TVO – L’alternative à MediaCUB

Je vous avais parlé il y’a peu avec enthousiasme de logiciel MediaCUB, petit outil très futé permettant de télécharger le émissions disponibles en « Replay » par les différentes chaînes TV (lire ma chronique). Seulement voilà depuis quelques semaines le logiciel plante sur M6 Replay et en l’absence de son programmeur, Zoug, (en vacances bien méritées) aucune correction n’intervient ; problématique pour moi qui utilise ce gadget quasiment que pour enregistrer les émissions de M6… Alors que faire ? Prendre mon mal en patience ? Souffrir en silence ? NON !!!
En fouinant un peu je suis tombé sur une alternative tout aussi performante, voire même plus… La chose s’appelle TVO et se télécharge sur le forum encodage.org et présente l’avantage non négligeable d’être une application de type portable (pas d’installation nécessaire). Si vous êtes déjà un utilisateur de MediaCUB vous ne serez pas dépaysé par l’interface utilisateur, après avoir choisi la chaîne, le type de programme et enfin l’émission souhaitée vous pourrez soit la visionner à partir du lecteur intégré au programme, soit la télécharger pour un visionnage ultérieur.
A noter que comme MediaCub le logiciel fait l’objet de mises à jour régulières afin de s’adapter aux changements des méthodes d’encodage des chaînes et de proposer un panel de programmes de plus en plus vaste. Actuellement disponible en version 2.2 TVO propose les chaînes suivantes : TF1, M6, W9, Canal +, Pluzz, France 5, Arte, Direct 8, TMC, Gulli, Virgin 17, Histoire, Medici, Canal D, Historia, ZTélé et TSR. De quoi y trouver son bonheur a priori ; pour ma part il y a un paquet de chaines que je ne connais pas mais parfois en fouinant, juste par curiosité, on peut dénicher quelques perles rares (notamment des séries encore inédites ici). Bref ce petit logiciel mérite largement le détour, à terme je suis convaincu que, comme moi, vous finirez par en être complétement accro ! Chapeau bas à Pascal, l’auteur de ce petit bijou vite devenu un incontournable de ma logithèque…

TVO

[DVD] Shutter Island

Shutter IslandPour notre traditionnelle pause DVD du samedi nous avons opté pour le thriller Shutter Island réalisé par un des maîtres du genre, Martin Scorcese.
Quand le Marshall Daniels (Leonardo Di Caprio) et son coéquipier (Mark Ruffalo) débarquent sur Shutter Island, une île paumée au milieu de nulle part qui abrite un hôpital psychiatrique, pour enquêter sur la disparition mystérieuses d’une patiente ils sont loin de s’imaginer que leur enquête ne sera pas aussi banale que prévue. Rapidement ils doivent faire face au refus de coopérer du directeur de l’établissement (Ben Kingsley) et de l’ensemble du personnel ; il apparaît dés lors évident que de sombres secrets semblent sommeiller dans cette structure médicale isolée du monde… Mais au fur et à mesure de leur enquête les cartes s’embrouillent, qui manipule qui ? Qui est qui ?
Quatrième collaboration entre Scorcese et Di Caprio (la dernière en date étant l’excellent thriller Les Infiltrés) et quatrième coup de maître aurai-je envie de dire. Adapté d’un roman de Dennis Lehane (auteur notamment de Mystic River, adapté au cinéma par Clint Eastwood), Scorcese réussit même l’exploit de sublimer le récit, chose suffisamment rare pour être mentionnée. Le scénario est parfaitement maîtrisé, montant progressivement en intensité et en complexité, jouant allégrement avec nos nerfs au fur et à mesure que les pistes se brouillent, jusqu’au dénouement qui nous laisse sur le cul.
Une fois de plus Scorcese offre à Di Caprio un rôle à la hauteur de son talent, il y interprète en effet une personnalité complexe et embrouillée, hanté par les démons du passé (vétéran de la seconde guerre mondiale ayant participé à la libération du camps de Dachau, et plus récemment veuf de sa femme disparue tragiquement dans un incendie criminel), il ne parvient à tirer un trait sur ces drames qui l’ont marqué bien plus qu’il ne voudrait le reconnaître… Mention spéciale aussi à Ben Kingsley qui incarne à merveille ce chef d’établissement plein d’ambiguïtés.
Vous l’aurez compris on est en présence d’un excellent thriller, plus axé sur la psychologie des personnages que sur l’action pure et dure, ce qui ne l’empêche nullement de nous prendre aux tripes jusqu’au générique de fin, et même après ! Certainement l’un des meilleurs thrillers de l’année 2009 et peut être même de ces dernières années. A voir absolument, et à avoir.

