C’est la première chronique que je consacre à un spectacle, c’est vous dire si celui-ci a dû me marquer. Pour être tout à fait franc je pense pouvoir affirmer que je ne me suis jamais autant marré devant un spectacle comique.
Jeff Panacloc est un jeune humoriste qui a osé le pari de remettre la ventriloquie au goût du jour. Oubliez tout ce que vous savez sur les spectacles de ventriloques, Jeff Panacloc a fait table rase du passé pour réinventer le genre. Pour se faire il donne de la voix à Jean-Marc, un singe roux qui ignore tout du politiquement correct, ses armes sont plutôt à chercher du côté de l’irrévérence, de la grossièreté avec un net penchant d’obsédé sexuel… Vu comme ça on pourrait penser à un truc genre pipi-caca et zizi-panpan mais croyez moi avec Jeff et Jean-Marc c’est beaucoup plus profond et surtout beaucoup plus travaillé. Le succès public a été quasi immédiat et ne s’est jamais démenti.
Outre son formidable talent de ventriloque, Jeff parvient littéralement à donner vie à sa marionnette, que ce soit par ses postures ou ses mimiques, Jean-Marc devient acteur à part entière ; au point que l’on a vraiment l’impression de regarder un véritable duo comique.
Dans son spectacle Jeff a beaucoup de mal à convaincre Jean-Marc de suivre la trame prévue, du coup ça part un peu dans tous les sens, selon le bon vouloir du singe…
Pendant près de 2 heures Jean-Marc flingue et dézingue à tout va, chacun en prend pour son grade, hommes politiques, de gauche comme de droite, et artistes en prennent plein la gueule. Pour notre plus grand plaisir ! On rit aux larmes !!!
Le public est aussi sollicité… et parfois rudoyé, mais sans réelle méchanceté. Jeff Panacloc lui même ne s’épargne pas, Jean-Marc prend un malin plaisir à se foutre de lui ou à le rabaisser.
J’ai découvert Jeff Panacloc l’an dernier via Youtube et j’ai tout de suite craqué pour cet humour dévastateur ; ce spectacle ne fait que me confirmer que monsieur est un grand artiste au talent incroyable. Franchement je ne peux que vous encourager à voir ce show, ça fait du bien par où ça passe ! Si par le plus grand des hasards, mais j’en doute, Jeff et Jean-Marc venaient se produire en Nouvelle-Calédonie, je ne raterai ça pour rien au monde. Même si je doute que Jeff lise un jour ces quelques lignes je voudrai tout de même le remercier pour ces deux heures de franche rigolade.
Si vous avez encore des doutes je vous invite à visiter le site officiel, qui propose notamment de nombreuses vidéos mettant en scène Jeff et Jean-Marc.
Catégorie : DVD / BRD
[BRD] Les Minions
Petite pause cinéphile placée sous le signe de la bonne heure (assurée, avant même d’avoir vu le film) puisque en compagnie des Minions, un film réalisé par Pierre Cofin et Kyle Balda.
Les Minions ne demandent qu’une chose : se mettre au service des créatures les plus mauvaises qui soient. Quand ils se retrouvent à court de tyran à servir (un peu par leur faute aussi), ils sombrent dans le désespoir. Trois Minions, Kevin, Stuart et Bob, décident de partir à la recherche d’un nouveau maître, de préférence de la pire espèce…
L’existence des Minions nous a été révélée à travers l’excellent Moi, Moche Et Méchant mais ils existaient avant Gru, avant même l’apparition de l’homme. Comme ils ont su conquérir le coeur du public (sournoises ces bestioles), il était donc légitime qu’un film leur soit dédié afin d’en apprendre davantage sur leur Histoire.
Grosso modo je dirai que le film se divise en deux parties distinctes. Dans un premier temps on nous présente (trop) rapidement l’Histoire des Minions jusqu’au départ de nos trois héros pour leur quête du méchant ultime. L’occasion de séquences loufoques au cours desquelles les Minions multiplient les gaffes et les catastrophes. L’occasion aussi de franches rigolades, d’où une pointe de regret que ce soit si court, d’autant qu’il y avait encore de la matière à traiter.
