[BOUQUINS] Ruth Rendell – Underground

R. Rendell - UndergroundBien qu’étant un inconditionnel des romans policiers il y a pas mal d’auteurs considérés comme des incontournables du genre que je n’ai jamais lu, dans le lot je peux nommer l’écrivain britannique Ruth Rendell. Et bien désormais j’aurai une lacune de moins à mon palmarès puisque je me suis attelé à la lecture de Underground (qui fut d’abord publié sous le titre Le Tapis Du Roi Salomon et signé sous le pseudonyme de Barbara Vine).
Jarvis est passionné par l’histoire du Métro dans le monde et tout particulièrement par le Métro londonien auquel il a décidé de consacrer un livre. Il gagne sa vie en louant des chambres dans une école désaffectée qu’il a choisit d’habiter. Il vit donc en compagnie d’une foule hétéroclite de locataires parmi lesquels on trouve sa cousine, Tina et ses deux enfants, Jasper et Bienvida, Tom, un musicien qui a renoncé à ses études suite à un accident et joue désormais dans le Métro, Alice, une jeune femme qui a abandonné mari et enfant dans l’espoir de faire carrière dans la musique, Jed un vigile du Métro et fauconnier à ses heures perdues. L’arrivée du mystérieux et ténébreux Axel va quelque peu chambouler le quotidien de l’Ecole et de ses locataires…
Autant le dire d’office ce n’est pas le titre idéal pour faire connaissance avec le polar façon Ruth Rendell, comme vous pourrez le constater à la lecture du pitch il n’y a aucun élément policier dans l’intrigue, juste une galerie de personnages particulièrement bien travaillés (la principale, sinon la seule, force du bouquin) mais grosso modo au fil des pages on se demande quelle est la finalité de la chose. Il n’y a guère que dans les 100 dernières pages que ça se décante et encore c’est très rapide et sans la moindre explication ; à la fermeture du bouquin on reste franchement sur notre faim et on a une furieuse envie de gueuler : « tout ça pour ça ! »…
Je conçois aisément que cette chronique puisse paraître un tantinet succincte mais je ne vois pas ce que je pourrais ajouter, et malgré tout je n’arrive pas à décréter que le bouquin est une sinistre daube, c’est juste pas mon truc même si je reconnais que c’est plutôt bien écrit… Pour les passionnés le bouquin foisonne d’informations et anecdotes sur le Métro londonien, mais vous avouerez que ce n’est pas le genre de truc facile à caser dans une discussion ou au cours d’un diner mondain.

Bonne et heureuse année 2012

BONNE ANNEE !

Et voilà l’année 2011 a tiré sa révérence pour laisser la place à 2012 qui, à en croire les mayas, devrait se terminer « en beauté » le 21 décembre, le jour de mes 45 piges, par contre je ne sais pas si c’est prévu avant ou après le gâteau… On verra bien mais franchement j’suis sceptique sur ce coup !
De notre côté on a gérer cette dernière journée et soirée comme des chefs, les courses vite expédiées le matin avant que ce ne soit le rush dans les magasins (à 9h00 on avait terminé) et un réveillon en tête à tête en musique. Inutile de préciser que l’on s’en est mis plein la panse ! Par contre comme on a été plutôt actifs (en s’octroyant quelques pauses dansantes) on a pu inaugurer la première journée de 2012 sans gueule de bois ni turbulences gastriques… Certes on a tout de même passé une journée plus ou moins comateuse mais c’était juste de la fatigue, même avec deux repas on n’a pas encore réussi à achever les restes (normalement aujourd’hui le frigo devrait se vider progressivement).
Tandis que Paris n’a même pas été foutu d’offrir aux français un feu d’artifice final le nôtre devrait être tiré ce soir, à moins qu’il ne soit annulé à cause de la pluie (il pleut comme vache qui pisse) ; n’ayant pas l’intention de me déplacer je m’en fous un peu pour tout dire… Dernière ligne droite avant de retrouver le taf mercredi matin, ouais super ! On peut pas vraiment dire que ça m’enchante mais bon faut faire avec…
Pour clore ce premier (court) post de l’année 2012 je vous souhaite à tous et toutes une bonne et heureuse année 2012, que celle-ci voit tous vos souhaits se réaliser et même plus encore…