La Liberkey faut peau neuve

Liberkey 5Je profite du passage de la Liberkey en version 5 et d’un lifting de son menu pour l’occasion pour vous reparler de ce petit utilitaire fort astucieux et utile (pour ne pas dire indispensable).
Petit retour en arrière donc histoire de vous rappeler ce qu’est la Liberkey au cas où vous l’ignoreriez ; il s’agit à la base d’un package d’applications portables (aucune installation nécessaire) et en français, touchant un peu à tous les domaines (audio, video, bureautique, internet…), exécutables d’un simple clic à partir du menu principal. Pour ceux et celles qui n’auraient toujours pas saisi l’opportunité de la chose il s’agit d’avoir, sur votre clé USB, tout un panel d’applications 100% opérationnelles sur n’importe quel PC une fois votre clé détectée.
Au moment du téléchargement vous avez le choix entre 3 packages :
– Basic (12 applications)
– Standard (90 applications)
– Ultimate (168 applications)
Mais par la suite vous pourrez mettre à jour votre package afin qu’il réponde au mieux à vos différents besoins par l’ajout de nouvelles applications parmi celles proposées en téléchargement (plus de 300 à ce jour) ; vous avez même l’option de ne charger que le lanceur et de le personnaliser avec les applications de votre choix (d’autant que votre clé peut se synchroniser avec le catalogue du site). Cerise sur le gâteau les applications se mettent à jour automatiquement d’un clic.
J’ai eu l’occasion de tester quelques packs d’applications portables (dont Framakey et Lupo Pen Suite) et franchement je trouve que Liberkey les surpasse tous très largement, mais bon comme d’hab cet avis n’engage que moi… Si vous avez mieux à me proposer je suis preneur (et testeur).
Un seul petit bémol concernant le passage en version 5, le lancement automatique de Liberkey au démarrage du PC ne figure plus dans les options de configuration mais gageons que ce ne soit qu’une question de temps avant un retour à la « normale » lors d’une prochaine mise à jour…

Manifeste du Collectif pour un Drapeau Commun Calédonien

Je vous avais déjà parlé de ce tout jeune Collectif qui souhaite rappeler à certains de nos politiques que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie doit se jouer dans le cadre des Accords de Nouméa et non en vertu de quelconques tractations secrètes. Fort du succès de son premier meeting le Collectif continue de jouer à fond la carte de la communication et du ralliement ; à ce titre je vous communique tel quel le manifeste reçu par mail en début de semaine.

MANIFESTE DU COLLECTIF

POUR UN DRAPEAU COMMUN CALEDONIEN

En écho à la proposition de Pierre Frogier et au voeu du Congrès, François Fillon a hissé le 17 juillet le drapeau du FLNKS aux côtés du drapeau français.
Cependant :
• Plusieurs indépendantistes l’ont dit, c’est pour eux le drapeau du pays qui flotte dorénavant,
• La plupart des leaders non-indépendantistes restent silencieux sur la recherche d’un drapeau commun,
• Quant à l’Etat français, on ne peut que constater qu’en dépit des propos de Nicolas Sarkozy pour l’aboutissement d’un drapeau commun, François Fillon n’a fait aucune annonce sur la recherche de ce drapeau commun dans son discours au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Nous constatons donc une dérive complice de l’Etat et d’une grande partie de la classe politique locale sur la signification et la portée de ce geste.

Parce que nous voulons que le lever du drapeau du FLNKS demeure un geste provisoire de rapprochement entre 2 légitimités ;
Parce que nous ne voulons pas que le drapeau du FLNKS soit interprété un jour comme le drapeau du pays ;
Parce que nous croyons à l’ambition portée par l’Accord de Nouméa ;
Parce que le discours du Premier Ministre de la France est resté vierge de toute allusion sur l’émergence future d’un drapeau commun ;
Parce qu’à ce jour, aucun calendrier, aucune méthode n’ont été adoptés par les institutions pour la recherche d’un drapeau commun ;
Parce que nous ne voulons pas que les intérêts des politiciens prennent le pas sur la construction d’un destin commun ;
Parce que nous ne voulons pas que l’espoir des calédoniens en un drapeau qui les rassemble leur soit confisqué ;
Parce que nous croyons à une Calédonie forte, unie et solidaire ;
Parce que la Nouvelle-Calédonie mérite mieux que les non-dits et les esquives pour la construction de ses signes identitaires .
Nous nous engageons à ouvrir la réflexion sur le drapeau commun et invitons chacun à y contribuer activement.