La seconde partie nous amènera à New York, puis à Londres dans les sixties. Les Minions ont trouvé leur nouveau maître… ou plutôt maîtresse puisqu’il s’agit de la redoutable Scarlett Overkill. Reste à prouver leur valeur, et là c’est loin d’être gagné !
Kevin, Stuart et Bob ne déçoivent pas le spectateur, vos zygomatiques vont être mis à rude épreuve ! Un divertissement familial qu’il faudrait presque voir deux fois, une première fois pour le simple plaisir de se marrer et une seconde afin de relever les clins d’oeil glissés çà et là.
Même si le langage des Minions est quelque peu inintelligible (normal puisqu’il s’agit en fait d’un mix entre plusieurs langues) on les comprend sans le moindre mal par leur expression et leur attitude. Incroyable d’ailleurs que des personnages d’apparence aussi simple puisse restituer autant d’émotions !
Les autres personnages ne sont pas pour autant négligés, le couple Overkill mérite le détour et vous découvrirez que dans ses jeunes années la Reine d’Angleterre savait s’éclater !
Rien à redire non plus quant à la qualité de l’animation, c’est le même studio (Illumination Entertainment) que pour les deux volets de Moi, Moche Et Méchant, autant dire qu’ils maîtrisent le sujet et ils nous le prouve une fois de plus.
Au niveau box office le film, avec un budget de 74 millions, a été rentabilisé dès le premier weekend de sortie ; aujourd’hui il affiche un joli score qui approche les 1,2 milliards à l’international. Toutefois un second film n’est pas à l’ordre du jour, ce qui ne nous empêchera pas de retrouver les Minions en 2017 dans le troisième volet de Moi, Moche Et Méchant.
♥♥♥♥½
[BRD] Jurassic World
Nouvelle escapade cinéphile en compagnie de Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow.
Zach (Nick Robinson) et Gray (Ty Simpkins) Mitchell sont envoyés par leurs parents au parc Jurassic World où ils doivent être placés sous la responsabilité de leur tante, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), qui gère le parc. Peu après leur arrivée, alors que les deux enfants visitent le parc, l’Indominus Rex, un dinosaure créé par les scientifique du parc, s’échappe de son enclos. Claire fait appel à Owen Grady (Chris Pratt) afin de l’aider à retrouver les enfants…
Colin Trevorrow succède donc à Steven Spielberg (Jurassic Park et Le Monde Perdu) et Joe Johnston (Jurassic Park III) pour signer ce quatrième volet de la saga jurassique inspirée du roman de Michael Crichton. Non seulement il doit faire oublier un troisième film très quelconque mais en plus de cela il lui faut relancer la machine pour une possible nouvelle trilogie.
L’intrigue du film se situe 20 ans après le premier film en faisant abstraction de ses suites, on remarque çà et là quelques clins d’oeil à Jurassic Park. Contrairement à son aîné l’histoire se déroule dans un parc d’attraction totalement fonctionnel, une véritable machine à fric bien huilée… ou presque ! Sinon ça ne serait pas marrant.
Je craignais un arrière goût de déjà-vu étant donné que le scénario est assez proche que celui du premier film, finalement j’ai été agréablement surpris (pour ne pas dire bluffé). Le scénario nous réserve quelques surprises bien trouvées. Si le deal était de faire du neuf avec du vieux alors il est remporté haut la main.
Visuellement c’est un sans faute, les effets spéciaux, signés ILM, sont à couper le souffle. Les dinosaures sont bluffants de réalisme… Et le moins que l’on puisse dire c’est que le cheptel est vaste et occupe tous les milieux (terrestre, aquatique et aérien).
Au chapitre des bestioles justement on retrouve avec plaisir nos « chers » Velociraptors que Owen Grady essaye tant bien que mal de dresser. Le T-Rex fait une apparition tardive mais remarquée. Mais la véritable star reste l’Indominus Rex, une combinaison génétique, entre autres, du T-Rex et du Raptor… une bestiole pleine de (mauvaises) surprises pour ses chasseurs et ses victimes.
