[BOXE] Travoris Cloud vs Bernard Hopkins

Cloud vs HopkinsAu fil de nos errances télévisuelles du weekend nous sommes tombé sur une « soirée boxe » (décalage horaire oblige pour nous ce sera un après-midi boxe) sur Canal+, en général je les suis de près (dans la mesure du possible et selon les combats prévus) mais celle ci n’avait pas été annoncée par les programmes TV ; comme quoi le hasard (et les habitudes) fait parfois bien les choses. D’autant que le choc de la soirée était une rencontre entre Travoris Cloud et Bernard Hopkins pour le titre IBF des mi-lourds mais comme d’hab on a eu le droit à plusieurs mises en bouche en attendant que le Barclays Center de New York se remplisse.
Un premier combat sans titre en jeu opposait Lonnie Smith (26a : 14(10)4(2) – 3) à Michael Perez (23a : 181(1) – 1) en poids léger. Perez a envoyé au tapis Smith dans la deuxième reprise mais contre toute attente Smith a repris du poil de la bête pour mener la danse jusqu’à la septième reprise où le combat a été arrêté sur blessure de Perez. Après délibération les juges ont opté pour un match nul, je peux comprendre la frustration de Lonnie Smith qui pouvait arracher une victoire mais d’un autre côté comme tout reste possible jusqu’au dernier round je comprends et approuve le verdict final.
Ensuite on a eu le droit à une rencontre expresse en poids moyen junior entre Eddie Gomez (20a : 13(9)0 – 0) et Javier Gomez (? : 14(10)10(7) – 0). Javier Gomez a été envoyé au tapis dès le début de la première reprise, au moment de reprendre le combat il semblait tellement dans les vapes que l’arbitre l’a arrêté sur KO technique, accordant ainsi la victoire à Eddie Gomez.
Enfin dans la catégorie welter une demie finale mondiale opposait Keith Thurman (24a : 20(18)0 – 0) à Jan Zaveck (36a : 32(18)2(1) – 0). De loin le combat le plus disputé de la soirée même si Zaveck a été dominé il a quand même réussi à faire douter son adversaire et surtout a tenu les 12 rounds sans jamais aller au tapis. Keith Thurman inscrit donc une nouvelle victoire à son brillant palmarès mais ne réussit pas à décrocher le KO tant espéré (ce n’était pas faute d’essayer mais Zaveck encaisse bien).
Place maintenant au choc annoncé dans la catégorie mi-lourd et pour le titre mondial en IBF entre Travoris Cloud (31a : 24(19)0 – 0), champion du monde en titre, et Bernard Hopkins (48a : 53(32)6 – 2). Avec un tel palmarès et bien qu’il soit peu connu du grand public on pouvait supposer (espérer ?) que Travoris Cloud pousserait Hopkins vers la case retraite mais que nenni, le vétéran a plus d’un tour dans son sac et sans effort particulier c’est lui qui a su imposer au combat le rythme qui lui convenait. Au vu de l’expérience de son adversaire Cloud aurait dû se montrer plus offensif plutôt que d’essayer de rentrer dans le jeu d’Hopkins. Résultat des courses après un match plutôt fade en douze rounds, Bernard Hopkins remporte la ceinture IBF des mi-lourds et succède à lui même en tant que plus vieux champion du monde dans l’histoire de la boxe (il l’avait déjà été à 46 ans après sa victoire face à Jean Pascal mais avait ensuite perdu son titre face à Chad Dawson).
Que l’on apprécie ou non Bernard Hopkins (et je me classe plutôt dans la seconde catégorie) force est de reconnaître que ce gars a la boxe dans la peau, sans forcément être un grand cogneur (surtout maintenant) il maîtrise sur le bout des doigts tous les aspects techniques du noble art. De même on ne peut qu’admirer son palmarès, 62 combats et seulement 6 défaites sans jamais avoir été mis KO. Le vieux renard ne semble pas prêt de raccrocher les gants puisqu’il a annoncé avec son éternel sourire être prêt pour encore cinq ans de boxe…

Explications sur les profils des boxeurs : dans un premier temps j’indique l’âge, en vert figure le nombre de victoires dont celles obtenues par KO (entre parenthèses), idem pour les défaites en rouge et enfin le dernier chiffre correspond au nombre d’égalités. Ces chiffres sont extraits du site BoxRec et  sont ceux avant la rencontre d’hier.

