Pays de Galles – France : 8-9
DĂ©cidĂ©ment qu’il est difficile d’ĂȘtre supporter du XV tricolore ! Ils nous ont en effet encore offert un rugby bien terne face aux gallois alors que les conditions leur Ă©taient plutĂŽt favorables avec la sortie sur blessure de Adam Jones (le meilleur pilier gallois et un des meneurs de jeu) suivie d’un carton rouge pour le capitaine gallois Sam Warburton aprĂšs un plaquage cathĂ©drale (une sanction sĂ©vĂšre vu qu’au cours de prĂ©cĂ©dents matches cette mĂȘme faute n’avait Ă©tĂ© sanctionnĂ©e « que » d’un carton jaune). Bref on avait la supĂ©rioritĂ© technique et numĂ©rique mais Ă aucun moment les joueurs n’ont su en profiter, au lieu de ça ils se sont enfermĂ©s dans un jeu timorĂ©… RĂ©sultat des courses jusqu’au coup de sifflet final le match aura Ă©tĂ© stressant sans pour autant ĂȘtre intĂ©ressant.
Comble de malchance pour les gallois, ils rateront d’un chouĂŻa une pĂ©nalitĂ© Ă quelques minutes de la fin du match. Je comprends qu’ils puissent avoir la haine et mĂȘme se sentir spoliĂ©s de leur finale, d’autant qu’ils ont eu, tout au long de la compĂ©tition un parcours des plus honorables.
Et nous, et nous, et nous ? Bin ouais on est en finale, sans l’art, ni la maniĂšre mais on y est… Je ne peux que paraphraser Morgan Parra qui considĂ©re cette vicoire comme « pourrie » (et c’est loin d’ĂȘtre le seul, la presse sportive internationale ne mĂąche pas ses mots quant Ă notre piĂštre performance). Etant un Ă©ternel optimiste j’ai pourtant encore envie de croire que l’on jouera un rugby dĂ©complexĂ© et efficace en finale pour dĂ©crocher notre premier titre mondial…
Nouvelle-ZĂ©lande – Australie : 20-6
Changement de rĂ©gime pour la seconde demie finale. AprĂšs leur match en demi-teinte contre l’Argentine on pouvait craindre que les All Blacks ne soient en baisse de rĂ©gime ils ont largement su rassurer leurs supporters (les veinards) avec une demie-finale menĂ©e de bout en bout malgrĂ© une rĂ©sistance vaillante de l’Australie. Que ce soit en possession de ballon ou en occupation du terrain le match c’est la Nouvelle-ZĂ©lande qui donnait le ton et le rythme, mĂȘme en dĂ©fense le mur noir semblait infranchissable (ils n’ont d’ailleurs encaissĂ© aucun essai). Du coup mĂȘme avec la meilleure volontĂ© du monde les australiens n’ont pu que subir la pression de leurs adversaires et limiter les dĂ©gĂąts, en la matiĂšre ils s’en tirent plutĂŽt bien en ayant encaissĂ© un seul essai.
La semaine prochaine la finale opposera donc la France Ă la Nouvelle-ZĂ©lande, d’un cĂŽtĂ© on cherche Ă dĂ©crocher un premier titre mondial, de l’autre les Blacks vont tout faire pour obtenir une seconde Ă©toile, d’autant qu’ils jouent Ă domicile. On se retrouve quasiment dans la mĂȘme configuration que lors de la premiĂšre coupe du monde en 1987, Ă l’Eden Park d’Auckland pour une finale France – Nouvelle-ZĂ©lande ; finale qui avait Ă©tĂ© remportĂ©e par les Blacks sur le score de 29 Ă 9 ; l’heure de la revanche a-t-elle sonnĂ©e pour les Bleus ?
Jour : 17 octobre 2011
[Boxe News] Bernard Hopkins vs Chad Dawson
DeuxiÚme rendez-vous boxe proposé par Canal+ cette année avec la premiÚre défense de titre de champion du monde mi-lourd WBC pour Bernard Hopkins, qui sera opposé à Chad Dawson (résultat logique de la rencontre de Montréal en mai 2011). Mais avant la rencontre phare de la soirée nous avions le droit à deux autres combats.
Le premier combat sera une demie finale pour le championnat du monde junior en poids lĂ©ger IBF, opposant le « vĂ©tĂ©ran » Kendall Holt (30ans, 31-27V-4D) Ă la star montante de la catĂ©gorie Danny Garcia (23 ans, 21 combats aucune dĂ©faite). Un combat un peu fade et surtout Ă sens unique, qui verra le challenger, Danny Garcia, s’imposer sur dĂ©cision partagĂ©e des juges (l’un des juges devait ĂȘtre dans les vapes pour donner la victoire Ă Holt). Une belle occasion de se faire connaĂźtre pour Danny Garcia qui disputait son premier championnat en 12 rounds, Ă voir ce qu’il donnera en finale et surtout s’il rejoindra le circuit professionnel…
La deuxiĂšme rencontre Ă©tait un championnat du monde des poids plumes IBF opposant Antonio De Marco (25ans, 28-25V-2D-1N) Ă Jorge Linares (26 ans,32-31V-1D). Un combat intense menĂ© quasiment de bout en bout par Linares malgrĂ© une blessure sanguinolente Ă la base du nez dans le quatriĂšme round suite Ă une accĂ©lĂ©ration de De Marco. Au cours de la onziĂšme reprise De Marco reviendra Ă la charge, il tape peu mais ses coups portent, son adversaire se retrouve ouvert Ă l’arcade et groggy. L’arbitre arrĂȘtera le combat sur blessure avant un inĂ©vitable mais inutile KO de Linares. De Marco remporte le titre Ă la surprise gĂ©nĂ©rale par TKO.
