Retour aux habitudes d’avant mon blackout télévisuel, forcément avec le retour de CanalSat on a accès à un paquet de films donc impossible de tous les chroniquer. Je me limiterai donc aux DVD achetés, aux Divx téléchargés et éventuellement aux films vus à la TV qui m’ont particulièrement touchés (en bien ou en mal). Au programme du jour, le film Taken 2 réalisé par Olivier Megaton.
Deux ans après que Bryan Mills (Liam Neeson) ait sauvé sa fille (Maggie Grace) d’un réseau mafieux albanais le père de l’une de ses truands qu’il a abattu, Murad Krasniqi (Rade Serbedzija), décide de se venger. Avec plusieurs de ses acolytes ils s’en prennent à Bryan Mills et sa famille…
J’avais beaucoup aimé le premier opus réalisé par Pierre Morel et très franchement je ne pensais pas qu’une suite s’imposait, c’est donc plus par curiosité qu’autre chose que je me suis lancé dans le visionnage de Taken 2. Comme on pouvait s’y attendre ça sent le réchauffé, on suit un film d’action boosté à l’adrénaline et mené à un train d’enfer mais sans réelle surprise (la seule nouveauté étant la collaboration entre Bryan et sa fille qui a un rôle bien plus actif que dans le premier volet). L’ensemble est bien foutu mais reste malgré tout relativement fade au final.
Il semblerait que le producteur, Luc Besson, ait compris son erreur puisqu’il assure qu’il n’y aura pas de troisième film (avec un scénar du genre un nouveau « tueur-vengeur » vient venger le « tueur-vengeur » qui a raté sa vengeance).
Voilà c’est fini… Un peu court comme chronique mais je ne vois franchement pas ce que je pourrais ajouter ! Même si ma critique peut paraitre très négative j’ai pourtant pris un réel plaisir à regarder ce film, quitte à me répéter c’est un bon film d’action, il lui manque juste une pointe d’originalité…
Catégorie : DVD / BRD
[DVD] Films en vrac
Notre première séance cinéma sera pour un film français passé inaperçu, j’ai nommé Cassos de Philippe Carrèse.
Marc (Didier Bénureau), assureur sans ambition, contacte le Milieu pour faire éliminer sa femme, Mathilde (Agnès Soral). Il rencontre Toulouse (Simon Astier), homme de main du caïd local, qui va lui enseigner les rudiments du métier de tueur ; non seulement Marc s’avère moins mauvais « élève » que l’on pourrait s’y attendre mais en plus il semble prendre goût à la chose…
Contre toute attente le film s’avère très agréable et plutôt réussi, bon ça reste un film « fait maison » avec un petit budget donc il ne faut s’attendre à des merveilles technologiques. D’ailleurs le film repose d’avantage sur ses dialogues improbables (écrits par le réalisateur) que sur le visuel ; à ce titre il me fait un peu penser à Buffet Froid de Bertrand Blier dans le sens où c’est le genre de film que l’on peut écouter en se passant de l’image mais en moins abouti (il faut dire que le casting n’est pas du même acabit non plus). Bref une bonne surprise qui mérite le détour à condition de ne pas trop en attendre…
On reste dans le cinéma français pour la suite mais avec un film plus « commercial » puisque c’est Adieu Berthe de Bruno Podalydès qui sera au programme.
Armand (Denis Poladylès) partage sa vie entre sa femme, Hélène (Isabelle Candelier), et sa maîtresse, Alix (Valérie Lemercier) ; incapable de rompre avec la première pour refaire sa vie avec la seconde. Le jour où il apprend le décès de sa grand-mère, Berthe, dont il n’a jamais été très proche, il décide de prendre en charge les obsèques et d’en profiter pour essayer d’en apprendre plus sur son aïeule…
Je reste plutôt mitigé sur ce film, il se laisse regarder et parvient à nous tirer quelques sourires mais on reste sur notre faim au final ; sans doute parce que je n’ai pas adhéré au personnage d’Armand, incapable de se sortir les doigts du cul pour imposer ses choix, ou ne serait-ce simplement choisir ! Je m’attendais à une comédie plus truculente alors que le film se contente du minimum syndical.
Changement total de registre avec du bon gros blockbuster Made in Hollywood, notre troisième séance sera dédiée à Expandables 2 de Simon West.
Barney (Sylvester Stallone) et son équipe se voient confier une mission de routine consistant à récupérer une cargaison dans un avion qui s’est crashé en Albanie. Mais la mission tourne mal et la nouvelle et plus jeune recrue de l’équipe, Billy (Liam Hemsworth) est sauvagement abattu par le chef d’un puissant gang local, les Sangs (Jean-Claude Van Damme). Dès lors les Expandables vont mener une guerre personnelle sans merci afin de venger leur frère d’arme et empêcher les Sangs de mettre la main sur une cargaison de plutonium…
Si Stalllone passe la main en tant que réalisateur on retrouve le reste de son équipe de gros bras (Jason Statham, Dolph Lundgren, Terry Crews et Randy Couture), seul Jet Li fait un passage éclair au début du film. Deux nouvelles recrues viennent prêter main forte aux vétérans (Liam Hemsworth et Yu Nan). On retrouve Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis en guest stars avec des rôles renforcés par rapport au premier volet, enfin on peut aussi citer la présence de Chuck Norris au casting.
Vous vous doutez bien avec un casting pareil que vous n’aurez pas un film d’auteur à hauteur teneur intellectuelle mais bel et bien du cinéma d’action et de divertissement, ce qui ne l’empêche pas de bénéficier d’un scénario qui tient la route (ce qui n’exclut certaines scènes hautement improbables). Les acteurs font exactement ce que l’on attend d’eux, ça canarde et ça castagne à tout va pour notre plus grand plaisir. Les fans adoreront les autres passeront leur chemin (à moins d’être maso).
Il semblerait que je ne sois pas le seul à en redemander puisque d’ores et déjà un troisième opus est en chantier, du coup les rumeurs vont bon train concernant le casting… Réponse l’année prochaine.
On reste à Hollywood mais on passe dans un registre un peu plus raffiné (et encore) avec Savages d’Oliver Stone.
Chon (Taylor Kitsch) et Ben (Aaron Taylor-Johnson) sont liés par leur amitié, leur business et la femme qu’ils partagent, O (Blake Lively). Les deux amis/associés sont réputés pour produire la meilleure herbe du monde (en théorie à des fins thérapeutiques) aussi finissent-ils par attirer la convoitise d’un cartel mexicain dirigé par Elena (Salma Hayek) qui envoie son homme de main, Lado (Benicio Del Toro), négocier une association. Quand les deux américains refusent le partenariat proposé Elena fait enlever O afin de les convaincre de revenir sur leur décision, très mauvais choix qui ne fera que les mettre en rogne…
Le nom d’Oliver Stone est généralement un gage de qualité et ce n’est pas ce thriller survitaminé qui viendra faire exception à la régle. N’étant pas un adepte de la fumette je craignais d’avoir un peu de mal à adhérer mais finalement il n'(en est rien, j’ai tout de suite accroché. Le duo Chon et Ben (la force brute et la sagesse) fonctionne à merveille, Benicio Del Toro est tout aussi convaincant dans un rôle d’ordure qu’il maîtrise à merveille, à noter aussi la présence au casting de John Travolta qui incarne un agent des stups corrompu qui bouffe à tous les râteliers. Tout ce beau monde prend place autour d’une intrigue riche en rebondissements et sans le moindre temps mort.
A la base Savages est un roman de Don Winslow mais de l’aveu même de l’auteur il a été pensé et écrit comme un script, Oliver Stone a immédiatement acheté les droits du roman en son nom propre (sans passer par l’intermédiaire des studios) afin d’avoir une totale liberté quant à l’adaptation sur grand écran ; quand on voit le résultat on ne peut qu’applaudir l’initiative.
Total Recall – Mémoires Programmées
Rien de tel pour se changer les idées qu’un détour par la case science-fiction, notre choix se portera sur Total Recall – Mémoires Programmées de Len Wiseman.
