Nettoyage de printemps dans mon audiothèque…

Depuis quelques jours j’ai entrepris de donner un coup de jeune à ma collection de MP3, il faut dire qu’au fil des années j’ai rippé un bon nombre d’albums d’abord en MP3 à 128 Kbs puis en augmentant progressivement le bitrate en fonction de mes exigences pour aujourd’hui ne faire que du 320 Kbs ; l’objectif de ce nettoyage de printemps serait, dans l’idéal, de me créer une collection d’albums uniquement en MP3@320 mais deux problèmes se posent :
– D’une part je ne possède plus certains CD pour X raisons (perdus, prêtés et jamais rendus…)
– D’autre part je ne suis pas certain que mon lecteur apprécie de ripper à la chaîne des CD
Heureusement la solution existe en ayant recours à Vuze et aux torrents disponibles sur le Net, qui plus est avec les débits dont nous disposons actuellement l’on obtient plutôt rapidement l’album demandé (à condition qu’il soit partagé sur le réseau), et ça permet aussi de compléter notre collection mais ça il faut pas le crier sur tous les toits parait que c’est pas bien… Une fois les albums sur la bécane il ne reste plus qu’à les tagger proprement (je suis plutôt maniaque sur ce point) et le tour est joué.
Voilà les logiciels que j’utilise pour ce grand ménage (à noter qu’ils sont tous gratuits et disponibles avec la Liberkey) :
– D’abord j’identifie le bitrate de mes fichiers avec Audio Identifier afin de lister les albums à passer en 320
– Ensuite je rippe mes CD avec BonkEnc sans oublier de définir le bitrate de sortie (320 en CBR)
– Enfin je personnalise les tags avec MP3Tag
Pour les CD manquants à l’appel inutile de télécharger Vuze si vous ne l’avez pas sur votre bécane, µTorrent (lui aussi sur la Liberkey) fait tout aussi bien l’affaire ; étant naturellement méfiant je vérifie les fichiers obtenus en les scannant avec Audio Identifier afin de m’assurer qu’il s’agit bien de MP3@320.

Les intégristes audiophiles me demanderont sans doute (avec leur esprit ouvert et tolérant qui les caractérise) : « A quoi bon t’emmerder avec du MP3 tout pourri alors que tu pourrais ripper/télécharger directement en FLAC ?« .
A cela je répondrais deux choses :
– D’une part mon PC n’est pas équipé de matos audio haut de gamme donc je ne vois pas l’intérêt d’avoir des fichiers en FLAC si le matériel ne suit pas ; en l’occurrence le MP3@320 me convient parfaitement.
– D’autre part ma capacité de stockage n’est pas illimitée ; hors le FLAC véritable (rippé à partir du support original et non converti à la base de fichiers MP3) étant par définition sans perte est plutôt gourmand en terme de stockage.
Je pourrai aussi ajouter, dans le cas d’albums dont nous ne disposerions pas du support original, que le temps de téléchargement est largement plus long d’une part en raison du poids des fichiers (logique) mais aussi du fait du nombre souvent réduit de sources. Et pour finir sur une note moins constructive je leur dirai simplement : « J’fais c’que j’veux ! Occupe toi de tes oignons !« …

Un week-end de petits plaisirs divers et variès…

Comme Abra bosse depuis peu à la Clinique Baie des Citrons (à mi-temps l’après-midi, mais malheureusement en CDD de courte durée) elle a décidé de mettre à profit ce supplément de salaire bienvenu pour nous offrir un week-end fait de petits plaisirs divers et variés.

