[NO COMMENT] Prohibition made in NC

Et voilà le programme des réjouissances pour décembre 2011 et janvier 2012.

Prphibition in NC

Notez qu’ils ont laissé l’alcool en vente libre pour les deux réveillons… De quoi se plaint-on ?

Et toujours aucune certitude quant à l’efficacité de telles mesures…
Heureusement de plus en plus de commerces de proximité refusent de jouer le jeu.

[BOUQUINS] Thierry Jonquet – Mygale

Thierry Jonquet - MygaleC’est sur les conseils d’une amie sur BookNode, Marquise66 pour ne point la citer, que je me suis procuré le roman Mygale de Thierry Jonquet, un roman paru en 1984 mais remis au goût du jour par le dernier film de Pedro Almodovar, La Piel Que Habito, qui s’en inspire librement…
Vus de l’extérieur Richard Lafargue, brillant chirurgien plastique, et Eve, pourraient passer pour un couple heureux alors qu’en réalité la jeune femme est sa prisonnière et esclave qu’il prend un malin plaisir à humilier en la contraignant à se prostituer tandis qu’il la regarde. Alex Barny est un truand en cavale après un casse au cours duquel il a tué un flic. Vincent Moreau, son ami, porté disparu depuis 4 ans, est retenu prisonnier par un mystérieux ravisseur qu’il a surnommé Mygale. Quel est le lien entre eux ? Richard et Eve d’un côté, Alex au milieu, Vincent et Mygale de l’autre…
Au début on se demande bien où l’auteur veut en venir et, peu à peu, les différentes pièces du puzzle viennent s’imbriquer les unes avec les autres de la façon la plus inattendue qu’il soit. Le moins qu’on puisse dire de ce roman c’est qu’il est déroutant, un brin malsain même tant il nous entraîne dans la folie (une folie froide et intelligente) d’un homme qui semble lutter contre sa propre douleur en faisant souffrir les autres. Un homme que l’on ne peut que haïr mais pourtant parfois on se surprend à le plaindre et même à le comprendre au fur et à mesure que ses motivations se précisent.
Le roman est court (156 pages) mais intense, l’écriture est sobre afin de se concentrer sur l’essentiel, les faits et es impressions des protagonistes ; c’est pour moi un petit joyau du roman noir, et en plus écrit par un français ce qui ne gâche rien. Je ne connaissais pas Thierry Jonquet mais la lecture du roman m’a donné envie de me plonger dans le reste de son oeuvre (du moins pour tout ce qui concerne les polars et romans noirs), s’ils sont tous aussi inspirés ça promet encore de grands moments de lecture (pour info l’auteur est décédé en 2009 à l’âge de 55 ans).
Je ne sais pas ce que vaut le film d’Almodovar (je ne compte pas parmi les inconditionnels du réalisateur) mais il me semble avoir été globalement bien accueilli aussi bien par la critique que par le public ; en attendant de pouvoir juger « sur pièce » j’espère qu’il réussit à restituer toute la noirceur du roman de Thierry Jonquet.
Après ces deux courtes escapades numériques je m’en vais maintenant attaquer In Tenebris, le second opus de La Trilogie Du Mal de Maxime Chattam (toujours en ebook). En livre papier je viens de commencer Le Bonhomme De Neige, la dernière enquête de Harry Hole disponible au format poche…

