Samedi on s’est offert une « vraie » pause DVD via l’écran du PC (la TV est vraiment en train de rendre l’âme, va falloir songer à la remplacer dans les prochains mois) avec le quatrième opus de la saga Pirates Des Caraïbes, La Fontaine De Jouvence, avec cette fois Rob Marshall aux commandes (les trois précédents ayant été réalisés par Gore Verbinski).
Jack Sparrow (Johnny Depp) retrouve Angelica (Pénélope Cruz), une ancienne connaissance/conquête, alors qu’elle se fait passer pour lui et recrute un équipage, c’est ainsi qu’il embarque, malgré lui, sur le bateau du redoutable Barbe Noire (Ian McShane) en route vers la mythique fontaine de jouvence. Mais il n’est pas le seul à vouloir mettre la main sur la précieuse source, son ennemi de toujours, Barbossa (Geoffrey Rush), devenu corsaire au service de la couronne, le talonne de près ainsi qu’une armada espagnole…
Clairement le réalisateur souhaite se démarquer de la trilogie initiale en proposant un nouveau départ à la saga (un choix qui s’imposait d’office sans Orlando Bloom et Keira Knightley au casting) plutôt qu’une véritable suite ; les studios Disney ont par ailleurs d’ores et déjà annoncé que ce film serait le premier d’une nouvelle trilogie permettant de recentrer la saga sur l’essentiel…
On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de Pirates Des Caraïbes, un divertissement grand public sur fond d’aventures avec un soupçon de fantastique et une bonne dose d’humour. Bien sûr ce quatrième opus apporte son lot de nouveautés dont le personnage d’Angelica que l’on peut s’attendre à retrouver dans les prochains films. Au final le film est, sans surprise, une réussite qui devrait séduire petits et grands, en offrant à la saga de nouvelles bases tout en restant fidèle aux premiers opus ; un second souffle bienvenu car il faut bien avouer que le troisième film, Jusqu’au Bout Du Monde, commençait vraiment à sentir le réchauffé à force d’user et d’abuser de la licence… Reste à savoir si cette nouvelle équipe tiendra la route sur la durée.
MegaUpload fermé par le FBI…

Impossible de faire l’impasse sur la décision du FBI de faire fermer le site MegaUpload et l’arrestation de ses dirigeants… La nouvelle a en effet fait l’effet d’un méga coup de bambou dans la gueule pour de nombreux internautes, il faut en effet savoir que MegaUpload était la plus grosse plateforme de téléchargement du web (même si, pour ma part, j’avoue lui préférer HotFile). Le motif invoqué par la justice étant le fait de favoriser le piratage via le partage de fichiers illégaux (ce qui en soi est indéniable mais le site hébergeait aussi de nombreux fichiers parfaitement légaux, plutôt que de trier le bon grain de l’ivraie la justice a tout foutu dans le même panier)…
La réaction du groupe de hackers Anonymous ne s’est pas faite attendre, ils ont rapidement saturé les sites du FBI et de l’industrie du disque, mais elle paraît tout de même bien dérisoire (et surtout éphémère) face à la claque qui a secoué la communauté du web mondial ! Certes ils promettent (une fois de plus) une « guerre virtuelle » contre tous ceux qui veulent faire barrage à la liberté d’expression sur le web mais encore faut-il avoir les moyens de mener cette fameuse guerre ; en l’occurrence on n’a un peu l’impression que c’est un combat qui oppose un petit groupe de David contre une immense machine de guerre de Goliath…
Cette décision musclée du FBI crée surtout un précédent juridique, rien ne nous assure que la justice va s’arrêter à MegaUpload, c’est la porte ouverte à des attaques en règle contre les différentes plateformes de téléchargement du web… Qui vivra verra mais j’aurai tendance à dire que l’avenir s’annonce bien terne pour la liberté d’expression !
En France notre nain de jardin national a salué l’initiative du FBI, encore une fois il a perdu l’occasion de fermer sa gueule ; je considère qu’il y a des sujets plus importants sur lesquels on attend une réaction (et surtout une action) présidentielle… Mais bon venant d’un type qui promet, à quelques mois du premier tour, d’instaurer une nouvelle taxe impopulaire (sa fameuse TVA sociale) plus rien ne nous surprend, on l’a tellement vu se tirer une balle dans le pied que ça en devient risible !
