Histoire de me changer un peu des jeux de rôles sur PC je me suis offert Call Of Duty – Modern Warfare 2, sixième jeu de la saga CoD et suite directe du 4 ; deux développeurs, Treyarch et Infinity Ward, se partagent la licence CoD pour l’éditeur Activision ; le premier se concentre sur les conflits passés alors que le second est plutôt orienté vers un futur proche (donc avec un armement moderne plus dévastateur que la pétoire rouillée de Papy Mougeot).
La Russie est dirigée par un nouvel homme fort à la poigne de fer, homme qui n’hésitera à commanditer un attaque sanglante au coeur de l’aéroport de Moscou et d’en faire porter la responsabilité aux USA. Prétexte justifiant l’entrée en guerre de la Russie contre les Etats-Unis et une grande offensive aéroportée sur Washington…
Comme dans le précédent volet on incarne tour à tour deux personnages, un soldat anglais de la Task Force 141 (une unité anti-terroriste internationale) et un Ranger américain, à travers diverses opérations qui nous font voir du pays (course poursuite et fusillades à gogo dans les favellas de Rio, infiltration d’une base paumée au fin fond du Kazhakstan, Washington et sa banlieue en proie à la guerre… j’en passe et des meilleurs).
Graphiquement le jeu est irréprochable comme son prédécesseur, idem pour le gameplay qui est exemplaire une fois les principales commandes mémorisées (rassurez vous y’a pas 50 combinaisons de touches possibles et imaginables). Le rythme est plus que soutenu sans le moindre temps mort; j’dirai même que parfois c’est limite trop speed !
De par son contenu et sa violence le jeu est déconseillé aux moins de 18 ans, d’un autre côté quand on se frotte à un FPS ce n’est pas pour faire mumuse au pays des Bisounours… Mais je reconnais que cet opus est particulièrement violent, notamment la fameuse scène du carnage à l’aéroport de Moscou où il s’agit de tirer à vue sur des civils innocents et paniqués (on le serait aussi si trois gugusses armés de fusil d’assaut entraient dans un aéroport et commençaient à tirer à vue sur tour ce qui bouge) avant de fuir en dégommant les forces de police (le jeu propose d’ailleurs au joueur le choix d’y participer ou non)… Il n’en reste pas moins que ça demeure un jeu, je suppose (peut être naïvement) que le joueur un tant soit peu intelligent saura faire la part des choses entre le divertissement et la réalité.
[TV News] Koh Lanta – Bis repetita…
Je ne vous abreuverai pas d’une chronique hebdomadaire sur Koh Lanta (peut être que si… à moins que non…) mais je reviens rapidement sur l’émission de samedi soir.
Hormis l’arrivée de deux nouveaux candidats, Thaïg Kris (champion du monde de roller) chez les sportifs et Mohamed (ancien candidat du précédent Koh Lanta en Nouvelle-Calédonie) chez les vétérans de Koh Lanta, on peut dire que le scénario a été la copie conforme de celui de la semaine précédente.
Les sportifs remportent l’épreuve de confort et repartent avec un kit de pêche alors que les anciens candidats gagnent l’épreuve d’immunité. Le verdict du Conseil est sans surprise puisqu’annoncé la veille dans la presse suite aux déclarations de Franck Leboeuf. Dehors le footeux et bon débarras ! marre de l’entendre se plaindre de tout et de rien à longueur d’émission ; espérons que son pote Djamel Bouras le rejoigne rapidement dans la défaite…
Nos chers sportifs étant toujours incapables de faire du feu c’est Denis Brogniart qui leur offrira ce précieux allié dans l’aventure… Dommage qu’il ne les ai pas laissé se débrouiller quelques jours de plus…
Clap de fin et générique… Difficile de faire plus court mais c’est tout ce que ça m’inspire sur ce coup…
[DVD] Twilight – Chapitre 2 : Tentation
Pour notre pause DVD du week-end nous avons fait dans la valeur sure avec Twilight – Chapitre 2 : Tentation réalisé cette fois par Chris Weitz qui s’est déjà frotté avec succès au fantastique puisqu’on lui doit A La Croisée Des Mondes – La Boussole D’or.