[TV News] True Blood – Saison 5

True Blood - Saison 5Nous avons mis à profit le week-end pour terminer le visionnage de la cinquième saison de True Blood.
Alors que Bill (Stephen Moyer) et Eric (Alexander Skarsgard) tentent d’échapper à l’Autorité, Sookie (Anna paquin) demande à Pam (Kristin Bauer) de transformer Tara (Rutina Wesley) en vampire avant qu’elle ne meure. D’abord réticente Pam finit par accepter. De leur côté Bill et Eric sont capturés par l’Autorité…
Cette saison est la plus riche en intrigues croisées et de fait on ne s’ennuie pas une seconde au fil des douze épisodes. Comme d’habitude on découvre de nouveaux personnages qui viennent compléter la liste grandissante des acteurs récurrents ou passagers, à vrai dire on aura même la surprise (annoncée par le final de la quatrième saison) de croiser un personnage que l’on croyait définitivement hors circuit. Contrairement aux premières saisons le cul n’occupe plus une place prédominante dans la série, ça baise encore çà et là mais ça ne fornique plus à tout va (il me semble d’ailleurs que c’est la seule saison où Sookie ne finit jamais à poil) ; ce n’est pas pour autant que la série devient « grand public », la violence et le sang restent de mise (pour notre plus grand plaisir).
True Blood conserve ses atouts de qualité et d’originalité (cette cinquième saison n’est pas avare en « surprises ») sur la durée, il est donc logique qu’une sixième saison soit en chantier, d’autant que le final nous fait baver d’impatience sur la suite des événements… Le tournage ayant débuté en janvier, plus tardivement que les saisons précédentes du fait du suivi de grossesse d’Anna Paquin (elle a accouché en septembre 2012 de faux jumeaux, le papa n’étant autre que son partenaire vampire dans la série et mari dans la vie, Stephen Moyer) et la diffusion américaine étant annoncée pour juin 2013 on peut espérer une version française pour le dernier trimestre de l’année.
Dans l’immédiat je vais surtout attendre la sortie en DVD/BRD (je ne sais pas si je reprends les saisons précédentes en Blu-ray ou si je reste sur les DVD) de cette cinquième saison (prévue pour mai 2013), vous l’aurez compris nous avons récupéré cette saison (comme la précédente) par des voies détournées pas très légales (sans remords sachant que de toute façon j’achèterai les originaux).

