[DVD] Taken 2

Taken 2Retour aux habitudes d’avant mon blackout télévisuel, forcément avec le retour de CanalSat on a accès à un paquet de films donc impossible de tous les chroniquer. Je me limiterai donc aux DVD achetés, aux Divx téléchargés et éventuellement aux films vus à la TV qui m’ont particulièrement touchés (en bien ou en mal). Au programme du jour, le film Taken 2 réalisé par Olivier Megaton.
Deux ans après que Bryan Mills (Liam Neeson) ait sauvé sa fille (Maggie Grace) d’un réseau mafieux albanais le père de l’une de ses truands qu’il a abattu, Murad Krasniqi (Rade Serbedzija), décide de se venger. Avec plusieurs de ses acolytes ils s’en prennent à Bryan Mills et sa famille…
J’avais beaucoup aimé le premier opus réalisé par Pierre Morel et très franchement je ne pensais pas qu’une suite s’imposait, c’est donc plus par curiosité qu’autre chose que je me suis lancé dans le visionnage de Taken 2. Comme on pouvait s’y attendre ça sent le réchauffé, on suit un film d’action boosté à l’adrénaline et mené à un train d’enfer mais sans réelle surprise (la seule nouveauté étant la collaboration entre Bryan et sa fille qui a un rôle bien plus actif que dans le premier volet). L’ensemble est bien foutu mais reste malgré tout relativement fade au final.
Il semblerait que le producteur, Luc Besson, ait compris son erreur puisqu’il assure qu’il n’y aura pas de troisième film (avec un scénar du genre un nouveau « tueur-vengeur » vient venger le « tueur-vengeur » qui a raté sa vengeance).
Voilà c’est fini… Un peu court comme chronique mais je ne vois franchement pas ce que je pourrais ajouter ! Même si ma critique peut paraitre très négative j’ai pourtant pris un réel plaisir à regarder ce film, quitte à me répéter c’est un bon film d’action, il lui manque juste une pointe d’originalité…

[BOUQUINS] Paul Cleave – Un Père Idéal

P. Cleave - Un Père IdéalRetour au catalogue de Sonatine pour la suite de mon challenge 100% thriller, après une escapade australienne en compagnie de Darren Williams et son roman Conséquences je m’offre un petit voyage chez notre autre grand voisin anglo-saxon, la Nouvelle-Zélande, avec Paul Cleave et Un Père Idéal.
En résumé je pourrai proposer cette phrase extraite du chapitre 59 : « Il y a une semaine, Edward Hunter avait tout – une femme, un enfant, un travail, il avait des rêves, Noël approchait, la famille avait un avenir. Schroder est malade à l’idée qu’à n’importe quel moment tout peut changer. » ; mais je vais plutôt faire un effort pour un petit quelque chose plus personnel. Le père d’Edward Hunter croupit en prison depuis une vingtaine d’années pour le meurtre avoué de onze prostituées. Le jeune homme a coupé les ponts avec son père afin de se construire une vie aussi normale que possible ; comptable sans histoire, mariè et papa d’une petite fille il a tout pour être comblé. Quelques jours avant Noël sa femme est abattue sous ses yeux lors d’un braquage qui tourne mal. Le chagrin lié au deuil, la rage face à l’impuissance de la police et un coup de téléphone de son père vont précipiter Edward dans une spirale vengeresse et meurtrière…
Décidément je suis de plus en plus convaincu que Sonatine est une véritable mine d’or en matière de thriller, si l’on excepte L’Heure Des Loups de Shane Stevens je n’ai jamais été déçu par leur catalogue, certains titres étant même du très haut de gamme. Paul Cleave ne fait pas exception à la règle, ce roman est captivant du début à la fin, son intrigue pleine de rebondissements vous tiendra en haleine tant et si bien que vous aurez du mal à lâcher le bouquin une fois commencé (lu en moins de deux jours pendant mon temps libre). On s’identifie facilement au personnage de Edward Hunter, plongé en plein cauchemar avant de décider de faire justice lui même mais aussi torturé par l’héritage génétique de son paternel. Ajoutez à cela que le style et l’écriture sont très agréable et vous aurez une petite pépite entre les mains.
Quand on pense à la Nouvelle-Zélande ce n’est pas la criminalité qui nous vient à l’esprit ; il est vrai que pour nous (calédoniens) le pays est plutôt synonymes de vacances verdoyantes et reposantes (ou neigeuses et reposantes pour les adeptes de sport de glisse). Certes L’Ame Des Guerriers nous dépeint une société maorie rongée par l’alcool et les dérapages incontrôlés qu’il provoque, le second film aborde la question des bandes mais tout ça reste marginal dans notre esprit. Pourtant Paul Cleave, écrivain néo-zélandais résidant à Christchurch (ville où se déroule son intrigue), nous offre une réalité (je ne pense pas qu’il « s’amuse » à noircir le tableau par plaisir ou sadisme) bien plus sombre.
Pour la petite histoire ce roman est le quatrième de l’auteur (publié en 2010 en VO), devant le succès remporté en France Sonatine nous a proposé sur la lancée son premier opus Un Employé Modèle qui figure d’ores et déjà dans mon Stock à Lire numérique ; compte tenu de l’accueil enthousiaste que le roman à reçu de par le monde j’ai hâte de m’y plonger, mais pour ça il faudra attendre la fin de mon challenge. A moins que…

