[DVD] Terminator Renaissance

Terminator RenaissanceDimanche on reste dans le blockbuster d’anticipation avec Terminator Renaissance, quatrième volet de la saga, réalisé cette fois par McG (si, si c’est son nom).
En 2018 alors que la guerre entre les machines et les humains fait rage depuis 14 ans, John Connor (Christian Bale), leader charismatique de la Résistance mais pas encore chef de guerre, prend la tête de ce qui pourrait bien être l’ultime assaut contre Skynet. Parallèlement Marcus (Sam Worthington) exécuté en 2003 émerge des ruines du laboratoires où son corps était conservé et ne tarde pas à rencontrer Kyle Reese (le père de John Connor, encore adolescent puisqu’il ne sera envoyé protéger Sarah Connor qu’en 2029)… Le destin des trois hommes est étroitement lié alors que la menace de Skynet s’étend.
Rappel des épisodes précédents :
Terminator (1984 – James Cameron) : en 2029 Skynet envoie un cyborg dans le passé, en 1984, afin d’éliminer Sarah Connor, la mère du futur leader de la Résistance. De leur côté les humains envoient Kyle Reese afin de la protéger.
Terminator 2 (1991 – James Cameron) : 1994, un cyborg envoyé par Skynet est chargé d’éliminer John Connor alors adolescent ; les humains envoient un Terminator ancienne génération afin de le protéger.
Terminator 3 (2003 – Jonathan Mostow) : 2004, à défaut d’avoir réussi à neutraliser John Connor, Skynet envoie leur dernier modèle de Terminator éliminer tous les futurs leaders de la Résistance ainsi que la future femme de Connor. De leur côté John et sa future épouse, aidé de leur propre Terminator décident de détruire Skynet.

Ce quatrième volet fait donc office de préquel à la saga, la grande question était de savoir ce que donnerait la franchise Terminator sans son interprète phare : Arnold Schwarzenegger (déjà avec le 3 sans James Cameron à la réalisation la différence se faisait sentir). Et d’un point de vue plus global de l’opportunité de réaliser cette préquel…
En effet si le film reste un divertissement plutôt réussi avec des effets spéciaux irréprochables il manque un petit quelque chose pour que la sauce prenne vraiment ; sans doute l’absence de repère dans le monde actuel (même si à la fin du troisième film les plans de Skynet n’ont pu être détournés). Le film se veut le point de départ d’une nouvelle trilogie (d’où le sous-titre Renaissance) se déroulant dans le futur, au coeur du conflit entre les humains et les machines… Là encore je trouve que le concept n’apporte pas grand chose à la franchise…
Bonne nouvelle par contre : 2012 ne marquera pas la fin de l’humanité… Mais bon la vision « cameronesque » de l’avenir n’est guère plus réjouissante pour les survivants.

En vrac et presque en direct live…

Depuis le début de la semaine dernière je suis en congés… Bien mérités après deux semaines de boulot franchement éprouvantes (je déteste devoir bosser dans l’urgence et justement chaque étude demandée était soudainement plus urgente que la précédente)…
J’occupe donc mon temps libre en faisant ce que je sais faire de mieux : glander ! Entre le salon pour bouquiner et le bureau (pour squatter le PC, que ce soit pour jouer ou pour errer sur le Net sans véritable but précis). Quand vraiment je me sens motivé je fais l’effort d’aller faire un tour en ville histoire de succomber à mes bas instincts consuméristes !
J’ai mis à profit l’une de mes nombreuses errances webesques afin de parcourir des blogs consacrés à l’alimentation, pas au travers de recettes de cuisine (trop banal) mais via des tests express de produits nouveaux ou originaux… J’ai trouvé deux sites qui sortent du lot, pas forcément par leur professionnalisme mais plutôt par leur intérêt général :
MiamZ consacré aux nouveautés et originalités agro-alimentaires
Drinky qui s’intéresse plus particulièrement à la boisson
Au travers les différents tests on prend conscience des conséquences de l’éloignement et d’une politique de soi-disant protection de l’industrie locale prétexte à de véritables sur-taxation (quant il ne s’agit pas d’embargos purement et simplement) sur certains produits alimentaires… Je ne m’étendrais pas sur la chose je pourrais rapidement devenir désagréable !

