BtJunkie tire sa révérence

Le petit monde du web et notamment de sa « face obscure » n’en finit pas de subir les conséquences de la fermeture de MegaUpload par le FBI. D’autres sites similaires (FileServe et FileSonic notamment) avaient été les premiers à réagir en fermant temporairement le partage de données, le temps de faire le ménage dans leurs serveurs et de réfléchir à une nouvelle stratégie (je ne sais pas ce qu’il en a résulté mais une chose est certaine ces plateformes ont d’ores et déjà perdu la confiance des méchants pirates virtuels). Il n’y a pas encore lieu de paniquer les options de rechange restent légion…
Plus récemment c’est le monde du torrent (un autre protocole de partage) qui a été ébranlé avec la fermeture du site BtJunkie, l’un des principaux moteurs de recherche dédié aux fichiers torrent ; une fermeture moins médiatisée et moins « spectaculaire » que celle de MegaUpload, les responsables du site ayant préféré renoncer à poursuivre l’aventure suite aux multiples pressions qu’ils subissaient. Désormais la page d’accueil du site affiche ce qui pourrait être son épitaphe : « C’est la fin de la route les amis. La décision n’a pas été facile à prendre, mais nous avons décidé de fermer le site de notre plein gré. Nous nous sommes battus pendant des années pour défendre votre droit de communiquer, mais il est temps d’aller de l’avant. Cela aura été une expérience de vie, nous vous souhaitons le meilleur ! »
RIP BtJunkie

Mystère et boule de gomme… Fait chier !

Mauvaise surprise pour Abra au retour du boulot : un sac de croquettes éventré au milieu du salon, des croquettes un peu partout et surtout un chat porté disparu !

Après avoir fouillé l’appart dans ses moindres recoins, même les plus improbables, il a bien fallu se rendre à l’évidence : Zébulon manque à l’appel…

Zébulon

Vraisemblablement il a dû chuter accidentellement du balcon mais difficile d’imaginer comment ça a pu arriver…
J’aime bien les énigmes mais sur ce coup j’avoue que ça me fait chier !

On a mis une affiche au rez-de-chaussée si jamais une voisin l’aperçoit, une annonce sur annonces.nc et demain on va placer des affichettes sur les voitures dans les rues voisines.
Comme ce n’est pas un grand téméraire et qu’il n’a pas l’habitude d’être à l’extérieur je suppose qu’il doit se terrer quelque part. En tout cas j’espère que quelqu’un en prendra soin rapidement et surtout nous contactera pour qu’on puisse le récupérer…

-Edit du 14 février 2012 –

Zebulon a regagné ses pénates ce matin, il a donné de la voix sur le parking de l’immeuble du coup Abra a pu le récupérer. Il est en bonne santé, un peu amaigri (vu la vitesse à laquelle il s’est jeté sur sa gamelle ce matin ça ne devrait pas durer) et un petit bobo sans gravité au museau…
On ne pouvait pas espérer un plus beau cadeau de Saint-Valentin !