[BOUQUINS] Gilles Caillot – L’Apparence De La Chair

G. Caillot - L'Apparence De La ChairEncore une « découverte » au programme de mon challenge 100% thriller avec un auteur que m’avait vivement conseillé Marquise66 sur BookNode, j’ai nommé Gilles Caillot, un écrivain lyonnais, et son dernier opus en date, L’Apparence De La Chair.
La vie du capitaine Sylvie Branetti a basculé quinze ans plus tôt, quand le tueur en série qu’elle traquait lui échappe en enlevant sa fille avant de disparaitre. Quand un nouveau cadavre portant la signature du tueur est découvert à Lyon elle parvient à convaincre son ancien partenaire et ex-amant, Paul Benito, de la mettre sur l’affaire avec lui. Les cadavres su succèdent, le tueur semble toujours avoir un tour d’avance sur la police, Sylvie a-t-elle encore la force physique et surtout psychique d’affronter l’homme qui l’a déjà vaincue une fois et qui a détruit sa vie ?
Quand on parle de thrillers made in France on a tendance à se focaliser sur les trois maîtres du genre que sont Maxime Chattam, Jean-Christophe Grangé et Franck Thilliez, il est pourtant des auteurs plus méconnus qui méritent que l’on se penche sur leur oeuvre, incontestablement Gilles Caillot fait partie de ceux là. Dans ce roman l’auteur nous balade entre la réalité, les souvenirs (vrais ou faux, certains points restent obscurs) et la folie, par moment on peut se sentir quelque peu dépassé mais l’auteur s’empresse de nous remettre sur les rails… Reste à savoir si c’est pour nous livrer un véritable indice ou pour mieux brouiller les cartes.
Bref l’intrigue est parfaitement construite, pleine de surprises et de rebondissements en tout genre avec des personnages bien travaillés. Il semblerait que la fin divise les lecteurs, pour ma part je trouve qu’elle colle impeccablement au reste de l’intrigue, et bien malin si vous parvenez à démêler le vrai du faux avant la révélation finale. Le style de l’auteur est agréable, la lecture est aisée et totalement addictive (lu en deux jours mais sans les obligations professionnelles je pense que j’aurai pu me le faire d’une traite).
J’ai hâte de pouvoir me plonger dans d’autres titres de Gilles Caillot mais ça risque d’être compliqué vu que ses romans sont introuvables ici à part peut être sur commande (nos rares libraires ne semblent pas connaître Les Editions du Polar) ; à moins qu’une âme charitable ne les mette à disposition sur le net…

