[DVD] Films en vrac…

A défaut d’inspiration pour dénicher de nouvelles séries TV à découvrir (et aussi par flemme de télécharger des saisons complètes de séries déjà bien entamées) nous sommes revenus à un programme DVD plus cinéphile. Ainsi ce week-end nous nous sommes offerts six films.

Films en vrac

Chronicle

Et pour commencer un film fantastique dont j’avais lu et entendu pas mal de bien, de quoi éveiller ma curiosité vu que je n’en avais jamais entendu parler auparavant. Il s’agit du premier film de Josh Trank, Chronicle.
Au cours d’une soirée trois jeunes, Andrew (Dane DeHaan), Matt (Alex Russell) et Steve (Michael B Jordan), entrent en contact avec une mystérieuse substance. Peu après ils découvrent qu’ils sont dotés de capacités extraordinaires et quasiment sans limite, mais encore faut-il savoir maîtriser ces pouvoirs. Ce qui commence pour eux comme un jeu ne tarde pas à dégénérer…
Le film est un curieux mix entre un film pour ado et le film de super-héros sans super-héros ; en effet si pouvoirs il y a il n’est jamais question de les mettre au service des autres pour ces trois jeunes. Filmé caméra à l’épaule (c’est à la mode… bonjour la nausée) bien que ne cherchant pas à surfer sur la vague du vrai faux documentaire (me demandez pas où est l’intérêt de la chose dans ce cas là je n’ai toujours pas compris) le film peine quelque peu à démarrer (pour tout dire la première demie-heure est d’un ennui mortel) mais heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place une étincelle d’intérêt commence à illuminer notre regard de spectateur et finalement on se laisse embarquer par l’intrigue.
Les effets spéciaux sont plutôt convaincants et jouent la carte du réalisme plutôt que de miser à fond les effets numériques dernier cri, mais la force du film est justement de s’attacher à ses personnages plutôt qu’à l’action, et à ce point de vue le pari est plutôt réussi.
Un film sympa, plutôt un joli coup même pour un premier film, mais j’avoue que je m’attendais à plus (c’est toujours le problème des films encensés par la critique ou le public). Au final ces trois couillons auraient dû réviser leurs classiques et méditer la phrase que Stan Lee prête à Ben Parker dans Spiderman : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités« .

La Délicatesse

Changement de registre pour la suite puisqu’on enchaîne avec une comédie romantique à la française avec La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos, adaptation du roman homonyme du premier.
La vie de Nathalie (Audrey Tautou) s’écroule quand son mari est victime d’un accident mortel, la jeune veuve se ferme pour ne se consacrer qu’à son travail. Elle repousse sans ménagement les avances insistantes de son patron (Bruno Todeschini) mais, contre toute attente, semble retrouver sa joie de vivre en compagnie de Markus (François Damiens), un collaborateur très atypique avec qui elle bosse…
De prime abord on serait tenté de dire rien de neuf sous le soleil, la comédie romantique avec un couple improbable ce n’est pas franchement une nouveauté. Et ce n’est pas moi qui irait vous contredire sauf que présentement il y a un petit quelque chose en plus qui fait que la sauce prend bien, si je voulais me la jouer chauvin je dirai que c’est sans doute la french touch qui fait la différence. Plus concrètement j’ai du mal à mettre un nom sur ce « petit quelque chose » mais l’on se trouve dans une comédie pleine de fraîcheur et d’innocence (presque de candeur).

True Grit

Et on continue de naviguer entre les genres puisque nous enchainerons directement avec True Grit, un western réalisé par Ethan et Joel Coen.
Pour venger la mort de son père, assassiné par Tom Chaney (Josh Brolin), la jeune Mattie Ross (Hailee Steinfeld) fait appel au marshall Rooster Cogburn (Jeff Bridges) et insiste pour participer à la traque. LaBoeuf (Matt Damon), un Texas Ranger, est aussi sur la piste de Chaney…
Sans surprise les Frères Coen maîtrisent leur sujet, leur film respecte les règles du western classique et le casting est à la hauteur de toutes nos espérances mais malgré tout je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Les réalisateurs nous avaient habitués à plus d’originalité alors que là ils ne font que nous proposer un remake d’un western de 1969 réalisé par Henry Hathaway, 100 Dollars Pour Un Shérif (avec John Wayne dans le rôle de Cogburn) ; même si leur film est une réussite il manque leur touche perso dans tout ça, à ce titre j’avoue que certaines critiques qui parlent d’un genre « ressuscité » par les Frères Coen me font marrer, le western ne les a pas attendu pour revenir sur le devant de la scène…