[BOUQUINS] Camilla Läckberg – Cyanure

Camilla Läckberg - CyanureNouvelle escapade littéraire nordique (suédoise pour être précis) avec le court roman (128 pages) Cyanure de Camilla Läckberg.
Martin Molle accompagne sa petite amie sur l’île de Valö à l’occasion d’un week-end en famille. Au cours de la première soirée le grand-père, richissime et autoritaire maître de cérémonie, meurt après avoir annoncé à toute sa petite famille qu’il les déshéritait, tous ! Molle, jeune inspecteur de police, se rend rapidement compte que le vieil homme a été empoisonné au cyanure. Dehors la tempête fait rage et empêche de rejoindre ou même de contacter le continent, Molle prend donc les choses en main afin de débusquer l’assassin. Au cours de son enquête il va faire remonter à la surfaces les nombreux secrets et vices d’une famille d’hypocrites intéressés uniquement par le fric du défunt…
C’est le premier roman de Camilla Läckberg que je lis et j’avoue avoir été plutôt séduit par son style. Certes le roman n’est pas d’une grande originalité (j’aurai même tendance à dire que c’est une intrigue classique du polar depuis Sir Arthur Conan Doyle et Agatha Christie) mais cette enquête à huis clos est rondement menée par l’auteur qui parvient à nous tenir en haleine tout au long de son récit jusqu’à son surprenant final. Le cadre familial est prétexte à de sérieuses empoignades au fur et à mesure que les secrets de chacun refont surface, chaque « petit » secret ainsi révélé pouvant constituer un mobile pour un meurtre…
Le personnage de Martin Molle est attachant dans le sens ou c’est un jeune flic qui a bien du mal à se dépatouiller au milieu de ce sac de noeuds ; on doute même parfois de sa capacité à résoudre cette énigme. Dommage que les autres personnages ne soient pas plus travaillés, à défaut de les rendre attachants ça les aurait sans doute un peu plus humanisés…
Un polar qui ne restera certainement pas dans les annales du genre mais tout n’est pas non plus à jeter, un peu plus de profondeur (aussi bien dans les personnages que dans l’intrigue) aurait été un plus non négligeable mais au final ça se lit vite et bien…
A noter que le roman est paru en Suède en 2006, l’éditeur, Actes Sud, surfe sur le succès de l’auteur et de ses personnages fétiches, Erica Falck et Patrik Hedström, pour ajouter ce titre à son catalogue et appâter le client (c’est de bonne guerre et le bouquin est plutôt agréable à lire donc on leur pardonne ce stratagème purement commercial)…

[BOUQUINS] Jo Nesbo – Le Sauveur

Jo Nesbo - Le SauveurRetour dans le grand nord en compagnie de Harry Hole pour sa sixième enquête, Le Sauveur, toujours sous la plume de Jo Nesbo cela va de soi.
A quelques jours de Noël un membre de l’Armée du Salut est abattu au cours d’un concert public. Hole et son équipe comprennent rapidement qu’ils ont affaire à un professionnel, mais qui pourrait avoir intérêt à éliminer un salutiste a priori sans histoire. De son côté, le tueur se rend compte qu’il s’est trompé de cible, il décide donc de finir le travail pour lequel il a été engagé. Entre la police et le tueur commence une partie du chat et de la souris dont l’enjeu est la vie d’un homme. Pour espérer stopper le tueur Hole devra découvrir le mobile et l’identité du commanditaire…
Comme à l’accoutumée Jo Nesbo nous offre une enquête rythmée et riche en surprises avec son flic bourru mais profondément humain (ce qui implique quelques faiblesses) et d’une redoutable perspicacité même si cette fois il va devoir se mesurer à un adversaire aussi redoutable que déterminé. On retrouve un Harry Hole plus apaisé que dans le précédent roman même s’il va encore être malmené par le destin dans ce tome… Comme souvent l’auteur prend un malin plaisir à nous démontrer que tout n’est pas noir ou blanc, mais plutôt en nuances de gris ; à ce titre la confession finale de Bjarne Moller fait l’effet d’une douche froide.
Que dire que je n’ai déjà dit lors des précédentes chroniques ? Je suis définitivement fan de ce personnage et c’est toujours avec le même plaisir que je le retrouve le temps d’une enquête. Il ne me reste qu’un tome en poche, après quoi il ne me restera qu’à attendre que le dernier roman en date (Le Léopard) sorte en poche (il est sorti en grand format en février 2011 donc je ne peux guère espère le voir avant mi-2012, voire début 2013). Je me console en me disant que Jo Nesbo ne semble pas encore décidé à mettre son inspecteur fétiche à la retraite, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs…