Douglas (Colin Farrell) est un modeste ouvrier qui rêve de changer de vie. pensant s’offrir un moment d’évasion il contacte la société Rekall qui lui propose de se mettre dans la peau d’un espion. Mais au lieu de lui implanter de faux souvenirs l’opération réveille des fragments de son ancienne identité et ses anciens réflexes. Après avoir neutralisé une équipe d’intervention venue l’arrêter il se réfugie chez lui où sa femme, Lori (Kate Beckinsale), tente de l’abattre. Au cours de sa fuite il sera aidé par Melina (Jessica Biel) qui lui en apprendra d’avantage sur sa véritable identité…
Pas facile de passer après Paul Verhoeven et Arnold Schwarzenegger (réalisateur et interprète principal du Total Recall de 1990) mais le film tire plutôt bien son épingle du jeu et parvient à nous faire oublier l’original. Le trio principal est convaincant, l’intrigue bien menée et les effets spéciaux bénéficient des dernières avancées technologiques donc sont forcément plus percutants. Forcément si vous avez vu le film de 1990 ça aura un arrière goût de déjà-vu mais le remake réussit tout de même à s’offrir quelques touches personnelles. Pour la petite histoire les deux films sont l’adaptation d’une nouvelle de Philip K Dick parue en 1966 (Souvenirs A Vendre) mais prennent beaucoup de libertés avec l’histoire de base.
Pour boucler notre programme on reste dans le fantastique mais sur le ton de la comédie avec Ted de Seth MacFarlane.
Enfant John n’avait pas d’amis aussi quand ses parents lui offrent un ours en peluche il fait le voeu que celui-ci prenne vie et devienne son « ami pour la vie », la magie de noël opère, son voeu est exaucé. Du coup Ted, l’our en peluche, va vite devenir la coqueluche des médias. Les années passent mais John (Mark Whalberg) sont toujours des amis inséparables, mais cette amitié risque de faire de l’ombre à la vie de couple que John essaye de construire avec Lori (Mila Kunis)…
Si ça commence comme un conte de Noël je vous assure que cette comédie s’adresse plutôt à un public mature, le Ted « adulte » passe en effet ses journées à fumer des joints, picoler et draguer, et son langage n’est pas franchement des plus politiquement correct. Si le film est avant tout une histoire d’amitié doublée d’une histoire d’amour il ne sombre jamais dans la mièvrerie moralisatrice, ce qui ne l’empêche de jouer aussi sur l’émotion. Pour ma part j’ai été sous le charme et je ne peux que vous encourager à le visionner.
Par contre il semblerait qu’une suite soit en chantier, la machine à fric de Hollywood se met en branle mais pour ma part j’estime qu’elle ne s’imposait pas, espérons que le scénario proposera quelque chose de nouveau…
[DVD] The Dark Knight Rises
Ah que voilà un film qui mérite bien un post à lui tout seul, The Dark Knight Rises met un point final à la trilogie Batman de Christopher Nolan, après Batman Begins (2005) et The Dark Knight (2008).
Huit ans se sont écoulés depuis que Batman s’est accusé de la mort du procureur Harvey Dent, la chauve-souris est en fuite tandis que Bruce Wayne (Christian Bale) vit en reclus dans son manoir. Quand le comissaire Gordon (Gary Oldman) est attaqué par les hommes de Bane (Tom Hardy) et que celui-ci commence à sévir à Gotham City, le justicier masqué décide de sortir de l’ombre. Mais est-il encore en mesure d’affronter un ennemi aussi redoutable que Bane ? Pour y parvenir Batman fait appel à une alliée inattendue, Selina Kyle (Anne Hattaway), voleuse de haut vol. Reste à savoir jusqu’à quel point peut il compter sur sa loyauté ?
Avant même de voir cet ultime volet j’étais convaincu que les films de Christopher Nolan étaient ceux qui rendaient le mieux hommage au personnage de Batman en l’ancrant d’avantage dans la réalité que dans un univers fantastique (voire fantaisiste) comme certains de ses prédécesseurs ; The Dark Knight Rises ne fait que confirmer cette première impression, et pour cause il est, à mon goût, le meilleur de la trilogie. L’intrigue nous tient haleine sans le moindre temps mort, les effets spéciaux sont plus que convaincants sans être omniprésents et les personnages sont particulièrement bien travaillés, notamment Bruce Wayne, justicier désabusé qui va devoir retrouver la foi en son combat s’il veut survivre à son ennemi.
Le choix de Bane comme « méchant de service » était pour moi un choix qui s’imposait d’emblée pour clore cette trilogie ; du coup nombreux sont les fans de Batman qui se demandaient si le film irait aussi loin que le comics (Bane est celui qui interrompt brutalement la carrière de Batman version Bruce Wayne), je ne répondrais pas à cette question par égard pour ceux et celles qui n’ont pas encore vu le film, mais quoi qu’il en soit je ne peux que vous encourager à le visionner, je vous garanti que vous ne serez pas déçu.
The Dark Knight Rises permet aussi de faire oublier les plus ou moins mauvais traitements réservés à Catwoman et Bane dans les précédents films. Galanterie oblige je commencerai par Catwoman, si Michelle Pfeiffer s’en sortait honorablement dans Batman – Le Défi (1991) de Tim Burton, on a par contre frôlé l’outrage avec Halle Berry dans le Catwoman (2003) de Pitof (même si sa volonté affichée était de proposer une sorte de Catwoman « alternative » le film reste franchement foireux) ; heureusement Anne Hattaway (sans jamais être affublée du pseudonyme Catwoman) parvient sans peine à redorer le blason du personnage le plus ambigü de l’univers Batman. Mais c’est surtout Bane qui retrouve ses lettres de noblesse, incarné par Jeep Swenson dans Batman & Robin (1997) de Joel Schumacher, le personnage était aussi ridicule que pathétique (adjectifs qui s’appliquent d’ailleurs au film dans son ensemble) ; Tom Hardy incarne enfin un Bane à la hauteur de sa réputation (ça reste pour moi l’un de mes préférés, avec le Joker, parmi les ennemis de Batman).
LA PREUVE PAR L’IMAGE
[DVD] Films en vrac
On commence notre périple cinéphile par une comédie familiale française avec Les Vacances De Ducobu, réalisé par Philippe De Chauveron.
Enfin l’heure de la délivrance a sonnée pour Ducobu (François Viette), l’école est finie, vive les grandes vacances ! Mais sa joie est quelque peu contrariée quand son père (Pierre-François Martin-Laval) lui annonce qu’ils partent en vacances avec Mme Gratin (Hélène Noguerra) et sa fille, Léonie (Juliette Chappey). Mais le pire reste à venir, arrivé au camping Ducobu croise M. Latouche (Elie Seimoun) et Melle Rateau (Joséphine De Meaux) ! Heureusement la perspective d’une chasse au trésor vient lui ouvrir de nouveaux horizons…
Si vous avez vu le premier film (L’Elève Ducobu) vous aurez constaté que le casting chez les Ducobu a été remanié, exit Vincent Claude (désormais trop âgé pour le rôle titre) et Bruno Poladylés (non disponible au moment du tournage), ceci dit ce n’est pas plus dérangeant que ça, à vrai dire j’en ai même fait totalement abstraction dès le départ. De même cette « suite » s’éloigne des BD de Zidrou et Godi pour proposer un scénario 100% original. Je partais pourtant avec quelques a priori négatifs mais force est de reconnaitre que le film tient la route pour ce qu’il est, une comédie familiale sans prétention dont le seul but est de distraire petits et grands. Et c’est déjà pas si mal !
On reste en France pour la suite de notre programme mais l’on change radicalement de registre en puisant dans le cinéma d’horreur avec La Horde, co-réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher et sorti en 2010 sur les écrans.
