Notre pause TV du weekend sera placée sous le signe de la série Hemlock Grove, créée par Brian McGreevy (qui est aussi l’auteur du roman dont la série s’inspire) et Lee Shipman pour Netflix.
Le cadavre mutilé d’une adolescente plonge la paisible ville d’Hemlock Grove dans la peur, les spéculations vont bon train afin de découvrir si c’est l’oeuvre d’un animal, d’un homme ou d’autre chose… Deux ados que tout oppose découvrent c’est l’oeuvre du loup-garou solitaire, qui tue pour le seul plaisir de tuer, ils vont tout faire pour l’identifier et le neutraliser. Peter Rumacek (Landon Liboiron) est un gitan un brin marginal, doublé d’un loup garou ; Romain Godfrey (Bill Skarsgard) est l’héritier de l’empire Godfrey, actuellement dirigé par sa mère Olivia (Famke Janssen), mais c’est aussi un ulpir même s’il l’ignore encore…
Même si la série se revendique clairement du genre fantastique / horreur, on assiste finalement à assez peu de scènes faisant intervenir ces créatures surnaturelles ; et encore on ne voit que des loups garous, il faut attendre le dernier épisode pour découvrir ce qu’est un ulpir. C’est d’autant plus dommage que les métamorphoses en loup garou sont vraiment originales et réussies, qui plus est avec Eli Roth à la production le genre était en de bonnes mains même s’il signe là sa première véritable participation pour la TV (on lui doit notamment les deux films Hostel, le premier est une totale réussite, le second ne bénéficie plus de l’effet de surprise mais reste réussi). Globalement la série se construit d’avantage sur les relations entre Peter et Romain et leur enquête pour découvrir la vérité. Hormis ce petit bémol l’ensemble tient plutôt bien la route, on se laisse facilement prendre au jeu.
La série m’a été proposée par Abra qui en avait entendu parler via un chat avec un de ses contacts, la suite c’est la routine habituelle, on fouine un peu sur le web et on ne tarde pas à dénicher l’objet tant convoité, reste à patienter le temps du téléchargement… Si vous souhaitez passer par les voies légales je vous souhaite bien du courage, la série est encore inédite en France (hors plates-formes de VoD) et non disponible en DVD ; pour info le bouquin semble tout aussi introuvable en version française.
Cette première saison s’est déclinée en 13 épisodes de 52 minutes, comme il se doit le final introduit un bon nombre de retournements de situation et de nouveautés, du coup ont attend avec impatience de découvrir l’orientation de la saison deux (10 épisodes, annoncés pour 2014).
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[TV News] Vikings
La série canado-irlandaise Vikings de Michael Hirst nous propose un mix réussi d’Histoire et d’aventures.
Scandinavie, à la fin du VIIIème siècle. Ragnar Lothbrok (Travis Fimmel), un jeune guerrier viking, est avide d’aventures et de nouvelles conquêtes. Lassé des pillages sur les terres de l’Est, il se met en tête d’explorer l’Ouest par la mer. Malgré la réprobation de son chef, Haraldson (Gabriel Byrne), il se fie aux signes et à la volonté des dieux, en construisant une nouvelle génération de vaisseaux, plus légers et plus rapides…
Proposée à l’origine par la chaîne History et reprise en France par Canal+, cette première saison se décline sous la forme de 9 épisodes de 42 minutes. Comme je l’ai dit en intro cette plongée dans l’univers des vikings permet de se familiariser avec une culture méconnue (de moi en tout cas) sans paraître trop didactique. Pour ce faire on a le droit à une intrigue qui tient la route, sans cesse renouvelée par maints rebondissements, beaucoup d’action, un soupçon de romance, des personnages soignés… Bref tous les atouts pour que le téléspectateur ait envie d’aller jusqu’au bout, et ça marche (du moins ça a marché avec moi).
Je ne dois pas être le seul à avoir été séduit puisque la série a été reconduite pour une seconde saison, en cours de tournage et annoncée pour 2014. Il faut dire que le final de la première saison laissait présager bien des rebondissements pour la suite. Il va juste falloir se montrer patient…
Pour la petite histoire Ragnar Lothbrok est un personnage qui a réellement existé et est considéré comme l’un des plus grand héros vikings ; la série ne prétend pas être une reconstitution fidèle de sa vie mais s’en inspire plus ou moins, mêlant quelques faits historiques à la fiction.
