Comme annoncé précédemment j’ai illico enchaîné sur le cinquième opus des enquêtes de l’inspecteur Harry Hole, la chose s’appelle L’Etoile Du Diable et est toujours signée Jo Nesbo.
Harry Hole est au bord du gouffre, ses soupçons sur la culpabilité de l’inspecteur Tom Waaler dans le meurtre de sa collègue sont confirmés mais il n’a aucune preuve pour étayer ses accusations. Rongé par la rage et le désespoir il se laisse sombrer dans une lente dérive éthylique menaçant son équilibre affectif (Rakel ne veut pas exposer Oleg à un ivrogne instable) et professionnel (son chef ne peut plus couvrir ses frasques). Et c’est justement au coeur d’un été caniculaire qu’un tueur en série se mets à éliminer ses victimes en les amputant d’un doigt et an laissant sur le corps un diamant rouge taillé en forme d’étoile. Harry Hole se retrouve contraint de faire équipe avec Tom Waaler pour stopper le tueur qui semble toujours avoir une longueur d’avance sur la police. Et si c’était justement l’occasion rêvée de s’approcher de Waaler et de le démasquer…
Fin de la trêve donc pour Harry Hole qui replonge plus bas que jamais, et nous lecteur/spectateur de sa déchéance sommes partagé entre la compassion et la colère ; et oui on a envie de lui mettre des claques à notre flic préféré quand on voit avec quel acharnement il détruit tout ce pour quoi il vivait ! Soit dit en passant toute la première partie du bouquin traîne quelques longueurs à force de s’étaler sur les états d’âme de Hole. Heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place le roman retrouve son côté addictif jusqu’à un final explosif (on lit les 150 dernières pages d’une traite, presque sans respirer).
Certes pas la meilleure des enquêtes de Harry Hole (la partie de l’intrigue relative au tueur en série est sous exploitée, elle n’est que prétexte à la confrontation Hole/Waaler) mais on en ressort tout de même satisfait, la boucle est enfin bouclée ; reste à savoir ce qu’il va advenir de Harry… La réponse devra attendre un peu je vais faire un break avant de reprendre. Prochaine escale littéraire : Sukkwan Island de David Vann.
[TV News] Being Human
En attendant de pouvoir mater les derniers épisodes de la saison 2 de Vampire Diaries nous avons bifurqué vers une autres série fantastique découverte via TVO et le canal TOU.TV (une TV en ligne québécoise), la chose s’appelle Being Human (qui devient Vampires & Cie au Québec) et est signée Toby Whithouse.
Deux amis, Mitchell (Aidan Turner) et George (Russell Tovey) aménagent dans un nouvel appart bien déterminés à vivre comme tout le monde malgré leur condition, et oui ils sont respectivement un vampire et un loup-garou… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour eux il faut que leur appart soit habité par Annie (Lenora Crishlow), le fantôme de l’ancienne occupante des lieux, décédée dans des circonstances pas très claires…
Pour info c’est la version britannique de la série que j’ai téléchargé, comme souvent face à un produit potentiellement rentable les américains ont pondu une version US (diffusée actuellement sur Syfy mais comme je pensais que c’était la même série je n’ai pas cherché à la voir). Pas d’effets spéciaux époustouflants, un jeu d’acteur un peu quelconque et une intrigue bateau (après trois épisodes vus) mais malgré tout la série reste plutôt agréable à suivre. Les deux supposés « monstres » cherchent avant tout à lutter contre l’instinct de leur condition surnaturelle, Mitchell s’est affranchi du sang humain et George s’enferme et s’isole pour ne blesser personne les soirs de pleine lune, tous les deux évitent de tisser des relations trop étroites avec les femmes de peur que la situation n’échappe à leur contrôle ; quant à Annie elle doit essayer de comprendre pourquoi la mort ne veut pas de son âme. Et nous on suit les tribulations de ce trio improbable tandis que les vampires semblent prêt à entrer en guerre contre les humains…
Rien de franchement transcendant mais la série est divertissante, je crains toutefois que la fin n’arrive sans que les choses ne se soient vraiment décantées (il n’y a que 6 épisodes), cette première saison semble d’avantage destinée à planter le décor plutôt qu’à nous tenir en haleine au fil des épisodes… Dommage que TOU.TV n’ait diffusé que la première saison (la quatrième est actuellement en cours), va falloir que je suive la chose pour ne pas passer à côté de la suite (pas simple d’autant que nos amis québécois ont changé le titre de la série à partir de la saison 2 pour la baptiser La Confrérie De L’étrange).
