Pour les amateurs de jeux de rĂ´le la sortie d’un nouveau volet de la saga The Elder Scrolls est toujours un Ă©vĂ©nement attendu fĂ©brilement (d’autant plus quand ça fait 5 ans que l’on attend), ce cinquième opus, Skyrim, ne dĂ©roge pas Ă la règle aussi j’avais hâte de m’y essayer…
L’aventure nous mène cette fois sur un nouveau continent de Tamriel, Bordeciel, oĂą les dragons semblent renaĂ®tre de leurs cendres et menacent l’Ă©quilibre du monde. Le seul espoir repose sur une prophĂ©tie annonçant le retour de l’Enfant Dragon et devinez quoi ? Bingo ! C’est Ă vous d’incarner ce fameux sauveur du monde, un monde oĂą, histoire de compliquer les choses, sĂ©vit une guerre civile entre l’Empire et les Nordiques…
Je suis encore loin d’avoir fait le tour du titre (en admettant mĂŞme que cela soit possible sur une seule partie) mais d’ores et dĂ©jĂ on retrouve les ingrĂ©dients qui ont fait le succès de la saga : de multiples quĂŞtes, une totale libertĂ© d’action et de mouvement, une intrigue riche en rebondissements… Rien Ă redire au niveau technique (graphisme, gameplay, bande son…), depuis le temps les studios Bethesda Games ont largement prouvĂ© leur maĂ®trise. Soit dit en passant que les professionnels du jeu vidĂ©o comme le public ont rĂ©servĂ© Ă cet cinquième chapitre un accueil des plus enthousiaste, le titre a tout raflĂ© dans les diffĂ©rents salons (E3, GC…), il s’offre mĂŞme le Video Game Award du jeu de l’annĂ©e (comme Oblivion en 2006). Les articles Ă©logieux le dĂ©signant comme RPG ultime foisonnent sur le net et Jeuxvideo.com va mĂŞme jusqu’Ă lui attribuer la première place de son classement des 50 meilleurs jeux de rĂ´le de tous les temps (lire l’article).
Personnellement j’ai dĂ©couvert cette saga, commencĂ©e en 1994 avec Arena, avec le second chapitre, Daggerfall (1996), qui m’avait d’office sĂ©duit par la libertĂ© totale laissĂ©e au joueur, tendance confirmĂ©e par le troisième opus, Morrowind (2002) qui a rĂ©ussit Ă supplanter tout ce qui existait jusqu’alors en matière de jeux de rĂ´le, enfin si Oblivion (2006) Ă©tait un tantinet en dessous de son cadet il n’en restait pas moins au top par rapport Ă la concurrence (pour info ces trois derniers titres figurent eux aussi en bonne place dans le classement de jeuxvideo.com). Reste Ă savoir si Skyrim dĂ©trĂ´nera son illustre aĂ®nĂ© mais d’après le peu que j’en ai vu Ă l’heure d’aujourd’hui je dirai que le jeu a tous les atouts pour justifier pleinement la première marche du podium…
Dès le dĂ©but de la partie on est en totale immersion dans le monde de Bordeciel et ses multiples intrigues grâce aux nombreux PNJ que l’on croise et qui ne manqueront de nous proposer des quĂŞtes annexes permettant de dĂ©couvrir progressivement toute la richesse du jeu. Le plus dur dans cette affaire c’est de s’arrĂŞter une fois que l’on a commencĂ© une partie et, contrairement Ă certains autres jeux, l’investissement est ici largement amorti par l’incroyable durĂ©e de vie du titre.
Jour : 8 janvier 2012
[BOUQUINS] Ruth Rendell – Underground
Bien qu’étant un inconditionnel des romans policiers il y a pas mal d’auteurs considérés comme des incontournables du genre que je n’ai jamais lu, dans le lot je peux nommer l’écrivain britannique Ruth Rendell. Et bien désormais j’aurai une lacune de moins à mon palmarès puisque je me suis attelé à la lecture de Underground (qui fut d’abord publié sous le titre Le Tapis Du Roi Salomon et signé sous le pseudonyme de Barbara Vine).
Jarvis est passionné par l’histoire du Métro dans le monde et tout particulièrement par le Métro londonien auquel il a décidé de consacrer un livre. Il gagne sa vie en louant des chambres dans une école désaffectée qu’il a choisit d’habiter. Il vit donc en compagnie d’une foule hétéroclite de locataires parmi lesquels on trouve sa cousine, Tina et ses deux enfants, Jasper et Bienvida, Tom, un musicien qui a renoncé à ses études suite à un accident et joue désormais dans le Métro, Alice, une jeune femme qui a abandonné mari et enfant dans l’espoir de faire carrière dans la musique, Jed un vigile du Métro et fauconnier à ses heures perdues. L’arrivée du mystérieux et ténébreux Axel va quelque peu chambouler le quotidien de l’Ecole et de ses locataires…
Autant le dire d’office ce n’est pas le titre idĂ©al pour faire connaissance avec le polar façon Ruth Rendell, comme vous pourrez le constater Ă la lecture du pitch il n’y a aucun Ă©lĂ©ment policier dans l’intrigue, juste une galerie de personnages particulièrement bien travaillĂ©s (la principale, sinon la seule, force du bouquin) mais grosso modo au fil des pages on se demande quelle est la finalitĂ© de la chose. Il n’y a guère que dans les 100 dernières pages que ça se dĂ©cante et encore c’est très rapide et sans la moindre explication ; Ă la fermeture du bouquin on reste franchement sur notre faim et on a une furieuse envie de gueuler : « tout ça pour ça ! »…
Je conçois aisĂ©ment que cette chronique puisse paraĂ®tre un tantinet succincte mais je ne vois pas ce que je pourrais ajouter, et malgrĂ© tout je n’arrive pas Ă dĂ©crĂ©ter que le bouquin est une sinistre daube, c’est juste pas mon truc mĂŞme si je reconnais que c’est plutĂ´t bien Ă©crit… Pour les passionnĂ©s le bouquin foisonne d’informations et anecdotes sur le MĂ©tro londonien, mais vous avouerez que ce n’est pas le genre de truc facile Ă caser dans une discussion ou au cours d’un diner mondain.