Moins glorieux pour ce brave Ragnar, la première fois que j’ai entendu son prénom je n’ai pu m’empêcher de sourire, ce n’est pas l’image d’un puissant guerrier viking qui m’est venue à l’esprit mais celle d’un viking qui s’escrime à choper un saumon avec un harpon taillé grossièrement dans un morceau de bois tandis qu’un autre lui lance en riant : Ragnar, tu veux du saumon ? (pub Apéricub).
[TV News] The Walking Dead – Saison 3
Il nous aura fallu deux weekends pour boucler la saison 3 de The Walking Dead (16 épisodes de 42 minutes).
Rick (Andrew Lincoln) et son petit groupe de survivants trouvent refuge dans un ancien pénitencier qu’ils sécurisent tant bien que mal. De leur côté Andrea (Laurie Holden) et Michonne (Danai Gurira) trouvent refuge à Woodburry, une communauté de survivants dirigée par Le Gouverneur (David Morrissey). Les deux factions ne vont pas tarder à entrer en conflit avant de se livrer à une guerre sans merci ; tout en continuant à se protéger des zombies…
Vous l’aurez compris cette troisième saison se déroule simultanément en deux endroits : le pénitencier et Woodburry. De nouveaux personnages font leur apparition, les principaux étant Michonne (aperçue à la fin de la saison deux) et Le Gouverneur, d’autres sont de retour, essentiellement Merle Dixon (Michael Rooker), le frère de Daryl (Norman Reedus) et enfin d’autres encore disparaissent mais je ne donnerai aucun nom pour alimenter la rubrique nécrologique… La lutte acharnée entre les deux factions, ponctuée de nombreux coups bas de la part du Gouverneur et de ses troupes, apportent une dimension nouvelle à la série, du coup la menace des zombies semble venir en second plan.
Très axée sur le personnage de Rick, leader charismatique du groupe mais aussi avec les faiblesses d’un être humain, fortement éprouvé dans cette troisième saison ses décisions seront parfois discutables (voire même à la limite de la connerie) ; je ne spoilerai pas grand chose en vous annonçant qu’il parviendra toutefois à se reprendre en main à temps. Au sein du groupe de survivants le personnage de Hershel (Scott Wilson) gagne aussi du galon, il devient à la fois le confident et le conseiller de Rick.
La dimension humaine est donc toujours aussi présente, voire même peut être plus que jamais, mais les rebondissements en série, les scènes d’action et les zombies ne seront pas pour autant laisser en plan. Pas de temps morts, la série nous scotche à son intrigue avec la même efficacité que les deux saisons précédentes.
Inutile de vous dire que j’attends avec impatience la quatrième saison dont le tournage est en cours et la diffusion prévue à partir d’octobre sur AMC. Quant à la version française pour le moment on ne dispose d’aucune date. Idem pour l’intrigue, peu d’éléments filtrent, on sait qu’elle démarrera trente jours après la fin de cette troisième saison (le titre de l’épisode 1 étant 30 jours sans incidents).
Sinon je n’ai toujours pas pris le temps de me pencher sérieusement sur les comics… Mais c’est toujours au programme des trucs à faire.
[TV News] Strike Back – Vengeance
Encore une série pour laquelle nous aurons pris Canal+ de vitesse, la troisième saison de Strike Back, intitulée Vengeance, est en cours de diffusion sur la chaîne cryptée.
Michael Stonebridge (Philip Winchester) a quitté la Section 20 du MI6 pour un boulot plus « serein » d’entraîneur des futurs commandos du SAS afin de privilégier une vie de famille normale auprès de sa femme. Toutefois quand Damien Scott (Sullivan Stappelton), son ancien collègue et ami, est capturé par un groupe de rebelles somaliens, il n’hésite pas à reprendre temporairement du service pour une mission d’extraction non officielle. De retour en Grande Bretagne un incident au cours d’un entraînement l’oblige à tuer une recrue du SAS devenue incontrôlable, pour se venger Graig Hanson (Shane Taylor), son frère, lui même ancien commando, abat la femme de Stonebridge. Ce dernier demande alors à réintégrer la section 20, d’une part pour traquer Hanson mais aussi pour démanteler un réseau qui cherche à mettre la main sur des détonateurs nucléaires…
Suite à la mort d’Eleanor Grant (Amanda Mealing) en fin de saison 2, c’est désormais Rachel Dalton (Rhona Mitra) qui dirige la Section 20 avec Oliver Sinclair (Rhashan Stone), le reste de l’équipe demeure inchangé. Bien entendu les agents spéciaux vont croiser un tas d’individus peu recommandables, si bon nombre d’entre eux connaîtront une fin aussi rapide que brutale, d’autres leur causeront d’avantage de soucis, dont Karl Matlock (Vincent Regan), qui dirige une milice sur-entraînée et sur-armée.
