Une pause cinéphile en compagnie de James Bond est généralement gage d’un bon divertissement, d’autant qu’après le très bon Skyfall, le duo composé de Sam Mendes aux commandes et Daniel Craig dans le rôle titre était attendu au tournant. 007 Spectre est le vingt quatrième film de la franchise et permet à Daniel Craig d’endosser pour la quatrième fois le rôle du plus célèbre des espions.
Bien que le MI6 ait décidé de dissoudre la cellule double zéro, James Bond poursuit en électron libre sa mission. Mission qui ne tarde pas à le mettre sur la piste d’une puissante organisation criminelle : SPECTRE, dirigée par Franz Oberhauser (Christoph Waltz)…
Le divertissement est bel au bien au rendez-vous avec un rythme des plus soutenu, de l’action, de l’humour et les inévitables courses poursuites à bord de voitures de rêve… mais il manque un soupçon de je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment. du coup au lieu d’un WAOW enthousiaste, on quitte le film sur un HMOUAIS mitigé. Peut être étions nous trop exigeants après le sublime Skyfall…
Attention je ne dis pas que le film est un ratage complet, on a même le droit à quelques séquences qui resteront dans les annales de la saga James Bond. La séquence d’ouverture au Mexique est tout simplement géniale. L’explosion du repaire de SPECTRE dans le désert est grandiose, elle figure d’ailleurs au Guiness Book of Records comme étant la plus grande explosion jamais réalisée au cinéma. Mais il n’empêche que globalement l’ensemble manque de vraisemblance (je ne parle pas de crédibilité, je suis bien conscient qu’on est dans une fiction à grand spectacle). Peut être étais-je dans un mauvais état d’esprit mais même Daniel Craig ne m’a pas totalement convaincu dans son interprétation de 007 (dans les trois films précédents j’ai trouvé qu’il incarnait un excellent James Bond).
Terminons par la touche charme, l’agent Zero-Zero-Sex accroche deux nouvelles conquêtes à son impressionnant palmarès de coucheries. A 51 ans Monica Bellucci devient la plus âgée des James Bond girls à avoir fait des galipettes avec Bond. Lui succédera, dans le film, Léa Seydoux (30 ans) ; pour la petite histoire elle est la septième actrice française à succomber aux charmes de 007.
La saga étant toujours bankable (880 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de 245 millions) nul doute que nous retrouverons rapidement James Bond sur nos écrans. Selon toute vraisemblance, et contrairement à ce que laisse supposer la fin de Spectre, c’est de nouveau Daniel Craig qui devrait incarner l’agent 007.
Étiquette : Cinéma américain
[BRD] Seul Sur Mars
Rien de tel qu’une pause cinéphile pour terminer en beauté la journée, notre choix s’est porté sur Seul Sur Mars de Ridley Scott.
Au cours d’une mission sur Mars l’équipage est contraint de quitter en urgence la planète. Au cours de l’évacuation l’astronaute Mark Watney (Mark Damon) est emporté par la tempête. Laissé pour mort par ses coéquipiers, il reprend conscience seul dans le plus hostile des milieux. Il va tout mettre en oeuvre pour organiser au mieux sa survie et entrer en communication avec la NASA…
Si vous me lisez depuis déjà quelque temps vous savez que le roman d’Andy Weir a été un de mes gros coups de coeur littéraire de l’année 2014. Il était donc hors de question que je passe à côté du film, d’autant que Ridley Scott n’est pas franchement un bleu en matière de science fiction (on lui doit les cultissimes Alien et Blade Runner, plus récemment il est revenu à ses premières amours avec Prometheus).
Adaptation réussie ou pas ? D’ores et déjà je peux vous assurer que Ridley Scott n’a pas perdu la main, avec Seul Sur Mars il nous offre un sans faute (et un premier gros coup de coeur cinéma). Pourtant le pari était loin d’être gagné d’avance.
Le film, comme le roman, repose en grande partie sur les épaules d’un personnage unique : Mark Watney. Matt Damon excelle dans ce rôle, il porte le film avec un naturel exceptionnel. On retrouve la persévérance, la débrouillardise, l’optimisme et l’humour de Mark. Ne lésinons pas sur les mots, Matt Damon nous livre là un merveilleux rôle de composition, totalement bluffant.