[TV News] Les Revenants – Le meilleur made in C+

Les RevenantsHeureusement Canal+ est aussi capable de nous surprendre avec des séries aussi originales que réussies, le dernier exemple en date étant Les Revenants de Fabrice Gobert.
Ils sont morts à des périodes différentes et dans des circonstances différentes mais tous reviennent d’entre les morts et ne demandent qu’à reprendre leur vie « normale » là où elle s’était arrêtée. La jeune Camille (Yara Pilartz), morte dans un l’accident d’un car scolaire, revient auprès de ses parents et de sa soeur Lena (Jenna Thiam). Simon (Pierre Perrier) qui s’est suicidé le jour de son mariage, veut essayer de reconquérir Adèle (Clotilde Hesme) qui vit désormais en couple. Serge (Guillaume Gouix), un tueur en série éliminé par son propre frère, Toni (Grégory Gadebois), revient vivre avec lui. Victor (Swann Nambotin), un enfant assassiné avec sa mère et son frère, trouve refuge auprès de Julie (Céline Sallette)… Dans le même temps des perturbations électriques surviennent en ville et le niveau d’eau du barrage baisse de façon inexplicable.
La série se décline en huit épisodes de 52 minutes, diffusés hebdomadairement deux par deux par la chaîne cryptée. La diffusion ayant commencé pendant notre période de blackout télévisuel nous étions passés à côté de la série, heureusement Canal+ Cinéma a eu la bonne idée de la rediffuser en janvier, le dimanche midi. La première force de la série est son originalité dans sa façon d’aborder ces « revenants », pas de zombies en état de décomposition plus ou moins avancé, ils reviennent à la vie dans un état « normal » et souhaitent reprendre le cours « normal » de leur existence. Ensuite il y a les relations entre ces « revenants » et leur entourage, les réactions différent selon les situations de chacun ; et ce ne sont pas les « morts » les plus crétins, à ce petit jeu les gendarmes remportent haut la main la palme d’or, mention spéciale au personnage de Thomas (Samir Guesmi) qui est une véritable tête à claques du début à la fin. D’autre part les intrigues sont bien construites et donnent à la série une ambiance pesante sans qu’il soit besoin d’user et d’abuser d’effets spéciaux), et surtout l’ensemble reste cohérent.
N’espérez pas avoir toutes les réponses au cours de cette première saison, bien au contraire au fil des épisodes vous vous poserez de nouvelles questions jusqu’au final en forme de méga point d’interrogation… Ca pourrait être frustrant mais c’est amené de façon tellement habile que l’on prend ça comme une fatalité. Il faudra patienter jusqu’en février 2014 pour découvrir la seconde saison (le tournage débute au mois de juin cette année). Le réalisateur a d’ores et déjà promis que la saison 2 apporterait de nombreuses réponses…
Pour la petite histoire la série est l’adaptation d’un film homonyme signé Robin Campillo et sorti en 2004 ; n’ayant pas vu le film (et n’en ayant jamais entendu parler) je ne pourrai vous en dire plus, les plus curieux pourront toujours se le procurer en DVD ou sur internet, pour ma part j’attendrai sagement la suite afin de ne pas m’embrouiller les idées. Un an à patienter ce n’est pas non plus la mer à boire…

[TV News] Le Vol Des Cigognes – Le pire made in C+

Le Vol Des CigognesAlors que les séries estampillées Créations Originales Canal+ sont généralement de qualité il arrive qu’il y ait des ratés, et dans le genre ratage on peut dire que Jan Kounen a lamentablement foiré avec Le Vol Des Cigognes, sensé être l’adaptation du roman homonyme de Jean Christophe Grangé.
A la mort de son ami et mentor, Jonathan Anselme (Harry Treadaway) décide de poursuivre sa mission : suivre la migration des cigognes afin de comprendre pourquoi certaines ne reviennent pas. Son périple le mènera en Bulgarie et en Israël avant de rejoindre le continent africain mais sera surtout jonché de cadavres ; quelqu’un cherche à l’empêcher de mener à bien sa mission…
Un excellent thriller de Jean-Christophe Grangé comme support et Jan Kounen à la réalisation (j’ai adoré « son » Dobermann, ses autres films étant plus discutables) on était en droit d’attendre beaucoup de cette adaptation en deux parties mais comme je l’ai dit en introduction c’est un plantage sur toute la ligne. Le casting est mou, ils jouent sans conviction et forcément leur interprétation manque de crédibilité (hormis peut être Perdita Weeks qui joue le rôle de Sarah Gabbor), la mise en scène est tout aussi foireuse mais surtout l’intrigue part dans tous les sens, non seulement ça n’a ni queue ni tête mais en plus ça ne répond à aucune des questions que l’on pourrait se poser (dans la seconde partie le mystère des cigognes est zappé pour une espèce de quête identitaire sous acide). Bref ce n’est plus une adaptation mais un véritable jeu de massacre (même l’affiche est à chier), faudrait vraiment que Jan Kounen lève le pied sur la moquette ça ne lui réussit pas !
Je suis surpris de découvrir la présence de Jean Christophe Grangé au générique (crédité comme scénariste), j’ai du mal à imaginer qu’il ait pu participer à un tel massacre de son roman. Si les adaptations pour le cinéma de ses titres sont de qualité inégale (et toujours très en dessous des romans) avec du bon (Les Rivières Pourpres, L’Empire Des Loups) et du moins bon (Le Concile De Pierre) cette version du Vol Des Cigognes est de loin la pire de toutes, ça frôle l’insulte un tel gâchis…

