Vers une refonte totale du transport urbain dans le Grand Nouméa ?

J’avais déjà évoqué les problèmes de circulation dans Nouméa (Lire ma précédente chronique sur le sujet), comme les choses ne risquent pas de s’arranger avec le temps et le développement de la ville et de son agglomération la Province Sud et les 4 communes concernées (Nouméa, Dumbéa, Paita et Mont-Dore) ont décidé de prendre le taureau par les cornes en misant sur un développement (voire même plutôt une refonte totale) du transport urbain, projet qui vise à privilégier les transports en commun plutôt que les véhicules individuels.
D’une part en améliorant l’existant, notamment en harmonisant les circuits de bus sur l’ensemble du Grand Nouméa l’idée étant de permettre à un individu de parcourir l’intégralité de son trajet avec un seul titre de transport d’où une baisse significative du prix du billet (prix qui pourrait être proportionnel à la distance parcourue ou au nombre de zones traversées, les pistes à étudier sont nombreuses).
Mais le projet est bien plus ambitieux qu’une « simple » restructuration du réseau de transport en commun urbain et interurbain, il  s’appuie en effet sur deux autres moyens de transport collectif :
– D’une part la mise en place de navettes maritimes sur 2 axes, Nouméa-Païta et Nouméa-Mont-Dore, projet qui pourrait voir le jour entre 2012 et 2013,
– D’autre part la mise en place d’un tramway sur roues (plus avantageux financièrement et plus aisé à mettre en oeuvre qu’un tramway sur rails) avec deux lignes, comme pour les navettes maritimes, Nouméa-Paita et Nouméa-Mont-Dore, l’échéance pourrait être 2015 ou 2016.
Etant entendu que le réseau de transport en commun prendra le relais depuis les gares ou débarcadères pour acheminer les passagers vers leur destination finale…
Un projet ambitieux et coûteux mais qui pourrait être une véritable réponse aux embouteillages qui pourrissent la vie des automobilistes, reste maintenant à savoir si les mentalités évolueront pour aller vers les transports en commun plutôt que vers son véhicule personnel… Mais là encore la Province et les communes disposent de moyens visant à « persuader » les usagers de jouer le jeu du transport collectif. Affaire à  suivre…

Ci-dessous le schéma de principe de la mise en place du Transport en Commun sur Site Propre (TCSP)

TCSP Nouméa
Pour des infos plus complètes sur le sujet je vous renvoie à l’article paru dans LNC du 13 août 2010 ou mieux encore au site de la Province Sud qui vous propose de consulter les fameux SCAN (d’où j’ai extrait le schéma ci-dessus) et PDAN dont parle l’article…

Peut-on s’affranchir des services d’une banque ?

Drôle de question me direz-vous et pourtant cela fait déjà quelques temps que j’ai envie d’écrire un post sur le sujet… Si la loi ne nous oblige pas à posséder un compte (bancaire ou postal, courant ou épargne) il paraît totalement illusoire de s’en passer pour peu que l’on soit en situation régulière sur le sol français.
Si la loi ne nous impose pas l’ouverture d’un compte le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle nous y incite fortement ; le Code Monétaire et Financier nous impose en effet certaines limites, et non des moindres comme vous pourrez le constater :
– D’une part tout salaire supérieur à 1500 € doit impérativement être payé par chèque barré ou virement… Les choses se corsent mais ce n’est pas fini !
– Il est interdit de payer une somme supérieure à 3000 € en espèces ; ça laisse de la marge me direz-vous, mais pas tant que ça en définitive car ce montant est réduit à 1100 € pour certains types de créances (dont les loyers).
Cette fois vous l’aurez compris se passer d’une banque, et donc des moyens de paiement qui vont avec, est quasiment impossible ! C’est vrai que les banques s’engraissent sur notre dos et que c’est rageant, c’est tout aussi vrai que les relations avec son banquier ne sont pas toujours au beau fixe (comme le disait fort justement Mark Twain : « Un banquier, c’est quelqu’un qui vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il commence à pleuvoir« ) mais malgré tout on peut difficilement s’en passer… Outre se priver de moyens de paiement bien pratiques (chéquiers, carte de retrait, carte de crédit, virements…) c’est aussi faire un croix sur des services qui peuvent s’avérer des plus utiles en cas de coup dur ou d’investissement important (découvert autorisé, prêt à la consommation, prêt immobilier).
Disposer d’un compte en banque est aussi un gage de stabilité (à tort ou à raison mais ceci est un autre débat) : essayez donc de trouver une agence immobilière (et même un particulier) qui acceptera de vous louer une habitation après que vous lui ayez annoncé que vous n’avez pas de compte en banque… Je ne ferai pas l’essai mais il y a fort à parier pour que vous heurtiez à une fin de non recevoir systématique !
Si nous n’avons obligation de disposer d’un compte il faut savoir que les banques n’ont pas non plus obligation de nous accepter comme client… Pour éviter à ceux qui seraient victimes de ce genre de refus de galérer la loi française prévoit une procédure de Droit au Compte à faire valoir auprès de la Banque de France (ou de L’IEOM en Nouvelle-Calédonie), procédure dont l’objet est de désigner une banque qui vous acceptera comme client avec un compte courant disposant des services de base… De la sorte chacun devrait y trouver son compte !
Bref si l’idée de vous affranchir de votre banque a pu traverser votre esprit de rebelle en herbe je vous suggère vivement d’y réfléchir à deux fois, voire même d’y renoncer purement et simplement… Je conçois volontiers que ça puisse être tentant mais le défi semble impossible à relever…