[BOUQUINS] Maxime Chattam – La Promesse Des Ténèbres

M. Chattam - La Promesse Des TénèbresDepuis La Trilogie Du Mal j’avais laissé Maxime Chattam en plan mais cet abandon n’était que temporaire, tant pis pour la chronologie mais mon choix s’est porté sur La Promesse Des Ténèbres (publié en 2009) qui est en quelque sorte une préquelle de la trilogie puisqu’il nous permet d’apprendre ce qu’il est advenu de Brady O’Donnell, le mari mystérieusement disparu d’Annabel.
Brady O’Donnell, journaliste indépendant en mal d’inspiration, accepte de rencontrer Rubis, une jeune actrice X qui fait dans le porno underground. Mais la rencontre vire au cauchemar quand la jeune femme se suicide devant lui, plutôt que de prévenir immédiatement la police il prend la fuite avant de leur passer un appel anonyme. Le hasard veut que ce soit Annabel O’Donnell, l’épouse de Brady et flic au NYPD, qui se retrouve chargée de l’enquête. Obsédé par Rubis et sa fin brutale Brady décide de mener sa propre enquête tout en évitant d’attirer l’attention de la police. Mais il est loin de se douter qu’il s’apprête à mettre les pieds dans un monde sans foi ni loi…
Aaaah qu’il est bon de retrouver un vrai thriller, pur et dur ! Et pour être dur il est dur, si vous pensiez avoir vu les pires facettes de l’humain avec La Trilogie Du Mal accrochez vous parce que c’est du petit lait face aux « monstres » qui hantent ce roman. On sent que l’auteur est toujours aussi bien documenté sur son sujet qu’il maîtrise à la perfection, par contre je l’ai trouvé moins « technique » que La Trilogie Du Mal, sans doute parce que l’enquête de Brady O’Donnell ne suit pas le même cheminement qu’une enquête officielle.
L’intrigue est tout de suite addictive, elle se partage justement entre l’enquête policière d’Annabel O’Donnell et son partenaire et celle que Brady mène de son côté. Comme de bien entendu les surprises et rebondissements sont au rendez-vous, même si l’on sait d’ores et déjà qu’il n’y aura pas de happy end la fin reste aussi intense que surprenante. On découvre un New-York bien loin de l’image des guides touristiques, on découvre avec étonnement la vie souterraine de la grosse pomme et le monde décadent du porno underground (je vais pas me la jouer à la vierge effarouchée mais qu’il puisse y avoir un public pour ce genre de saloperie me sidère). Les lecteurs de La Trilogie Du Mal découvriront d’autres facettes (pas toujours positives) des personnages déjà connus, et bien entendu le roman nous fera découvrir d’autres personnages tout en nuances (sauf l’inquiétante Tribu qui est définitivement passée du côté obscur).
Je reviendrai sur le reste de l’oeuvre de Maxime Chattam par la suite mais je tenais à boucler la boucle, reste à savoir si j’opterai pour un voyage dans le passé avec Le Dyptique Du Temps ou pour un saut dans le futur avec Le Cycle De L’Homme… En attendant je vais tranquillement poursuivre mon challenge 100% thriller.

[BOUQUINS] Jesse Kellerman – Les Visages

J. Kellerman - Les VisagesJe reste fidèle au catalogue des Editions Sonatine qui n’en finit pas de me surprendre agréablement, si je connaissais de nom l’auteur Jesse Kellerman je n’avais encore rien lu de lui, c’est désormais chose faite avec Les Visages, premier titre proposé par cet éditeur mais troisième ouvrage de l’auteur (publié en VO en 2008 et en 2010 en français).
Le jour où Ethan Muller, jeune et riche marchand d’art, met la main sur une impressionnante collection de dessins réalisés par un certain Victor Cracke il sent qu’il tient là l’occasion de présenter une exposition unique en son genre et de se faire un nom, d’autant que le mystérieux artiste est porté disparu. L’exposition est un véritable succès autant public que critique mais Ethan Muller ne tarde pas à déchanter quand Lee McGarth, un policier à la retraite, le contacte et l’informe qu’il a reconnu sur l’un des dessins les visages de plusieurs enfants victimes d’un tueur en série une quarantaine d’années plus tôt…
Le récit est présenté à la première personne par Ethan Muller, entrecoupé de quelques flashbacks retraçant l’histoire de la famille Muller de 1847 à aujourd’hui. Dans un premier temps on aurait tendance à maudire ces flashbacks qui cassent le rythme de l’intrigue originale et dont on ne saisit pas tout de suite l’utilité, jusqu’à celui de 1939 qui fait le lien entre le passé et le présent. D’autre part l’interlude de 1953 permet de répondre aux questions que les personnages se posent sans trouver les réponses.
Si la recherche de Victor Cracke reste le thème central de l’intrigue et nous réserve quelques rebondissements pour le moins inattendus l’auteur se penche aussi sur les relations entre les personnages et surtout celui d’Ethan Muller (ses relations avec son père, avec Marylin, avec Samantha et bien entendu avec Victor Cracke). Ca apporte une dimension psychologique à l’ensemble sans alourdir l’intrigue ou casser le rythme. Encore un thriller d’une grande originalité que vous aurez du mal à lâcher avant le clap de fin.
Surfant sur le succès critique et populaire du bouquin les Editions Les Deux Terres ont publié coup sur coup Jusqu’à La Folie et Beau Parleur, qui sont respectivement les second (publié en VO en 2007) et quatrième (publié en VO en 2010) romans de Jesse Kellerman.