Et ce matin je n’ai pas repris le chemin du boulot, non que je joue les prolongations imprévues (une de mes spécialités professionnelles) mais simplement parce que j’avais posé deux semaines de congés. Le programme de cette seconde risque de ne pas être très différent de la précédente, à moins qu’avec Abra (en congés à partir de mercredi) nous ne décidions de bouger.
Dans l’immédiat ma priorité de cette seconde semaine de repos est d’aller voir un toubib afin de trouver une solution à une douleur au poignet et à la main qui me pourrit le quotidien depuis plusieurs semaines (quelques mois pour être tout à fait franc). Tendinite ? Aucune idée mais après trois semaines à me gaver d’Advil aucun changement à l’horizon, la douleur s’estompe avant de revenir au pas de charge… La seule chose qui me soulage est de me bloquer le poignet par une attelle mais c’est pas franchement le plus confortable ; j’ai donc décidé d’aller consulter demain en espérant avoir quelques éléments de réponse.

[DVD] 2012

2012Encore un week-end placé sous le signe des blockbuster Made in Hollywood au niveau des DVD que nous avons visionnés. En effet nous avons commencé par 2012, réalisé par l’expert en cataclysmes (Le Jour D’Après) et autre apocalypse en tout genre (Independance Day ou Godzilla) Roland Emmerich.
Cette fois c’est une violente éruption solaire qui provoque une déstabilisation de l’écorce terrestre accompagnée d’une série de catastrophes naturelles qui pourraient bien signer l’arrêt de mort de l’humanité tout entière. C’est dans ce contexte un tantinet agité qu’un homme (John Cusack) va faire tout son possible pour sauver les siens et rejoindre des survivants triés sur le volet (de par leur importance pour la survie de l’humanité ou simplement de par leur aptitude à se payer le voyage) par les autorités…
Comme je l’ai mentionné au début de ce post en matière de catastrophe le gars en connaît un rayon et de fait il n’y a rien à redire aux effets spéciaux qui sont spectaculaires et font oublier un scénario sans grande originalité, heureusement servis par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres. Bref sans révolutionner le genre ça reste un film catastrophe qui se hisse sans peine au-dessus de la moyenne du genre.
A en croire le calendrier Maya le monde, tel que nous le connaissons est appelé à disparaître le 21 décembre 2012  ; apocalypse ou début d’une nouvelle ère ? La question reste posée tout comme le facteur à l’origine de cette « fin du monde » reste à déterminer. Pour ma part je préfère en rire qu’en pleurer, je suis plus que sceptique sur l’une ou l’autre des options dans un aussi court laps de temps… Mais bon je ne suis pas un expert, juste un éternel optimiste épicurien. Et surtout il faudrait plus que ça pour me pourrir la fête de mon quarante-cinquième anniversaire (le 21-12-2012) !
Pour les plus curieux je vous invite à télécharger le documentaire réalisé par France 4 et présenté par Eric Laugérias, 2012 – La Conspiration De L’Apocalypse (la chose est dispo sur Youtube ou via les plateformes de téléchargement les plus répandues). Le gars se contente d’énumérer les diverses hypothèses, scientifiques, spirituelles ou humaines pouvant corroborer la théorie Maya ; il ne porte aucun jugement sur les théories abordées, laissant des experts (plus ou moins crédibles selon le ressenti de chacun) justifier leur point de vue… A éviter toutefois si vous êtes du genre conspirationniste sinon ça va vous pourrir les 30 prochains mois !