PS : je ne sais pas si les montants annoncés sont les mêmes sur le Territoire, c’est pour cela que je n’ai pas fait la conversion… Si quelqu’un peut m’éclairer sur le sujet je suis preneur de toute information.

Sang pour Sang accro à True Blood

True Blood S02Et oui me revoilà ; si vous pensiez être débarrassés de moi c’est loupé faudra encore patienter pour me voir réduit au silence… Si je ne vous ai pas gratifié d’une chronique la semaine dernière c’est tout simplement parce que je n’avais pas grand chose à raconter et pour cause nous étions en pleine phase d’addiction à True Blood, soit dit en passant nous n’en sommes pas encore totalement remis comme vous pourrez le constater.
Le week-end dernier nous avons donc bouclé la première saison au rythme de cinq épisodes par jour… Sur fond donc d’une cohabitation pas toujours cordiale entre humains et vampires nous avons suivi la romance de Sookie, une jeune humaine télépathe serveuse dans un bar, et de Bill, un vampire qui souhaite vraiment s’intégrer au monde des humains. Mais histoire de ne pas sombrer dans les affres sirupeuses d’un sentimentalisme à deux balles les choses se corsent avec des meurtres en série, les victimes étant toutes des femmes proches des vampires et liées à Jason, le frère de Sookie…
Histoire de poursuivre sur la lancée ce week-end nous avons largement entamé la seconde saison. Le contexte étant posé on peut entrer directement dans le vif du sujet avec deux intrigues ; tandis que Bill et Sookie sont envoyés à Dallas pour enquêter sur la disparition d’un puissant vampire, les habitants de Bon Temps tombent sous le joug d’une femme mystérieuses dont les intentions ne sont sans doute pas aussi louables qu’elles ne paraissent…
Nous sommes à la moitié de la saison et toujours sous le charme, c’est vraiment une totale réussite… Outre les deux personnages principaux les personnages récurrents apportent chacun une touche personnelle à l’univers de True Blood, parmi eux on peut citer :
– Jason, le frère de Sookie, pense d’avantage avec sa bite qu’avec sa tête jusqu’à ce qu’il trouve le salut au coeur de la Communauté du Soleil, une église qui prône la destruction des vampires
– Sam, le patron de Sookie et accessoirement amoureux de sa serveuse jusqu’à ce qu’il voie ses chances d’aboutir s’envoler avec l’arrivée de Bill. C’est aussi un métamorphe qui s’efforce de dissimuler son secret à son entourage.
– Tara, amie d’enfance de Sookie et embauchée par Sam. Un peu paumée elle s’accroche à ce qu’elle peut pour trouver des repères.
– Lafayette, cuistot dans le bar de Sam, homo et trafiquant de diverses substances illégales.
– Eric, sheriff vampire du secteur où se trouve Bon Temps et donc supérieur hiérarchique de Bill.
Comme Abra bosse le week-end prochain il va nous falloir patienter 15 jours avant de pouvoir nous replonger dans True Blood et avoir le fin mot de cette seconde saison… Après ça on sera contraint au sevrage pendant un certain temps, la troisième saison étant en cours de diffusion aux Etats-Unis sa sortie DVD n’est pas pour tout de suite (mais pour patienter on pourra toujours se faire une cure de Californication) !!!
En dehors de la série TV à proprement parler j’ai tout de suite accroché au générique, aussi bien pour son visuel que pour la chanson Bad Things interprétée par Jace Everett, un thème très country/rock qui m’a donné envie de découvrir ce chanteur et du coup je me suis procuré son dernier album ; sympa à la première écoute mais pour me faire une opinion bien forgée je vais avoir besoin d’un peu de temps, disons que dans l’immédiat je pars sur une note positive (voir le générique sur Youtube). Et pour rester dans l’addiction il est plus que probable que je me rue prochaine dans une librairie de la place pour me procurer les bouquins…

