[DVD] Films en vrac

Films en vrac

Star Trek – Into Darkness
Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos… Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk (Chris Pine), animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive, John Harrison (Benedict Cumberbatch), un ancien membre d’élite de la flotte.
Je n’ai jamais accroché à l’univers de Star Trek toutefois la curiosité m’a poussé à voir ce que ça pouvait donner entre les mains de JJ Abrams. Pourquoi dans ce cas commencer par le second film de la saga remaniée par le réalisateur ? Et pourquoi pas ma foi ? Le premier film n’a pas été suffisamment alléchant pour me faire franchir le cap de mes réticences… Il semblerait que la volonté de JJ Abrams ait été de proposer une nouvelle vision de la saga en la situant dans un univers parallèle de son modèle ; on y voit notamment le nouveau Spock (Zachary Quinto) en contact avec l’ancien Spock (Leonard Nimoy) afin d’avoir des informations sur leur ennemi. Compliqué ? Un peu oui, finalement voir le premier film aurait peut être aidé à comprendre.
Même si je reconnais que le film est plutôt bien ficelé, il manque un petit quelque chose pour que la sauce prenne vraiment… A moins que je ne sois définitivement pas un trekkie. Vivement le prochain Star Wars, ah tiens c’est encore JJ Abrams qui sera aux commandes…

Hansel & Gretel – Witch Hunters
Liés par le sang, Hansel (Jeremy Renner) et Gretel (Gemma Arterton) sont aujourd’hui des chasseurs de sorcières réputés. Le maire d’Ausbourg (Rainer Bock) fait appel à eux pour délivrer la ville des assauts de sorcières qui kidnappent les enfants ; rapidement les deux mercenaires se mettent à dos le sheriff Beringer (Peter Stormare). Mais une menace plus grande pése sur la ville et ses habitants, Muriel (Famke Janssen), une puissante sorcière prépare un rituel qui donnera l’immortalité aux sorcières…
Le film de Tommy Wirkola (c’est son premier film réalisé aux States) se situe 15 ans après le conte des Frères Grimm (sauf qu’ils ne retrouveront jamais leurs parents, ceux ci étant décédés). Je pense être plutôt « bon public », quand je décide de mater un film je sais grosso modo à quoi m’attendre aussi je base mes critiques sur ses attentes. En l’occurrence je m’attendais à un divertissement bourré d’action mais avec tout de même une trame solide ; pour les deux premiers points je ne trouve rien à redire par contre au niveau scénario on est proche du néant absolu, idem pour la profondeur des personnages. A oublier au plus vite…

Les Gamins
Tout juste fiancé, Thomas (Max Boublil) rencontre son futur beau-père Gilbert (Alain Chabat), marié depuis 30 ans à Suzanne (Sandrine Kiberlain). Gilbert, désabusé, est convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola (Mélanie Bernier) et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs. Mais à quel prix retrouve t-on ses rêves d’ado ?
C’est la comédie familiale par excellence, le réalisateur, Anthony Marciano, joue à fond sur le burlesque mais sans en faire des tonnes ; du coup ça passe comme une lettre à la poste. Autant comme humoriste Max Boublil n’est pas du genre à faire dans la finesse, autant ici il est nettement plus « sage » ; quant à Alain Chabat il est… égal à lui même (c’est un compliment). On sourit et on rit sans retenue. La scène à l’Unesco vers la fin du film est à mourir de rire, mais je n’en dirai pas plus afin de laisser intact l’effet de surprise.

Mohamed Dubois
Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois (Eric Judor) a plutôt une tête à se prénommer… Mohamed. D’ailleurs ne serait-il pas plutôt le fils de Saïd, l’ex-prof de tennis de sa mère à Djerba ? Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet. Il croise alors le chemin de Mustafa (Youssef Hajdi), qui lui présente sa sœur Sabrina (Sabrina Ouazani) dont Arnaud tombe immédiatement amoureux. Mais il réalise très vite que le seul moyen de la séduire est de lui laisser croire qu’il est un beur comme elle et qu’il s’appelle… Mohamed. Il s’installe alors dans la cité de Sabrina, où il fera tout pour s’intégrer.
Pour son premier long métrage Ernesto Ona décide de jouer la carte « choc des cultures », pas vraiment une idée nouvelle et difficile de passer après Intouchables ou encore De L’Autre Côté du Périph’. Si Eric Judor tient là son premier rôle principal sans son inséparable complice Ramzy Bedia, il reste dans un registre où il surjoue, au risque de lasser le spectateur. Et c’est exactement l’effet qu’il a eu sur moi, heureusement que l’histoire s’enrichit au fur et à mesure sinon je pense que j’aurai abandonné la côté comédie romantique avant la fin…

