Hollande ou Sarkozy ? Choisir entre la peste et le choléra…

Présientielles 2012 - 1er tour
Sans surprise le verdict du premier tour nous propose un duel prévisible entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Les scores étant relativement serrés tout est encore possible avec les reports des voix des électeurs des autres candidats…
Pour ma part j’ai été voté à Dumbéa (il va vraiment falloir que je songe à m’inscrire à Nouméa un de ces jours), je n’ai pas misé sur l’un de ces deux favoris. C’est à Marine Le Pen et au Front National que j’ai donné ma voix, un choix que j’assume pleinement et que je revendique haut et fort. Pas besoin d’attendre de consignes de vote (je n’ai pas besoin qu’on me dicte mon choix) pour savoir pour qui je voterai au second tour, et oui vu le faible écart entre les deux candidats chaque voix est importante, aussi je me déplacerai pour voter et c’est sans conviction et pas de gaieté de coeur que je glisserai le nom de Nicolas Sarkozy dans l’urne. De deux maux il faut choisir le moindre…
En Nouvelle-Calédonie c’est sans surprise Nicolas Sarkozy qui est arrivé en tête avec 49,6% des voix, suivi par François Hollande (24,9%) et Marine Le Pen (11,7%). Par contre si la participation a été exceptionnelle au niveau national (plus de 80%) on ne peut pas en dire autant ici, à peine plus de 55% des électeurs ont jugé utile de se déplacer…
Voilà je ne m’étalerai pas d’avantage sur la question, pour des analyses plus fines je vous invite à parcourir le web ou à écouter la radio, nul doute qu’on va nous bassiner avec ça dans les jours à venir…

[BOUQUINS] Donato Carrisi – Le Chuchoteur

D. Carrisi - Le ChuchoteurJ’ai entendu et lu tellement de critiques élogieuses sur Le Chuchoteur, thriller italien écrit par Donato Carrisi que j’ai fini par me laisser tenter. Le « hasard » faisant bien les choses j’ai pu me le procurer via la Team AlexandriZ et, n’ayant pas d’autre lecture en projet immédiat, je me suis aussitôt plongé dedans…
Mila Vasquez, policier spécialisée dans les disparitions d’enfants, intègre le Département des Sciences Comportementales de la police fédérale pour les assister dans une enquête particulièrement délicate. En effet ils traquent un tueur en série qui s’en prend à des jeunes filles, déjà cinq disparitions ont été signalées. Quand une sépulture de six petits cercueils contenant chacun le bras gauche d’une fillette est découverte l’enquête prend une tournure inattendue. Qui est la sixième victime ? Pourquoi aucune disparition n’a-t-elle été signalée à la police ? Si le département est dirigé par le Commandant Roche, la véritable tête pensante de l’équipe est le Professeur Goran Gavila, criminologie renommé et consultant pour la police ; ensemble ils vont devoir résoudre ces énigmes, identifier et arrêter le tueur…
D’abord il y aune couverture qui attire inévitablement le regard, on se plonge dans les yeux verts du visage de poupée et même après les avoir quitté on a l’impression qu’ils vous suivent, comme si le bouquin voulait vous parler (promis je suis à jeun et sous l’influence d’aucune drogue).
Puis on se plonge dans la lecture du roman et l’intrigue vous embarque directement dans une enquête riche en rebondissements et en surprises. Une fois dans l’histoire plus moyen de lâcher le bouquin avant d’avoir le fin mot de l’histoire, ce thriller est terriblement efficace, il joue habilement avec nos certitudes en brouillant les pistes tout en s’efforçant de coller à la réalité d’une enquête de police. L’intrigue n’est pas forcément menée tambour battant mais à aucun moment on ne s’ennuie, au contraire la dimension psychologique et humaine de l’ensemble ne fait que nous impliquer d’avantage dans l’histoire.
Outre l’intrigue à proprement parler, l’écriture est agréable, la lecture fluide, les personnages ont une réelle profondeur (voire même une certaine complexité). Franchement si vous aimez les thrillers je ne peux que vous encourager à vous ruer sur celui-ci, c’est la crème de la crème dans le genre ! Pour un premier roman on peut dire que l’auteur réussit un coup de maître qui le classe d’office dans la cour des grands, ça ne va pas être évident de rester au même niveau pour les suivants (j’ai déjà le second roman en stock, Le Tribunal Des Ames, vous trouverez certainement d’ici quelques semaines une chronique dédiée).
Pour info le titre prend toute sa signification vers la fin du roman, aussi je ne m’étendrai pas sur la question afin de ne pas gâcher l’effet de surprise… Mais peut être avez vous déjà une idée plus ou moins précise de ce dont il s’agit si vous êtes un habitué des thrillers et polars…