C’était aussi pour moi le dernier week-end à faire la navette entre Nouméa et Dumbéa ; si je passe le week-end prochain ce sera en coup de vent avec Olivier pour donner un ultime coup de propreté à la piscine avant le retour de ma mère (lundi 16 en soirée). Autant je trouve sympa de rester à Dumbéa et de faire le con avec le chien autant les allers-retours samedi et dimanche entre Nouméa et Dumbéa sont usant (et encore je ne suis que passager, ça doit être pire pour Abra). Pas de regrets sur cette période de transition mais tout de même content que ça se termine !

[TV News] True Blood

True Blood S01J’ai quelque peu hésiter au moment de catégoriser ce post, certes je vais vous causer d’une série TV mais la chose n’est pas visible ici vu qu’elle ne figure pas dans le bouquet CanalSat ; mais heureusement le DVD permet de pallier cette cruelle absence… Vacances d’été obligent sous le soleil de l’hémisphère nord, les programmes TV sont une successions de rediffusions en tout genre, c’est donc briser cette monotonie en attendant FlashForward que nous avons décidé de nous attaquer à la série True Blood.
Depuis que les vampires se nourrissent de sang de synthèse ils peuvent désormais cohabiter avec les humains et se faire une place dans la société même si ce n’est pas franchement le grand amour entre les deux races… C’est dans cette ambiance tendue que nous plongeons dans un bled paumé de la Nouvelle-Orléans pour y suivre les aventures d’une jeune barmaid télépathe (Anna Paquin) qui tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire (Stephen Moyer)…
A moins que vous n’ayez passé ces dernières années à vivre en ermite au fin fond de nulle part ça vous rappelle surement quelque chose comme pitch de départ… Allez quoi faites un petit effort… Twilight ça ne vous dit rien ? Bin voila !!! Mais avant de hurler au plagiat sachez que Alan Ball le créateur de la série s’est inspiré de la saga romanesque La Communauté Du Sud écrite par Charlaine Harris dont le premier tome (à l’heure d’aujourd’hui la saga compte 10 volumes) est paru en 2001… Alors que le premier tome de la saga Twilight, écrite par Stephenie Meyer est paru en 2005 ! Ca vous en bouche un coin non ? Je ne vais pas accuser Stephenie Meyer d’avoir honteusement plagiée Charlaine Harris car la ressemblance entre les deux sagas s’arrête à une romance entre une humaine et un vampire, pour vous en convaincre je vous invite à lire ce comparatif trouvé sur Hypnoweb (après tout ils en parlent nettement mieux que moi).
Revenons à nos moutons et à la série TV à proprement parler même si n’ayant vu que deux épisode je n’ai pas grand chose à dire sauf qu’elle semble tenir toutes ses promesses (et bien plus encore) et que j’ai hâte de découvrir la suite… C’est plus nettement plus « adulte » que Twilight et la romance entre les deux tourtereaux que tout oppose n’est pas vu du meilleur oeil au sein des deux communautés, les personnages qui gravitent autour de l’innocente Sookie et du ténébreux Bill forment une galerie de portraits hétéroclites qui viennent enrichir l’univers de la série… Pour le moment l’intrigue ne fait que poser ses bases mais nul doute qu’elle ne s’enrichisse au fil des épisodes.
Pour ma part True Blood mérite largement le succès public et critique qu’elle rencontre, trois saisons sont déjà disponibles (deux seulement en DVD pour le moment) et une quatrième est en tournage mais la série de HBO se décline aussi sous forme de Comic Books (pas encore disponibles en français) et autres produits dérivés (figurines, fringues…) ; pour ma part je vais me contenter de la série TV… A moins qu’un de ces jours je ne m’attaque à la saga de Charlaine Harris (toujours pas commencé Twilight soit dit en passant)…