Pour venger l’un des leurs un groupe de flics décide de mener une expédition punitive contre le gang responsable de la mort de leur équipier. Mais les choses ne tournent pas vraiment comme prévu, d’une part les gangsters sont mieux armés qu’eux mais surtout l’immeuble ne va pas tarder à être pris d’assaut par une horde de zombies. S’ils veulent survivre, les flics, menés par Ouessem (Jean-Pierre Martins), et les truands, dirigés par Adewale (Eriq Ebouaney)…
Ca faisait quelques temps que ce film m’intriguait, il faut dire que le cinéma français n’est pas particulièrement prolifique dans le genre épouvante-horreur (même si le réalisateur français Alexandre Aja excelle dans le genre il bosse désormais exclusivement pour Hollywood). Revenons donc à nos zombies, visuellement il faut bien reconnaître que l’équipe des effets spéciaux ne s’est pas foulée pour le maquillage (on se croirait dans un films des années 70). Au niveau de l’intrigue ça reste assez classique (des survivants coincés dans un espace confiné et encerclés de zombies affamés), comme souvent dans le genre on ne sait pas comment les morts-vivants ont fait leur apparition mais pas grave, on n’est pas là pour se poser des questions métaphysiques ; faut que ça pète ! Et pour péter ça pète dans tous les sens, le film ne révolutionnera certes pas le genre mais il en exploite bien les ficelles…
On reste en Europe mais plus au nord puisque c’est au Danemark que nous mènera notre prochaine escale avec un film d’animation co-réalisé par Thorbjørn Christoffersen, Kresten Vestbjerg Andersen et Philip Einstein Lipski, Ronal Le Barbare.
Ronal, jeune barbare aussi gringalet que trouillard, survit par miracle à l’attaque de son village par le terrible Volcazor et son armée alors que les siens sont faits prisonniers. Bien malgré lui Ronal va se retrouver obligé de voler au secours de ses compagnons malgré une inaptitude manifeste pour le combat ; mais il ne sera pas seul dans sa quête, le barde Alibert, la guerrière Zandra et le ranger elfe Elric viendront en renfort… Pour le meilleur et pour le pire !
Autant vous prévenir d’office Ronal Le Barbare ne s’adresse pas à un jeune public, c’est un film d’animation clairement réservé à un public plus mature, les dialogues sont crus, parfois teintés de références sexuelles. Bref à éviter pour une séance de baby-sitting. L’animation, sans être du niveau des géants du genre (Pixar ou Dreamworks pour ne citer qu’eux), reste convaincante et opte pour un graphisme plus dessin animé que hyper-réaliste. Le scénario est plutôt sympa, parodiant à tout va Conan Le Barbare et plusieurs standards de la fantasy (Le Seigneur Des Anneaux) sur une bande son très rock (pour ne pas dire franchement metal). Perso j’ai adoré le délire des réalisateurs, comme quoi certains films qui héritent d’une sortie « direct DVD » (sans passer par la case diffusion en salle) méritent quand même le détour…
Restons dans l’animation pour la suite de notre escapade cinématographique mais cette fois avec l’un des maîtres incontestés du genre, Pixar, et son dernier bébé, Rebelle, réalisé par Brenda Chapman et Mark Adams pour Disney.
Merida est la fille du roi Fergus et de son épouse Elinor qui règnent sur les Highlands d’Ecosse, mais elle ne rêve que de liberté et d’action plutôt que d’aspirer à la vie bien tranquille et formatée de princesse. Aussi quand ses parents lui annoncent que les trois principaux seigneurs du royaume vont lui présenter leurs fils en tant que prétendants elle fuit le château et son destin. Des feux follets la guide alors jusqu’à une chaumière occupée par une sorcière, la jeune fille fait alors un voeu dont elle est loin de mesurer la portée…
Pixar oblige on passe à de l’animation grand public mais aussi à un moteur graphique époustouflant (une mise à niveau de leurs précédents outils inaugurée à l’occasion de ce long métrage). Même au-delà de l’aspect purement visuel la magie Disney fonctionne toujours aussi bien et saura convaincre petits et grands. Tout au plus pourrait on leur reprocher un scénario qui a un air de déjà-vu, étant assez proche de Frère Des Ours (un dessin animé 2D signé Disney) mais le meiux reste de se laisser porter par le spectacle sans se poser de questions…
Retour au cinéma « en chair et en os » avec la comédie fantastique Voisins Du Troisième Type signée Akiva Schaffer.
Quand un de ses employés est tué sur son lieu de travail, Evan (Ben Stiller) décide de prêter main forte à la police en créant une milice de quartier. L’initiative ne remporte pas un franc succès, il ne sera rejoint que par Bob (Vince Vaughn), Franklin (Jonah Hill) et Jamarcus (Richard Aoyade), et surtout n’est pas prise au sérieux par les autorités. Rapidement nos quatre compères vont réaliser que la menace qui pèse sur leur paisible bourgade est d’origine extra-terrestre…
L’intrigue est sympa avec nos quatre apprentis justiciers un tantinet dépassés par les événements, ce qui nous vaudra quelques situations bien burlesques. Le film joue aussi sur le relationnel avec un Ben Stiller qui interprète une véritable tête à claque puante d’égoïsme. D’un point de vue visuel les aliens sont plutôt convaincants. Bref le film reste globalement agréable même s’il n’est surement pas appelé à rester dans les annales du cinéma comique…
Pour la petite histoire aux USA le film s’est vu attribué un R (pour Restricted : interdit aux personnes de moins de 17 ans non accompagnées par un adulte) lors de sa sortie en salle ; les français, moins pudibonds (et surtout moins hypocrites), se borneront à une interdiction aux moins de 12 ans.
On termine en restant dans la comédie mais retour en France pour Le Grand Soir, signé Benoit Delépine et Gustave Kervern, deux complices du Groland de Canal.
Not (Benoit Poelvoorde) et son frère Jean-Pierre (Albert Dupontel) sont frères mais tout les oppose, l’un s’est auto-proclamé dernier « punk à chien » de France alors que l’autre est vendeur en literie. Pourtant quand Jean-Pierre se fait à la fois plaquer et licencier s’est vers son frère qu’il se tournera, celui-ci va alors le prendre sous son aile pour l’initier à la punk attitude… En attendant de préparer la « révolution ».
Au début il faut s’accrocher, plus d’une fois j’ai été tenté de me lever et de couper le PC ou de passer à autre chose, mais finalement une fois que les choses se mettent en place le film est regardable, on s’autorise même quelques sourires. Je ne regrette d’avoir tenu jusqu’au bout même si je persiste à penser que le film ne me laissera pas un souvenir impérissable… A voir aussi pas la bande son signée par Les Wampas, un groupe méconnu de la scène punk-rock française…
[DVD] Films en vrac
Pour notre première escapade cinématographique nous nous offrirons Blanche Neige Et Le Chasseur de Rupert Sanders, une adaptation plutôt musclée du célèbre conte des Frères Grimm.
A la mort de son père la jeune Blanche Neige (Kristen Stewart) est enfermée dans les geôles du château par sa cruelle belle mère, la Reine Ravenna (Charlize Theron). Des années plus tard, à l’aube de ses dix huit ans, elle parvient à s’échapper et se réfugie dans la forêt des ténèbres. Plus déterminée que jamais à éliminer son encombrante rivale Ravenna lance à sa poursuite un chasseur désabusé (Chris Hemmsworth)… Mais les choses ne se passeront pas comme l’espérait la Reine, Blanche Neige et le Chasseur font équipe pour échapper aux soldats qui les traquent…
Certes le film a d’avantage fait parler de lui pour la partie de jambes en l’air entre Kristen Stewart et Rupert Sanders que pour ses qualités cinématographiques, toutefois je dois reconnaître, presque malgré moi, que globalement il tient plutôt bien la route en dépit d’une adaptation très très libre de l’original. Bon OK Kristen Stewart est aussi charismatique qu’une méduse échouée en plein cagnard mais elle réussit tout de même à incarner une Blanche Neige convaincante. A défaut d’être du cinéma d’auteur le film réussit à nous divertir grâce à un rythme soutenu, c’est déjà pas si mal…
Pour un premier film Rupert Sanders tire plutôt bien son épingle du jeu (en plus de tirer son interprète principale), il faut dire que les studios semblaient confiants puisqu’ils lui ont généreusement accordé un budget de 170 millions de dollars (largement amorti puisque le film à déjà rapporté pas loin de 400 millions de dollars au box office mondial). Comme le pari s’est avéré rentable une préquelle, centrée sur le Chasseur, serait d’ores et déjà en chantier…
Abraham Lincoln : Chasseur De Vampires
On reste dans le fantastique pour la suite de notre programme avec un film qui m’intriguait de par son titre « farfelu », il s’agit d’Abraham Lincoln : Chasseur De Vampires réalisé par Timur Bekmanbetov.