[BOUQUINS] Alain Hertz – L’Agrapheur

L'AgrapheurJe ne sais pas quelle mouche m’a piqué quand je me suis lancé dans la lecture de L’Agrapheur, sous-titré « Intrigues policières à saveur mathématique« , écrit par Alain Hertz et édité par les Presses Internationales Polytechniques. On va mettre ce moment de faiblesse sur le compte de la curiosité face à la promesse de me trouver face à la résolution d’enquêtes policières sur fond de raisonnement mathématique (un peu à la façon de la série Numbers) ; certes j’adore les polars et thrillers, j’estime avoir un minimum de sens logique qui me permet de m’intéresser aux énigmes et jeux de logique mais par contre je reste hermétique aux mathématiques passé le minimum vital nécessaire à la survie au quotidien…
L’inspecteur Manori de l’Institut de Police Scientifique de Montréal est connu de ses pairs pour son efficacité à résoudre ses affaires en s’aidant de la théorie des graphes, c’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il se rend à un Congrès de la Police Scientifique à Lausanne. Au cours de divers groupes de travail les policiers vont mettre leurs connaissances en commun afin de tenter de résoudre des affaires en suspens depuis un certain temps…
Autant vous le dire d’entrée de jeu je n’avais jamais jamais entendu parler de la fameuse théorie des graphes avant d’ouvrir ce bouquin, je me suis donc dit que c’était là une occasion rêvée d’apprendre quelque chose de nouveau de façon ludique. Après deux premiers chapitres assommants de théorie mathématique visant à poser les bases de ladite théorie on entre enfin dans le vif du sujet et sa mise en application sur des cas concrets… Les chapitres suivants suivent tous la même logique, le cas pratique est exposé puis la théorie des graphes intervient pour trouver le fin mot de l’histoire à grand renfort de nouveaux éléments théoriques. Bref l’aspect polar n’est que prétexte à une tentative de vulgarisation mathématique à laquelle je n’ai pas pigé grand chose (n’en voyant pas d’application concrète je n’ai pas non plus chercher à approfondir la question) et à laquelle l’auteur ne parvient pas à nous faire adhérer (du moins en ce qui me concerne). A titre personnel je peux donc affirmer que Alain Hertz a échoué dans sa tentative d’éveiller ma curiosité pour les graphes ; peut être que je ne suis pas un bon public pour ce genre de bouquin…
Je ne remet pas en cause les compétences mathématiques de l’auteur, nul doute qu’il maîtrise son sujet, c’est plutôt son aptitude à intéresser le profane que je juge discutable, sans un minimum d’intérêt personnel pour la théorie des graphes je ne vois pas comment adhérer au bouquin, la simple curiosité ne suffit pas. Ceci dit la vulgarisation scientifique sur fond de fiction n’est certainement pas un exercice de style des plus aisé…
Pour ceux que la théorie des graphes serait susceptible d’intéresser l’éditeur propose un site d’accompagnement exposant les grands principes théoriques développés dans le bouquin, à consulter sur Polymtl.ca. Quant à moi je vais me limiter à des valeurs sures pour le choix de mes prochaines lectures ; si le stock à lire en livres papier s’épuise inexorablement celui en version numérique ne cesse de croître…

[DVD] The Green Hornet

The Green HornetC’est avec une certaine curiosité que j’ai décidé de mater The Green Hornet, adaptation pour le cinéma par Michel Gondry de la série TV, Le Frelon Vert ; série dont le principal mérite fut de faire connaître Bruce Lee au public occidental (ce sont ses premiers pas en tant qu’acteur aux USA, il tenait le rôle de Kato dans la série).
A la mort de son père, le jeune et insouciant Britt Reid (Seth Rogen) hérite de la direction du quotidien The Daily Sentinel, le gars ne pense qu’à s’éclater et faire la fête aussi décide-t-il de profiter de son héritage pour revêtir un double costume, le jour il sera un rédacteur en chef amateur, et la nuit il jouera les justiciers sous le pseudonyme de Green Hornet. Heureusement qu’il peut compter sur l’aide de son acolyte et complice, Kato (Jay Chou), inventeur de génie et expert en arts martiaux. Rapidement les deux trublions attirent l’attention du chef de la pègre locale (Christoph Waltz) qui voit d’un mauvais oeil le fait que ces amateurs viennent piétiner ses plates-bandes…
En matière d’adaptation de séries TV on a eu le droit au meilleur (Mission Impossible) comme au pire (Starsky et Hutch), Le Frelon Vert n’ayant pas vraiment le statut de série culte le pari était un tantinet moins osé et pourtant Michel Gondry a su s’affranchir de son modèle pour y apporter un ton nouveau (au vu de la filmographie du réalisateur on n’en attendait pas moins de lui) en jouant à fond la carte de l’humour et de l’action. Même si le scénario ne vaut pas tripette on ne s’ennuie pas une minute grâce au duo Seth Rogen (pour le côté crétin) et Jay Chou (pour les scènes d’action) mais aussi grâce au méchant de service Christoph Waltz (à noter que Jay Chou et Christoph Waltz ont tous les deux été nominés au MTV Movie Awards 2011, respectivement pour les titres révélation de l’année et meilleur méchant).
Même si The Green Hornet ne nous laissera sans doute pas un souvenir impérissable il a au moins le mérite de s’inscrire dans la catégorie des films de super-héros qui surfent à contre-courant (à l’instar de Kick-Ass), c’est un genre encore trop pauvre pour bouder notre plaisir de se divertir sans prise de tête… D’autant que, chose encore plus rare, le duo de justiciers fonctionne essentiellement grâce aux talents multiples de l’acolyte plutôt qu’à ceux, inexistants, du prétendu héros.

