Et oui sans surprise le nouveau cul qui se posera sur le trône de France appartient au grand mou… Game over pour le petit nerveux !
Sans surprise (pour tout vous dire j’ai commencé à écrire ce post la semaine dernière) car pour espérer rester à l’Elysée Sarko aurait dû flirter à la fois avec les électeurs du MoDem et avec ceux du FN ; impossible de séduire les deux à la fois sans se parjurer ou s’attirer les foudres des uns ou des autres. Le centre ayant par définition le cul entre deux chaises on va dire que le report des voix peut se jouer à 50/50 (même si je miserai plus pour du 65/35 en faveur de la gauche). Quant à l’électorat du FN (plus que jamais la 3ème force politique de France n’en déplaise à certains) je peux comprendre qu’il rechigne à soutenir un candidat et un parti qui ne fait que les stigmatiser ou les diaboliser !
N’ayant rien d’un gentil toutou qui attend une quelconque consigne de vote j’ai donné ma voix à Sarko, pas de gaieté de coeur et moins encore par conviction. Juste parce que de deux maux j’ai préféré choisir le moindre ! Si le vote blanc avait été considéré comme un vote exprimé alors nul doute que j’aurai voté blanc, mais quitte à me faire chier à aller voter autant que ma voix soit considérée autrement que comme de la merde.
Pour finir ce court post présidentiel je voudrai préciser que si j’ai pu vomir mon fiel sur certains candidats dont je ne partage pas les idées ce sont eux et eux seuls que je prends comme cible. En aucun cas je ne m’attaquerai à leur électorat, chacun a le droit d’avoir ses opinions personnelles, nul n’a absolument raison ou absolument tort et chaque idée mérite d’être respectée. Mais bon ce n’est là que l’avis d’un prétendu facho. Si je n’hésite pas à revendiquer mes opinions je revendique encore plus fort le droit au respect et à la tolérance pour tous !
Sur ce je vous abandonne (temporairement), je retourne bouffer mon Flamby ! Cinq ans à ce régime on verra bien dans quel état sera la France après…
[TV News] Game Of Thrones – Saison 1
Pas de chronique DVD depuis quelques temps pour la simple raison que nous sommes en plein dans les séries TV actuellement. Après la seconde saison de The Walking Dead nous avons changé de registre (et d’époque) pour découvrir Le Trône De Fer, Game Of Thrones en VO, de David Benioff et DB Weiss.
A Westeros le roi Robert Baratheon (Mark Addy) demande à son ami et seigneur du nord, Lord Eddar Stark (Sean Bean), de devenir Main du Roi (une sorte de conseiller en chef). Quand ce dernier accepte, à contrecoeur, l’offre royale il est loin de se douter que la cour est un véritable nid de vipères où complots et magouilles se font et défont. Qui plus est d’autres menaces, venues du continent voisin, Essos, et d’au-delà du Mur pourraient bien mettre le royaume en péril tandis que l’hiver approche…
L’univers de la série est d’une incroyable richesse aussi le premier épisode peut paraître un peu « indigeste », son but étant de planter le décor. Mais une fois que les choses se mettent en place je vous garanti que vous ne pourrez plus décrocher avant le générique de fin du dixième et dernier épisode.
Adapter pour la TV la saga littéraire de George RR Martin était loin d’être un pari gagné d’avance mais les créateurs de la série ont su relever brillamment le défi. La force de la saga réside en effet dans les relations humaines entres les protagonistes plus que dans les aspects d’inspiration purement « fantasy » (quasiment pas de magie ou de créatures fantastiques dans cette première saison) ; et ce sont justement ces complots et alliances qui nous scotchent devant l’écran. Il faut dire que les acteurs (sans être des têtes d’affiche) campent parfaitement leurs personnages. La saison 2 s’annonce encore plus riche mais avant de la découvrir il va falloir se montrer patient (en cours de diffusion aux Etats-Unis), une troisième saison est d’ores et déjà programmée…
Si je devais trouver un défaut à la série je pourrai lui reprocher de ne pas avoir sous-titré les scènes de dialogues en dotharki ; la langue a certes été créée et structurée spécialement pour la série mais il n’en reste pas moins qu’on aimerait savoir ce qu’ils racontent quand ils causent entre eux.