Bluffant, le visuel l’est aussi. Le réalisateur a su éviter la facilité du tout numérique ainsi qu’une débauche d’effets spéciaux qui auraient pu être nuisible au film. Les extérieurs, tournés en Jordanie, nous plonge en totale immersion sur la planète rouge. Ridley Scott a fait le bon choix en privilégiant l’humain et son intrigue ; on entre à fond dans le film, pour ne plus le quitter avant le clap de fin.
Un film de SF qui se regarde comme un thriller, que demander de plus ? Je ne sais pas si tout est scientifiquement plausible mais le fait est que tout s’intègre parfaitement à l’intrigue et donne au film une rare intensité. A ce titre le film me fait un peu penser à Gravity (il y a pire comme référence).
Parlons peu mais parlons bien… parlons chiffres. Seul Sur Mars c’est un budget de 108 millions de dollars (raisonnable pour Hollywood), au box office mondial le film affiche plus de 608 millions de dollars de recettes ! C’est aussi deux Gloden Globe remportés en 2016 (meilleur acteur et meilleur réalisateur), et sept nominations aux Oscars qui se tiendront à la fin du mois.
♥♥♥♥♥
[BRD] Mission Impossible : Rogue Nation
Une pause cinéphile sans grosse prise de risque, la saga Mission Impossible ayant déjà largement fait ses preuves ; place donc à son cinquième opus : Rogue Nation, avec Christopher McQuarrie aux commandes.
Alors que la Force Mission Impossible, dirigée par William Brandt (Jeremy Renner) est dissoute par le Congrès, à la demande de la CIA, l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) continue de remonter la piste du Syndicat, une organisation criminelle dirigée par Solomon Lane (Sean Harris). Désormais considéré comme un fugitif par ses pairs, Hunt va rapidement réaliser qu’il ne peut lutter seul contre une organisation aussi puissante…
On ne change pas une équipe qui gagne, Ethan Hunt pourra compter non seulement sur le soutien de son boss, mais aussi sur l’aide de ses anciens coéquipiers, Benji (Simon Pegg) et Luther (Ving Rhames). Mais aussi sur le soutien plus inattendu et plus inattendu d’Ilsa Faust (Rebecca Ferguson), atout charme du film mais surtout un personnage complexe au caractère bien trempé… je n’en dirai pas plus afin de pas spoiler inutilement.
De même on ne change pas une recette qui gagne. L’intrigue est bien ficelée et menée tambour battant. Les scènes d’actions sont parfaitement maîtrisée (avec en prime une séquence aquatique) avec bien entendu de belles cascades et autres poursuites fortes en sensations. On y ajoute quelques touches d’humour (plus nombreuses que dans les précédents volets) histoire d’apporter juste ce qu’il faut de légèreté pile poil au bon moment.
Vous l’aurez compris ce n’est pas ce cinquième opus qui ternira l’image de la saga. Un sixième volet est d’ores et déjà annoncé avec de nouveau (et ça c’est une première) Christopher McQuarrie aux commandes, Tom Cruise devrait d’ailleurs retrouver Rebecca Ferguson dans ce nouvel opus. Sortie prévue en 2016, soit 20 ans après le premier film.
♥♥♥♥
[BRD] Ant-Man
Notre pause cinéphile du weekend se fera en immersion au sein de l’univers Marvel, mais à la découverte d’un nouveau personnage, à savoir : Ant-Man. Un film signé Peyton Reed.
A peine sorti de prison et alors qu’il n’a plus le droit de voir sa fille, Scott Lang (Paul Rudd), cambrioleur de haut vol, accepte une nouvelle opération sensée rapporter un max. Sauf que rien ne se passe comme prévu, Scott récupère juste un costume bizarre. Quand il l’endosse et le manipule un peu au hasard il se retrouve réduit à la taille d’une fourmi. La voix du Pr Hank Pym (Michael Douglas) l’informe qu’il a été choisi pour être le nouvel Ant-Man, mais il y a encore du boulot avant d’être au top dans ce rôle…
Bien que le film soit présenté comme la conclusion de la phase 2 des adaptations Marvel, il ne s’intègre pas encore dans l’univers des Avengers. Loin s’en faut puisque Hank Pym quittera le SHIELD avec pertes et fracas quand il découvrira qu’ils cherchent à s’approprier son travail. Ce qui ne l’empêchera pas de se dresser contre son rival, Darren Cross (Corey Stoll) quand celui-ci contactera HYDRA afin de leur vendre la technologie PYM qu’il a réussi à reproduire.
