[Boxe News] Bernard Hopkins vs Chad Dawson

Hopkins vs DawsonDeuxième rendez-vous boxe proposé par Canal+ cette année avec la première défense de titre de champion du monde mi-lourd WBC pour Bernard Hopkins, qui sera opposé à Chad Dawson (résultat logique de la rencontre de Montréal en mai 2011). Mais avant la rencontre phare de la soirée nous avions le droit à deux autres combats.
Le premier combat sera une demie finale pour le championnat du monde junior en poids léger IBF, opposant le « vétéran » Kendall Holt (30ans, 31-27V-4D) à la star montante de la catégorie Danny Garcia (23 ans, 21 combats aucune défaite). Un combat un peu fade et surtout à sens unique, qui verra le challenger, Danny Garcia, s’imposer sur décision partagée des juges (l’un des juges devait être dans les vapes pour donner la victoire à Holt). Une belle occasion de se faire connaître pour Danny Garcia qui disputait son premier championnat en 12 rounds, à voir ce qu’il donnera en finale et surtout s’il rejoindra le circuit professionnel…
La deuxième rencontre était un championnat du monde des poids plumes IBF opposant Antonio De Marco (25ans, 28-25V-2D-1N) à Jorge Linares (26 ans,32-31V-1D). Un combat intense mené quasiment de bout en bout par Linares malgré une blessure sanguinolente à la base du nez dans le quatrième round suite à une accélération de De Marco. Au cours de la onzième reprise De Marco reviendra à la charge, il tape peu mais ses coups portent, son adversaire se retrouve ouvert à l’arcade et groggy. L’arbitre arrêtera le combat sur blessure avant un inévitable mais inutile KO de Linares. De Marco remporte le titre à la surprise générale par TKO.
Enfin le combat qui devait être le clou de la soirée pouvait commencer pour le titre mi-lourd WBC entre Bernard Hopkins (46 ans, 60-52V-5D-2N) et Chad Dawson (29 ans, 31-30V-1D). Mais finalement ce sera un flop  puisqu’au cours du second round, Hopkins, entraîné par son élan, se retrouvera sur Dawson qui se dégagera d’une poussée de l’épaule, le champion en titre se casse la gueule et ne trouve rien de mieux à faire que de se déboiter l’épaule (ce qui sera confirmé par un examen médical, sur le coup difficile de savoir si Hopkins ne simule pas une douleur imaginaire). Après un délibéré de quelques minutes, vidéos à l’appui, les juges décident d’attribuer la victoire à Chad Dawson par TKO alors que le clan Hopkins espérait une disqualification du jeune challenger. Pour avoir vu le match je ne peux qu’approuver la décision du jury et de l’arbitre, Dawson n’a fait que se dégager sans geste déplacé, quant à Hopkins il ne semble pas avoir fait grand chose pour amortir sa chute. Au final je dirai que le vieux roublard n’était pas prêt pour ce combat et qu’il a été victime de son propre jeu (mais je ne suis pas forcément très objectif vu que je n’apprécie pas particulièrement Hopkins). Reste à savoir maintenant si la décision sera contestée par les hautes instances de la boxe…
Un show globalement bien terne dont la boxe ne sortira certainement pas grandie…