Après un petit déjeuner copieux en provenance de l’Atelier Gourmand (une des 3 boulangeries de la chaîne Fournil Gourmand, qui propose un vaste choix de pains et de viennoiseries au top du top niveau goût) on s’est mis en route pour les courses d’usage samedi matin. Après un bref retour à l’appart le temps de ranger nos achats et de souffler un peu nous avons mis le cap sur le snack Chez Jordy pour un déjeuner qui change des sempiternels sandwiches du week-end. Comme d’hab il n’y a rien à redire, les plats sont bien cuisinés, copieusement servis et c’est certainement l’établissement qui offre le meilleur rapport qualité/prix de la place. La carte propose un mélange de plats asiatiques et de cuisine occidentale, c’est vers cette seconde option que nous nous sommes tournés, Abra ayant opté pour une entrecôte à la crème avec des frites et moi pour des moules à la crème avec des frites, et deux Coke Zero en boisson. On sort de là pleinement rassasiés et avec une addition de moins de 4.000 XPF (31 € je ne sais pas ce que ça peut représenter dans l’assiette en Métropole).
Au programme de l’après-midi glande digestive devant les PC, sur Dragon Age Origins pour moi et sur La Guerre Des Dragons pour Abra (pour ma part j’ai laissé le jeu en stand-by le temps de finir ma partie sur DAO qui est quand même nettement plus abouti). Histoire de finir la journée en beauté et de rester fidèle à nos (mauvaise) habitudes nous avons entamé la soirée avec un apéro dinatoire avant de plonger dans les bras de Morphée…

La journée de dimanche sera elle aussi placée sous le signe de la glande, avec une matinée PC et un après-midi TV (devant Canal+ pour suivre la saison 2 de Nurse Jacky et la saison 7 de Desperate Housewives). Notre pause plaisir sera le temps d’un déjeuner carnivore, au menu deux méga côtes de boeuf (700 gr pièce) simplement revenue à feu vif dans un peu de beurre le temps de bien saisir les deux faces, l’idée étant que la viande reste saignante (je ne vois pas comment cuire un morceau pareil à point… à moins de vouloir manger de la semelle) tout en étant grillée à l’extérieur et chaude à coeur. Certes la viande était un peu grasse mais ça ne nous a pas empêché de nous régaler… Le temps de faire descendre tout ça et l’on terminera sur une note sucrée avec un assortiment de barres chocolatées (« dessert » improvisé en dernière minute vu que l’on avait rien prévu).

Voilà un week-end 100% réussi comme on aime, ne rien faire sinon se faire plaisir… Dommage que ça ne dure que deux jours et qu’il faille déjà retourner au boulot !

[CONSO] AOC V22+

AOC V22+Petit plaisir couteux (36.000 XPF, plus de 300 € alors qu’il est proposé pour moins de 200 € sur divers sites marchands français) mais nécessaire en ce début de mois, je me suis en effet offert un nouvel écran pour pallier les défaillances répétées de mon Viewsonic. En effet depuis quelques semaines il devenait de plus en plus pénible à démarrer (j’étais obligé d’éteindre et rallumer à plusieurs reprises avant qu’une image ne se décide à apparaitre… la dernière fois ce n’était pas loin de 200 essais consécutifs autant dire que ma patience légendaire était mise à rude épreuve par ce genre de contretemps) ; bref pour éviter les prises de tête je laissais le PC allumé en permanence ce qui n’est pas franchement l’idéal ni en terme d’économie, ni en terme d’espérance vie du matos.
J’ai donc, dans un premier temps, fais le tour des revendeurs de la place histoire de me faire une première idée de l’offre et des prix, ensuite j’ai fouiné sur le Net afin de parcourir les différents tests des modèles sur lesquels j’avais flashé avant de finaliser mon choix. And the winner is… Le modèle V22+ de la marque AOC, un écran 22 pouces au format 16:10 (résolution maximale de 1680×1050), en LED avec un contraste max de 1.000.000:1 et un temps de réponse de 2 ms. Bref un beau petit joujou qui offre l’un des meilleurs rapports qualité/prix actuellement disponible.
N’utilisant quasiment jamais mon PC pour visionner des films (quoique avec les crises de plus en plus fréquentes de mon lecteur DVD il va sans doute falloir songer sérieusement à cette éventualité) le format 16:9 ne m’apportait pas grand chose, un contraire je trouve même que le 16:10 se prête mieux au jeu vidéo. Et justement la meilleure façon de me faire une idée de la chose est justement de me replonger dans un jeu, l’occasion rêvée de reprendre ma dernière partie de Dragon Age Origins, laissée à l’abandon depuis bien longtemps. Rien à redire la qualité est bel et bien au rendez-vous, le rendu est irréprochable et du coup il ne m’a fallu que quelques minutes pour me replonger dans l’ambiance du jeu…
Lire le test du AOC V22+ sur LCD-Compare.