Après les phobiques en tout genre place aux collectionneurs

Ca ne se voit peut être pas au travers de mes posts mais je suis un véritable amoureux de la langue française, ce qui ne m’empêche nullement de faire des fautes d’orthographe (souvent par inattention mais parfois aussi à l’insu de mon plein gré), j’essaye toutefois, autant que faire se peut, de limiter les dégâts. Je trouve que le français est une langue chantante et quand je lis des messages rédigés en langage SMS j’ai mal à mon français ! C’est pratique pour envoyer des SMS mais malheureusement le fléau tend à se propager au-delà des frontières de la téléphonie mobile !
Mais bon je ne suis pas là pour jouer les moralisateurs, après tout ce n’est pas mon problème si certains se complaisent à écrire avec les pieds… En fait je profite de ce message pour rebondir sur celui que j’avais consacré aux phobies et me pencher cette fois sur les collectionneurs avec la même légèreté (même si cette fois le phénomène n’a rien de médical… quoique, parfois…). Je vous invite donc à consulter la page Wikipedia consacrée aux noms des collections et collectionneurs…
Je ne sais pas si vous êtes sensibles à ces noms parfois bizarroïdes, pour ma part j’avoue sans la moindre honte que certains me font sourire, mais au-delà de l’aspect purement sémantique de la chose je suis pour le moins surpris devant l’originalité (pour être poli) de certaines collections… Faut vraiment être accro… Ou n’avoir rien de mieux à faire… Je passe sur les classiques collections de timbres (philatélie) ou de monnaies (numismatie) qui doivent être parmi les plus répandues ; mais franchement ça vous viendrait à l’idée de collectionner des cintres (cincturaphilie), des fers à repasser (pressophilie) ou des ouvres boites (apertophilie) ? Bref il y’en a pour tous les goûts… Les plus morbides d’entre vous pourront se lancer dans une collection de cordes de pendu (genre de truc pas évident à dénicher) et rejoindre la communauté des schoïnopentaxophiles, si vous avez beaucoup d’espace peut être préférerez vous jeter votre dévolu sur les moteurs (enginophilie) ou les pompes à carburant (gazinophilie)…
Et voilà encore un post sans grand intérêt sinon de glorifier notre belle langue, je n’exclus pas d’en publier d’autres du même style au gré de mon inspiration (et des mes errances sur la toile)…