Cette première saison reprend les événements du premier volume de la saga, A Game Of Thrones, qui se divise en deux tomes chez Pygmalion, Le Trône De Fer et Le Donjon Rouge. Il est donc assez logique de penser (même si ce ne sont que suppositions de ma part) que la seconde saison sera le reflet du second volume, A Clash Of Kings et que la troisième se référera à A Storm Of Swords. Pour ma part je n’attendrai pas la diffusion de la série pour découvrir la suite des événements, je me suis d’ores et déjà plongé dans les bouquins…
[BOUQUINS] George RR Martin – Préludes au Trône de Fer
Finalement c’est la série TV qui m’aura donné la motivation nécessaire pour entamer la lecture de la saga du Trône De Fer de George RR Martin, et tant qu’à faire autant commencer par le début et ces fameux Préludes au Trône de Fer, constitué de deux nouvelles, Le Chevalier Errant et L’Epée Lige, qui se déroulent une centaine d’année avant les événements décrits dans Le Trône De Fer.
On y suit les aventures de Ser Duncan, dit Dunk, chevalier errant auto-proclamé, et de son jeune écuyer surnommé l’Oeuf. La première nouvelle narre leur rencontre alors que Dunk se rend à Sorbier pour un tournoi de chevalerie et se retrouve entraîné dans une embrouille qui pourrait lui coûter cher. Dans la seconde Dunk est au service d’un noble vieillissant et va devoir faire tout son possible pour éviter qu’un conflit de voisinage ne dégénère en incident diplomatique.
Si la première nouvelle mise d’avantage sur l’action, la seconde joue à fond la carte du relationnel ; deux aspects omniprésents dans la saga si j’ai bien tout compris. Concernant le background j’avoue que je suis un peu largué, même après avoir vu la moitié de la saison 1 je m’emmêle encore un peu les pinceaux entre les différentes grandes maisons et les régions…
L’écriture est agréable, la lecture fluide, donc comme mise en bouche c’est plutôt une réussite. Je ne dis pas que vais enchaîner les 13 tomes actuellement disponibles d’une traite mais lentement mais sûrement je vais progresser dans mon exploration de Westeros et de ses intrigues… Une lecture qui risque de me tenir en haleine un certain temps vu que l’auteur à prévu sept tomes à sa saga et qu’il est en court d’écriture du cinquième (prévu pour 2013), le sixième devant voir le jour dans un délai de 3 ans et le septième n’ayant pas de date annoncée. Qui plus est George R. R. Martin n’exclut pas un huitième livre s’il n’a pas le temps de boucler sa saga à sa guise, mais par contre il exclut totalement l’idée que quelqu’un d’autre puisse reprendre le flambeau s’il devait mourir avant d’avoir achever son oeuvre… On croise les doigts et on serre les fesses ! Pour la petite histoire en France les 5 tomes sont explosés en 15 volumes par l’éditeur Pygmalion, à moins de se rabattre sur le format Poche édité par J’ai Lu qui respecte le découpage original.
Qui suis-je ?
Mon père était un riche bourgeois (Médecin ORL, propriétaire de plusieurs cliniques) et il militait à l’extrême droite aux côtés de Maître Tixier-Vignancourt et pour l’OAS…
J’ai passé mon enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle (sur les hauteurs de Rouen) où habitent les plus riches normands.
Je fus élevé chez les « bourges du privé », que je critique constamment à « St Jean-Baptiste de la Salle à Rouen ».
Puis j’ai continué mes études dans la commune des aristocrates et des grands-bourgeois : à NEUILLY SUR SEINE où mes parents avaient acheté une superbe propriété.
Malgré ma fortune et mon patrimoine estimé à plus de 10 Millions d’Euros, je ne paie pas l’ISF car un montage ingénieux sous forme de plusieurs SCI me rend quasiment introuvable par le fisc français.
A la fin des années 70, sortant de l’ENA je sens que la droite va perdre et que Mitterrand est sur la pente ascendante, pour assurer mon avenir je choisis alors de rejoindre le PS.
Je n’ai jamais dirigé une grande ville. Je n’ai jamais dirigé une grande région. Je n’ai jamais été ministre ni secrétaire d’état.
Je dirige malgré tout le département de la Corrèze qui est devenu grâce à moi en 4 ans le plus endetté de France (+ 25% de dette soit 3 fois plus que la moyenne nationale) et le seul où le nombre de fonctionnaires a augmenté de 50% dans le même temps (de 831 à 1231).