Le découpage de cette troisième saison est le même que celui de la seconde, une trame unique déclinée sous forme de 10 épisodes de 42 minutes, les épisodes se regroupent deux à deux pour situer l’action sur une même zone géographique : Somalie (épisodes 1 et 2), Niger/Algérie (3 et 4), Le Cap (5 et 6), Zimbabwe (7 et 8) et enfin Johannesburg (9 et 10) . Comme les saisons précédentes celle-ci repose sur un rythme boosté à l’adrénaline, aucun temps mort, les scènes d’action spectaculaires se succèdent et le duo Stonebridge/Scott fonctionne à merveille, apportant même quelques touches d’humour dans les situations les plus désespérées. Mais bon ce serait dommage de limiter Strike Back à une succession de pétarades, l’intrigue est réellement fouillée et riche en rebondissements, qui plus est visuellement plus que convaincant.
La série a été renouvelée pour une quatrième saison dont on ne sait pas grand chose à l’heure actuelle (il est question d’un réseau terroriste agissant à l’échelon mondial). Au niveau des saisons c’est un peu compliqué de s’y retrouver, certaines chaines estiment que la première saison constitue une série à part entière, les saisons 2 et 3 étant une forme de spin-off ; d’une part je suppose à cause du changement de casting (et pourtant c’est toujours la Section 20 qui opère) mais aussi je pense du fait qu’à partir de la seconde saison la production devient anglo-américaine avec l’arrivée de HBO (via sa filiale Cinemax) dans le projet. Du coup les américains estiment que Strike Back démarre à la saison 2 (n’ayant pas participé à la première ça peut se comprendre), du coup la saison 3 devient saison 2 aux States ; par contre j’ai plus de mal à comprendre la chose quand les chaînes françaises (dont Canal+) suivent cette même logique…
[TV News] American Horror Story Asylum
Deuxième weekend passé essentiellement à glander devant la TV. Samedi et dimanche dernier nous nous sommes fait toute la seconde saison de Homeland, je confirme ma première bonne impression, vraiment bien foutu et addictif à souhait ; au vu du final j’ai hâte de découvrir la saison 3. Ce samedi aura plutôt été placé sous le signe du cinéma avec deux films que je ne chroniquerai pas ici (sans être nuls ils ne présentent pas un grand intérêt cinématographique), Mais Qui A Re-Tué Pamela Rose (de et avec Kad Merad et Olivier Baroux) et Hôtel Transylvanie (une animation des studios Sony). Enfin ce dimanche nous opterons pour un programme 100% série TV puisque l’on passera la journée avec American Horror Story Asylum (qui est l’objet du présent post) et les premiers épisodes de la saison 3 de Strike Back (que je chroniquerai ultérieurement).
Revenons à nos moutons et donc à American Horror Story Asylum, comme son nom l’indique il s’agit de la seconde saison de AHS, une série de Ryan Murphy et Brad Falchuck pour la chaîne FX. La première saison nous ayant agréablement surpris il nous tardait de découvrir cette suite qui n’en est pas une puisque le cadre et les personnages changent.
1964. Quand Lana Winters (Sarah Paulson), jeune et ambitieuse journaliste, pénètre dans l’Institut Briarcliff, un asile psychiatrique dirigé d’une main de fer par Soeur Jude (Jessica Lange), elle est loin de se douter que sa curiosité lui vaudra d’être internée contre son gré. Elle se liera avec Kit (Evan Peters), un jeune homme accusé de plusieurs meurtres sordides, et Grace (Lizzie Brocheré), une jeune femme qui a tué son père et sa belle mère. Tout trois n’auront de cesse de s’échapper afin de dénoncer les horreurs qui se passent entre les murs de Briarcliff…
Dès le générique stroboscopique on plonge dans l’ambiance unique d’American Horror Story ; toutefois si la saison 1 (Murder house) nous plongeait au coeur d’une maison hantée avec son lot de phénomènes inexpliqués et revenants, Asylum change de registre, la maison est uniquement le théâtre des horreurs. A ce titre on se retrouve avec un saison plus classique et moins subtile que la première mais toujours aussi glauque, surprenante et aussi bien ficelée. Vous aurez le droit, en vrac, à un cas de possession (avec l’exorcisme qui va de pair), des extra-terrestres aux intentions pas clairement définies et des tueurs en série (un qui sévit en 1964 et un autre de nos jours).