Enfin le combat qui devait ĂȘtre le clou de la soirĂ©e pouvait commencer pour le titre mi-lourd WBC entre Bernard Hopkins (46 ans, 60-52V-5D-2N) et Chad Dawson (29 ans, 31-30V-1D). Mais finalement ce sera un flop puisqu’au cours du second round, Hopkins, entraĂźnĂ© par son Ă©lan, se retrouvera sur Dawson qui se dĂ©gagera d’une poussĂ©e de l’Ă©paule, le champion en titre se casse la gueule et ne trouve rien de mieux Ă faire que de se dĂ©boiter l’Ă©paule (ce qui sera confirmĂ© par un examen mĂ©dical, sur le coup difficile de savoir si Hopkins ne simule pas une douleur imaginaire). AprĂšs un dĂ©libĂ©rĂ© de quelques minutes, vidĂ©os Ă l’appui, les juges dĂ©cident d’attribuer la victoire Ă Chad Dawson par TKO alors que le clan Hopkins espĂ©rait une disqualification du jeune challenger. Pour avoir vu le match je ne peux qu’approuver la dĂ©cision du jury et de l’arbitre, Dawson n’a fait que se dĂ©gager sans geste dĂ©placĂ©, quant Ă Hopkins il ne semble pas avoir fait grand chose pour amortir sa chute. Au final je dirai que le vieux roublard n’Ă©tait pas prĂȘt pour ce combat et qu’il a Ă©tĂ© victime de son propre jeu (mais je ne suis pas forcĂ©ment trĂšs objectif vu que je n’apprĂ©cie pas particuliĂšrement Hopkins). Reste Ă savoir maintenant si la dĂ©cision sera contestĂ©e par les hautes instances de la boxe…
Un show globalement bien terne dont la boxe ne sortira certainement pas grandie…
Bref passage Ă la FĂȘte du Boeuf de PaĂŻta
Dimanche matin nous avons Ă©tĂ© faire un passage Ă©clair Ă la FĂȘte du Boeuf de PaĂŻta, non que l’on se soit soudain sentis inspirĂ©s par cette manifestation mais uniquement parce que Abra devait s’assurer que tout se passait bien sur le stand des Fraisiers de PaĂŻta. Le hasard a voulu que l’on arrive pile poil au moment oĂč commençait l’une des attractions les plus populaires de cette fĂȘte : le dĂ©peçage traditionnel d’un veau.
Avant d’aller plus loin je tiens Ă prĂ©ciser que j’assume parfaitement ma condition de carnivore, je ne vais donc pas faire ma mijaurĂ©e en pleurant sur le triste sort de l’animal, d’autant que, traditionnel ou industriel (en abattoir), la bestiole n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive (Ă part une bonne dose de stress) avant de rendre son dernier soupir. Ce que j’ai plus de mal Ă comprendre par contre c’est l’intĂ©rĂȘt d’assister Ă ce genre de dĂ©monstration, Ă vrai dire mĂȘme sans y assister les commentaires au micro de l’animateur sont suffisamment Ă©loquents pour se passer du visuel. VoilĂ en rĂ©sumĂ© les Ă©tapes du processus…
En guise de prĂ©ambule le veau s’est fait couper les couilles (les animelles en politiquement correct mais ça revient ua mĂȘme), il faut dire que l’une des autres attractions populaires du show est un concours de dĂ©gustation d’animelles de veau (et oui c’est la fĂȘte du boeuf, pas celle des veaux) ; n’ayant jamais goĂ»tĂ© je ne me prononcerai pas sur la chose, disons simplement que ça ne m’inspire pas plus que ça. Ensuite notre veau, allĂ©gĂ© de ses balloches, est conduit Ă la zone d’abattage et de dĂ©peçage.
– L’abattage est net et sans bavure : une balle dans la tĂȘte. Trois en l’occurrence, « une balle fatale et les deux autres par sĂ©curitĂ© pour s’assurer que l’animal ne souffrira pas » dixit l’animateur (heu… si le premier tir a Ă©tĂ© fatal on peut supputer que la bestiole est morte, donc qu’elle n’est plus en Ă©tat de souffrir).
– Ensuite il faut saigner le veau (« Ecartez-vous messieurs, dames, ça va pisser le sang »). On tranche la gorge et on laisse l’animal se vider lentement mais sĂ»rement.
– TroisiĂšme Ă©tape on ouvre la bĂȘte pour la vider de sa tripaille (en prime on a le droit Ă la recette des tripes Ă la mode de Caen alors que lesdites tripes sont encore fumantes).
– Ensuite on passe au dĂ©peçage proprement dit, l’animal est proprement dĂ©barrassĂ© de sa peau (Ă partir de lĂ on s’est Ă©loignĂ©s pour faire le tour des stands donc je n’ai plus vraiment Ă©coutĂ© les commentaires).
– DerniĂšre Ă©tape la dĂ©coupe de la carcasse.
EmballĂ© c’est pesĂ© ! Un peu morbide comme spectacle, mais bon ça n’engage que moi… Ceci dit je rĂ©pĂšte que j’assume totalement ma condition de carnivore, j’adore la barbaque et je n’ai aucun remord Ă en manger autant que nos moyens financiers le permettent.