[BOUQUINS] Jeffery Deaver – Priez Pour Mourir

J. Deaver - Priez Pour MourirUn auteur et un roman découvert grâce à un cadeau d’anniversaire offert par Abra, il faut dire que Priez Pour Mourir de Jeffery Deaver a de quoi me faire frétiller d’impatience avec en quatrième de couverture le commentaire suivant signé Stephen King : « Terrifiant : impossible à lâcher ».
Michael Hrubek, un schizophrène paranoïaque condamné pour meurtre s’évade de l’hôpital psychiatrique dans lequel il était interné. Même si la police et les médecins se veulent rassurants pour Lise et son mari, Owen, il ne fait aucun doute que le fugitif va s’en prendre à la jeune femme, c’est en effet son témoignage qui l’a fait condamner. La chasse au fugitif s’organise, chacun ayant des motivations très différentes (et pas forcément très nobles) de vouloir le récupérer avant les autres…
Si l’intrigue peine un peu à se mettre en branle durant les 100 premières pages (sur plus de 500 ça reste correct) une fois que la chasse est l’homme est vraiment lancée on a du mal à décrocher. Même si ce thriller ne révolutionne pas les règles du genre et reste relativement classique et sans grande surprise il se lit vite et bien, le chassé croisé entre les différents protagonistes est plutôt bien ficelé. Je ne me montrerai donc pas aussi enthousiaste que Stephen King mais j’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de ce roman…
Mauvaise surprise par contre en cours de lecture : on passe brusquement de la page 288 à la page 321 ; un incident d’impression qui ne perturbe heureusement pas plus que ça la compréhension de l’intrigue et la lecture, même s’il n’en reste pas moins que l’on se passerait volontiers de ce genre de surprise… J’espère que c’est un problème ponctuel sur un exemplaire et non un souci récurrent, peu de chances d’obtenir un échange en librairie en l’absence de ticket de caisse mais qui sait, en période de fêtes peut être seront-ils plus conciliants… En attendant j’ai signalé le problème à l’éditeur (Editions Des 2 Terres), je doute fort qu’il puisse quoi que ce soit pour moi (d’autant qu’il y a de fortes chances pour que ce soit un problème d’impression plutôt que d’édition) mais ça ne coûte rien d’essayer.

[BOUQUINS] Maxime Chattam – Autre-Monde : Entropia

M. Chattam - EntropiaJ’avais beaucoup apprécié le premier cycle de la saga Autre-Monde de Maxime Chattam, autant dire que j’attendais de pied ferme le quatrième tome qui inaugure le second cycle de cette série, c’est donc limite fébrile que j’ai ouvert Entropia.
La guerre entre les enfants (Pans) et les adultes (Cyniks, désormais appelés Maturs) est terminée mais la paix entre les deux factions reste fragile. Un avant-poste Pan situé à la frontière du Nord est attaqué et dévasté par un ennemi aussi puissant que redoutable, puis c’est Eden qui subit l’assaut d’un Tourmenteur. Dès lors l’Alliance des Trois (Matt, Tobias et Ambre) se reforme, avec un petit groupe d’amis ils décident de se rendre dans le Nord afin de découvrir la nature de la menace. Ils vont devoir pénétrer dans le royaume d’Entropia où règnent le chaos et la mort… Comme si cela ne suffisait pas le Buveur d’Innocence et ses sbires semblent préparer un mauvais coup, les jumelles Maylis et Zélie vont tout mettre en oeuvre pour découvrir ses projets et les déjouer avant qu’il ne soit trop tard…
Comme vous pouvez le constater l’intrigue se joue sur deux fronts en simultané, si la partie dédiée à Entropia est la plus fournie la seconde n’en est pas moins importante pour la suite. On retrouve avec plaisir les personnages que l’on connaissait déjà (je craignais justement que le second cycle ne se désolidarise de l’Alliance des Trois) mais aussi quelques nouvelles têtes et surtout le sinistre territoire d’Entropia dans une intrigue qui s’annonce encore plus sombre que celle du premier cycle.
Autant vous le dire sans détour ce second cycle s’annonce des plus palpitant, j’ai dévoré le bouquin en deux jours et pas uniquement parce qu’il est un peu moins dense que les précédents (390 pages), on plonge direct au coeur de l’histoire et l’on a plus envie de la quitter avant d’avoir refermé le roman. Et encore à peine le bouquin rangé que l’on brûle déjà d’impatience de découvrir la suite (mais bon va falloir se montrer patient, c’est bien là le gros défaut des sagas ; elles mettent vos nerfs à rude épreuve).
A noter qu’à la fin du roman l’auteur propose un petit jeu à ses lecteurs, le but est d’imaginer « votre » Pan et son altération avant de lui soumettre vos idées, la récompense étant que votre personnage, s’il est retenu, pourra apparaître dans l’un des prochains tomes. Je me suis prêté au jeu sans prétention en m’inspirant de l’univers Donjons et Dragons puisque j’ai opté pour un Pan qui aurait le don de « communion avec la nature », Altération qui lui permettrait d’avoir une connaissance innée de la faune et de la flore d’Autre-Monde (un atout non négligeable pour un potentiel Long Marcheur) mais qui lui fournirait aussi un pouvoir métamorphe (possibilité de se changer en animal pendant un temps limité)…