[BOUQUINS] Jo Nesbo – Rue Sans-Souci
J’ai mis à profit ce long weekend offline pour me plonger dans le quatrième opus des enquêtes de l’inspecteur Harry Hole cher à Jo Nesbo, la chose s’appelle Rue Sans-Souci.
Harry Hole enquête sur un braquage au cours duquel une employée de banque semble avoir été abattue froidement sans le moindre mobile. Les choses se compliquent pour Harry quand, quelques jours plus tard, la femme avec qui il a passé la nuit la veille est retrouvée morte, apparemment elle se serait suicidée, mais Hole ne croit pas à cette version des faits. Le hic c’est qu’il ne se souvient de rien sinon d’une monumentale gueule de bois le lendemain…
C’est avec un réel plaisir que je me suis replongé dans l’univers tourmenté de Harry Hole, quelque part c’est un peu comme si je retrouvais un pote après une longue période d’absence, d’autant que cette enquête est captivante et toujours aussi riche en surprises et rebondissements avec deux intrigues bien tarabiscotées.
Au cas où j’en doutais encore il est clair que j’accroche bien plus au duo Nesbo/Hole qu’à Mankell/Wallander. J’ai dévoré le bouquin en deux jours et je compte bien me plonger dans le suivant sur la lancée en espérant que l’affaire sous-jacente depuis Rouge-Gorge (le meurtre de la collègue de Hole) trouve sa conclusion. De même ça fait plaisir de constater que la présence de Rakel et Oleg dans la vie de Harry Hole le rend plus humain, plus altruiste et l’éloigne de ses vieux démons (bin oui j’vous l’ai dit à force Hole c’est un peu comme un pote, un pote qu’on verrait s’enfoncer sans pouvoir lui tendre la main). Pour tout vous dire c’est, à mon goût, la plus aboutie des enquêtes de Harry Hole que j’ai lu à ce jour, espérons que les suivantes soient du même acabit…
Vous aurez sans doute constaté que plus ça va et plus le blog s’oriente vers des chroniques axées sur les bouquins que je lis ou les films (et séries) que je mate ; c’est pas vraiment une nouvelle ligne éditoriale, ça c’est fait comme ça, tout simplement. De temps en temps je vous livrerai mes états d’âme à chaud quand je tomberai sur un truc qui me fait réagir, sinon je veux pas faire de ce blog un substitut de Facebook dans lequel j’étale mon quotidien trépidant…
[BOUQUINS] Paul W. Young – Le Shack
Changement total de registre avec un roman téléchargé par curiosité, la chose s’appelle Le Shack de Paul W. Young et semble être un véritable phénomène littéraire Outre-Atlantique qui, peu à peu, dépasse les frontières du continent américain.
« Mackenzie,
Il y a longtemps qu’on ne s’est vus… Tu me manques.
Je serai au shack le week-end prochain si tu as envie de venir m’y retrouver.
— Papa »
Tel est le mystérieux message que reçoit Mack trois ans et demi après le meurtre brutal et toujours non élucidé de sa fille cadette. Le shack en question est le lieu supposé du crime (le corps de la fillette n’ayant jamais été retrouvé), une cabane isolée au coeur de la forêt. Qui est ce mystérieux « Papa » ? Certainement pas son père décédé depuis longtemps sans avoir jamais su être un père pour lui. Pourrait-il s’agir de Dieu, que la femme de Mack appelle affectueusement Papa ? Ou d’une mauvaise plaisanterie, voire pire ? Pour en avoir le coeur net Mack décide de se rendre à cet étrange rendez-vous…
Comme je vous l’ai dit en introduction j’ai été intrigué par ce raz-de-marée littéraire (plus de 4 millions d’exemplaires vendus aux USA) mais d’un autre côté, étant viscéralement athée, je craignais de tomber sur ramassis de bondieuseries écrites par une grenouille de bénitier, ou encore d’un de ces trucs new-age qui vous promet monts et merveilles après leur lecture ; c’est donc avec une certaine appréhension que je me suis lancé dans ce bouquin, la curiosité ayant finalement pris le pas sur mes aprioris négatifs.
