[BRD] Into The Woods

Into The WoodsChangement de registre pour notre pause cinéphile suivante puisque nous avons opté pour Into The Woods de Rob Marshall, une comédie musicale estampillée Disney.
Suivez les aventures (légèrement détournées) de Cendrillon (Anna Kendrick), du Petit Chaperon Rouge (Lilla Crawford), de Raiponce (MacKenzie Mauzy) et de Jack (Daniel Huttlestone) et ses fayots. Une sorcière (Meryl Streep) va pousser un boulanger (James Corden) et son épouse (Emily Blunt) à bouleverser leurs destinées…
J’ai récupéré ce film sans vraiment savoir à quoi m’attendre, l’idée de croiser plusieurs héros de Disney me semblait sympa mais j’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’une comédie musicale. Je n’ai rien contre ce genre, mais quand ça me prend par surprise il me faut un temps d’adaptation… Finalement la pillule passe plutôt bien, on se laisse embarquer dans l’histoire, les chansons s’intègrent bien à l’ensemble.
J’ai appris par la suite que Into The Woods était à la base une comédie musicale créée pour Broadway par Stephen Sondheim et James Lapine en 1986. C’est la première fois que Disney se lance dans l’adaptation d’une comédie musicale de Broadway. Le résultat, sans être transcendant, se laisse regarder et écouter (je ne sais pas ce qu’il en est de la VF mais la version québécoise conserve les chants en VOST ; en général la pilule passe mieux).
Pour ceux et celles qui auraient encore des doutes, tous ces personnages (et bien d’autres) ne sont pas des créations de Disney, il s’agit d’adaptation (parfois très libres et beaucoup plus optimistes) de contes traditionnels.
Le jeu des acteurs est plutôt convaincant, mention spéciale à Meryl Streep pour ses entrées et sorties qui ne passent pas inaperçues… A noter aussi une courte apparition de Johnny Depp dans le rôle du Loup, qui tient au Petit Chaperon Rouge un discours pour le moins ambigu.
A voir pour un moment de divertissement visuel et musical sympathique mais loin d’être inoubliable…

♥♥♥

[BRD] Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées

La Bataille Des Cinq ArméesUne pause cinéphile sous le signe de la Terre du Milieu puisque nous avons visionné Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées, ultime hommage à l’oeuvre de Tolkien signé Peter Jackson.
Alors que les réfugiés de Lacville, menés par Bard (Luke Evans) et les elfes de Thranduil (Lee Pace) viennent demander à Thorin (Richard Armitage) d’honorer sa promesse, le nain leur oppose une fin de non recevoir. Bilbon Sacquet (Martin Freeman) va tout mettre en oeuvre pour éviter une guerre entre elfes et nains ; d’autant que de son côté Azog (Manu Bennett) prépare les armées orques à l’attaque…
Ce troisième volet est de loin le plus sombre de la trilogie (la guerre menace c’est inévitable, la question est surtout de savoir qui va affronter qui) mais c’est aussi celui qui donne le plus d’importance à la psychologie des personnages (notamment avec Bilbon qui va faire le maximum pour ramener Thorin à la raison, n’hésitant pas à se mettre en danger). A ce titre c’est aussi le plus éprouvant pour les nerfs de spectateur.
Visuellement la magie fonctionne toujours aussi bien, on est en totale immersion dans la Terre du Milieu et ses intrigues avec un habile mélange de paysages naturels magnifiques et d’effets spéciaux toujours aussi fabuleux. Sans oublier bien entendus les combats parfaitement chorégraphiés.
La scène d’ouverture met d’office la barre très haut avec l’assaut dévastateur de Smaug sur Lacville (ce n’est pas un scoop puisque le film précédent se termine par l’envol du dragon vers le village de pêcheurs… on se doute bien qu’il ne va pas s’acheter un kilo de crevettes). Le rythme ne baisse pas ‘au contraire) pendant pas loin de 2h30 de pur bonheur. Heureusement on retrouve çà et là quelques notes d’humour permettant de faire baisser (temporairement) la tension d’un cran.
La transition entre Le Hobbit et Le Seigneur Des Anneaux est impeccablement menée même si c’est avec regrets que je dis au revoir à la Terre du Milieu. Et oui c’est juste un au revoir, dès que le coffret de la trilogie sort en version longue je vais me refaire les six films… Je ne m’en lasserai jamais tant Peter Jackson a su sublimer l’oeuvre de JRR Tolkien !