[BOUQUINS] Edgar Allan Poe – Histoires Extraordinaires

AE Poe - Histoires ExtraordinairesC’est dans le cadre d’une lecture commune pour BookNode que j’ai eu l’occasion de me plonger dans ces fameuses Histoires Extraordinaires d’Edgar Allan Poe. Pour moi qui suis plutôt attiré par les auteurs contemporains j’avoue que l’idée ne m’enchantait que très moyennement mais j’ai toutefois décidé de jouer le jeu…
Après une longue (très longue… trop longue !) préface de Charles Beaudelaire (qui est le traducteur de la plupart des œuvres d’EA Poe) on entre dans le vif du sujet avec un recueil de 13 nouvelles et comme bien souvent avec ce genre d’ouvrage les récits (sous forme d’énigmes plus ou moins policières parfois teintées de fantastique) sont de qualité inégale (je n’entrerai pas dans le détail nouvelle par nouvelle). Le recueil s’achève par une toute aussi longue (et inutile ?) postface que j’ai choisi de zapper vu qu’elle n’est qu’une version remaniée de l’indigeste préface !
Si les raisonnements sont quelquefois (souvent) un peu (beaucoup) tirés par les cheveux j’ai surtout eu du mal à accrocher au style de l’auteur qui tend à se perdre dans des phrases trop alambiquées et de longues descriptions/digressions qui viennent alourdir inutilement la lecture (pour l’anecdote si aujourd’hui EA Poe est considéré comme un auteur de génie il n’a, de son vivant, jamais connu le succès grâce à ses écrits). Du coup je n’avais qu’une hâte c’était d’en finir avec cette lecture, quitte à parcourir en diagonale certains passage ; peut être suis-je passé à côté de quelque chose ce faisant mais très franchement j’en doute ! Je ne me permettrai toutefois pas de dire que c’est mal écrit, ce n’est simplement pas un style auquel j’adhère…
Autre élément ayant largement contribué à ma déception, ce titre a été choisi dans le cadre d’une lecture commune dédiée au fantastique, or le fantastique est justement largement sous-exploité pour justifier un classement dans la rubrique « littérature fantastique » ; tant qu’à dépoussiérer (déterrer ?) des classiques il eut été plus judicieux de frissonner avec un titre de Howard Phillips Lovecraft (ce n’est pas forcément ma tasse de thé mais je reconnais tout de même que c’est moins barbant à lire)…
J’ai récupéré sur le site d’ELG (Ebooks Libres et Gratuits) trois autres receuils de contes et nouvelles de Poe je les lirai certainement un de ces jours mais ce n’est pas pour tout de suite et surtout je me contenterai d’un récit çà et là plutôt que de me farcir un recueil d’un coup, dans l’espoir de rendre la chose un peu plus digeste… Bref j’ai lu par curiosité dans l’idée d’élargir mon horizon culturel mais je n’ai définitivement pas accroché.

Indian’s Pizza en mode foutage de gueule…

Pour changer un peu et suites à quelques déconvenues avec American Pizza c’est désormais Indian’s Pizza que l’on sollicite quand on a des envies de mal-bouffe. Leur carte est suffisamment riche pour varier les plaisirs (pizzas, burgers, kebab, chili…) et généralement la qualité est au rendez-vous (hormis les rares fois où le chef a la main franchement lourde sur le sel).
Hier soir on passe donc commande pour deux burgers et, histoire de finir sur une note sucrée, une pizza au chocolat. Et c’est justement sur cette dernière que nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir cette chose :

Indian's Pizza
Un fond de pâte à moitié garni de chocolat, franchement ce n’est pas compliqué d’étaler une couche uniforme de sauce chocolat sur une pâte à pizza plutôt que de proposer ce résultat bâclé ; pour moi c’est là un parfait exemple de foutage de gueule caractérisé ! Et donc ça mérite bien une mesquine vengeance en ligne…