Quand le jeune Abraham Lincoln (Benjamin Walker) veut se venger de l’homme qui a tué sa mère il est sauvé in extremis par Henry (Dominic Cooper), un chasseur de vampires. Après quelques hésitation Henry accepte de prendre Abraham sous aile et de le former, leur cible : Adam (Rufus Sewell), le leader des vampires qui compte bien profiter des tensions entre le Nord et le Sud pour étendre la zone d’influence des suceurs de sang…
La première fois que j’ai entendu parler du film je me suis dit que ça sentait à plein nez la série Z qui sortirait directement en DVD sans passer par la case cinéma. Seulement voilà le nom de Timur Bekmanbetov à la réalisation m’a fait revenir sur mes certitudes, pourquoi le réalisateur de Night Watch, Day Watch et Wanted irait-il se fourvoyer dans ce genre de projet foireux ? En fouinant un peu j’ai appris que le film était l’adaptation d’un roman éponyme qui a connu un réel succès Outre-Atlantique, l’auteur, Seth Grahame-Smith, est d’ailleurs le scénariste du film. Pour la petite histoire Seth Grahame-Smith est aussi le scénariste du film de Tim Burton Dark Shadows, quant à Tim Burton il est co-producteur de cet Abrahma Lincoln revisité. Et voilà comment je me suis retrouvé, mû par la curiosité, à mater, sans conviction, ni à priori, ce film.
Le mélange entre la réalité historique et des éléments fantastiques ne m’a pas posé de problèmes particuliers, je ne cherchais pas un biopic sur Abraham Lincoln donc, sachant à quoi m’en tenir, j’ai accepté sans mal ce curieux cocktail. D’ores et déjà je peux vous confirmer que ce film ne restera pas dans les annales du cinéma, mais je ne pense pas non plus que telles étaient les ambitions des studios en se lançant dans ce projet. Au final on a le droit à un divertissement rythmé, bourré d’invraisemblances, mais, si vous le prenez au second degré, vous devriez tout même passer un bon moment.
Décidément notre programme restera fortement ancré dans le cinéma fantastique puisque notre prochaine toile sera Battleship de Peter Berg.
Pour éviter des ennuis à son frère, Alex (Taylor Kitsh), Stone Hopper (Alexander Skarsgard) le convainc/contraint à s’engager dans la marine. Mais Alex semble réfractaire à toute forme d’autorité, aussi, la veille des grandes manœuvres du RIMPAC (un exercice opposant les forces marines des différents états du Pacifique) en vient aux mains avec le Commandant Nagata (Tanadobu Asano), un des leaders de la flotte japonaise. Pour l’Amiral Shane (Liam Neeson) c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais, alors que les manœuvres commencent, les forces armées se retrouvent confrontées à une menace extra-terrestre…
Et oui comme vous pouvez le constater on ne fait pas le cinéma hautement intellectuel, mais notre but est avant tout de nous divertir sans forcément nous chauffer les neurones à blanc. Et je confirme que ce n’est pas ce film qui vous demandera un gros effort intellectuel. Produit par Hasbro (propriétaire depuis 2008 du jeu Battleship, une version revisitée du classique Touché Coulé) le film ressemble effectivement à un vaste coup de pub pour la bataille navale. Ca bouge, ça pétarade, bref c’est rythmé ; pas forcément crédible et réduit au strict minimum stratégiquement parlant, le film joue incontestablement la carte du divertissement et, force est de constater, que ça fonctionne plutôt pas trop mal. Ajoutez à cela une bande son très rock’n’roll (le compositeur Steve Jablonsky a incorporé quelques « classiques » du genre avec AC/DC, ZZ Top et les Creedence Clearwater Revival notamment) et la boucle survitaminée est bouclée…
Retour (momentané) au calme après un début de programme plutôt explosif, nous nous apaiserons les esprits avec Hugo Cabret de Martin Scorcese.
Dans le Paris des années 30 le jeune Hugo Cabret (Asa Butterfield), un jeune orphelin, vit dans une gare où il remonte les horloges afin qu’elles continuent à donner l’heure juste. Il survit de petits larcins çà et là et occupe son temps libre à remettre en état de marche un automate, seul souvenir de son père. Mais pour ce faire il lui manque une étrange clé en forme de coeur. Sa rencontre avec Isabella (Chloe Moretz), la nièce du ténébreux Papa Georges (Ben Kingsley) va lui donner l’occasion de trouver cette fameuse clé, mais pour les deux jeunes gens l’aventure ne fait que commencer…
Même si je fais partie de ceux qui estiment qu’un film signé Martin Scorcese est gage de qualité j’avoue que j’étais plutôt sceptique de le trouver à la tête d’un film estampillé « jeunesse », il faut dire que c’est la première fois depuis 18 ans qu’il dirige un film « tous publics ». Mais le film est bien plus qu’un banal conte pour enfant, c’est aussi et surtout un vibrant hommage au cinéma, l’hommage d’un des réalisateurs les plus doués de ces dernières années à l’un des pères fondateurs du cinéma, Georges Méliès. De quoi satisfaire tous les amoureux du cinéma, petits et grands.
Au chapitre des « curiosités » vous reconnaitrez dans le rôle de l’inspecteur de gare, Sacha Baron-Cohen, qui prouve qu’il peut être tout aussi convaincant dans des rôles plus « humains » et moins surjoués que ses prestations habituelles (Borat, The Dictator…).
Du nerf bon sang ! Rien de tel qu’une petite plongée dans l’univers Marvel pour redonner du pep’s au programme, redécouvrons l’univers de Spider-Man, version Mark Webb avec The Amazing Spider-Man.
Abandonné par ses parents pour des raisons de sécurité, Peter Parker (Andrew Garfield) est élevé par son oncle Ben (Martin Sheen) et sa tante May (Sally Field). En replongeant dans les papiers de ses parents il découvre le nom d’un proche collaborateur de son père, le Dr Kurt Connors (Rhys Ifans) aujourd’hui chercheur pour OsCorp. Au cours d’une visite guidée au coeur d’OsCorp il fausse compagnie au groupe et pénètre dans leurs laboratoires, suite à une maladresse il provoquera un incident qui libérera de nombreuses araignées génétiquement modifiées, l’une d’elle le mordra avant qu’il ne puisse sortir du laboratoire. Dès le lendemain Peter découvre qu’il a de nouvelles aptitudes surhumaines, reste à savoir comment les employer au mieux…
J’avais bien accroché à la trilogie de Sam Raimi avec Tobey Maguire dans le rôle titre aussi j’attendais avec impatience un quatrième volet, qui finalement ne verra jamais le jour suite à une brouille entre le réalisateur et Sony (propriétaire des droits pour les personnages de l’univers de Spider-Man et des X-Men). Du coup c’est sous forme de ce reboot que l’homme-araigné retrouvera les écrans de cinéma avec un nouveau visage et un nouveau costume. La niaiserie du Peter Parker version Tobey Maguire était parfois rageante mais ce n’est rien face à la suffisance du Peter Parker version Andrew Garfield, pendant toute la première partie du film on a envie de lui foutre des baffes dans la gueule.
A part ça le film est plutôt réussi sans toutefois arriver au niveau de ceux de Sam Raimi, du coup forcément on en sort mitigé. Une suite est toutefois d’ores et déjà en chantier (sortie prévue en 2014), espérons qu’elle saura donner un réel nouveau souffle au personnage. Une partie du problème vient aussi de l’abus des effets 3D, je ne sais pas (et ne veux pas particulièrement le découvrir, ce que ça donne en vraie 3D) mais en 2D ça fait incontestablement « too much »…
Dommage que la licence Marvel soit « partagée » entre Disney Interactive et Sony, impossible je suppose d’espérer un jour des Avengers au grand complet, avec Spider-Man et les X-Men…
Ce Qui Vous Attend Si Vous Attendez Un Enfant
Changement total de registre pour notre dernière séance puisque c’est la comédie de Kirk Jones, Ce Qui Vous Attend Si Vous Attendez Un Enfant, qui viendra clore le programme.