Bref passage à la Fête du Boeuf de Païta

Fête du BoeufDimanche matin nous avons été faire un passage éclair à la Fête du Boeuf de Païta, non que l’on se soit soudain sentis inspirés par cette manifestation mais uniquement parce que Abra devait s’assurer que tout se passait bien sur le stand des Fraisiers de Païta. Le hasard a voulu que l’on arrive pile poil au moment où commençait l’une des attractions les plus populaires de cette fête : le dépeçage traditionnel d’un veau.
Avant d’aller plus loin je tiens à préciser que j’assume parfaitement ma condition de carnivore, je ne vais donc pas faire ma mijaurée en pleurant sur le triste sort de l’animal, d’autant que, traditionnel ou industriel (en abattoir), la bestiole n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive (à part une bonne dose de stress) avant de rendre son dernier soupir. Ce que j’ai plus de mal à comprendre par contre c’est l’intérêt d’assister à ce genre de démonstration, à vrai dire même sans y assister les commentaires au micro de l’animateur sont suffisamment éloquents pour se passer du visuel. Voilà en résumé les étapes du processus…
En guise de préambule le veau s’est fait couper les couilles (les animelles en politiquement correct mais ça revient ua même), il faut dire que l’une des autres attractions populaires du show est un concours de dégustation d’animelles de veau (et oui c’est la fête du boeuf, pas celle des veaux) ; n’ayant jamais goûté je ne me prononcerai pas sur la chose, disons simplement que ça ne m’inspire pas plus que ça. Ensuite notre veau, allégé de ses balloches, est conduit à la zone d’abattage et de dépeçage.
– L’abattage est net et sans bavure : une balle dans la tête. Trois en l’occurrence, « une balle fatale et les deux autres par sécurité pour s’assurer que l’animal ne souffrira pas » dixit l’animateur (heu… si le premier tir a été fatal on peut supputer que la bestiole est morte, donc qu’elle n’est plus en état de souffrir).
– Ensuite il faut saigner le veau (« Ecartez-vous messieurs, dames, ça va pisser le sang »). On tranche la gorge et on laisse l’animal se vider lentement mais sûrement.
– Troisième étape on ouvre la bête pour la vider de sa tripaille (en prime on a le droit à la recette des tripes à la mode de Caen alors que lesdites tripes sont encore fumantes).
– Ensuite on passe au dépeçage proprement dit, l’animal est proprement débarrassé de sa peau (à partir de là on s’est éloignés pour faire le tour des stands donc je n’ai plus vraiment écouté les commentaires).
– Dernière étape la découpe de la carcasse.
Emballé c’est pesé ! Un peu morbide comme spectacle, mais bon ça n’engage que moi… Ceci dit je répète que j’assume totalement ma condition de carnivore, j’adore la barbaque et je n’ai aucun remord à en manger autant que nos moyens financiers le permettent.

[BOUQUINS] JC Grangé – Le Passager

JC Grangé - Le PassagerC’est avec une certaine impatience (et une pointe d’appréhension compte tenu de ses derniers romans) que je me suis plongé dans lecture du dernier Jean-Christophe Grangé, Le Passager.
Bref détour par le pitch histoire de ne pas casser l’effet de surprise. Le psychiatre Matthias Freire prend en charge un amnésique retrouvé plus ou moins errant sur les voies de la gare St Jean à Bordeaux ; peu après le capitaine Anaïs Châtelet et son équipe ce rendent sur une scène de crime particulièrement morbide dans cette même gare. Les deux affaires sont-elles liées ? Si oui comment ? Pour le savoir le Dr Freire doit aider son patient à retrouver son identité et son passé. Il ne le sait pas encore mais cette quête de la vérité va le mener à d’incroyables révélations sur sa propre personne, des secrets bien enfouis que de mystérieux hommes en noir semblent prêt à tout pour éviter qu’ils ne remontent à la surface…
Comme je l’ai dit en introduction de ce post les derniers opus de Grangé m’ont quelque peu laissé sur ma faim, Miserere m’avait déçu avec son final complètement abracadabrant, quant à La Fôret Des Mânes c’est le rythme qui lui faisait quelque peu défaut (surtout au début). D’entrée de jeu Le Passager nous rassure et nous entraîne dans une intrigue haletante qui nous laisse à peine le temps d’encaisser les surprises entre deux rebondissements, Grangé serait-il de nouveau au top de son inspiration ? Jusqu’à la dernière partie du roman on a envie de répondre par un OUI franc et massif, dommage que la fin nous laisse un goût d’inachevé, elle aurait mérité quelques pages de plus afin de répondre à toutes les questions que l’on pouvait se poser (même is avec pas loin de 750 pages c’est le roman le plus volumineux de l’auteur). Ce sera donc un OUI du bout des lèvres, oui car malgré ce final un peu trop abrupt on a entre les mains un thriller qui tient toutes ses promesses, un scénario riche et bien documenté (comme d’hab avec Grangé, c’est d’ailleurs l’une des grandes forces de tous ses romans)) et des personnages toujours aussi tourmentés. Les amateurs retrouveront des crimes particulièrement sanglants mais sans vraiment entrer dans les détails pour ne pas casser le rythme. Sans doute pas l’un des meilleurs titres de l’auteur mais suffisamment abouti pour nous faire oublier les déceptions (relatives encore une fois) de ses deux précédents romans.
Pour la petite histoire j’avais téléchargé le bouquin au format ePub sur une plateforme dédiée pas forcément très légale, mais finalement dès que j’ai vu la version papier en rayon je me suis rué dessus ; concrètement le numérique m’aura permis de poursuivre ma lecture quand je n’avais pas le bouquin sous la main (j’ai ainsi dû lire 4 ou 5 chapitres).
A l’heure où j’écris ce post j’avoue ne pas savoir quel sera le prochain bouquin dans lequel je me plongerai, peut être un retour aux enquêtes de Harry Hole (mine de rien j’ai 4 bouquins de Jo Nesbo, en atente) à moins que… Qui vivra, verra.