Le Rite

Encore du changement au programme puisque nous commencerons notre journée cinéma de dimanche avec Le Rite de Mikael Hasftrom, film inspiré de faits réels.
Michael (Colin O’Donoghue), jeune séminariste en pleine crise de foi, est envoyé à Rome afin de suivre une formation sur l’exorcisme. Afin de le convaincre son professeur l’adresse au Père Lucas (Anthony Hopkins), un exorciste aux méthodes peu conventionnelles mais efficaces, mais le jeune homme reste sceptique…
Etant viscéralement athée je ne me prononcerai pas sur la véracité des faits (en toute logique rationnelle si je ne crois pas en Dieu je ne crois pas d’avantage au Diable) mais ce détail ne m’empêchera pas d’apprécier ou non le film. Justement afin de garder un lien avec le réel le film mise moins sur les effets visuels que le cultissime Exorciste de William Friedkin (lui aussi sensé être inspiré de faits réels soit dit en passant), il se permet même un clin d’oeil à son aîné qui reste une référence du genre).
Les acteurs sont convaincants, l’intrigue plutôt bien ficelée et intéressante mais il n’empêche que le tout nous laisse un arrière-goût de déjà-vu. Sceptique j’étais, sceptique je demeure… Sans doute parce que je suis viscéralement hermétique à toutes ces bondieuseries.

Real Steel

Fin de weekend placé sous le signe du fantastique puisque qu’on entamera notre soirée de dimanche avec Real Steel de Shawn Levy.
Dans un futur proche la boxe entre humains a été remplacée par des combats de robots de plus en plus perfectionnés. Charlie (Hugh Jackman) est un de ces « combattants » de seconde zone vivotant grâce à des robots de récupération. A la mort de son ex-épouse il retrouve Max (Dakota Goyo), son fils, qu’il a ignoré pendant ces dix dernières années. Si les rapports sont plutôt tendus au départ c’est leur passion pour les robots de combat qui va les rapprocher et peut être leur permettre de décrocher la timbale…
Le film m’intriguait à plus d’un titre et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris. Le duo père/fils fonctionne impeccablement et, bien que d’abord dubitatif, je me suis laissé prendre au jeu des combats de robots. Le film en soi est assez proche d’un Rocky version cyborg, on y suit un loser qui espère sans trop y croire percer un jour…
Si un jour ce « sport » devait devenir une réalité je ne doute pas qu’il connaitrait un réel succès public, pour ma part je ne pense pas que voir deux boites de conserve se mettre sur la « gueule » m’attirerait particulièrement ; j’aime la boxe pour la performance humaine des boxeurs et ça aucun joujous télécommandés ne pourra jamais le remplacer.

Le Chaperon Rouge

Rien de tel avant d’aller se coucher qu’un petit détour par le pays des contes de fées, ainsi nous opterons pour Le Chaperon Rouge, version revisitée du conte de Perrault/Grimm par Catherine Hardwicke (à qui l’on doit déjà Twilight – Fascination).
Pour échapper à un mariage de convenance Valérie (Amanda Seyfried) s’apprête à fuir son village avec Peter (Shiloh Fernandez), l’homme qu’elle aime. Ses plans sont bouleversés par une attaque du loup-garou qui tue sa soeur. Les villageois font appel au Père Soloman (Gary Oldman) pour éradiquer le monstre, sa première mesure est de faire barricader le village…
Pour être tout à fait franc j’ai téléchargé ce film par pure curiosité et c’est avec une certaine appréhension que j’ai décidé de le mater. Et finalement je ne le regrette pas, certes le film ne casse pas trois pattes à un canard (et encore je ne vous parle pas des effets spéciaux) mais il reste agréable à visionner pour ce qu’il est : un conte gentillet à voir avant d’aller se coucher… La relecture du conte original proposée par la réalisatrice reste intéressante malgré quelques clichés un peu trop marketing.