[BOUQUINS] Jo Nesbo – Le Bonhomme De Neige

J. Nesbo - Le Bonhomme De NeigeSeptième et dernière enquête de l’inspecteur Harry Hole disponible au format poche Le Bonhomme De Neige boucle temporairement ma saga Jo Nesbo, je prendrai mon mal en patience en attendant que Le Léopard soit publié en poche et plus encore pour le suivant (sorti en Suède mais pas encore disponible en français).
Harry Hole et son équipe enquêtent sur la disparition d’une jeune mère de famille, seul indice retrouvé sur place, un bonhomme de neige qui fixe la maison de la disparue. Quand plus tard un nouveau bonhomme de neige est découvert surmonté par la tête du jeune femme récemment disparue, Harry prend conscience qu’ils pourraient bien être confronté à un tueur en série. Après quelques recherches il s’avère même que ledit tueur pourrait sévir en toute impunité depuis plusieurs années, dès lors Hole va tout mettre en œuvre pour le stopper, d’autant qu’il se sent personnellement menacé par cet ennemi invisible…
C’est presque à regret que j’avoue avoir eu un peu de mal à accrocher au début de cette enquête, j’ai trouvé que ça tardait à démarrer et que ça patinait un peu dans la semoule avant de prendre forme. Heureusement une fois que le puzzle a commencé à prendre sa forme supposée définitive (à partir de la seconde moitié du bouquin approximativement) les choses reprennent le cours « normal » d’une enquête de Harry Hole avec de multiples rebondissements et quelques surprises dont Jo Nesbo a le secret, du coup on ne peut plus lâcher le bouquin avant de l’avoir fini… Soit dit en passant, une fois encore, l’auteur ne ménage pas son flic fétiche qui semblait pourtant, plus que jamais, décidé à lutter contre ses vieux démons mais je n’en dirai pas plus afin de laisser intact le suspense.
Même si ce n’est sans doute pas le meilleur Harry Hole l’attente de sa prochaine enquête va me paraître longue, histoire de patienter je compte bien rester dans le polar nordique en découvrant les prochaines enquêtes de Kurt Wallander, j’ai acheté le tome 2 de l’Intégrale Wallander qui, comme le premier, regroupe trois enquêtes. Mon stock à lire « papier » est suffisamment fourni et varié pour me permettre de prendre mon mal en patience, et je ne parle même pas du stock à lire numérique !