Very Bad Trip 3
Deux ans ont passé. Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences tranquilles et heureuses. Aux dernières nouvelles, Leslie Chow (Ken Jeong), qui attirait les catastrophes, a échoué dans une prison en Thaïlande. Le seul de la Meute à ne pas avoir trouvé son équilibre est Alan (Zach Galifianakis). Se cherchant toujours, la brebis galeuse du groupe a arrêté les médocs et donné libre cours à ses impulsions, ce qui, dans son cas, revient à ne reculer devant rien et à ne se fixer aucune limite…
Todd Phillips clôt sa trilogie acoolisée avec un volet un peu moins déjanté que les précédents. Pas de lendemains difficiles, ni d’amnésie passagère mais une mission pour la survie de Doug, retenu en otage par Marshall (John Goodman)un maffieux que Chow a arnaqué. Je vous rassure le film reste dans l’esprit de ses aînés, avec un humour décalé et des situations toujours aussi improbables.
Juste pour info, ne coupez pas quand le générique de fin démarre, vous passeriez à côté d’un final plus barré que jamais. Incontestablement je suis fan de cette trilogie !

American Nightmare
Dans une Amérique prospère et quasiment débarrassée de la criminalité, les autorités ont instauré une Purge annuelle. Une nuit (de 19h à 7h) par an, les citoyens américains ont le droit de laisser libre cours à leurs pires instincts. Certains se prêtent au jeu, alors que d’autres se contentent de se protéger. C’est la cas de la famille Sandin, James (Ehtan Hawke), Mary (Lena Headey) et leurs enfants, Charlie (Max Burkolder) et Zoey (Adelaide Kane). Sauf que cette nuit là rien ne va se passer comme prévu…
James DeMonaco nous propose un thriller futuriste plutôt efficace et bien construit. Les acteurs sont convaincants. La tension monte crescendo, tandis que la famille Sandin se retrouve prise dans une spirale infernale. Difficile de se mettre à leur place et de dire comment on réagirait dans la même situation. Protéger sa famille : OK, mas à quel prix ?
Avec un budget de 3 millions de dollars, le film réussit un joli coup marketing puisqu’il a déjà engrangé plus de 86 millions au box office mondial (dont 34 sur le premier weekend).

[BRD] No Pain, No Gain

No Pain No GainEt hop encore un film qui j’écarte de mon prochain post groupé, il faut dire que ce No Pain, No Gain de Michael Bay, vaut son pesant de cacahuètes (ou de pop-corn comme vous préférez).
À Miami, Daniel Lugo (Mark Wahlberg), coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients (Tony Shalhoub ) et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle (Dwayne Johnson) et Adrian Doorbal (Anthony Mackie), aussi influençables qu’ambitieux.
Aussi difficile à croire que cela puisse paraître après avoir vu le film, Michael Bay s’est inspiré d’un fait divers authentique (survenu en 1995 à Miami) pour nous offrir un show survitaminé mettant en scène un trio aussi bodybuildés-narcissiques que décérébrés. Dans le genre branquignoles il est difficile de faire pire que ces trois gugusses qui vont se laisser entrainer dans une histoire sur laquelle ils finiront par perdre tout contrôle, enchaînant les situations les plus improbables pour notre plus grand plaisir! Mais je crois que le plus épatant dans toute cette affaire reste la réaction de la police (à découvrir).
Impossible de vous dire du mal de ce film, tout est parfaitement maîtrisé, les acteurs sont bluffants (y compris Dwayne Johnson qui, pour une fois, abandonne son air de bovin constipé pour interpréter un « brave » couillon), l’intrigue est rondement menée, sans le moindre temps mort, même la bande son est accrocheuse. On a le droit à un cocktail d’humour (aussi bien dans les situations que dans les dialogues) et d’action mais aussi à plus que ça, c’est fait intelligemment (jusqu’où certains sont prêts à aller pour avoir leur part de « rêve américain » ?). Un pur régal à regarder !
Michael Bay nous avait plutôt habitué à blockbusters aux budgets faramineux (Pearl Harbour, la trilogie Transformers…), le moins qu’on puisse dire c’est qu’il prend un virage à 180° avec ce film. Pour ce film il a dû se « contenter » d’un budget de 26 millions de dollars, lui même ainsi que Mark Wahlberg et Dwayne Johnson ont renoncé à leur salaire pour opter à un pourcentage sur les recettes. Choix gagnant ou pas ? Il faut croire que oui puisque le box office US affiche déjà pas loin 50 millions de dollars (pas assez de recul pour avoir les chiffres à l’international).
Le film est sorti dernièrement en Métropole donc n’espèrez pas le voir en DVD/BRD avant quelques mois, à moins de vous laisser tenter par un doublage québécois ; c’est d’ailleurs cette version (téléchargée) que nous avons visionné, c’est toujours déconcertant d’entendre les noms propres prononcés à l’américaine alors que le reste de la phrase est en français… Il n’est pas exclu que je m’offre le blu-ray à sa sortie, les bonus pourront jouer un rôle décisif dans mon choix.

