Rugby 2011 – Et encore un match raté pour la France…

Pays de Galles – France : 8-9
Décidément qu’il est difficile d’être supporter du XV tricolore ! Ils nous ont en effet encore offert un rugby bien terne face aux gallois alors que les conditions leur étaient plutôt favorables avec la sortie sur blessure de Adam Jones (le meilleur pilier gallois et un des meneurs de jeu) suivie d’un carton rouge pour le capitaine gallois Sam Warburton après un plaquage cathédrale (une sanction sévère vu qu’au cours de précédents matches cette même faute n’avait été sanctionnée « que » d’un carton jaune). Bref on avait la supériorité technique et numérique mais à aucun moment les joueurs n’ont su en profiter, au lieu de ça ils se sont enfermés dans un jeu timoré… Résultat des courses jusqu’au coup de sifflet final le match aura été stressant sans pour autant être intéressant.
Comble de malchance pour les gallois, ils rateront d’un chouïa une pénalité à quelques minutes de la fin du match. Je comprends qu’ils puissent avoir la haine et même se sentir spoliés de leur finale, d’autant qu’ils ont eu, tout au long de la compétition un parcours des plus honorables.
Et nous, et nous, et nous ? Bin ouais on est en finale, sans l’art, ni la manière mais on y est… Je ne peux que paraphraser Morgan Parra qui considére cette vicoire comme « pourrie » (et c’est loin d’être le seul, la presse sportive internationale ne mâche pas ses mots quant à notre piètre performance). Etant un éternel optimiste j’ai pourtant encore envie de croire que l’on jouera un rugby décomplexé et efficace en finale pour décrocher notre premier titre mondial…
Nouvelle-Zélande – Australie : 20-6
Changement de régime pour la seconde demie finale. Après leur match en demi-teinte contre l’Argentine on pouvait craindre que les All Blacks ne soient en baisse de régime ils ont largement su rassurer leurs supporters (les veinards) avec une demie-finale menée de bout en bout malgré une résistance vaillante de l’Australie. Que ce soit en possession de ballon ou en occupation du terrain le match c’est la Nouvelle-Zélande qui donnait le ton et le rythme, même en défense le mur noir semblait infranchissable (ils n’ont d’ailleurs encaissé aucun essai). Du coup même avec la meilleure volonté du monde les australiens n’ont pu que subir la pression de leurs adversaires et limiter les dégâts, en la matière ils s’en tirent plutôt bien en ayant encaissé un seul essai.
La semaine prochaine la finale opposera donc la France à la Nouvelle-Zélande, d’un côté on cherche à décrocher un premier titre mondial, de l’autre les Blacks vont tout faire pour obtenir une seconde étoile, d’autant qu’ils jouent à domicile. On se retrouve quasiment dans la même configuration que lors de la première coupe du monde en 1987, à l’Eden Park d’Auckland pour une finale France – Nouvelle-Zélande ; finale qui avait été remportée par les Blacks sur le score de 29 à 9 ; l’heure de la revanche a-t-elle sonnée pour les Bleus ?