Dernière ligne droite avant mes congés de fin d’année…

Comme tous les ans je me prévois 2 semaines de repos entre mon anniversaire et les fêtes de fin d’année ; en général j’opte pour des semaines pleines (du lundi au vendredi) mais comme cette année le 31 tombe un samedi ça risque de faire un peu léger comme délai de récupération pour évacuer les abus du réveillon… Du coup je pars aujourd’hui à midi et ce jusqu’au mercredi 4 janvier 2012.
Je ne vous servirai pas une rétrospective professionnelle de l’année, je suppose que vous n’en avez pas grand-chose à cirer et je vous comprends parfaitement ; disons pour faire simple que, une fois encore l’année aura été intense mais je préfère ça que de passer mes journées à espérer que le temps ne s’écoule plus rapidement…
Une année qui s’achève plutôt sur une bonne note puisque, pour une fois, je suis globalement satisfait des formations dont j’aurai bénéficié (sans forcément en être demandeur). Il faut dire que l’on a eu le droit, par le passé, à quelques sessions de formation mémorables de part leur piètre qualité (et encore je suis poli), du fait du formateur et/ou du contenu de la formation…

Système d’Information Décisionnelle (SID)
Cette année encore notre fameux (fumeux ?) SID aura encore été au centre du programme de formation de la cellule stats et des développeurs avec une demie journée très théorique mais aussi très instructive sur le B.A-BA d’un SID efficace et 6 jours de formation pratique sur le logiciel Cognos (notre outil SID, made in IBM) avec un tour d’horizon des modules d’analyse et de reporting.
Pour info c’est la troisième formation que je reçois sur cet outil mais c’est la première fois que je prends pleinement conscience des possibilités du logiciel ; sans doute parce que, pour une fois, le formateur maîtrisait parfaitement son sujet !
Reste maintenant à mettre en application toutes ces fonctionnalités et c’est là que le bât blesse. En effet les modules actuellement disponibles ne permettent que des manipulations basiques sans grand intérêt (je ne jette la pierre à personne, Rome ne s’est pas faite en un jour). L’idéal serait que l’on puisse utiliser nos propres modèles, créés par requête et exportés sur le serveur de production afin d’être exploitables avec Cognos. Mais la pilule semble avoir un peu de mal à passer au niveau de l’équipe de développement qui va jusqu’à nous soupçonner de vouloir leur « faire de la concurrence » ce qui est franchement absurde (d’une part on n’a pas que ça à foutre) et d’autre part il s’agit pour nous de gagner en autonomie en étant complémentaire au projet SID « officiel ») et témoigne de deux choses :
– Un manque total de confiance en leurs propres compétences s’ils pensent que l’on peut faire mieux qu’eux en étant de simples bidouilleurs,
– Un égo surdimensionné lié à un manque total d’humilité.
Si on doit être tributaire de l’équipe de développement on va revenir au point où l’on était avant ces formations : un désintérêt croissant pour le projet SID.

Access – Initiation
Maintes fois repoussée faute de participants j’ai quand même réussi à avoir cette initiation au logiciel Access ; formation dispensée par IFC-Démos (au fin fond de Ducos, pas vraiment l’idéal quand on est un éternel piéton).
Hormis ce petit désagrément (contourné par un bus à l’aller et le covoiturage par une collègue au retour) j’ai vraiment apprécié cette formation sur 2 jours ; le formateur était super sympa (en plus d’être compétent) et l’équipe avait un bon niveau ce qui nous a permis de maintenir un rythme soutenu et de boucler le programme en 14 heures ou lieu des 16 prévues initialement.
Je vois déjà certaines applications pratiques pour lesquelles cette formation devrait s’avérer utile mais je suis convaincu que je ne pourrai utiliser pleinement l’outil qu’après une session de perfectionnement (demandée au planning des formations 2012, en espérant qu’elle tombera avant la mi-décembre).

Sur ce dans moins de deux heures je m’éclipse et j’oublie tout ce qui touche de prés ou de loin à la CAFAT pour les deux prochaines semaines…