[TV News] Once Upon A Time

Once Upon A TimeLe hasard a voulu que l’on retrouve une TV au moment même où M6 diffusait sa nouvelle série, Once Upon A Time, série créée par Adam Horowitz et Edward Kitsis (qui ont déjà collaboré sur la série Lost) pour ABC.
Le jour de ses 28 ans Emma Swan (Jennifer Morrison) reçoit la visite de son fils, Henry (Jared S. Gilmore), qu’elle a abandonné à la naissance, dix ans plus tôt. L’enfant la convainc de l’accompagner à Storybrooke, une bourgade du Maine dont les habitants seraient des personnages du Pays des Contes rendus amnésique par un sort lancé par la Méchante Reine (Lana Parilla) qui s’avère aussi être la maire du coin et la mère adoptive de Henry ; seule Emma aurait le pouvoir de rompre la malédiction…
Cette première saison se décline au format de 22 épisodes de 42 minutes chacun. Chaque épisode est constitué de deux intrigues, une qui se déroule de nos jours à Storybrooke et une autre qui se déroule dans le passé au Pays des Contes. L’occasion de nous présenter des versions revisitées des personnages et des histoires empruntés essentiellement à l’univers des contes de fées (Blanche Neige, Cendrillon, Belle, le Chaperon Rouge…) mais aussi aux Mille Et Une Nuits (le génie de la lampe notamment) ou encore à la mythologie (le roi Midas).
Difficile de classer cette série dans un genre en particulier, elle jongle entre fantastique et policier tout en restant dans le registre de la comédie familiale. le cocktail est plutôt réussi et propose un résultat original (rien à voir avec la série Grimm notamment à laquelle elle a parfois été comparée). Pour vous dire comme on a été sous le charme on a fini par prendre M6 de vitesse en téléchargeant la fin de la première saison afin d’avoir le fin mot de l’histoire sans attendre…
Les personnages sont attachants et bien nuancés (aucun n’est franchement bon ou mauvais), hormis Emma et Henry tous ont un double rôle (à la fois à Storybrooke et au Pays des Contes), mention spéciale à Robert Carlyle qui incarne M. Gold et Rumpelstiltskin (plus connu en France sous le nom de Tracassin), de loin le personnage le plus difficile à cerner.
Si la première saison résout l’énigme de la malédiction qui frappe Storybrooke elle laisse la porte ouverte à une nouvelle intrigue, la série a d’ores et déjà été renouvelée pour une seconde saison, actuellement prévue en 15 épisodes mais les choses peuvent évoluer en fonction des audiences…

[TV News] The Vampire Diaries – Saison 3

The Vampire Diaries - Saison 3Entre deux films et deux bouquins nous avons aussi pris le temps de nous offrir un séjour à Mystic Falls le temps de la troisième saison de The Vampire Diaries.
Stefan (Paul Wesley) a accepté de suivre Klaus (Joseph Morgan) afin de renouer avec sa véritable nature vampirique. S’il a accepté de payer un tel prix c’est pour sauver son frère, Damon (Ian Somerhalder), et protéger Elena (Nina Dobrev). Mais ni Elena, ni Damon, ne comptent laisser tomber Stefan, avec leurs amis ils vont tout mettre en oeuvre pour essayer de le sauver avant qu’il ne soit trop tard et de neutraliser Klaus ; mais feront-ils le poids face à un originel doublé d’un hybride ?
Il est des séries qui tendent à se ramollir au fil des saisons mais The Vampire Diaries, comme le bon vin, tendrait au contraire à s’améliorer avec le temps. Les premiers épisodes de la première saison étaient limites nunuches avant de redresser le cap sans toutefois apporter de grandes innovations. La seconde saison a introduit d’autres éléments classiques du genre (les loups-garous) mais aussi plus novateurs (avec l’apparition des originels). Cette troisième saison continue de sublimer la série, pas un temps mort sur les 22 épisodes, l’intrigue ne cesse de rebondir dans tous les sens et n’est pas linéaire (les personnages secondaires prennent plus d’importance). Comme d’hab on a le droit à quelques flashbacks permettant d’étoffer le passé mouvementé des frères Salvatore (et là encore une surprise finale pour le moins inattendue), ces courts voyages dans le temps s’intègrent parfaitement à l’intrigue, nous permettant de mieux cerner certaines situations ou certains personnages.
Si la tendance se confirme je ne serai pas surpris que mon coeur balance de plus en plus entre True Blood et The Vampire Diaries, autant au départ je votais aveuglément pour la première autant au fil des saisons j’en viens à penser que la seconde vieillit mieux. Je n’en suis pas encore à renier True Blood, loin s’en faut, mais il serait grand temps de donner un sérieux coup de neuf à la série sans quoi je ne réponds plus de rien à l’avenir… Ceci dit j’attends avec impatience la suite de ces deux séries (la saison 5 de True Blood ne devrait pas tarder à débarquer).