[BRD] World War Z

World War ZAu départ je voulais inscrire ma chronique du film de Marc Forster, World War Z, au coeur d’un post groupé mais finalement j’estime qu’il mérite bien un sujet rien qu’à lui.
Un jour comme les autres, Gerry Lane (Brad Pitt) et sa famille (sa femme et leurs deux filles) se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…
Dans sa forme initiale (un recueil de divers témoignages visant à retracer l’historique de la WWZ) le roman est totalement inadaptable, le choix du réalisateur de nous proposer un point de vue unique est des plus judicieux afin de miser au maximum sur le rythme et le spectaculaire. De ce point de vue (l’attaque de la ville fortifiée de Jérusalem est un morceau d’anthologie), et à bien d’autres égards, le film remplit parfaitement son rôle, plus de deux heures durant (version longue oblige) j’ai été scotché. Pour ne rien gâcher les effets spéciaux sont superbes, tant dans la création des zombies (juste ce qu’il faut de maquillage) que dans l’esthétique générale du film. Enfin Brad Pitt se donne à fond dans le rôle (il a assuré lui même ses nombreuses cascades) et le résultat n’en est que plus convainquant.
L’accouchement du film fut douloureux du fait de nombreuses tensions pendant la phase de production mais le résultat final (sorti avec plus de six mois de retard sur la date annoncée) vaut le détour. Suffit d’un coup d’oeil sur les chiffres pour s’en convaincre, avec un budget de 190 millions de dollars le film en a déjà engrangé 537 au box office mondial. Du coup les studios, qui avaient promis une trilogie en cas de succès, se frottent déjà les mains ; pour ma part je suis plus que sceptique quant à la nécessité d’une suite (et plus encore de deux suites), les aspects les plus intéressants ont été abordés dans ce film, si c’est pour voir deux heures durant les survivants dézinguer du zombie à tour de bras j’avoue que je ne vois pas trop l’intérêt de la chose.
Je suis resté sourd aux critiques dénonçant une prise de position clairement pro israélienne et même après avoir vu le film ça me fait d’avantage sourire qu’autre chose. C’est vrai qu’en l’espace de quelques minutes on passe d’une cité fortifiée hyper sécurisée à un foutoir monumentale où les zombies croquent la vie à pleines dents ; et tout ça pourquoi ? Parce qu’Israel a ouvert ses portes aux réfugiés palestiniens, qui avec leurs braillements chants traditionnels ont attiré les hordes de zombies sur Jérusalem. Pas de quoi en faire tout un plat, ça reste du cinéma de divertissement pas un manifeste politique…
Bref un film que j’achèterai avec plaisir en BRD afin de bénéficier pleinement de la HD. Quant à ceux qui voudraient découvrir le roman, l’éditeur Orbit propose, à l’occasion de la sortie du film, une Intégrale Z de Max Brooks, regroupant les titres World War Z et Le Guide De Survie En Territoire Zombie ainsi que quatre nouvelles inédites.

[BRD] Films en vrac…

Comme annoncé dans mon post précédent nous avons eu un weekend bien rempli au niveau cinéphile. Voici un bref aperçu avec une critique plus ou moins longue de ce que nous avons visionné. Ca faisait un bail que je n’avais pas proposé une chronique groupée sur le cinéma…

Films en vrac
Le Monde Fantastique D’Oz

On commence par de l’évasion et du rêve avec Le Monde Fantastique D’Oz, réalisé par Sam Raimi.
Oscar ‘Oz’ Diggs (James Franco) est un piètre magicien, coureur de jupons qui plus est. C’est d’ailleurs à cause de ce péché mignon qu’il se voit contraint de quitter, précipitamment et à bord d’une montgolfière, le cirque dans lequel il officiait. Pris dans une tempête le ballon se retrouve au pays d’Oz. Oscar y est accueilli par Theodora (Mila Kunis), une sorcière qui voit en lui le magicien annoncé par la prophétie, celui qui libérera le pays d’Oz de l’emprise de la méchante sorcière…
Le début du film, en noir et blanc sur un écran réduit, peut être déconcertant mais c’est voulu, la couleur et le plein écran arrivent avec le pays d’Oz. Une façon d’accentuer encore l’aspect magique de cet univers. Il faut dire qu’il est plutôt riche en couleurs, presque trop à vrai dire, parfois ça fait franchement trop artificiel. Mais heureusement l’intrigue et les personnages rencontrés nous ferons vite oublier ce petit détail.
Pour la petite histoire le film est une préquelle au roman de L. Frank Baum, Le Magicien D’Oz, un classique de la littérature américaine pour la jeunesse (classique que je n’ai pas lu et qui ne m’inspire pas le moins du monde). Sam Raimi a imaginé le passé du mystérieux magicien et son arrivée à Oz.
Un bon divertissement familial qui confirme que le réalisateur excelle dans tous les genres qu’il aborde.

