[DVD]Prince Of Persia

Prince Of PersiaNotre seconde escapade cinéphile ne sera pas une pause DVD mais un film proposé par Canal+ ; alors pourquoi j’en parle ? Simplement parce qu’il fait partie de ces quelques films que nous avons essayé de visionner mais que mon lecteur DVD refuse obstinément de lire, comme il fait tout de même par de ma DVDthèque j’estime qu’il a sa place ici. Changement radical de registre puisqu’il s’agit de Prince Of Persia, réalisé par Mike Newell pour Disney.
Le Prince Dastan (Jake Gyllenhall), fils adoptif du roi de Perse, conduit avec succès l’assaut contre la ville sainte d’Alamut, soupçonnée de comploter contre le royaume. Tandis que le roi vient rendre hommage à ses guerriers il meurt empoisonné dans des circonstances qui font du Prince Dastan le coupable désigné. Le jeune prince prend la fuite accompagné de la magnifique mais mystérieuse Princesse Tamina (Gemma Arterton), souveraine et prêtresse d’Alamut. Le fugitif est bien déterminé à prouver son innocence et à lever le voile sur le complot qui menace le royaume et peut être même l’humanité toute entière…
Le film est l’adaptation d’un jeu vidéo homonyme décliné en plusieurs volets, on y retrouve d’ailleurs les ingrédients qui ont fait le succès de la saga avec des cascades spectaculaires et de l’action à gogo le tout mixé par la machine Bruckheimer/Disney (déjà à l’origine de Pirate Des Caraïbes) et ses moyens faramineux. Au final on obtient un film grand spectacle qui joue clairement la carte du divertissement familial ce qui en soi n’est pas une tare même si l’on (public adulte) aurait sans doute préféré un peu plus de noirceur dans le scénario. M’est d’avis qu’il ne faut surtout pas perdre de vue que l’on est face à un produit estampillé Disney si l’on veut l’apprécier à sa juste valeur, à ce titre le pari du divertissement est largement réussi.
Adeptes de l’Histoire et de la mythologie passez votre chemin, vous qui ne jurez que par les films d’auteur (souvent emmerdants au possible soit dit en passant) débarrassez le plancher, bref vous qui avez oublié que le cinéma est avant tout un divertissement dégagez le passage (et évitez de revenir, merci). Ca me saoule de lire çà et là les critiques dythirambiques de ces fanatiques persuadés d’être les tenants et les ultimes défenseurs de la Culture avec un grand C (comme dans Cons et Connards par exemple), ces allumés tirent à vue sur les films et les bouquins qui ne répondent pas à leurs hautes attentes ; alors voilà je voulais juste me faire plaisir et leur dédier une portion d’intolérance qui n’est qu’un minable fétu de paille face à la leur mais, comme le dit le dicton, il est plus aisé de voir la paille dans l’oeil de son voisin que la poutre dans le sien ! Perso j’assume sans problème le fait de pouvoir apprécier ce genre de film pour ce qu’il est, tout comme j’assume le fait de bouffer des burgers et des pizzas et j’emmerde les paranos de la mal-bouffe autant que j’emmerde ces intégristes culturels.
J’ai lu et entendu certaines personnes qui cherchent à comparer Prince Of Persia et Le Choc Des Titans, hormis le côté grand spectacle et divertissement j’avoue que je ne vois pas bien le rapport entre les deux films. Ah si il y a aussi Gemma Arterton (qui joue la prêtresse Io dans Le Choc Des Titans), puis aussi peut être le fait qu’ils soient sortis la même année (à moins de deux mois d’intervalle), enfin ils ont tous deux été la cible privilégiée des allumés sus-cités.