Rugby 2011 – Quarts de finale de toute beauté !

Irlande – Pays de Galles : 10 – 22
L’Irlande n’a encore jamais passé le cap des quarts de finale en Coupe du Monde, étant donnés favoris de cette rencontre ils espéraient bien mettre un terme à cette série noire… Sauf que les gallois ne misaient pas vraiment sur le même scénario, le Pays de Galles a offert un ses supporters un tournoi sans fausses notes (même l’Afrique du Sud a bien failli se casser les dents face à eux). Pas question de faillir en quart de finale, ils ont joué un jeu physique et offensif mettant à rude épreuve la défense irlandaise et c’est assez logiquement qu’ils se qualifient pour la suite de la compétition ; quant au XV du trèfle, le voilà une fois de plus contraint de sortir par la petite porte mais il n’a pas à rougir de ses résultats (ils peuvent quand même se targuer d’avoir battu l’Australie).
Angleterre – France : 12 – 19
Certainement la rencontre la plus attendue par les supporters des Bleus, mais aussi le match le plus difficile pour le XV tricolore. Dès le départ les Bleus ont su nous rassurer, ils se sont comportés en guerriers conquérants sur le terrain, renouant avec leur rugby habituel et prenant les anglais par surprise. Toute la première période sera dominée par le XV tricolore qui s’offre le luxe de finir sa mi-temps sur le score de 16-0. Petite baisse de régime en seconde période, et surtout sursaut d’une équipe anglaise pas au mieux de sa forme, mais ils ne pourront que réduire le score avant de s’incliner.
Chapeau bas au XV tricolore qui a enfin réussi à nous faire vibrer alors qu’on désespérait de les voir se sortir les doigts du cul. Un beau match mais je ne crie pas pour autant à l’exploit, c’est ce rugby que nous aurions dû jouer dès le départ de la compétition. De même je ne retire pas un traître mot de tout ce que j’ai pu dire sur nos précédentes contre-performances, difficile d’oublier à quel point on a été nuls (appelons un chat un chat) lors des matches de poule. Reste à espérer que les Bleus joueront avec la même rage de vaincre face au Pays de Galles le week-end prochain.
Afrique du Sud – Australie : 9 – 11
La rencontre choc de ces quarts avec deux équipes parmi les meilleures mondiales (respectivement deuxième et troisième au classement IRB), on pouvait s’attendre à un match disputé et très physique et c’est exactement ce à quoi nous avons eu le droit. Jusqu’à la dernière minute il était difficile, pour ne pas dire impossible, de dire qui des Wallabies ou des Springboks l’emporterait. Et finalement l’Australie fera chuter les tenants du titre (qui ont joué de malchance il faut bien leur laisser ça). Un beau match, on en viendrait presque à regretter que l’une de ces deux équipes n’accèdent pas au carré final mais il faut bien un gagnant et un perdant.
Nouvelle-Zélande – Argentine : 33 – 10
Sur le papier ça aurait dû être une promenade de santé pour les All Blacks (ils n’ont jamais perdus face à l’Argentine et se sont même souvent imposés avec des scores sans appel), sur le terrain ça a été une toute autre paire de manche. Les Pumas argentins ont brillamment résisté et ce sont même offerts le luxe de dominer leurs adversaires durant une bonne partie de la première mi-temps. En seconde période les Blacks ont repris les rênes du match avant de prendre le large. L’Argentine a prouvé, une fois de plus, qu’elle progressait, lentement mais surement, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’année prochaine elle va intégrer le tournoi des tri-nations aux côtés d’adversaires prestigieux (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Australie). La demie finale Nouvelle-Zélande – Australie aura un parfum de finale avant l’heure…
Mon pronostic pour la finale : France – Nouvelle-Zélande ; si les Bleus confirment leur grand réveil il ne serait même pas totalement aberrant de miser sur une victoire française… Mais on en est pas encore là, avant il faut passer le cap des demies-finales, tout peut encore arriver (d’un côté comme de l’autre).