Comme dans Jurassic Park on retrouve un mix savamment dosé d’action et d’humour. Aucun doute, Jurassic World joue clairement la carte du divertissement haut de gamme. Et là encore le pari est gagné !
A noter la présence au casting de Omar Sy, avec une présence et un rôle bien plus important que ce dont il avait eu le droit dans X-Men (des miettes).
Quid de la suite ? Je vous donnerai juste deux chiffres qui devraient répondre à la question, 150 millions et 1,7 milliards (le tout en dollars US) ; respectivement le budget et le box office mondial du film. RdV en 2018 pour un second volet.
♥♥♥♥
[BRD] Pixels
Nous nous sommes offert une petite pause cinéphile placée sous le signe à la fois du rire, de l’action et de la science-fiction ; le résultat de ce cocktail s’appelle Pixels, réalisé par Chris Colombus.
Au cours des championnats du monde des jeux vidéos de 1982, un enregistrement de la compétition est envoyé dans l’espace. Trente ans plus tard, une civilisation extra-terrestre a bien reçu le message mais l’interprète comme une déclaration de guerre. Elle décide alors d’utiliser les personnages de ces jeux comme des armes de guerre contre les humains…
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Quoi que pour être plus juste je devrai dire les moins de 40 ans. Un temps où pour jouer à des jeux électroniques il fallait se rendre dans des salles d’arcade et se frotter à des machines appelées Pac-Man, Donkey Kong, Centipede… Des graphismes sommaires, des bruitages qui donnaient envie de devenir sourd, et des méchants dont les mouvements obéissaient à des cycles réguliers préprogrammés (au fil des niveaux seule la vitesse allait en augmentant). Nostalgieee !
En fait non, pas vraiment, je n’ai jamais été un grand fan des bornes d’arcade et même ultérieurement des jeux d’arcade en général. Je préfère de loin me frotter à un jeu de rôles… Mais j’ai connu ces temps lointains, na !
Vous l’aurez compris ces charmantes bestioles pixelisées vont venir foutre la zone dans notre monde contemporain… Toutefois leurs mouvements resteront fidèles au jeu d’origine. Franchement quel fun de voir Pac-Man déambuler dans les rues de New-York en détruisant tout sur son passage !
Pour faire face à ces adversaires, une poignée de geek de l’époque (alors que le mot n’était pas encore aussi implanté dans la culture populaire que aujourd’hui). Aux commandes Will Cooper (Kevin James), président des Etats-Unis pas franchement populaire (et encore moins crédible) au moment de l’attaque (ça vous rappelle pas un certain Bush Jr ?), Sam Brenner (Adam Sandler), un crack du jeu vidéo devenu installateur de matériel électronique, Ludlow Lamonsoff (Josh Gad), fervent adepte de la théorie du complot et Eddie Plant (Peter Dinklage… toujours aussi excellent comme acteur), le champion 1982 qui croupit en prison pour diverses escroqueries… Autant dire qu’ils auront du mal à imposer leur point de vue face à l’Etat Major ! Mais heureusement ils pourront compter sur le soutien de leur pote président et du Lieutenant-Colonel Violet Van Patten (Michelle Monaghan).
Un sympathique clin d’oeil aux eighties servi par des effets spéciaux réussis. Même si le film ne restera certainement pas dans les annales du cinéma on passe un agréable moment qui détend les zygomatiques. C’est exactement ce à quoi je m’attendais, un divertissement réussi.
♥♥♥½
[BRD] Avengers – L’Ere D’Ultron
Une petite pause cinéphile bienvenue (et surtout très attendue) hier soir avec au programme Avengers – L’Ere D’Ultron de Joss Whedon.