[DVD] Les Petits Mouchoirs

Les Petits MouchoirsPause DVD 100% Cocorico pour commencer notre week-end avec le dernier film de Guillaume Canet, Les Petits Mouchoirs.
Malgré le grave accident dont à été victime l’un des leurs (Jean Dujardin) et malgré le fait qu’il soit placé en soins intensifs une bande de potes décide tout de même de s’offrir leurs vacances annuelles chez Max (François Cluzet) ; au lieu de partir un mois ils ne resteront qu’une quinzaine de jours avant de revenir au chevet de leur ami. Sauf que ce drame va bouleverser leurs habitudes, faisant remonter à la surface les non-dits et exacerbant les tensions… Cette tragédie sonnera-t-elle le glas de leur amitié « de façade » ou, au contraire, parviendra-t-elle a véritablement souder le groupe ?
Après s’être essayé, avec succès, au thriller avec Ne Le Dis A Personne, Guillaume Canet se lance, pour son troisième film en tant que réalisateur, dans un genre 100% franco-français : le film de potes. On y retrouve des gens ordinaires qui vivent, tant bien que mal, un quotidien plus ou moins ordinaire, malgré le drame (tout aussi ordinaire) qui les frappe… Il n’y a que nous pour réussir à faire un film avec cette recette et surtout il n’y a que nous pour transformer un film apparemment ordinaire (pour ne pas dire ennuyeux) en un spectacle débordant d’émotions.
Les personnages, servis par un casting au top (c’est la première fois que Guillaume Canet ne joue pas dans un film qu’il réalise), sont aussi convaincants que réalistes, à tel point que, au fil de leurs vacances, on partage leurs émotions et l’on passe, comme eux, du rire aux larmes, du coup de coeur au coup de gueule… J’avais été surpris, lors de la bande annonce de ne voir aucune scène avec Jean Dujardin, finalement c’est somme toute assez logique, s’il n’occupe, physiquement, qu’un petit rôle il n’en est pas moins omniprésent du début à la fin du film.
Vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce film, toutefois, contrairement à ce que j’ai pu lire çà et là, je ne crierai pas au chef d’oeuvre ou au coup de génie du réalisateur. Et oui j’aime cultiver le paradoxe ! C’est certes un film trés réussi qui met en avant des valeurs nobles mais ça reste le reflet de ce qui pourrait arriver à tout un chacun du jour au lendemain, pas de rêve ou d’évasion… Et quelques clichés bon enfant. Alors oui j’apprécie mais je ne m’extasie pas.
Mention spéciale à la bande son qui est tout simplement superbe avec de nombreux titres connus que l’on fredonnera presque malgré nous (citons entres autres interprètes, Creedence Clearwater Revival, David Bowie, Janis Joplin, Ben Harper…) et même, je viens de le découvrir, un titre interprété par Guillaume Canet lui même. On va dire que c’est la cerise sur le gâteau…

[DVD] RED

REDChronique un peu tardive mais il est vrai qu’entre la lecture de Dôme et ma progression dans La Guerre des Dragons je n’ai pas une minute à moi (éventuellement on peut aussi ajouter le temps passé au boulot mais c’est plus une contrainte qu’une partie de plaisir contrairement aux deux autres éléments cités) ; bref revenons à nos moutons et à notre pause DVD du week-end qui fut consacrée au film RED (Retraités Extrêmement Dangereux), une comédie bourrée d’action signée Robert Schwentke.
Quand un ancien agent de la CIA (Bruce Willis) reçoit la visite d’une équipe de nettoyeurs venue l’éliminer non seulement il se débarrasse des gêneurs mais il bien déterminé à savoir qui est le commanditaire et pourquoi on veut le tuer. Pour se faire il reforme une équipe composée d’agents à la retraite (Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren), ensemble ils ne reculeront devant rien pour découvrir la vérité et mettre fin au complot qui les menace.
Dès le générique j’ai été surpris de voir apparaitre le logo DC Comics mais effectivement le film est tiré d’une mini-série (3 tomes) de BD homonyme de Warren Ellis et Cully Hamner.
Ne vous attendez pas un thriller qui vous tiendra en haleine le film joue clairement la carte de l’humour et de l’action, un cocktail réussi qui fait oublier un scénario improbable qui foisonne d’invraisemblances volontaires (second degré oblige). Il faut dire que le casting est à la hauteur de ce que l’on peut espérer d’acteurs aussi talentueux, mention spéciale à John Malkovich qui joue à la perfection son rôle de parano/déjanté mais ils sont tous convaincants au possible.
Le nom de Robert Schwentke ne vous dit peut être rien (en tout cas c’était mon cas avant que je ne fasse quelques recherches), RED est son troisième film mais c’est surtout dans l’univers du petit écran qu’il s’est fait un nom puisqu’il est à l’origine de la série Lie To Me. A noter d’ailleurs la présence au casting de Mary-Louise Parker, la touche de charme et d’insouciance dans un monde de brutes, elle aussi issue de la télévision puisqu’elle est l’interprète principale de la série Weeds.
Devant le succès remporté par le film un RED 2 est d’ores et déjà annoncé par les studios distributeurs, par contre ce n’est pour le moment qu’un projet, aucune date de sortie, ni aucune information quant au casting (seuls les scénaristes, les mêmes que pour le premier volet, sont nommément cités sur le projet) ne semblent pouvoir être officialisées… En clair pour le moment les grands pontes d’Hollywood voient dans une suite une bonne occasion de se faire un max de fric mais ils ne savent pas quoi et qui mettre dedans.

