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Titre : Les Super-Vilains Se Déchainent – La Forge De L’Âme
Auteurs (scénario et dessins) : Collectif
Éditeur : Panini
Parution : 2026
Origine : États-Unis
192 pages
De quoi ça cause ?
Méphisto est sur le point d’accomplir son plan le plus sombre : rassembler assez d’âmes pour activer une relique légendaire qui lui donnerait un pouvoir absolu sur l’humanité. Mais un obstacle se dresse sur sa route : Fatalis.
Quels rôles joueront les autres principaux vilains de l’univers Marvel : Bouffon Vert, l’Abomination, Loki, Crâne Rouge et Dormammu ?
Ma Chronique
Ce recueil rassemble les sept épisodes de la série Bring on the Bad Guys, publiée aux États-Unis en 2025. Son titre est un clin d’œil direct à une collection de comics dirigée par Stan Lee en 1976, déjà consacrée aux super-vilains de l’univers Marvel. Une manière de rendre hommage à ces personnages qui, pour une fois, ne sont plus relégués au second plan. La série originale se consacrait plutôt à la genèse des super-vilains, ici les personnages sont au cœur d’une intrigue 100% originale.
La couverture du premier chapitre de la série Bring on the Bad Guys (1976) :
d
Chaque épisode met en vedette un méchant emblématique, tandis que le personnage de Sœur Souffrance sert de fil rouge à l’ensemble. C’est le sinistre Docteur Fatalis qui ouvre ce bal des maudits. Suivent, par ordre d’apparition, le Bouffon Vert, l’Abomination, Loki, Crâne Rouge, Dormammu et enfin Méphisto. L’intrigue nous entraîne à travers plusieurs époques et différentes zones géographiques, avant des retrouvailles pour le moins musclées au cœur des Enfers.
Chaque épisode ayant été confié à une équipe différente, scénaristes comme dessinateurs, il possède sa propre identité visuelle et narrative. On aurait pu craindre un résultat disparate : il n’en est rien. Les pièces s’imbriquent à la perfection et forment un tout aussi cohérent que captivant.
Comme on pouvait s’y attendre au vu du casting, le récit joue résolument la carte du sombre et du violent. Le scénario réserve de belles surprises, de nombreux rebondissements et autant de revirements de situation, d’autant que la loyauté n’est décidément pas le fort de ces personnages. Chacun poursuit ses propres intérêts, et les alliances ne tiennent que le temps de servir un dessein personnel.
Au-delà de cette intrigue bien ficelée et très convaincante, le comics repose sur Sœur Souffrance. Peu après sa première apparition, nous en apprenons davantage sur ses origines et sur le lien qui l’unit à Méphisto. Dotée d’une personnalité bien trempée, elle ne se contente pas de « servir » le maître des Enfers et ne perd jamais de vue son objectif propre. C’est elle qui donne au récit sa colonne vertébrale et une vraie profondeur émotionnelle, bien loin du simple défilé de têtes d’affiche.
Cet album tire son épingle du jeu par un parti pris audacieux : ne mettre en avant que des personnages issus de l’écurie des super-vilains de Marvel. Aucun super-héros ne vient s’immiscer dans le déroulé de l’intrigue, et cette absence fait toute la fraîcheur de l’ensemble. On change de point de vue, et le plaisir est réel.
En bonus final, vous aurez le droit à un portfolio d’une vingtaine d’illustrations consacrées aux personnages du comics, qui ravira les amateurs et vient clore agréablement le recueil.
MON VERDICT