Pour 2012 dans mon département, j’ai déjà fait voter une hausse de 6.5% de la taxe foncière, de 300% les taxes sur les permis de construire. J’ai supprimé : les bourses étudiantes, la gratuité des transports scolaires, les 1000 € de prime de garde d’enfants et diminué presque toutes les aides aux personnes âgées ou dépendantes.
Je ne déjeune pas au Fouquet’s, je vais dans un endroit plus discret mais encore plus chic où j’ai fêté ma récente victoire aux primaires socialistes et où dernièrement j’ai été l’invité d’un assez pauvre, Pierre BERGE. Ma cantine, c’est chez LAURENT dans le 8ème.
J’envisage d’augmenter de 45 milliards d’euros les impôts et taxes en tout genre car c’est plus facile que de diminuer le nombre de fonctionnaires, je souhaite d’ailleurs en embaucher 65.000 de plus … Ce qui coûtera 100 milliards à la FRANCE car un fonctionnaire est payé par l’état à vie, sécurité de l’emploi oblige !!!
Je n’aime pas les riches qui gagnent plus de 4000 euros par mois mais j’en gagne 7,5 fois plus avec mes 30.387 € par mois !!!
Donc 63% de plus que le Président de la République (19 331 € par mois) que j’accuse d’être proche des riches …
Je m’appelle… François HOLLANDE.
[BOUQUINS] Michael Crichton – Pirates
Dans le cadre des lectures communes de BookNode le thème retenu pour le mois de mai a été l’Aventure et l’heureux élu, Pirates de Michael Crichton. Comme j’ai justement en stock dans ma bibliothèque numérique, que c’est l’un des rares romans de Michael Crichton que je n’ai pas lu et que j’ai bien besoin d’une lecture plus divertissante après le très éprouvant Une Fille Comme Les Autres de Jack Ketchum, je me suis donc de nouveau prêté au jeu avec plaisir…
1665, la Jamaïque n’est alors qu’une petite colonie britannique isolée au milieu de terres conquises par les espagnols. Pour la protéger et assurer sa survie le Gouverneur Almont n’hésite pas à louer les services du Capitaine Hunter et de son équipage de corsaires au service de la Couronne. Un gallion espagnol chargé d’or est une proie idéale pour Hunter et ses hommes, mais le bateau est amarré au large de la forteresse de Matanceros, une enclave espagnole dirigée par l’impitoyable commandant Cazalla et réputée imprenable…
J’sais pas pour vous mais définir le genre Aventure en parlant de littérature n’est pas vraiment une chose aisée (dans ce genre de situation je me fie à Wikipedia pour trancher), on se trouve vite devant un fourre-tout pas possible mêlant les récits d’aventures « purs et durs » (façon Pirates de Michael Crichton) mais aussi devant des titres constituant de grandes aventures humaines (genre Sukkwan Island de David Vann) ; autant dire que faire un choix devant des titres aussi différents peut vite se révéler cornélien !
Encore un mot avant d’entrer dans le vif du sujet, ce roman de Michael Crichton a été publié après sa mort (l’auteur est décédé en 2008 des suites d’un cancer). C’est aussi la première (et donc unique) incursion de l’auteur dans le roman d’aventures.
On retrouve donc tous les ingrédients du roman d’aventures classique : un héros sympathique, des méchants détestables, un trésor, de l’action et quelques surprises. Ajoutez à cela que c’est plutôt bien écrit et agréable à lire (le contraire eut été étonnant). Certes pas une lecture inoubliable, ni de la « grande littérature » (comme je hais cette expression prétentieuse qui pue l’intégrisme culturel) mais ça n’en reste pas moins divertissant et plutôt captivant (lu en deux jours).
Ce n’est pas un genre littéraire que je privilégierai mais j’ai apprécié cette escapade et je n’exclu pas d’y revenir de temps en temps… Pour la petite histoire les droits en vue d’une adaptation cinéma ont été achetés par Steven Spielberg (à qui l’on doit déjà les films Jurassic Park et Le Monde Perdu du même auteur)
[NO COMMENT] Autant commencer à s’habituer dès maintenant…
L’emmerdant c’est la Rose (Thierry Le Luron)
Il n’y aura pas grand chose à changer pour que ça redevienne au goût du jour…
[BOUQUINS] Anonyme – Le Livre De La Mort
Ca fait des mois que je frétille d’impatience à l’idée de découvrir, enfin, la suite et fin (peut être) des aventures du Bourbon Kid ; autant dire que dès que j’ai croisé cet ultime (?) opus en librairie je me suis rué dessus sans la moindre hésitation. Toujours sous couvert de l’anonymat l’auteur nous propose donc de retrouver Santa Mondega dans Le Livre De La Mort.