[BOUQUINS] Henning Mankell – La Cinquième Femme

H. Mankell - La Cinquième FemmeEtant de nouveau arrivé au bout de mon « stock à lire » en « livres papier » je me suis rabattu sur la dernière enquête du tome 2 de l’Intégrale Wallander de Henning Mankell, La Cinquième Femme.
Peu après son retour de vacances Wallander doit enquêter sur la disparition d’un homme. Rapidement ils retrouvent la victime empalée sur des pieux en bambou, visiblement elle a été attirée dans un piège soigneusement préparé par l’assassin. La victime semble être un vieil homme sans histoire, ni ennemi susceptible de lui en vouloir à mort. Wallander vont devoir fouiller dans le passé de cet homme pour essayer de trouver un mobile à un meutre aussi brutal et espérer ainsi obtenir un début de piste qui les mènerait à l’assassin…
Je serai tenté de dire que les enquêtes se suivent et se ressemblent, comme d’hab on est partagé entre l’enquête policière et les états d’âme de Wallander qui essaye de comprendre le pourquoi du comment de la montée de la violence dans la société suédoise. De nouveau cette enquête va lui révéler qu’une apparente respectabilité peut cacher de sombres secrets, après avoir été confronté à un adolescent tueur dans Le Guerrier Solitaire, c’est cette fois une femme qui endosse le rôle du criminelle (dans les deux cas on le sait dès le départ donc je ne révèle rien de capital en disant cela) ; dans les deux cas les assassins agissent pour punir des coupables que la justice n’a pas punis…
Cette sixième enquête ne s’inscrit pas parmi les meilleures de la série, mais je me demande aussi si ce n’est pas parce que je les enchaîne trop rapidement que j’ai ce sentiment mitigé, c’est en tout cas certainement ce qui explique cette impression de déjà-vu. Par moment on a envie de choper Wallander entre quatre yeux et de lui dire : « tire-toi les doigts du cul et remue-toi plutôt que de chercher à comprendre comment va le monde ». Je pense donc laisser s’écouler quelques semaines (mois ?) avant d’attaquer le troisième et dernier tome de l’Intégrale Wallander
Pour finir je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cet extrait qui nous plonge direct dans la quatrième dimension…
Le contexte : Wallander et son homologue, Birch, viennent d’interroger un témoin et échangent leurs premières impressions :
« Ils descendirent dans la rue. Le vent avait encore forci.
– Qu’en penses-tu ? demanda Birch.
– Elle ne dit pas la vérité. Mais je n’ai pas non plus le sentiment qu’elle mentait.
Birch lui jeta un regard interrogateur.
– Comment dois-je interpréter ça ? Qu’elle ment tout en disant la vérité ?
– À peu près. Je ne sais pas ce que ça implique. »

[DVD] Films en vrac…

Une courte sélection de films 100% cocorico et 100% comédie au programme de notre semaine cinéphile (toujours en DivX)…