[MUSIC] SuperHeavy – SuperHeavy

SuperHeavyQuel est le point commun entre Mick Jagger (chanteur et leader des Rolling Stones), Dave Stewart (co-fondateur, guitariste/claviers de Eurythmics), Joss Stone (chanteuse de soul/jazz), Damian Marley (fils cadet de Bob Marley et lui-même chanteur de reggae) et A.R. Rahman (compositeur indien de musique de films, dont Slumdog Millionaire) ? La réponse est SuperHeavy, un « supergroupe » les réunissant tous au sein d’un même projet musical et dont le premier album est sorti il y a peu (septembre 2011).
La chose s’appelle SuperHeavy (ils se sont pas trop cassés le cul pour trouver un titre) et se propose de combiner leurs trois influences : rock, reggae et musique indienne. Un pari plutôt osé qui risque de surprendre plus d’un fan ; c’est donc un tantinet échaudé par l’expérience Lulu (Lou Reed & Metallica) que je me suis lancé dans l’écoute de cet album.
Que vous soyez fan de l’un ou l’autre des artistes composant SuperHeavy il va falloir aborder l’album en oubliant ce que votre chouchou a fait auparavant, le deal étant justement de proposer quelque chose de nouveau susceptible de devenir la marque de fabrique du groupe. Les fans des Stones risquent d’être déçus par un son « trop reggae » alors que les inconditionnels de Damian Marley trouveront au contraire une influence « trop rock »… Bref l’idée est bel et bien de proposer un mix entre les deux genres avec une touche de World Music ; au final on obtient un album inclassable dont la plupart des morceaux sont sur un ryhtme reggae boosté rock. Et très franchement je trouve que ça passe plutôt bien, à vrai dire seuls les quelques morceaux hindis me dérangent mais c’est plus viscéral qu’autre chose (je ne supporte pas ce genre, même dilué dans du reggae/rock). Certes l’album ne restera sans doute pas dans les annales mais il a au moins le mérite de proposer quelque chose d’original dans un univers musical de plus en plus formaté ; à écouter par curiosité…