[DVD] Inception

InceptionPour notre quasi incontournable pause culturelle du week-end nous avons opté pour le film Inception, réalisé par Christopher Nolan.
Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) est un voleur d’un genre un peu particulier, sa spécialité consiste en effet à s’introduire dans les rêves de ses victimes afin de leur voleur une idée ; et dans ce domaine il est le meilleur ce qui lui vaut d’être perpétuellement traqué par les autorités. Un riche et puissant client (Ken Watanabe) le contacte et lui propose de réaliser une inception (l’opération inverse qui consiste à implanter une idée dans l’esprit de la victime) sur un rival en échange de sa réhabilitation. Cobb réunit une équipe d’experts mais, même s’il sait que l’opération est délicate, il est loin de se douter à quel point leur mission va être périlleuse…
Autant prévenir de suite c’est typiquement le genre de film à regarder parfaitement à jeun et éveillé si vous voulez avoir une chance d’en saisir les tenants et les aboutissants (et encore je pense que pour tout comprendre il vaut mieux le voir deux fois). Toutefois si le scénario est complexe il n’est en rien embrouillé, tout (ou presque) s’explique sans avoir besoin de passer les neurones en surchauffe (même si le réalisateur semble prendre un malin plaisir à installer et entretenir le doute dans nos esprits). Et oui le film brille par l’intelligence de son scénario mais ce n’est pas pour autant et film intello et pompeux, il est rythmé à souhait avec quelques effets visuels impressionnants (fort justement récompensés par un Oscar 2011) et de multiples rebondissements.
Christopher Nolan poursuit donc un parcours sans faute et s’impose encore un peu plus comme un réalisateur incontournable à Hollywood. Quant à Di Caprio il confirme, une fois de plus, qu’il est un acteur brillant et non un simple beau gosse. Mention spéciale aussi à la fameuse équipe recrutée par Cobb, tous les personnages sont profonds et attachants (tout particulièrement la jeune architecte, Ellen Page, qui cerne rapidement la personnalité tourmentée de son employeur).
Bref le chef d’oeuvre annoncé tient toutes ses promesses et plus encore, c’est une claque dans la tronche comme on aime en recevoir et comme on aimerait en recevoir plus souvent soit dit en passant. Un film à voir, à avoir et à revoir…
Pour ceux qui ont vu le film mais se posent encore des questions je vous invite à consulter cet article sur Allociné ou encore ce post de leur forum consacré à Inception (à lire uniquement si vous avez déjà vu le film).