Fous de joie à l’idée de fonder une famille, Jules, séduisante icône du fitness à la télé, et Evan, star d’une émission de danse, réalisent que leur vie sous les projecteurs n’a aucune chance de résister aux exigences inattendues qui accompagnent une grossesse. Wendy, auteur à succès, folle de bébés, se retrouve pour la première fois dans la peau des futures mamans auxquelles elle prodigue ses conseils et découvre les surprenants effets physiques engendrés par les hormones de la grossesse. Son mari, Gary, essaie de ne pas se faire humilier par son père, doté d’un esprit de compétition affûté, dont la très jeune femme trophée, Skyler, attend des jumeaux. Holly, photographe, se prépare à parcourir le monde pour adopter un enfant, mais son mari Alex ne se sent pas prêt et tente de contenir sa panique avec l’aide d’un groupe de jeunes pères solidaires parlent avec franchise de la paternité. Rosie et Marco, deux chefs cuisiniers rivaux de « food trucks », ont une aventure et se retrouvent face à un dilemme : que faire quand votre premier enfant s’annonce avant votre premier rendez-vous ? (source Allociné)
Le film, adapté du premier volume d’une série de guide d’accompagnement de la grossesse écrite par Heidi Murkoff se propose d’explorer les différents aspects de la grossesse en fonction du ressenti de chaque couple. Le casting féminin est de premier choix avec Cameron Diaz, Jennifer Lopez, Elizabeth Banks et Brooklyn Decker ; le casting masculin est d’avantage issu du monde de la télévision exception faite de Dennis Quaid et Chris Rock. Sympa sans plus, au vu du casting j’attendais sans doute trop…
[DVD] Films en vrac
On attaque notre programme cinéma avec une « valeur sûre » puisque nous opterons pour Men In Black 3, toujours avec Barry Sonnenfeld aux commandes.
Les agents J (Will Smith) et K (Tommy Lee Jones) se lancent à la poursuite de Boris (Jermaine Clement), un alien particulièrement belliqueux qui vient de s’évader du pénitencier lunaire où il était détenu. Boris est bien décidé à se venger de K, à l’origine de son arrestation et de sa mise en détention. Pour y parvenir il décide de voyager dans le passé pour changer le cours de l’histoire et éliminer K, ce qui devrait lui laisser les mains libres pour asservir la Terre… C’était sans compter sur J qui décide lui aussi d’aller faire un tour dans le passé afin de contrer les plans de Boris et sauver son partenaire…
Même si cette suite ne s’imposait pas forcément elle aura su se faire attendre (MiB2 est sorti en 2002) ; c’est donc avec une certaine impatience et une pointe d’appréhension que j’abordais ce film. Et finalement envolées les appréhensions, le film reprend les ingrédients qui ont fait le succès de ses aînés (action, humour et un bestiaire des plus exotiques) sans sombrer dans le déjà-vu puisque l’intrigue nous propose une approche nouvelle et permet d’approfondir le personnage de K.
Je ne serai pas surpris que l’on retrouve nos fameux « hommes en noir » dans de nouvelles aventures, en effet l’équipe n’excluait pas un ou plusieurs nouveaux volets tant que le public en redemande. Avec un budget de 225 millions de dollars et un box office mondial de 624 millions de dollars il semblerait que le public ne soit pas encore lassé de nos chasseurs d’aliens. Pour ma part si l’équipe peut nous garantir des films aussi efficaces que ce troisième opus alors je dis pourquoi pas…
Changement de registre pour la suite avec notre seule escapade dans le cinéma « made in France », l’heureux élu a été Le Prénom, une comédie réalisée par Alexandre De La Pattellière et Matthieu Delaporte.
Pierre (Charles Berling) et son épouse, Elizabeth (Valérie Benguigui) se préparent à recevoir le frère de cette dernière, Vincent (Patrick Bruel) et sa femme, Anna (Judith El Zein) ainsi que leur ami d’enfance, Claude (Guillaume De Tonquédec). La soirée commence par une discussion autour du prénom de l’enfant qu’attend Anna, l’occasion pour Vincent de lancer une plaisanterie qui va rapidement faire dégénérer le repas en un règlement de comptes entre les convives…
Le concept de la réunion familiale/amicale qui part en vrille n’est pas nouveau mais ça reste l’occasion de franches rigolades quand le sujet est bien traité et c’est justement le cas ici, les personnages sont limites caricaturaux mais c’est justement de leurs antagonismes que naissent les quiproquos et les prises de bec. Rien de novateur mais les acteurs, plus que convaincants, nous permettent de passer un bon moment sans prise de tête.
Pour la petite histoire avant d’être un film Le Prénom a d’abord été une pièce de théâtre (les réalisateurs en sont les auteurs et le casting est quasiment le même, exception faite de Charles Berling). M’est d’avis que le résultat doit être encore plus efficace sur les planches…
Enfin je reste convaincu que les discussions autour des prénoms des enfants peuvent rapidement tourner au vinaigre, il faut bien reconnaître que parfois la marge entre l’originalité et le ridicule est des plus ténue…
Retour à Hollywood avec le dernier Tim Burton, Dark Shadows.
En 1752 Barnabas Collins (Johnny Depp), transformé en vampire par la sorcière Angélique (Eva Green), est enterré vivant par cette dernière. Plus de 200 ans plus tard il est accidentellement libéré de sa tombe, c’est tout naturellement qu’il décide de rejoindre le manoir familial, désormais « gouverné » par Elizabeth Collins (Michelle Pfeiffer) et sa famille. Quand Barnabas découvre que son ennemie jurée est encore de ce monde et menace toujours la famille Collins il décide de tout mettre en oeuvre pour se venger et protéger les siens…
Je n’ai jamais été déçu par un Tim Burton et ce n’est pas Dark Shadows qui fera exception à la règle, l’univers fantastique se prête bien aux délires visuels du réalisateur (notamment pour le personnage de Barnabas Collins). On pourrait regretter un aspect un peu superficiel de l’ensemble, voire lui reprocher un arrière goût d’inachevé, mais le réalisateur n’exclut pas l’idée de se pencher sur une suite (au vu des résultats du box office mondial, 239 millions de dollars pour un budget de 150, il y a fort à parier que le public répondra présent si suite il y a.
Pour l’anecdote c’est la huitième collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp, une équipe qui fonctionne à la perfection et qui, n’en doutons pas, nous réserve encore quelques bonnes surprises…
L’Age De Glace 4 – La Dérive Des Continents
Le temps d’un film on redevient des enfants avec L’Age De Glace 4 – La Dérive Des Continents, de Steve Martino et Mike Thurmeier.
Suite à un tremblement de terre Syd, Manny et Diego se retrouvent isolés de leurs amis, ils dérivent sur un morceau d’iceberg tandis que les autres cherchent à échapper à la colère de la nature. Bien déterminés à rejoindre les leurs ils vont tout faire pour y parvenir, jusqu’à ce que leur « route » croise celle d’un équipage pirate des plus hétéroclite et pas franchement amical…
Le troisième opus m’avait laissé une impression plutôt mitigée, il était clair que la licence commençait à s’épuiser aussi j’avais quelques doutes quant au quatrième film de la saga, d’autant que Carlos Saldanha, retenu sur un autre projet, ne figurait pas au sein de l’équipe technique. Au final le film est plutôt une bonne surprise, on y découvre de nombreux nouveaux personnages dont certains pourraient être appelés à revenir si un projet de suite devait voir le jour. Et bien entendu l’inénarrable Scrat est toujours là pour nous dérider les zygomatiques avec ses nombreuse gaffes.
C’est pas plus mal qu’ils aient renoncé à leur projet initial de dégel (les héros prisonniers de la glace reviennent à la vie de nos jours) qui me laissait plus que perplexe, si suite il y a j’espère que ça restera dans la même veine que ce troisième film, leur histoire de dégel serait pour le film de trop qui viendrait pourrir la saga.
On notera au passage que parmi les acteurs chargés du doublage dans la VO on trouve Alain Chabat (si, si, le nôtre, celui des Nuls) qui prête sa voix (en version française aussi cela va de soi) à la mouette Silas. Certes pas le rôle le plus important du film mais c’est quand même une sacrée reconnaissance. Le doublage du Capitaine Gutt, le chef pirate, est assuré en VO par Peter Dinklage, qui incarne Tyrion Lannister dans la série Le Trône De Fer.
Retour au cinéma mais façon blockbuster cette fois avec le film Prometheus de Ridley Scott.