On retrouve donc le couple Bella (Kristen Stewart) et Edward (Robert Pattinson) plus amoureux que jamais et pourtant le jeune vampire décide de quitter sa dulcinée. Désespérée elle n’hésitera pas à se mettre en danger en espérant qu’il intervienne pour la protéger ; mais elle se rapprochera aussi de son ami Jacob (Taylor Lautner), découvrant par la même occasion qu’il appartient en fait au clan des loups-garous, ennemis jurés des vampires. C’est lui et les siens qui veilleront sur la jeune femme, d’autant que les autres vampires n’ont pas renoncé à l’idée de se venger, la meilleure façon de briser Edward étant de s’en prendre à celle qu’il aime…
Le décor étant planté et les personnages connus on entre directement dans le feu de l’action, et justement ce second opus joue d’avantage la carte de l’action, la romance restant en toile de fond et pour cause les deux amants sont séparés pendant la majeure partie du film. En fait même les deux amants sont quelque peu relégués au second plan, le véritable personnage central étant Jacob que l’on découvre (même si l’on se doutait déjà lors du premier film qu’il était un loup garou).
Outre les loups garous le film introduit aussi d’autres personnages nouveaux, le clan des Volturi, sorte de vampires royaux extrêmement puissants. S’ils ne font qu’une brève (mais remarquée) apparition dans ce second volet tout laisse à supposer qu’ils auront un rôle grandissant à l’avenir, reste à savoir de quel côté ils se rangeront…
Bref le film reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier et la recette fonctionne à nouveau avec un rythme plus soutenu… Par contre le temps risque de paraitre long dans l’attente du troisième opus ! Peut être que d’ici là j’aurai enfin attaqué les romans (ils font partie des nombreuses lectures que j’ai en attente).
La promotion interne Made in CAFAT
Petit retour en arrière avant d’entrer dans le vif du sujet.
En octobre 2007 je me présente à un concours interne en vue de devenir assistant statistiques rattaché au Contrôle Médical (service où j’officiais depuis 2003 en qualité d’agent technique). Concours que je réussis haut la main, et qui me vaut une promotion en catégorie 8 (qui deviendra, après une refonte de notre grille d’emplois catégorie 6) après une période de prise en main. Période qui s’achèvera le 31 mars 2008, le changement de catégorie étant effectif à compter du 1er avril 2008.
Le Contrôle Médical ne m’occupant pas à hauteur de mes nouvelles fonctions je serai affecté à la Cellule Statistiques en mai 2009, en contrepartie on me laisse entendre que j’ai tout à y gagner en termes d’évolution de carrière… Evolution de carrière dont l’opportunité s’est présentée mi-janvier sous la forme d’un appel à candidatures pour un poste de statisticien.
Il faudra attendre le 19 mars pour que le concours soit enfin organisé en deux temps, d’abord une épreuve technique de 3 heures, puis un entretien avec les responsables de la Cellule Statistiques. Une moyenne de 13 et peu de concurrence font que j’obtiens le poste, la promotion étant effective à compter du 1er avril.
Je ne fais pas un post juste pour le plaisir d’un auto-satisfecit mais plutôt pour vous exposer quelques principes de promotion interne Made in CAFAT.
Techniquement notre salaire de brut est composé de trois éléments représentant chacun un certain nombre de points : un salaire de base, des points d’évolution (des bonus distribués selon l’appréciation de nos responsables) et des points d’ancienneté (2 par année de présence).
Avant le 1er avril j’étais donc en catégorie 6, correspondant à une base de 250 points à laquelle viennent s’ajouter 54 points d’évolution et 32 points d’ancienneté : soit 336 points. En théorie du fait de ma promotion je devrai donc passer en catégorie 8, soit une base de 310 points. Question simple : qui peut me calculer mon nouveau brut ?