ISA : la poudre aux yeux du gouvernement contre les addictions

Philosophie de zinc

Le plan ISA, présenté vendredi dernier par le gouvernement calédonien au Congrès, est supposé être une révolution contre les addictions (alcool, tabac et cannabis), rien que ça ! Si je ne vous en ai pas parlé plus tôt c’est simplement parce c’est une fois de plus de la poudre aux yeux qui n’abuse personne.
Le plan ISA (Informer, Sensibiliser et Agir) s’attaque plus particulièrement à l’alcool et dans une moindre mesure au tabac (fumeurs de moquette soyez rassurés vous n’intéressez pas tant que ça nos têtes pensantes… et pour cause vous ne leur rapportez rien !) ; avant de vous en présenter les grandes lignes je me permets de lui attribuer un acronyme personnel plus proche de la réalité : ARE (Augmenter, Restreindre et Emmerder).
– Augmenter : les taxes qui frappent l’alcool et le tabac seront augmentées de 20% ce qui se répercutera forcément sur le prix de vente (bin tiens tant qu’à faire autant qu’ils se fassent un peu de fric sur notre dos).
– Restreindre : la vente d’alcool sera interdite tous les jours à partir de midi (hors cavistes) ; en plus je suppose de l’actuelle interdiction totale les jours fériés, veille de jours fériés et saute d’humeur de notre « cher » haussaire.
– Emmerder : les grandes et moyennes surfaces devront s’équiper de caisses spéciales pour l’alcool (ok Ducon mais si tu achètes de l’alcool et d’autres trucs tu fais comment ?) et, cerise sur le gâteau, la vente d’alcool sera limitée à 500 grammes d’alcool pur, soit2 bouteilles de whisky 70cl ou 37 canettes de bière 33 cl (la palme de la crétinerie et de l’inutilité revient à cette mesure, si je veux doubler la dose je vais faire les courses dans deux magasins différents etc.).
Déjà que les mesures de prohibition actuelles font grincer des dents certains commerçants je n’ose pas imaginer tout le bien qu’ils pensent de ce plan à la con. Quant à nous, consommateurs « habituels », on se contente d’un haussement d’épaule désabusé en prévoyant de « faire les stocks » avant midi ; les seuls consommateurs réellement pénalisés par ce brassage d’air (hormis l’augmentation des prix qui emmerdera tout le monde) seront les occasionnels…
Pour le moment ce n’est qu’un projet qui va devoir faire l’objet d’un vote au Congrès mais je ne me fait pas d’illusion, son adoption ne fait aucun doute, ce genre de poudre de perlimpinpin a la côte chez les politiques ; ça leur donne l’impression d’agir et du coup ils peuvent continuer à se voiler la face.
Concernant notre haussaire (Albert Dupuy) je m’étonne qu’avec le changement de président et de gouvernement (au niveau national cette fois) il soit toujours en poste ; faut croire que la Métropole n’est pas particulièrement pressé de le rapatrier… On se demande bien pourquoi !