Les professeurs Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall-Green) prennent par à une expédition spatiale destinée à en apporter un jour nouveau sur les origines de l’humanité. Après un voyage de plus de deux ans le vaisseau Prometheus, placé sous l’autorité de Meredith Vickers (Charlize Theron) arrive enfin à destination. Mais dès leur première sortie les choses ne se passent pas comme prévu, les extra-terrestres qu’ils espéraient croiser semblent avoir été décimés par des créatures hostiles. Et ces créatures n’ont pas abandonné la place une fois leur forfait accompli, comme l’équipage ne tardera pas à le découvrir…
Ca faisait un bail que Ridley Scott ne s’était pas aventuré dans la science-fiction (depuis Blade Runner, sorti en 1982) mais visiblement il n’a pas perdu la main, loin s’en faut ! Outre des effets spéciaux parfaitement maîtrisés (même si les créatures sont un peu moins abouties que les xénomorphes d’Alien) on a le droit à une intrigue bien ficelée, pleine de surprise et à une ambiance qui deviendra de plus en plus glauque. Du grand et bon cinéma de SF !
A la base conçu pour n’être qu’une préquelle de la saga Alien le film a finalement bénéficié d’une attention particulière du réalisateur et finalement pourrait se décliner sous la forme d’une trilogie permettant de faire le lien entre Prometheus et Alien. Si on se fie aux seuls chiffres (402 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 130) on peut dire que le réalisateur a le vent en poupe, je n’imagine pas les studios lui refuser une ou plusieurs suites.
Sans transition on passe du blockbuster à un film de série B sorti directement en DVD avec Bad Ass de Craig Moss.
Vétéran du Vietnam Franck Vega (Danny Trejo) n’a jamais vraiment réussi à faire quelque chose de sa vie jusqu’au jour où il vient en aide à une personne âgée en mettant une branlée à deux petites frappes. La vidéo, postée sur Youtube, connaît une popularité fulgurante et fait de Franck un héros local. Mais le répit sera de courte durée, Klondike Washington (Harrison Page), son seul ami et lui aussi vétéran, sera assassiné alors qu’ils venaient d’emménager ensemble. Franck va remonter la piste des tueurs en s’imposant par la force, mais il se pourrait bien qu’il s’attaque à plus fort que lui cette fois…
Soyons clairs dès le départ, ce n’est certainement pas un film qui restera dans les annales du cinéma mais ce n’est pas pour autant que c’est une sinistre daube. Le concept n’est pas nouveau, il a été popularisé par la saga du justicier (incarné par Charles Bronson) et repris par de nombreux autres films avec plus ou moins de réussite ; globalement je dirai que ce film se classe dans la moyenne haute, essentiellement grâce au jeu de Danny Trejo qui n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour s’imposer à l’écran.
A la base on voulait clore notre programme par un film « intelligent » du coup on s’était lancé dans Cosmopolis de David Cronenberg, mais après 33 minutes de blablatages sans le moindre intérêt et dans une ambiance profondément soporifique on a renoncé ; ça m’aurait vraiment fait chier de dépenser 4000 balles (33 Euros) pour avoir un film aussi pourri dans ma collection de DVD !
[DVD] Films en vrac…
Notre première escapade cinéphile sera placée sous le signe du thriller plus ou moins fantastique avec Le Prestige de Christopher Nolan.
Londres, fin du XIXème siècle. Les prestidigitateurs Alfred Borden (Christian Bale) et Robert Angier (Hugh Jackman) se livrent une lutte sans merci pour être le meilleur, tous les coups sont permis afin de trouver le tour qui assurera la prospérité à son créateur. C’est autour d’un tour appelé « l’homme transporté » que leur rivalité atteindra son paroxysme…
J’avais entendu parler du roman homonyme de Christopher Priest avant le film mais je n’arrivais pas à me le procurer (depuis il est dispo chez la Team AlexandriZ) et puis finalement j’ai cédé à la facilité en optant pour la version cinéma. Mais je compte bien me rabattre sur le roman à l’occasion afin d’éclaircir certains points…
L’intrigue est complexe et tarde un peu à prendre forme, il faut s’accrocher et surtout ne pas décrocher un moment sous peine d’être largué. Donc à regarder de préférence l’esprit clean et en sachant que les neurones vont devoir se mettre en branle pour suivre le cheminement du film. A vrai dire je reste mitigé quant à mes impressions, certes on a le droit à quelques surprises de taille, c’est globalement plutôt pas trop mal foutu mais je trouve malgré tout que l’ensemble manque de consistance ; peut être que je n’étais pas dans un état d’esprit suffisamment éveillé pour apprécier pleinement le film.
On reste dans le domaine du fantastique pour la suite de notre programme, mais cette fois dans le décor post apocalyptique de La Route de John Hillcoat.
Dans un monde dévasté par un cataclysme (nucléaire ?) un homme (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smit-McPhee) tentent tant bien que mal de survivre au milieu des paysages désolés. La nourriture est leur principal source d’inquiétude, les réserves s’épuisent peu à peu, d’autres survivants n’hésitent pas à recourir au cannibalisme pour survivre, eux s’y refusent et doivent donc éviter de devenir les proies de ces chasseurs de chair humaine…
De prime abord j’aurai été tenté de dire que le bouquin de Cormac McCarthy était impossible à porter à l’écran de façon viable, et pourtant le réalisateur australien, dont c’est le premier film « international » (comprendre le premier remporte un succès critique et public hors Australie), s’en sort haut la main. On retrouve toute la noirceur du bouquin, le style minimaliste est parfaitement restitué au niveau visuel. On a juste le droit à quelques flashbacks supplémentaires sur la vie de l’homme (les personnages n’ont toujours pas de nom) avant le chaos. Chapeau bas aussi à Viggo Mortensen sur qui repose l’essentiel du film, tout en respectant un jeu minimaliste il parvient à donner à son personnage une véritable profondeur et humanité quasiment palpable.
Peace, Love Et Plus Si Affinités
Changement de registre pour la suite puisque l’on optera pour Peace, Love Et Plus Si Affinités, une comédie signée David Wain.
Alors qu’ils quittaient, contraints et forcés, leur confortable vie new-yorkaise Georges (Paul Rudd) et Linda (Jennifer Aniston) tombent par hasard sur Elyseum, une communauté ultra permissive qui semble s’épanouir en vivant le plus simplement du monde. Ils y sont accueillis à bras ouverts par Seth (Justin Theroux) qui semble être plus ou moins le maître des lieux. Si le changement de vie peut paraitre séduisant à plus d’un titre le couple va rapidement devoir faire face à de nouveaux dilemmes…
Je n’attendais pas grand chose de ce film sinon de passer un moment sympa sans prise de tête et c’est exactement ce qu’il offre ; à ce titre il est même plutôt réussi, le comique dû au choc des « cultures » fonctionne impeccablement, les acteurs sont convaincants. Certes pas inoubliable mais il aura au moins le mérite de nous dérider les zygomatiques, à voir pour le fun et à oublier…
On reste dans la comédie mais cette fois au format animation pour notre prochaine séance puisque notre choix se portera sur Le Lorax de Chris Renaud.
Dans l’espoir de s’attirer les faveurs de sa jolie voisine le jeune Ted n’hésitera pas à quitter la ville afin de lui trouver un vrai arbre. Il va rencontrer le Gash-Pilleur, un vieil ermite aigri, qui va lui raconter son histoire, intimement liée à la légende du Lorax, une créature destinée à protéger la nature de la folie des hommes. Mais les nouvelles préoccupations du jeune garçon ne sont pas vraiment du goût de Monsieur O’Hare, puissant homme d’affaire qui règne en maître absolu sur la ville…
Etant plutôt hermétique (pour ne pas dire allergique) au discours politique écologique (pour moi ce sont des pastèques politiques : verts dehors, rouge dedans) et n’étant pas non plus un écolo-citoyen modèle (je ne pourris pas mon environnement par plaisir mais je ne suis pas non plus à l’affut du moindre geste écolo à la mode ou de la bouffe bio à tout va), le pari de me séduire avec une fable écolo était plutôt ardu. Et pourtant Le Lorax aura su retenir mon attention, justement par son message simple, humain et dépourvu de tout militantisme. Un film pour petits et grands qui nous rappelle que notre planète est fragile et qu’il serait peut être temps d’arrêter les conneries…
Si les noms de Chris Renaud et des studios Illumination Entertainement ne sont pas encore inscrits en lettres d’or dans le monde de l’animation il n’en reste pas moins qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’on leur doit déjà l’excellent Moi, Moche Et Méchant (à noter que le second volet est en chantier avec la même équipe aux commandes) ; Le Lorax confirme qu’ils maîtrisent leur sujet, nul doute qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin…
On termine sur une note cocorico tout en restant dans le registre comique avec Mince Alors ! de Charlotte de Turckheim.