La Calédonie entre enfin dans une vraie économie de marché (ou presque)

Free NutellaCommençons par poser le décor. Au nom de la protection de la production locale bon nombre de produits de consommation courante sont soit purement et simplement interdits d’importation, soit soumis à des quotas, soit surtaxés et autres mesures protectionnistes du genre. Citons en vrac les pâtes à tartiner, certains yaourts aromatisés, sorbets, chocolats, bonbons, pains en sachet et bières d’origine hors UE…
Bonne nouvelle pour le consommateur, dans le cadre de la lutte contre la vie chère le gouvernement à décider de remettre en cause ces fumisteries qui faussent complètement la loi de l’offre et de la demande. Certains quotas vont être abolis (c’est notamment le cas pour le Nutella, le produit symbole de cette sinistre connerie protectionniste) et la plupart des surtaxes vont être très largement revues à la baisse. Ne feront l’objet de mesures de protection particulières que les produits reconnus d’utilité publique.
Certes les producteurs locaux grincent des dents mais franchement qu’ils ne comptent pas sur moi pour avoir le moindre mot compatissant quant à leur situation, ça fait des années qu’ils se remplissent les fouilles sur nos gueules. Désormais ils seront soumis à la loi du marché comme dans tout système inspiré d’une économie libérale, s’ils veulent que l’on consomme leurs produits ils devront nous proposer un produit compétitif ! Terminés les protectorats imbéciles ! Vive la concurrence !
Je ne crache pas sur les produits locaux mais j’aime avoir le libre choix de consommer ce que je veux, marre de voir des pubs à la TV et de se dire : « Et merde encore un truc qui n’arrivera jamais ici » ! Le consommateur a tout à gagner à cette libéralisation du marché, espérons que les importateurs joueront le jeu… Quant à nous, consommateurs, nous sommes nombreux à espérer un peu de nouveauté dans nos assiettes.
Pour finir je voudrai revenir rapidement sur la petite histoire du Nutella en Nouvelle-Calédonie. Longtemps il a été purement et simplement interdit d’importation, puis, depuis quelques années les autorités ont décidé d’instaurer un quota annuel de 6 tonnes (pour 250 000 habitants, sachant qu’en NC nous consommons 80 tonnes de pâte à tartiner par an). Du coup les gourmands/gourmets profitaient du moindre voyage hors territoire (soi-même, famille ou amis) pour faire venir illégalement du Nutella en Calédonie ; bien entendu si la douane tombait sur la marchandise elle était saisie et détruite (j’ai toujours un méchant doute sur la « destruction » de certains produits saisis). Si tout se passe comme prévu, le projet de loi du gouvernement devrait enfin mettre un terme à cette aberration.