Films en vrac
L’Elève Ducobu

On attaque en douceur avec L’Elève Ducobu, une comédie potache et bon enfant signée Philippe de Chauveron.
Ducobu (Vincent Claude) est un cancre qui excelle dans l’art de se faire renvoyer de toutes les écoles qu’il a fréquenté, l’école Sainte Potache est sa dernière chance mais s’il veut y rester il doit finir l’année avec la moyenne. Dès lors il va multiplier les inventions et astuces en tout genre pour tricher et copier sur sa voisine, Léonie (Juliette Chapey), meilleure élève de la classe depuis le début de sa scolarité. S’il parvient à duper ses instituteurs au cours du premier trimestre il est rapidement démasqué par Latouche (Elie Semoun) qui désormais ne le quitte pas d’une semelle, bien déterminé à le faire renvoyer de l’établissement…
Tous les ingrédients de la comédie familiale sont réunis et plutôt habilement combinés. Je partais avec un a priori négatif (quand Elie Semoun surjoue il devient vite gavant et réussit rapidement à ruiner un film) mais finalement le film est plutôt agréable et marrant ; Semoun braille et grimace mais il n’en fait pas plus que nécessaire. Certes le film ne révolutionne pas le genre mais ça reste un divertissement agréable à regarder en famille pour passer le temps sans se prendre la tête.
Le film est adapté d’une série de BD et de romans signée Zidrou (scénario) et Godri (dessins), deux auteurs belges. Ne connaissant pas les supports originaux je ne pourrai dire si l’adaptation est fidèle ou prend quelques libertés avec ses modèles. Un second film devrait sortir prochainement (à moins qu’il ne soit déjà sorti), Les Vacances De L’Elève Ducobu, mais je vous avouerai très honnêtement qu’il ne m’inspire pas plus que ça…

Bienvenue A Bord

On embarque ensuite à bord du Costa Atlantica pour le film Bienvenue A Bord, signé Eric Lavaine (créateur de la mini-série Faut-il ? pour Canal+).
Pour se venger de son amant et patron (Lionel Astier) qui la vire et la plaque le même jour, Isabelle (Valérie Lemercier), embauche Rémy (Franck Dubosc) comme animateur pour la croisière inaugurale du Costa Atlantica. Sauf que ledit Rémy n’a strictement aucune compétence en matière de spectacle (ni en quoi que ce soit d’ailleurs), au grand dam de son responsable (Gérard Darmon). Tout se beau monde se retrouve donc à bord du paquebot pour une croisière qui s’annonce pour le moins mouvementée…
Là encore je partais avec un léger a priori (pour la même raison mais cette fois concernant Franck Dubosc) et là encore j’ai été plutôt agréablement surpris. Le film est aussi sympa que marrant, rien de franchement nouveau mais une succession de gags et situations qui font mouche. Du coup on se marre bien pendant quasiment tout le film, pour une comédie c’est quand même la moindre des choses. On peut donc estimer que le film remplit sa mission avec brio…
Vous aurez peut être tilté en lisant le nom du navire : Costa Atlantica. Et oui il s’agit bien d’un paquebot de la flotte Costa Croisières qui s’est illustrée ces derniers temps par d’avantage de coups durs (naufrage du Costa Concordia en Italie et dérive du Costa Allegra au large des Philippines après une avarie moteur) que par ses coups d’éclat… Aux dernières nouvelles le Costa Atlantica flotte toujours…

La Croisière

On ne rejoindra pas tout de suite la terre ferme puisque nous enchaînerons avec La Croisière de Pascale Pouzadoux.
Un petit groupe de passagers hétéroclites se lie d’amitié au cours d’une croisière à bord du MSC Fantasia. On retrouve Hortense (Charlotte De Turckheim), une fermière bretonne qui a gagné un séjour à bord en compagnie de son mari qui « disparait » peu après l’embarquement, Simone (Line Renaud), une veuve abonnée aux croisières de luxe, Chloé (Nora Arnezeder), une jeune pickpocket au coeur brisé, Alix (Marilou Berry), parisienne névrosée embarquée à l’insu de son plein gré et Raphie (Antoine Duléry), qui vient de découvrir que sa femme le quitte, il décide de s’intégrer au petit groupe, déguisé en femme, afin de passer inaperçu et pouvoir ainsi espionner son épouse volage…
Je ne dirai pas que le film est mauvais mais il est tout de même franchement moyen (tendance moyen moins), on suit la croisière sans ennui mais sans passion non plus, tout au plus quelques sourires nous échappent çà et là. En étant mauvaise langue je pourrai dire que la bande son sauve le film du naufrage mais ça reste limite (je miserai plutôt sur la plastique de Nora Arzeneder)… Peut être aurai-je dû le voir avant Bienvenue à Bord