La solution la plus évidente serait d’ajouter à ces 310 points de base les points d’évolution (54) et d’ancienneté (32) pour arriver à un total de 396 points. Oui mais non… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Primo le passage en catégorie 8 n’est pas un acquit, il peut se faire après une « éventuelle période de prise en main ». De là c’est au bon vouloir de notre hiérarchie qui peut estimer que l’expérience au poste nous dispense de ladite période de prise en main ou au contraire nous l’imposer (pour une durée laissée à l’appréciation de notre responsable).
Secundo notre convention collective stipule qu’en cas de passage d’une catégorie à l’autre les points d’évolution « peuvent être remis en question » (hypothèse de pure forme, la tournure correspondant à la réalité serait que les points d’évolution seront systématiquement remis en question en cas de promotion). Histoire de nous assurer un minimum de gain financier en cas de promotion le texte fixe des minimas à respecter (dans mon cas un passage de 6 à 7 ou de 6 à 8 ne peut se faire sans m’assurer au moins 20 points d’augmentation). Mon salaire ne pourra être inférieur à 336 (points actuels) + 20 (minima) soit 356 points.
Dernière petite info : actuellement la valeur du point est de l’ordre de 1200 XPF.
Vous me suivez pour le moment ? Attention ça va se corser…
Salaires de base par catégorie :
– 6 = 250 points
– 7 = 270 points
– 8 = 310 points
Option numéro 1 : passage direct en catégorie 8 sans période de prise en main.
En toute logique ça devrait être la solution la plus avantageuse… Oui mais non, encore une fois…
356 (brut minimal) – 310 = 46 points
46 – 32 (ancienneté) = 14 points
14 points qui correspondent au nouveau quota de mes points d’évolution (soit une « remise en question » de 40 points) ! Au final je saute de la catégorie 6 à la catégorie 8 pour gagner 20 points sur mon salaire brut.
Option numéro 2 : passage en catégorie 7, puis passage en catégorie 8 après une période de prise en main.
– Catégorie 6 à 7
356 (brut minimal) – 270 = 86 points
86 – 32 (ancienneté) = 54 points
Aucune perte de points d’évolution vu que c’est exactement mon quota actuel.
– Catégorie 7 à 8
De nouveau j’ai un minima de 20 points assuré, soit 356 + 20, 376 points.
376 – 310 = 66 points
66 – 32 (ancienneté) = 34 points
Je perds donc 20 points d’évolution sur mon salaire brut au lieu de 40 dans la première hypothèse.
De l’avis de mes responsables hiérarchiques mon expérience au poste me dispensait de leur période de prise en main mais finalement j’ai préféré la revendiquer afin de ne pas me faire baiser par l’absurdité d’un système pour le moins obscur qui ne profite guère aux agents… Reste maintenant à définir ladite période de prise en main… 3 mois ? 6 Mois ? La solution idéale aurait été un passage direct en catégorie 8 avec remise en question des points d’évolution à hauteur de 20 points mais il semblerait que cela revienne à leur demander la lune (par contre quand il s’agit de s’accorder une prime exceptionnelle de 150.000 XPF ils sont nettement moins regardants niveau économie).
[TV news] Koh Lanta – Franck Leboeuf gagnant ?
Info ou intox ? Fin du suspense, coup de bluff ou mauvaise interprétation ?
Franck Leboeuf a en effet déclaré sur 10 Radio (radio internet consacrée au sport) le 29 mars : « Avec Djamel on était les costauds du groupe. On a vécu ça comme une expérience. Jamais, dans mon idée, je pensais que j’allais gagner (…) mais j’ai voulu survivre« . Bien entendu l’info a rapidement été reprise et diffusée par les médias (voir l’article dans Le Point).