[BOUQUINS] Maxime Chattam – In Tenebris

M. Chattam - In TenebrisC’est en savourant par avance le plaisir de lire un thriller haut de gamme que je me suis plongé dans In Tenebris de Maxime Chattam, second opus de La Trilogie Du Mal sans en être une réelle suite bien que l’intrigue se déroule après celle du premier tome.
En plein mois de janvier une femme nue traverse en courant les rues de Brooklyn avant de perdre connaissance dans un parc, elle est vivante mais en état de choc. Les détectives Annabel O’Donnel et Jack Thayer apprennent qu’elle a été violée et frappée avant d’être scalpée, plus inquiétant encore deux scalps ne lui appartenant laissent présager que deux autres victimes n’ont pas eu la chance d’échapper à leur tortionnaire… Quand les deux détectives pensent être au bout de l’horreur ils découvrent avec stupeur que le pire reste à venir. Ils pourront toutefois compter sur le renfort de Joshua Brolin, ancien inspecteur de Portland devenu détective privé spécialisé dans les enlèvements et disparitions, et surtout expert en profilage et en tueurs en série.
Bien que n’étant pas la suite directe de L’Ame Du Mal je pense qu’il est préférable de les aborder dans l’ordre, ne serait-ce que pour comprendre les changements survenus chez Joshua Brolin qui aborde le monde avec plus de froideur et combat le mal sans trop s’encombrer de formalités. Il faut dire que cette fois Maxime Chattam plonge ses héros dans les pires tréfonds de l’âme humaine avec un serial killer particulièrement vicelard et sadique.
Maxime Chattam utilise la même recette pour nous rendre scotcher à son bouquin, une intrigue menée tambour battant avec des rebondissements à gogo et un contenu toujours aussi bien documenté en matière de criminologie et autres techniques d’investigations sans toutefois nuire au rythme (un peu moins de médico-légal que dans L’Ame Du Mal) histoire de bien ancrer son récit dans la réalité.
Résultat des courses me voilà contraint d’enchaîner avec Maléfices histoire de clore cette fameuse Trilogie Du Mal ; j’en viendrai presque à regretter de me séparer de Joshua et Annabel (le duo se reforme dans cet ultime opus comme la fin de In Tenebris le laissait présager) même si je reste convaincu saura nous proposer des intrigues toujours aussi riches et des personnages tout aussi convaincants dans ses autres titres…

[DVD] The Reef

The ReefAu hasard des programmes des Canal+ nous sommes tombés sans grande conviction sur le film The Reef réalisé par Andrew Traucki et inspiré de faits réels.
Cinq amis décident d’aller faire un tour en bateau, temps clair, mer d’huile, bref toutes les conditions semblent réunies pour une sortie agréable jusqu’à ce que leur embarcation ne heurte un récif et ne se retourne. Réfugiés sur la coque du bateau ils doivent alors décider s’il est préférable d’attendre sur place d’éventuels secours en espérant qu’ils arrivent avant que l’embarcation ne coule ou avant qu’ils ne meurent de déshydratation ou alors tenter de rejoindre une île à la nage dans une eau réputée pour être infestée de requins. Tandis que quatre d’entre eux partent à la nage vers l’île en question le dernier choisit d’attendre sur place d’éventuels secours…
Tourné en Australie par un réalisateur inconnu au bataillon et un casting sans prétention le film avait tout pour au mieux passer inaperçu, au pire être une sinistre daube. Au final l’ensemble est globalement très réussi, ne misant pas forcément sur des effets spéciaux à gogo mais plutôt sur l’angoisse, puis la peur, des protagonistes qui ne peuvent deviner à l’avance quand la prochaine attaque aura lieu. Ici pas de requin de 15 mètres de long qui attaque tout ce qui bouge y compris les bateaux, hélicoptères, avions de chasses et doué d’une intelligence hors du commun ; non juste un ou plus probablement des requins qui se comportent comme les super-prédateurs qu’ils sont sensés être.
Depuis Les Dents De La Mer de Steven Spielberg le requin est devenu un animal star des films d’horreurs avec plus ou moins de réussite (souvent même avec des scénarios catastrophiques), mais The Reef si situerait plutôt dans la moyenne haute, de part son scénario et sa façon d’aborder les requins le film est assez proche de Open Water de Chris Kentis et c’est justement comme ça que j’aime ce genre de films, une approche réaliste du danger que représente l’animal et la montée en puissance du stress de ses victimes potentielles. En même temps je ne crache pas sur les films qui jouent ouvertement la carte du second degré (comme le remake de Piranha par Alexandre Aja), par contre je fuis comme la peste tout ce qui renifle trop la grosse daube genre Mega Shark Vs Giant Octopus (si, si ça existe, j’vous jure que c’est pas une blague).
Pour en revenir au dilemme du film je suis persuadé que dans la même situation j’aurai fais le choix de rester sur le bateau, pas parce que j’aurai la trouille de me faire bouffer par un requin (même si l’idée ne me réjouit pas particulièrement) mais simplement parce que je sais pertinemment que je suis incapable de nager 8 km, même avec des courants favorables… Donc je préfère jouer la carte d’une mort probable plutôt que celle d’une mort certaine ; mais concrètement j’espère bien ne jamais me retrouver face à un tel choix !