[BOUQUINS] Henri Loevenbruck – L’Apothicaire

Henri Loevenbruck - L'ApothicaireComme annoncé je change radicalement de registre littéraire avec L’Apothicaire de Henri Loevenbruck. Pour être tout à fait franc je ne me serai certainement pas attardé sur ce bouquin s’il n’avait été sélectionné comme lecture du mois suite à un sondage de la Team AlexandriZ, en effet les romans plus ou moins historiques ce n’est pas vraiment ma tasse de thé mais j’ai toutefois décidé de me prêter au jeu…
Paris, janvier 1313. Andreas Saint-Loup, apothicaire reconnu et par ses pairs et par sa clientèle, découvre un matin que sa maison abrite une pièce dont il avait oublié l’existence et que personne ne semble jamais avoir remarquée. Puis il y a ce tableau qui soudainement lui paraît étrange avec une partie de la toile qui semble avoir été effacée. Et pour couronner le tout voilà qu’il est arrêté pour de prétendus troubles à l’ordre public… Et si ce n’était là que le début des ennuis pour l’apothicaire ? Et si les réponses étaient entre les mains de la Schola Gnosticos, une mystérieuse confrérie gnostique ? Andreas Saint-Loup souhaite plus que tout découvrir la vérité sur tous ces mystères. Mais il devra pour cela échapper non seulement aux hommes du roi lancés à sa poursuite, mais aussi à deux assassins qui ne reculeront devant rien pour l’arrêter…
L’auteur se place dans la peau d’un narrateur extérieur à l’action pour nous plonger littéralement au coeur du Moyen Age, parfois didactique mais jamais pompeux ou assommant, le style, volontairement « ancien » reste très agréable à lire et contribue à nous mettre dans l’ambiance. Si au cours du récit on croise certains personnages historiques à aucun moment on bascule dans le cours d’Histoire pur et dur, au contraire l’auteur annonce la couleur d’entrée de jeu avec la citation d’Alexandre Dumas : « Il est permis de violer l’Histoire, à condition de lui faire un enfant. ».
La première partie du récit pose les bases de l’intrigue, sans être particulièrement rythmée elle se lit avec une surprenante fluidité (surtout pour moi qui suis relativement hermétique aux récits historiques) ; dès la deuxième partie par contre le rythme change, la course poursuite est engagée et l’on se retrouve au coeur d’un thriller moyenâgeux teinté d’ésotérisme avec un pointe de conte philosophique çà et là. Un genre qui pourrait faire penser à certains titres de Umberto Eco mais nettement plus facile à aborder et donc bien plus agréable à lire… Il n’en reste pas moins qu’au fil des pages on se demande bien comment vont se croiser les destins de nos trois fugitifs, Andreas Saint-Loup et Robin, son apprenti, d’un côté et la jeune Aalis de l’autre…
J’avoue (bêtement) que je partais avec quelques réserves en attaquant ce roman, et pourtant force est de constater que j’ai tout de suite été happé par l’histoire, certes la qualité de l’écriture et du récit y sont pour beaucoup mais il y a plus que ça, une fois dans l’intrigue on n’a plus envie de lâcher le bouquin avant d’avoir eu la (ou plutôt devrais-je dire les) clé(s) de l’énigme (là encore il serait plus juste de mettre énigmes au pluriel). Dommage toutefois que certains points du récit ne soient pas plus étoffés (on peut se demander l’intérêt de donner une soeur à Andreas et de ne pas exploiter ce personnage). Ceci dit ce bouquin restera une agréable surprise…