[BOUQUINS] George RR Martin – Le Trône De Fer : Intégrale 2

GRR Martin - Le Trône de Fer 2Comme annoncé à peine le premier opus terminé je me suis lancé dans le second volume de l’intégrale du Trone De Fer de George RR Martin, ce recueil regroupe les livres 3 à 5 de la saga, à savoir : La Bataille Des Rois, L’Ombre Maléfique et L’Invincible Forteresse.
Ne pas lire ce qui suit si vous ne voulez pas connaître certains événements clés du premier volume de l’intégrale ou de la saison 1 de la série TV. On retrouve donc Westeros aux portes de la guerre civile, après le sacre de Joffrey Baratheon-Lannister et l’exécution de Ned Stark pour trahison les frères du roi défunt, Renly et Stannis, entendent bien faire valoir chacun leur droit au Trône de Fer, de plus le Nord fait sécession en se rangeant derrière Robb Stark proclamé Roi du Nord. Mais plutôt que de s’unir pour affaiblir et renverser les Lannister chacun se bat pour ses propres intérêts… Fin du spoiler.
Ce second opus de l’intégrale du Trône De Fer répond à toutes nos attentes, une intrigue encore plus dense et complexe et surtout l’entrée en force de la magie dans l’histoire. Ca complote à tout va pour notre plus grand plaisir mais le véritable homme fort de ce lourd volume (960 pages) reste Tyrion Lannister qui, tout en restant fidèle à sa famille parvient à calmer les ardeurs haineuses de son connard (mais non moins roi) de neveu, déjouer les plans de sa salope de frangine et assurer la protection de Port Real.
La grande force de George RR Martin est d’avoir apporté à la fantasy une certaine maturité, une vision moins manichéenne des choses et des individus (tout n’est pas blanc ou noir, les personnages comme les situations évoluent entre diverses teintes de gris). Ce n’est pas le sens de l’honneur qui désigne les vainqueurs à Westeros mais plutôt la puissance et l’argent. De même la sexualité y est abordée sans tabou (y compris l’inceste) et la mort n’épargnera personne, pas même les plus braves.
Si dans sa version française la saga a conservé le nom du livre 1, Le Trône De Fer, il n’en va pas de même dans la version originale ; la saga complète s’appelle en effet A Song Of Fire And Ice et est divisée en 7 livres (chacun correspondant à un volume de l’intégrale) : A Game Of Thrones (livres 1 et 2), A Clash Of Kings (Livre 3 à 5), A Storm Of Swords (livres 6 à 9), A Feast For Crows (livres 10 à 12), A Dance With Dragons (Livres 13 à 15), The Winds Of Winter et A Dream Of Spring, ces deux derniers n’ont pas encore été écrits.
Bref vous l’aurez constaté je suis toujours aussi accro à la série, à tel point que je pourrai vous en causer pendant des plombes tant cet univers est riche, mais plutôt que de vous bassiner encore et encore je vous invite à jeter un oeil au site de La garde De Nuit, une des ressources francophones des plus exhaustives consacrée au Trône de Fer (wiki, forum, chat…).
J’ai maintenant hâte de voir le résultat à l’écran (diffusion en France début juin, quelques jours de délai avant de trouver dispo sur le web) et d’attaquer le troisième volume de l’intégrale (je comptais faire un break mais pas moyen au vu des événements qui se précisent à la fin de ce second tome)…

[TV News] Death Valley – Saison 1

Death ValleyPar curiosité je me suis laissé tenter par la série Death Valley, créée par Eric Weinberg, Michael Cummings et Curtis Gwinn pour la chaîne MTV.
La vallée de San Fernando (Californie) est soudainement envahie par des hordes de vampires, zombies et autres loups-garou. Une unité spéciale de la police, placée sous le commandement du Capitaine Dashell (Bryan Callen), est crée pour contenir (ou neutraliser selon les circonstances) les monstres. Une équipe de la TV filme cette force d’intervention au cours de leurs interventions.
La première saison se décline sous la forme de 12 épisode courts (22 minutes, déduction faite du générique et de la bande annonce de l’épisode suivant il doit rester moins de 20 minutes) qui prennent le pari de proposer un cocktail explosif à base de gore et d’humour. Un challenge plutôt alléchant mais malheureusement la série ne tient pas ses promesses.
Non qu’elle soit sans intérêt, loin de là, mais elle est trop superficielle (intrigue inexistante, personnages creux…), le potentiel de base est sous exploité en une succession de clips/sketches sans queue ni tête ; le tout gagnerait en qualité s’il était soudé par une trame commune ou un fil conducteur mais que dalle. Chaque épisode ressemble au précédent, des interventions et encore des interventions.
D’autant plus dommage que les effets spéciaux sont plutôt convaincants (pour une série TV cela s’entend) et l’humour est omniprésent (c’est même la principale force de la série). Je n’ai vu que les 6 premiers épisodes et même si je compte bien visionner la suite je doute fort de revenir sur ces premières impressions.
Soit dit en passant je ne dois pas être le seul spectateur a être resté sur ma faim puisque MTV a d’ores et déjà annoncé que la série ne serait pas renouvelée ; toutefois l’équipe souhaite poursuivre l’aventure avec une seconde saison et cherche une solution de rechange… Qui vivra verra mais je doute fort de me laisser tenter, à moins que la seconde partie de la saison 1 ne me fasse oublier mes griefs.