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[BRD] The Voices

The VoicesLes pauses ciné se suivent mais de ne ressemblent pas. Cette fois nous nous sommes engagé dans un univers beaucoup plus noir avec The Voices de Marjane Satrapi.
Terry (Ryan Reynolds) fait de son mieux pour mener une existence normale sans trop se faire remarquer… Pas simple quand on est hautement psychotique et que l’on ne suit pas toujours son traitement. Ses meilleurs sont son chien, Bosco, et son chat, M. Moustache, avec qui il discute régulièrement…
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce film est totalement inclassable, on y trouve du thriller, du gore, de l’humour, de la comédie romantique (même si avec Terry la romance tend à tourner court). Marjane Satrapi, connue et reconnue pour son film d’animation Persepolis, s’est aventurée avec succès hors des sentiers battus ; ils ont dû bien s’éclater sur le tournage.
Le top du top restent les échanges entre Terry et ses bestioles. D’un côté Bosco, gros pépère débonnaire, le pousse à refréner ses pulsions et à se comporter comme un honnête citoyen. De l’autre M. Moustache, cynique à souhait et perpétuel râleur, l’incite au contraire à aller toujours plus loin, à laisser libre court à ses pulsions meurtrières. Franche rigolade garantie à condition d’aimer l’humour noir (le chat est génial) !
Quand Terry n’est pas sous traitement (c’est à dire quasiment tout le temps) il est amusant de voir comment il perçoit son propre appartement ; un petit coin propret où il fait bon vivre alors qu’en réalité c’est une véritable porcherie.
Bien qu’il devienne rapidement un tueur en série, le personnage de Terry n’a aucun autre type de perversion ou de déviance (vous me direz c’est déjà pas mal) ; de fait, presque malgré nous, on le trouve sympathique et attachant. Belle performance d’acteur pour Ryan Reynolds, d’autant qu’il assure aussi les voix de tous les animaux du film (et oui il n’y a pas que son chien et son chat qui lui causent).
Au niveau du casting féminin on trouve notamment Gemma Arterton (Fiona) et Anna Kendrick (Lisa).
Bien que parfois complètement déjantée l’intrigue tient la route, la réalisatrice avoue avoir fait un gros travail de documentation autour de la schizophrénie et le résultat est visible à l’écran.
Si à la base c’est la curiosité (et l’affiche) qui m’ont poussé à mater ce film force est de constater que je n’ai aucun regret, au contraire ce fut une excellente surprise, jouissive à souhait !

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[BRD] Les Nouveaux Héros

Les Nouveaux HérosUne pause ciné en compagnie de Disney est généralement l’assurance d’un très bon moment, voyons si le petit dernier, Les Nouveaux Héros, réalisé par Don Hall et Chris Williams, confirme…
Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de super-héros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…
Pour son nouveau bébé Disney puise dans l’écurie Marvel, le film est en effet une libre adaptation des comics Big Hero 6. Le cadre est un cocktail d’inspiration américaine et nippone ; à la base il s’agit de la ville de San Francisco, reconstruite par les japonais après sa destruction par un tremblement de terre et rebaptisée San Fransokyo. De même les personnages, bien que visiblement américain, portent des noms japonais. Un cadre imaginaire qui laisse une grande liberté visuelle pour le rendu de la ville.
Oubliez les Avengers, ici nos super-héros en sont encore au stade de l’apprentissage. Pas de super-pouvoirs mais des gadgets high tech qu’ils ne maîtrisent pas toujours à la perfection. Gros coup de coeur pour Baymax, un croisement entre un Marshmallow et le Bibendum, paisible et débonnaire robot infirmier que Hiro veut transformer en machine de guerre. Il n’en reste pas moins que tous les personnages ont bénéficié d’un soin tout particulier et sont mis au service d’une intrigue qui tient parfaitement la route ; sans oublier une bonne dose d’humour !
Sans surprise l’animation et les effets graphiques sont irréprochables, le film a d’ailleurs été récompensé par l’Oscar 2015 du meilleur film d’animation.
Une fois de plus la magie Disney fonctionne à merveille et devrait séduire les petits et les grands… Une fois de plus le film peut se regarder à plusieurs niveaux, soit vous prenez uniquement l’aspect divertissement sans vous posez de questions, soit vous réfléchissez au thèmes abordés par le film (les dangers de la technologie mal utilisée, la soif de vengeance…). Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise recette, chacun aborde le film comme il l’entend.