[DVD] The Social Network

The Social NetworkPremière pause DVD du week-end samedi après-midi avec The Social Network réalisé par David Fincher qui nous propose d’assiter à la naissance de Facebook.
Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg), étudiant à Harvard, vient de se faire plaquer par sa nana, en rentrant dans sa piaule il enchaîne les bières et lance, sur le réseau de l’université, un site visant à élire la fille la plus canon du campus. Le succès est immédiat à tel point que le système informatique de l’université plante face au trafic généré. De fil en aiguille naîtra Facebook, le plus populaire des réseaux sociaux mais l’accouchement ne se fera pas sans douleur…
J’étais plus que sceptique quant à l’intérêt d’un film sur Facebook mais avec David Fincher aux commandes je me suis laissé tenter et puis il faut bien reconnaître que le film a été unanimement salué par la critique en plus d’accumuler les récompenses (dont les Golden Globe du meilleur film et du meilleur réalisateur). Finalement j’ai bien fait de me laisser séduire car le film est bien foutu, agréable à suivre et ne manque pas d’humour. Contre toute attente on ne s’ennuie pas un seul instant…
Que l’on soit ou non adepte de Facebook (je me classerai plutôt dans la catégorie « ou non ») il est indéniable que ce réseau social a véritablement révolutionné le concept même de réseau social et s’est imposé comme une innovation majeure de ces dernières années dans le monde informatique. Aujourd’hui Facebook revendique plus de 500 millions de membres de part le monde et se hisse sur la seconde marche du podium des sites les plus visités (derrière Google). Sans parler de la fortune personnelle de Mark Zuckerberg qui est devenu en quelques années le plus jeune milliardaire du monde…
Outre Zuckerberg le film permet de croiser d’autres acteurs majeurs de la scène informatique, dont Sean Parker (interprété par le surprenant Justin Timberlake) fondateur de Napster et père du peer-to-peer (P2P pour les intimes). A travers ce film on découvre justement la personnalité de ces individus qui n’ont pas hésité à bousculer les habitudes pour faire avancer les choses même si parfois le prix à payer, en terme d’amitié, à été lourd…
Pour la petite histoire j’ai découvert que Facebook pouvait se traduire par trombinoscope, ce qui, ma foi somme toute, est plutôt logique. Voilà qui ne fera pas franchement avancer le schmilblick mais c’était juste pour l’anecdote… Pis comme dirait l’autre « j’suis chez moi, j’fais c’que j’veux et na! ».

[DVD] Piranha

PiranhaEn début d’après-midi on décide de s’offrir une petite séance DVD avec le film Piranha, version 2010 signée Alexandre Aja.
Alors que les étudiants s’apprêtent à fêter le spring break sur le lac Victoria un séisme ouvre une faille vers un lac souterrain d’où s’échappent des milliers de piranhas préhistoriques affamés… Le temps que les autorités et le sherif du  comté (Elisabeth Shue) ne comprennent l’ampleur de la menace il est déjà trop tard.
Remake du classique signé Joe Dante, Piranhas de 1978, le film joue volontairement la carte de la série B et le réalisateur (français, cocorico !) s’en sort à merveille (on lui doit déjà le remake de La Colline A Des Yeux mais aussi le plus angoissant Mirrors). Tout les clichés du film d’horreur sont présents et utilisés avec brio, avec son lot de bimbos sexy (hmmm le ballet aquatique des Wild Wild Girls est très… « visuel »), des scènes gores à gogo (je suis d’ailleurs surpris que le film n’ait été écopé que d’une interdiction aux moins de 12 ans) et de l’humour décalé… Bref ça sent à plein nez le second degré et pour ma part j’adore le fait que le réalisateur ait pris ce parti plutôt que de tourner un film d’horreur plus « classique » ; d’une part ça permet aux invraisemblances de passer comme une lettre à la poste et l’on constate que les acteurs (avec une belle brochette de seconds rôles soit dit en passant) ont réellement pris leur pied sur le tournage. Maintenant n’espérez pas le grand frisson ce n’est pas le but recherché, de même oubliez un moment votre esprit cartésien ou toute autre forme de rigueur scientifique pour profiter pleinement du divertissement.
Petit bémol toutefois, sur l’aspect visuel résolument 3D qui n’apporte rien au film (comme à l’accoutumée avec la 3D devrai-je ajouter) ; j’espère vraiment que cette mode de la 3D partout et à tout prix finira par lasser et s’éteindre, c’est vraiment un truc auquel je n’accroche pas du tout… mais bon pour le moment ça m’a l’air mal barré !
Histoire de surfer sur le succès il semblerait qu’une suite soit envisagée, mais difficile de savoir si Alexandre Aja sera aux commandes ; dans tous les cas j’espère, si elle doit voir le jour, qu’elle restera fidèle à l’esprit décalé et décomplexé de ce premier opus, mais aussi qu’elle apportera un peu de nouveauté plutôt que de se contenter d’user et d’abuser d’une simple franchise. Soit dit en passant que le Piranha 2 « original » (1981), bien que signé par un certain James Cameron, est une sinistre daube…