[TV News] True Blood – Saison 4

True Blood - Saison 4Point de découverte au programme de nos errances dans le vaste monde des séries TV mais plutôt un retour aux valeurs sures avec la quatrième saison de True Blood.
Après avoir découvert la face cachée du monde des fées Sookie (Anna Paquin) réussit à s’en échapper pour réintégrer Bon Temps. Mais son absence là-bas a duré un an et forcément il y a eu quelques changements, d’autant qu’on la disait morte. Alors qu’elle pensait être enfin débarrassée des vampires elle retrouve Eric (Alexander Skarsgard) hagard et amnésique, une mission commanditée par Bill (Stephen Moyer), devenu roi de Louisiane a mal tourné… Mission qui va déclencher la colère de Marnie (Fiona Shaw), une sorcière de supérette possédée par l’esprit d’une puissante nécromancienne…
Alors que la troisième saison m’avait quelque peu laissé sur ma faim celle-ci réussit à donner un coup de neuf à la série, jouant notamment sur l’amnésie d’Eric et son refus de redevenir le vampire froid et cynique qu’il était avant ; autant dire qu’on a le droit à quelques scènes tordantes avec un Eric limite benêt. L’apparition de la sorcellerie permet aussi de renouveler l’intrigue ainsi que quelques autres (bonnes) surprises… Et bien entendu les autres personnages récurrents de la saga continuent aussi d’évoluer au fil d’intrigues plus ou moins liées à la trame principale de la saison.
Au final on a le droit à une saison rythmée, ponctuée de nombreux rebondissements et sans fausses notes hormis peut être quelques passages un tantinet trop onirique tendance kitsch entre Sookie et Eric. Cerise sur le gâteau la saison s’achève sur un final qui ouvre de nombreuses perspectives pour la suite…
A noter d’ailleurs que la série continue à surfer sur la vague du succès puisque une cinquième saison a vu le jour (diffusion prochainement aux USA). Si j’ai téléchargé l’intégralité de cette quatrième saison cela ne m’empêchera pas d’acheter le coffret dès qu’il sera disponible chez Compact (sortie française du DVD annoncée pour le 30 mai 2012), j’ai déjà les trois premiers je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin !

[BOUQUINS] Glenn Cooper – Le Livre Des Morts

G. Cooper - Le Livre Des MortsDésireux de continuer à jouer le jeu des lectures communes de BookNode et étant particulièrement « intrigué » par ce bouquin c’est donc avec plaisir que je me suis plongé dans Le Livre Des Morts de Glenn Cooper, un thriller teinté d’un soupçon de fantastique (ou plutôt d’ésotérisme).
Will Piper, ancien profiler de talent au FBI rétrogradé à un emploi subalterne suite à un faux pas professionnel, se trouve soudainement et à contrecoeur en charge de l’affaire du Tueur de l’Apocalypse. Déjà six victimes sans aucun lien entre elles et à chaque fois un mode opératoire différent si ce n’est une carte postale annonçant le jour de leur mort. Quand le tueur frappe à nouveau Will prend l’affaire en main et décide de se plonger corps et âme dans cette traque…
Autant vous avertir de suite au fil des premiers chapitres vous risquez d’être un peu largué par ces flashbacks temporels mais après tout un bon thriller se doit de brouiller les pistes pour nous tenir en haleine. Encore faut il parvenir à tenir la cadence sur la durée. Et c’est là que le bât blesse, le mystère du Tueur de l’Apocalypse devient vite une évidence aussi visible que le nez au milieu de la figure (d’autant que le concept de base n’est pas vraiment novateur) ; heureusement la dernière partie du bouquin remet l’intrigue sur les rails.
Il n’en reste pas moins que c’est plutôt bien écrit, la lecture est fluide et divertissante. Ca manque un peu de rythme et d’adrénaline pour en faire un thriller véritablement haletant mais on se prend quand même au jeu. Les personnages font un peu clichés (le flic blasé tendance alcoolo et asocial et sa jeune collègue encore pleine d’illusions pour ne citer qu’eux mais tous sont du même acabit) mais malgré tout ils collent bien à l’intrigue. Un tantinet en-deçà de mes espérances mais suffisamment convaincant pour me donner envie de lire Le Livre Des Ames, la suite (sans vraiment en être une) des aventures de Will Piper.
Une chronique plus courte qu’à l’accoutumée mais force est de constater que je n’ai rien de plus à ajouter (ne serait-ce que cette dernière phrase faite pour meubler plus qu’autre chose).

