parties, si au départ Anse Hatfield apparaît vraiment comme une ordure finie, j’aurai toutefois tendance à dire que c’est l’obstination de Randall McCoy qui a fait glisser le conflit jusqu’à un point de non retour. Il est tout aussi vrai que les Hatfield ont « tiré les premiers » et que la famille McCoy a quasiment été anéantie mais tous n’étaient pas blanc comme neige. Le plus simple est encore d’apprécier le show sans se poser de questions.
Le plus fort du conflit opposant les deux clans correspond à la période présentée par la série TV (1863-1891) mais il faudra attendre 2003 pour qu’une trêve officielle soit signée entre les deux familles, bien qu’il n’y ait plus eu de morts directement liées au conflit à déplorer depuis 1891.