Outre son costume de Ant-Man, Scott pourra compter sur une panoplie de gadgets développés par Hank Pym afin de l’aider dans sa mission, mais aussi sur des alliés pour le moins inattendus : les fourmis, qui lui obéiront au doigt et à l’oeil, chaque espèce ayant un rôle bien précis.
Mais incontestablement le summum au niveau des alliés de Scott est atteint quand il fait appel à ses trois complices de cambriole, une belle équipe de bras cassés ! Mais pas totalement inefficace non plus.
Je ne connaissais pas le personnage, sinon vaguement de nom, au j’ai été agréablement surpris (d’autant que je n’en avais pas entendu que du bien). Qu’il s’agisse de l’intrigue, rythmée mais toujours ponctuée de pointes d’humour, des personnages et bien entendu du visuel irréprochable, comme d’hab. Ca ne fait que confirmer ce que je savais déjà, je suis bon public pour ce genre de film !
Comme d’hab avec les films estampillés Marvel, restez jusqu’à la toute fin du film, vous aurez le droit à deux séquences post générique. L’une d’elle annonçant clairement la suite prévue, Ant-Man & The Wasp (annoncée pour 2018), pour laquelle Peyton Reed est confirmé à la réalisation et Paul Rudd et Evangeline Lilly au casting.
♥♥♥♥½
[BRD] Vice-Versa
Petite pause cinéphile sous le signe de Disney / Pixar, un duo qui assure un bon moment de divertissement. Au programme, Vice-Versa, leur dernier film, signé Pete Docter.
Au quartier général qui commande les émotions de la jeune Riley, Joie à fort à faire pour s’assurer que la jeune fille connaisse une vie joyeuse emplie de bon souvenirs. Ses acolytes, Tristesse, Dégoût, Peur et Colère, ne vont pas, parfois bien malgré eux, lui simplifier la tâche. Les choses se compliquent lorsque la famille emménage à San Francisco. Suite à un cafouillage Joie et Tristesse sont éjectées du QG et se retrouvent dans les méandres de l’esprit de Riley. Elles doivent impérativement regagner le QG faute de quoi la jeune fille sera privée de toute empathie… En attendant Dégoût, Peur et Colère vont essayer de limiter les dégâts…
Ca fait plaisir de retrouver Pixar aux commandes d’un projet totalement original (le dernier film original en date était Rebelle en 2012), d’autant niveau originalité le scénario place la barre très haut en donnant vie aux émotions. Sans me risquer à un jeu de mot pourri je dirai que Vice-Versa est un film pleine d’esprit et d’intelligence, qui peut se voir à différents niveaux et saura donc plaire à un large public.
Les plus jeunes se contenteront du divertissement au premier degré alors que les plus âgés ne manqueront pas de rapprocher la situation de Riley en manque d’empathie avec le passage de l’enfance à l’adolescence (l’âge bête… on est tous passés par là). Situation aggravée par le fait que Riley devra s’adapter à un nouvel environnement (là encore je suppose que nous sommes nombreux à avoir connu ça).
Je n’enfoncerai pas une porte ouverte en précisant que visuellement le film est irréprochable (trop tard… oups). Le film fait cohabiter des univers complètement différents, avec d’un côté le monde extérieur de Riley qui joue la carte du réalisme tant dans la représentation des personnages que des lieux. Le plus gros challenge aura certainement été de mettre en image l’esprit de Riley, qu’il s’agisse de la représentation des cinq émotions de base, que de la géographie spirituelle… De très belles trouvailles (que je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait) pour un résultat plus que convaincant.
Pour son quinzième long métrage Pixar réussit encore à nous surprendre et à nous éblouir.
Par contre je trouve que le titre québécois, Sens Dessus Dessous, est plus parlant que le titre français… on y retrouve davantage la notion de chaos alors que Vice-Versa évoque plutôt la réciprocité. Mais bon c’est purement sémantique comme observation.
♥♥♥♥♥
[BRD] Jurassic World
Nouvelle escapade cinéphile en compagnie de Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow.