Quand son mari (Grégory Fitoussi) lui offre une cure d’amincissement Nina (Lola Dewaere) ne sait comment interpréter ce cadeau. C’est sans conviction qu’elle se rend donc à Brides-Les-Bains où elle se liera d’amitié avec Sophie (Victoria Abril) et Emilie (Catherine Hosmalin), à leur contact elle prendra peu à peu confiance en elle et en ses capacités trop souvent ignorées par son mari. Mais ce n’est pas la seule remise en question qu’elle devra affronter au cours de cette cure…
Le film aborde la question du surpoids avec légèreté et sans vouloir faire passer son message à tout prix, pas question non plus de nous vendre un quelconque régime (ils sont au contraires l’objet de quelques répliques assassines) ; l’idée semble d’avantage d’inciter les gens à s’assumer sans complexe du moment qu’ils sont bien dans leur tête. D’où le trio aux physiques totalement différent, Victoria Abril sans une once de graisse en trop, Lola Dewaere et ses rondeurs et Catherine Hosmalin franchement obèse. On y croise aussi d’autres personnages plus ou moins en quête d’identité mais toujours dans la bonne humeur. Téléchargé sans conviction mais finalement je reconnais avoir passé un bon moment devant le PC/TV…
[DVD] Avengers
S’il est bien un film dont je surveillais la sortie du DVD c’est ce fameux Avengers de Joss Whedon qui nous offre un échantillon de premier choix de personnages issus de l’écurie Marvel. D’autre part face au succès phénoménal du film il fallait bien que je me fasse mon idée personnelle sur la chose, mais je pars sur des bases plus que positives.
Le SHIELD, une organisation secrète dirigée par Nick Fury (Samuel L. Jackson) doit faire face à la menace de Loki (Tom Hiddleston), revenu sur Terre pour asservir l’humanité grâce à la puissance de tesseract, une source d’énergie aux pouvoirs incommensurables. Dépassé par les événements Nick Fury recrute Steve Rogers / Captain America (Chris Evans) et Bruce Banner / Hulk (Mark Ruffalo) afin d’épauler ses agents de terrains, Clint Barton / Oeil De Faucon (Jeremy Renner) et Natasha Romanoff / La Veuve Noire (Scarlett Johansson). L’équipe sera rapidement renforcée par l’arrivée de Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Jr) et Thor (Chris Hemsworth). Mais reste à savoir si tout se beau monde sera capable de s’entendre et de s’allier contre un ennemi commun…
Autant lever le voile sans tergiverser et répondre de suite à la question de savoir si le film est à la hauteur de mes attentes : sans aucune hésitation je réponds un OUI franc et massif, pour moi c’est certainement l’un des meilleurs (sinon LE meilleur) film estampillé Marvel. Les personnages étant déjà connus le réalisateur peut nous directement au coeur de l’action, et au niveau adrénaline et rythme on est largement servi ! Mais le film ne repose pas uniquement sur de l’action à gogo et ses effets spéciaux (même si ceux ci sont des plus réussis, on voit à l’écran que le budget a dû être considérable), comme souvent dans l’univers Marvel on a aussi le droit à quelques touches d’humour (pour moi la meilleure scéne à ce titre est quand Loki dit à Hulk qu’il est un dieu et qu’il n’a pas à s’incliner devant des créatures inférieures, la réponse du géant vert est sans équivoque sur ce point). Pour faire simple on va dire que c’est une totale réussite.
Parlons gros sous maintenant, Avengers est le film inspiré de l’univers Marvel le plus cher à ce jour avec un budget de 220 millions de dollars et ça se voit ; mais rassurez vous les studios sont largement rentrés dans leurs frais puisque le film se hisse d’office sur la troisième marche du podium en terme de box office mondial (derrière Titanic et Avatar) avec des recettes estimées à prés de 1,5 milliards de dollars. De quoi motiver les troupes pour un second volet (annoncé pour 2015, avec toujours Joss Whedon aux commandes), suite qui devrait être « amorcée » les « suites » de Iron Man (2013), Thor (2013) et Captain America (2014) ainsi que par des nouveaux venus qui seront introduits par le film Guardians Of The Galaxy (2014). L’avenir cinématographique des super-héros a encore de beaux jours devant lui…
Les fans savent que désormais il faut rester jusqu’au bout du générique pour bénéficier d’un bonus final, Avengers ne déroge pas à la règle, plutôt deux fois qu’une puisque nous avons une première séquence au milieu du générique (qui introduit celui qui devrait être le « méchant pas beau » du second volet) et une seconde à la fin (qui n’apporte pas grand chose, sinon un clin d’oeil humoristique).
[DVD] Hunger Games
Après un weekend placé sous le signe de la fantasy médiévale avec la seconde saison du Trône De Fer nous avons décidé de nous offrir une pause ciné dimanche soir, changement d’époque et de genre puisque nous opterons pour Hunger Games, film de SF réalisé par Gary Ross.
Dans un futur indéterminé une grande compétition sous forme de combats à mort oppose les 12 districts qui ont osé se rebeller contre le Capitole. Deux candidats, un garçon et une fille, âgés de 12 à 18 ans, sont choisis au hasard pour représenter leur district de ces nouveaux jeux du cirque hyper médiatisés, sur les 24 candidats un seul restera vivant. Pour épargner à sa jeune soeur de se retrouver dans l’arène Katniss (Jennifer Lawrence) se porte volontaire pour représenter le district 12, côté garçon c’est Peeta (Josh Hutcherson) qui sera désigné. Avant d’être livrés à eux mêmes (et aux autres) les jeunes gens subissent un rapide entraînement ponctué de quelques conseils, pour le district 12 ce sont Haymitch (Woody Harrelson) et Cinna (Lenny Kravitz) qui devront préparer « leurs » candidats…
Le film est l’adaptation de la trilogie littéraire du moment (elle est la saga la plus vendue de tous les temps sur Amazon.com, devant Harry Potter) écrite par Suzanne Collins. Le pitch me plaisait bien mais j’avoue que l’étiquette « littérature jeunesse » a coupé court à ma curiosité, pourtant la trilogie Hunger Games figure dans mon stock à lire numérique depuis déjà quelques temps. Finalement le film sera sans doute l’élément déclencheur pour passer outre mes appréhensions, il m’a en effet donné envie d’en savoir plus sur le contexte de la saga (à peine abordé dans le film) et surtout pour connaître le fin mot de l’histoire sans avoir besoin de patienter jusqu’à 2015 (date annoncée pour le dernier long métrage, le troisième opus étant divisé en deux films).
Le film est bien parti pour connaître le même engouement que les bouquins, avec un budget de 78 millions de dollars il a déjà engrangé près de 685 millions de recettes au box office mondial. Un succès dont entend bien profiter Jennifer Lawrence, elle a en effet demandé un cachet de 10 millions pour participer au second opus (contre 500 000 $ pour ce premier film), nul doute qu’elle aura gain de cause, un changement de casting serait un pari trop risqué. Par contre Gary Ross ne sera pas aux commandes de la suite, il estime en effet que les studios lui mettent trop de pression au niveau du timing, aux dernières nouvelles ce serait Francis Lawrence (aucun lien de parenté avec Jennifer) qui prendrait la relève.
Vous l’aurez sans doute compris j’ai été conquis par le film qui est moins « nunuche » que ce que je présageais, certes on a bien un dosette d’histoire d’amour en toile de fond mais elle est loin d’être au centre de l’intrigue. L’accent est plutôt mis sur le rythme et l’action, pari réussi puisqu’on ne s’ennuie pas une minute au cours des 2h20 que dure le film. Vivement la suite, en espérant qu’elle soit à la hauteur de ce premier film…
[DVD] Films en vrac…
Notre première pause cinéma sera pour le thriller fantastique Limitless de Neil Burger.
