AU MENU DU JOUR
Titre : La Brûlure Des Anges
Auteur : Pierre Gaulon
Editeur : Fleur Sauvage
Parution : 2017
Origine : France
237 pages
De quoi ça cause ?
Alors qu’elle rentre d’une soirĂ©e, Louise est agressĂ©e par trois individus qui tentent de la violer. Un inconnu neutralise ses agresseurs et disparaĂ®t aussi vite qu’il est arrivĂ©. La jeune femme n’aura de cesse de retrouver son mystĂ©rieux ange gardien. C’est alors qu’elle est contactĂ©e par Quentin, un jeune journaliste au chĂ´mage, qui est lui aussi sur la piste de son sauveteur…
Pourquoi lui plutĂ´t qu’un autre ?
L’Ă©diteur : Fleur Sauvage
J’ai dĂ©cidĂ© de me pencher sĂ©rieusement sur le catalogue de ce modeste Ă©diteur qui, jusqu’Ă ce jour, ne m’a rĂ©servĂ© que de belles dĂ©couvertes.
La couv’ : j’ai Ă©tĂ© intriguĂ© par cette paire d’ailes rafistolĂ©es.
AssociĂ©e au titre et au pitch, on obtient le trio gagnant pour achever de me convaincre de tenter l’aventure.
Ma chronique
Une fois de plus j’ai Ă©tĂ© bluffĂ© par la ligne Ă©ditoriale de Fleur Sauvage, le roman de Pierre Gaulon s’inscrit dans la continuitĂ© des titres que j’ai dĂ©jĂ eu l’occasion de lire. Un thriller noir avec un soupçon (vraiment Ă minima) de fantastique servi par une intrigue maĂ®trisĂ©e du dĂ©but Ă la fin.
L’intrigue tourne bien entendu autour de l’enquĂŞte de Louise et Quentin pour identifier et retrouver le fameux ange-gardien (mĂŞme si Quentin ne partage pas forcĂ©ment la mĂŞme vision idyllique sur le personnage). Les deux jeunes l’ignorent encore, mais l’histoire ne dĂ©marre pas avec l’agression de Louise, il faut remonter vingt ans plus tĂ´t (en 1996), pour en dĂ©couvrir l’origine (au fil des chapitres, des flashbacks lèvent progressivement le voile du passĂ©).
Pierre Gaulon saura vous faire douter, remettre en question vos certitudes avant de retourner complètement la situation. Vous comprendrez aisĂ©ment que je ne souhaite pas m’Ă©tendre sur la question, je dirai juste que je n’ai rien vu venir.
L’auteur parvient aussi Ă insuffler une rĂ©elle personnalitĂ© Ă ses personnages, il nous plonge dans leur peau et nous fait vivre leurs Ă©motions et leur ressenti. Il faut dire que Louise et Quentin ont des caractères plutĂ´t affirmĂ©s, l’une marquĂ©e par sa rĂ©cente agression, l’autre encore hantĂ© par un lourd passif.
Concernant le mystĂ©rieux ange-gardien, j’avoue que j’ai rapidement fait le rapprochement entre les Ă©vĂ©nements de 1996 et ceux de 2016. De fait j’ai fortement soupçonnĂ© son identitĂ© assez rapidement. Ce qui ne m’a en rien gâchĂ© le plaisir de la lecture, et surtout ne m’a pas Ă©pargnĂ© la surprise du twist final.
Un bĂ©mol ? Grrr, la fin ne rĂ©tablit pas la vĂ©ritĂ©… il n’y a qu’un personnage qui la connaisse et il/elle ne peut rien dire sans se compromettre. Mais bon c’est aussi une triste rĂ©alitĂ© dans la vraie vie, la vĂ©ritĂ© ne triomphe pas toujours face aux certitudes de la police et des mĂ©dias…
MON VERDICT

Aparté technique
Si Fleur Sauvage joue pleinement le jeu du numĂ©rique force est de constater que techniquement parlant il y a encore des progrès Ă faire… Mais comme le dit fort justement le proverbe : c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Aussi j’essaie de faire dans la critique constructive.
Voici quelques défauts repérés :
PrĂ©sence de lignes vides en fin de chapitre, parfois c’est juste une ou deux lignes, mais d’autres fois on se retrouve avec plusieurs dizaines de lignes vides.
Multiplication de styles redondants ou très semblables, après un nettoyage rapide la feuille de style CSS (et du code) compte encore 195 lignes (elle en comptait 775 Ă l’origine). Et encore, je suis sĂ»r que l’on peut creuser et optimiser davantage la feuille de style.
Certes ça passe quasiment inaperçu pour la plupart des lecteurs, mais ça alourdit inutilement le code. Et puis il y a toujours des maniaques qui vont mettre le nez lĂ oĂą ils n’ont rien Ă y faire…
Autre coquille récurrente : il reste des mots coupés dans le texte (ex : complète-ment au lieu de complètement).