[TV News] Legend Of The Seeker – Saison 1

Legend Of The SeekerNotre programme vidéo/PC tourne toujours autour des séries TV et, histoire de rester dans le domaine de la fantasy, c’est à Legend Of The Seeker que nous nous sommes attaqués, adaptation très libre de Sam Raimi d’une autre saga littéraire, L’Epée De Vérité de Terry Goodkind.
Après avoir sauvé Kahlan (Bridget Regan) des griffes des soldats de Darken Rahl (Craig Parker), Richard (Craig Horner) apprend, par la bouche du sorcier Zedd (Bruce Spence) qu’il est bien plus qu’un simple garde forestier à la vie bien rangée. Kahlan est en fait une inquisitrice venue chercher l’aide du dernier sourcier, seul espoir, à en croire une ancienne prophétie, de libérer le monde de l’emprise maléfique de Darken Rahl. Et ce sourcier n’est autre que Richard… Après une rapide initiation le jeune sourcier va, avec ses nouveaux amis, se mettre en route pour accomplir son destin.
La série est plutôt agréable à suivre, un univers de fantasy où diverses formes de magie côtoient un bestiaire des plus varié et une intrigue principale plutôt intéressante quoique relativement classique (la sempiternelle lutte du bien contre le mal). L’action est tempérée par quelques touches d’humour, bref un spectacle divertissant dans des décors magnifiques (la série a été tournée en Nouvelle-Zélande).
Les deux séries étant estampillées Fantasy il peut être tentant de comparer Legend Of The Seeker et Le Trône De Fer bien qu’elles soient radicalement différentes. Hormis l’étiquette fantasy je dirai que le seul point commun entre les deux séries est l’absence de créatures humanoïdes non humaines (elfes et nains pour ne citer que les classiques de l’heroic fantasy). Le Trône De Fer est globalement plus mature, avec un univers plus riche, plus complexe et plus nuancé (rien n’est tout bon ou tout mauvais) ; ceci dit je persiste à dire que Legend Of The Seeker est une série réussie, elle est juste plus axée sur le divertissement pur et dur.
Pour en finir avec les comparatifs hasardeux si Le Trône De Fer a pris le parti de respecter fidèlement l’oeuvre de George RR Martin il semblerait que Legend Of The Seeker se permette de nombreuses libertés par rapport à la saga de Terry Goodkind, d’où un titre différent en VO que pour les bouquins The Sword Of Truth (soit dit en passant les français se sont avérés moins scrupuleux, c’est bel et bien le titre en VO suivi de L’Epée De Vérité qui est mis en avant). N’ayant pas encore eu l’occasion de me plonger dans les bouquins (c’est prévu… dès que j’ai terminé le second opus de l’intégrale du Trône de Fer) je ne me prononcerais pas sur la chose. Seule certitude c’est que Legend Of The Seeker a été arrêté après deux saisons en raison de scores d’audience jugés insuffisants, et ce malgré une mobilisation massive des fans de la série TV (la saison 1 offrant à l’intrigue une fin « sans appel » je pense me limiter à celle-ci).