Zach (Nick Robinson) et Gray (Ty Simpkins) Mitchell sont envoyés par leurs parents au parc Jurassic World où ils doivent être placés sous la responsabilité de leur tante, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), qui gère le parc. Peu après leur arrivée, alors que les deux enfants visitent le parc, l’Indominus Rex, un dinosaure créé par les scientifique du parc, s’échappe de son enclos. Claire fait appel à Owen Grady (Chris Pratt) afin de l’aider à retrouver les enfants…
Colin Trevorrow succède donc à Steven Spielberg (Jurassic Park et Le Monde Perdu) et Joe Johnston (Jurassic Park III) pour signer ce quatrième volet de la saga jurassique inspirée du roman de Michael Crichton. Non seulement il doit faire oublier un troisième film très quelconque mais en plus de cela il lui faut relancer la machine pour une possible nouvelle trilogie.
L’intrigue du film se situe 20 ans après le premier film en faisant abstraction de ses suites, on remarque çà et là quelques clins d’oeil à Jurassic Park. Contrairement à son aîné l’histoire se déroule dans un parc d’attraction totalement fonctionnel, une véritable machine à fric bien huilée… ou presque ! Sinon ça ne serait pas marrant.
Je craignais un arrière goût de déjà-vu étant donné que le scénario est assez proche que celui du premier film, finalement j’ai été agréablement surpris (pour ne pas dire bluffé). Le scénario nous réserve quelques surprises bien trouvées. Si le deal était de faire du neuf avec du vieux alors il est remporté haut la main.
Visuellement c’est un sans faute, les effets spéciaux, signés ILM, sont à couper le souffle. Les dinosaures sont bluffants de réalisme… Et le moins que l’on puisse dire c’est que le cheptel est vaste et occupe tous les milieux (terrestre, aquatique et aérien).
Au chapitre des bestioles justement on retrouve avec plaisir nos « chers » Velociraptors que Owen Grady essaye tant bien que mal de dresser. Le T-Rex fait une apparition tardive mais remarquée. Mais la véritable star reste l’Indominus Rex, une combinaison génétique, entre autres, du T-Rex et du Raptor… une bestiole pleine de (mauvaises) surprises pour ses chasseurs et ses victimes.
Comme dans Jurassic Park on retrouve un mix savamment dosé d’action et d’humour. Aucun doute, Jurassic World joue clairement la carte du divertissement haut de gamme. Et là encore le pari est gagné !
A noter la présence au casting de Omar Sy, avec une présence et un rôle bien plus important que ce dont il avait eu le droit dans X-Men (des miettes).
Quid de la suite ? Je vous donnerai juste deux chiffres qui devraient répondre à la question, 150 millions et 1,7 milliards (le tout en dollars US) ; respectivement le budget et le box office mondial du film. RdV en 2018 pour un second volet.
♥♥♥♥
[BRD] Pixels
Nous nous sommes offert une petite pause cinéphile placée sous le signe à la fois du rire, de l’action et de la science-fiction ; le résultat de ce cocktail s’appelle Pixels, réalisé par Chris Colombus.
Au cours des championnats du monde des jeux vidéos de 1982, un enregistrement de la compétition est envoyé dans l’espace. Trente ans plus tard, une civilisation extra-terrestre a bien reçu le message mais l’interprète comme une déclaration de guerre. Elle décide alors d’utiliser les personnages de ces jeux comme des armes de guerre contre les humains…
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Quoi que pour être plus juste je devrai dire les moins de 40 ans. Un temps où pour jouer à des jeux électroniques il fallait se rendre dans des salles d’arcade et se frotter à des machines appelées Pac-Man, Donkey Kong, Centipede… Des graphismes sommaires, des bruitages qui donnaient envie de devenir sourd, et des méchants dont les mouvements obéissaient à des cycles réguliers préprogrammés (au fil des niveaux seule la vitesse allait en augmentant). Nostalgieee !
En fait non, pas vraiment, je n’ai jamais été un grand fan des bornes d’arcade et même ultérieurement des jeux d’arcade en général. Je préfère de loin me frotter à un jeu de rôles… Mais j’ai connu ces temps lointains, na !
Vous l’aurez compris ces charmantes bestioles pixelisées vont venir foutre la zone dans notre monde contemporain… Toutefois leurs mouvements resteront fidèles au jeu d’origine. Franchement quel fun de voir Pac-Man déambuler dans les rues de New-York en détruisant tout sur son passage !