Autre changement de taille, Murder House se déroulait de nos jours, les flashbacks permettaient de revenir sur des événements liés à la maison, Asylum se déroule presque exclusivement en 1964 (avec quelques flashbacks concentrés le personnage de Soeur Jude), peu de séquences contemporaines, et il faut attendre les derniers épisodes avoir confirmation du lien entre le passé et le présent(sans être un disciple de Sherlock Holmes on le devine bien avant).
Un petit détour par le casting, outre Jessica Lange et Evan Peters qui retrouvent des rôles clés dans Asylum, l’on retrouve d’autres acteurs de Murder House qui gagnent du galon en changeant de rôle (j’indique entre parenthèses leur rôle et la fréquence de leur apparition dans la première saison) : Sarah Paulson (Billie, 3 épisodes), Zachary Quinto (Chad, 4 épisodes) et Lily Rabe (Nora, 7 épisodes). Je ne serai pas exhaustif si j’oubliais de mentionner deux nouveaux venus prestigieux: Joseph Fiennes (Monseigneur O’Hara) et James Cromwell (Docteur Arden). Parmi tout ce beau monde je lève mon chapeau à Jessica Lange qui semble à l’aise dans tous les états imposés par son rôle (je ne peux pas en dire plus afin de laisser la surprise intacte), je n’avais aucun doute quant à ses talents (connus et reconnus) d’actrice mais là j’avoue avoir été bluffé.
Cette seconde saison se décline sous la forme de 13 épisodes de 42 minutes, les fans (dont je suis) seront ravis d’apprendre que la série a été renouvelée pour une troisième saison, American Horror Story Covent, dont le tournage devrait démarrer cet automne…
Générique de American Horror Story Asylum
[TV News] Homeland
Du fait de notre black-out télévisuel nous étions passé à côté de la série Homeland, coup de bol Canal+ a décidé de rediffuser la première saison juste avant de lancer la seconde, du coup nous avons pu profiter de cette séance de rattrapage.
Carrie Mathison (Claire Danes), analyste à la CIA, est convaincue que le sergent Nicholas Brody (Damian Lewis), récemment libéré après huit ans de détention en Irak et accueilli en héros, a été retourné par le groupe terroriste d’Abu Nazir (Navid Neghaban). Seule contre tous mais avec le soutien de son supérieur, Saul Berenson (Mandy Patinkin), elle va chercher à prouver qu’elle a raison…
La série d’Alex Gansa et Howard Gordon s’inspire d’une série israélienne, Hatufim (diffusée actuellement par Arte), cette première saison se découpe en 13 épisodes de 42 minutes.
Outre un scénario riche en surprises et rebondissement la série repose aussi sur les personnalités complexes de ses deux interprètes principaux ainsi que sur quelques seconds rôles de poids (je pense notamment au personnage de Saul). Bref elle a tout ce qu’il faut pour que l’on accroche dès le premier épisode, et une fois ferré on ne peut plus la lâcher avant la fin du dernier épisode.
L’avantage de cette séance de rattrapage est que l’on n’aura pas besoin de patienter avant d’enchaîner sur la saison deux, dès la semaine prochaine on va pouvoir s’y mettre.
Petit cafouillage chez Canal+ par contre dans la diffusion des trois derniers épisodes, ils n’ont rien trouvé de mieux que nous passer les épisodes 12 et 13 avant de revenir sur le 11 (forcément on n’avait pas trop envie de zieuter le dixième épisode une fois la série bouclée).
D’autre part, et toujours au chapitre des cafouillages made in Canal+, la chaîne interrompt la seconde saison de Scandal après 13 épisodes (sur 22) pour programmer la saison deux de Homeland ; il va falloir que je fouine sur internet pour récupérer la suite.