[TV News] Grimm – Saison 1

Grimm - Saison 1On plonge dans le fantastique pour la suite de notre découvertes de nouvelles séries TV puisque nous enchaînerons avec Grimm, série créée par David Greenwalt et Jim Kouf.
Quand Nick (David Giuntoli), lieutenant à la crim’ de Portland, commence à voir des trucs bizarres il apprend qu’il est en fait l’un des derniers représentants des Grimm, une unité d’élite chargée de combattre les créatures maléfiques qui hantent notre monde. Bien qu’il soit tenu de garder le secret il peut compter sur le soutien de sa fiancée, Juliette (Bitsie Tulloch), et de son ami et co-équipier, Hank (Russel Hornsby) ; mais aussi sur l’aide, plus inattendue, d’Eddie (Silas Weir Mitchell), un « loup » qui a renoncé à ses instincts primaires…
La série se présente sous un format relativement classique (22 épisodes de 42 minutes). Chaque épisode commence par une phrase extraite d’un des contes des frères Grimm afin de nous renseigner sur ce qui nous attend, mais je dois bien avouer qu’il y a bien longtemps que j’ai oublié les classiques de ma prime jeunesse (si tant est que je les ai connus un jour) ; mais généralement ça me revient en cours de route. Contrairement à American Horror Story la série joue plus la carte du divertissement que de l’ambiance glauque, à ce titre elle remplit parfaitement son office, la série est plutôt ficelée et du coup on passe un bon moment sans prise de tête avec un mix réussi entre la série policière et la série fantastique, le tout saupoudré d’humour. Par contre si vous recherchez le grand frisson vous pouvez passer votre chemin…
La fin de la série se sera fait attendre vu qu’il a fallu patienter plus de trois mois entre l’épisode 15 et l’épisode 16, ensuite retour à la normale au rythme de 2 épisodes par semaine. Même si les épisodes sont indépendants les uns des autres il vaut mieux les prendre dans l’ordre car l’intrigue (ainsi que les personnages et le contexte) évolue au fil de l’histoire ; ne serait-ce que dans la façon dont Nick aborde son rôle de Grimm, pas question de dézinguer tout ce qui n’est pas 100% certifié humain, il ne s’attaque qu’aux créatures maléfiques et sympathise même avec les autres. La fin de cette première saison ne répond pas à toutes les questions que l’on pouvait se poser, au contraire elle en entraîne de nouvelles interrogations… Espérons que la saison 2 (actuellement en cours de diffusion aux USA) vienne éclairer notre lanterne mais pour le savoir il va falloir prendre son mal en patience…