Pour faire face à ces adversaires, une poignée de geek de l’époque (alors que le mot n’était pas encore aussi implanté dans la culture populaire que aujourd’hui). Aux commandes Will Cooper (Kevin James), président des Etats-Unis pas franchement populaire (et encore moins crédible) au moment de l’attaque (ça vous rappelle pas un certain Bush Jr ?), Sam Brenner (Adam Sandler), un crack du jeu vidéo devenu installateur de matériel électronique, Ludlow Lamonsoff (Josh Gad), fervent adepte de la théorie du complot et Eddie Plant (Peter Dinklage… toujours aussi excellent comme acteur), le champion 1982 qui croupit en prison pour diverses escroqueries… Autant dire qu’ils auront du mal à imposer leur point de vue face à l’Etat Major ! Mais heureusement ils pourront compter sur le soutien de leur pote président et du Lieutenant-Colonel Violet Van Patten (Michelle Monaghan).
Un sympathique clin d’oeil aux eighties servi par des effets spéciaux réussis. Même si le film ne restera certainement pas dans les annales du cinéma on passe un agréable moment qui détend les zygomatiques. C’est exactement ce à quoi je m’attendais, un divertissement réussi.
♥♥♥½
[BRD] Chappie
Petite pause cinéphile avec Chappie, réalisé par Neil Blomkamp.
Pour endiguer la montée en puissance de la criminalité à Johannesburg, les forces de police s’équipent d’unités entièrement robotisées ; rapidement leur efficacité fait ses preuves. Pourtant Deon (DevPatel), l’inventeur de ces unités d’élite voudrait aller plus loin en créant la première intelligence artificielle dotée de conscience. Pas de bol alors qu’il était sur le point de réussir son robot, Chappie, tombe entre les mains d’une bande de voyous ratés…
J’attendais beaucoup de ce film, trop peut être… c’est sans doute ce qui explique pourquoi la déception n’en fut que plus rude à digérer.
Le réalisateur tenait une idée en or avec son robot conscient, malheureusement il va transformer l’or en bouse, ou plutôt un hypothétique scénario en béton en une vaste farce à peine comique.
Plantage n°1. Ce sont trois délinquants crétins, bourrés de tous les mauvais clichés bas de gamme du genre, qui vont prendre ne charge l’éducation de Chappie. On plonge dès lors dans un pathétique qui fait peine à voir… même pas moyen de sourire ! Cerise sur le gâteau, nos trois débiles ont un capital sympathie nul, empathie zéro ; je n’avais qu’une envie, les voir crever au plus vite.
Plantage n°2. Chappie, le robot, est une boite de conserve vaguement intelligente et supposée consciente… Faudra êtra patient pour qu’il fasse preuve à la fois d’intelligence et de conscience, pendant plus de la moitié du film ce n’est rien de plus qu’une stupide boite de conserve rouillée !
Plantage n°3. Le seul point fort du film aurait dû être la traque de Chappie par la Bête, une machine de guerre dirigée par Vincent (Hugh Jackman). Sauf que le truc est torché en un petit quart d’heure après un affrontement aussi palpitant que le coeur d’un macchabée oublié depuis 10 ans dans une cave. Là encore le personnage de Vincent est un concentré de mauvais clichés, dommage pour Hugh Jackman qui avait l’occasion d’interpréter un rôle à contre emploi.
Peut être qu’en prenant le film tel quel, sans rien en attendre de plus qu’un divertissement, la sauce pourrait prendre. Malheureusement ça n’a pas été mon cas.
♥♥
[BRD] American Sniper
Petite pause cinéphile afin de terminer ces congés en douceur, quoique le terme n’est pas forcément le plus adéquat vu comme nous avons opté pour American Sniper de Clint Eastwood.
Chris Kyle (Bradley Cooper) s’engage dans les SEALS et se spécialise comme tireur d’élite (sniper). Peu après les attentats du 11 septembre il est envoyé en Irak. Son rôle : protéger les équipes au sol en éliminant toute menace potentielle. Rapidement il se fait un nom au sein des troupes, et un surnom : La Légende…
Clint Eastwood opte pour le biopic pour son dernier film, un genre qui ne lui est pas complètement étranger puisqu’il est déjà à l’origine de Bird, qui retrace le parcours de Charlie Parker. Certes celui de Chris Kyle est un peu plus mouvementé ; le challenge étant justement de proposer une double vision du personnage : le soldat sur le terrain et le civil avec ses proches. Un cocktail parfaitement maîtrisé par Clint Eastwood et un hommage salué par la famille et les proches de Chris Kyle.