[DVD] From Paris With Love

From Paris With LoveSamedi matin nous avions décidé d’aller jouer les traîne-savate en ville histoire de passer le temps mais c’était sans compter sur la cohue des soldes qui nous a rapidement fait rebrousser chemin (oui je sais on est un tantinet associables) non sans faire un détour par Compact Megastore histoire de m’offrir From Paris With Love, thriller d’espionnage aussi musclé que déjanté réalisé par Pierre Morel et produit par Luc Besson. Pas de temps à perdre, nous le regarderons en début d’après-midi.
Ne dérogeons pas aux bonnes habitudes et commençons cette chronique par un passage obligé via le pitch. James Reese (Jonathan Rhys-Meyers) est l’assistant personnel de l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, histoire de pimenter son existence bien rangée il rend de temps à autres de menus services aux Forces Spéciales. Jusqu’au jour où on lui demande d’aller chercher à  l’aéroport l’agent Charlie Wax (John Travolta) et de l’accompagner durant une mission de la plus haute importance. Il va alors se retrouver entraîné dans une mission plus périlleuse qu’il n’y paraît et découvrir que son nouveau coéquipier est un adepte de la méthode forte d’une efficacité aussi redoutable que radicale…
Autant mettre les choses à plat de suite le but du film n’est pas de nous offrir une intrigue alambiquée multiples rebondissements mais de jouer à fond la carte du divertissement. En effet le scénario est assez basique et sans grande surprise mais ça n’en est pas moins jouissif ; d’une part du fait du duo improbable entre un bureaucrate qui rêve des Forces Spéciales et l’agent de terrain, homme d’action aguerri qui ne recule devant rien pour faire échouer le complot qui se prépare, mais aussi des scènes d’action qui s’enchainent à un rythme effréné. C’est du grand spectacle à prendre au second degré et personnellement j’ai adoré.
Pierre Morel semble être abonné aux productions de Luc Besson ayant Paris pour toile de fond, outre le futuriste et improbable (mais divertissant) Banlieue 13 le très convaincant Taken est aussi le fruit de leur collaboration ; bref un duo plutôt efficace, comme le confirme une fois de plus From Paris With Love. Au final on obtient du cinéma façon Hollywood mais Made in France et franchement on n’a pas à rougir du résultat qui tient la route face à la concurrence Outre-Atlantique.
Difficile aussi de rester de marbre face à la performance d’acteur de John Travolta qui s’en donne à coeur joie dans un rôle au moins aussi déjanté que celui qu’il occupait dans Pulp Fiction ; on sent qu’il s’amuse sur le tournage et forcément on ne peut que s’en réjouir. Les rabats joie diront que la banlieue y est une fois de plus stigmatisée (nettement moins que dans Banlieue 13), à ceux là (bien souvent des snobinards de la gauche caviar qui n’ont jamais foutu les pieds dans des banlieues « chaudes ») je ne peux que leur suggérer d’une part de cesser de se voiler la face (l’actualité récente prouve encore que la banlieue n’est pas toujours de tout repos) et surtout de prendre le film pour ce qu’il est : un divertissement 100% adrénaline qui n’a certainement pas la prétention de se la jouer façon essai politico-social sur la dure réalité des banlieues parisiennes…

Attention ce blog est dangereux…

Petite pause détente après vous avoir livré mes états d’âme hier…
Tout à l’heure Abra m’a fait découvrir un nouveau mot : l’hexakosioihexekontahexaphobie ! Pas facile à caser dans une conversation me direz-vous mais qu’est-ce donc au juste ? Vous aurez sans doute remarqué que ce terme ce termine par phobie et donc qu’il doit s’agir d’une peur, reste à savoir de quoi ont peur les hexa(…)phobes et quel est le rapport avec ce blog. Ce terme barbare désigne la peur du nombre 666 et de tout ce qui s’y rapporte. Et vous avez sans doute remarqué que l’adresse du blog comporte le chiffre 666… CQFD !
Franchement je me demande combien de personnes peuvent être concernées par cette phobie ! Mais je vous rassure cette phobie n’est pas la plus farfelue (une visite sur la page Wikipedia recensant les phobies existantes devrait suffire pour vous en convaincre). Et très franchement il y’en a certaines qui ne doivent pas être faciles à porter tous les jours !!! Imaginez un peu le calvaire au quotidien d’un suiphobe (avoir peur de soi-même c’est un comble) ou encore d’un pantophobe (la totale le gars a peur de tout)… J’en rigole mais certains relèvent directement de la psychiatrie et doivent être un enfer à vivre…
Pour finir en restant dans l’actualité je dirai qu’aujourd’hui beaucoup de calédoniens souffrent de vexillophobie partielle… Et j’en suis !

Quid de l’identité calédonienne ?

En préambule à ce post je tiens à préciser que je ne suis affilié à aucun parti politique ou organisation, par contre je revendique haut et fort le fait d’être viscéralement et définitivement un loyaliste de droite (pas certain que les loyalistes de gauche existent mais sait-on jamais). En fait à l’heure d’aujourd’hui je ne me reconnais dans aucun mouvement loyaliste ou supposé tel, je suis un libre penseur et un électron libre perdu dans la masse…
Ca fait déjà quelque temps que je songe à écrire ce post mais je ne sais pas trop par quel bout commencer donc je remets sans cesse à plus tard, mais comme aujourd’hui la question de l’identité calédonienne est plus que jamais d’actualité je me lance. Je ne suis pas un expert en quoi que ce soit aussi je vais me contenter d’écrire avec le coeur et les tripes (et occasionnellement les mains) au risque de déplaire à certaines personne… Et je ne m’en excuse pas d’avance si tel devait être le cas… Ni même par après soit dit en passant.