Contacts :
Nicolas Metzdorf: 84.53.81 nicolas-metzdorf@hotmail.fr
Stéphane Henocque: 81.63.33 s.henocque@convergence-pays.nc
Julie Régent: 95.95.68 julieregent@gmail.com
Laurent Edo: 41.76.32 edolaurent@yahoo.fr
Philippe Blaise: 79.26.97 ph_blaise@yahoo.fr

Sur Facebook : « Collectif pour un drapeau calédonien »

Je profite aussi de ce post pour vous signaler que le concours pour un drapeau commun entre dans sa seconde phase ; désormais il nous appartient de choisir parmi les 8 drapeaux ayant obtenu les meilleurs résultats au cours de la première session de votes celui que nous souhaiterions voir comme drapeau du pays.

[DVD] Solomon Kane

Solomon KaneChangement total de registre pour notre escapade cinéphile de dimanche puisque c’est le film Solomon Kane, réalisé par Michael J. Bassett qui nous permettra de débuter l’après-midi. Si l’on reste dans le cinéma fantastique on s’éloigne complétement du film pour jeune public pour renouer avec un spectacle nettement plus mature.
Quand Solomon Kane (James Purefoy), efficace mais impitoyable guerrier échappe de justesse à une force diabolique il rentre en Angleterre et promet de renoncer à la violence pour tenter de racheter son âme. Pas facile toutefois de rester fidèle à cette promesse quand le pays semble tomber progressivement sous le joug d’un puissant sorcier et de ses armées menées par un mystérieux soldat masqué. Quand il est attaqué par des pillards et laissé pour mort il ne doit son salut qu’à une famille de pèlerins qui le soigne et partage avec lui un bout de chemin… Jusqu’à ce que leur chariot soit attaqué par les soldats du sorcier, nombre de pèlerins sont massacrés, d’autre laissés pour mort et leur plus jeune fille est capturée. Solomon Kane promet alors au père mourant qu’il va tout faire pour sauver sa fille, celui-ci, fervent croyant, lui jure que s’il réussit alors son âme sera sauvée… Mais le chemin sera parsemé d’embuches et de combats avant d’arriver aux portes de la forteresse du sorcier…
Un peu long comme résumé mais il faut bien avouer que le personnage et le contexte sont un peu complexes pour être retranscrits en trois lignes. Le personnage de Solomon Kane est, au départ, un héros de bandes dessinées imaginé par  Robert E. Howard (à qui l’on doit aussi le personnage de Conan) à la fin des années 20 ; après le rachat de son âme il n’aura de cesse de combattre sans merci les forces du Mal… De là à supposer une (ou plusieurs) suite(s) au cinéma il n’y a qu’un pas même si pour le moment rien de tel n’est annoncé… Ce qui n’est peut être pas si mal !
Que dire sur le film à proprement parler ? Sans être un chef d’oeuvre ça demeure un divertissement plutôt réussi, le scénario tient la route malgré quelques faiblesses (et quelques « rebondissements » un peu trop prévisibles) vite oubliées grâce au rythme soutenu imposé par le film, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un film fantastique aujourd’hui, les combats sont bien ficelés (juste un petit bémol sur le trop bref passage du démon de fin). Pas inoubliable certes mais agréable, à réserver toutefois à un public averti en raison de la violence de certaines scènes…