[BOUQUIN] JC Grangé – La Forêt Des Mânes

La Forêt Des MânesUltime volet de sa trilogie consacrée au Mal Absolu après La Ligne Noire et Le Serment Des Limbes Jean-Christophe Grangé nous fait voyager en Amérique Centrale (Guatemala et Nicaragua) et en Amérique du Sud (Argentine) dans son nouveau thriller, La Forêt Des Mânes.
L’on y suit une magistrate française qui se lance, en dehors de tout cadre légal, sur la piste d’un tueur en série auteur de quatre meurtres à Paris. C’est en espionnant illégalement le psy de son ex qu’elle découvre des indices permettant de remonter la piste sanglante du tueur…
Ce n’est certes pas le meilleur roman de JC Grangé, la baisse de régime constatée avec Miserere se confirme, mais ça demeure du thriller haut de gamme avec un scénario richement documenté (notamment sur les années sombres qui ont marqué l’histoire de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud).
Outre l’aspect historique c’est surtout le voyage intérieur et la métamorphose du personnage principal qui est disséqué, à paris elle était l’ombre d’elle même entre une vie professionnelle réussie mais pas épanouie et une vie personnelle complétement inexistante elle tenait debout à grand renfort d’antidépresseurs ; au fil de son périple elle se métamorphose littéralement tandis qu’elle se découvre. Ce voyage sera pour elle la meilleure des thérapies… Si elle y survit !
Pour ce qui est du thriller à proprement parler c’est sans grande originalité et sans réelle surprise mais il a au moins le mérite de tenir la route ; on pourrait presque reprocher à JC Grangé d’avoir cédé à la facilité comme certains de ses pairs avant lui. Mais ce serait injustement oublier les dimensions historiques et psychologiques (pour ne pas dire psychanalytiques) du roman… Le verdict final sera donc un OUI mais un OUI mitigé, c’est bien mais il nous a habitué à l’excellence donc on reste sur notre faim.

[BOXE] Floyd Mayweather Jr vs Shane Mosley

Mayweather / MosleyLa boxe, malgré son surnom de noble art, ne bénéficie du même battage médiatique que tous ces sports où il faut courir après une baballe, j’ai donc décidé de me faire l’écho de toutes les grandes rencontres proposées par Canal+. Ainsi hier après midi Canal + nous proposait de suivre ce qui a été annoncé comme un duel au sommet dans la catégorie welter entre le toujours invaincu Floyd Mayweather et le presque vétéran Shane Mosley. Combat sans enjeu puisqu’aucun titre n’est disputé, mais ce n’est pas pour autant que le combat ne rapportera rien au vainqueur, de son propre aveu Mayweather ne se bat pour un titre mais pour de l’argent…
C’est vrai qu’avec son palmarès (40 combats et autant de victoires dont 25 par KO, et 18 titres de champion du monde dans 5 catégories) Floyd Mayweather peut afficher une certaine arrogance mais en boxe tout peut se jouer sur un seul coup ; surtout quand son adversaire est aussi un grand champion (53 combats pour 46 victoires dont 39 par KO). Et c’est bien ce qui a failli se produire lors de la seconde reprise, Mayweather qui ne semblait pas franchement pressé d’entrer dans le match s’est pris une droite qui l’a fortement ébranlé (heureusement en fin de round… c’est encore chancelant qu’il a regagné son coin).
Ce sera là la seule réelle opportunité de Mosley, dès lors Mayweather prendra possession du ring et dominera les 10 rounds suivants sans parvenir toutefois à faire mordre la poussière à son adversaire.  Victoire aux points pour Mayweather au terme d’un combat qui ne restera sans doute pas dans les annales…
A l’issue du combat Mayweather a annoncé haut et fort qu’il attendait de pied ferme le prodige philippin Manny Pacquaio ;  mais uniquement si ce-dernier accepte de se soumettre aux tests anti-dopage. Et c’est là que le bât blesse car de son côté Pacquaio affirme que sa religion lui interdit toute prise de sang dans les 30 jours précédant un combat… C’est sûr qu’un contrôle anti-dopage un mois avant un combat ce n’est pas très crédible… Tout comme l’excuse bidon de Pacquaio !
C’est dommage car du coup non seulement on se prive d’un combat qui promet d’être un moment d’anthologie dans la boxe mondiale mais surtout on doute de la crédibilité de Pacquaio ; concrètement son refus ne peut signifier qu’une chose : il est chargé à bloc sur le ring…
Mayweather avait déjà mis un terme à sa carrière en 2006, quittant les rings invaincus (ce qui est plutôt rare dans le monde de la boxe) faute d’adversaires il est probable qu’il parte à la retraite sans jamais avoir connu la défaite.