L’identité ethnique

Bin oui au risque de vous paraitre un tantinet simpliste ça demeure un des facteurs les plus évidents quand on cherche à catégoriser une population. J’aurai aimé avoir les résultats définitifs du recensement de 2009 pour vous donner des chiffres à jour mais malheureusement l’ISEE n’a pas encore terminé son travail d’exploitation des résultats (soit dit en passant je ne leur lance pas la pierre, ça doit être un travail de titan) donc on se passera de données purement statistiques.
La Nouvelle-Calédonie est un véritable melting-pot au niveau ethnique et c’est aussi ce qui fait son charme mais pour mon raisonnement je ne prendrais en compte que les 3 principaux blocs ethniques (non que je considère les autres comme quantité négligeable, ils ont autant de légitimité que n’importe qui vivant sur le Territoire) :
– Les mélanésiens
– Les calédoniens de souche
– Les métropolitains résidents permanents
Quand je suis arrivé ici au début des années 80 chacune de ces communautés pouvait être désignée par les autres par un terme considéré comme péjoratif :
– ainsi le mot canaques désignait les mélanésiens (pour info c’est même une insulte utilisée par le personnage du Capitaine Haddock, le comparse de Tintin)
– les calédoniens de souche étaient traités de caldoches quand on voulait les rabaisser
– en fin le terme zoreille faisait bien comprendre aux métropolitains qu’ils n’avaient pas leur place ici
Aujourd’hui ces trois termes sont utilisés couramment sans le moindre caractère injurieux (désormais le mot canaque est orthographié kanak afin de coller au terme d’origine) mais concrètement pour ma part j’estime qu’aucun de nous ne peut se prétendre plus calédonien que les autres. Pour ma part je suis fier d’être un zoreille de naissance et plus encore de me considérer comme un calédonien de coeur et d’adoption. Si l’on veut vivre ensemble il faut apprendre à s’accepter et à accepter l’autre…

L’identité politique

Je ne vais pas vous parler ici d’appartenance (ou même de sympathie) à un parti ou groupe politique mais en Nouvelle-Calédonie il est normalement aisé de se positionner comme loyaliste ou comme indépendantiste… Mais non il en est certain qui vous diront qu’ils ne sont ni indépendantistes, ni loyalistes… Heu… Vous êtes quoi alors ? Sans opinion ? M’enfoutistes ? Que nenni la réponse classe en ce moment c’est de se proclamer autonomiste ! Grattage de tête… Activation des neurones… Regard perplexe… Réponse : « donc vous êtes plutôt loyalistes ». Et de nouveau un repli vers la notion d’autonomie !
Soit dit en passant être autonomiste ici ne veut strictement rien dire vu que depuis les Accords de Nouméa nous allons vers une autonomie de plus en plus large, donc quelque part tous les calédoniens sont autonomistes… Que cela leur plaise ou non ! Concrètement que vous souhaitiez une autonomie plus ou moins élargie ne change rien au fait que vous souhaitez aussi rester sous tutelle de la France… Donc vous êtes loyalistes ! CQFD… Et là c’est l’autre qui passe en phase grattage de tête… « Ah bin oui… Un peu… »

Sur ce je suis donc autonomiste plus ou moins contraint et forcé mais toujours 100% loyaliste… Pour l’indépendantiste je suppose que l’autonomie est perçue comme une marche vers l’indépendance… Ce qui fait qu’au final nous aurons toujours ce clivage entre loyalistes et indépendantistes ! Pour ma part je ne crois pas à une sortie des Accords de Nouméa sans un référendum net et clair sur la question, toute autre démarche ne serait que de la poudre aux yeux… Mais comme nos leaders politiques sont de véritables marchands de sable il ne faudra pas s’étonner qu’ils essayent, une fois de plus de nous endormir avec des boniments.

Les signes identitaires

Ce que disent les Accords de Nouméa (adoptés par référendum par plus de 72% des votants) : « Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous. La loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie prévoira la possibilité de changer ce nom, par « loi du pays » adoptée à la majorité qualifiée. Une mention du nom du pays pourra être apposée sur les documents d’identité, comme signe de citoyenneté. »