[BOUQUINS] Ken Grimwood – Replay

K. Grimwood - ReplayDans le cadre des lectures communes de la Team AlexandriZ c’est le titre Replay de Ken Grimwood qui est sorti, je ne connaissais ni l’auteur, ni le bouquin mais le pitch m’a intéressé a plus d’un titre du coup je me suis volontiers laissé tenter par la découverte.
18 octobre 1988, Jeff Winston, 43 ans, meurt d’une crise cardiaque avant de reprendre conscience 25 ans plus tôt, âgé de 18 ans, dans son ancienne piaule universitaire. Pour lui qui estimait avoir gâché sa vie c’est l’occasion de repartir sur de meilleures bases, d’autant que connaître l’avenir n’a pas que des inconvénients quand il s’agit d’améliorer son quotidien. La fortune aidant il s’efforce de vivre la vie qu’il rêvait d’avoir, tout n’est pas parfait mais c’est déjà mieux que la première fois. Jusqu’au 18 octobre 1988…
Petit retour sur Ken Grimwood que j’ai découvert à l’occasion de cette lecture. Durant sa courte carrière littéraire (1976-1986) il n’a publié que 4 titres (plus un paru à titre posthume, son oeuvre la plus connue reste Replay publié en 1986 (1988 en VF) et récompensé d’un World Fantasy Award. Il est décédé en 2003 à l’âge de 59 ans.
Revenons à nos moutons et à ma chronique sur Replay. Il est des livres comme ça qui vous possèdent littéralement pour ne plus vous lâcher avant de l’avoir terminé ; en effet j’ai commencé ce bouquin par curiosité, juste histoire de me faire une idée de la chose avant de différer à une date ultérieure ma lecture. Seulement voilà force est de constater que je n’ai pu me retenir d’enchaîner les chapitres, de plus en plus accro à cette histoire.
Et pourtant le thème du voyage dans le temps n’est pas franchement une nouveauté dans la science-fiction, même le « replay » à déjà été abordé en littérature comme au cinéma (je pense notamment au film Un Jour Sans Fin de Harold Ramis), et pourtant la recette fonctionne à merveille et c’est presque malgré nous que l’on se retrouve à se questionner sur le pourquoi du comment de cet éternel recommencement.
Le livre se concentre sur les personnages (Jeff n’est pas seul mais je ne vous en dirai pas plus… même sous la torture) sans chercher à fournir des explications métaphysiques ou spirituelles au phénomène de Replay, préférant aborder leur façon d’appréhender chacune de ses nouveaux départs. L’auteur sait clairsemer son récit de touches d’humour et d’émotions diverses et variées qui rendent ses acteurs plus vivants. Certes le manque d’explication pourrait frustrer certains lecteurs mais franchement comment voulez-vous expliquer de façon rationnelle un truc complétement irrationnel tout en restant crédible ? Après tout c’est bien l’objectif de la littérature fantastique dans son ensemble : nous ouvrir les portes d’un monde où tout est possible…
Pour finir je ne sais pas comment j’appréhenderai cette expérience de Replay, chance ou malédiction ? Un peu des deux je suppose, dans l’idéal vaut mieux se contenter de vivre pleinement le jour présent (le fameux carpe diem de nos ancêtres).