Miracle Worker le premier single de SuperHeavy

[BOUQUINS] Maxime Chattam – L’Ame Du Mal

M. Chattam - L'Ame du MalIl était plus que temps que je me décide à me plonger dans un thriller de Maxime Chattam, après tout c’est le genre dans lequel il excelle, restait ensuite à savoir par où commencer… Finalement j’ai opté pour la facilité en commençant par le début avec L’Ame Du Mal, premier roman signé de son nom et premier opus de La Trilogie Du Mal.
Un an après avoir abattu un tueur en série surnommé le Bourreau de Portland, l’inspecteur Josh Brolin est appelé sur une scène de crime où la victime semble avoir été tuée selon le même mode opératoire (mains coupées, sévices multiples et un pentagramme gravé à l’acide sur le front). Quand une seconde victime est retrouvée il ne fait plus aucun doute qu’un nouveau tueur en série sévit à Portland, mais qui ? Un ami du Bourreau, un complice, ou encore un copycat ? A moins que le plus incroyable des scénarios ne devienne réalité et qu’ils se trouvent face au fantôme du Bourreau de Portland. Brolin refuse d’y croire malgré de nombreuses coïncidences troublantes…
S’agissant de mon premier thriller signé Maxime Chattam je n’ai pas d’éléments de comparaison mais d’ores et déjà je peux dire que j’adore, c’est exactement le genre que j’apprécie : du thriller contemporain bien documenté, hyper réaliste et avec juste ce qu’il faut de trash. Inutile de préciser que je vais rapidement enchaîner avec la suite de cette fameuse Trilogie Du Mal, d’autant que je trouve le personnage de Josh Brolin particulièrement attachant, un flic efficace sans pour autant être un superflic Made in Hollywood.
Comme le signale l’auteur en préambule de son roman, en matière de serial killer la réalité dépasse la fiction et les monstres existent. Tout au long du bouquin on peut se rendre compte de l’énorme boulot de recherche qu’il a dû abattre pour nous livrer ce petit bijou (notamment en matière de médecine médico-légale) qui se veut aussi proche de la réalité que possible.
Aucun doute possible Maxime Chattam va rapidement rejoindre la liste de mes auteurs fétiches ; certes j’ai du retard à rattraper mais si tous ses thrillers sont aussi efficaces je ne doute pas que je vais « rapidement » être à la page…
Juste pour l’anecdote je viens de m’apercevoir qu’il existe un téléfilm en deux parties adapté du roman mais dont l’action a été exportée (rapatriée ?) en France… La chose ne m’inspire pas du tout (et ce n’est pas les quelques critiques que j’ai lues qui me feront changer mon fusil d’épaule) par contre je m’étonne qu’aucun réalisateur ne soit encore penché sur une adaptation au cinéma.

[TV News] Borgia – Saison 1

Borgia - Saison 1Ce week-end nous avons eu le droit aux deux derniers épisodes de la première saison de la série Borgia, version Canal+ avec Tom Fontana aux commandes (je précise car une autre série, encore inédite en France, The Borgias, reprend le même thème central).
L’histoire débute en 1492 alors que l’Italie est divisée par des luttes intestines et que le pape Innocent VIII est à l’agonie. Parmi les successeurs potentiels, Rodrigo Borgia (John Doman) est prêt à tout pour accéder à la tête de l’église catholique. Il peut compter sur le soutien de ses fils, Cesare (Mark Ryder) et Juan (Stanley Weber) et sur celui de sa fille, Lucrezia (Isolda Dychauk)…
Comme en matière de littérature j’avoue que les séries plus ou moins historiques ne sont pas vraiment ma tasse de thé, mais bon je me suis laissé séduire par le nom de Borgia, même sans être un féru d’histoire on sait que ce nom n’est pas vraiment synonyme de charité chrétienne…
Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est pas déçu, ne serait-ce que pour être élu pape Rodrigo Borgia multiplie les pots de vins, corruptions diverses et variées et autres magouilles. Pas vraiment de quoi redorer l’image que je me fais de l’Eglise ! Et ce n’est que le début des hauts faits de la famille Borgia… On comprend mieux pourquoi Alexandre VI (Rodrigo Borgia) est considéré comme le pape le plus controversé de l’histoire du Vatican (soit dit en passant les autres cardinaux que l’on croise dans la série ne valent guère mieux que lui). Mais rassurez-vous, les chats ne font pas des chiens, les deux fils, Juan et Cesare, sont loin d’être des enfants de choeur ; en fait seule Lucrezia semble épargnée par les vices familiaux…
Au final c’est presque contre toute attente que je me suis attaché à cette série et j’attends avec une certaine hâte la seconde saison (on quitte les Borgia en fin de saison à la limite du point de rupture). Difficile de comparer avec l’autre série, The Borgias, réalisée par Neil Jordan et avec Jeremy Irons dans le rôle de Rodrigo Borgia, Canal+ a en effet acheté les droits de la série afin qu’elle ne puisse pas rivaliser avec « son » bébé ; elle sera donc diffusée « ultérieurement » sur le bouquet satellite.