Les Profs

Changement de registre avec une comédie bien française signée Pierre-François Martin-Laval (Pef), Les Profs.
Avec un taux de réussite au bac de 12% le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Alors qu’il est menacé de fermeture l’inspection tente une ultime manoeuvre pour redresser la barre : aux pires élèves, les pires profs ! Malgré les réticences, compréhensibles, du Proviseur (Philippe Duclot), une équipe de sept profs, plus nuls les uns que les autres, est recrutée…
Détour obligé par le casting avant d’aller plus loin, à tout seigneur tour honneur, commençons par les profs en question : Christian Clavier (maths), Isabelle Nanty (anglais), Pef (histoire), Arnaud Ducret (EPS), Stéfi Celma (français), Raymond Bouchard (philo) et Fred Tousch (chimie). On notera aussi la présence de Kev Adams qui interprète l’élève Boulard, LE cancre par excellence, champion du retard et du zéro pointé, ainsi que celle de François Morel, dans le rôle de l’inspecteur-adjoint.
Ce n’est pas la première fois que l’Education Nationale inspire les réalisateurs à la recherche d’un support comique, avec par exemple Les Sous-Doués (1980) ou P.R.O.F.S. (1985), il n’est donc guère étonnant de voir apparaitre ces profs à l’écran. Il faut dire que la série (15 tomes parus à ce jour) de BD (avec Erroc au scénario et Pica au dessin) dont le film s’inspire connaît un succès grandissant. A défaut d’originalité l’humour est au rendez-vous, on sourit parfois, on rit franchement aussi… Ca ne peut pas faire de mal de se détendre les zygomatiques.

Oblivion

Retour au fantastique et plus particulièrement à la science-fiction avec le film Oblivion de Joseph Kosinski. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même l’auteur a adapté son propre roman graphique (co-écrit avec Arvid Nelson).
2077, après une guerre contre les Rapaces, une race extra-terrestre ayant envahi la planète, la Terre est complètement ravagée. Les survivants s’apprêtent à migrer vers Titan, une lune de Saturne. Jack Harper (Tom Cruise) et son épouse Vika (Andrea Riseborough) font partie des équipes chargées d’assurer la maintenance des installations au sol. Au cours d’une sortie Jack sauve la vie de Julia (Olga Kurylenko), sauvetage qui va être pour lui le début des ennuis mais aussi source de bien des révélations et remises en question…
Visuellement le film est très esthétique, le rendu de la Terre dévastée est convaincant, les effets spéciaux sont bien dosés et maîtrisés. Par contre le début traine un peu en longueur, le réalisateur prend le temps (trop ?) de planter son décor. Les « révélations » en question sont somme toute assez prévisibles mais je n’en dirai pas plus par respect pour les futurs spectateurs. Malgré tout la seconde partie du film est plus vivante et plus rythmée, à défaut d’avoir été emballé je me suis laissé balader par l’intrigue sans déplaisir.

Pour les deux chroniques suivantes vous pouvez mettre vos neurones en pause et activer le mode bourrin…

Du Plomb Dans La Tête

On commence par une autre adaptation de BD (du français Matz) avec Du Plomb Dans La Tête de Walter Hill.
Alors que Jimmy Bobo (Sylvester Stalonne), tueur à gage, cherche à venger la mort de son coéquipier, il croise la route de Taylor Kwun (Sung Kang), un flic qui enquête justement sur le précédent contrat de Jimmy. Ensemble ils vont remonter la piste du tueur, Kegan (Jason Momoa), mais surtout de son commanditaire. Si leurs intérêts sont communs (ou presque), leurs méthodes n’ont rien à voir…
Après plusieurs tentatives avortées par l’acteur c’est la première collaboration entre Walter Hill et Sylvester Stalonne et le résultat est plutôt convaincant. La force du film réside surtout, comme souvent, dans l’improbable duo formé Stalonne et Kang,  l’un est du genre on tire d’abord et on cause après (devinez lequel) tandis que l’autre est plus posé et réfléchi (même si ça ne lui porte pas toujours bonheur). Une intrigue vue et revue, ponctuée de quelques touches d’humour ; rien de neuf sous le soleil mais la sauce prend plutôt bien.
Le film m’a même donné envie de découvrir la BD, il va falloir que je me penche sur la question…