Tony Stark (Robert Downey Jr) et Bruce Banner (Mark Ruffalo) travaillent en secret sur l’élaboration d’un programme d’Intelligence Artificielle destiné à riposter à tout nouvel assaut massif ennemi. Mais le projet leur échappe quand Ultron (James Spader), le module d’IA, échappe à leur contrôle et décrète que les pires ennemis de l’humanité sont les Avengers…
Commençons par enfoncer les portes ouvertes en énumérant quelques évidences. Etant un inconditionnel de l’univers Marvel j’ai trouvé que le film était une totale réussite. L’intrigue est prenante à souhait, bourrée d’action mais aussi de petites touches d’humour. Les effets sont bien entendus bluffant par leur qualité.
Les Avengers « traditionnels » verront leur rang se renforcer par Quicksilver (Aaron-Taylor Johnson) et Scarlet Witch (Elizabeth Olsen), puis, plus tard par La Vision (Paul Bettany). J’avoue avoir été intrigué par ce dernier personnage, j’ai hâte de le retrouver afin de suivre son évolution.
Alors que l’intrigue du premier volet se déroulait quasiment exclusivement à Manhattan, cette fois la traque d’Ultron amènera les Avengers à parcourir le monde. Une trouvaille sympathique qui évite tout sentiment de déjà-vu (je vous rassure le scénario vous réserve bien des surprises qui vous scotcheront à l’écran).
Le film a bénéficié d’un budget de 250 millions de dollars et le résultat se voit à l’écran, Disney réussit un joli jackpot puisqu’à ce jour le box office mondial affiche plus de 1.4 milliards de dollars.
Au départ ce second volet des Avengers devait clore la phase 2 des adaptations Marvel, finalement ce sera Ant Man qui fera de conclusion. Il n’en reste pas moins que l’on sent les prémices de la période Civil War avec les divergences de vues opposant Iron Man à Captain America.
Ca tombe bien puisque justement la phase 3 s’ouvrira en 2016 avec Captain America – Civil War. Une phase qui comptera des suites (Thor – Ragnarok et Les Gardiens De La Galaxie 2) mais aussi et surtout la présentation de nouveaux héros (dont l’intégration de Spiderman au sein des Avengers).
Phase trois qui devrait se clore avec Avengers – Infinity War, prévu en deux volets pour 2018 et 2019. A priori, au vu du final de ce second volet (sans parler des nouveaux personnages introduits par la phase 3), l’équipe des Avengers devrait être partiellement remaniée.
Quoi qu’il en soit je serai fidèle au rendez-vous…
Les habitués savent que Marvel offre un ou plusieurs séquences post-générique, cette fois vous n’aurez le droit qu’à une courte (mais bonne compte tenu de l’intervenant) séquence peu après le début du générique. Après silence radio, vous pouvez éteindre votre lecteur et éjecter le disque…. A moins de vouloir lire le générique dans son intégralité !
♥♥♥♥♥
[BRD] Big Eyes
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas… Qu’il s’agisse de bouquins ou de films je suis plutôt éclectique et reste ouvert à tout. Petite pause cinéphile en compagnie de Tim Burton et son biopic consacré à Margaret Keane, Big Eyes.
Après son mariage avec Walter Keane (Christoph Waltz), Margaret (Amy Adams) envisage de vivre de sa peinture. Ses tableaux représentent tous des enfants aux grands yeux tristes. Son époux, se targuant d’une certaine renommée, la convainc de le laisser signer les toiles de son nom. La situation devient vite insoutenable pour Margaret, d’autant que Walter est de plus en plus odieux avec elle…
C’est la seconde fois que Tim Burton se lance dans un biopic, étant fan du travail de Margaret Keane (dont il s’est inspiré pour certains de ses films d’animation), il n’est pas étonnant qu’il se soit intéressé à ce qui est, aujourd’hui encore, considéré comme le plus gros scandale artistique (même si je reconnais volontiers n’en avoir jamais entendu parler). En guise de remerciement l’artiste lui offrira deux toiles inédites.