DC Universe Online – 100% gratuit !

DCUOJ’ai profité du weekend pour tester DC Universe Online (DCUO pour les intimes), un MMO devenu gratuit qui se déroule dans l’univers de DC Comics (ça change radicalement de l’heroic fantasy plus ou moins revisitée commune à bon nombre de MMO). Un petit tour sur le site officiel afin de télécharger le client après quoi il faut prendre son mal en patience le temps que le contenu soit intégralement téléchargé (soit 14.4 Go sur un serveur un brin instable) avant de pouvoir enfin se plonger dans le jeu.
Après une longue et sympathique cinématique qui pose le décor (je n’en dirai pas plus afin que la surprise reste intacte mais c’est clair que c’est une situation plutôt inattendue qui ne devrait pas laisser les fans de la première heure insensibles) vient le moment de créer son personnage. Avant toute chose il vous sera demandé de choisir le serveur de jeu (PvE ou PvP selon que vous souhaitez ou non combattre contre les autres joueurs ; pour ma part j’ai privilégié le PvE), ensuite vous choisissez votre camps (Héros ou Criminel) et c’est parti pour les diverses options de personnalisation (apparence, type de déplacement, arme privilégiée, type de pouvoir, choix du mentor).
La première mission consistera à vous évader du vaisseau dans lequel les sbires de Brainiac (le méchant pas beau de service, une entité extra-terrestre qui prend un malin plaisir à détruire les mondes qu’il visite) vous retiennent, pas de difficulté majeure à l’horizon c’est d’avantage histoire de vous faire la main sur le contrôle de votre personnage et l’environnement. Ce n’est qu’une fois libre que vous entrerez dans le vif du sujet, votre mentor vous confiera alors vos premières vraies missions ; d’une façon générale les quêtes sont de deux ordres, soit elles consisteront à contrecarrer les plans de Brainiac, soit elles vous opposeront à la faction rivale (Légion du Malheur ou Ligue de Justice selon votre alignement).
Autant annoncer la couleur tout de suite, si le jeu n’avait pas été gratuit je ne m’y serai certainement pas essayé (il avait reçu un accueil très mitigé au moment de sa sortie). Certes l’univers DC est plutôt intéressant et le fait de combattre aux côtés (ou contre) des personnages connus est un plus non négligeable mais pour le moment (je suis arrivé au niveau 7 avec mon Super-Héros et compte un méchant pas beau, L’Epouvantail, remis à la justice) les quêtes sont répétitives et sans grande originalité (un défaut rédhibitoire avec un jeu payant, mais que je pardonne volontiers à un titre gratuit). Sinon graphiquement le rendu global n’est pas désagréable, sans être époustouflant, ce qui permet au jeu de rester jouable sur des configurations plus modestes. Idem pour la jouabilité et l’évolution du personnage, ça reste dans la moyenne haute face à la concurrence. Dommage qu’il n’y ait pas de serveur francophone dédié au PvE (juste un serveur européen) même si je n’ai pas encore eu besoin de recourir à des sorties groupées pour progresser (nul doute que les choses changeront au fur et à mesure de la montée en puissance des adversaires). Bref pour du gratuit le jeu s’en tire honorablement, l’originalité de son univers y est pour beaucoup…
Maintenant pour ceux qui seraient vraiment accro (ce n’est pas encore mon cas) il existe deux formules payantes qui donnent droit à des options complémentaires et/ou débloquent certaines limites imposées par la version gratuite (qui reste parfaitement jouable… pour le moment du moins).