[DVD] The Ghost Writer

The Ghost WriterDernière escapade cinématographique dimanche soir avec le film de Roman Polanski, The Ghost Writer.
Un jeune écrivain au chômage (Ewan McGregor) se voit proposer de devenir le nègre de l’ancien premier ministre anglais (Pierce Brosnan) pour la rédaction de ses mémoires alors que des rumeurs persistantes de crimes de guerre entourent le personnage. Son prédécesseur dans ce rôle est mort dans des conditions qu’il ne tardera pas à découvrir mystérieuses et de nombreuses zones d’ombre semblent planer autour du passé du politicien…
Hmouais, hmouais, hmouais… Malgré de nombreuses distinctions (4 récompenses obtenues lors des César 2011 dont celle du meilleur réalisateur pour Roman Polanski) et des critiques souvent enthousiastes à sa sortie force est de constater que, pour ma part, j’ai trouvé le film franchement décevant. Aucun rythme au point d’en être soporifique par moment, pire le film laisse de nombreuses questions en suspens et la fin semble bâclée ; à défaut d’explications c’est à chacun de faire sa propre interprétation du film (un effort que je n’ai même pas envie de fournir).
J’espère que le thriller dont il est l’adaptation, L’homme De L’ombre de Robert Harris, est plus explicite que le film mais pour tout dire j’ai été tellement déçu par le film que je n’ai même pas envie de tenter la lecture du bouquin. Sans vouloir en dire trop (vu que je n’ai pas compris grand chose il y a peu de risque que je sois trop loquace) on peut s’amuser à voir certaines ressemblances entre le personnage fictif d’Adam Lang et Tony Blair ; et pas seulement parce qu’ils ont exercé les mêmes fonctions… Mais bon ça ne suffit pas pour sauver le film du naufrage et le spectateur que je suis de l’ennui !
Pour finir avec ces chroniques cinéphages n’allez surtout pas croire que mon lecteur DVD a retrouvé un fonctionnement parfaitement rationnel, j’ai actuellement trois films qu’il refuse obstinément de lire (l’image « saute » sans arrêt) sans que je puisse expliquer le pourquoi du comment de la chose… Y a-t-il un exorciste la salle ???

[DVD] Robin Des Bois

Robin Des BoisSamedi soir pause apéro donc pas de DVD au programme, par contre on reprend nos bonnes habitudes dimanche après-midi avec Robin Des Bois version Ridley Scott.
Après la mort au combat du Roi Richard, Robin (Russel Crowe) et ses amis, archers au service du défunt monarque, quittent l’armée et regagnent l’Angleterre. Le pays est désormais dirigé par l’impopulaire Roi Jean (Oscar Isaac) qui se fait doubler par un prétendu allié qui est en fait à la solde des français. Pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos face à une révolte des barons du Nord et contrer une invasion des forces françaises Robin va devoir réunifier le camps anglais et combattre aux côtés de l’impopulaire souverain… Contre toute attente ce sera aussi pour lui l’occasion d’en apprendre plus sur lui même et de trouver l’amour aux côtés de Lady Marianne (Cate Blanchett).
Enième adaptation de la légende de Robin Des Bois le film de Ridley Scott se démarque toutefois des autres par une volonté affichée de vouloir coller à la réalité historique (avec quelques libertés et erreurs çà et là mais, d’après ce que j’ai pu en lire, le pari est plutôt réussi) et surtout de s’intéresser à la période avant que Robin Longstride ne soit proclamé hors-la-loi par le Roi Jean et ne devienne Robin Des Bois.
En dehors de l’aspect purement historique dont je me fous éperdument on a un cocktail explosif avec un réalisateur connu et reconnu avec un casting de choc (c’est d’ailleurs la quatrième collaboration entre Ridley Scott et Russel Crowe) et donc nous étions en droit d’attendre un film de qualité. Sur ce point le pari est totalement réussi à tout point de vue, un pur produit made in Hollywood mais dans le bon sens du terme. Un scénario riche, des personnages profonds (quoique un peu caricaturaux pour certains), un rythme qui va crescendo… Bref du grand spectacle mené de main de maître, le film dure plus de 2h30 mais ne souffre d’aucune longueur inutile, au contraire ça passe comme une lettre à la poste !
Il pourrait être tentant de comparer ce Robin Des Bois au Robin Des Bois – Prince Des Voleurs de 1991 (de Kevin Reynolds avec Kevin Costner dans le rôle titre) mais franchement ça reviendrait à comparer une tomate avec une clé anglaise tant les deux films sont diamétralement opposés, le second jouant franco la carte du grand spectacle et la légende alors que le film de Ridley Scott se veut (plus ou moins) historique.