Comme toujours le visuel du film est soigné avec une reconstitution du San Francisco de la fin des années 50 / début des années 60. Toutefois le film repose davantage sur les épaules des acteurs qui interprètent merveilleusement le couple Keane.
Dans le coin droit, Margaret Keane, épouse soumise et passive (on a parfois de la secouer pour la sortir de sa docilité imbécile et sa grande naïveté), mais qui, malgré tout, aura de plus en plus de mal à supporter le poids du mensonge (il faut dire que le comportement odieux de son mari aide).
Dans le coin gauche, Walter Keane, aussi ambitieux que prétentieux, aussi grande gueule que menteur. Inébranlable dans son mensonge jusqu’au bout.
Le film prend quelques libertés avec la chronologie des faits entre le moment ou Margaret révèle la supercherie et le verdict. Dans le film les choses semblent s’enchaîner tout naturellement ; dans la réalité il faudra attendre 16 ans avant que la justice ne donne raison à Margaret (non seulement elle gagnera le droit de signer ses oeuvres de son propre nom, MDH Keane, mais bénéficiera aussi d’un dédommagement financier non négligeable).
Pas le meilleur de Tim Burton mais le film n’en demeure pas moins agréable à suivre grâce aux interprétations, dans des registres diamétralement opposés, d’Amy Adams et Christoph Waltz. Un bon moment de cinéma mais n’espérez pas un film inoubliable ; il manque un je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment ; peut être la patte Tim Burton (le film reste classique dans son tournage, il aurait pu être signé par n’importe quel réalisateur pas trop mauvais)…
♥♥½
[BRD] Mad Max – Fury Road
Petite pause cinéphile post apocalyptique en compagnie de Mad Max – Fury Road, réalisé par George Miller. Quatrième volet des errances futuristes de Max Rockatansky, avec Tom Hardy qui succède à Mel Gibson ; question d’âge je suppose (respectivement 37 et 59 ans).
Max (Tom Hardy) erre en solitaire au milieu d’un monde dévasté ou des clans de barbares s’affrontent pour obtenir de l’eau ou du carburant. Il va se retrouver bien malgré lui impliquer dans cette guerre quand il va être fait prisonnier par les hommes d’Immortan Joe (Hugh Kayes-Byrnes), qui règne en tyran sur la Citadelle…
Quand j’ai entendu parler d’un nouveau Mad Max, trente ans après la sortie du troisième opus (et trente six après le lancement de la saga), j’ai d’abord pensé à un reboot. Après tout ça semble devenir un phénomène de mode depuis quelques années. A vrai dire j’étais presque rassuré à cette idée vu l’évolution de la série.
Le premier volet Mad Max (1979) est aujourd’hui considéré par beaucoup (dont je suis) comme un film culte. Mad Max 2 – Le Défi (1981) nous plonge au coeur d’un univers post apocalyptique qui tranche avec son prédécesseur ; déconcertant de prime abord, il n’en reste pas moins divertissant. Mad Max 3 – Au-Delà Du Dôme Du Tonnerre (1985) n’est qu’une sinistre daube à tout point de vue… Alors quid d’un Mad Max 4 ???
Pour être tout à fait franc avec vous ma première impression aura surtout été que le film mise à fond la carte de la surenchère, impression confirmée quand les troupes d’Immortan Joe se lancent à la poursuite de Furiosa (Charlize Theron). Survient un camion avec des percussionnistes à l’arrière et à l’avant un guitariste dont l’instrument crache des flammes… Serais-je en train d’assister à un show revisité de Rammstein (un groupe allemand de Metal industriel que j’adore) ? Autant dire que les voyants scepticisme et appréhension étaient au rouge clignotant…
Au fur et à mesure du film les univers visuel et technologique s’imposent naturellement dans l’esprit du spectateur (en tout cas dans le mien), avec notamment une impressionnante gamme de véhicules en tout genre (motos, camions, voitures, quads…) au look futuriste et surtout transformées en machine de guerre. Un visuel renforcé par des effets spéciaux parfaitement maîtrisés (qu’il s’agisse des scènes d’action ou des maquillages des personnages) et un rythme plus dopé qu’un coureur du Tour de France !