[BOUQUINS] George RR Martin – Le Trône De Fer : Intégrale 1

GRR Martin - Le Trône De Fer 1Après la première saison de la série TV et les deux courtes nouvelles faisant office de Préludes je me suis enfin plongé dans le premier volume du Trône De Fer de George RR Martin. Bien qu’ayant les 13 premiers tomes en numérique j’ai pourtant opté pour l’intégrale format papier proposée par J’ai Lu (toutefois si je devais brûler d’impatience de connaître la suite en n’ayant pas le bouquin à portée de main je n’exclus pas de me rabattre sur le format numérique de temps en temps), ce premier pavé regroupe donc les deux premiers livres de la saga : Le Trône De Fer et Le Donjon Rouge.
Je ne reviendrai pas sur l’histoire étant donné que c’est exactement la même que la première saison de la série TV (à ce titre force est de constater que l’adaptation est on ne peut plus fidèle à son modèle) ; en gros la situation peut se résumer à une phrase extraite du roman : « Le Donjon Rouge abrite deux sortes de gens, Lord Eddard, expliqua Varys. Ceux qui sont entièrement dévoués au royaume et ceux qui ne le sont qu’à leur propre personne.« .
J’avoue très honnêtement que j’appréhendais quelque peu la lecture de ce premier tome ayant vu quelques jours plus tôt la série TV mais, à défaut de surprise dans le déroulement de l’intrigue, je trouve que l’univers de Westeros y est décrit avec plus de profondeur. Le chapitrage du bouquin permet de suivre l’action selon le point de vue d’un personnage (celui dont le chapitre porte le prénom) ce qui contribue à enrichir encore un peu plus une intrigue et un monde déjà incroyablement fouillé. Du coup j’ai avalé les presque 800 pages avec la même avidité que si je découvrais l’histoire pour la première fois…
Alors GRR Martin est-il le nouveau JRR Tolkien ? Il serait quelque peu présomptueux (et très prématuré) de ma part de répondre à cette question après avoir lu seulement un volume du Trône de Fer ; pour le moment l’univers de Westeros fait d’avantage penser à une fiction médiévale qu’à une oeuvre de fantasy pure et dure, nul doute que si, comme on peut le supposer, la magie et quelques créatures fantastiques viennent s’inviter par la suite on aura entre les mains une saga incontournable de la littérature de fantasy.
Parlons de la suite justement, non pas du tome 2, ni même du 3 ou du 4 qui sont d’ores et déjà bouclés et publiés et publiés en français, ni même du tome 5 qui est déjà sorti en version anglaise (prévu pour 2014 en français) mais des suivants. Il faut savoir que GRR Martin a déjà 63 ans et mise sur 3 ans d’écriture pour chacun des tomes 6 et 7 ; ce qui nous amène à 2018 et un auteur alors âgé de 70 ans. C’est jouable me direz vous, si GRR Martin tient « ses » délais ça ne devrait pas poser de problèmes particuliers, sauf que chaque tome ayant tendance a être plus riche que le précédent il s’est ainsi écoulé 5 ans entre les tomes 3 et 4 et 6 ans entre les 4 et 5. Le même délai de 6 ans pour chacun des suivants nous porte à 2025 et un auteur alors âgé de 76 ans… Avouez que les choses se corsent vu sous cet angle ! Pis encore quand on sait que l’auteur n’exclut pas un huitième tome si jamais il ne parvient pas à boucler sa saga en 7 volumes ; par contre il exclut totalement l’idée que quelqu’un d’autre puisse prendre sa suite s’il venait à mourir avant d’avoir écrit la fin du Trône de Fer, si tel devait être le cas alors la saga demeurerait inachevée (ce serait foutrement dommage si vous voulez mon avis)… Qui vivra verra, il n’en reste pas moins que je vais d’ores et déjà enchaîner avec le tome 2.

[BOUQUINS] Justin Cronin – Le Passage

J. Cronin - Le PassageMa « lecture numérique » du moment est dans un autre registre (quoique ?) même si reste un pavé (966 pages pour la version papier chez Michel Laffont), puisque je suis en plein dans le fantastique avec Le Passage de Justin Cronin. Il s’agit du premier tome d’une trilogie post-apocalyptique dont les suites devraient sortir (en anglais) en 2012 et 2014, ajoutons un an pour les versions française, autant dire qu’il va falloir prendre son mal en patience.
Une expérience militaro-scientifique menée sur 12 condamnés à mort et une fillette de 6 ans, Amy, tourne mal. Les condamnés deviennent des mutants surpuissants assoiffés de sang qui contaminent leurs victimes et la fillette s’enfuit avec l’aide d’un agent du FBI. C’est le début du chaos et de la fin du « monde d’Avant » ! Pour ceux qui en réchapperont la lutte pour la survie face à des hordes de mutants vampires n’en sera que plus rude… Près d’un siècle plus tard Amy a le corps d’une adolescente de 13 ans quand elle intègre une petite communauté de survivants ; mais que leur apporte-t-elle exactement ? Une lueur espoir ou le chaos et la mort ?
Au fur et à mesure que je lisais ce bouquin j’ai pensé à d’autres titres qui auraient pu servir d’inspiration à l’auteur, d’abord à ce que je considère comme un incontournable du roman post-apocalyptique, Le Fléau de Stephen King, mais aussi à La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan (pour l’approche quasi épidémiologique du vampirisme et la notion de « multitude ») et même la saga Autre-Monde de Maxime Chattam (on y retrouve des ados confrontés à un nouveau monde et obligés de survivre) ; mais je vous rassure malgré ces illustres possibles références Le Passage a aussi une identité propre. Une structure originale quand on sait que la première partie, qui occupe près du quart du roman, plante le décor avant d’en faire table rase et de repartir à zéro. Plutôt bien écrit la lecture reste fluide malgré quelques rares longueurs, il n’en reste pas moins qu’une fois embarqué on ne le lâche plus avant d’avoir le fin mot de l’histoire (du moins du premier tome de cette trilogie très prometteuse).
Les personnages sont attachants, notamment le petit groupe qui décide de percer le secret d’Amy et bien sûr la gamine elle même qui conserve, tout au long du récit, une aura mystérieuse (au départ on en arrive même à se demander si elle veut le bien de la Colonie ou au contraire sa destruction). Pour en finir avec les personnages (en dire plus risquerait de casser l’effet de surprise) on en croisera un paquet, plus ou moins éphémères, certains que l’on regrettera, d’autres non. L’intrigue est pleine de rebondissements avec quelques touches d’émotion, juste ce qu’il faut pour donner un peu d’espoir dans ce monde dévasté.
Pour faire court je dirai simplement que j’ai adoré ce bouquin, certes il n’est peut être pas parfait (quoique j’ai du mal à lui trouver de réels défauts) mais il réussit à vous faire évader dans ce « monde brisé » et à vous faire partager les peines et les espoirs des héros. Maintenant j’ai hâte de découvrir la suite même si je sais qu’il va falloir s’armer de patience (ce qui n’est pas vraiment un de mes points forts, mais en l’occurrence je n’ai pas vraiment d’autre choix)…