[BOUQUIN] Stephen King – Dôme

Stephen King - DômeComme il fallait s’y attendre dès que j’ai eu le dernier Stephen King entre les mains, un pavé en deux tomes intitulé Dôme, je m’y suis plongé toutes affaires cessantes (comprendre que j’ai immédiatement largué ma lecture en cours).
Un beau matin, alors que la journée s’annonçait plutôt agréable, la petite ville de Chester Mill est brusquement coupée du monde par un dôme invisible et infranchissable qui respecte scrupuleusement les limites de la commune. Si l’apparition brutale de ce mur provoque son lot de catastrophes ce n’est pourtant que le début du cauchemar pour les habitants de Chester Mill… Plus le dôme parait indestructible et plus le désespoir frappe la ville, plus le chaos menace. Mais d’autres en tirent profit pour asseoir leur autorité sur une population de plus en plus terrorisée et donc soumise. Pour ceux qui refusent cet état de fait il devient urgent de trouver l’origine du dôme et de le détruire…
Un peu long comme résumé mais conviendrez qu’il n’est pas aisé de condenser une intrigue de plus de 1200 pages en quelques lignes ; à noter d’ailleurs, pour l’anecdote que c’est là le troisième plus « gros » roman de Stephen King derrière Ca et Le Fléau et je peux vous assurer qu’il tient la comparaison en terme de qualité avec ces deux romans, considérés par beaucoup comme des références dans l’univers de l’auteur.
Et oui je n’ai pas peur de dire (et je ne suis pas le seul) que Dôme est un grand cru signé Stephen King, l’un des meilleurs qu’il ait écrit depuis longtemps, une claque que l’on pourrait résumer à un simple « Waow ! » ; mais ce serait un peu bâclé comme chronique non ? Alors on essayer d’aller plus loin dans l’analyse…
Ceux qui connaissent Le Fléau noteront quelques similitudes si ce n’est que là on se place à l’échelle d’une petite ville et non du monde, ce qui n’empêche que l’on retrouve le sempiternel combat entre le Bien et le Mal, avec des « gentils » attachants et des « méchants » à vomir mais ce n’est là qu’une infime partie du bouquin, le limiter à cela serait passer à côté de l’essentiel.
Les personnages d’abord, bien que leur nombre soit impressionnant on ne s’y perd jamais à se demander qui est qui, mais bon il faut dire aussi que, au fil des chapitres, les rangs s’éclaircissent (souvent de façon brutale). Puis il y a l’intrigue qui, comme d’hab avec Stephen King, est rondement menée, allant crescendo jusqu’à rendre la lecture presque fébrile tant on veut en savoir plus. Enfin il y a la touche du King, une écriture fluide parfaitement découpée faite pour nous scotcher au bouquin ; prenons par exemple le premier chapitre de la première partie, deux courtes pages pour nous décrire une leçon de pilotage dans des conditions idéales puis la dernière phrase : « Il leur restait quarante secondes à vivre. ».
Je pourrais continuer cette litanie durant des pages et des pages tant la richesse et l’intensité de ce bouquin m’ont laissé sur le cul mais au lieu de ça je préfère vous laisser découvrir par vous même cette petite merveille de la littérature fantastique. Ah si juste une chose pour terminer, bien que l’on ne doute à aucun moment de l’origine surnaturelle du dôme (aucune technologie humaine n’est capable de produire un truc pareil… heureusement) on se prend toutefois à espérer autre chose mais là encore je vous assure que l’auteur vous réserve une surprise de taille…
Bon allez maintenant, filez l’acheter, l’emprunter, le voler ; bref lisez-le ! Quant à moi je m’en retourne à ma lecture précédente, elle me paraissait déjà un peu fade avant mais maintenant elle risque de devenir franchement insipide…