Le footeux champion du monde 1998 a-t-il fait une bourde monumentale en brisant le suspense de Koh Lanta alors que l’émission vient à peine de commencer ? Difficile de se faire une idée étant donné que TF1 refuse de confirmer (ou d’infirmer) ses propos se bornant à répéter que le résultat ne serait connu que lors de l’ultime dépouillement en direct courant mai. Concrètement on peut interpréter la phrase de Leboeuf de 2 façons diamétralement opposées : soit il a remporté le jeu et en est le premier surpris, soit il a participé au jeu pour le fun et non dans l’espoir d’une victoire… En attendant ces quelques mots font le buzz et paradoxalement c’est aussi un joli coup de pub pour l’émission et TF1 (même si l’audimat prouve que Koh Lanta n’a pas besoin de ça pour attirer le public).
En attendant pour avoir le fin de l’histoire il va falloir attendre : soit l’élimination de Franck Leboeuf, soit sa participation à la finale… Je croise les doigts pour la première hypothèse… Affaire à suivre…
– EDIT du 2 avril 2010 –
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour découvrir que la bourde de Leboeuf n’est en fait qu’un erreur de syntaxe de la part du footeux. En effet les spectateurs de Koh Lanta pourront assister à son élimination dès la deuxième émission… Ouf ! (lire l’article paru dans Le Point)
[DVD] Anges Et Démons
Changement total de registre pour notre pause DVD de dimanche puisque nous opterons pour Anges Et Démons réalisé par Ron Howard. Adaptation du roman homonyme de Dan Brown et préquelle de son incontournable Da Vinci Code (lui aussi adapté au cinéma par Ron Howard).
L’on y retrouve donc le Professeur Langdon (toujours incarné par Tom Hanks) invité par le Vatican à enquêter sur une organisation surgit du passé pour détruire l’Eglise catholique. Après la mort du pape ladite organisation, les Illuminati, revendique l’enlèvement des quatre cardinaux pressentis à sa succession et annonce qu’ils seront exécutés au rythme d’un par heure entre 20 heures et minuit, heure à laquelle un engin explosif devrait pulvériser le Vatican alors que le Conclave est réuni pour désigner le nouveau pape… Langdon va devoir puiser dans sa maîtrise des symboles et de l’Histoire pour déjouer le complot avant qu’il ne soit trop tard…
Difficile de ne pas faire le rapprochement avec le Da Vinci Code justement la religion catholique étant omniprésente dans les deux films mais Anges Et Démons se distingue par un rythme beaucoup plus soutenu ; alors que son prédécesseur/successeur mettait d’avantage l’accent sur le côté mystérieux et énigmatique cette fois on est entraîné dans une course poursuite effrénée où la symbologie n’est que prétexte à une succession de scènes d’action parfaitement maîtrisées (et portée par une musique des plus appropriée).
Si la religion catholique est au centre du film c’est une fois encore pour y porter un regard critique. Quitte à faire jaser les grenouilles de bénitier de tout poil il est indéniable que l’Eglise traîne dans ses placards des casseroles énormes (et encore je soupçonne que ce ne soit que la partie visible de l’iceberg, la transparence n’étant pas son fort il doit y avoir bien des secrets inavouables que l’on ignore encore). Il faudrait être lobotomisé ou stupide pour nier que l’Eglise a du sang sur les mains et que ce sang n’a pas toujours été versé pour une juste cause mais souvent par obscurantisme. Mais au delà de cette réalité historique c’est surtout l’hypocrisie de l’institution qui est montrée du doigt tout au long du film.
Quoi qu’il en soit le film est un divertissement réussi, certains trouveront qu’il pose de bonnes questions en mettant le doigt là où ça fait mal, d’autres se contenteront du film à grand spectacle sans s’attarder sur le débat autour de l’Eglise catholique, et les grenouilles de bénitier éteindront leur DVD avant la fin du film pour s’auto-flageller en récitant maints pater noster et ave maria… Personnellement je me plais à me placer dans la première catégorie, sans pour autant tout gober à la lettre (un argument récurrent des grenouilles de bénitier qui opposent à leur obscurantisme la naïveté de ceux qui oser contester leur sacro-sainte Eglise).