Et franchement je ne regrette pas de m’y être essayé car au final ce sont surtout les culs-bénits qui ont dû avoir les oreilles qui sifflent en lisant ce bouquin, le message est bien loin de celui transmis par l’église (et donc les hommes) ; au contraire c’est plutôt un encouragement à avoir la foi en s’affranchissant des préceptes humains (l’homme de Dieu est loin d’être un saint quand on compte le nombre de morts dont ils sont responsables, sans parler des récentes affaires de pédophilie… en fait ce sont plus des fils de pute que des fils de Dieu), une foi pure, venue de l’intérieur. Ca donnerait presque envie de se convertir sauf qu’il n’y a pas de conversion possible puisque cette foi abolit la notion de religion.
Au final ce roman reste une véritable expérience de lecture qui ne devrait laisser personne indifférent, contre toute attente j’ai beaucoup aimé et ça m’a fait pas mal cogiter (pas au point de remettre en question mon athéisme). Pour info Le Shack est le titre québécois du roman, en français il a été publié sous le titre La Cabane (il eut été plus juste de le nommer Le Refuge mais bon c’est une autre histoire).
Pour finir ce post plus long que ce à quoi je m’attendais je voudrais juste faire un petit clin d’œil à la chanson Ce n’est pas à Dieu que j’en veux de Daniel Guichard ; l’idée est assez proche du bouquin, à titre d’exemple je vous cite le premier refrain :
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui m’en ont parlé
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui l’ont remplacé
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui m’en ont parlé
Je l’ai cherché dans leurs yeux, mais je ne l’ai pas trouvé.
[BOUQUINS] Jérôme Camut & Nathalie Hug – 3 Fois Plus Loin
Finalement, à force de persévérance, je serai venu à bout de 3 Fois Plus Loin, thriller signé par Jérôme Camut et Nathalie Hug.
Au cours de leurs recherches d’essences rares pour l’industrie pharmaceutique Nina Scott et son équipe découvrent d’étranges ruines au coeur de la jungle vénézuélienne, mais une violente tempête les contraindra à rebrousser chemin avant d’avoir pu étudier le site. Malgré la mort d’un de ses compagnons et malgré son licenciement la jeune femme est bien décidée à percer le mystère de ces ruines. Quels secrets renferment-elles ? Qui semble prêt à tuer quiconque s’approchera du site ? Pourquoi Nina semble épargnée par ce ou ces gardiens des lieux ? Quel rapport entre ces ruines et l’expédition de quatre chercheurs français 50 ans plus tôt ?
Si l’intrigue, telle que présentée en quatrième de couverture, m’avait attiré force est de reconnaître que la lecture fut laborieuse, et pour cause l’histoire peine à démarrer et traîne des longueurs inutiles, heureusement passées les 150 premières pages les choses se décantent lentement mais surement, du coup on se surprend même à avoir envie de s’accrocher afin de découvrir le fin mot de l’histoire. En fait je crois que l’un des gros problème du bouquin tient dans son personnage principal qui, plus encore que l’intrigue, tarde à devenir attachant (à vrai dire il faut attendre la dernière partie du livre pour qu’elle réagisse autrement que comme une gourde névrosée et égoïste).
Au final je retire de ce roman un sentiment mitigé, un peu comme ce fut le cas avec Les Voies De L’Ombre (des mêmes auteurs), un gros potentiel insuffisamment exploité et malgré tout une impression globalement positive… C’est peut être la signature de ce couple d’auteur, je vous confirmerai la chose après la lecture de Rémanences (commandé il y a quelques jours, il ne devrait pas tarder à arriver).