[DVD] Buried

BuriedAfin de ne pas déroger à nos bonnes habitudes nous nous sommes offerts une pause DVD samedi après-midi avec Buried, un thriller espagnol signé Rodrigo Cortès.
Quand Paul Conroy (Ryan Reynolds), un entrepreneur américain en mission en Irak, reprend connaissance après que son convoi ait été attaqué par des insurgés il ne lui faut que quelques minutes pour comprendre qu’il est enfermé dans un cercueil, enterré vivant. Outre son briquet Zippo il n’a pour seul contact avec l’extérieur un téléphone portable à moitié chargé. Non seulement il va devoir lutter contre sa propre panique mais aussi faire face aux exigences de ses ravisseurs et subir l’impuissance et l’incompréhension d’une administration américaine complètement dépassée…
Le jeune réalisateur espagnol signe là son second film (mais le premier sorti en France) et réussi à nous scotcher à notre fauteuil avec un seul acteur présent physiquement (les autres ne sont que des voix) et pour unique décor l’intérieur dépouillé d’un cercueil. Un pari osé mais la sauce prend parfaitement et l’on partage l’angoisse et le désespoir de son personnage principal tout au long de ce huis-clos particulièrement oppressant.
Contrairement à ce que je pensais avant de le regarder le film ne souffre d’aucune longueur, il faut dire aussi que l’on assiste au calvaire du prisonnier quasiment en temps réel et plus l’oxygène manque dans le cercueil plus l’on retient notre souffle, croisant même les doigts dans l’attente du dénouement. Certes on peut relever certaines incohérences (ou de simples interrogations) mais rien qui ne nuise réellement au film. On peut aussi s’interroger sur certaines actions du personnage mais essayez de vous imaginer dans la même situation : êtes vous absolument certain d’avoir un comportement parfaitement rationnel ? Personnellement j’en doute…
A défaut d’avoir un chef d’oeuvre entre les mains je dirai que l’on a un film maîtrisé et réussi qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde. D’ores et déjà je compte bien suivre la carrière de Rodrigo Cortès et Buried restera encore longtemps dans le top 10 de mes films les plus oppressants (un genre dans lequel le cinéma espagnol semble vouloir se creuser une place d’honneur). Comme quoi il n’y a pas forcément besoin d’un budget faramineux et d’effets spéciaux hors du commun pour scotcher le spectateur, le talent compense tous les moyens techniques possibles et imaginables, Buried le prouve une fois de plus…

[DVD] Freddy – Les Griffes De La Nuit

Freddy (2010)A la veille de ce long week-end pascal j’ai décidé de m’offrir une journée de repos supplémentaire en prenant mon vendredi en récup. J’ai profité de l’occasion pour m’offrir une pause DVD avec Freddy, un remake signé Samuel Bayer d’un des piliers du cinéma d’horreur, j’ai nommé Les Griffes De La Nuit de Wes Craven.
Pas de surprises donc au niveau du scénario. Cinq ados voient leur sommeil perturbé par des cauchemars mettant tous en scène un même homme défiguré dont une des mains est prolongée par des griffes acérées en acier. Quand les premiers commencent à mourir, massacrés pendant leur sommeil, il devient  évident que leur tueur est ce monstre qui hante leurs rêves. Mais comment vaincre un ennemi qui n’existe que dans leurs rêves ? Sans doute en se replongeant dans un passé que tout le monde semble vouloir oublier. Mais combien de temps résisteront-ils au sommeil et à ses rêves mortels ?
Pas facile pour un réalisateur plutôt modeste de prendre le relai de Wes Craven et de revisiter le mythe de Freddy Krueger sans le dénaturer, si les puristes trouveront surement à redire, ne serait-ce que pour la forme, je trouve pour ma part qu’il s’en sort plutôt bien, on retrouve bien l’ambiance sombre et l’angoisse du film original.
A vrai dire c’est surtout Jackie Earle Haley (interprète de Rorschach dans Watchmen… encore un rôle masqué) qui hérite du plus gros défi : celui d’endosser le costume de Freddy à la place de Robert Englund qui a interprété Krueger durant toute la saga, du meilleur (sans contexte Les Griffes De La Nuit) au pire (l’aberrant Freddy vs Jason) ; s’il s’en sort plutôt bien il ne parvient pas à faire oublier le Freddy original, notamment du fait de l’absence totale de second degré dans son interprétation.
Impossible de ne pas comparer le remake à son modèle et, même si le film est convaincant, il lui manque un petit quelque chose pour se hisser à la hauteur de son aîné mais bon il est vrai qu’il ne bénéficie pas de l’effet de surprise à moins de ne pas connaître le film original (ce qui serait à la limite du sacrilège). Quant à savoir si ce remake était un choix judicieux ou non peu importe puisqu’il a été réalisé ; reste à savoir maintenant si l’équipe compte user et abuser de la franchise (comme peut le suggérer la fin, mais d’un autre côté c’est le genre de cliffhanger récurrent dans le cinéma d’horreur)…