Bienvenue dans « La Grotte »

Depuis mardi nous (la cellule Statistiques) avons pris possession de nos nouveaux locaux dans l’immeuble Botticelli, un bel immeuble tout beau tout neuf sauf que nous avons hérité des bureaux les moins bien lotis.
Dans l’immeuble Mangin nous étions au sein d’un open-space partagé avec une équipe du service informatique, certes pas l’idéal mais l’endroit avait le mérite d’être équipé de nombreuses fenêtres nous permettant de bénéficier d’un éclairage naturel quasiment toute la journée et d’aérer le bureau… On peut imaginer pire comme conditions de travail.
Sauf que nous ne faisons par qu’imaginer depuis notre déménagement, nous subissons !  Le bureau est certes spacieux et plutôt fonctionnel pour quatre personnes mais c’est un bocal sans aucune ouverture sur l’extérieur ! D’où le sobriquet de « La Grotte » qui nous est venu tout naturellement… Résultat des courses on est sous éclairage artificiel toute la journée (des spots blancs au-dessus des bureaux) et la seule façon d’avoir un peu d’air est de brancher la clim. Y’a pire j’en conviens mais j’peux vous assurer que c’est vraiment pas le top pour bosser…
On a beau nous expliquer qu’en terme d’ergonomie tout est parfaitement légal ou encore que nous bénéficions d’un éclairage LED réglable en intensité et filtré par des verrières sablées ça ne change rien au fait que l’on a un peu (beaucoup) l’impression d’avoir été les dindons de la farce dans cette histoire (et encore je suis poli).
Du coup je me suis fait le porte-parole de la cellule pour défendre notre cause auprès des syndicats et du CHSCT. Merci à Henri pour s’être fait l’écho de nos griefs, le CHSCT reconnaît que nous avons été perdants dans ce déménagement et a donné un accord de principe pour notre transfert au Kariba dès que les locaux seront prêts (livraison prévue en mars 2012). Décision approuvée sans réserve par la Direction.

Le coin des garçons (Karl et moi)

CAFAT
Le coin des filles (Christelle et Julie)

CAFAT
A l’arrière-plan de la seconde photo c’est le bureau de notre responsable, le seul à bénéficier de fenêtres sur l’extérieur. Les photos ne rendent pas vraiment compte de la réalité de la chose car elles ont été prises au flash donc forcément ça paraît plus lumineux que ça ne l’est réellement.

Rugby 2011 – Un carré final sans surprise…

Que dire de la piètre prestation du XV tricolore face à l’équipe des Iles Tonga (victoire tongienne 19-14) ? Pour faire simple on va dire que si l’on est capable du meilleur comme du pire en rugby l’équipe de France nous a offert le meilleur du pire lors de cet ultime match de poule ! Difficile de tomber plus bas dans la médiocrité, entre les imprécisions et autres cafouillages en tout genre (ballons perdus, passes hasardeuses, dégagements foireux…) on a tout simplement été minables, pathétiques et pitoyables ! Si les deux premiers matchs ont déçus l’on pouvait espérer un sursaut de fierté après la défaite contre les Blacks mais au lieu de ça le XV tricolore nous a offert un match lamentable… Bravo aux Tonga qui ont su exploiter nos erreurs et quittent la compétition la tête haute (en s’assurant une troisième place qui les qualifie d’office pour la Coupe du Monde de 2015), quant aux français leur place en quart est un hold-up pur et simple. Qu’est-ce qu’on peut espérer pour la suite ? Franchement j’en sais rien, je ne suis même pas sûr d’avoir envie de les voir continuer dans la compétition… Une chose est certaine si l’on offre aux anglais un rugby aussi pourri ils nous mettront une branlée monstre. Est-ce qu’on est capable de proposer autre chose ? J’en doute…
Dans le dernier match de la poule A opposant les All Blacks au Canada, nous avons eu le droit à un véritable show des néo-zélandais qui se sont logiquement imposés 79-15 ; il est plaisant de noter toutefois que même s’ils n’avaient aucune chance les canadiens se sont battus jusqu’au bout, un match certes à sens unique mais une belle rencontre quand même.
On retrouvera donc en quart les matches suivants :
– Irlande – Pays de Galles
– Angleterre – France
– Afrique du Sud – Australie
– Nouvelle-Zélande – Argentine
Il faudra donc attendre la finale pour avoir le droit à un choc entre le Nord et le Sud…
Si les All Blacks sont incontestablement l’une des meilleure (sinon LA meilleure) équipe du monde il est intéressant toutefois de noter qu’ils n’ont plus remporté le titre mondial depuis 1987 (année de la première Coupe du Monde) ; l’Afrique du Sud, tenante du titre peut se prévaloir de deux titres (1995 et 2007), idem pour l’Australie (1991 et 1999), en 2003 ce sont les anglais qui ont décroché la coupe.