[BOUQUIN] Marc Levy – Le Premier Jour & La Première Nuit
J’ai aussi mis le week-end à profit pour terminer la lecture du diptyque de Marc Levy constitué par Le Premier Jour et sa suite, La Première Nuit.
L’on y suit au fil des pages les aventures mouvementées d’un astrophysicien et d’une archéologue réunis par hasard dans la reconstitution d’un mystérieux talisman susceptible de leur révéler le mystère de la naissance de notre planète et de l’humanité. Quête qui les mènera dans un périple autour du monde mais qui les opposera à une puissante organisation internationale prête à déployer tous les moyens possibles et imaginables afin de les empêcher de progresser. C’est sans compter sur la détermination (voire l’obstination) de nos deux tourtereaux enfin réunis et leurs indéfectibles alliés…
Un sympathique pied de nez aux détracteurs de Marc Levy qui se bornent à répéter qu’il ne sait rien faire d’autre que « du Marc Levy » avec ses histoires d’amour impossibles, voire improbables ; certes l’histoire d’amour est bien présente dans ce nouveau récit mais elle n’en constitue pas la trame principale, elle reste en toile de fond de ce qui est avant tout un roman d’aventures. Etant pour ma part un inconditionnel de la première heure je me suis laissé porter par le récit, toujours aussi agréable à lire avec des pointes d’humour bien placées et quelques réflexions sur la complexité de la nature humaine…
Certes les scientifiques avertis pourront sans doute objecter de quelques erreurs, voire aberrations, d’un autre côté ce n’est pas la thèse d’un imminent professeur que vous avez entre les mains mais bel et bien une fiction, un roman qui vous propose de vous invite à l’évasion et au rêve ; je plains sincèrement ceux qui ne seraient pas capables de faire la part des choses… Pour ma part la sauce prend à merveille de la première à la dernière page avec un suspense allant crescendo et un final plein d’humanité face au dilemme auquel sont confrontés les deux héros.
[DVD] Sept Vies
Séquence émotion pour notre pause DVD de samedi puisque c’est le film Sept Vies de Gabriele Muccino que nous choisirons de visionner.
Un homme marqué par un tragique accident dont il est responsable (Will Smith) cherche à trouver le pardon en changeant radicalement la vie de sept personnes choisies par ses soins. Même s’il n’avait pas prévu que son parcours vers la rédemption lui ferait retrouver l’Amour pas question pour lui de renoncer à ses plans, quel que soit le prix à payer…
C’est la seconde collaboration entre le réalisateur italien et Will Smith et toujours dans le registre de l’émotion puisque leur premier film ensemble n’est autre que l’excellent A La Recherche Du Bonheur ; ce nouveau film est encore un pari réussi qui confirme le talent des deux hommes. Will Smith y est encore plus attachant dans sa quête éperdue vers la rédemption, à la fois fragile (dans son être) et fort (dans sa détermination sans faille). Mention spéciale aussi à Rosario Dawson qui interprète celle qui changera la vie de cet homme brisé par quelques secondes d’inattention… Je ne vais pas vous citer tout le casting mais sachez que tous les personnages sont aussi attachants que convaincants.