Plus (+) de sucre pour l’Outre-Mer

Beaucoup l’ignore (moi même je ne l’ai appris que dernièrement) mais un même produit de la même marque (yaourts et sodas notamment) acheté Outre-Mer (DOM-TOM et collectivités) contiendra plus de sucre que celui acheté en Métropole, et donc forcément sa valeur énergétique n’en sera que plus forte. Me demandez pas le pourquoi du comment je n’ai pas de réponse à vous proposer, posez plutôt la question aux responsables de l’industrie agro-alimentaire.
Ajoutons à cela que, par nature, l’alimentation ultra-marine est plus riche (plus de féculents) qu’en Métropole et que cela ne manque pas d’avoir des répercussions sur la santé des consommateurs, notamment en terme d’obésité (IMC > 30), en Métropole on estime que 14,5% de la population serait obèse, Outre-Mer c’est 24% de la population qui aurait un problème d’obésité. Par la force des choses cette obésité peut avoir des conséquences plus ou moins fâcheuses (diabète, maladies cardio-vasculaires, problèmes articulaires…) qui ont un coût considérable pour la collectivité et les organismes sociaux. Mais je suppose que cela n’empêche pas de dormir les responsables de l’industrie agro-alimentaire (si je ne craignais pas les jeux de mots foireux je dirai que cette industrie ne se contente pas de se sucrer sur notre dos, elle sucre aussi nos assiettes et verres), pas plus que cela ne semble chagriner le monde politique (en octobre 2011 un projet de loi visant à interdire le surdosage de sucre des produits ultra-marins a été rejeté par 199 contre et 190 pour par l’Assemblée Nationale). Pourtant sur le long terme ce surdosage en sucre n’est certainement pas sans conséquences…
Pour d’avantage de détails techniques je vous invite à lire le rapport parlementaire du député socialiste Victorin Lurel (Guadeloupe), très complet, bien documenté c’est une lecture très instructive (notez au passage que je viens de dire du bien d’un socialiste, c’est suffisamment rare pour être souligné)…
Pour illustrer mon propos vous trouverez ci-dessous un comparatif des teneurs en sucre (en gramme par litre) et des valeurs énergétiques (en Kilocalories pour 100 millilitres) de 4 sodas de consommation courante  (Coke, Fanta, Schweppes et Orangina) en Métropole et en Nouvelle-Calédonie :

Sodas France et NC

Rectif. concernant la teneur en sucre : les quantités exprimées le sont en grammes pour 100 ml.
Merci à Zorglub de m’avoir signalé cette erreur.

C’est bien beau de nous bassiner avec des slogans à la sauce « bouger plus, manger mieux » mais si l’on commençait plutôt par prendre le mal à sa racine. Prenons l’exemple du Coke puisque c’est sans doute le soda le plus consommé ici comme ailleurs : une petite bouteille c’est 600 ml, sur une consommation « normale » de 3 petites bouteilles par jour on arrive donc à 1,8 litre quotidien, sur l’année ça nous fait donc 657 litres de Coke avalés. Sur l’année le consommateur calédonien aura bouffé pas loin de 200 grammes de sucre en plus que son homologue métro rien qu’en buvant son Coke quotidien… Sur le long terme ça fait combien de kilos de poids en trop ???