Bien que ne faisant pas partie des internautes friands de MegaUpload je suis, comme beaucoup, directement pénalisé par la fermeture du site ; c’est en effet la plateforme privilégiée par la Team AlexandriZ pour l’upload de ses ebooks, mais qu’on se rassure ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils rebondiront dans les prochains jours…
[BOUQUINS] Maxime Chattam – Maléfices
C’est avec un réel plaisir que je me replonge dans La Trilogie Du Mal de Maxime Chattam, il est grand temps pour moi de découvrir Maléfices, l’ultime opus de cette incursion dans le monde (et l’esprit tordu) des serial killers.
Quand le frère de Larry Salhindro, ancien collègue et fidèle ami de Josh Brolin, est retrouvé mort le détective décide de mener l’enquête. L’autopsie indique que la victime a succombé à un empoisonnement par du venin d’araignée, ce que confirmerait la trace de morsure trouvée sur le corps, si ce n’est que ladite araignée serait d’une taille totalement inimaginable. Dans le même temps, en pleine ville, plusieurs cas de morsures par des araignées vénéneuses sont répertoriés dont certains mortels. Pour Brolin ce n’est que le début du cauchemar, des corps enveloppés dans des cocons d’araignées et vidés de leur substance commencent à jalonner son enquête ; le soutien de son amie, Annabel O’Donnel, ne sera pas de trop pour tirer cette affaire au clair…
Pour notre dernière rencontre avec Josh Brolin et Annabel O’Donnel l’auteur nous livre le portrait d’un tueur particulièrement vicieux, l’occasion aussi de jouer sur le dégout (et la peur) qu’inspirent bien souvent les araignées ; moi même je n’ai aucune honte à avouer ne pas être un grand fan de ces bestioles, au fil de la lecture j’ai cherché sur Google des images des araignées citées dans le bouquin et le moins que l’on puisse dire ce que ça ne va pas contribuer à me réconcilier avec la gente arachnéenne. Sinon on retrouve les ingrédients qui ont fait le succès des deux précédents opus, une intrigue riche en rebondissements, sans temps morts ni fioritures et toujours ce même souci de coller à la réalité en se documentant à fond sur son sujet.
Si lire la trilogie dans l’ordre chronologique n’est pas impératif je trouve tout de même que c’est le meilleur choix pour l’aborder, de la sorte on assiste à l’évolution des personnages (notamment celui de Josh Brolin qui est de loin la personnalité la plus complexe de la série). Chattam lui même décrit sa trilogie comme une succession de saisons (respectivement automne, hiver et printemps) qui sont autant de phases dans la vie de Joshua Brolin ; il manque l’été me direz-vous, l’auteur se justifie en expliquant que c’est à chacun de nous d’imaginer ce que pourrait être la suite…
Afin de poursuivre ma découverte de l’univers de Maxime Chattam je vais quelque peu délaisser l’ordre chronologique pour plonger directement dans La Promesse Des Ténèbres, si j’ai bien tout compris ce roman devrait apporter les réponses à la mystérieuse disparition de Brady O’Donnel, l’époux d’Annabel ; ainsi la boucle sera définitivement bouclée… Mais avant ça je vais changer de style afin de rejoindre deux lectures communes, à savoir L’Apothicaire de Henry Loevenbruck pour la Team AlexandriZ et Histoires Extraordinaires d’Allan Edgar Poe pour Booknode.
[NO COMMENT] Pôv’ gosse !
[TV News] Camelot
Samedi matin (avant notre escapade gourmande au Lagon) nous avons découvert les deux premiers épisodes de la série Camelot.
A la mort d’Uther Pendragon, empoisonné pour sa fille Morgane (Eva Green), le sorcier Merlin (Joseph Fiennes) révèle au jeune Arthur (Jamie Campbell Bower) qu’il est le fils illégitime du roi défunt et donc l’héritier naturel du trône. Mais il lui faut encore rallier à sa cause les seigneurs de guerre et surtout le peuple breton, d’autant que Morgane convoite aussi le trône et n’y renoncera pas aussi facilement…
Enième version de la légende arthurienne aurai-je tendance à dire, la série s’inspire des textes de Sir Thomas Malory qui a été l’un des premiers à mettre par écrit la légende du Roi Arthur sous le titre La Morte D’Arthur. Difficile de juger la série après seulement deux épisodes, disons que de prime abord elle me semble plutôt convaincante. Par contre il me semblait difficile (pour ne pas dire impossible) de résumer la légende arthurienne en 10 épisodes ; après quelques recherches via Google j’ai compris que ce n’était là que la première saison de la série, rassuré ? Bah non pas vraiment en fait, franchement déçu même car j’ai aussi découvert qu’il n’y aurait pas de saison 2, la série ayant été annulée pour cause d’audience insuffisante… Du coup forcément ça démotive pour mater la suite !