[BOUQUINS] Darren Williams – Conséquences

D. Williams - ConséquencesJe reste dans le catalogue des Editions Sonatine pour la suite de mon programme 100% thriller, avec Conséquences, écrit par Darren Williams, un auteur australien, et publié en 2002.
1969, Angel Rock, un patelin paumé de l’outback australien. Tom et son jeune frère disparaissent, après une semaine de battues intensives seul l’ainé refait surface mais il est incapable d’expliquer ce qui a pu arriver à son frère. Quelques jours plus tard à Sydney, une adolescente originaire d’Angel Rock est retrouvée morte, à priori tout semble indiquer un suicide toutefois l’inspecteur Matthew Gibson souhaite comprendre ce qui a poussé l’adolescente à se tuer, c’est pour lui une forme de quête personnelle, aussi décide-t-il de se rendre à Angel Rock afin d’y mener sa propre enquête…
Si vous cherchez un thriller palpitant bourré d’action alors passez votre chemin, je ne dis pas que ce livre est sans intérêt mais ce n’est pas vraiment ce que je qualifierai de thriller, et pour tout dire je ne sais même pas trop dans quelle rubrique il rentrerait le mieux, OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) je suppose. Certes on a bien le droit à deux « enquêtes » avec d’un côté Gibson qui cherche à comprendre les raisons du suicide de Darcy dans l’espoir que ça lui fournira des réponses quant au suicide de sa propre soeur des années plus tôt ; de l’autre côté Tom espère toujours retrouver son frère vivant, sa quête le fera quitter le monde de l’enfance pour celui de l’adolescence. La grande force du bouquin réside dans ses personnages qui bénéficient d’une réelle profondeur, pour leur donner une certaine réalité l’auteur les décortique à la façon d’un psy.
Le fait que l’intrigue se déroule en Australie, au fin fond de l’outback est plutôt dépaysant, les mentalités y sont criantes de vérité (c’est sans doute plus facile de s’en apercevoir quant on habite dans la région). L’action se déroule en 1969 mais j’aurai tendance à dire qu’elle est intemporelle, comme le sont aussi ces patelins perdus au milieu de nulle part.
Une fois de plus Sonatine réussit à nous surprendre avec un titre plein d’originalité qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page. Si toutefois je devais lui faire un reproche je dirai simplement que tout se dénoue peut être un peu trop hâtivement à la toute fin du bouquin mais l’on peut aussi supposer que le hasard fait bien les choses…

[DVD] Films en vrac

Films en vrac
Cassos

Notre première séance cinéma sera pour un film français passé inaperçu, j’ai nommé Cassos de Philippe Carrèse.
Marc (Didier Bénureau), assureur sans ambition, contacte le Milieu pour faire éliminer sa femme, Mathilde (Agnès Soral). Il rencontre Toulouse (Simon Astier), homme de main du caïd local, qui va lui enseigner les rudiments du métier de tueur ;  non seulement Marc s’avère moins mauvais « élève » que l’on pourrait s’y attendre mais en plus il semble prendre goût à la chose…
Contre toute attente le film s’avère très agréable et plutôt réussi, bon ça reste un film « fait maison » avec un petit budget donc il ne faut s’attendre à des merveilles technologiques. D’ailleurs le film repose d’avantage sur ses dialogues improbables (écrits par le réalisateur) que sur le visuel ; à ce titre il me fait un peu penser à Buffet Froid de Bertrand Blier dans le sens où c’est le genre de film que l’on peut écouter en se passant de l’image mais en moins abouti (il faut dire que le casting n’est pas du même acabit non plus). Bref une bonne surprise qui mérite le détour à condition de ne pas trop en attendre…

Adieu Berthe

On reste dans le cinéma français pour la suite mais avec un film plus « commercial » puisque c’est Adieu Berthe de Bruno Podalydès qui sera au programme.
Armand (Denis Poladylès) partage sa vie entre sa femme, Hélène (Isabelle Candelier), et sa maîtresse, Alix (Valérie Lemercier) ; incapable de rompre avec la première pour refaire sa vie avec la seconde. Le jour où il apprend le décès de sa grand-mère, Berthe, dont il n’a jamais été très proche, il décide de prendre en charge les obsèques et d’en profiter pour essayer d’en apprendre plus sur son aïeule…
Je reste plutôt mitigé sur ce film, il se laisse regarder et parvient à nous tirer quelques sourires mais on reste sur notre faim au final ; sans doute parce que je n’ai pas adhéré au personnage d’Armand, incapable de se sortir les doigts du cul pour imposer ses choix, ou ne serait-ce simplement choisir ! Je m’attendais à une comédie plus truculente alors que le film se contente du minimum syndical.

