[BOUQUINS] Freida McFadden – Les Secrets De La Femme De Ménage

C’est une chance inespérée pour Millie d’avoir décroché un nouveau travail. Chez les Garrick, un couple fortuné qui possède un somptueux appartement avec vue sur New York, elle fait le ménage et prépare les repas dans la magnifique cuisine.

Cela paraît trop beau pour être vrai. Et effectivement, la femme de ménage ne tarde pas à déceler quelques ombres au tableau… Son patron, Douglas Garrick, est d’humeur de plus en plus changeante. Et pourquoi sa femme Wendy reste-t-elle toujours enfermée dans la chambre d’amis ?

Le jour où Millie découvre du sang sur une chemise de nuit, elle ne peut plus rester les bras croisés. Quelque chose se trame dans cette maison. Une situation à laquelle Millie n’est pas préparée et qui pourrait bien se retourner contre elle si elle continue de vouloir découvrir les secrets des autres…

Pour être tout à fait franc ce n’était pas mon choix initial, le roman en question étant totalement inadapté à la lecture sur liseuse, je me suis rabattu sur son challenger.

Parce que j’avais apprécié le premier opus mettant en scène Millie Calloway, la femme de ménage la plus célèbre du moment.

Je ne vous cacherai pas que je craignais que cette lecture ait un arrière-goût de déjà-vu, le pitch semble en effet assez proche de celui de La Femme De Ménage.

Dans sa construction, le roman est assez proche de son aîné, La Femme De Ménage. Cela commence par un prologue dans lequel on découvre un personnage en grande difficulté (naturellement, on pense immédiatement à Millie). Puis la première partie nous renvoie quelques mois en arrière et donne la parole à Millie. Les parties suivantes alternent ensuite les points de vue.

Je vous rassure tout de suite : les similitudes entre les deux romans s’arrêtent là. L’intrigue est totalement différente — même s’il faudra attendre la seconde partie pour en mesurer toute l’ampleur. On découvre de nouveaux protagonistes, notamment le couple Garrick, les nouveaux employeurs de Millie. Freida McFadden profite de cette intrigue inédite pour approfondir la personnalité de Millie Calloway, et la rendre encore plus attachante, humaine… et imprévisible.

Comme indiqué plus haut, la première partie reste relativement classique. Millie doit d’abord prendre la mesure des « dérives » du couple Garrick avant de décider d’intervenir pour réparer ce qu’elle considère comme une injustice. Les derniers chapitres de cette partie rebattent complètement les cartes et plongent Millie dans une situation particulièrement délicate, voire désespérée.

La seconde partie nous dévoile l’envers du décor grâce à un autre point de vue. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le plan mis en place ne manque pas de perversité. À côté des Garrick, le couple Winchester — les employeurs de Millie dans La Femme De Ménage — passerait presque pour des enfants de chœur !

Il ne vous restera ensuite plus qu’à vous laisser guider jusqu’au fin mot de l’histoire. Je peux simplement vous dire que Millie pourra compter sur un allié de poids dans sa quête de vérité. Et je vous garantis que les surprises seront au rendez-vous jusqu’à la dernière ligne de l’épilogue.

Sur la forme, il est vrai que le style narratif de Freida McFadden reste assez simple, presque scolaire par moments. Mais ce léger bémol s’efface rapidement tant l’intrigue est efficace et maîtrisée. On se laisse happer sans effort et la lecture devient très vite addictive.

Une fois de plus, vous n’aurez pas entre les mains « le thriller de la mort qui tue », mais un page-turner solide, bien construit et agréable à lire. Pour ma part, je compte bien continuer à suivre les périples de Millie Calloway. Il me reste encore un roman court (La Femme De Ménage Se Marie) et un roman (La Femme De Ménage Voit Tout) à découvrir. Et même après cela, je poursuivrai volontiers mon exploration de l’univers littéraire de Freida McFadden.

[BOUQUINS] Freida McFadden – La Femme De Ménage

Chaque jour, Millie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l’école et prépare les repas avant d’aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L’occasion de repartir de zéro.

Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable.

Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l’extérieur, il est peut-être déjà trop tard…

Si vous n’avez jamais entendu parler du « phénomène littéraire » qu’est supposé être ce bouquin, c’est que vous avez passé ces dernières années à l’isolement (volontaire ou non, cela ne nous regarde pas)… ou sur une autre planète (là en revanche, j’avoue que ça pique ma curiosité).

Bref, il était grand temps que je me confronte à cette fameuse femme de ménage et que je me fasse ma propre idée sur son cas.

Dès le prologue Freida McFadden nous plonge au cœur du drame, il s’est passé quelque chose de grave chez les Winchester et la narratrice a bien conscience d’être dans le pétrin.

Retour trois mois en arrière, quand la jeune Millie Calloway, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine de dix années de prison, se fait embaucher comme femme de ménage chez les Winchester. Pour elle ce job est une aubaine inespérée, pour le garder elle est prête à supporter les sautes d’humeur et les contradictions de sa patronne, Nina Winchester. Même les caprices de sa gamine, Cecelia, l’archétype de la gosse pourrie gâtée, ne la feront pas flancher.

Pendant toute la première partie du roman (un peu plus de la moitié du bouquin), Millie partage avec les lecteurs son expérience chez les Winchester. Un quotidien fait de confrontations répétées avec la maîtresse de maison. Intéressant mais pas transcendant, on se demande où Freida McFadden compte nous mener.

Petit bémol dans cette première partie sur les réflexions répétées de Millie sur la beauté du ténébreux paysagiste ou celle du discret maître des lieux. OK, elle sort de taule mais là on a l’impression que si elle se fourre un œuf entier dans son intimité, il sort cuit dur en quelques secondes.

Les cartes sont totalement rebattues dans la seconde partie du roman et un changement majeur au niveau du narrateur (ou de la narratrice, allez savoir). On découvre une vérité que l’on était loin d’imaginer et certaines interrogations trouvent leur réponse.

Finalement ce qui s’annonçait comme un thriller psychologique assez fade révèle toutes ses saveurs. De révélations en révélations, on en prend plein les mirettes… et ce quasiment jusqu’à la dernière page (mention spéciale pour la dernière phrase d’Evelyn Winchester). Force est de constater que la réputation qui précédait le bouquin n’est pas surfaite.

Que les choses soient claires, ce n’est pas de la grande littérature, ni le thriller de la mort qui tue, mais il n’en reste pas moins suffisamment bien pensé et construit pour faire son effet. Ce revirement de situation dans la seconde partie m’a hameçonné, à partir de là je n’ai plus pu lâcher le bouquin.

Mission accomplie pour Freida McFadden, elle peut ajouter une nouvelle victime à son tableau de chasse. Il est plus que probable que je me lancerai dans les autres tomes de la série, et ce sans trop tarder (il faut battre le fer tant qu’il est chaud).