[BOUQUINS] Cormac McCarthy – La Route

C. McCarthy - La RouteAh que voilà un bouquin qui ne semble laisser personne indifférent ! Keskidi ? Kezako ? Bin c’est écrit un haut dans le titre du post, je vais vous causer de La Route, roman post-apocalyptique de Cormac McCarthy encensé par les uns et vomi par les autres ; il n’en fallait pas moins pour me motiver à me forger ma propre opinion sur la chose.
Dans une Amérique dévastée par un apocalypse, un homme et son fils s’échinent, tant bien que mal, à survivre en longeant une route qui les mène vers le sud. Dans un paysage hostile, recouvert des cendres de ce qui fut l’humanité et où le soleil semble peiner à filtrer, ils vont devoir trouver de quoi se nourrir au quotidien, se protéger du froid hivernal et échapper à des hordes de cannibales déshumanisés…
Le moins que l’on puisse dire c’est que la prise en main est plutôt déconcertante, on ne sait pas exactement quel cataclysme, naturel (une météorite) ou humain (une guerre nucléaire quoiqu’il n’est à aucun moment fait état de possibles radiations), a frappé le monde pour le laisser dans un tel état de désolation, les personnages n’ont pas de nom, juste « l’homme » et « le petit », et on ne sait pas vraiment où ils vont ni pourquoi ils s’y rendent… Le style est plus qu’épuré, brut de décoffrage sans réelle mise en page (aucun chapitrage, juste une succession de paragraphes plus ou moins courts, concis et incisifs sans fioritures). J’avoue avoir eu du mal à accrocher aux premières pages (pour être tout à fait franc j’ai même failli renoncer après une cinquantaine de pages) mais si je voulais rédiger une chronique objective il fallait que je m’accroche, alors je me suis accroché… Et finalement j’ai eu raison !
Une fois que l’on s’est adapté à l’écriture (certes déroutante) on se laisse happer par l’intrigue et cette course à la fois désespérée et pleine d’espoir d’un homme et de son fils en quête d’un ailleurs meilleur. On s’attend inéluctablement à la fin mais là aussi McCarthy réussit à nous surprendre.
Par contre j’ai été clairement dérangé par les phrases à rallonge ponctuées de « et » à tout-va (« Quand il fit suffisamment jour pour voir il mit ses chaussures et se leva et s’enveloppa dans une des couvertures et partit un peu plus loin et resta les yeux fixés sur la route en dessous. »). Je reste convaincu que des phrases courtes auraient donné encore plus d’impact au roman.
Pour finir sur un simple détail je préfère de loin la couverture originale (voir l’image ci-contre) que celle de la version poche (l’affiche du film en fait), je trouve qu’elle illustre mieux le côté « nu » et froid du roman. Mais bon c’est vraiment un infime détail…