Quant à Homeland, la série poursuit son petit bonhomme de chemin puisque elle a été reconduite pour une troisième saison.
[TV News] La trilogie Jurassic Park sur TF1
A l’occasion du long weekend (armistice + ascension) TF1 nous a proposé la trilogie Jurassic Park ; il est rare que j’évoque des films revus, et plus encore les films vus à la TV, mais comme toute règle il y a des exceptions qui font loi. Et pis comme dirait l’autre : j’suis chez moi, j’fais c’que j’veux !
Jurassic Park premier du nom (Steven Spielberg – 1993), nous fait découvrir un milliardaire un tantinet excentrique, John Hammond (Richard Attenborough), qui projette d’ouvrir un parc d’attraction unique en son genre mais pour se faire il a besoin de l’avis d’une équipe d’experts (Sam Neil, Laura Dern et Jeff Goldblum) ; mais rien ne va se passer comme prévu…
Le film a 20 ans mais il n’a pas pris une ride, les effets spéciaux sont toujours aussi bluffants. Ca doit être la quatrième fois que je le vois et franchement je ne m’en lasse pas. A part leur foutue 3D omniprésente je ne vois ce que la nouvelle version, sortie cette année, peut apporter au film. De loin le plus réussi de la trilogie.
Pour la petite histoire Jurassic Park est l’un des premiers DVD que j’ai acheté, le plus original dans l’anecdote est que j’ai acheté ce DVD dans une épicerie qui, par Dieu sait quel miracle commercial, avait réussi à avoir le film avant tout le monde et, bien entendu, l’avait fait savoir à grand renfort de pub.
Dans Le Monde Perdu (Steven Spielberg – 1997) on retrouve Ian Malcom (Jeff Goldblum) qui rempile pour une expédition scientifique en compagnie de sa nana (Julianne Moore) et d’un photographe de terrain (Vince Vaughn) ; mais une autre équipe débarque sur l’île avec des intentions nettement moins louables…
Le film est plutôt réussi même si l’effet de surprise est forcément moindre malgré la présence de quelques dinosaures inédits. La seconde partie du film avec l’arrivée du T-Rex à San Diego est un peu « too much » à mon goût.
Si dans le premier volet la lutte pour la survie était franchement trépidante, la suite n’égale pas son aîné à mon goût, peut être aussi parce que j’avoue avoir pris un plaisir sadique à voir l’équipe « safari » se faire décimer.
Dans Jurassic Park III (Joe Johnston – 2001) c’est le professeur Alan Grant (Sam Neil) qui signe son grand retour avec son assistant (Alessandro Nivola) ils vont aider un couple (William H. Macy et Tea Leoni) à retrouver leur fils disparu sur l’île…
Non seulement Spielberg a passé la main et la musique n’est plus assurée par John Williams mais c’est aussi le seul des trois films qui ne soit pas plus ou moins librement adapté d’un roman de Michael Crichton. Je ne sais pas si ça suffit à justifier un scénario un peu léger mais le fait est que c’est le moins réussi des trois films même s’il reste divertissant.
Pour en savoir plus sur les films et les bestioles présentes je vous invite à consulter ce fansite très complet et bien documenté.
Un quatrième film, réalisé par Colin Trevorrow, devrait sortir courant 2014 mais peu d’infos et beaucoup de rumeurs, des plus « officielles » aux plus farfelues, sont disponibles sur le sujet.
[TV News] Person Of Interest
Au fil de nos escapades télévisées nous avons eu l’occasion de découvrir la série Person Of Interest proposée par TF1. Une série de Jonathan Nolan (frère de Christopher Nolan mais aussi co-scénariste sur de nombreux films de son illustre frangin, dont les deux derniers volets de sa trilogie consacrée à Batman) et co-produite par JJ Abrams (le créateur de Lost) ; il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité.
John Reese (Jim Caviezel), un ex-agent de la CIA présumé mort, est recruté par Harold Finch (Michael Emmerson), un millionnaire reclu, pour travailler sur un projet top-secret : prévenir le crime avant qu’il ne se produise ! Un ingénieux programme élaboré par Finch identifie chaque jour des personnes qui vont être impliquées dans un crime. Victime ou coupable ? Reese va devoir mener l’enquête pour découvrir qui est en danger et empêcher qu’un nouveau meurtre soit commis…
Si le pitch peut laisser penser à une série fantastique il n’en est rien (hormis la fameuse « machine »), on est plutôt dans le polar/action. Un concept original et particulièrement bien exploité au fil des épisodes. Si chaque épisode propose une « enquête » totalement autonome ils consolident aussi progressivement une intrigue qui va progressivement s’enrichir et lier le tout.