[DVD] Alice Au Pays Des Merveilles

Alice Au Pays Des MerveillesSamedi nous nous offrons une pause DVD avec Alice Au Pays Des Merveilles, réalisé par Tim Burton pour les Studios Disney.
Nous retrouvons donc Alice (Mia Wasikowska) âgée de 19 ans qui replonge dans les profondeurs du Pays des Merveilles ; le pays subit la tyrannie de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) et de ses troupes tandis que la Reine Blanche (Anne Hatytaway) attend son Champion. Champion qui, à en croire une ancienne prophétie, serait Alice sauf qu’elle ne semble vraiment pas prête à assumer ce rôle… Heureusement elle pourra compter sur le soutien du Chapelier Fou (Johnny Depp) et de ses fidèles amis.
Vous l’aurez compris il ne s’agit pas d’une nouvelle adaptation d’Alice Au Pays Des Merveilles de Lewis Carrol mais plutôt une imaginaire suite (rien à voir avec De L’autre Côté Du Miroir suite « officielle » écrite par Lewis Carrol quelques années plus tard) qui aurait pu s’intituler Retour Au Pays Des Merveilles ; même si les principaux protagonistes restent identiques c’est surtout le personnage d’Alice qui a évolué puisqu’en grandissant elle semble avoir tout oublié de son premier séjour dans ce lieu magique. Griffe Disney oblige le spectacle est destiné avant tout à un public jeune mais le film est rondement mené pour ratisser plus large. Outre le fait que ce monde imaginaire permet à Tim Burton de laisser libre cours à son imagination fertile pour lui donner vie, les acteurs sont plus que convaincants, Johnny Depp (acteur fétiche de Tim Burton, c’est en effet leur septième collaboration et un huitième film réunissant les deux hommes est en chantier) en tête mais aussi la jeune actrice australienne Mia Wasikowska (Tim Burton lui offre là son véritable premier rôle en tant que tête d’affiche d’un projet ambitieux) et même la musique du film signée Danny Elfman contribue à la réussite de ce grand spectacle qui devrait séduire petits et grands.
Encore un succès donc  pour le duo de choc Burton-Depp qui semble faire des miracles quelque soit le genre auquel il s’essaye ; et au passage quatrième film pour Johnny Depp sous le label Disney (après la trilogie Pirate Des Caraïbes) et déjà deux autres films en chantier (dont un quatrième opus dans la peau du pirate Jack Sparrow) pour Mickey et ses potes…

Les drogues numériques débarquent… si, si ça existe !

OverdosePar essence le geek basique ne vit que par et pour sa passion : l’informatique ! Pas question donc de se cramer les neurones avec une quelconque drogue (cannabis, ecstasy, cocaïne…ou autres saloperies) pour s’évader ; le geek a besoin de ses neurones pour vivre pleinement sa passion. Certes parfois le geek s’évade (voire se détache) de la réalité en s’immergeant totalement dans sa passion mais il faut bien avouer qu’au niveau du trip ressenti ce n’est quand même le nirvana… Mais heureusement la communauté geek est solidaire aussi de petits malins proposent désormais des drogues numériques (e-drogue) à télécharger (contre paiement de 3 à 150$ la dose… solidaires mais pas complétement désintéressés) pour s’offrir un trip identique à celui ressenti avec la drogue réelle, les effets négatifs en moins.
Concrètement ça se présente sous forme de fichier audio au format MP3, à écouter dans le calme, les yeux fermés… et le voyage vers le monde des rêves peut commencer. n’ayant pas personnellement testé la chose je ne saurai vous dire exactement à quoi ça ressemble, ni quelles sont les sensations exactes mais j’avoue que sur le coup je suis plutôt sceptique… Et curieux, donc Google est mon ami et voilà ce que j’ai pu apprendre sur le sujet (résumé très succinct).
Déjà en soi le concept qui repose sur les battements binauraux n’a rien de nouveau puisqu’il a été découvert en 1839 par un physicien prussien mais réellement étudié à partir de 1973 par un psychologue allemand ; le principe est d’offrir le même son mais à des fréquences différentes dans chaque oreille, l’effet produit aurait des effets relaxants et apaisants… Je dis bien « aurait » car selon certains spécialistes l’euphorie ressentie tiendrait plus de l’effet placebo qu’autre chose ; moyennant quoi ce n’est peut être pas plus mal.
Pour tester la chose il suffit de télécharger (gratuitement) le logiciel i-doser puis de commander sur le site officiel ou sa version française la (ou les) dose(s) que vous souhaitez écouter (en fonction des effets attendus) ; moyennant paiement vous recevrez un lien permettant de télécharger votre commande… L’avantage de la chose c’est que les fichiers sont réutilisables à volonté contrairement à une dose de came bien réelle, et surtout aucun effet secondaire sur la santé ni phénomène d’addiction… La drogue idéale en quelque sorte !
Pour les plus curieux et les plus « bricoleurs » il est aussi possible de télécharger des freewares permettant de créer des sons binauraux, les deux principaux leaders du « marché » sont SBAGen et Gnaural ; à force de réglages et de tâtonnements peut être finirez vous par créer votre e-drogue personnalisée, celle qui vous permettra de prendre un pied d’enfer à chaque écoute… Je le répète je reste sceptique sur la chose mais à défaut de faire du bien ça ne fait pas de mal…

Fiers et ensembles sous un même drapeau… Une utopie ?