[DVD] Avatar

AvatarPour notre pause DVD du week-end nous avons fait dans la valeur sure avec Avatar de James Cameron.
Sur Pandora un marine infirme (Sam Worthington) participe au projet Avatar, en prenant à distance le contrôle d’un être hybride entre humain et Na’vi (le peuple autochtone de Pandora) afin d’essayer de gagner la confiance d’un puissant clan Na’vi. Pour y parvenir il va devoir passer par les différentes étapes d’une initiation qui fera de lui un véritable Na’vi. Si sa mission initiale était d’infiltrer le clan il va progressivement apprendre à voir la vie à travers la façon d’être et de penser des Na’vi, victimes colonisées par les humains qui n’hésitent pas à détruire la nature pour exploiter un précieux minerai… Quitte à tuer la planète et ses habitants.
Comme je vous le disais dans ma chronique consacrée à District 9 les deux films présentent l’humain comme l’ennemi mais la comparaison s’arrête là. Pour des raisons budgétaires déjà, quand District 9 affiche un modeste budget de 30 millions de dollars, Avatar est à ce jour le film le plus cher jamais réalisé avec un budget record de plus de 500 millions ! Et forcément la différence se voit à l’écran… Si les deux films sont politiquement engagés Avatar est avant tout une fable écologique et pour nous faire prendre conscience de cet environnement cher aux Na’vi c’est un peuple, une faune et une flore qui ont été imaginées par les équipes techniques du film et le résultant est tout simplement bluffant on prend une véritable claque visuelle en découvrant Pandora.
Mais rassurez vous Avatar n’est pas simplement beau (pour ne pas dire magnifique) il est aussi parfaitement réussi, émotion, action, humour et effets spéciaux cohabitent et sont parfaitement dosés pour que le message passe. Certes on pourrait reprocher l’aspect un peu clichés des militaires bourrins lobotomisés et des industriels véreux qui ne pensent qu’au fric face à des Na’vi qui ne demandent qu’à vivre en harmonie avec leur environnement mais au final le message n’est pas aussi simpliste qu’il n’y paraît. Enfin difficile de passée à côté de la bande son signée James Horner (un des grands noms de la musique de film) qui colle parfaitement à l’image et au scénario.
Bref c’est encore un coup de maître réussi par James Cameron qui pulvérise le record jusqu’alors détenu par Titanic (son précédent film) en terme de box office mondial (avant sa sortie en DVD Avatar a déjà été largement amorti avec plus de 2.6 milliards de recettes). Succès public, succès critique aussi mais finalement assez peu de récompenses obtenues (pour la petite histoire le grand gagnant des Oscars 2010 est le film Démineurs réalisé par Kathryn Bigelow qui est aussi l’ex-épouse de Cameron).
D’ores et déjà James Cameron a annoncé que le projet Avatar serait une trilogie, le second volet, annoncé pour 2011, devrait nous faire découvrir le monde aquatique de Pandora alors que le troisième s’intéresserait à l’ensemble du système Alpha Centauri AB. J’espère juste que les prochains films seront tout aussi réussi que celui-ci mais venant de Cameron je ne fais guère de soucis sur ce point, le type a une nette tendance à transformer en or tout ce qu’il touche…