Petit break pas franchement volontaire…
Un incident de paiement, une lettre de relance mal interprétée et hop me voilà privé de connexion Internet depuis quelques jours. J’espérais régler la question vendredi mais il a fallu qu’une raclure de chiottes de la DRH ou de la compta fasse du zèle (ou au contraire oublie de se sortir les doigts du cul en arrivant au taf) pour que les paies soient virées vendredi au lieu de jeudi comme ça avait été annoncé. Du coup il a donc fallut que je patiente jusqu’à ce matin (long weekend de la Toussaint oblige) avant de pouvoir régulariser la situation. Et encore après une course matinale entre la banque, la poste et Canl il faut attendre vendredi avant d’espérer un retour à la normale…
Rien de dramatique mais bon ça reste chiant… Même si au final je suis le seul à blâmer, j’aurai dû avoir un compte suffisamment provisionné au moment du prélèvement, j’aurai dû lire un peu plus attentivement la lettre de relance de l’OPT etc. etc.. Inutile de vouloir refaire le monde, ce qui est fait est fait et il va falloir faire avec… En attendant je continue de rédiger mes chroniques au brouillon, je vous inonderai de news sans intérêt vendredi si tout va bien…
– Edit –
Bonne surprise en rentrant du taf hier, la connexion était rétablie… De retour sur les ondes virtuelles 🙂
Rugby 2011 – La Nouvelle-Zélande accroche un second titre mondial à son palmarès
Mais avant ça vendredi soir s’est jouée la petite finale avec la troisième place comme enjeu, malgré la déception de chacune des équipes les australiens comme les gallois se sont donnés à fond dans un match âprement disputé qui verra l’Australie s’imposer sur une courte victoire (21-18).
Mais toute la planète rugby attendait avec impatience l’ultime confrontation de cette compétition avec la finale opposant la France à la Nouvelle-Zélande. A vrai dire bon nombre de supporters français devaient attendre le match avec une certaine appréhension vu notre jeu en dents de scie tout au long de ce mondial (avec plus de bas que de hauts), d’autant que l’on affrontait la meilleure équipe du monde à domicile.
Dès le départ les Bleus ont annoncé la couleur, ils ont répondu au traditionnel haka néo-zélandais en avançant au devant de leurs futurs adversaires. La même volonté d’en découdre a été affichée dès le coup d’envoi et tout au long de la rencontre, tant et si bien que l’on a réussi à faire douter (je dirai même à faire trembler) les All Blacks sans toutefois parvenir à passer leur ligne défensive mais sans rien leur concéder non plus. Au final les All blacks s’imposeront d’un petit point (8-7) après une fin de jeu où ils ont joué le temps plutôt que de prendre le moindre risque…
Au final les Bleus peuvent rentrer à la maison la tête haute, ils ont enfin réussi à nous faire rêver (et même espérer jusqu’au coup de sifflet final). Si la Coupe ne récompense pas forcément la meilleure équipe de cette finale elle honore, comme un juste retour de bâton pour un XV tricolore inconstant, la meilleure équipe de ce mondial 2011. Ce n’est pas encore cette année que nous rapporterons ce prestigieux trophée à la maison, rendez-vous en 2015 en Angleterre pour la prochaine ; comme il serait jouissif de faire d’une pierre deux coups en délestant les All Blacks de la Coupe et en volant la vedette aux anglais chez eux… Mais bon on en est pas encore là, loin s’en faut, les Bleus vont devoir se restructurer autour d’une nouvel encadrement et de nouveaux joueurs…
[BOUQUINS] Jean Teulé – Mangez-Le Si Vous Voulez
Ayant quelques difficultés à progresser dans la lecture de 3 Fois Plus Loin de Jérôme Camut et Nathalie Hug (j’y reviendrai quand j’aurai refermé le bouquin, soit par renonciation, soit à force de persévérance) j’ai bifurqué vers un autre titre que j’ai en stock dans ma bibliothèque numérique, en l’occurrence j’ai opté pour Mangez-Le Si Vous Voulez de Jean Teulé.