Pourquoi faire un post sur le sujet alors ? Justement parce que j’aimerai bien que les responsables des programmes de Canal+ m’expliquent quel est l’intérêt de proposer une série TV en sachant pertinemment que l’on n’en verra jamais la fin ! D’autant que ce n’est pas une première, ils nous ont déjà fait le coup avec Flashforward et The Event… Il me semblerait plus judicieux de mettre à profit le recul dont nous disposons pour ne sélectionner que les séries viables (même si on n’est jamais à l’abri d’une annulation après une seconde ou énième saison) d’autant que le choix ne manque pas en matière de séries TV ! Y’a décidément un truc qui m’échappe dans leur logique. Si quelqu’un a un explication je suis preneur…
Quant à moi si je souhaite me plonger dans la légende arthurienne il me reste toujours l’option de lire La Saga Du Roi Arthur de Bernard Cornwell. Pourquoi cette version plutôt qu’une autre ? Simplement parce que c’est la seule que je possède en ebook et il semblerait qu’elle soit relativement proche de la réalité historique…
[DVD] Vu ce weekend
Première escale cinéma samedi soir avec un polar signé Antoine Fuqua, L’Elite De Brooklyn.
Brooklyn, dans les quartiers nord la lutte entre les forces de police et les trafiquants de drogue fait rage. Dans ce contexte le destin de trois flics va se croiser. Eddie (Richard Gere), un flic désabusé à quelques jours de la retraite ne demande qu’à se tenir loin des emmerdes en attendant la quille. Tango (Don Cheadle), un flic infiltré au sein d’un gang souhaite retrouver une « vie normale » au sein de la police. Sal (Ethan Hawke), flic chez les Stups a du mal à joindre les deux bouts afin de subvenir au besoin de sa famille…
Un polar relativement classique mais superbement maîtrisé avec en prime un trio d’acteurs des plus convaincant. La tension est presque palpable et ne fait que s’intensifier tout au long du film, malgré un rythme volontairement lent on ne s’ennuie pas une minute. Pas besoin d’être devin pour comprendre que tout ça finira par mal tourner, reste à savoir comment ces trois flics vont finir par se croiser et surtout quelle sera l’étendue des dégâts quand ça pétera…
Au final on a le droit à du très bon polar et pourtant à peine 402 000 entrées en France (source Allociné), j’espère que le public réservera un accueil plus chaleureux au DVD…
Ensuite on enchaîne direct avec 127 Heures de Danny Boyle, un film inspiré d’une histoire vraie.
Aron Ralson (James Franco), un sportif émérite, part seul et sans prévenir personne pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Dans une faille il perd l’équilibre et chute, un bloc de pierre lui écrase le bras contre la paroi rocheuse. Aron va tout essayer afin de se libérer, jusqu’à ce que la seule solution possible s’impose à son esprit après 5 jours de vaines tentatives…
A la base le film pourrait sembler ennuyeux mais Danny Boyle réussit à nous scotcher du début à la fin, entre deux tentatives d’Aron pour se libérer on voyage dans ses souvenirs, ses états d’âme et même ses délires (parfois c’est même difficile de distinguer le vrai du faux). Chapeau bas à James Franco qui porte tout seul (ou presque) le film. Mais j’aurai surtout envie de tirer mon chapeau au véritable Aron Ralston qui a dû faire preuve d’un courage inouï pour se libérer de la sorte… Et cela n’a en rien entamé sa combativité et sa sportivité, après l’accident il a continué à vivre à 100 à l’heure !
Là encore les chiffres du box office français me laissent perplexe, à peine 343 000 entrées ! Surprenant pour un réalisateur qui affiche une filmographie plutôt exceptionnelle…
Trucs en vrac…
Un post fourre-tout (en l’occurrence ce serait plutôt « fourre-rien ») histoire de commencer la semaine en douceur…
Samedi matin (fin de matinée plus exactement) nous avons décidé de « consommer » notre cadeau de Noël consistant en 2 brunch à l’Hôtel Le Lagon. D’entrée de jeu par rapport au Méridien ou à l’Oasis le cadre est nettement plus sobre, presque trop d’ailleurs, une salle climatisée et une petite terrasse plus ou moins fermée, ça change des petits déjeuners au bord de la piscine des autres…
On a commencé par un petit déj’ classique avec quelques viennoiseries avec un jus de fruit (du commerce, le jus d’orange frais est en complément) et pour Abra un café. Pour ma part j’ai accompagné ces viennoiseries d’une salade de fruits (en boite) et d’un yaourt afin de compléter la mise en bouche. Ensuite on attaque avec un petit déj’ « à l’anglaise » avec des oeufs (au plat et/ou brouillés), des tranches de bacon et des saucisses grillées ; nettement plus consistant. Enfin, et ce histoire de profiter du côté brunch, on termine par du boeuf bourguignon accompagné d’un gratin de chou-fleur !