[DVD] District 9

District 9Après un bilan en demi-teinte face à un présumé blockbuster place à une production plus modeste qui fit pourtant frémir le box-office, dimanche nous avons en effet opté pour District 9, premier film du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp.
Suite à un problème technique des extra-terrestres sont accueillis sur Terre mais parqués dans un ghetto de la banlieue de Johannesburg, le fameux District 9. Après 30 ans de cohabitation pas toujours cordiale avec les humains il est décidé de les expulser vers un ghetto encore plus pourri. Opération de routine pour le responsable chargé de superviser les opérations (Sharlto Copley) avec soutien militaire, juste au cas où. Mais les choses se compliquent quand il est infecté par une substance alien qui l’entraine inéluctablement vers une mutation extra-terrestre. Ses alliés d’antan deviennent ses ennemis, propageant de fausses rumeurs afin de le discréditer et de justifier la traque dont il fait l’objet. Quand il parvient à prendre la fuite il devient, pour tous, l’homme à abattre ; traqué par l’armée il n’aura d’autres choix que de se réfugier dans le District 9 et y trouver des alliés inattendus…
Le film commence comme un énième vrai faux-documentaire avec des extraits de reportages et des interviews… Soupir las et désabusé… Pfft encore… Mais heureusement ça ne dure qu’un temps, dès que les choses sérieuses commencent on se retrouve face à un « vrai » film. Le projet du jeune réalisateur a su séduire Peter Jackson (réalisateur notamment de la cultissime trilogie Le Seigneur Des Anneaux) qui endosse la casquette de producteur, lui donnant ainsi l’occasion (et les moyens) de réaliser son rêve. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’essai a été brillamment transformé… Et largement rentabilisé !
Sous couvert de science-fiction le film n’en reste pas moins un plaidoyer pour la tolérance, plaidoyer dans lequel nous, les humains avons le mauvais rôle et les aliens sont nos victimes (un concept qui n’est pas sans rappeler Avatar de James Cameron). Que le film se situe en Afrique du Sud n’a rien d’un hasard ou d’un concours de circonstances, la situation décrite fait clairement penser à l’apartheid et au racisme latent voire à la xénophobie pure et dure… Si dans la première partie du film le personnage principal est une véritable tête à claques multipliant les bourdes (pour ne pas dire les clichés du beauf basique), face à sa mutation, il va devoir apprendre à ouvrir les yeux et à voir les choses autrement.
Le succès a été au rendez-vous aussi bien de la part de la critique que du public, à croire que tout le monde est tombé sous le charme de cet OVNI cinématographique et franchement il y a de quoi succomber. Original et plein de fraîcheur malgré un scénario dramatique ce film souffle un vent de renouveau sur un genre qui avait une nette tendance à se reposer sur ses lauriers, un peu de sang neuf qui n’est pas pour déplaire. D’autant que tout est parfaitement maîtrisé, du jeu des acteurs (pour la plupart inconnus) à l’image volontairement brute sans oublier la clé de voute de la SF : les effets spéciaux, qui sont présents mais pas omniprésents, ils viennent enrichir le contenu et non masquer des faiblesses scénaristiques.
Bref j’ai été conquis par la chose, une suite est d’ores et déjà annoncée et franchement ce n’est pas juste histoire de surfer sur le succès, il reste en effet beaucoup de questions en suspens après le clap de fin. District 9 nous a mis l’eau à la bouche, espérons que District 10 nous comblera tout autant, voire plus…