Expendables 2

Changement total de registre avec du bon gros blockbuster Made in Hollywood, notre troisième séance sera dédiée à Expandables 2 de Simon West.
Barney (Sylvester Stallone) et son équipe se voient confier une mission de routine consistant à récupérer une cargaison dans un avion qui s’est crashé en Albanie. Mais la mission tourne mal et la nouvelle et plus jeune recrue de l’équipe, Billy (Liam Hemsworth) est sauvagement abattu par le chef d’un puissant gang local, les Sangs (Jean-Claude Van Damme). Dès lors les Expandables vont mener une guerre personnelle sans merci afin de venger leur frère d’arme et empêcher les Sangs de mettre la main sur une cargaison de plutonium…
Si Stalllone passe la main en tant que réalisateur on retrouve le reste de son équipe de gros bras (Jason Statham, Dolph Lundgren, Terry Crews et Randy Couture), seul Jet Li fait un passage éclair au début du film. Deux nouvelles recrues viennent prêter main forte aux vétérans (Liam Hemsworth et Yu Nan). On retrouve Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis en guest stars avec des rôles renforcés par rapport au premier volet, enfin on peut aussi citer la présence de Chuck Norris au casting.
Vous vous doutez bien avec un casting pareil que vous n’aurez pas un film d’auteur à hauteur teneur intellectuelle mais bel et bien du cinéma d’action et de divertissement, ce qui ne l’empêche pas de bénéficier d’un scénario qui tient la route (ce qui n’exclut certaines scènes hautement improbables). Les acteurs font exactement ce que l’on attend d’eux, ça canarde et ça castagne à tout va pour notre plus grand plaisir. Les fans adoreront les autres passeront leur chemin (à moins d’être maso).
Il semblerait que je ne sois pas le seul à en redemander puisque d’ores et déjà un troisième opus est en chantier, du coup les rumeurs vont bon train concernant le casting… Réponse l’année prochaine.

Savages

On reste à Hollywood mais on passe dans un registre un peu plus raffiné (et encore) avec Savages d’Oliver Stone.
Chon (Taylor Kitsch) et Ben (Aaron Taylor-Johnson) sont liés par leur amitié, leur business et la femme qu’ils partagent, O (Blake Lively). Les deux amis/associés sont réputés pour produire la meilleure herbe du monde (en théorie à des fins thérapeutiques) aussi finissent-ils par attirer la convoitise d’un cartel mexicain dirigé par Elena (Salma Hayek) qui envoie son homme de main, Lado (Benicio Del Toro), négocier une association. Quand les deux américains refusent le partenariat proposé Elena fait enlever O afin de les convaincre de revenir sur leur décision, très mauvais choix qui ne fera que les mettre en rogne…
Le nom d’Oliver Stone est généralement un gage de qualité et ce n’est pas ce thriller survitaminé qui viendra faire exception à la régle. N’étant pas un adepte de la fumette je craignais d’avoir un peu de mal à adhérer mais finalement il n'(en est rien, j’ai tout de suite accroché. Le duo Chon et Ben (la force brute et la sagesse) fonctionne à merveille, Benicio Del Toro est tout aussi convaincant dans un rôle d’ordure qu’il maîtrise à merveille, à noter aussi la présence au casting de John Travolta qui incarne un agent des stups corrompu qui bouffe à tous les râteliers. Tout ce beau monde prend place autour d’une intrigue riche en rebondissements et sans le moindre temps mort.
A la base Savages est un roman de Don Winslow mais de l’aveu même de l’auteur il a été pensé et écrit comme un script, Oliver Stone a immédiatement acheté les droits du roman en son nom propre (sans passer par l’intermédiaire des studios) afin d’avoir une totale liberté quant à l’adaptation sur grand écran ; quand on voit le résultat on ne peut qu’applaudir l’initiative.

Total Recall – Mémoires Programmées

Rien de tel pour se changer les idées qu’un détour par la case science-fiction, notre choix se portera sur Total Recall – Mémoires Programmées de Len Wiseman.
Douglas (Colin Farrell) est un modeste ouvrier qui rêve de changer de vie. pensant s’offrir un moment d’évasion il contacte la société Rekall qui lui propose de se mettre dans la peau d’un espion. Mais au lieu de lui implanter de faux souvenirs l’opération réveille des fragments de son ancienne identité et ses anciens réflexes. Après avoir neutralisé une équipe d’intervention venue l’arrêter il se réfugie chez lui où sa femme, Lori (Kate Beckinsale), tente de l’abattre. Au cours de sa fuite il sera aidé par Melina (Jessica Biel) qui lui en apprendra d’avantage sur sa véritable identité…
Pas facile de passer après Paul Verhoeven et Arnold Schwarzenegger (réalisateur et interprète principal du Total Recall de 1990) mais le film tire plutôt bien son épingle du jeu et parvient à nous faire oublier l’original. Le trio principal est convaincant, l’intrigue bien menée et les effets spéciaux bénéficient des dernières avancées technologiques donc sont forcément plus percutants. Forcément si vous avez vu le film de 1990 ça aura un arrière goût de déjà-vu mais le remake réussit tout de même à s’offrir quelques touches personnelles. Pour la petite histoire les deux films sont l’adaptation d’une nouvelle de Philip K Dick parue en 1966 (Souvenirs A Vendre) mais prennent beaucoup de libertés avec l’histoire de base.