Histoire de changer de registre on a essayé de mater Rhum Express de Bruce Robinson (avec Johnny Depp dans le rôle principal) mais on a renoncé au bout d’une quarantaine de minutes, c’est d’un ennui mortel, on n’arrive pas à rentrer dans l’histoire… Bref le truc à oublier vite fait bien fait (le pire c’est que j’aurai pu être tenté de l’acheter en DVD) !
Enfin on s’est aussi lancé dans la huitième et dernière saison de Desperate Housewives mais je préfère attendre le clap de fin pour vous pondre une chronique sur la chose…

[BOUQUINS] Guillaume Musso – 7 Ans Après…

G. Musso - 7 Ans AprèsAprès maintes hésitations et tergiversations diverses et variées j’ai enfin décidé de me lancer dans la lecture d’un roman de Guillaume Musso, et tant qu’à faire autant commencer par son petit dernier (après m’être assuré que ce n’était pas la suite d’un précédent titre), 7 Ans Après, récupéré via le forum de la Team AlexandriZ (un epub commercial dont les DRM ont été supprimés).
Quand Sebastian et Nikki divorcent ils partent chacun de leur côté avec un des jumeaux, lui avec Camille et elle avec Jeremy. Depuis 7 ans les deux parents ne s’adressent pratiquement plus la parole, les jumeaux séparés sont élevés de façons diamétralement opposées. Et pourtant quand Jeremy disparait c’est vers Sebastian que Nikki se tourne pour l’aider à retrouver leur fils. Les retrouvailles sont houleuses mais ils sont prêt à passer outre leurs différents pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière la disparition de Jeremy : fugue ou kidnapping ? Ils vont rapidement se rendre compte que la situation est plus complexe, de New-York à Rio, en passant par Paris leur périple ne sera pas de tout repos…
Je ne saurai vous dire pourquoi je ne me suis jamais penché sur les romans de Guillaume Musso, sans doute à cause d’un à priori négatif et encore je ne vois rien que pourrai justifier ce genre de réaction viscérale. Comme Marc Lévy, Guillaume Musso est un « bookseller », l’un comme l’autre sont quasiment assurés que leur nouveau roman sera plébiscité par le public et forcément ça dérange dans les hautes sphères de la « grande littérature », les intégristes culturels de tout poil ont beau s’acharner à vomir leur fiel rien n’y fait, le public répond toujours présent massivement. Etant fan de Marc Lévy je n’avais donc aucune raison de me « méfier » de Guillaume Musso, à part peut être l’appréhension de tomber sur un « Lévy-like »… Si tel était le cas (inconsciemment) force est de constater que je faisais fausse route. Certes l’écriture et le style sont assez proche, c’est fait pour être accrocheur et permettre une lecture parfaitement fluide, mais la ressemblance s’arrête là.
Je sors de cette première incursion dans l’univers de Guillaume Musso avec une impression plutôt positive, n’ayant pas d’élément de comparaison je ne saurai vous dire si 7 Ans Après si situe dans la moyenne haute ou basse de l’auteur. Mon regard « neutre » a trouvé ce bouquin agréable et plutôt rythmé (toute proportion gardée, ce n’est pas non plus du Grangé ou du Chattam) qui, malgré quelques ficelles un peu trop évidentes, nous réserve tout de même quelques bonnes surprises. Si une partie de l’intrigue est limpide, l’autre suffit à nous scotcher au roman, on tourne les pages frénétiquement pour avoir le fin mot de l’histoire… La fin peut paraître un peu abrupte mais finalement est-ce qu’il y avait vraiment besoin de s’appesantir sur la suite ? Pas si sûr finalement…
Nul doute que cette première exploration de l’univers de Guillaume Musso m’a donné envie de poursuivre mes investigations, pas forcément dans l’immédiat (j’ai d’autres projets de lecture sur le grill), mais à terme je reviendrai avec plaisir à la découverte de cet auteur.