Si les deux personnages principaux sont particulièrement travaillés (on découvre peu à peu leur passé) les seconds rôles récurrents ne sont pas non plus négligés, notamment ceux des lieutenants Carter (Taraji P. Henson) et Fusco (Kevin Chapman) qui vont évoluer et prendre de plus en plus d’importance. Pour ma part j’ai aussi un faible pour le personnage de Zoe Morgan (Paige Turco), d’abord « cliente » de Finch et Reese qui par la suite leur filera un coup de main de temps en temps.
Cette première saison se décline au format de 23 épisodes de 42 minutes chacun ; à noter que TF1 a eu l’idée saugrenue (pour ne pas dire complètement stupide) de couper la diffusion de la série après l’épisode 21. Les deux derniers épisodes de la première saison sont pourtant essentiels pour comprendre la suite ; le cliffhanger final est à couper le souffle et donne vraiment envie de voir la saison 2 (22 épisodes, en cours de diffusion aux Etats Unis). J’ai vraiment hâte de découvrir la suite mais comme d’hab je prendrai mon mal en patience en attendant la sortie en français…
[TV News] Scandal
C’est grâce à Canal+ que nous avons pu découvrir la série Scandal de Shonda Rhimes pour les studios ABC et force est de constater que c’est plutôt une bonne surprise.
Olivia Pope (Kerry Washington) dirige un cabinet d’avocats parmi les plus réputé de Washington, elle même et ses associés (des gladiateurs en costard) n’hésitent pas à aller sur le terrain pour assurer à leurs clients la meilleure défense. Alors qu’Olivia vient d’embaucher une nouvelle recrue, Quinn Perkins (Katie Lowes) elle est contactée par la Maison Blanche afin d’étouffer une menace de scandale sexuel visant le président Fitzgerald Grant (Tony Goldwyn) qui fut non seulement son ancien employeur mais aussi son amant…
Cette première saison se décline en un format plutôt court (histoire de prendre la température de l’Audimat), 7 épisodes de 42 minutes, chaque épisode est composé de deux volets, d’une part l’affaire Amanda Tanner (Liza Weil), la supposée maîtresse du président Grant, qui occupera toute la saison et réservera bien des surprises ; d’autre part une affaire distincte par épisode. Le mix entre juridique et politique est bien dosé avec en plus les relations compliquées entre Oliva et le président. On découvre les dessous de la vie à la Maison Blanche avec ses coups bas, magouilles et autres joyeusetés (pour info la série a été supervisée par Judy Smith qui fut responsable de la cellule de gestion des crises sous l’administration Bush). Autant les intrigues sont globalement bien travaillées autant je trouve que les personnages manquent de profondeur, on en apprend pas beaucoup sur eux, à peine quelques évocations de leur passé çà et là ; mais bon la série réussit tout de même à nous accrocher et surtout à nous fidéliser.
Visiblement le coup d’essai a été transformé puisque la série a pu enchaîner avec une seconde saison (22 épisodes) et l’on parle d’ores et déjà d’une possible saison 3 (suivant les audiences de la saison 2). En attendant Canal+ a eu le bon goût de nous proposer la seconde saison à la suite de la première, ainsi hier après-midi nous avons eu le droit au dernier épisode de la saison 1 et au premier de la saison 2, ce qui tombe plutôt bien vu le cliffhanger de fin de saison. Reste à savoir maintenant si la saison 2 adoptera le même découpage, à savoir une intrigue principale qui lie l’ensemble et une intrigue secondaire indépendante par épisode ; d’ores et déjà un des associé de Pope & Associates a quitté la série et a été remplacé.
Pour ceux et celles n’étant pas abonnés à Canal+ ou CanalSat c’est M6 qui assurera la diffusion en clair, par contre je ne suis pas en mesure de vous donner une date de diffusion… M’est d’avis qu’il va falloir prendre votre mal en patience et miser sur une diffusion au quatrième trimestre 2013.