Ted

Pour boucler notre programme on reste dans le fantastique mais sur le ton de la comédie avec Ted de Seth MacFarlane.
Enfant John n’avait pas d’amis aussi quand ses parents lui offrent un ours en peluche il fait le voeu que celui-ci prenne vie et devienne son « ami pour la vie », la magie de noël opère, son voeu est exaucé. Du coup Ted, l’our en peluche, va vite devenir la coqueluche des médias. Les années passent mais John (Mark Whalberg) sont toujours des amis inséparables, mais cette amitié risque de faire de l’ombre à la vie de couple que John essaye de construire avec Lori (Mila Kunis)…
Si ça commence comme un conte de Noël je vous assure que cette comédie s’adresse plutôt à un public mature, le Ted « adulte » passe en effet ses journées à fumer des joints, picoler et draguer, et son langage n’est pas franchement des plus politiquement correct. Si le film est avant tout une histoire d’amitié doublée d’une histoire d’amour il ne sombre jamais dans la mièvrerie moralisatrice, ce qui ne l’empêche de jouer aussi sur l’émotion. Pour ma part j’ai été sous le charme et je ne peux que vous encourager à le visionner.
Par contre il semblerait qu’une suite soit en chantier, la machine à fric de Hollywood se met en branle mais pour ma part j’estime qu’elle ne s’imposait pas, espérons que le scénario proposera quelque chose de nouveau…

Quelques emplettes…

Espace cinémaJe me suis offert un weekend de quatre jours histoire de finir novembre et de commencer décembre dans la bonne humeur… Après tout si dans 3 semaines on a le droit au baisser de rideau final autant en profiter pour se faire plaisir avant ! Et c’est exactement ce que j’ai fait.
Après neuf mois sans télévision (on y survit très bien j’vous rassure) j’ai décidé de profiter des promotions de fin d’année pour m’en offrir une nouvelle. Mon choix s’est porté sur une Samsung LED Full HD de 50 pouces (UE50EH5300) ; c’est une dalle Samsung donc même avec un balayage de 100 Hz l’image est nickel (sans doute moins parfaite que les modèles à 400 Hz mais le prix n’est pas le même). Au niveau du prix justement ça m’a quand même couté pas loin de 120 000 XPF (plus de 1 000 €) mais ça demeure un excellent rapport qualité prix. A cela il a fallu ajouter 39 000 XPF (327 €) pour un meuble TV livré à domicile ; et après en avoir chier plus de 2 heures pour le montage on a enfin pu installer notre nouvel espace cinéma. Maintenant il ne nous reste plus qu’à nous familiariser avec les programmes TV…
Pour la petite histoire et parce que ça ne se voit pas vraiment sur la photo le meuble est conçu pour les TV de 40 pouces maxi, du coup la notre est calée devant la niche destinée à la recevoir. Finalement je trouve ça encore plus sympa, ça donne l’impression que la TV fait partie intégrante du meuble.
Concrètement ça ne m’empêchera pas de continuer à télécharger les films en qualité DVDRIP, mais ce sera quand même plus agréable de les mater sur la TV (via le port USB) que devant le PC. Quant aux achats je me limiterai aux seuls films que je considérerais comme « collectionnables ».
A terme (court) je vais sans doute m’offrir un lecteur Blu-ray afin de profiter pleinement de la haute définition ; ça tombe plutôt bien comme idée vu qu’il y a des modèles Samsung en promo actuellement chez Conforama. Autant la HD m’intéresse autant je me fous totalement de la 3D que je considère d’avantage comme un gadget inutile que comme un réel plus ; ce qui explique d’ailleurs pourquoi j’ai opté pour un téléviseur ne prenant pas en charge la 3D.
Au chapitre des « petits » plaisir et en restant fidèle à Samsung j’ai aussi craqué pour deux Galaxy S3 (un pour Abra et un pour moi), là encore j’ai profité d’une promotion, chez L’As de Trèfle en l’occurrence, à 74 000 XPF l’unité (620 €)  ils sont de loin les moins chers de la place (à titre d’exemple Conforama les propose à 89 900 XPF). Etant un Apple-phobique forcené il va sans dire que je n’ai à aucun moment été tenté de craquer pour un iPhone 5 (hors de prix comme tous les produits estampillés de la pomme).
A priori j’ai fini mes emplettes du weekend, heureusement pour mon compte en banque !