BBR in NCA l’heure où le Congrès a voté 3 des cinq signes identitaires de la Nouvelle-Calédonie (hymne, devise et graphisme de la monnaie) et que le débat, souvent houleux, sur la cohabitation des drapeaux tricolores et indépendantistes (et non kanak comme certains voudraient nous le faire croire… ou s’en convaincre) fait rage, il est plus que temps de recadrer les choses dans l’esprit et la lettre des Accords de Nouméa. Au risque de me répéter il y est clairement spécifié que « les signes identitaires (…) doivent être recherchés en commun et exprimer l’identité kanake et le futur partagé entre tous« . Sur ce coup on peut dire que l’idée de Frogier de hisser les couleurs indépendantistes aux côtés du bleu blanc rouge national aura eu le don de diviser les foules et de faire resurgir les dissensions (voire les tensions) au sein des camps loyaliste et indépendantiste… Lui qui voulait un geste fédérateur on peut dire qu’il s’est planté sur toute la ligne (une fois de plus).
Du coup les opposants à cette mascarade se mobilisent pour rappeler à nos chers politiques de tout bord les termes des Accords de Nouméa ; c’est à cette fin qu’un Collectif Pour Un Drapeau Commun Calédonien a été créé afin que nous puissions faire entendre notre voix. Je dis « notre voix » parce que j’ai en effet adhéré à ce fameux collectif, d’une part parce que je crois dur comme fer qu’un drapeau commun est l’unique solution susceptible de fédérer tous les calédoniens sans distinction de race ou d’appartenance politique, mais aussi (et peut être surtout) parce que les inepties (pour rester poli) écrites par certains de nos internautes bivexillophiles (cherchez pas ça vient de sortir, c’est le terme que j’emploie pour désigner les partisans de la solution Frogier) me foutent hors de moi.
A ce titre difficile de ne pas tirer à boulets rouges sur Franck et Caledosphere puisqu’il est le premier à relayer et à appuyer la plupart de ces réactions ; je n’ai jamais partagé les opinions de Franck, un peu trop gauchisantes à mon goût, mais depuis quelques temps il perd toute crédibilité et s’enfonce dans le ridicule. Mauvais perdant depuis que la justice a donné raison à Gomes dans l’affaire de diffamation qui l’opposait à Caledosphere, il a multiplié les posts où la mauvaise foi était de rigueur ; mais avec cette histoire de drapeaux il sombre carrément dans les méandres de la bêtise la plus crasse (le dernier exemple en date est la création d’un collectif pour les 2 drapeaux sur Face-de-bouc)… Bref en ce moment les débats sont plutôt virulents sur Caledosphere et plutôt que d’apaiser les choses Franck semble se complaire à jeter de l’huile sur le feu pour envenimer les choses. Le pire c’est que je suis persuadé qu’il n’est même pas conscient de  devenir la passerelle de Trahir Ensemble (faut dire qu’avec des arguments du genre « J’suis ici chez moi je dis ce que j’veux » ou encore « Facile de se planquer derrière un pseudo et bla bla bla » suivi de son nom, prénom et numéro de téléphone, la crédibilité prend un sacré coup de tatane derrière la nuque). Fin de ma parenthèses caledospherique, je n’ai pas l’intention de me lancer dans une attaque en règle contre ce blog que j’apprécie malgré tout mais comme il est le principal relai des bivexillophiles je ne pouvais pas non plus fermer ma gueule sur le sujet. Une chose est certaine tant que le discours ne sera pas plus modéré je me vois mal porter un jour un tee-shirt ou une chemise « I Love Caledosphere »… Mais a priori c’est pas demain la veille Franck s’étant trouvé un nouveau cheval de bataille histoire de faire parler de lui, notre philosophe à la casquette n’a pas fini de déblatérer ses âneries vu qu’il s’est autoproclamé porte parole des bivexillophiles (mais finalement quoi de plus normal pour quelqu’un qui est persuadé de tout savoir mieux que personne sur ce qui est bon pour la Nouvelle-Calédonie)…