Le Dernier Rempart

On reste dans la catégorie gros bras avec Le Dernier Rempart, réalisé par le sud-coréen Kim Jee-Woon.
Alors que le FBI s’apprête à transférer Cortez (Eduardo Noriega), un dangereux narco-trafiquant, le convoi est attaqué par des hommes lourdement armés et très organisés. Malgré les efforts de l’agent Bannister (Forest Whitaker) et ses hommes le prisonnier parvient à prendre la fuite à bord d’une corvette ZR1 et avec une agent du FBI comme otage. Direction le Mexique, mais pour y arriver ils vont devoir traverser Sommerton Junction, une paisible bourgade dont le shérif Owens (Arnold Schwarzenegger) assure le calme et la tranquillité…
Ce film marque d’une part le grand retour de Schwarzenegger en tête d’affiche mais aussi la première expérience hollywoodienne pour le réalisateur. Une fois de plus pas besoin de se creuser les méninges pour comprendre l’intrigue, fusillades, cascades en tout genre… Classique quoi, et là encore un soupçon d’humour. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on a le droit à du pur divertissement 100% bourrin, on aime ou on aime pas… Moi j’aime et j’assume.

Rallumez vos neurones, vous allez en avoir besoin

Cloud Atlas

Retour à la SF et à un cinéma plus « neuronal » avec Cloud Atlas réalisé par les Wachowski (depuis que Larry est devenu Lana on ne peut plus parler des Frères Wachowski) et Tom Tykwer.
Le film est composé d’une multitude de séquences qui se succèdent et qui durent de quelques secondes à plusieurs minutes, mettant en scène plusieurs personnages distincts qui vivent à des époques différentes. Le film est intéressant en ce qu’il met en scène des acteurs récurrents qui jouent ces différents personnages, ce qui laisse imaginer une certaine continuité entre ces personnages à travers les siècles. Deux couples, notamment, unis par un fort amour, se retrouvent à des siècles de distance, face à des adversaires tenaces, puissants, cruels et sans scrupule. (source Wikipedia)
Autant vous prévenir de suite il va falloir garder l’esprit clair et alerte pour comprendre toutes les subtilités de ce film, grosso modo suivrez simultanément six histoires différentes, chacune à une époque différente (entre le XIXème et le XXIIIème siécle) ; l’ensemble retraçant l’histoire de l’humanité sur cette période, de son apogée à son déclin. Ca peut paraitre complexe vu comme ça mais au final l’ensemble reste cohérent et les presque 3 heures du film passent comme une lettre à la poste.
L’autre tour de force du film réside dans son casting (Jim Sturgess, Ben Shishaw, Halle Berry, Jim Broadbent, Tom Hanks, Doona Bae, Hugo Weaving, Hugh Grant…), chaque acteur se livre à un véritable tour de force, interprétant entre trois et six rôles différents. Au niveau de la réalisation les Wachowski et Tom Tykwer se sont partagés le boulot, chacun a eu à sa charge trois histoires, tout s’est joué au montage. Et là encore le résultat est bluffant, esthétiquement c’est une pure merveille.
A noter que ce film est l’adaptation du roman de David Mitchell, Cartographie Des Nuages, celui-ci faisant partie de mon challenge 100% SF je n’en suis que plus impatient de découvrir les différences entre les deux supports.
De tous les films chroniqués dans ce post c’est sans doute le seul que j’aurai acheté (et que j’achèterai sans doute), et aussi le seul qui aurait mérité un post rien qu’à lui…

[BRD] Iron Man 3

Iron Man 3Nous nous sommes offert un weekend plutôt chargé en cinéma (version DivX), si j’ai choisi de ne dédier une chronique unique qu’à Iron Man 3 ce n’est pas forcément parce que je considère que c’est le meilleur du lot mais surtout par attachement personnel à l’univers Marvel. Place donc à ce nouveau volet des aventures de l’homme de fer, réalisé par Shane Black (Jon Favreau conserve toutefois sa casquette de producteur délégué et le rôle de Hogan, le chef de la sécurité du Groupe Stark).
Après son combat new-yorkais avec les Avengers, Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr) est plus que jamais en proie aux doutes, il souffre d’insomnie et de crises d’angoisse qui le poussent à se réfugier dans la conception de nouveaux gadgets et de nouvelles armures ; au détriment de sa compagne, Pepper Potts (Gwyneth Paltrow). Toutefois quand les USA sont la cible d’attaques terroristes orchestrées par Le Mandarin (Ben Kingsley), Stark va tout mettre en oeuvre pour l’identifier et le neutraliser. Il pourra compter sur l’aide de son ami, le lieutenant James Rhodes (Don Cheadle), qui incarne désormais War Machine (une version militaire de l’armure d’Iron Man)…
Incontestablement de l’équipe Avengers Tony Stark/Iron Man est mon personnage préféré (pourtant en version BD je n’étais pas fan), j’adore sa désinvolture et son humour. Toutefois la grande nouveauté de ce troisième volet est qu’il ne pourra plus compter sur une profusion de gadgets high-tech (un peu quand même, rassurez-vous), sa baraque ayant été littéralement pulvérisée par une attaque ennemie (je ne considère pas cette info comme un spoiler étant donné que c’était le moment fort de la bande annonce).
Si les puristes apprécieront l’entrée en scène de War Machine, ils risquent fort d’être surpris par le personnage du Mandarin. Pour ma part ça m’a plutôt amusé comme choix, fallait oser aborder de la sorte un des pires ennemis d’Iron Man. Pour le reste rien à redire, de l’action, de l’humour, des effets spéciaux toujours aussi époustouflants (non réalisés par ILM)… Que du bonheur !
La fin laisse planer le doute sur un éventuel quatrième volet (Robert Downey Jr a d’ores et déjà fait savoir qu’il endosserait l’armure de nouveau l’armure d’Iron Man uniquement pour les deux prochains Avengers) ; en attendant Disney a du pain sur la planche afin de préparer leur retour (annoncé pour mai 2015) : Thor – Le Monde Des Ténèbres (novembre 2013), Captain America – Le Soldat De L’Hiver (avril 2014) et Les Gardiens De La Galaxie (août 2014).