Impossible de faire le tour des plats proposés, même avec la meilleure volonté du monde (et une bonne dose de gourmandise) il y a un moment où l’estomac sature… On quittera donc les lieux la panse au bord de l’explosion, inutile de préciser que l’on ne mangera rien d’autre de la journée !
Ca fait quelques temps que je cogite sur un post dédié à la Légion d’Honneur mais finalement je vais y renoncer… L’idée était juste de poser la question de la signification réelle de cette décoration aujourd’hui, à la base c’est la plus haute distinction française sensée récompenser les « éminents services » militaires ou civils rendus à la nation. Mais franchement quand on voit comme elle est galvaudée par nos présidents successifs on est sérieusement en droit de se poser des questions ; ce n’est pas propre à Sarkozy, ses prédécesseurs ne valent guère mieux en la matière, même s’il est vrai que l’idée m’est venue en apprenant que Stone et Charden avaient été faits chevaliers de l’Ordre National de la Légion d’Honneur (mais là encore ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres aberrations)…
Je pourrai aussi vous causer de la dégradation de la France par l’agence Standard and Poor’s qui nous rétrograde de AAA à AA+ mais c’était tellement prévisible que finalement ça ne vaut même pas la peine de s’y attarder. Qui plus est je n’ai pas les compétences pour débattre des conséquences économiques de la chose alors je ne m’improviserai pas économiste, préférant laisser la parole aux vrais experts… Par contre je trouve les diverses réactions politiques pitoyables, c’est vraiment la bouse de la politique politicienne !
Je pourrai aussi me servir du paragraphe précédent comme d’un tremplin pour vous livrer mes impressions sur la campagne électorale et les candidats à l’élection présidentielle mais à moins de 100 jours du premier tour j’avoue que je m’en contrefous. Franchement entre les deux favoris des sondages Hollande et Sarkozy c’est choisir entre la peste et le choléra, l’un a déjà prouvé qu’il n’était pas à la hauteur de la fonction et l’autre est encore moins crédible (je ne m’attarderai pas sur le personnage, je n’ai pas envie d’être désagréable un lundi matin).
Pour ma part je sais d’ores et déjà pour qui je voterai, je ne dirai pas que ce sera par conviction (un petit peu quand même) mais plutôt parce que j’estime que c’est le (ou la) candidat(e) le (ou la) moins pire du lot… Vous aurez d’ores et déjà compris que ce ne sera pas un des deux branquignoles cités précédemment !
[BOUQUINS] Guillermo Del Toro & Chuck Hogan – La Nuit Eternelle
S’il est un bouquin que j’attendais c’est bien le troisième et dernier tome de la trilogie La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, dès que j’en ai eu l’occasion je me suis rué sur La Nuit Eternelle et je m’y suis plongé sans attendre (ça fait quand même plus d’un an que je bave d’impatience)…
Difficile de vous faire un point sur l’intrigue sans révèler des moments clés des précédents tomes, c’est donc volontairement que je choisi de rester vague dans ma présentation du roman. Cela fait maintenant deux ans que le Maître et ses hordes de vampires régnent sur l’humanité, les survivants humains semblent s’être résignés à leur condition de vainvus, certains collaborent même avec les vampires tandis que d’autres sont parqués dans des fermes pour fournir du sang neuf aux vampires. Même la résistance ne semble pas pouvoir inverser le cours des choses, d’autant que le Dr Goodweather n’est plus que l’ombre de lui même. Et pourtant ils possédent l’Occido Lumen, un grimoire qui peut leur livrer la clé de la destruction du Maître s’ils arrivent à le traduire et à l’interpréter… Le Maître ne compte pas négliger cette menace, il mettra tout en oeuvre pour se procurer et détruire l’ouvrage avant que les rebelles n’en saisissent le sens.