[DVD] The Dark Knight Rises

The Dark Knight RisesAh que voilà un film qui mérite bien un post à lui tout seul, The Dark Knight Rises met un point final à la trilogie Batman de Christopher Nolan, après Batman Begins (2005) et The Dark Knight (2008).
Huit ans se sont écoulés depuis que Batman s’est accusé de la mort du procureur Harvey Dent, la chauve-souris est en fuite tandis que Bruce Wayne (Christian Bale) vit en reclus dans son manoir. Quand le comissaire Gordon (Gary Oldman) est attaqué par les hommes de Bane (Tom Hardy) et que celui-ci commence à sévir à Gotham City, le justicier masqué décide de sortir de l’ombre. Mais est-il encore en mesure d’affronter un ennemi aussi redoutable que Bane ? Pour y parvenir Batman fait appel à une alliée inattendue, Selina Kyle (Anne Hattaway), voleuse de haut vol. Reste à savoir jusqu’à quel point peut il compter sur sa loyauté ?
Avant même de voir cet ultime volet j’étais convaincu que les films de Christopher Nolan étaient ceux qui rendaient le mieux hommage au personnage de Batman en l’ancrant d’avantage dans la réalité que dans un univers fantastique (voire fantaisiste) comme certains de ses prédécesseurs ; The Dark Knight Rises ne fait que confirmer cette première impression, et pour cause il est, à mon goût, le meilleur de la trilogie. L’intrigue nous tient haleine sans le moindre temps mort, les effets spéciaux sont plus que convaincants sans être omniprésents et les personnages sont particulièrement bien travaillés, notamment Bruce Wayne, justicier désabusé qui va devoir retrouver la foi en son combat s’il veut survivre à son ennemi.
Le choix de Bane comme « méchant de service » était pour moi un choix qui s’imposait d’emblée pour clore cette trilogie ; du coup nombreux sont les fans de Batman qui se demandaient si le film irait aussi loin que le comics (Bane est celui qui interrompt brutalement la carrière de Batman version Bruce Wayne), je ne répondrais pas à cette question par égard pour ceux et celles qui n’ont pas encore vu le film, mais quoi qu’il en soit je ne peux que vous encourager à le visionner, je vous garanti que vous ne serez pas déçu.
The Dark Knight Rises permet aussi de faire oublier les plus ou moins mauvais traitements réservés à Catwoman et Bane dans les précédents films. Galanterie oblige je commencerai par Catwoman, si Michelle Pfeiffer s’en sortait honorablement dans Batman – Le Défi (1991) de Tim Burton, on a par contre frôlé l’outrage avec Halle Berry dans le Catwoman (2003) de Pitof (même si sa volonté affichée était de proposer une sorte de Catwoman « alternative » le film reste franchement foireux) ; heureusement Anne Hattaway (sans jamais être affublée du pseudonyme Catwoman) parvient sans peine à redorer le blason du personnage le plus ambigü de l’univers Batman. Mais c’est surtout Bane qui retrouve ses lettres de noblesse, incarné par Jeep Swenson dans Batman & Robin (1997) de Joel Schumacher, le personnage était aussi ridicule que pathétique (adjectifs qui s’appliquent d’ailleurs au film dans son ensemble) ; Tom Hardy incarne enfin un Bane à la hauteur de sa réputation (ça reste pour moi l’un de mes préférés, avec le Joker, parmi les ennemis de Batman).

LA PREUVE PAR L’IMAGE

Catwoman
CatwomanMichelle Pfeiffer – Halle Berry – Anne Hattaway

Bane
BaneTom Hardy – Jeep Swenson