Aucune ambigüité possible à la lecture du texte c’est bel et bien en commun que ces fameux signes identitaires devront être recherchés (d’où le terme destin commun) ; seulement voilà concrètement on ne peut pas y aller chacun de sa proposition sinon je vous laisse un peu imaginer le bordel… Déjà que le chantier est lourd inutile d’en rajouter une couche. Donc comment on fait ?
Je vois déjà certains idéalistes qui se pensant plus futés que les autres suggèrent un référendum… Bin oui mais non, par définition un référendum permet de répondre par Oui ou par Non à une proposition ; le but étant que seules deux options soient proposées aux électeurs afin que celle ayant recueillie plus de la moitié des suffrages exprimés puisse être adoptée de façon légitime. Hors la question des signes identitaires ne peut se résumer à une réponse binaire (les Accords de Nouméa ayant été largement approuvés par la population la question d’accepter ou nom ma notion de signes identitaires ne se pose plus).
C’est donc pour cela que le Comité de Pilotage sur les Signes Identitaires du Pays (CPSIP) a été instauré en avril 2007, comité composé de 25 personnes de divers horizons politiques, religieux et professionnels sensées être représentatives de la population calédonienne et chargé de définir les modalités des concours lancés auprès des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l’hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.
C’est ainsi qu’une devise « Terre de paroles, terre de partage » et un hymne « Soyons unis, devenons frères » (paroles visibles sur le site de la Chorale Melodia) ont été retenus… Que l’on soit pour ou contre (pour ma part je trouve l’hymne un peu nunuche mais ça n’engage que moi) la démarche a au moins le mérite de s’inscrire dans le cadre des Accords de Nouméa.

C’est après que les choses se corsent… Au mois de mars Pierre Frogier (chef de file du RUMP) sort de son habituelle léthargie pour proposer, sans même avoir consulté sa base, que le drapeau du FLNKS (et non drapeau kanak comme certains se plaisent à le répéter) soit hissé aux côtés du drapeau tricolore… En attendant de se mettre d’accord sur un drapeau commun ! Et le pire c’est qu’il veut faire passer ça pour un scoop !
La proposition en soi ne me choque pas outre mesure (la cohabitation des couleurs en Province Nord a été légitimée par Michel Rocard en 1988) mais j’estime qu’il était inutile (et même dangereux) de l’instituer par un vote au Congrès (vote n’ayant aucune valeur juridique soit dit en passant… encore de la poudre aux yeux). C’est du temporaire me direz-vous ? Si vous y croyez vraiment c’est que vous êtes soit un doux rêveur soit d’une bêtise incommensurable ! Maintenant que ce drapeau a obtenu une reconnaissance institutionnelle qui va se risquer à le baisser ? Même si un jour on trouve (ce que j’espère de tout cœur) un véritable drapeau commun, fédérant la Calédonie et non la divisant, il ne pourra que cohabiter avec le drapeau français et le drapeau indépendantiste… Trois bannières pour un si petit pays ! En tant que collectivité française le drapeau Bleu Blanc Rouge se doit de flotter dans le ciel calédonien, l’hypothétique drapeau commun aurait alors été le symbole d’une Calédonie réconciliée avec son passé, mais la présence du drapeau du FLNKS aux côté des deux autres restera une écharde dans l’unité calédonienne.
Le pire c’est que le même genre de connerie commence à faire surface concernant le nom du pays, on entend des propositions du style Kanaky-Nouvelle-Calédonie… Bien les gars vous avez tout compris à l’esprit et à la lettre des Accords de Nouméa ; le but n’est pas de mettre en exergue des opposés mais de trouver des signes fédérateurs. Sinon comme hymne je vous propose « Terre de paroles, terre de partage, terre de liberté, d’égalité et de fraternité » ; et comme hymne qu’est ce que vous diriez des couplets de La Marseillaise entrecoupés par le refrain de « Soyons unis, devenons frères » ? Ridicule me direz-vous… Oh que oui mais pas plus que vos pseudos idées de génie !

Pour en finir avec cette histoire de drapeau le RUMP a mis les bouchées doubles pour faire de ce double lever des couleurs un événement ultra médiatisé ; aujourd’hui c’est François Fillon qui débarque pour hisser officiellement les deux drapeaux dans la cour du Haut Commissariat… Rien que ça !
Bien que ne partageant pas du tout les idées de Paul Néaoutyne (chef de file du Palika) j’ai beaucoup aimé sa dernière conférence de presse au cours de laquelle il rappelle justement que le drapeau du FLNKS était légitime depuis 1988 et donc que Pierre Frogier n’a rien inventé (« lever les deux drapeaux ce n’est pas une nouveauté ». D’autre part il s’amuse de la « nécessité » de la visite du premier ministre pour hisser les couleurs indépendantistes aux côtés du drapeau tricolore, se proposant de venir lui-même lever les couleurs si le drapeau est trop lourd pour certains.