[DVD] Clones

ClonesAprès un week-end cinéphile Made in France retour à Hollywwod pour nos pauses DVD du week-end et du 100% science-fiction même si les deux films sont diamétralement opposés comme vous pourrez le constater. On commence par du pur produit hollywoodien avec Clones de Jonathan Mostow (réalisateur entre autres de Terminator 3).
Commençons, comme d’hab, par un rapide coup d’oeil sur le scénario. Dans un futur plus ou moins proche les humains ont pris l’habitude de vivre leur vie par le biais de clones de substitution qui se livrent aux tâches du quotidien à la place de leurs propriétaires avachis dans des fauteuils de stimulation. Tout pourrait ainsi aller pour le mieux jusqu’au jour ou une attaque contre un clone semble aussi être responsable de la mort de son propriétaire. Un agent du FBI (Bruce Willis) se lance sur la piste de l’assassin mais va rapidement être contraint de mener l’enquête sans son clone afin de dépêtrer le virtuel du réel et de déjouer un complot de grande envergure…
Vous l’aurez compris pour la énième fois Bruce Willis endosse le costume du sauveur de l’humanité, heureusement c’est un rôle dans lequel il se débrouille plutôt bien. C’est d’ailleurs ce qui sauve le film car en dehors de ça il a un arrière goût de déjà vu très prononcé ; en fait il prend plusieurs éléments de divers films (I, Robot, A l’aube Du Sixième Jour…) et les mixe sans grande originalité. Non seulement le scénario manque d’originalité mais, histoire d’enfoncer le clou, il est sans réelle surprise ; dommage car le thème principal, à savoir la substitution de l’humain par la machine, aurait mérité un traitement plus approfondi mais là il n’est que survolé (pour ne pas dire effleuré).
Contrairement aux apparences je ne suis pas en train de vous dire que le film est une sinistre daube, loin s’en faut même, c’est juste qu’on aurait aimé un peu plus de piment et de profondeur. Au final c’est juste une énième grosse production comme Hollywood sait les faire, du grand spectacle certes, mais sans réelle saveur… Peut être que cette fadeur est liée au label Disney qui a voulu s’essayer à un film plus adulte qu’à l’accoutumée, hmouais pas franchement convaincant dans ce cas votre coup d’essai les gars ; vaut mieux que chacun reste dans son registre de prédilection… Pas mal mais peut mieux faire et surtout aurait pu être tellement mieux ; tel est mon sentiment général à la fin du film, et croyez moi c’est plutôt frustrant comme impression. D’où cette critique plutôt mitigée…

Chronique d’une soirée TV…

Soirée branchée sur TF1 hier soir avec un nouvel épisode de Koh Lanta.
Indéniablement ce Choc des Héros n’a rien de franchement captivant, il serait même fade, pour ne pas dire insipide, d’ailleurs à en croire les chiffres d’audience nous ne sommes pas les seuls à nous en lasser. Pour être tout à fait franc nous avions zappé les deux dernières émissions, se contentant de parcourir sur le net un résumé de l’émission.
Résumé des épisodes précédents donc pour commencer ce post. Première escale chez les Jaune, les anciens candidats, on ne compte qu’une élimination, Mohamed, entré en cours de jeu dans une équipe soudée il était évident qu’il ferait les frais du premier conseil. Chez les Rouge, les anciennes gloires du sport, l’hécatombe se poursuit avec l’élimination de Gwendal Peizerat (le patineur), désigné par Taïg Khris (roller-boy) lors du Conseil des Ambassadeurs précédant la réunification, suivie de celle de Djamel Bouras (le judoka).
Ainsi hier soir l’équipe soi-disant réunifiée opposait en fait deux clans, un groupe de 3 anciens sportifs  face à 6 anciens candidats. Au terme de l’épreuve d’immunité c’est Frédérique Jossinet (judoka) qui est intouchable, Taïg Khris étant lui aussi intouchable pour cause de blessure (rien de dramatique, juste une piqure de picot) la logique aurait voulu que ce soit Myriam Lamare  qui soit virée mais les anciens candidats, sans doute excédés par les jérémiades à répétition de Christina voteront à l’unanimité contre elle.