[BOUQUINS] Shane Stevens – Au-Delà Du Mal

Shane Stevens - Au-Delà Du MalHistoire de rester dans le bain des tueurs en série un tantinet dérangés je me suis lancé dans la lecture de Au-Delà Du Mal, un pavé (pas loin de 900 pages pour l’édition Pocket) signé Shane Stevens. A la base j’avoue que je n’avais jamais entendu parler ni du roman, ni de son auteur, c’est Zofia (Revoir Un Printemps) qui m’a parlé du bouquin et, après quelques recherches, j’ai eu envie de découvrir ce qui semble être un incontournable du genre.
Thomas Bishop, enfant maltraité, tue sa mère à l’âge de 10 ans, visiblement perturbé, pour ne pas dire dérangé, il est interné dans un hôpital psychiatrique. Quinze ans plus tard, en juillet 1973, il s’évade grâce à un plan particulièrement élaboré (et un petit coup de pouce de la chance). Persuadé d’être le fils de Caryl Chessman, un braqueur/violeur exécuté en 1960, et convaincu que son père a été victime du système et des femmes il entreprend alors un périple meurtrier à travers les Etats Unis…
Avant d’aller plus en avant dans ma chronique je voudrais revenir sur le parcours atypique de ce roman et de son auteur. Publié en 1979, Au-Delà Du Mal, est considéré comme un des piliers fondateurs du genre (thriller mettant en scéne un tueur en série) mais malgré un succès incontestable Outre-Atlantique il faudra attendre 30 ans pour que le roman soit publié en français. Ce délai incroyablement long n’est pas dû à la frilosité des éditeurs français mais au fait que son auteur, Shane Stevens (probable pseudonyme), se soit subitement évanoui dans la nature au début des années 80 après avoir écrit 6 romans publiés entre 1966 et 1985. Les Editions Sonatine, à l’origine de la version française du roman, ont obtenu, après de longues recherches, l’accord de la fille de l’auteur ; et c’est ainsi qu’en 2009 les français peuvent enfin découvrir ce mythique thriller  dans la langue de Molière !
L’auteur ne se contente pas de suivre le parcours sanglant de Bishop mais aussi de ceux qui gravitent autour de lui, la police bien entendu, un journaliste d’investigation qui recherche un scoop, un politicien qui fait de la défense de la peine de mort son cheval de bataille et même la pègre payée pour liquider le fugitif assassin ! C’est l’occasion aussi pour Shane Stevens de nous dresser un portrait sans concession des Etats-Unis des seventies (un portrait encore d’actualité aujourd’hui sur certains points).
Pour ne revenir au roman à proprement parler le style est volontairement épuré, entre journalisme (sans voyeurisme) et documentaire, un choix qui colle bien au récit et permet une immersion rapide au coeur de l’intrigue. Intrigue qui repose sur la dualité de Thomas Bishop, d’un côté il s’avère totalement inadapté à toute vie sociale (voire même à tout sentiment, sinon la haine) et fortement psychotique, et de l’autre il se fond dans la foule tel un caméléon, s’attirant même les bonnes grâces de ses futures victimes ; un curieux mélange de folie assassine et d’intelligence froide et calculatrice. A défaut d’être attachant le personnage est suffisamment intriguant pour que l’on s’y attarde, une personnalité aussi complexe tend à effacer quelque peu les autres personnages qui font office de figurants dans le récit sans que toutefois cela ne nuise au roman. Bref j’ai littéralement dévoré ce pavé sans jamais m’ennuyer, je ne peux que le conseiller à tous les amateurs de thriller, en le lisant ne perdez pas de vue que c’est ce titre qui a ouvert la voie à d’illustres successeurs…

[DVD] Vu ce weekend

Autant vous annoncer de suite la couleur les trois films dont je vais vous causer ne sont pas forcément des films que j’aurai acheté en DVD ; à vrai dire seul le premier eut pu éventuellement figurer dans ma collection, pour le second je savais que j’allais être confronté à une sinistre daube, quant au troisième je l’attendais avec un vague mélange de curiosité et d’appréhension…

2012-S04
Sans Identité

Samedi soir les choses s’annonçaient plutôt pas mal avec Sans Identité, un thriller signé Jaume Collet-Serra.
Le professeur Martin Harris (Liam Neeson) se rend à Berlin avec sa femme (January Jones) pour participer à un congrès scientifique. Arrivé à l’hôtel il réalise qu’il a oublié son attaché-case à  l’aéroport et saute dans un taxi afin de le récupérer, mais un accident de la circulation le plonge dans un bref coma. A son réveil il souffre de légers troubles de la mémoire, mais surtout sa femme ne le reconnaît pas et un autre homme semble avoir pris sa place. Sans papiers il ne peut prouver son identité, pire, des tueurs sont à ses trousses pour l’empêcher de découvrir la vérité… Aidé par la jeune femme qui conduisait le taxi au moment de l’accident (Diane Kruger), il va tout faire pour comprendre le pourquoi du comment de cette machination…
A défaut d’être franchement originale (le coup de l’amnésique victime d’un complot n’est pas un scoop cinématographiquement parlant) l’intrigue est plutôt bien menée et traitée efficacement avec même quelques surprises au menu. Sans révolutionner le genre le film parvient toutefois à nous tenir en haleine jusqu’au clap de fin ce qui n’est finalement pas si mal… On a déjà vu mieux (je pense notamment à la trilogie Jason Bourne) mais les choses auraient certainement pu être pire !