A titre de conseil personnel Franck je te suggère de te mettre à la place des calédoniens de sang ou de coeur, ceux qui, en cas de clash, perdront plus que leurs illusions kanakistes… Si tu dois un jour te casser tu partiras avec ton macbook sous le bras, ton téléphone j’sais pas quoi dans la poche et ton tee-shirt « I Love KNKY » (et pourquoi pas un drapeau KNKY dans le cul au passage) et basta (l’auteur de cette tirade se reconnaitra certainement et je suppose qu’il ne m’en voudra pas de le citer avec quelques aménagements personnels) ! Il y en a beaucoup qui ont plus à perdre que toi, et c’est justement la raison pour laquelle nous défendons, parfois avec véhémence, nos convictions et notre pays.
Bref à l’heure où certains indépendantistes sortent des archives de l’époque Pisani (sombre époque pour bon nombre de calédoniens) le concept (l’aberration devrai-je plutôt dire) d’indépendance-association, ou d’autres demandent à ce que le drapeau indépendantiste (et non kanak une fois de plus, prétendre un truc pareil est aussi con que de dire que le drapeau tricolore est le drapeau des blancs) devienne le drapeau du pays et que le nom soit Kanaky il est plus que temps de rester mobiliser dans la droite ligne des Accords de Nouméa ; en espérant que, tôt ou tard, de réelles discussions reprendront afin de définir nos deux derniers signes identitaires et pour ça il va falloir mettre de l’eau dans son vin et faire des concessions… Mais ce n’est pas systématiquement au camps loyaliste de faire des concessions !
Pour ma part le drapeau kanak ne peut et ne doit pas être considéré comme drapeau du pays tout simplement par qu’il ne représente que la population indépendantiste, soit une minorité de la population calédonienne ; comment voulez vous que le peuple calédonien puisse se reconnaître sous cette bannière ? Pour ma part je respecte ce drapeau pour ce qu’il est mais je persiste à dire qu’il n’a pas sa place aux côtés du drapeau tricolore, et tant flottera dans notre ciel je le mépriserai. Si parfois je parle de torchon indépendantiste c’est plus par provocation qu’autre chose, une chose est sure amais je ne m’amuserai à descendre et brûler ce drapeau contrairement à ce que certains font avec le drapeau tricolore… Mais ça nos bivexillophiles s’en foutent, tant qu’on touche pas à « leur » drapeau ils peuvent dormir en paix avec leur CONscience. Et pourtant n’en déplaise à certains tant que nous serons une collectivité française, quel que soit notre degré d’autonomie, le drapeau tricolore gardera toute sa légitimité dans le ciel calédonien.
La seule solution viable pour l’avenir est de s’asseoir autour d’une table et de travailler ensemble à la recherche d’un drapeau et d’un nom de pays dans lequel toute la population puisse se reconnaître et en être fier ! Certes ce n’est pas évident mais pas pour autant utopique, en tout cas nous sommes nombreux à avoir envie d’y croire… Tout comme ceux qui ont signé les Accords de Nouméa a priori…
Ce soir le Collectif tient sa première réunion publique, malheureusement je ne pourrai y assister ayant d’autres obligations mais je serai de tout coeur avec eux ; en attendant je vous invite à voter pour le drapeau du pays que vous préférez sur le site du Collectif.