Mais le véritable objectif de ce post n’est pas de vous proposer un résumé perso de Koh Lanta mais plutôt de dénoncer la télé poubelle made in TF1. En effet si Koh Lanta reste plus ou moins divertissant la chaine a déjà fait très fort dans la télé réalité pourrie ; pouvait-elle tomber plus bas que Secret Story ou La Ferme Des Célébrités ? La réponse est oui, nous en avons eu la preuve hier soir avec l’émission L’Amour Est Aveugle.
Programme présenté par Arnaud Lemaire (un soi-disant ex-mannequin peroxydé aussi charismatique qu’un poulpe échoué en plein soleil) dans lequel 3 femmes et 3 hommes sont hébergés selon leur sexe chacun dans une aile de la maison ; les seuls moments mixtes se déroulent dans une chambre noire où les candidats sont sensés apprendre à se connaître et pourquoi pas à s’aimer. Et histoire de corser le truc (comprendre faire encore plus glauque) deux nouveaux candidats (un homme et une femme) font leur apparition en cours d’émission, l’objectif étant dans un premier d’éliminer un candidat de chaque groupe avant de laisser les nouveaux couples se découvrir…
Dans l’obscurité tout est permis ça se bécote et ça se pelote à tout va… Glauque à souhait mais aussi pathétique et affligeant ! Pour tout vous dire je n’ai pas tenu jusqu’au bout mais je voulais voir à quoi ça pouvait ressembler histoire d’en causer ici. Le résultat est exactement ce à quoi je m’attendais : de la merde à l’état brut ! Ce qui me rassure c’est que ce n’est que la seconde émission et déjà les audiences sont en chute libre…

[DVD] Micmacs A Tire-Larigot

Micmacs A Tire-LarigotChronique tardive de notre seconde pause DVD du week-end dernier mais à ma décharge je dirai qu’actuellement j’ai un emploi du temps professionnel franchement lourd ; entre les études urgentes à boucler avant mon départ en congés et la démission surprise d’un collègue je ne sais plus trop où donner de la tête. Du coup quand je rentre la motivation n’est pas vraiment au rendez-vous pour rédiger mes posts…
Mais revenons à nos moutons, si nous sommes restés dans le cinéma français nous avons toutefois radicalement changé de registre puisque c’est le film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs A Tire-Larigot qui sera au programme de ce dimanche en attendant nos deux épisodes hebdomadaires de  Desperate Housewives.
Bazil (Dany Boon) n’a pas de bol avec les armes, non seulement son père est tué par une mine entraînant sa mère dans une profonde dépression mais quelques années c’est lui qui se prend une balle perdue en pleine tête. S’il survit miraculeusement à l’accident il se retrouve licencié et à la rue avant d’être « adopté » par une troupe de chiffonniers. Le hasard faisant bien les choses il se retrouve un jour face aux fabricants d’armes responsables de ses déboires (qui, encore un heureux coup du sort, sont face à face dans la même rue). Les industriels refusant d’admettre une quelconque responsabilité (et donc une éventuelle compensation) Bazil et ses nouveaux amis décident de se venger de ces marchands de mort…
Moins narratif qu’Amélie Poulain on retrouve la « griffe Jeunet » dans l’univers visuel d’une incroyable richesse et un tantinet déjanté  (l’exemple le plus flagrant étant l’antre des chiffonniers). Histoire de coller à ce visuel le scénario est lui aussi plein de surprises et abracadabrant mais l’idée n’est pas de nous faire un Lord Of War made in France mais plutôt de nous offrir un divertissement à la David contre Goliath plein d’imagination.
Pari réussi au final à condition de ne pas perdre de vue la dimension divertissante du spectacle, on sourit et l’on rit même face aux trésors d’imagination que vont déployer la petite troupe de chiffonniers pour liguer les fabricants d’armes l’un contre l’autre. Sans oublier bien entendu la fabuleuse galerie de portraits que propose la joyeuse troupe de chiffonniers (menée par Jean-Pierre Marielle et Yolande Moreau).