[MUSIC] Hugh Laurie – Let Them Talk

Hugh Laurie - Let Them Talk Quand j’ai entendu que Hugh Laurie, qui interprète l’inimitable et génial Dr House, avait l’intention de pousser la chansonnette j’avoue avoir eu un sourire sceptique. Avant de faire l’acteur il s’était essayé à l’écriture avec Tout Est Sous Contrôle (lire ma chronique), certes le résultat était plutôt agréable à lire mais, en toute objectivité, son roman ne restera pas dans les annales. Et voilà qu’aujourd’hui notre brave toubib nous sort un album dédié au Blues intitulé Let Them Talk ; c’est avec un sourire mauvais que j’ai lancé l’écoute de l’album, prêt à  le descendre avec un cynisme digne du Dr House…
Le premier titre, « St James Infirmary », démarre par un long instrumental dominé par le piano (joué par Hugh Laurie himself) et la basse, le sourire s’efface et l’oreille se tend, c’est sobre, agréable, ça flaire bon le Blues pur et dur. Merde c’était pas prévu ça ! Mais le sceptique revient à la charge : « OK le gars se débrouille bien au piano et s’est entouré de musicos qui assurent mais c’est par autant qu’il tiendra la route au chant ». Comme pour me prouver le contraire justement la voix de notre toubib/chanteur vient s’imposer sur la musique, puissante, rocailleuse, 100% bluesy… La claque !
Vous l’aurez compris Hugh Laurie remporte la mise haut la main. Les quinze titres sont des « classiques » de la grande époque du Blues, magistralement arrangés et modernisés tout en respectant l’esprit du Blues. La musique est envoûtante, teintée çà et là par quelques touches jazzy, la voix nous transporte sans escale dans le Sud des Etats-Unis. Rien à faire si je descendais l’album je serai malhonnête avec moi même, j ‘ai tout simplement été scotché et bluffé par les prouesses vocales et musicales que nous fait partager Hugh Laurie.
Si vraiment je voulais pinailler je pourrai regretter que l’album ne nous propose quelques titres originaux mais d’un autre côté il avait annoncé la couleur dès le départ donc ce serait malhonnête de l’accuser de vouloir jouer la carte de la simplicité (d’autant que ce sont plus que de simples reprises). Je le dis et je le répète je suis le premier surpris par cette claque musicale mais franchement c’est du miel pour mes oreilles et je ne bouderai pas mon plaisir de l’écouter en boucle.
Bravo doc je m’incline. Certes ça ne plaira pas à tout le monde mais comme le dit si bien le titre de l’album « Let Them talk », que l’on pourrait traduire par « Laisse les causer »…

St James Infirmary (pas de video, juste la jaquette de l’album)

Vous reprendrez bien un peu de vaseline ?