En ce 16 août 1870 Alain De Monéys, premier adjoint au maire de Beaussac, se rend à la foire de Hautefaye, un village voisin. Ce jeune noble apprécié de tous est loin de se douter qu’il va au devant d’une mort lente et douloureuse… En effet suite à un stupide malentendu il deviendra le défouloir d’une paysannerie déchaînée qui s’acharnera sur lui jusqu’à ce que mort s’en suive.
D’une manière générale je ne suis pas vraiment attiré (et encore c’est là un doux euphémisme) par les romans dits « historiques » mais là c’est d’avantage l’aspect fait divers qui m’a inspiré (et oui comme tout à chacun j’ai de bas instincts de voyeurisme), en effet le roman s’inspire (plus ou moins librement) d’une histoire vraie. A la lecture de ces quelques pages on peut se demander ce qui a pu motiver un tel déferlement de violence gratuite, le malentendu semble en effet n’être que prétexte à la barbarie des hommes. Alors quoi ? La peur face à la guerre franco-prussienne qui tourne à la défaveur de la France ? Les doutes de la paysannerie face à une sécheresse qui n’en finit plus ? La rancoeur de cette même paysannerie face à la noblesse ?
L’auteur a pris le parti de nous présenter en courts chapitres les différentes étapes du calvaire qu’a dû subir De Monéys avant de mourir, certes l’on peut supposer qu’il romance quelque peu les faits (les actes de cannibalisme ne semblent pas être avérés) mais l’on ne peut que frissonner devant un tel déferlement de connerie humaine.
Mince consolation de savoir que les meneurs (quatre individus) ont été condamnés à mort et exécutés (dommage la guillotine leur a offert trop rapide, ils auraient dû bénéficier d’un long traitement de faveur afin de connaître les affres de la souffrance avant de crever), d’autres (huit des vingt et un accusés) seront déportés au bagne (en Nouvelle-Calédonie soit dit en passant)… En quelques pages (lues en une journée) Jean Teulé réussit à nous livrer un roman qui ne laissera personne indifférent (à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir), et le pire c’est que je reste convaincu que, aujourd’hui encore, ce genre de dérapage de masse peut se reproduire…
Pour ceux qui voudraient en savoir d’avantage sur ce sinistre fait divers je vous invite à consulter la page Wikipedia dédiée à l’Affaire de Hautefaye.
[BOUQUINS] Marc Levy – L’étrange Voyage De Monsieur Daldry
Harry Hole devra encore attendre (ce n’est que partie remise) puisque finalement je me suis plongé dans le dernier Marc Levy, L’étrange Voyage De Monsieur Daldry en version numérique (bin oui petit à petit je m’y mets, je n’ai jamais dit « fontaine je ne boirai pas de ton eau »).
Au cours d’une virée entre amis Alice tombe sur une voyante qui lui prédit que l’homme de sa vie vient de passer dans son dos mais qu’elle ne le retrouvera qu’après un long voyage et six rencontres qui la guideront vers ce mystérieux inconnu. Peu après les nuits de la jeune femme sont troublées par d’étrange cauchemars récurrents. Quand elle se confie à son voisin, Monsieur Daldry, celui-ci la conduit auprès de la voyante qui lui annonce que ce voyage lui permettra aussi d’en apprendre plus sur son passé. Aidée et accompagnée par l’excentrique et grincheux Monsieur Daldry elle embarque alors pour Istanbul…
Le roman commence en 1950 dans la grisaille et le marasme d’une ville de Londres qui panse encore ses plaies de la seconde guerre mondiale avant de nous transporter dans une Turquie riche en couleurs, senteurs et humeurs exotiques autant dire que le dépaysement est garanti aussi bien pour les personnages que pour le lecteur. Et pourtant je dois avouer que, une fois n’est pas coutume, j’ai un un peu de mal à accrocher et à entrer dans l’histoire malgré des personnages très travaillés et contrastés ; mais une fois embarqué j’ai eu du mal à lâcher le bouquin (ou plutôt le clavier en l’occurrence).