Au niveau du casting Tom Hardy réussit à faire oublier Mel Gibson, on retrouve le même personnage de héros solitaire, faux dur au grand coeur, un brin taciturne et peu loquace. Il parvient à la fois à jouer sur la continuité du personnage tout en lui apportant une touche personnelle.
Même si la première rencontre est plutôt houleuse, Max pourra compter sur l’aide Furiosa (à moins que ce ne soit l’inverse), impératrice en fuite qui a libéré les épouses de Joe en les embarquant dans sa fuite. Charlize Theron, crâne rasé et une main en moins, insuffle une force incroyable à son personnage tout en lui conservant un charme certain (même si incontestablement l’atout charme du film reste Rosie Huntington-Whiteley qu incarne Splendid, la favorite en fuite de Joe, enceinte de lui).
George Miller a affirmé avoir voulu, avec ce quatrième film de la saga, faire à la fois dans la continuité et dans le renouveau, le film faisant office de premier opus d’une nouvelle trilogie. Je ne demande qu’à voir mais je dois avouer que pour le moment son pari est réussi…
♥♥♥♥
Mon Top 5 cinéma
Comme vous pouviez le supposer (si, si, avouez) après le petit écran il était logique que je passe à la taille au-dessus avec un Top 5 spécial cinéma. Là encore les titres se sont imposés d’eux mêmes, sans réfléchir sinon forcément l’exercice devient un véritable casse-tête.
La saga Star Wars
Trilogie originale
Episode IV – La Guerre Des Etoiles (Georges Lucas – 1977)
Episode V – L’Empire Contre-Attaque (Irvin Kershner – 1980)
Episode VI – Le Retour Du Jedi (Richard Marquand – 1983)
Mark Hamill : Luke Skywalker
Harrison Ford : Han Solo
Carrie Fisher : Leia Organa
Alors que la bataille fait rage entre l’Empire et l’Alliance Rebelle, le jeune Luke Skywalker va se retrouver impliqué, presque malgré lui, dans la bataille.
La prélogie
Episode I – La Menace Fantôme (Georges Lucas – 1999)
Episode II – L’Attaque Des Clones (Georges Lucas – 2002)
Episode III – La Revanche Des Siths (Georges Lucas – 2005)
Ewan McGregor : Obi-Wan Kenobi
Jake Lloyd : Anakin Skywalker (enfant)
Hayden Christensen : Anakin Skywalker (adulte)
Natalie Portman : Padmé Amidala
Malgré l’opposition du Conseil Jedi, Obi-Wan Kenobi, récemment promu chevalier décide de prendre le jeune Anakin Skywalker comme padawan afin de lui enseigner les voies de la Force. Leur mission première consistera à protéger la Reine Amidala.
Oui bon je sais, six films pour ouvrir un Top 5 c’est un peu du foutage de gueule mais je n’y peux rien s’ils sont indissociables. Un space-opera magistral que je ne me lasse pas de revoir, c’est bien simple j’aime tout dans cette saga galactique (l’histoire, les décors, les personnages, les créatures…). Star Wars est devenu plus qu’une série de films, c’est un univers à part entière.
Je n’ai qu’un hâte : découvrir le septième volet prévu pour la fin de l’année… Même si je ne vous cacherai pas que je redoute d’être déçu.
Le Seigneur Des Anneaux
La Communauté De L’Anneau (Peter Jackson – 2001)
Les Deux Tours (Peter Jackson – 2002)
Le Retour Du Roi (Peter Jackson – 2003)
Elijah Wood – Frodon Sacquet
Ian McKellen – Gandalf
Sean Astin – Sam Gamegie
Viggo Mortensen – Aragorn
Le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d’un anneau. Bien loin d’être une simple babiole, il s’agit de l’Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d’une Compagnie constituée de Hobbits, d’Hommes, d’un Magicien, d’un Nain, et d’un Elfe, ne parvienne à emporter l’Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu’à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours.