Pour la petite histoire je note que la Librairie Montaigne a fait un effort au niveau des tarifs pour les derniers Musso et Lévy. Alors que d’habitude il faut compter dans les 4000 XPF (33 €) pour un roman au rayon nouveautés, Si C’était A Refaire est proposé à 3000 XPF (25 €) et 7 Ans Après à 3500 XPF (29 €) ; on se rapproche des prix en métropole (respectivement 21 et 22 €). Espérons que ce ne soit pas qu’une initiative isolée mais une réelle prise de conscience que les tarifs pratiqués ici sont (étaient ?) prohibitifs…

One more tag…

Ayant été tagué par Zofia je me prête au jeu. Comme d’hab les règles sont relativement simples à comprendre :
– Répondre aux 11 questions, puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées.
– Taguer 11 nouvelles victimes en indiquant le lien vers leur blog.

Les questions de Zofia :

1. Ton livre de chevet du moment ?
Je viens de finir 7 Ans Après de Guillaume Musso (mon premier Musso et sans doute pas le dernier).
Pour changer de registre je pense attaquer Pirates de Michael Crichton.

2. Ton dernier film vu ?
Le dernier film vu dans une optique 100% divertissement : Bienvenue A Bord.
Le dernier film vu qui m’a « touché » : Drive.

3. Et alors c’était bien ?
Drive ? Pas transcendant mais intense quand même, et la bande son est à couper le souffle.

4. Une idole ?
Aucune idole, idolâtrer quelqu’un est la meilleure façon d’être déçu par la personne.
Des gens que j’aime, d’autres que j’aime moins…

5. Pourquoi Lui/Elle ?
Parce qu’on se complète, différents et pareils à la fois. On est chacun la moitié d’un tout…

6. As-tu déjà fait quelque chose d’impensable, dont tu ne te serais jamais cru capable ?
Comme j’me crois capable de tout, du meilleur comme du pire (en étant meilleur dans le pire), je dirai non.

7. Ton envie du moment ?
C’est vendredi, il est bientôt 11 heures. Mon envie immédiate c’est de rentrer chez moi pour profiter du week-end.

8. Une cause/un combat pour laquelle /lequel tu serais prêt à tout ou presque ?
J’suis pas assez idéaliste pour ça… Par contre je suis prêt à tout pour ceux que j’aime.

9. Un regret ?
S’il n’y en avait qu’un… Ceci dit la vie continue alors marche ou crève comme dirait l’autre.

10. Par la fenêtre, tu vois quoi ?
J’suis au bureau, y’a pas de fenêtres… C’est mon imagination qui m’ouvre les portes de l’évasion.

11. Les prochaines vacances c’est où, quand, comment, avec qui ?
Pas de véritables vacances prévues (ça fait pas loin de 30 piges que je n’ai pas quitté la Calédonie).
Des congés programmés fin mai, à l’appart avec un programme 100% glande…

Mes questions aux prochaines victimes :

1. Si tu pouvais déménager où aimerais tu aller vivre ?
2. Pourquoi là-bas ?
3. Pour toi, c’est quoi le bonheur ?
4. Etre ou paraitre ?
5. Le(s) genre(s) de musique que tu préféres ?
6. Le(s) genre(s) de musique que tu détestes ?
7. Si tu pouvais changer une chose et une seule, dans ta vie, laquelle changerais tu ?
8. Ton plat préféré ?
9. Ta boisson préférée ?
10. Une idée de réforme pour rendre le monde meilleur ?
11. La chose dont tu ne peux absolument pas te passer ?