JD et Beth peuvent enfin prétendre à quelques instants de bonheur maintenant qu’ils se sont retrouvés. Et tant pis si Santa Mondega est tombée aux mains de Gaïus Ramsès et de ses armées de créatures du mal. Sauf que Beth est enlevée par Jessica, la fille de Gaïus, et Reine Vampire, afin de tendre un piège au Bourbon Kid et en finir avec lui. Pour lui venir en aide et éventuellement nettoyer Santa Mondega, JD devra redevenir le tueur impitoyable qu’il était, quel que soit le prix à payer…
Autant mettre les points sur les i (à défaut de se mettre des poings sur la gueule) d’entrée de jeu, si vous êtes resté de marbre (ou pire) face aux précédentes aventures du Bourbon Kid ce n’est pas ce bouquin qui vous fera changer d’avis sur la série… Par contre si, comme vous, vous avez adoré ce mélange des genres, ces intrigues improbables mais totalement déjantées et cet humour très noir alors vous retrouverez avec plaisir Santa Mondega là où vous l’avez laissé après L’Oeil De La Lune.
Si l’intrigue démarre un peu plus lentement que les précédentes (laissons un peu de temps à JD et Beth pour profiter de leurs retrouvailles) une fois que la machine est lancée plus rien ne l’arrête, ça cartonne dans tous les sens sur fond de répliques cinglantes ou foireuses à mourir de rire.
Par contre si cette suite s’imposait comme une évidence je ne pense pas qu’il soit utile (voire même judicieux) de poursuivre la série, la boucle est bouclée pour Santa Mondega, quant au Kid je vous laisse découvrir ce qu’il advient de lui… Mr Anonymous, le mystérieux auteur, lui-même a d’ailleurs déclaré que la série était « définitivement close ».
Je ne sais pas si cette version du Livre De La Mort est une version retravaillée par rapport à l’original qu’il jugeait trop violent pour être publiable mais pour ma part je trouve que ce quatrième volet respecte l’esprit et la lettre de la série. Le Bourbon Kid offre à Santa Mondega une fin en apothéose, pour les plus grand plaisir de ses nombreux fans (et tant pis pour les autres, on les emm…) !
[BOUQUINS] Jack Ketchum – Une Fille Comme Les Autres
Ca faisait déjà quelques temps que je traine Une Fille Comme Les Autres de Jack Ketchum dans ma bibliothèque numérique et que je suis tenté de le lire avant de partir sur autre chose au dernier moment. Et bin voilà c’est désormais chose faite, j’ai lu ce bouquin, on m’avait prévenu qu’on en sortait pas indemne, ça m’a doucement fait sourire (genre sourire blasé : j’en ai vu d’autres) mais force est de reconnaître que c’est un bouquin qui vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher.
A la mort de leur parents, Meg, 14 ans, et sa jeune soeur Susan, sont confiées à la garde de leur tante, Ruth Chandler. Une femme appréciée par les enfants du quartier qui élève seule ses trois fils. Sans véritable raison Ruth va prendre en grippe les deux gamines, et plus particulièrement Meg ; aux réprimandes pas toujours fondées succédéront les brimades, puis les brimades deviendront sévices et tortures avec la participation active de ses fils et d’autres enfants du quartier… Séquestrée, Meg va subir humiliations et outrages jusqu’au point de non retour…
En tant que fan de thrillers j’ai déjà à mon actif un certain nombres de bouquins particulièrement sordides mais je pense pouvoir affirmer que celui-ci les surpasse tous très largement. D’une part parce que c’est, à la base, un fait divers bien réel que Jack Ketchum nous livre ici en version romancée. D’autre part on assiste à une vague de violence qui va crescendo et dont les coupables pourraient être monsieur ou madame tout le monde, pas forcément des psychopathes en puissance, juste des gens qui pètent un câble et d’autres qui suivent le mouvement ; pour simplifier on assiste à un déferlement extraordinaire de violence et de perversités chez des gens ordinaires (ce qui n’excuse en rien leurs agissements), et c’est bien là que ce bouquin est dérangeant…. Bien sûr le fait que la victime soit une gamine déjà éprouvée par la perte brutale de ses parents ne fait que rajouter à la dureté du récit. Mais plus que tout c’est le narrateur qui contribue à rendre l’ensemble malsain, bien qu’il ne participe pas directement aux violences infligées à Meg il en est le spectateur volontaire, partagé entre une espèce de fascination morbide et l’excitation d’une pseudo position de force ; ce n’est que plus tard (trop tard) que la culpabilité se fera plus pressante.