[DVD] Arthur 3 – La Guerre Des Deux Mondes

Arthur 3Et on continue dans notre lourd programme cinéma du week-end avec, samedi après-midi, le dernier volet des aventures du jeune Arthur cher à Luc Besson : Arthur 3 – La Guerre Des Deux Mondes.
On reprend exactement là où s’arrêtait (brusquement) le second film (lire ma chronique). Maltazard a rejoint le monde des humains et dresse son armée pour préparer son règne sur ce nouveau monde. Mais Arthur (Freddie Highmore), toujours en l’état de Minimoy, la Princesse Selenia et Bétamèche comptent bien faire tout leur possible pour contrecarrer ses plans diaboliques…
Il serait tentant de dire on prend les mêmes et on recommence mais pourquoi changer une recette qui a fait ses preuves ? On retrouve donc le mélange entre l’animation en images de synthèse (irréprochable comme on pouvait s’y attendre) et le monde « réel » dans cet ultime chapitre mené tambour battant. Si le film est plus rythmé que ses prédécesseurs il n’en oublie pas moins de laisser une place de premier ordre à l’humour. A défaut d’originalité (le film ne joue clairement pas la carte du suspense) on a le droit à un spectacle de pur divertissement parfaitement maîtrisé et on aurait bien tort de s’en plaindre d’autant qu’il s’inscrit dans la continuité des films précédents.
Après un Adèle Blanc-Sec qui m’a laissé sur ma faim j’avoue sans complexe que ça me fait plaisir de retrouver un Luc Besson maître de son sujet du début à la fin ; maintenant il est clair que si vous n’avez pas aimé les volets précédents vous n’accrocherez pas d’avantage à celui-ci (à vrai dire dans ce cas il faut être un tantinet maso ou dérangé pour s’entêter de la sorte). Pour ma part j’ai apprécié le divertissement et la bonne humeur de cette trilogie, et tant pis si ça ne mérite pas l’étiquette de « grand » cinéma (étiquette que je trouve d’une absolue stupidité soit dit en passant) chère à certains intégristes de la culture « made in France ».

[DVD] Le Choc Des Titans

Le Choc Des TitansVendredi soir nous continuons sur notre lancée filmesque avec Le Choc Des Titans, version 2010 réalisée par Louis Leterrier.
Alors que les hommes se révoltent contre les dieux, Persée (Sam Worthington), fils de Zeus (Liam Neeson) et d’une humaine, cherche à se venger d’Hadès (Raplh Fiennes) responsable de la mort de sa famille adoptive. Pour sauver la cité d’Argos et la princesse Andromède de la menace d’Hadés il rejoint un groupe de soldats qui partent en mission dans les mondes interdits afin de trouver le moyen de vaincre le kraken, monstre marin invoqué par Hadès pour détruire la ville…
Remake du kitchissime film homonyme des années 80 (effets spéciaux en carton pâte et animation image par image)  le film bénéficie de la technologie et du savoir-faire actuel pour donner un coup de jeune au mythe. Certes les puristes de la mythologie grecque crieront sans doute au scandale vu que le film prend certaines libertés avec le mythe de Persée mais pour ma part je le vois d’avantage comme un divertissement grand spectacle que comme un cours de mythologie.
Certes le film ne restera sans doute pas dans les annales du cinéma mais pour ma part, alors que j’étais plus que sceptique, je ne l’ai pas trouvé aussi mauvais que ce que j’ai pu lire çà et là. C’est clairement du cinéma spectacle fait pour divertir et sur ce point je ne trouve rien à redire, le film remplit parfaitement sa mission. Maintenant c’est vrai que si vous espériez un film d’auteur vous vous êtes clairement planté sur toute la ligne !
Et puis quelque part j’ai toujours plaisir à voir un réalisateur français percer à Hollywood et manier avec talent les règles du blockbuster sauce US ; depuis Le Transporteur Louis Leterrier s’est fait un nom dans le cinéma d’action et je ne peux que me réjouir de voir qu’il confirme sa maîtrise du genre à chaque nouveau film.