[TV News] Real Humans
En matière de séries TV scandinave j’avoue bien volontiers que je suis plutôt inculte, mes compétences se limitent en effet à deux excellentes séries très ancrées dans la réalité, Millenium (Suéde – Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson) et The Killing (Danemark – Sorein Sveistrup) ; aussi quand j’ai vu que Arte proposait Real Humans, une série de science-fiction suédoise de Lars Lundström, et surtout l’engouement qu’elle semblait susciter, je me suis dit qu’il fallait que je me fasse mon idée personnelle de la chose.
Les hubots, des androïdes d’apparence humaine, sont conçus et programmés pour accompagner et assister les humains. Un petit groupe d’affranchis, des hubots déprogrammés pour apprendre à vivre et penser par eux mêmes, menés par Léo (Andreas Wilson) fuit les autorités. Quand Mimi (Lisette Pagler) est enlevée par des trafiquants Léo se lance à sa recherche et confie les fugitifs au commandement de Niska (Eva Röse). Entretemps Mimi a été réinitialisée pour devenir assistante à domicile chez la famille Engman…
C’est sans grande conviction mais aussi sans a priori que je me suis laissé embarquer dans cet univers à la fois futuriste et humaniste et force est de constater j’en ressors plus que satisfait (au sprint final on a dépassé Arte qui va proposer aujourd’hui les épisodes 5 et 6 alors que nous avons visionné les 10 en l’espace de deux jours). A défaut d’être complétement originale (j’y ai retrouvé certains aspects de Blade Runner) l’intrigue est bien menée et monte crescendo en intensité.
Résumer l’ensemble à la cohabitation humains/hubots serait simpliste. Chez les humains il y a ceux qui acceptent les hubots en l’état de « machine de compagnie », ceux qui combattent, plus ou moins violemment, l’expansion des hubots, une poignée qui milite pour l’affranchissement des hubots et les services secrets qui traquent les affranchis (sans hésiter à recourir à des méthodes franchement fascisantes). Les hubots non modifiés restent des « accompagnateurs » qui se contentent de faire ce pour quoi ils ont été programmés. Enfin les motivations des affranchis ne sont pas forcément les mêmes, il y en a qui espèrent encore pouvoir cohabiter pacifiquement et sur un même pied d’égalité avec les humains, ceux qui opteraient volontiers pour vivre en cercle fermé loin des humains et ceux qui n’hésiteraient pas à prendre les armes contre les humains.
Si l’aspect machine vous dérange remplacez les hubots par n’importe quelle communauté (religieuse, ethnique ou sociale) et dès lors les thèmes du racisme, de l’esclavage, de la peur de la nouveauté et même du fantasme s’imposeront (de la même façon qu’en remplaçant les vampires de True Blood par une de ces communautés). J’en vois déjà qui s’insurgeront en pointant du doigt que ce sont des machines et non des êtres humains, pour ma part en voyant évoluer les affranchis et les humains je me demande lesquels manifestent le plus d’humanité. Pour ma part j’avoue que j’ai beaucoup de mal à répondre à la question du pour ou contre les hubots même si je reconnais volontiers que parfois la fièvre marketing pousse le bouchon trop loin…
Les personnages sont bien travaillés et certaines personnalités évoluent (en bien ou en mal) au fil des épisodes. Pas d’effets spéciaux mirobolants, hormis le maquillage très réussi des hubots, qui leur donne une apparence humaine tout en insistant sur leur côté artificiel (un aspect renforcé par la gestuelle presque « mécanique » des acteurs) ; la série mise avant tout sur son scénario (à défaut d’être irréprochable il tient tout de même la route). La preuve qu’avec un budget limité et un casting « inconnu » (de moi en tout cas) on peut réaliser une série qui n’a pas à blêmir face à la concurrence ; il faut dire que les séries de SF « réaliste » (real SF in english) ne sont pas légion.
Cette première saison se découpe en 10 épisodes de 52 minutes, le final laisse quelques questions sans réponses et une porte ouverte vers une seconde saison. La chaîne suédoise STV1 a donné son feu vert pour une seconde saison, peu d’infos filtrent si ce n’est qu’elle est en tournage et devrait être diffusée en Suède à l’automne 2013. Face au succès de la série on pouvait s’attendre à ce que Hollywood s’en empare pour un remake à l’américaine, finalement c’est la Grande Bretagne qui a été la plus rapide sur ce coup…