PS : prochainement une chronique groupée sur les autres films vus…

[BRD] Die Hard – Belle Journée Pour Mourir

Die Hard - Belle Journée Pour MourirSeconde et dernière escapade cinéphile du weekend plus contemporaine puisque nous opterons pour Die Hard – Belle Journée Pour Mourir, cinquième opus de la saga Die Hard avec cette fois John Moore aux commandes.
L’inaltérable John McClane (Bruce Willis) se rend cette fois à Moscou afin de voir dans quel pétrin s’est fourré son fils, Jack (Jai Cooper), emprisonné pour meurtre. Le jour du procès le tribunal est pris d’assaut par des hommes lourdement armés, Jack parvient à s’enfuir avec Yuri Kamorov (Sebastian Koch), un milliardaire que la mafia russe souhaite récupérer afin de mettre la main sur un arsenal nucléaire. Les deux hommes sont pris en chasse par une équipe de tueurs dirigée par Alik (Radijove Bukvic). John de son côté se joint à la course poursuite…
Le réalisateur change mais la recette reste la même, toujours plus d’action, de pétarades et d’explosions ; on est clairement dans le cinéma 100% divertissement avec zéro prise de tête, et à ce titre ce cinquième opus ne dénote pas dans la saga. Outre son lot de scènes aussi spectaculaires qu’improbables (encore que le réalisateur affirme avoir eu recours aux effets numériques que pour le strict minimum, le majorité des effets étant assurés à l’ancienne), le scénario, bien qu’un peu vide (on est loin des premiers films signés John McTiernan), réserve toutefois quelques surprises. Si je ne devais garder qu’une scène du film, je conserverai sans aucune hésitation la scène de course poursuite dans les rues de Moscou, elle vaut vraiment le détour et bat des records au niveau de la tôle froissée…
On aime ou on n’aime pas chacun voit midi à sa porte, perso je n’ai rien contre le cinéma musclé qui s’assume et offre des vacances à mon pauvre neurone défaillant. D’ailleurs, et histoire d’enfoncer le clou dans le postérieur des râleurs de tout poil, sachez qu’un sixième film est d’ores et déjà annoncé (sortie prévue en 2015), on connait le titre (Die Hardest), le scénariste (Ben Trebilcook) et le pays qui subira les foudres de John McClane (le Japon)… C’est à peu près tout ce qui filtre pour le moment (Jai Copper sera-t-il de la partie ? Wait and see). Par contre je vous rassure à en croire Bruce Willis ce sera la dernière fois qu’il incarnera le rôle de McClane, notre cher flic qui a le don de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment devrait donc pouvoir, enfin, jouir d’une retraite bien méritée.
En attendant, et malgré certaines critiques très négatives, ce cinquième film de la franchise s’est avéré être une bonne opération au box office mondial puisqu’il a d’ores et déjà engrangé 305 millions de dollars (pour un budget de 92 millions).