Mékeskifé ??? Trois films cette fois ! Trois films mais au service d’une seule histoire. Et quelle histoire !
Non seulement l’oeuvre de JRR Tolkien est fidèlement adaptée mais elle est même sublimée par un visuel de toute beauté. C’est tout simplement génial !
J’ai vu et revu les trois films, je les reverrai encore et encore avec le même plaisir…
Leaving Las Vegas (Mike Figgis – 1995)
Nicolas Cage : Ben
Elisabeth Shue : Sera
Après s’être fait licencier par la société de production où il travaillait, Ben, scénariste alcoolique, décide de partir pour Las Vegas. Il prend une chambre dans un hôtel miteux, à proximité des bars toujours ouverts, afin de finir sa vie dans l’alcool. Il rencontre Sera, une prostituée, qui va l’héberger pour le suivre dans ses derniers instants.
Ce film m’a laissé sur le cul. On ne peut que se prendre d’empathie pour ces deux losers qui semblent se complaire dans l’autodestruction mais ne changeront (et ne jugeront l’autre) pour rien au monde. Regardez le film et je vous promets que vous n’oublierez jamais Ben et Sera.
Un film plein de désespoir mais aussi, paradoxalement, plein d’espoir. Ce n’est pas une histoire d’amour et pourtant c’est la plus belle histoire d’amour que j’ai vu au cinéma.
L’Ame Des Guerriers (Lee Tamahori – 1994)
Rena Owen : Beth Heke
Temuera Morrison : Jake Heke
Mamaengaroa Kerr-Bell : Grace Heke
Julian Arahanga : Nig Heke
Malgré le courage de la mère, une famille d’une banlieue pauvre d’Auckland est bouleversée par la violence du père.
Un film coup de poing qui ne devrait laisser personne indifférent.
On en prend plein la gueule mais on en redemande. Une superbe performance d’acteurs pour Rena Owen et Temuera Morrison. Pour un premier film, Lee Tamahori signe un véritable chef d’oeuvre.
Le second volet se laisse regarder mais n’a pas la même intensité émotionnelle.
Buffet Froid (Bertrand Blier – 1979)
Gérard Depardieu : Alphonse
Bernard Blier : Inspecteur Morvandieu
Jean Carmet : Assassin
Alphonse, un trentenaire au chômage, fait la connaissance d’un homme en attendant le métro. Plus tard dans la soirée, il le retrouve en train de mourir, son propre couteau planté dans le ventre. Quand il rentre dans la tour où il vit seul avec sa femme, Alphonse fait la connaissance de Morvandiau, un bien étrange inspecteur de police, et d’un vieil assassin paranoïaque. Ensemble, ils s’apprêtent alors à vivre une nuit complètement folle, peuplée de situations rocambolesques et de meurtres absurdes…
ATTENTION FILM CULTE !
Un chef d’oeuvre d’humour noir ! Bertrand Blier confronte ses personnages à des situations complètement abracadabrantes qui donnent lieu à des échanges tout aussi absurdes.
C’est certainement le film que j’ai le plus souvent revu, au point d’en connaître les dialogues par coeur, mais à chaque fois je manque de me pisser dessus à force de me marrer. Je suis sûr que les Monthy Python n’auraient pas renié cette ode à l’absurde.
[BRD] Chappie
Petite pause cinéphile avec Chappie, réalisé par Neil Blomkamp.
Pour endiguer la montée en puissance de la criminalité à Johannesburg, les forces de police s’équipent d’unités entièrement robotisées ; rapidement leur efficacité fait ses preuves. Pourtant Deon (DevPatel), l’inventeur de ces unités d’élite voudrait aller plus loin en créant la première intelligence artificielle dotée de conscience. Pas de bol alors qu’il était sur le point de réussir son robot, Chappie, tombe entre les mains d’une bande de voyous ratés…
J’attendais beaucoup de ce film, trop peut être… c’est sans doute ce qui explique pourquoi la déception n’en fut que plus rude à digérer.