Faster

Tiens et puisqu’on parle du pire (notez l’habile transition) on enchaînera directement avec le film Faster, réalisé par George Tillman Jr.
A sa sortie de prison un braqueur (Dwayne Johnson) décide de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner et surtout qui ont assassiné son frangin. Comme le gars ne fait pas vraiment dans la finesse il se retrouve rapidement avec deux flics au cul (Billy Bob Thorton et Carla Gugino) et un tueur à gages en mal de sensations fortes (Olivier Jackson-Cohen) sur ses traces… Mais rien, ni personne ne pourra le détourner de son impitoyable vengeance…
Une intrigue vue et revue traitée sans une once de créativité ou d’originalité… Fidèle à son habitude Dwayne Johnson traîne son air bovin en peinant à aligner des phrases de plus de trois mots… Et nous dans tout ça on se demande bien ce qu’on fout encore devant la TV plutôt que d’aller se coucher ! Je m’attendais à un film pourri et le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce point Faster ne déçoit pas, il arrive même à surprendre en offrant pire que ce que l’on pouvait imaginer…

Halal – Police D’Etat

Dimanche soir c’est donc sans conviction (loin s’en faut) que je me suis affalé devant Halal – Police D’Etat une comédie signée Rachid Dhibou sur un scénario d’Eric et Ramzy.
Un tueur en série assassine les épiciers arabes de Paris. Quand la femme d’un diplomate algérien, témoin d’un des meurtres, est tuée les autorités d’Alger envoient sur place deux de leurs inspecteurs (Eric et Ramzy) pour prêter main forte à leurs homologues français…
Quelques (rares) gags parviendront à nous arracher un sourire de temps en temps mais globalement à force de faire dans la surenchère débile le film devient vite pathétique, voire pénible… A noter toutefois que c’est la première fois depuis La Tour Montparnasse Infernale que j’arrive à tenir jusqu’au bout d’un film avec le duo Eric et Ramzy ; moins pitoyables que leurs autres navets mais y’a encore de sacrés efforts à faire pour convaincre !

[NO COMMENT] Tous égaux devant la calvitie ?

A vous de juger…

2 chauves ou presque...

Pour info il ne s’agit pas d’un jeu des 7 erreurs, il y a tellement de différences entre ces deux individus pas tout à fait anonymes que je ne suis pas sûr qu’il existe un chiffre assez élevé pour les dénombrer.
Il n’en reste pas moins que certains portent le front dégarni mieux que d’autres… Allez savoir pourquoi…

[DVD] Vu ce weekend

DVD 2001-S03

Le Marquis

Histoire de bien terminer la journée de dimanche on s’est offert une petite tranche de rigolade avec Le Marquis, réalisé par Dominique Farrugia.
Quentin (Richard Berry), braqueur de haut niveau, prépare un plan d’enfer en vue de se racheter auprès de boss, Joe (Jean-Hugues Anglade), mais pour arriver à ses fins il a besoin de l’aide du plus grand braqueur, de tous les temps, Le Marquis. Il fait donc évader Thomas (Franck Dubosc) qui prétend être Le Marquis sauf qu’en réalité ce n’est qu’un modeste escroc sans envergure… Désormais les deux complices malgré eux doivent impérativement échapper à Joe avant qu’il ne découvre la supercherie.
Une comédie sans prétention, ni originalité mais qui réussit toutefois à nous faire passer un bon moment sans prise de tête. La recette maintes fois éprouvée du duo improbable et des quiproquos à répétition fonctionne toujours quand il s’agit de nous faire sourire ou rire… Certes venant de Dominique Farrugia je m’attendais à quelque chose de plus osé même s’il faut bien reconnaître que comme réalisateur il est plutôt « sage ». Un divertissement réussi, ni plus, ni moins…