[BRD] Django Unchained

Django UnchainedPour notre première pause cinéphile du weekend nous nous plongerons dans l’univers regretté du western-spaghetti avec Django Unchained de Quentin Tarantino.
1858, Texas. Le Dr Schultz (Christoph Waltz), chasseur de prime d’origine allemande, affranchi Django (Jamie Foxx), un esclave, afin que celui-ci l’aide à identifier trois frères, des négriers particulièrement pervers. Leur mission accomplie les deux hommes s’associent pour une saison de chasse, après quoi ils décideront d’un plan afin de tirer Broomhilda (Kerry Washington), la femme de Django, des griffes de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), son propriétaire, un puissant homme d’affaire qui dirige d’une main de fer le domaine de Candieland.
Ne tournons pas autour du pot : Quentin Tarantino signe là un hommage particulièrement brillant à un genre très en vogue dans les années 70/80 et c’est une totale réussite. Un  casting irréprochable (j’y reviendrai), des scènes dignes des plus grands westerns (je pense notamment à l’âge d’or de Sergio Leone), quelques touches d’humour bienvenues (le personnage de Schultz ne manque pas de finesse) et une bande son qui colle parfaitement au film (fidèle à son habitude Tarantino pioche dans sa discothèque personnelle, sans surprise on retrouve donc ici des titres d’Ennio Morricone).
Outre la casquette de réalisateur Quentin Tarantino est aussi à l’origine du scénario et s’offre même un petit rôle explosif. Ce qui m’amène donc à vous dire quelques mots du casting justement, outre le duo Jamie Foxx/Christoph Waltz qui fonctionne à merveille, on peut retenir la prestation de Leonardo DiCaprio qui campe, pour la première fois un personnage méprisable au plus au point et s’en sort à merveille, pour l’anecdote c’est la première fois depuis Mort Ou Vif (1995) qu’il n’occupe pas le haut de l’affiche. Difficile aussi de ne pas signaler la prestation de Samuel L. Jackson, qui incarne Stephen, le majordome de Calvin Candie et rivalise avec son maître pour se rendre haïssable.
Le film a raflé deux Oscars et deux Golden Globe (meilleur scénario et meilleur second rôle pour Christoph Waltz), signalons que Christoph Waltz a été « poussé » vers une carrière internationale par Quentin Tarantino dans Inglorious Basterds, son interprétation du Colonel SS Hans Landa lui avait déjà valu l’Oscar du meilleur second rôle.
Parlons gros sous pour terminer, une fois de plus Tarantino signe un film plus que rentable, avec une mise de départ de 100 millions de dollars le film a déjà rapporté, au box-office international, le pactole de 423 millions.

[BRD] Maniac (2012)

Maniac 1980-2012

Je ne vous cacherai pas que quand j’ai appris qu’un remake de Maniac était envisagé j’ai été plutôt sceptique. Le film de William Lustig sorti en 1980 avec Joe Spinell et Caroline Munro dans les rôles principaux est en effet considéré comme une oeuvre majeure du cinéma d’horreur ; d’ailleurs le film est toujours aussi efficace aujourd’hui encore. Apprendre que le rôle titre serait tenu par Elijah Wood n’aura pas été pour me rassurer. La curiosité étant plus forte que ces nombreux a priori il a tout de même fallu que je me penche sur cette production franco-américaine (William Lustig est producteur aux côtés d’Alexandre Aja et Thomas Langmann) réalisée par Franck Khalfoun.
Franck Zito (Elijah Wood) tient une petite boutique de restauration de mannequins (pas de la bouffe pour anorexique mais de réparation de mannequins de magasins) ; gueule d’ange et d’une timidité maladive il occupe pourtant ses soirées à silloner les rues de Los Angeles à la recherche de sa prochaine victime qu’il poignardera et scalpera. Sa rencontre avec Anna (Nora Arnezeder), une jeune photographe qui prépare une expo, va faire naître en lui des sentiments ambigus…
Force m’a été de reconnaître que le film est plutôt réussi, certes pas aussi glauque et oppressant que son modèle il réussit tout de même à installer un certain trouble. Intégralement filmé en caméra subjective (on vit le film par le regard du tueur) ça fout un peu le tournis au début mais au final ça contribue grandement à l’ambiance. Elijah Wood est plutôt convaincant, il joue sur son apparente fragilité là où Joe Spinell en imposait par son physique impressionnant. Pour ce qui est de la touche charme à vous de voir si vous préférez la brune Caroline Munro ou la blonde Nora Arzeneder…
La trame même du film respecte l’original même si dans le film de William Lustig le tueur faisait part de plus de variété dans ses mises à mort.
Un remake réussi donc, mais qui ne s’imposait pas, au pire il séduira sans doute un nouveau public n’ayant pas connu l’original, au mieux il donnera envie à ce même public de découvrir son aîné ; quant aux fans de la première heure nul doute qu’ils continuer de considérer le Maniac de William Lustig comme une référence.
En guise de bonus j’illustre ce post des affiches de 1980 et de 2012, avouez tout de même que le visuel de l’original en impose d’avantage par sa sobriété… Par contre au niveau de la bande son je donne l’avantage à la version 2012 qui abandonne les sonorités stridulantes propres aux films d’horreur des années 70/80.