Guère de suspense quant à l’issue de l’histoire, d’une part le film commence par la fin, d’autre part les éléments se mettent en place assez rapidement vers l’issue fatale et pourtant l’on se prend à espérer un improbable happy end… Mais bon cela n’empêche en rien d’adhérer au film (à la base on se doute bien qu’on est pas face à un thriller au suspense insoutenable) ; ici se sont les sentiments et les valeurs humaines qui sont mis en avant avec une sobriété parfaitement adaptée au scénario. Franchement je ne peux que vous recommander de voir ce film si ce n’est déjà fait…
[TV News] Koh Lanta – Le choc des héros
Hier soir nous avons eu le droit au coup d’envoi la dixième saison de Koh Lanta, une saison baptisée Le choc des héros car elle oppose une équipe rouge de 6 sportifs confirmés, à une équipe jaune de 6 anciens candidats parmi les plus méritants (enfin ça c’est ce que dit la production). Les habitués noteront d’ores et déjà un changement par rapport aux saisons précédentes, il n’y a que 12 candidats contre 16 habituellement ; du coup forcément la durée a elle aussi été revue à la baisse, passant de 40 à 23 jours (à en croire Denis Brogniart les épreuves seront plus longues et plus éprouvantes). Sans doute afin de ne pas trop éprouver la résistance de ces braves sportifs en pré-retraite plus ou moins avancée (à part la boxeuse Myriam Lamare qui officie toujours sur les rings). Etant un inconditionnel de Koh Lanta il n’était pas question que je passe à côté de ça, d’autant que l’émission se déroule pour la seconde fois en Nouvelle-Calédonie (dans le Nord cette fois).
D’office on ressent chez les sportifs une certaine assurance (pour ne pas dire un surdimensionnement chronique de l’égo) renforcée par leur victoire lors de la première épreuve de confort. Mais ils vont bien vite déchanter en découvrant les joies de la survie, surtout pour ces gens habitués à leur petit confort bien douillet… Si construire un abri n’a pas été un challenge insurmontable (d’autant que l’épreuve de confort leur a permis de remporter un toit en écorce de niaouli et des piquets pour consolider leur cabane) allumer un feu avec les moyens du bord est une autre paire de manches !
Du côté des anciens candidats cette première défaite a un goût amer et malgré un démarrage un peu chaotique la bonne humeur règne sur leur campement (hormis Christina, gagnante sans mérite de l’année précédente, qui fait ce qu’elle sait faire de mieux : chouiner et se plaindre). Clairement l’équipe est menée par Grégoire et Freddy (de l’an dernier il a retenu une grande leçon d’humilité, désormais il se tient en retrait plutôt que de se mettre systématiquement en avant).
Deuxième jour et première épreuve d’immunité. Nouveau départ sur les chapeaux de roue pour l’équipe rouge qui survole la première partie de l’épreuve (une course avec franchissement d’obstacles afin de récupérer des torches) ; l’écart se resserre en fin de seconde partie (transporter le brasier jusqu’à un piédestal dressé en mer). Lors de la phase finale on assiste à un véritable retournement de situation, l’équipe jaune domine largement la partie en apnée et seront les premiers à libérer l’échelle leur permettant d’allumer le brasero de la victoire ; ajoutez à cela une meilleure coordination et c’est une belle victoire pour les vétérans de Koh Lanta !
Retour sur leurs campements respectifs. Boosté par la victoire Grégoire décide d’un ultime essai en vue d’allumer un feu, cette fois sera la bonne ! Le feu est synonyme de bouffe chaude (riz et bulots) alors que chez l’équipe rouge on se « régale » de riz cuit au soleil… Pris d’un soudain élan de générosité Grégoire et Freddy iront même jusqu’à proposer de donner le feu à leurs adversaires, proposition (heureusement) rejetée par l’ensemble des autres candidats de l’équipe.
Soir de conseil pour l’équipe rouge qui décide d’éliminer Betty Lise ; un choix plutôt judicieux vu qu’elle nage comme un parpaing (j’ai toujours eu du mal à capter ce qui peut se passer dans la tête de ces candidats qui s’inscrivent à l’émission alors qu’ils sont tout juste capables de flotter une fois lâchés dans la flotte).
C’est encore un peu tôt pour se faire une idée sur la valeur de chacun mais d’ores et déjà mon capital sympathie va d’avantage vers l’équipe des anciens candidats (hormis Christina) ; chez les sportifs il n’y a guère que Myriam Lamare et Frédérique Jossinet qui sortent du lot (avec la palme du crétinisme à Franck Lebeauf et Djamel Bourrasque… pour info il ne s’agit pas de fautes de frappe dans l’orthographe de leurs noms).