L’histoire peine un peu à démarrer, il faut attendre l’arrivée en Turquie pour que le récit trouve son rythme de croisière, et même une fois l’intrigue lancée nous n’avons pas vraiment de surprise, tout est presque trop prévisible (sans parler de la fin qui s’impose comme une évidence rapidement) ; toutefois c’est bien écrit (comme d’hab, n’en déplaise aux « Levyphobes ») et jamais ennuyeux. Donc au final je dirai que ce n’est certes pas l’un des meilleurs crus de Marc Levy mais le roman reste agréable à lire ce qui n’est déjà pas si mal…
Etant de plus en plus attiré par le livre numérique j’envisage de plus en plus sérieusement à commander une liseuse. Le rapport qualité prix semble jouer en faveur du Kindle de Amazon (à 99€ c’est le moins cher du marché) même si le modèle reste assez basique ; toutefois l’arrivée prochaine du PRS-T1 de Sony risque de changer la donne par ses possibilités plus étendues (plus d’options de confort de lecture, lecteur MP3 incorporé, support microSD…) pour un prix certes plus élevé mais qui reste abordable (149€).
Rugby 2011 – Et encore un match raté pour la France…
Pays de Galles – France : 8-9
Décidément qu’il est difficile d’être supporter du XV tricolore ! Ils nous ont en effet encore offert un rugby bien terne face aux gallois alors que les conditions leur étaient plutôt favorables avec la sortie sur blessure de Adam Jones (le meilleur pilier gallois et un des meneurs de jeu) suivie d’un carton rouge pour le capitaine gallois Sam Warburton après un plaquage cathédrale (une sanction sévère vu qu’au cours de précédents matches cette même faute n’avait été sanctionnée « que » d’un carton jaune). Bref on avait la supériorité technique et numérique mais à aucun moment les joueurs n’ont su en profiter, au lieu de ça ils se sont enfermés dans un jeu timoré… Résultat des courses jusqu’au coup de sifflet final le match aura été stressant sans pour autant être intéressant.
Comble de malchance pour les gallois, ils rateront d’un chouïa une pénalité à quelques minutes de la fin du match. Je comprends qu’ils puissent avoir la haine et même se sentir spoliés de leur finale, d’autant qu’ils ont eu, tout au long de la compétition un parcours des plus honorables.
Et nous, et nous, et nous ? Bin ouais on est en finale, sans l’art, ni la manière mais on y est… Je ne peux que paraphraser Morgan Parra qui considére cette vicoire comme « pourrie » (et c’est loin d’être le seul, la presse sportive internationale ne mâche pas ses mots quant à notre piètre performance). Etant un éternel optimiste j’ai pourtant encore envie de croire que l’on jouera un rugby décomplexé et efficace en finale pour décrocher notre premier titre mondial…
Nouvelle-Zélande – Australie : 20-6
Changement de régime pour la seconde demie finale. Après leur match en demi-teinte contre l’Argentine on pouvait craindre que les All Blacks ne soient en baisse de régime ils ont largement su rassurer leurs supporters (les veinards) avec une demie-finale menée de bout en bout malgré une résistance vaillante de l’Australie. Que ce soit en possession de ballon ou en occupation du terrain le match c’est la Nouvelle-Zélande qui donnait le ton et le rythme, même en défense le mur noir semblait infranchissable (ils n’ont d’ailleurs encaissé aucun essai). Du coup même avec la meilleure volonté du monde les australiens n’ont pu que subir la pression de leurs adversaires et limiter les dégâts, en la matière ils s’en tirent plutôt bien en ayant encaissé un seul essai.
La semaine prochaine la finale opposera donc la France à la Nouvelle-Zélande, d’un côté on cherche à décrocher un premier titre mondial, de l’autre les Blacks vont tout faire pour obtenir une seconde étoile, d’autant qu’ils jouent à domicile. On se retrouve quasiment dans la même configuration que lors de la première coupe du monde en 1987, à l’Eden Park d’Auckland pour une finale France – Nouvelle-Zélande ; finale qui avait été remportée par les Blacks sur le score de 29 à 9 ; l’heure de la revanche a-t-elle sonnée pour les Bleus ?