Dès les premières pages et au vu de la situation dans laquelle se trouve la résistance on se demande comment ils vont réussir à se sortir de ce merdier en moins de 400 pages, et en admettant qu’ils y parviennent tout est à reconstruire (mais ça c’est une autre histoire). On découvre ainsi un monde encore plus sombre que celui que l’on avait quitté en refermant La Chute mais les auteurs ne perdent pas de temps en s’apitoyant sur le trsite sort de l’humanité, au contraire ils nous plongent en plein coeur de l’action, au coeur d’une résistance affaiblie mais plus déterminée que jamais, avec ou sans leur leader charismatique…
Si je devais définir ce troisième et dernier tome par rapport aux deux précédents je le classerai un poil en dessous (tout en restant excellent) ; j’ai trouvé que la fin arrivait trop vite et trop facilement, un peu trop prévisible aussi (sans vouloir en dire trop un happy end façon Hollywood aurait été une farce de mauvais goût pour les lecteurs) mais finalement je pense que je regrette surtout que la saga s’arrête déjà. A l’heure où le phénomène bit-lit envahit les rayonnages de nos librairies ça fait du bien de lire une histoire de vampires assoiffés de sang plutôt que de guimauve et de lycéennes en rut… Peut être un espoir de seconde vie au cinéma, après tout Guillermo Del Toro a prouvé qu’il était un réalisateur de talent et il tient là un scénario en béton armé (« on est jamais mieux servi que par soi même » d’après le dicton) mais ce ne sont là que spéculations de ma part…
En attendant je vais me replonger dans une réalité parfois plus noire que la fiction en poursuivant mon cycle serial killers avec Maléfices de Maxime Chattam (ultime opus de La Trilogie Du Mal) en ebook et Au-Delà Du Mal de Shane Stevens en livre papier (un incontournable du genre parait-il).
[DVD] Vu ce weekend…
Histoire de changer un peu je vais vous faire une chronique express des films que j’ai visionné ce weekend, via CanalSat cela va de soi, la lecture des DVD étant de plus en plus problématique (non seulement l’image saute en permanence mais en plus de ça les couleurs sont complétement pourries) ; afin de rester plus ou moins fidèle à ma rubrique DVD je ne vous parlerai que des films que j’aurai été susceptible d’acheter dans des conditions « normales ».

Unstoppable
Première pause cinéma samedi soir avec Unstoppable, un film d’action inspiré de faits réels réalisé par Tony Scott.
Un mécano en fin de carrière (Denzel Washington) et un jeune chef de train (Chris Pine) croisent le chemin d’un train sans chauffeur, et chargé de produits hautement toxiques, lancé à pleine vitesse sur les rails suite à une erreur humaine. Jusqu’à présent toutes les tentatives pour freiner le train fou se sont soldées par un échec, s’il atteint la ville de Stanton il devrait dérailler au coeur d’une zone industrielle, provoquant une catastrophe sans précédent ; au péril de leurs vies (et au mépris des ordres de leur hiérarchie) les deux hommes vont tout mettre en oeuvre pour éviter le pire…
Même si le film n’apporte pas grand nouveau au genre il n’en reste pas moins plutôt réussi et rythmé, du coup on ne s’ennuie pas une minute même si les personnages manquent un peu de profondeur. Du cinéma de divertissement sans prétention et c’est déjà pas si mal… Je ne sais pas si dans la réalité les choses se sont passées de la même façon mais si tel est le cas le chauffeur du train fou (avant qu’il ne perde son train) est quand même le dernier des abrutis !
Megamind
On enchaîne directement avec Megamind, un film d’animation réalisé par Tom Mc Grath pour les Studios Dreamworks.
Megamind rêve de conquérir Metrocity mais malheureusement Metroman veille au grain et le renvoie systématiquement derrière les barreaux. Jusqu’au jour où Megamind parvient enfin à éliminer le protecteur de Metrocity mais contre toute attente il ne tire aucun plaisir de sa victoire, au contraire il crève d’ennui sans personne pour s’opposer à lui. Il décide alors de créer et de former un nouveau super-héros pour protéger Metrocity, mais les choses ne se passeront pas exactement comme il l’espérait…
Assez proche de Moi, Moche Et Méchant avec son personnage de super-méchant (pas si méchant que ça) un peu (beaucoup) looser mais attachant, le film de Dreamworks se veut toutefois plus parodique en visant tout particulièrement l’univers de Superman et pour ma part j’ai adoré un humour décalé qui s’adresse aux petits comme aux plus grands et quelques touches d’émotion savamment dosées. Si je devais départager les deux films je donnerai sans doute un léger avantage à Megamind mais ça se jouerait dans un mouchoir de poche, les deux titres étant excellents.