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[BRD] Edge Of Tomorrow

Edge Of TomorrowNouvelle pause cinéphile placée sous le signe de la science-fiction mais cette fois en film et non en animé. Histoire de finir le weekend dans le bruit et la fureur on a opté pour Edge Of Tomorrow de Doug Liman.
Dans un futur proche la Terre est envahie par des extra-terrestres qui prennent rapidement l’ascendant sur les humains; Le commandant Bill Cage (Tom Cruise), un bureaucrate chargé de la communication marketing des forces armées, se retrouve en première ligne comme simple soldat dans une opération militaire de la dernière chance. Faute d’entraînement adéquat, il est tué dès le début des combats. Il reprend connaissance la veille de la bataille qui lui a coûté la vie. Condamné à revivre (et mourir) encore et encore cet ultime assaut. Aidé par le sergent Rita Vrataski (Emily Blunt), il va améliorer son entrainement, jour après jour, mort après mort, ensemble ils vont élaborer une riposte face l’envahisseur…
L’accroche : « Vivre. Mourir. Recommencer. » est parfaitement adaptée au film et résume bien la trame, l’idée étant de recommencer en faisant mieux que les fois précédentes. Le film n’est pas aussi bourrin que l’on pourrait s’y attendre, les scènes d’action sont contrebalancées par un humour omniprésent et servent une intrigue plutôt bien ficelée.
Visuellement le film est une totale réussite (c’est aussi pour ça que e privilégie la SF et le fantastique en blu-ray). Les scènes de combat sont bluffantes, e pense notamment au débarquement sur les plages normandes (non pas celui de 1944).
Les personnages principaux, incarnés par Tom Cruise et Emily Blunt, sont parfaitement travaillés et complémentaires. Je me contrefous de savoir que Tom Cruise soit adepte de la scientologie, il pourrait vénérer Flamby que a ne m’empêcherait pas d’aller voir ses films, du moment qu’ils m’offrent ce que je recherche (donc ni une histoire de la scientologie, ni une biographie de Flamby); Du divertissement, de l’éclate, du fun… Et avec Edge Of Tomorrow j’ai eu tout ça et bien plus.
Pour une première incursion dans le monde de la science fiction, Doug Liman réussit à frapper un grand coup ; même si aux Etats-Unis le film ne rentrera pas dans ses frais (un peu plus de 100 millions de recettes pour un budget de 178 millions), une situation largement comblée par le box office mondial (pas loin de 370 millions).
Pour l’anecdote le film est adapté d’un roman japonais de 2004 signé Hiroshi Sakurazaka. Roman qui sera d’abord adapté en manga par les créateurs de Death Note (un des rares mangas, peut être même le seul, que j’ai lu et apprécié).
On pourrait accuser le film de surfer sur la mode de l’exosquelette, mode trés largement popularisée par la série des Iron Man, que l’on retrouvera, pour ne citer que les films les plus récents, dans Pacific Rim ou encore Elyseum, sauf que le fameux exosquelette est bel et bien présent dans le roman d’origine.

[BRD] Thor – Le Monde Des Ténèbres

Thor 2Croyez le ou non mais c’est une pure coïncidence si je mentionnais Mjöllnir dans ma chronique de Reflex avant d’enchaîner sur un billet consacré au film Thor – Le Monde Des Ténèbres réalisé par Alan Taylor ; aucune préméditation là-dedans. Rien à la TV, on se fait un film ? Ah bin tiens pourquoi pas Thor 2 ? Adjugé vendu ! Normal nous sommes tous les deux fans de l’univers Marvel.
De retour à Asgard, Thor (Chris Hemsworth) commande les troupes chargées de ramener la paix dans les Neufs Royaumes. A peine sa mission accomplie, qu’un nouvel ennemi, Malekith (Christopher Eccleston) et ses elfes noirs, menacent Asgard. Pour vaincre cette menace Thor n’hésitera pas à s’opposer à son père et roi, Odin (Anthony Hopkins)…
Ce second film centré sur Thor est l’occasion de retrouver des têtes connues, dont la femme qu’il aime, Jane Foster (Natalie Portman), mais aussi l’incontournable Loki (Tom Hiddleston) avec qui il devra s’allier pour parvenir à ses fins et bien d’autres qu’ils soient terriens ou asgardiens.
Le couple Marvel/Disney n’a plus rien à prouver aux fans de l’univers Marvel, Thor 2 ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà. On retrouve un mélange bien dosé entre action brute de décoffrage et humour, le tout parsemé d’une once de romance. Ajoutez à cela un scénario qui se tient, des effets spéciaux toujours aussi bluffants (d’autant que l’on a le droit à une grande variété de décors entre Asgard, le Monde des Ténèbres et la Terre).
Petite piqûre de rappel, n’oubliez pas de laisser défiler le générique jusqu’au bout, il y a deux séquences bonus à la clé.
Les fans de Marvel retrouveront ce qu’ils aiment, le profane qui commencera par Thor 2 risque fort d’être complètement largué (et pour cause il y a 7 films à voir avant pour tout reprendre depuis le début), et les « anti » n’aimeront pas (mais on peut légitimement se demander pourquoi ils iraient voir le film).
Si vous en avez marre de Marvel alors il vous faudra prendre votre mal en patience. Thor 2 est le second film de la phase 2 (après Iron Man 3), il est suivi par Captain America – Le Soldat De L’Hiver et Les Gardiens De La Galaxie afin d’ouvrir la voie royale au grand retour des Avengers (2015). Et c’est pas fini ! Il y a encore une phase 3, plus ou moins finalisée dans l’idée, qui devrait aboutir à un troisième volet des Avengers (2017/2018) et même une phase 4 qui reste à définir. Pour ma part je suis aux anges, au moins jusqu’à Avengers 2, pour la suite j’aviserai.