[Boxe News] Bernard Hopkins vs Chad Dawson

Hopkins vs DawsonDeuxième rendez-vous boxe proposé par Canal+ cette année avec la première défense de titre de champion du monde mi-lourd WBC pour Bernard Hopkins, qui sera opposé à Chad Dawson (résultat logique de la rencontre de Montréal en mai 2011). Mais avant la rencontre phare de la soirée nous avions le droit à deux autres combats.
Le premier combat sera une demie finale pour le championnat du monde junior en poids léger IBF, opposant le « vétéran » Kendall Holt (30ans, 31-27V-4D) à la star montante de la catégorie Danny Garcia (23 ans, 21 combats aucune défaite). Un combat un peu fade et surtout à sens unique, qui verra le challenger, Danny Garcia, s’imposer sur décision partagée des juges (l’un des juges devait être dans les vapes pour donner la victoire à Holt). Une belle occasion de se faire connaître pour Danny Garcia qui disputait son premier championnat en 12 rounds, à voir ce qu’il donnera en finale et surtout s’il rejoindra le circuit professionnel…
La deuxième rencontre était un championnat du monde des poids plumes IBF opposant Antonio De Marco (25ans, 28-25V-2D-1N) à Jorge Linares (26 ans,32-31V-1D). Un combat intense mené quasiment de bout en bout par Linares malgré une blessure sanguinolente à la base du nez dans le quatrième round suite à une accélération de De Marco. Au cours de la onzième reprise De Marco reviendra à la charge, il tape peu mais ses coups portent, son adversaire se retrouve ouvert à l’arcade et groggy. L’arbitre arrêtera le combat sur blessure avant un inévitable mais inutile KO de Linares. De Marco remporte le titre à la surprise générale par TKO.
Enfin le combat qui devait être le clou de la soirée pouvait commencer pour le titre mi-lourd WBC entre Bernard Hopkins (46 ans, 60-52V-5D-2N) et Chad Dawson (29 ans, 31-30V-1D). Mais finalement ce sera un flop  puisqu’au cours du second round, Hopkins, entraîné par son élan, se retrouvera sur Dawson qui se dégagera d’une poussée de l’épaule, le champion en titre se casse la gueule et ne trouve rien de mieux à faire que de se déboiter l’épaule (ce qui sera confirmé par un examen médical, sur le coup difficile de savoir si Hopkins ne simule pas une douleur imaginaire). Après un délibéré de quelques minutes, vidéos à l’appui, les juges décident d’attribuer la victoire à Chad Dawson par TKO alors que le clan Hopkins espérait une disqualification du jeune challenger. Pour avoir vu le match je ne peux qu’approuver la décision du jury et de l’arbitre, Dawson n’a fait que se dégager sans geste déplacé, quant à Hopkins il ne semble pas avoir fait grand chose pour amortir sa chute. Au final je dirai que le vieux roublard n’était pas prêt pour ce combat et qu’il a été victime de son propre jeu (mais je ne suis pas forcément très objectif vu que je n’apprécie pas particulièrement Hopkins). Reste à savoir maintenant si la décision sera contestée par les hautes instances de la boxe…
Un show globalement bien terne dont la boxe ne sortira certainement pas grandie…

Bref passage à la Fête du Boeuf de Païta

Fête du BoeufDimanche matin nous avons été faire un passage éclair à la Fête du Boeuf de Païta, non que l’on se soit soudain sentis inspirés par cette manifestation mais uniquement parce que Abra devait s’assurer que tout se passait bien sur le stand des Fraisiers de Païta. Le hasard a voulu que l’on arrive pile poil au moment où commençait l’une des attractions les plus populaires de cette fête : le dépeçage traditionnel d’un veau.
Avant d’aller plus loin je tiens à préciser que j’assume parfaitement ma condition de carnivore, je ne vais donc pas faire ma mijaurée en pleurant sur le triste sort de l’animal, d’autant que, traditionnel ou industriel (en abattoir), la bestiole n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive (à part une bonne dose de stress) avant de rendre son dernier soupir. Ce que j’ai plus de mal à comprendre par contre c’est l’intérêt d’assister à ce genre de démonstration, à vrai dire même sans y assister les commentaires au micro de l’animateur sont suffisamment éloquents pour se passer du visuel. Voilà en résumé les étapes du processus…
En guise de préambule le veau s’est fait couper les couilles (les animelles en politiquement correct mais ça revient ua même), il faut dire que l’une des autres attractions populaires du show est un concours de dégustation d’animelles de veau (et oui c’est la fête du boeuf, pas celle des veaux) ; n’ayant jamais goûté je ne me prononcerai pas sur la chose, disons simplement que ça ne m’inspire pas plus que ça. Ensuite notre veau, allégé de ses balloches, est conduit à la zone d’abattage et de dépeçage.
– L’abattage est net et sans bavure : une balle dans la tête. Trois en l’occurrence, « une balle fatale et les deux autres par sécurité pour s’assurer que l’animal ne souffrira pas » dixit l’animateur (heu… si le premier tir a été fatal on peut supputer que la bestiole est morte, donc qu’elle n’est plus en état de souffrir).
– Ensuite il faut saigner le veau (« Ecartez-vous messieurs, dames, ça va pisser le sang »). On tranche la gorge et on laisse l’animal se vider lentement mais sûrement.
– Troisième étape on ouvre la bête pour la vider de sa tripaille (en prime on a le droit à la recette des tripes à la mode de Caen alors que lesdites tripes sont encore fumantes).
– Ensuite on passe au dépeçage proprement dit, l’animal est proprement débarrassé de sa peau (à partir de là on s’est éloignés pour faire le tour des stands donc je n’ai plus vraiment écouté les commentaires).
– Dernière étape la découpe de la carcasse.
Emballé c’est pesé ! Un peu morbide comme spectacle, mais bon ça n’engage que moi… Ceci dit je répète que j’assume totalement ma condition de carnivore, j’adore la barbaque et je n’ai aucun remord à en manger autant que nos moyens financiers le permettent.