De fait si vous vous attendez à un film de guerre brut de décoffrage vous pouvez passer votre chemin, le réalisateur s’intéresse avant tout à l’aspect humain (ce qui n’exclut pas de belles scènes d’action). Notamment sur la difficulté de réintégrer une vie civile normale avec sa famille tandis que les combats font rage en Irak. A ce titre Bradley Cooper réussit une belle performance d’acteur, son interprétation est criante de vérité, et pas uniquement au niveau de la ressemblance physique.
A noter la présence au casting de Sienna Miller qui incarne l’épouse de Chris Kyle, Taya Kyle. Une présence discrète mais omniprésente et sa raison d’être. Même si ça ne saute pas toujours aux yeux…
Ce film est avant tout un hommage à un homme et à un soldat d’exception, pas une ode à l’Amérique, à la politique de Bush ou la guerre. Que ça plaise ou non Chris Kyle a fait son boulot et il l’a bien fait (perso je dis respect Mr Kyle… et nul doute qu’un bon nombre de Marines lui doivent d’être rentrés au pays en un seul morceau). Avec son palmarés (255 tirs réussis, dont 160 officiellement confirmés) il est considéré comme le meilleur sniper de tous les temps et comme un héros national. Un palmarès qui lui a valu une tripotée de décorations, parmi les plus prestigieuses.

<<< ALERTE SPOILER >>> Le film ayant été tourné avant le procés d’Eddie Ray Routh, le meurtrier de Chris Kyle et de son ami, Chad Littlefield, il n’est pas fait mention du verdict rendu en février 2015. Eddie Ray Routh a été condamné à la prison à perpuité, sans possibilité de remise de peine.
♥♥♥♥♥
[BRD] Interstellar
Les pauses ciné se suivent et ne se ressemblent pas, petit détour par la science-fiction avec Interstellar de Christopher Nolan.
Dans un futur indéterminé, alors que l’humanité est condamnée à disparaître par manque de nourriture, Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote devenu agriculteur rejoint une équipe de scientifique persuadés que l’avenir de l’homme se situe dans l’espace. Reste à savoir où. C’est ce que Cooper et son équipage vont devoir découvrir…
Oubliez les méchants aliens et les batailles intergalactiques, Christopher Nolan (qui a co-signé le scénario du film, avec son frère Jonathan) joue la carte Hard Science. De la science fiction qui s’appuie justement sur la science pour rendre son intrigue réaliste (tout en restant dans un contexte futuriste). Pour l’anecdote, sachez qu’à l’origine les frères Nolan avaient écrit le scénario pour Spielberg qui a finalement dû renoncer au projet Interstellar. Les deux frères ont ainsi pu remanier leur scénario afin qu’il colle mieux à leurs attentes.
Le risque majeur avec cette approche de la SF est de proposer au spectateur profane un film totalement incompréhensible. Christopher Nolan évite brillamment cet écueil, mais bon il est quand même conseillé de visionner Interstellar avec l’esprit clair (évitez un apéro blindé avant), surtout dans la dernière partie du film.
La première claque est visuelle, qu’il s’agisse des décors de notre Terre du futur (avec un habile mélange entre l’ancien et le futuriste), des séquences dans l’espace ou des planètes visitées par l’équipage, tout est magnifiquement soigné. Ce n’est pas pour rien que le film s’est vu récompensé par l’Oscar 2015 des meilleurs effets visuels.
Le film réussit à nous captiver sans avoir besoin de jouer la carte de l’action à tout va, une intrigue prenante, pour ne pas dire captivante, menée avec intelligence et les presque trois heures passent comme une lettre à la poste, sans jamais avoir eu l’impression d’être largué, sans jamais s’ennuyer. Une intrigue blindée servie par des acteurs totalement investis dans leur rôle.
Cerise sur le gâteau déjà bien garni, la bande son de Hans Zimmer vient sublimer le film. Un sacré défi quand on sait que Christopher Nolan a refusé de lui faire le scénario, au lieu de quoi l a rédigé un texte sans aucun rapport avec le film et demandé au compositeur d’écrire les morceaux que ça lui inspirait. Le résultat est bluffant, en fait tout est bluffant dans ce film.