Eddie Morra (Bradley Cooper) est un écrivain en manque d’inspiration qui semble foirer tout ce qu’il touche. Jusqu’à ce qu’il découvre le NZT, une drogue expérimentale qui réveille et multiplie ses capacités cérébrales de façon exponentielle. Quasiment du jour au lendemain sa vie change du tout au tout, quoi qu’il entreprenne le succés est au rendez-vous à tel point qu’il finit par éveiller la curiosité de Carl Van Loon (Robert De Niro), un puissant magnat de la finance. Mais pour rester au sommet Eddie doit s’assurer un approvisionnement continu au risque de chuter de son piédestal, de même il va devoir affronter le manque et les effets secondaires tandis que d’autres semblent prêt à tout pour mettre la main sur ses réserves de NZT…
C’est la comédie Very Bad Trip qui donnera le réel coup d’envoi à la carrière cinématographique de Bradley Cooper, avec ce film il prouve qu’il est plus que « le beau gosse de service » et peut convaincre dans un tout autre registre. Faut dire aussi qu’il est aidé en cela par un scénario en béton mené tambour battant et ponctué çà et là par quelques touches d’humour, sans oublier que le fait de partager la tête d’affiche avec De Niro est un luxe qui ne se refuse pas.
Le film a bénéficié d’un accueil favorable aussi bien de la critique que du public, résultat des courses il peut se targuer d’un box office mondial de plus de 155 millions de dollars ; pour un budget de 27 millions, on peut dire que le réalisateur et les studios ont raflé la mise…
Voyage au pays des contes de fée avec une nouvelle version de Blanche Neige, revue et corrigée par Tarsem Singh.
Quand Blanche Neige (Lily Collins) commence à remettre en question l’autorité et la légitimité de sa belle-mère de reine (Julia Roberts) celle-ci décide de la faire éliminer. Au lieu d’obéir le valet chargé de tuer la jeune femme l’abandonne en pleine forêt. Elle sera recueillie par une bande de nains hors la loi qui feront d’elle une des leurs et lui apprendront à prendre confiance en elle même et en ses capacités. Ce ne sera pas de trop pour contrer les noirs desseins de la marâtre…
Il faut croire que dans l’horoscope selon Grimm, 2012 est placée sous le signe de Blanche Neige puisque pas moins de trois films revisiteront le célèbre conte déjà mis en image par Walt Disney en 1937 ; outre ce film on trouvera aussi à l’affiche Blanche Neige Et Le Chasseur de Rupert Sanders (qui en profitera pour s’envoyer en l’air avec « sa » Blanche Neige/Bella, incarnée par Kristen Stewart) et, faisant office d’outsider, La Fantastique Histoire De Blanche Neige de Rachel Goldenberg.
Retour à nos moutons avec le film de Tarsem Singh. Le réalisateur joue clairement la carte de la comédie aux décors et costumes très kitchs, une touche de fraîcheur plutôt réussie. Mais la grande originalité du film réside dans son septuor de nains devenus hors la loi après avoir bannie par la reine, de même leurs noms sont plus le reflet de leur ancienne profession que de leur personnalité. A défaut de rester dans les annales le film mérite le détour pour un divertissement familial sans prise de tête.
Petite escapade par le cinéma français avec le dernier film d’Etienne Chatiliez, L’Oncle Charles.
Charles Doumeng (Eddy Mitchell), richissime homme d’affaire expatrié en Nouvelle-Zélande depuis plus de 50 ans, décide, alors qu’il se sait condamné par la médecine, de renouer contact avec sa soeur qu’il a perdu de vue depuis qu’il a quitté la France suite à un accident. Quand Corinne (Valérie Bonneton), ambitieuse clerc de notaire dans la région nantaise, prend connaissance de l’annonce du milliardaire mourant elle voit l’opportunité de se faire de l’argent facile. Elle parvient à convaincre Louise (Alexandra Lamy), sa cousine éternellement fauchée, de se faire passer pour la nièce, en piochant dans chacune de leur famille ils recomposent une « famille modèle » et contactent la Nouvelle-Zélande afin d’annoncer la « bonne » nouvelle…
Même si on a connu Chatiliez plus inspiré (La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille, Le Bonheur Est Dans Le Pré et l’excellentissime Tatie Danielle pour ne citer que son top 3 « made in moi »), il nous offre une comédie familiale (sur le thème de la famille et pour toute la famille) dont il a le secret, riche en surprises et quiproquos en tout genre… Bref encore un divertissement réussi à mettre à son actif, je serai presque tenté de dire « sans surprise » puisqu’il me semble n’avoir jamais été déçu par un film signé Chatiliez (à ma décharge je n’ai vu ni La Confiance Régne, ni Agathe Clery, ces deux titres ne m’inspirant pas outre mesure)…
Retour à Hollywood avec un thriller pur jus signé Ben Affleck, The Town.
Doug McRay (Ben Affleck) et ses complices sont braqueurs pour le compte d’un caïd de Boston. Au cours d’un braquage ils prennent en otage Claire Keesey (Rebecca Hall), la directrice de l’agence, afin de couvrir leur fuite avant de la relâcher une fois à l’abri de la police. LE FBI, en la personne de l’agent Frawley (John Hamm), est envoyé en renfort auprès de la police locale afin d’identifier les braqueurs et de mettre fin à leurs attaques. Bien entendu le témoignage de Claire peut jouer un rôle détarminant dans l’avancée de l’enquête, afin de suivre les progrès de l’enquête Doug décide de se rapprocher anonymement de la jeune femme. Alors qu’un autre braquage se profile Doug et Claire nouent une relation de plus en plus intime…
Comme je l’ai dit en intro on plonge là dans un thriller pur et dur, une intrigue rythmée (avec notamment une belle course poursuite) et pleine de rebondissements, des personnages convaincants (portés et sublimés par Ben Affleck) et même une pointe d’émotion. Au final c’est du tout bon, on se laisse embarquer par le film pour ne plus décrocher jusqu’au clap de fin.
Pour la petite histoire, le quartier de Charlestown, où se déroule le film, détient le record mondial de braquages de banques et attaques de fourgons blindés au km² ! Et pour rester dans l’anecdotique le film s’inspire d’un roman de Chuck Hogan (co-auteur avec Guillermo Del Toro de l’excellente trilogie vampirique La Lignée De Sang), Le Prince Des Voleurs.
Notre ultime pause cinéma de la semaine sera placée sous le signe de l’humour brut de décoffrage puisque nous opterons pour The Dictator de Larry Charles.
L’Amiral-Général Aladeen (Sacha Baron Cohen) régne en maître absolu sur la Wadiya assisté par son bras droit et conseiller Tamir (Ben Kingsley). Sommé par les Nations-Unies de s’expliquer sur la nature de son programme nucléaire le dictateur se rend à New-York accompagné de son précieux conseiller et d’une petite délégation. Mais à peine arrivé sur le sol américain le voilà victime d’un putsch opragnisé par Tamir qui prétend vouloir instaurer un pouvoir démocratique. Le dictateur est bien déterminé à reprendre les rênes du pouvoir coûte que coûte, mais sans sa barbe (coupée par son tortionnaire) personne ne le reconnaît ; c’est alors qu’il rencontre avec Zoey (Anna Farris), une militante écolo-bio-pacifiste…
Troisième collaboration entre Larry Charles et Sacha Baron Cohen après Borat (que j’ai beaucoup aimé) et Brüno (j’ai déjà moins adhéré), The Dictator est de loin leur film le plus abouti. Il bénéficie en effet d’un réel scénario plutôt que de sembler être une succession de sketches, les personnages bénéficient d’une réelle profondeur et évoluent (notamment Aladeen) au fil du scénario ; tout ça sans renier l’humour cash (parfois trash) et la provoc qui sont quand même leur marque de fabrique. Résultat des courses j’ai passé un bon moment de franche rigolade…
Comme d’hab Sacha Baron Cohen a assuré une promo hors norme en s’exhibant çà et là dans son uniforme militaire et arborant sa longue barbe, pour l’occasion un site officiel interactif a aussi été créé (je n’ai pas encore eu l’occasion d’y jeter un oeil mais je compte bien réparer cette lacune prochainement).
J’aurai pu dédié un post à part entière à ce film étant donné que je compte bien acheter le DVD, ne serait-ce que pour avoir une version « unrated » et les bonus qui doivent valoir le détour. Même si vous n’avez pas aimé les deux précédents films je vous invite à laisser une chance à celui-ci plutôt que de le rejeter d’office…