Carton plein pour TF1 qui se place largement en tête des audiences de la première partie de soirée, ça doit les changer par rapport au bide monumental qu’est la Ferme des Célébrités (reléguée en seconde partie de soirée). Quelque part c’est rassurant de constater que les téléspectateurs ne gobent pas bêtement toutes les niaiseries qu’on essaie de leur faire avaler ; je ne dis pas que Koh Lanta est une émission hautement culturelle mais c’est quand même vachement plus divertissant que leur ferme de merde.
La liberté d’expression sur Internet – Oui mais…
Fansolo, ce nom ne vous dit peut être rien et j’avoue sans honte que j’étais dans le même cas il y a encore quelques jours. Jusqu’à ce la Cour d’Appel d’Orléans confirme la condamnation d’Antoine Bardet, alias Fansolo, à verser des dommages et intérêts pour diffamation à Serge Grouard, maire UMP d’Orléans. Rien de bien extraordinaire pour le moment mais si j’ai décidé de vous causer de cette histoire c’est parce que l’objet du litige n’est autre que le blog (aujourd’hui fermé) Les Amis de Serge Grouard administré par Fansolo qui parodiait avec un humour bon enfant ce qui aurait pu être un site de soutien au maire d’Orléans. Le blog a été actif de septembre 2007 à mars 2008, en pleine campagne pour les élections municipales, alors que Serge Grouard briguait un nouveau mandat et que Antoine Bardet était le candidat du parti socialiste.
Déjà condamné en première instance en janvier 2010 pour diffamation le blogueur a donc vu sa peine confirmée ce lundi (voir l’article de Libération).
Ce n’est pas la première fois qu’un blogueur est condamné par la justice (la première « affaire » en France remonte à 2005) mais cette fois l’affaire suscite une certaine émotion car la diffamation est loin d’être aussi évidente qu’il n’y parait, difficile en effet de faire abstraction de la dimension politique de l’affaire en question et de là à penser qu’il y aurait eu ingérence de l’exécutif dans le processus judiciaire il n’y a qu’un pas que certains n’hésitent pas à franchir… Chose que je me garderais bien de faire pour ma part n’étant pas aux courants des tenants et des aboutissants de cette affaire qui sent le soufre.
Les soutiens à Fansolo sur le Net sont nombreux (parmi eux je vous invite à consulter le site Les Amis de Fansolo, soutien de la première heure) et bien entendu se pose en toile de fond la question de la liberté d’expression sur Internet…
Afin d’apporter des éléments de réponse à cet épineux débat Reporters Sans Frontières publie sur son site Les droits et devoirs du blogueur sous le titre Etre informé pour mieux bloguer ; à noter que l’initiative de RSF n’est pas directement liée à l’affaire Fansolo mais entre dans le cadre de la journée contre la cyber-censure. Il n’en reste pas moins que ce petit guide est très bien réalisé, il repose essentiellement sur le Code Civil et rappelle aux blogueurs que la liberté d’expression a ses limites, quel que soit le média utilisé, celui qui les franchit s’expose naturellement à des sanctions.
Ce n’est pas la première initiative de ce genre, en 2005 déjà le Forum des Droits sur l’Internet avait mis à disposition des internautes un petit guide pratique intitulé Je Blogue Tranquille (dernière mise à jour en juillet 2009) mais il est toujours bon de rappeler que si Internet offre un espace de liberté quasi absolue ce n’est une raison pour faire (et dire) tout et n’importe quoi.
Pour en finir avec ce billet nous avons, en Nouvelle-Calédonie, notre Fansolo en la personne de Franck, l’affaire opposant Caledosphere à Philippe Gomes étant un attente d’un jugement (verdict le 31 mars). Je reviendrai sur le sujet à l’occasion et je vous expliquerai aussi pourquoi je n’en ai pas parlé plus tôt ; en attendant si vous voulez en savoir plus je vous invite à consulter Caledosphere.
Merci à BoZ’ qui m’a fourni des liens forts utiles à la rédaction de ce post.