Il faut savoir que du temps du RPCR de Jacques Lafleur le leader maximo du parti a toujours avoué, à mots plus ou moins couverts, qu’il préférait s’entourer d’imbéciles afin de ne pas être menacé par son propre camps. Il aura fallu le temps (plus de 25 ans) mais sa stratégie finira par lui péter à la gueule, en contrepartie désormais le RUMP (ex Rassemblement, ex RPCR) se retrouve dirigé par les fameux imbéciles et ça se voit !

Quid du destin commun ?

Si la notion peut paraître utopique j’ai pourtant encore envie d’y croire mais pour y parvenir il faut que chacun y mette du sien et que nous ayons de véritables leaders et non des couilles molles et des rampants. Il va falloir faire des concessions pour y arriver mais il faut que les concessions soient faites par les deux parties alors que depuis quelques temps ce sont nous, loyalistes, qui nous prenons la carotte dans le fion… Et le pire c’est que ces enculades à répétition sont l’œuvre de leaders loyalistes, l’Avenir Ensemble avait ouvert la marche en 2006 avec le gel du corps électoral, aujourd’hui le RUMP nous l’enfile encore un peu plus profond !
A destin commun, concessions communes… Si l’une des parties se sent menacée par l’autre alors nous allons droit dans le mur et ce serait franchement dommage de louper le coche en laissant échapper cette formidable opportunité qui nous est donnée de construire un pays.

Quel drapeau pour la NC ?D’autres propositions de drapeau à découvrir ici.

[DVD] Hors De Contrôle

Hors De ContrôleComme indiqué dans mon premier post le 14 juillet aura été l’occasion de faire un break bien mérité, une nuit à Dumbéa avant de revenir sur Nouméa en fin de matinée… Et pour changer de s’offrir une nouvelle séance DVD avec le film Hors De Contrôle réalisé par Martin Campbell.
Mel Gibson y incarne un flic de Brooklyn qui reçoit la visite de sa fille, rapidement il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond dans son état de santé mais alors qu’ils sortent pour se rendre à l’hôpital elle est abattue d’un coup de fusil. Le flic pense d’abord que c’est lui qui était visé mais à force de creuser tout laisse à penser que le tueur n’a commis aucune erreur, la cible était bien sa fille. Tout est fait pour brouiller les pistes et la faire passer pour un éco-terroriste mais si au contraire elle s’apprêtait à dévoiler un complot mettant en cause les plus hautes sphères du monde économique et politique… Des gens qui ne reculeront devant rien pour étouffer la vérité, sauf que lui ,’a plus rien à perdre contrairement à ses adversaires… Reste à savoir s’il peut compter sur certains alliés ou si tous se détourneront de lui…
Ca faisait quelques temps déjà que Mel Gibson n’avait pas été vu sur les écrans, plus habitué à la rubrique faits divers entre ses frasques d’alcoolique et une séparation musclée d’avec son ex femme, et c’est plutôt rassurant de savoir que malgré tout il reste un grand acteur. S’il joue des poings et du flingue pour régler ses comptes c’est aussi un rôle très psychologique qui nous dépeint un homme brisé pris au coeur d’un complot qui le dépasse mais bien déterminé à faire éclater la vérité, quel qu’en soit le prix à payer…
J’avoue qu’il serait tentant de se dire que c’est encore une histoire de complot du gouvernement et donc rien de neuf sous le soleil, mais à défaut d’une grande originalité le film a au moins le mérite d’être bien construit donc ne serait-ce que pour le plaisir de voir un bon film il serait dommage de passer son chemin. Si l’intrigue ne brille pas par son originalité elle est bien construite avec un rythme qui va crescendo et qui plus est nous ne sommes pas à l’abri de quelques rebondissements inattendus. Si Mel Gibson incarne le personnage clé du film il n’est pas le seul à mériter le coup d’oeil, mention spéciale à Ray Winstone qui incarne un agent du gouvernement chargé de « nettoyer » les éventuelles preuves gênantes aussi débonnaire que glacial.