Le réalisateur tenait une idée en or avec son robot conscient, malheureusement il va transformer l’or en bouse, ou plutôt un hypothétique scénario en béton en une vaste farce à peine comique.
Plantage n°1. Ce sont trois délinquants crétins, bourrés de tous les mauvais clichés bas de gamme du genre, qui vont prendre ne charge l’éducation de Chappie. On plonge dès lors dans un pathétique qui fait peine à voir… même pas moyen de sourire ! Cerise sur le gâteau, nos trois débiles ont un capital sympathie nul, empathie zéro ; je n’avais qu’une envie, les voir crever au plus vite.
Plantage n°2. Chappie, le robot, est une boite de conserve vaguement intelligente et supposée consciente… Faudra êtra patient pour qu’il fasse preuve à la fois d’intelligence et de conscience, pendant plus de la moitié du film ce n’est rien de plus qu’une stupide boite de conserve rouillée !
Plantage n°3. Le seul point fort du film aurait dû être la traque de Chappie par la Bête, une machine de guerre dirigée par Vincent (Hugh Jackman). Sauf que le truc est torché en un petit quart d’heure après un affrontement aussi palpitant que le coeur d’un macchabée oublié depuis 10 ans dans une cave. Là encore le personnage de Vincent est un concentré de mauvais clichés, dommage pour Hugh Jackman qui avait l’occasion d’interpréter un rôle à contre emploi.
Peut être qu’en prenant le film tel quel, sans rien en attendre de plus qu’un divertissement, la sauce pourrait prendre. Malheureusement ça n’a pas été mon cas.
♥♥
[BRD] Kingsman – Services Secrets
Rien de tel qu’une pause cinéphile pour égayer notre weekend, au menu du jour le film Kingsman – Services Secrets, réalisés par Matthew Vaughn et adapté d’un comics signé Dave Gibbons et Mark Millar.
Les Kingsman forment un réseau d’espionnage international indépendant de tout gouvernement. Suite à la perte d’un de leurs agents une campagne de recrutement est organisé, chaque responsable exécutif doit proposer un candidat. Le choix de Harry Hart (Colin Firth) se porte sur Eggsy Unwin (Taron Egerton), le fils d’un agent tué en mission quelques années plus tôt…
Ce n’est pas la première fois que Matthew Vaughn s’attaque à l’adaptation d’un comics co-signé par Mark Millar, le duo a déjà travaillé ensemble sur Kick-Ass. Pas de super héros ici mais plutôt des super espions, par contre on retrouve le même ton décalé dans la façon d’aborder le sujet (on est loin du James Bond façon Daniel Craig).
Le film nous propose d’alterner entre la formation des candidats (dont un seul sera retenu) et l’enquête des Kingsman concernant les affaires de Richmond Valentine (Samuel L. Jackson), un milliardaire un peu trop philanthrope pour être honnête.
On retrouve dans l’univers de Valentine le côté totalement décalé et décomplexé du film, son plan est totalement improbable mais dans le contexte ça passe comme une lettre à la poste. Et encore je vous laisse découvrir son bras droit, Gazelle, une nana pleines de ressources ; je dirai simplement que si Oscar Pistorius avait eu les mêmes prothèses il aurait pu se passer de flingue pour éliminer sa nana…
Si les agents du Kingsman reçoivent un entraînement intensif ils peuvent aussi compter sur une impressionnante panoplie de gadgets pour leur faciliter la tâche. Gadgets hautement improbables mais on s’en fout, Matthew Vaughn nous vend et produit déjanté et assumé ; et on en redemande.
De l’action, de l’humour et surtout une bonne dose de second degré, il faut croire que la recette fonctionne au vu du succès public et critique (et je ne vous parle pas gros sous). De fait Matthew Vaughn travaille déjà sur une suite, même s’il avoue que pour le moment rien n’est finalisé je ne serai pas surpris que davantage d’infos « fuitent » rapidement…
Une dernière chose avant de clore ce post, ne partez pas avant la fin du générique !