Comme d’hab je n’adresse ce tag à personne en particulier (oui je sais c’est de la triche). Lecteur occasionnel ou lecteur assidu, si tu veux prendre le relai je te passe le flambeau avec plaisir…

[DVD] Drive

DriveEscapade cinéphile ce week-end avec un film totalement inclassable, j’ai nommé Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn.
Doublure dans les cascades automobiles le jour et chauffeur pour braqueur la nuit, ce mystérieux personnage (Ryan Gosling) va voir son quotidien bouleversé quand il rencontrera Irene (Carey Mulligan) et son jeune fils Benicio. Pour leur éviter les ennuis il va aider le mari et père (Oscar Isaac) qui vient tout juste de sortir de prison à s’acquitter d’une dette, mais rien ne se passera comme prévu…
Ouf voilà qui est fait ! J’appréhendais d’avoir à proposer un synopsis de Drive tant le film est complexe. Au début on se demande bien où le réalisateur veut nous mener avec une intrigue qui tarde à démarrer ; ce serait même limite soporifique mais la bande son nous sauve de l’ennui mortel… Et puis les choses se décantent et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin tandis que la musique continue à nous envouter.
Soit dit en passant j’écris ce post en écoutant la bande originale du film et je suis de nouveau sous le charme alors que je suis en général plutôt hermétique à l’electro / electro-dance. Mais là c’est limite hypnotique comme musique…
Ah oui il faut que je vous dise ce que j’ai pensé du film. Quelques appréhensions au début et puis j’ai fini par me laisser embarquer par l’intrigue, par les images (superbement filmées et mises en scène, même la violence est y sublimée). Le personnage de Ryan Gosling (à aucun moment il n’est nommé, c’est juste le « chauffeur » ou le « pilote ») est plus qu’ambigu, dommage que l’on en apprenne pas d’avantage sur son passé qui vraisemblablement n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Et ne comptez pas sur lui pour vous éclairer le gars n’est pas un grand bavard mais ça ne l’empêche pas de crever littéralement l’écran par sa présence… Amateurs de Fast & Furious et autres films bien bourrins passez votre chemin, ici tout est plus subtil (malgré quelques scènes très intenses), la force du film ne réside pas dans la force brute mais sur un jeu d’émotions souvent non dites mais fortement suggérées), c’est votre intellect qui sera sollicité pas votre quotient hormonal…
Un film inclassable à voir pour son originalité (et sa bande son), je ne crierai pas au chef d’oeuvre mais je suis certain qu’il ne laissera personne indifférent… D’ailleurs en commençant ce post je pensais me montrer moins enthousiaste mais finalement et presque contre toute attente j’ai été happé par le film…