[TV News] Falling Skies – Saison 1

Falling SkiesEt encore une découverte au programme de nos errances dans le vaste monde des séries TV avec Falling Skies, créée par Robert Rodat et Steven Spielberg (les deux hommes ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble, on leur doit l’excellent Il Faut Sauver Le Soldat Ryan) pour TNT.
Six mois après une invasion extraterrestre aussi fulgurante que dévastatrice l’humanité a quasiment été nettoyée de la surface de la Terre désormais sous contrôle des « Rampants » et de leurs droïdes de combat. Toutefois les survivants s’organisent en plusieurs divisions de combat afin de résister aux envahisseurs. C’est notamment le cas de la 2nde Division du Massachussets, placée sous contrôle conjoint du Capitaine Weaver (Bill Patton) pour ce qui est des forces armées et Tom Mason (Noah Wyle) pour les civils. Ensemble ils vont devoir organiser la survie et la cohésion de leur groupe tout en repoussant les assauts des aliens. D’autre part Mason, accompagné par son aîné, Hal (Drew Roy) et son cadet Matt (Maxim Knight), espère bien retrouver son troisième fils, Ben (Connor Jessup), enlevé par les extraterrestres, comme de nombreux autres enfants et adolescents réduits en esclavage…
La première chose qui frappe dans cette série c’est que l’on est directement plongé dans l’action, l’invasion et ses conséquences sont décrites en une phrase d’intro et on se retrouve aussitôt au coeur de la résistance ; surprenant mais on finit par s’y faire même si, pour ma part, je reste un peu sur ma faim quant au pourquoi du comment de la chose. De prime abord la série peut paraître relativement classique (les gentils terriens opprimés contre les méchants aliens oppresseurs) mais la donne n’est heureusement pas aussi simpliste bien que très américano-américain (ce sont eux les plus forts et les futurs probables sauveurs du monde… rien de nouveau sous le soleil d’Hollywood, on compense dans la fiction ses désillusions du monde réel).
Les personnages sont plutôt bien travaillés (tant individuellement chez les humains que comme une entité de groupe chez les aliens), les effets spéciaux sont convaincants sans être révolutionnaires et l’intrigue nous réserve de bonnes surprises histoire de maintenir notre intérêt constant. Résultat des courses on s’est fait la saison 1 ce week-end (10 épisodes de 42 minutes) et l’on compte bien enchaîner avec la saison 2 sur la lancée vu que le final ouvre bien des possibilités pour la suite. Une troisième saison est d’ores et déjà en chantier, j’espère que la saison connaîtra une suite et fin à la hauteur de ses débuts prometteurs sans non plus s’étaler dans la durée plus que nécessaire (au risque d’être annulée en cours de route).

[TV News] The Killing

The KillingPetite (20 épisodes de 55 minutes quand même) escapade télévisuelle nordique avec la série policière danoise The Killing de Sorein Sveistrup.
Qui a violé, torturé et tué Nanna Birk Larsen, une étudiante de 19 ans ? Telle est la question à laquellle vont devoir répondre l’inspecteur Sara Lund (Sofie Grabol) et son co-équipier Jan Mayer (Soren Malling). La police va non seulement devoir enquêter auprès des parents Theis et Pernille (Bjarne Henriksen et Ann Eleonora Jorgensen) mais aussi s’inviter au coeur de la campagne électorale pour les municipales qui oppose le maire sortant, Poul Bremer (Bent Mejding) à un jeune candidat libéral ambitieux et énergique, Troels Hartmann (Lars Mikelsen). Sara Lund, qui devait quitter Copenhague avec son fils pour rejoindre son compagnon en Suède décide, une fois de plus, de faire passer l’enquête avant sa vie privée…
De prime abord il pourrait sembler légitime de penser que 20 épisodes pour une seule enquête ça risque de tirer en peu en longueur mais pas du tout, la série réussit à nous maintenir en alerte par de nombreux rebondissements et imprévus. Le gros point fort de cette série est de nous proposer plusieurs point de vue, bien entendu en premier lieu on suit l’enquête policière à proprement parler, des flics qui ne semblent pas sortis des pages d’un magazine de mode et qui n’ont pas la science infuse ; pressés de toute part ils ont tendance à se jeter sur la moindre piste, quitte à ne pas gratter suffisamment en profondeur, du coup il y a des ratés plus ou moins lourds de conséquences au fil de leur enquête. Mais on assiste aussi au désarroi et à l’impuissance des parents de la victime qui ont du mal à aller de l’avant après une aussi terrible épreuve, et pourtant ils ont deux autres enfants en bas âge qui ont besoin d’eux. A plusieurs reprises l’enquête s’oriente vers des sources proches de la mairie, du coup on suit les dessous d’une campagne électorale dans laquelle tous les coups sont permis, surtout les coups bas…
Les acteurs ont un jeu sobre mais juste, l’ambiance est définitivement inhabituelle (ça ne pétarade pas à tout va), parfois un silence et un regard seront plus parlants qu’un long discours. Au cas où vous n’auriez pas encore compris que vous n’êtes pas devant une série américaine le final mettra définitivement les points sur les i ; pas de happy end au rendez-vous, certes l’enquête est résolue (le tueur est en fait… non j’déconne !) mais le bilan global est plutôt mitigé d’un point de vue personnel pour les différents intervenants.
J’ai vraiment été bluffé par cette série policière qui sort efficacement des sentiers battus, une surprise d’autant plus grande que la série était diffusée par Arte, qui n’a pas la réputation d’offrir le catalogue de séries le plus innovant. Face au succès de la série les américains ont fait ce qu’ils savent de mieux en de pareilles circonstances : un remake ! La chose s’appelle The Killing US (waow vachement original le nom !), je n’ai pas vu et ne verrai pas, d’autant que la série a coulé après deux saisons (d’après ce que j’ai lu çà et là la version US est nettement moins profonde et complexe que son homologue danoise, peut être pour s’adapter au niveau de son public). Par contre je vais essayer de récupérer la saison 2 de la série originale, 10 épisodes qui suivront une nouvelle enquête de Sara Lund…
Je savais déjà que l’on devait compter sur les auteurs scandinaves en matière de littérature policière mais au niveau des séries TV j’avoue que je suis plutôt ignorant, ma seule expérience étant l’adaptation de la trilogie Millénium de Stieg Larson en 6 épisodes (une totale réussite soit dit en passant). Sinon je me suis essayé à la série Wallander proposée par la BBC (pas vraiment suédois tout ça, mais comme le cadre est en Suède on va dire fifty-fifty) avec Kenneth Brannagh dans le rôle titre mais j’avoue honnêtement avoir du mal à accrocher ; l’interprétation de Kenneth Brannagh n’y est pour rien, au contraire il incarne un Kurt Wallander exactement comme je me l’imaginais, c’est plus une question d’un rythme vraiment trop lourd par moment (pire que dans les bouquins, c’est tout dire)…