Rien A Déclarer
Pour finir ce weekend cinéphile nous avons opté, dimanche en fin de matinée, pour Rien A Déclarer, la nouvelle comédie de Dany Boon.
A quelques semaines de la disparitions des postes frontières en Europe, Mathias (Dany Boon), douanier fançais, et Ruben (Benoit Poelvoorde), son homologue belge, vont faire équipe afin d’inaugurer la première douane volante franco-belge. Mathias espère ainsi pouvoir sympathiser avec son collègue et oser enfin lui avouer qu’il est amoureux de sa soeur (Julie Bernard), les choses risquent ne pas être aussi simples que ça, Ruben étant réputé pour être viscéralement anti-français…
Après le succès incontestable de Bienvenue Chez Les Ch’tis j’attendais beaucoup de ce nouveau film signé Dany Boon, trop peut être… Le film, sans être un ratage complet, est tout juste une comédie moyen de gamme, on sourit souvent, on rit parfois mais sans plus. Il manque un petit je ne sais quoi pour que la sauce prenne, sans doute en partie parce que le coup du duo improbable sent un peu le réchauffé mais aussi et surtout parce qu’à force de vouloir trop en faire Benoit Poelvoorde perd toute crédibilité. Un film que je voulais acheter mais finalement je m’en abstiendrai, le voir une fois me suffit amplement…
[JEUX VIDEO] The Elder Scrolls V – Skyrim
Pour les amateurs de jeux de rôle la sortie d’un nouveau volet de la saga The Elder Scrolls est toujours un événement attendu fébrilement (d’autant plus quand ça fait 5 ans que l’on attend), ce cinquième opus, Skyrim, ne déroge pas à la règle aussi j’avais hâte de m’y essayer…
L’aventure nous mène cette fois sur un nouveau continent de Tamriel, Bordeciel, où les dragons semblent renaître de leurs cendres et menacent l’équilibre du monde. Le seul espoir repose sur une prophétie annonçant le retour de l’Enfant Dragon et devinez quoi ? Bingo ! C’est à vous d’incarner ce fameux sauveur du monde, un monde où, histoire de compliquer les choses, sévit une guerre civile entre l’Empire et les Nordiques…
Je suis encore loin d’avoir fait le tour du titre (en admettant même que cela soit possible sur une seule partie) mais d’ores et déjà on retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de la saga : de multiples quêtes, une totale liberté d’action et de mouvement, une intrigue riche en rebondissements… Rien à redire au niveau technique (graphisme, gameplay, bande son…), depuis le temps les studios Bethesda Games ont largement prouvé leur maîtrise. Soit dit en passant que les professionnels du jeu vidéo comme le public ont réservé à cet cinquième chapitre un accueil des plus enthousiaste, le titre a tout raflé dans les différents salons (E3, GC…), il s’offre même le Video Game Award du jeu de l’année (comme Oblivion en 2006). Les articles élogieux le désignant comme RPG ultime foisonnent sur le net et Jeuxvideo.com va même jusqu’à lui attribuer la première place de son classement des 50 meilleurs jeux de rôle de tous les temps (lire l’article).
Personnellement j’ai découvert cette saga, commencée en 1994 avec Arena, avec le second chapitre, Daggerfall (1996), qui m’avait d’office séduit par la liberté totale laissée au joueur, tendance confirmée par le troisième opus, Morrowind (2002) qui a réussit à supplanter tout ce qui existait jusqu’alors en matière de jeux de rôle, enfin si Oblivion (2006) était un tantinet en dessous de son cadet il n’en restait pas moins au top par rapport à la concurrence (pour info ces trois derniers titres figurent eux aussi en bonne place dans le classement de jeuxvideo.com). Reste à savoir si Skyrim détrônera son illustre aîné mais d’après le peu que j’en ai vu à l’heure d’aujourd’hui je dirai que le jeu a tous les atouts pour justifier pleinement la première marche du podium…
Dès le début de la partie on est en totale immersion dans le monde de Bordeciel et ses multiples intrigues grâce aux nombreux PNJ que l’on croise et qui ne manqueront de nous proposer des quêtes annexes permettant de découvrir progressivement toute la richesse du jeu. Le plus dur dans cette affaire c’est de s’arrêter une fois que l’on a commencé une partie et, contrairement à certains autres jeux, l’investissement est ici largement amorti par l’incroyable durée de vie du titre.