Retour à nos week-ends 100% glande… ou presque.

Vive la glandeAvec le retour de ma mère Abra a regagné ses penattes et nous avons ainsi pu renouer avec nos week-ends passés à glander à longueur de journée, ou presque.
Pour marquer le coup vendredi soir on s’est offert un apéro avec une pizza d’American Pizza ; la hache de guerre a été enterrée après discussion avec la nouvelle gérante… et aussi parce qu’il faut bien reconnaître que leurs pizzas sont vraiment au top. Par contre il faut se souvenir que désormais la grande désigne l’ancienne familiale, l’ancienne grande étant devenue une moyenne, une familiale double cheese pour deux ça fait vraiment beaucoup de pizza… Mais ça se conserve donc ce n’est pas perdu !
Samedi déjeuner en famille à Dumbéa, enfin presque, Olivier ayant profité du beau temps et d’une mer d’huile pour une sortie en bateau… Comme nous avions encore quelques courses à faire nous ne nous sommes guère attardés. Retour à l’appart et glandouille digestive au programme entre la TV et le PC. Histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes nous commencerons la soirée par un apéro dinatoire (avec le reste de la pizza de la veille) en regardant le début de la saison 7 de NCIS – Enquêtes Spéciales.
Dimanche en fin de matinée on attaque la dernière partie de la seconde saison de True Blood, nous nous ferons les 6 épisodes d’affilée avec une courte pause le temps de préparer notre déjeuner 100% plaisir et 100% carnivore. Nous avions en effet envie d’une belle pièce de barbaque, du coup la veille à Johnson nous sommes allés directement à la boucherie pour commander deux belles tranches de T-Bone (pas loin de 2 cm d’épaisseur et 800 grammes pièce) ; grillées au beurre, sel, poivre et quelques herbes aromatiques, la dégustation fut un pur moment de bonheur gourmand (la viande était délicieusement tendre).
Rien à redire concernant True Blood la série est vraiment excellente, par contre c’est rageant de devoir attendre la sortie de la saison 3 en DVD pour connaître la suite ; la saison deux s’achève en effet sur un rebondissement des plus inattendus… Si mes estimations sont exactes je pense que les DVD devraient être disponibles entre mars et juin 2011… L’attente va être longue !!! Après True Blood on enchaîne avec la suite de Flashforward, la saison approche de sa conclusion mais le mystère du blackout demeure entier… Histoire de s’offrir un petit quatre heure nous ferons un sort à un Kouign-aman (un gâteau breton à base de beurre) que ma mère nous a ramené de son séjour en Bretagne ; ça finira de nous tasser l’estomac ! Bizarrement nous ne jugerons pas utile de diner et filerons nous coucher tôt…
Et voilà notre routine de fin de semaine a repris ses droits, ce n’est peut être pas un programme des plus excitant mais qu’il est bon de ne rien faire !!!

[DVD] Vengeance

VengeanceComme Abra bossait à Paita tout le week-end j’ai donc laissé la suite de True Blood en stand by mais c’est pas pour autant que j’ai fait grève de DVD ; j’en ai profité au contraire pour regarder un film qui n’inspirait guère Abra, à savoir Vengeance de Johnnie To.
Un ancien tueur reconverti dans la restauration (Johnny Hallyday) vient au chevet de sa fille (Sylvie Testud) à Macao ; celle-ci vient en effet d’être prise pour cible par des tueurs qui ont assassinés son mari et ses deux enfants avant de la laisser pour morte. Dès lors il va tout mettre en oeuvre pour se venger mais perdu dans un pays qu’il ne connaît pas il n’a aucune chance, c’est pourquoi il recrute trois tueurs sur place afin de l’assister. Direction Hong-Kong pour retrouver les tueurs et leur commanditaire…
Improbable rencontre entre un des plus grands réalisateurs hongkongais et notre rocker national ce film est une agréable surprise. C’est du pur gunfight à la sauce chinoise sur fond de triade donc le scénario est surtout prétexte à des scènes d’action parfaitement orchestrées même si un rien improbables (ça canarde à tout va mais pour des professionnels ils visent très mal). Le véritable pilier du film est le personnage incarné par Johnny Hallyday, justicier implacable mais aussi un homme fragile… Un rôle taillé sur mesure dans lequel il est bluffant de réalisme, et pourtant je suis le premier à reconnaître que sa filmographie reste très inégale avec du bon (Wanted, Jean-Philippe…), du moins bon (Quartier VIP, L’homme Du Train…) et du carrément mauvais (quasiment tous ses rôles jusqu’au début des années 90).
A ce titre je trouve totalement ridicules certaines critiques qui se bornent à dire que le film est mauvais parce que C’est Johnny qui tient le rôle principal ; je peux concevoir que le film puisse ne pas plaire mais au moins que ses détracteurs exposent des arguments plus constructifs que ce genre de connerie ! Vous l’aurez compris pour ma part j’ai été sous le charme en le prenant pour ce qu’il est : un film d’action divertissant et profondément humain…
Une preuve de plus que Johnny Hallyday n’est pas encore l’homme fini que certains se complaisent à décrire, si sa carrière scénique semble bel et bien terminée (après 50 ans de métier on peut lui pardonner de tirer sa révérence) il n’est pas improbable qu’il nous réserve encore quelques surprises que ce soit dans la chanson ou dans le cinéma… Mais bon il faudrait aussi qu’il prenne conscience qu’il n’a plus 20 ans et qu’il serait peut être temps de lever le pied sur les excès en tout genre (sans pour autant devenir un saint, on ne lui en demande pas tant).