[BOUQUINS] Anthony Zuiker et Duane Swierczynski – Level 26 : Dark Revelations

A. Zuiker - Level26 : Dark RevelationsVoilà encore un bouquin que j’attendais avec une certaine impatience, la suite et fin des aventures de Steve Dark avec le troisième tome de Level 26, Dark Revelations co-écrit par Anthony Zuiker et Duane Swierczynski et reposant toujours sur le principe du récit entrecoupé de séquences vidéos à visionner au cours de l’intrigue.
Steve Dark essaie au mieux de concilier son rôle de père et celui de traqueur de tueurs en série. L’ex-flic a désormais intégré les rangs de l’Alliance Globale, une équipe d’élite qui se voue à la neutralisation des pires criminels en série et justement un certain Labyrinthe prend un malin plaisir à jouer avec la police en leur envoyant des énigmes et indices quant à ses prochains crimes. Le tueur est d’autant plus insaisissable qu’il semble pouvoir frapper n’importe où dans le monde et prétend vouloir nettoyer la société de la corruption et autres maux… Usant et abusant des réseaux sociaux et autres outils en ligne il gagne en popularité auprès du public…
Concernant le récit à proprement parler on retrouve un style facile qui permet une lecture fluide sans toutefois rester béat d’admiration devant la qualité de la prose, mais je suppose que ce n’est pas non plus le but d’un thriller. Les vidéos sont moins nombreuses que dans les précédents mais gagnent en qualité et apportent un réel plus au récit, même si ça nous oblige à quitter le bouquin pour se ruer sur un PC pour visionner la séquence.
L’intrigue n’est pas mal menée, dommage que les devinettes soient relativement classiques et les énigmes quelque peu répétitives. Cela dit la chasse à l’homme est rythmée et nous réserve quand même quelques surprises efficaces. Par contre si le titre laissait présager de grandes révélations sur Steve Dark on reste sur notre faim sur ce coup, en effet on n’apprend rien de nouveau dans cet ultime chapitre, la seule « révélation » utilisée n’en est pas une puisqu’on est courant depuis le second tome (et on le pressentait dès la fin du premier) du lien de parenté entre Dark et Sqweegel. On peut supposer que l’on quitte un Steve Dark plus apaisé, avec des perspectives d’avenir faites d’autres choses que des chasses à l’homme à répétition…
Au final on se retrouve face à un thriller sympathique sans être transcendant, il ne lui manque pas grand chose pour vraiment nous prendre aux tripes mais une fois encore ce « petit quelque chose » lui fait défaut. Mais il n’en reste pas moins que l’on ferme cette trilogie sur une impression globalement positive. La grande nouveauté de ce dernier opus est le rôle que joue Internet dans la stratégie de Labyrinthe, je ne suis pas loin de penser que la situation réelle(engouement populaire pour le message du tueur jusqu’à en oublier les crimes) ne serait pas très différente que celle décrite ici dans un contexte identique…

[BOUQUINS] Marc Levy – Si C’Etait A Refaire

M. Lévy - Si C'Etait A RefaireC’est toujours avec plaisir que je découvre un nouveau roman de Marc Levy et son dernier opus, Si C’était A Refaire, ne déroge pas à la règle, plus encore en sachant que je n’ai pas eu besoin de mettre la main au portefeuille pour le trouver en numérique quelques jours après sa sortie nationale en librairie…
Un matin de juillet 2012, quelques jours après avoir brisé le coeur de son épouse, Andrew Stilman, journaliste au NY Times, est assassiné tandis qu’il fait son footing quotidien. Contre toute attente il reprend conscience au mois de mai 2012, il a deux mois pour découvrir le pourquoi du comment de sa mort, identifier son assassin, sauver son mariage et réparer ses erreurs passées. Vaste programme à faire tenir sur deux petits mois d’autant que dans sa « seconde vie » tout n’est pas écrit à l’avance…
N’en déplaise aux détracteurs de Marc Lévy son dernier bébé est bien différent de ce qu’il a fait auparavant, comme dans Le Premier Jour / La Première Nuit l’histoire d’amour ne constitue pas le coeur de l’intrigue qui flirte allégrement avec le polar, car tout tourne autour de l’enquête d’Andrew et sa course contre la montre pour échapper à son destin. Certains passages évoquant la dictature en Argentine sont particulièrement durs ce qui est aussi plutôt nouveau (et même inattendu) chez Marc Lévy, qui prouve, une fois de plus, qu’il est capable de jongler avec les genres tout en restant « efficace ». Je devrai même dire terriblement efficace car ce roman est, à mon goût, l’un des meilleurs que l’auteur ait écrit et ce malgré une fin qui nous laisse un peu sur notre faim (quoique cette fin ouverte laisse à chacun la liberté d’imaginer la suite). Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un bouquin d’une traite mais là je n’ai pas pu décrocher avant d’avoir le fin mot de l’histoire…
Pour la petite histoire et bien que j’ai lu tous les romans de Marc Levy, je n’avais jamais remarqué qu’il avait un personnage récurrent dans quasiment tous ses titres. Ce n’est qu’en lisant ce dernier roman que j’ai percuté que l’inspecteur Pilguez était le même policier que celui de Et Si C’était Vrai ; mais il faut dire que les allusions au premier roman de l’auteur sont plus qu’évidentes (on a même le droit à une courte apparition du personnage de Lauren). Reste à savoir si j’aurai la curiosité de chercher l’inspecteur Pilguez dans les autres romans de Marc Lévy…