Le Monde De Narnia – L’Odyssée Du passeur D’Aurore

On enchaîne sur le programme de la soirée avec le troisième volet du Monde De Narnia, L’Odyssée Du Passeur D’Aurore avec Michael Apted aux commandes.
Edmund (Skandar Keynes), Lucy (Georgie Henley) et leur horripilant cousin Eustache (Will Poulter) sont happés par un tableau et se retrouvent en pleine mer à Narnia, heureusement ils croisent rapidement Le Passeur D’Aurore, le navire du roi Caspian (Ben Barnes) qui vogue vers les Iles Mystérieuses. Tout aussi mystérieuses sont les raisons de leur arrivée soudaine à Narnia, le royaume est en effet en paix et personne n’a fait appel à eux. A moins qu’une menace encore inconnue ne guette le royaume…
Si Disney a quitté le navire Narnia du fait de résultats insatisfaisants (comprendre pas assez de fric qui rentre dans leurs pognes) la saga a pu survivre grâce à 20th Century Fox qui en assure désormais la coproduction et le cofinancement. Pour les spectateurs que nous sommes c’est bonnet blanc et blanc bonnet, la magie de Narnia fonctionne toujours aussi bien avec un univers visuellement subliment rendu et son lot de personnages divers et variés. Bien sûr la trame principale reste la même, avec un cocktail habile entre aventures, fantastique et humour, et la recette fonctionne une fois de plus avec un divertissement qui saura rallier petits et grands…
Difficile toutefois d’augurer de la suite cinématographique de la saga, ce troisième chapitre clôt un cycle, reste à savoir si producteurs et réalisateurs sont prêts à parier sur un nouveau départ alors que les résultats au box office sont en perte de vitesse (recettes mondiales en dollars : 745 millions pour le 1er chapitre, 420 pour le second et 416 pour le troisième – Source : boxofficemojo.com) tout en restant largement bénéficiaire (ce troisième film aurait bénéficié d’un budget de 140 à 155 millions de dollars).

[TV News] Terra Nova

Terra NovaDimanche après-midi nous pu découvrir les premiers épisodes de la série Terra Nova, série fantastique créée par Craig Silverstein et Kelly Marcel et bénéficiant surtout dela caution de Steven Spielberg comme producteur exécutif. Ajoutons à cela que cette série est le programme le plus cher jamais réalisé pour la télévision et l’on aura tous les ingrédients d’un blockbuster annoncé, reste à savoir si le résultat sera à la hauteur des attentes du public…
Jim Shannon (Jason O’Mara), son épouse (Shelley Conn) et leurs trois enfants quittent une terre agonisante pour Terra Nova, un monde paralléle qui vit encore à l’ère préhistorique mais qui pourrait bien constituer l’unique chance pour l’humanité de réparer les erreurs passées et de survivre. La colonie est dirigée par l’autoritaire et charismatique commandant Taylor (Stephen Lang). Si en apparence ce petit paradis semble acceuillant la vérité est toute autre, l’environnement naturel peut se montrer aussi idyllique que hostile, une faction rebelle s’oppose à la toute puissance de Taylor et de ses troupes, et d’autres secrets semblent encore plus inaccessibles…
Au vu de ces trois premiers épisodes j’ai plutôt été séduit par la série, les personnages ne sont pas complétement lisses (mention spéciale à Stephen Lang qui retrouve là un rôle assez proche de celui qu’il occupait dans Avatar) contrairement à ce que j’ai pu lire çà et là (Jim Shannon est certes un bon flic mais c’est aussi un homme impulsif et colérique), l’action est bien dosée et les effets spéciaux ne font pas dans la surenchère inutile ; on croise bien entendu quelques dinosaures mais ils ne sont pas omniprésents, permettant justement de centrer l’intrigue sur d’autres éléments (une banale course à la survie contre de méchantes grosses bestioles ça aurait un peu fait Jurassic Park version réchauffée). Bref j’ai bien accroché, la série a le mérite de jouer efficacement la carte de l’originalité et j’ai hâte de voir la suite, en espérant ne pas être déçu au fil des épisodes…
Malgré des audiences plutôt satisfaisantes l’avenir de la série a été des plus incertain à en croire la Fox, même si la décision n’est pas encore officielle tout laisse a penser que Terra Nova sera bel et bien reconduite pour une seconde saison. Concernant la diffusion en France sur une chaîne non cryptée c’est M6 qui a acquit les droits de diffusions, pas encore de date annoncée mais on sait que ce sera « courant 2012 ».