L’auteur ne s’encombre pas de figures de style, le bouquin est sensé être le témoignage de cet ado, plus de 30 ans après les faits, c’est du brut de décoffrage et ça ne fait que contribuer à rendre ce récit plus réel, sans un peu comme si c’était votre voisin de troquet qui se livrait à vous… Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir !
[TV News] The Walking Dead – Saison 1
Ca faisait un moment que la série The Walking Dead me faisait de l’oeil, la seconde saison se terminant justement ce week-end en Métropole j’ai jugé que c’était le moment opportun pour me lancer à la découverte de cette série fantastique signée Frank Darabont (à qui l’on doit notamment quelques excellentes adaptations de l’oeuvre de Stephen King : The Mist, La Ligne Verte et Les Evadés).
Quand Rick (Andrew Lincoln), officier de police, sort du coma après une blessure par balle il découvre un monde ravagé et hanté par des hordes de zombies affamés. Après quelques errances il retrouve un petit groupe de survivants parmi lesquels sa femme (Sarah Wayne Callie) et son fils (Chandler Riggs) ainsi que son coéquipier et ami, Shane (Jon Berthal). Ensemble ils vont devoir assurer leur survie, se mettre à l’abri et essayer de comprendre le pourquoi du comment de cette épidémie… Et éventuellement de trouver ceux qui ont les réponses et les solutions.
Comme vous pouvez le constater cette série a le mérite de sortir des sentiers battus en nous proposant une vision post-apocalyptique d’un monde sur lequel les zombies font régner la terreur. Les effets spéciaux sont plutôt réussis sans non plus faire dans la démesure, juste ce qu’il faut pour être convaincants. Pas mal d’action et de rebondissements au programme de cette première saison qui ne se contente pas de poser le décor. La série ne repose pas que sur de l’action à gogo mais aussi énormément sur les relations humaines au sein du petit groupe, des relations parfois tendues et c’est justement ce qui rajoute un peu de piment… On s’est fait les 6 épisodes quasiment d’une traite, et d’ores et déjà le PC mouline pour récupérer la seconde saison (13 épisodes).
Concernant le potentiel de survie de la série il n’y a pas lieu pour le moment de s’inquiéter, les audiences sont largement à la hauteur des attentes de la chaîne AMC, une troisième saison de 16 épisodes est d’ores et déjà en chantier (diffusion prévue à partir d’octobre 2012 aux USA).
Au cas où vous l’ignoreriez la série s’inspire d’une série de Comics américains signés Robert Kirkman (scénario) et Tony Moore (dessinateur sur le tome 1), puis Charlie Adlard (dessinateur sur les tomes 2 à 15). Comme j’ai ça à lire sous le coude je vous en reparlerai certainement d’ici peu ; sans doute dans le cadre d’une chronique commune The Walking Dead et Crossed, deux BD faisant la part belle aux zombies mais graphiquement très différentes.
[DVD] Films en vrac…
Notre première escapade cinéphile sera placée sous le signe de l’humour avec Cadavres A La Pelle de John Landis
Burke (Simon Pegg) et Hare (Andy Serkis) sont deux escrocs sans envergure qui sévissent dans les rues d’Edimbourg, pour se faire de l’argent ils décident de fournir le Dr Knox (Tom Wilkinson) en cadavres « frais ». Comme la demande explosent ils n’hésitent pas à provoquer quelques accidents afin de répondre aux attentes du médecin et de satisfaire les besoins de leurs dulcinées…
Le film joue clairement la carte de l’humour noir et s’en tire pas trop mal sans toutefois faire d’étincelles. Et c’est justement un peu dommage car on était en droit d’attendre beaucoup du grand retour de John Landis (The Blues Brothers, Le Loup-Garou De Londres…) après plus de onze ans de silence radio. Au final il nous sert une petite comédie honnête mais sans envergure ni réelle profondeur…
A voir si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et à oublier ensuite…
Sherlock Holmes 2 – Jeu D’Ombres
Le lendemain on passe à un programme un peu plus vitaminé avec Sherlock Holmes 2 – Jeu d’Ombres de Guy Ritchie.
Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) et le Dr Watson (Jude Law) font de nouveau équipe pour tenter de déjouer les plans machiavéliques du redoutable Professeur Moriaty (Jared Harris). Un criminel sans scrupules mais d’une intelligence au moins égale à celle du détective excentrique…
Ce second volet est tout aussi réussi que le premier, voire même encore plus abouti. Le duo d’acteur composé de Robert Downey Jr et Jude Law fonctionne à merveille, surtout du fait de leurs personnalités opposées. Sinon on retrouve avec plaisir tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier film, une bonne dose d’action avec de nombreux rebondissements et un humour omniprésent. La présence de Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes est la cerise sur le gâteau…
Je supposais (et espérais) que le cas Moriarty serait traité sur deux films, faisant de Sherlock Holmes une trilogie, mais le réalisateur a fait le choix de tout condenser dans ce second chapitre. La déception ne vient pas de la qualité du film mais plutôt de l’idée qu’il n’y aura sans doute pas de troisième opus…
Mission Impossible 4 – Le Protocole Fantôme
Puisqu’on a commencé avec une suite autant y rester, du coup on poursuivra notre périple avec Mission Impossible 4 – Le Protocole Fantôme réalisé par Brad Bird.
Alors que la situation est plus que tendue entre la Russie et les Etats-Unis l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) forme une nouvelle équipe pour tenter de neutraliser Kurt Hendricks (Michael Nyqvist) avant qu’il ne parvienne à procéder à la mise à feu d’un missile nucléaire à destination des USA… Plus que jamais le groupe Mission Impossible est livré à lui même, agissant sans la moindre couverture officielle pour empêcher un nouveau conflit mondial.
Là encore pas de surprise, la recette est éprouvée et ce quatrième opus ne déroge pas à la régle : de l’action, des cascades improbables mais spectaculaires, un soupçon de suspense pas franchement réaliste mais on s’en fout. Le film est efficace même si le choix de Brad Bird à la réalisation (après Brian de Palma, John Woo et JJ Abrams) pouvait laisser planer quelques doutes (avant MI4 il n’avait réalisé que des animations pour Pixar, dont Ratatouille et Indestructibles). Du grand spectacle mené tambour battant, c’est ce qu’on attend de ce genre de film et c’est exactement ce qu’il nous donne.
Par contre je trouve que le générique de début tue une partie du plaisir, en effet il résume quasiment tout le film, du coup certains prétendus rebondissements tombent à plat… Mais bon c’est plus anecdotique que réellement pénalisant.
Electric Dreams
Une fois n’est pas coutume nous avons ensuite enchaîné avec un film relativement ancien (1984) puisque c’est Electric Dreams de Steve Barron qui sera au programme.
Quand Miles (Lenny Von Dohlen) décide de s’offrir un ordinateur et de lui laisser le contrôle de l’installation électrique de l’appartement il est loin de se douter des conséquences que ça aura sur sa vie. La machine se met peu à peu à développer un comportement étrange et se retrouve en conflit avec son propriétaire pour conquérir le coeur de la jolie voisine (Virginia Madsen) qui vient d’emménager…
J’avais déjà vu le film (en VHS ça ne tape pas d’hier) mais comme Abra ne le connaissait pas et que j’en avais gardé un très bon souvenir c’est avec plaisir que je me suis offert une seconde séance. Je suis convaincu que beaucoup classerait ce film dans la catégorie des nanars mais pour ma part je continue de lui trouver un charme certain. Tout est délicieusement kitch, on se croirait presque dans un videoclip plutôt que devant un film (il faut dire que la bande son tient une place importante dans le film).
Je ne connaissais le film que par son nom anglais, dernièrement j’ai découvert qu’en français le titre était La Belle Et L’Ordinateur, dans le genre titre naze on peut difficilement trouver mieux ! Par respect pour le film je continuerai de m’y référer par son nom original…
Pour finir notre programme de la semaine on s’est offert Shame de Steve McQueen (II).
Brandon (Michael Fassbender) est un queutard pur et dure, quand il ne baise pas, il mate des pornos, quand il ne mate pas de porno il se branle… Son quotidien va toutefois être bouleversé quand sa soeur, Sissy (Carey Mulligan) débarque à l’improviste et s’installe chez lui…
Clairement ce film sera notre faux pas de la semaine… Je n’ai toujours pas compris quel était l’intérêt de ce truc, on attend qu’il se passe quelque chose mais il ne se passe rien, on s’emmerde ferme du début à la fin. Et dire qu’il y en a qui s’extasient devant cette chose, ça me dépasse !