[BOUQUINS] La littérature vampirique avant Dracula

VampirePour me remettre de mes émotions après la lecture de Dracula – L’Immortel j’ai décidé de me plonger dans les origines de la littérature vampirique. « Tiens il va relire le Dracula de Bram Stoker » vous dites-vous sans doute ; et bien que nenni braves gens. Dracula, paru en 1897, n’est pas l’ouvrage fondateur du genre même s’il en demeure le pilier fondamental. Avant le roman de Bram Stoker les vampires ont fait deux (courtes) apparitions littéraires remarquées, une première fois en 1819 sous la plume de John William Polidori dans une nouvelle intitulée sobrement Le Vampire, puis sous une forme féminine dans le court roman Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu en 1871. Ces deux titres (ainsi que LE Dracula de Bram Stoker) étant dans le domaine public c’est l’occasion rêvée pour les découvrir…
John William Polidori – Le Vampire (1819)
C’est Lord Byron qui est à l’origine de cette nouvelle suite à un défi lancé lors d’un weekend entre amis (écrire en une journée un récit mettant en scène un mort-vivant, c’est de ce challenge qu’est né, sous la plume de Mary Shelley, un autre classique de la littérature fantastique, Frankenstein). Byron n’étant guère inspiré sur ce coup renonça au bout de quelques pages, c’est John William Polidori, son médecin et secrétaire, qui reprit le flambeau et lui donna sa forme définitive.
Aubrey, jeune et riche orphelin, décide de parcourir le monde avec le mystérieux et ténébreux Lord Ruthven, toutefois, las de la conduite amorale de son mentor, le jeune homme s’en sépare et rejoint la Grèce où il rencontre la belle Ianthe dont il tombe peu à peu amoureux. Une nuit, la jeune femme est assassinée par un vampire, Aubrey en réchappe de justesse, blessé et fiévreux. Lord Ruthven arrive à Athènes au même moment et décide de se rendre au chevet de son ami. Mais est-ce vraiment un hasard si Lord Ruthven est lui aussi en Grèce ? Sa bienveillance soudaine ne cache-t-elle pas un terrible secret ?
Bon autant le dire tout net la nouvelle ne casse pas trois pattes à un canard, ça se lit pas trop mal mais sans plus. L’intrigue est plutôt creuse et prévisible, les personnages manquent de profondeur et l’on apprend pas grand chose sur le vampire et le vampirisme. Son seul mérite est d’avoir introduit le vampire dans la littérature, ouvrant ainsi la voie à de nombreux auteurs qui allaient s’engouffrer dans la brêche et enrichir le mythe…
Joseph Sheridan Le Fanu – Carmilla (1871)
Et parmi ces auteurs on retrouve Joseph Sheridan Le Fanu, un écrivain irlandais prolifique et reconnu dans le domaine du roman fantastique et gothique, avec Carmilla il va botter le cul au puritanisme de l’ère victorienne puisque non contente d’être une vampire, son personnage est aussi lesbienne. Par ailleurs c’est ce récit qui posera certaines des bases de ce qui restera longtemps associé au vampirisme (notamment en ce qui concerne les moyens de détruire un vampire).
Laura vit dans un château retiré avec son père et leur personnel. Quand ils se proposent d’héberger la jeune Carmilla au château en l’absence de sa mère ils sont loin de se douter que leur vie va connaître de profonds bouleversements. Laura et Carmilla deviennent rapidement amies malgré le mystère qui entoure cette dernière, mystère qu’elle se plait à entretenir tout en se montrant pleine d’attentions à l’égard de son amie. Dans le même temps un étrange mal semble décimer les jeunes filles du village voisin…
J’ai franchement été séduit par ce court roman qui, aujourd’hui encore, se lit avec beaucoup de facilité. Le personnage de Carmilla est bien plus complexe qu’il n’y parait, tourmenté entre son amour sincère pour Laura et sa condition de vampire. Enfin l’on y retrouve effectivement une ébauche de ce qui constituera le mythe vampirique. Rien d’étonnant que Bram Stoker s’en soit inspiré lorsqu’il a rédigé Dracula.
Stoker enrichira encore le mythe au point de devenir la référence absolue en matière de littérature vampirique, du moins jusqu’au récent avènement de la bit-lit (et ses vampires au coeur de guimauve) qui séduit tant la jeunesse en pleine crise hormonale… Heureusement qu’il reste certains auteurs qui nous offrent des récits novateurs avec des vampires « 100% pourris » et « 100% guimauve free » (à ce titre j’attends avec impatience l’ultime volet de La Lignée, annoncé pour la fin de l’année).