[TV News] Game Of Thrones – Saison 2

Le Trône De fer - Saison 2Parallèlement à la lecture des bouquins je me suis plongé dans la suite du Trône De Fer en version série TV, avec une seconde saison riche en promesses (au vu de la lecture du second opus de l’intégrale).
Avec le sacre de Joffrey (Jack Gleeson) et la mort de Ned Stark, Westeros sombre dans la guerre civile. Outre les troupes du Nord, menées par Robb Stark (Richard Madden), Stannis et Renly Baratheon, les frères de Robert, revendiquent eux aussi leurs droits au Trône de Fer. A Port Real Thyrion Lannister (Peter Dinklage), main du roi, doit à la fois préparer la défense de la cité, calmer les ardeurs du roi et déjouer les complots et manigances de Cersei (Lean Headey), sa soeur et reine régente…
Si la première saison respectait plus ou moins scrupuleusement le bouquin ce n’est pas du tout le cas de cette seconde saison qui prend plus de libertés avec son modèle quand elle ne part pas franchement dans des directions opposées (il manque notamment les personnages de Jojen et Meera pourtant appelés à jouer un rôle clé par la suite). Ceci dit la série reste toujours aussi captivante avec ses intrigues multiples.
La saison repose essentiellement sur les épaules de Thyrion (même si son rôle est moindre que dans le bouquin) et sur l’interprétation magistrale de Peter Dinklage qui donne à son personnage une réelle profondeur ; Thyrion étant certainement l’un des personnages de la saga les plus complexe l’acteur lui rend là un brillant hommage.
J’attendais beaucoup de la bataille de la Néra qui est l’un des moments forts du second tome de l’intégrale, à l’écran je l’ai trouvé trop brève et simplifiée (dans le bouquin le feu grégeois n’est que l’un des ingrédients de la victoire). Mais bon ce n’est là qu’un point de détail qui ne me gâchera pas le plaisir d’une série TV qui tient décidément toutes ses promesses ; la preuve on s’est fait cette seconde saison le temps d’un weekend.
Maintenant va falloir s’armer de patience en attendant la saison 3, d’autant que le dernier épisode ouvre encore bien des interrogations quant à la suite… Vivement 2013 pour retrouver Le Trône De Fer et The Walking Dead.