[BRD] Jack Reacher

Jack ReacherNotre seconde pause cinéma du weekend sera placée sous le signe du polar musclé puisque c’est Jack Reacher de Christopher McQuarrie qui sera chargé de nous divertir.
Six coups de feu, cinq victimes apparemment sans aucun lien entre elles et un suspect que tout accuse arrêté par le lieutenant Emerson (David Oyelowo). L’homme ne desserre pas les lèvres mais note simplement la phrase « Trouvez Jack Reacher ». Alors que le policier et le procureur Alex Rodin (Richard Jenkins) essayent de comprendre ledit Jack Reacher (Tom Cruise) se présente devant eux. Bien que convaincu de la culpabilité du suspect il va, à la demande de son avocate, Helen Rodin (Rosamund Pike), la fille du procureur, accepter de fouiller  au-delà des apparences…
A la base Jack Reacher est un personnage récurrent de Lee Child, l’auteur (et les fans des romans) ont été surpris par le choix de Tom Cruise pour l’incarner à l’écran, en effet Reacher est un solide gaillard de près de 2 mètres alors que Tom Cruise plafonne tout juste à 1,70 mètre ; mais au final Lee Child a été bluffé par la performance de l’acteur en déclarant : « Avec un autre acteur, vous aurez peut-être 100% de la taille mais 90% de Jack Reacher, avec Tom, vous aurez 100% de Jack Reacher avec 90% de la taille ». Et en effet on peut dire qu’il incarne à la perfection ce personnage taciturne et brut de décoffrage, quand on lui confie un os à ronger il ne lâche pas l’affaire avant d’en connaître les tenants et les aboutissants avec une absolue certitude.
Le nom de Christopher McQuarrie ne vous dit sans doute pas grand chose en tant que réalisateur, et pour cause c’est son second film et le premier, The Way Of The Gun, date de 2000 ; il est par contre bien plus actif comme scénariste. Mais force est de reconnaître qu’il signe là un polar efficace, violent mais non dénué d’humour (du fait de la personnalité de son héros).
A noter aussi au casting la présence remarquée de Robert Duvall et de Werner Herzog mais l’autre personnage vraiment marquant du film reste le méchant de service, Charlie, magistralement interprété par Jai Courtney. Pas de fausses notes au niveau du casting non plus !
A l’heure actuelle on ne sait pas encore avec certitude si le film connaîtra une suite, le fait qu’il y a de la matière première à exploiter vu que le personnage est le héros d’une quinzaine de romans, mais tout dépendra du Dieu dollar. Bien que déjà largement amorti avec plus de 216 millions engrangés au box office mondial (pour un budget de 60 millions), reste à savoir si les grands pontes de Paramount estimeront cela suffisant pour « risquer » une suite…

[BRD] Zero Dark Thirty

Zero Dark ThirtyAprès l’excellent Démineurs on guettait attentivement le prochain film de Kathryn Bigelow, d’autant plus que Zero Dark Thirty s’annonçait d’emblée comme un projet ambitieux ; alors la réalisatrice oscarisée a-t-elle relevé brillamment le défi ? Réponse quelques lignes plus bas…
Mais avant on va, comme d’habitude, faire un petit détour par le pitch. Le film nous plonge au sein d’une équipe de la CIA dont le but est de localiser et éliminer Oussama Ben Laden, dix ans durant Maya (Jessica Chastain) va se vouer corps et âme à cette mission…
Je sais que c’est plutôt court comme présentation mais d’un autre côté je ne vois pas vraiment ce que je pourrais ajouter. On retrouve le même souci de réalité que dans Démineurs, le film n’est pas forcément rythmé mais pourtant on ne s’ennuie pas une seconde et l’on ne voit quasiment pas passer les 2h40 du film tant on on se sent immergé au coeur de l’action. J’étais plutôt dubitatif mais le résultat m’a bluffé, chapeau bas à Jessica Chastain qui porte littéralement le film sur ses épaules ; je ne sais pas si le film est le reflet exact de la réalité de cette chasse à l’homme historique mais si tel est le cas le résultat final (l’élimination de Ben Laden) est le résultat de l’obstination de cette nana qui, contre vents et marées, n’a jamais renoncé.
Au départ le film devait se concentrer sur la traque de Ben Laden mais, rattrapé par l’actualité et la mise à mort du terroriste, la réalisatrice a dû modifier son projet pour y inclure la conclusion du cas Oussama. Aujourd’hui encore je m’étonne que les USA aient pris le parti de l’éliminer purement et simplement (même si je ne le pleurerai pas) plutôt que de le capturer vivant (quitte à le dézinguer par la suite).
Pour ce qui est de la polémique concernant les scènes de torture perpétrées par les américains j’avoue sans aucune honte que cela ne me pose pas le moindre problèmes, les gugusses d’Al Qaïda font peu de cas de la dignité humaine (et de la vie humaine en général) je ne vois pas pourquoi on devrait les respecter, la fin justifie les moyens. Ladite polémique explique sans doute que le film n’ait remporté aucun Oscar alors qu’il frôle pourtant l’excellence. A défaut de récompense le film peut se targuer d’un joli succès public, d’autant qu’avec un budget relativement réduit (40 millions de dollars) il a largement été rentabilisé avec pas loin de 109 millions de recettes au box office mondial.