Merci !Marie-Luce Penchard, la médiocre ministre de l’outremer du gouvernement Sarkozy, est venue « recadrer le débat » face à la crise politique que traverse le Territoire depuis quelques temps. Je suppose qu’elle n’a fait que répéter ce que lui a dit son maître élyséen mais il n’en reste pas moins que la pilule est dure à avaler…
D’une part elle exclut totalement l’idée d’un quelconque retour aux urnes pour des élections anticipées et d’autre part elle annonce une modification de la loi organique visant à empêcher les démissions à répétition de « ministres » nouvellement élus. Pas franchement une surprise mais il n’en reste pas moins que Gomes va devoir revoir sa stratégie s’il veut continuer d’exister politiquement. De là à supposer que l’Elysée approuve la vaste enculade orchestrée par le RUMP et l’UC il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement !
Je ne suis pas certain que le fait de marginaliser Calédonie Ensemble, qui, rappelons le, était en 2009 le second parti loyaliste du Territoire, et de dire à ses électeurs et sympathisants de rentrer dans le rang et de fermer leur gueule soit une stratégie payante à long terme. Peut être que le nabot élyséen a oublié que les calédoniens ont très largement voté pour lui (50% des suffrages exprimés au premier tour et 63% au second tour) mais une chose est sure, l’année prochaine personnellement je n’oublierai pas de quel côté il s’est rangé au moment de glisser mon bulletin dans l’urne (soit dit en passant même avant ce coup de pute je n’étais pas du tout certain de revoter pour le nain de jardin, le costume présidentiel est trop grand pour lui, avoir de l’ambition est une chose mais être à la hauteur de la tâche en est une autre).

[DVD]Prince Of Persia

Prince Of PersiaNotre seconde escapade cinéphile ne sera pas une pause DVD mais un film proposé par Canal+ ; alors pourquoi j’en parle ? Simplement parce qu’il fait partie de ces quelques films que nous avons essayé de visionner mais que mon lecteur DVD refuse obstinément de lire, comme il fait tout de même par de ma DVDthèque j’estime qu’il a sa place ici. Changement radical de registre puisqu’il s’agit de Prince Of Persia, réalisé par Mike Newell pour Disney.
Le Prince Dastan (Jake Gyllenhall), fils adoptif du roi de Perse, conduit avec succès l’assaut contre la ville sainte d’Alamut, soupçonnée de comploter contre le royaume. Tandis que le roi vient rendre hommage à ses guerriers il meurt empoisonné dans des circonstances qui font du Prince Dastan le coupable désigné. Le jeune prince prend la fuite accompagné de la magnifique mais mystérieuse Princesse Tamina (Gemma Arterton), souveraine et prêtresse d’Alamut. Le fugitif est bien déterminé à prouver son innocence et à lever le voile sur le complot qui menace le royaume et peut être même l’humanité toute entière…
Le film est l’adaptation d’un jeu vidéo homonyme décliné en plusieurs volets, on y retrouve d’ailleurs les ingrédients qui ont fait le succès de la saga avec des cascades spectaculaires et de l’action à gogo le tout mixé par la machine Bruckheimer/Disney (déjà à l’origine de Pirate Des Caraïbes) et ses moyens faramineux. Au final on obtient un film grand spectacle qui joue clairement la carte du divertissement familial ce qui en soi n’est pas une tare même si l’on (public adulte) aurait sans doute préféré un peu plus de noirceur dans le scénario. M’est d’avis qu’il ne faut surtout pas perdre de vue que l’on est face à un produit estampillé Disney si l’on veut l’apprécier à sa juste valeur, à ce titre le pari du divertissement est largement réussi.
Adeptes de l’Histoire et de la mythologie passez votre chemin, vous qui ne jurez que par les films d’auteur (souvent emmerdants au possible soit dit en passant) débarrassez le plancher, bref vous qui avez oublié que le cinéma est avant tout un divertissement dégagez le passage (et évitez de revenir, merci). Ca me saoule de lire çà et là les critiques dythirambiques de ces fanatiques persuadés d’être les tenants et les ultimes défenseurs de la Culture avec un grand C (comme dans Cons et Connards par exemple), ces allumés tirent à vue sur les films et les bouquins qui ne répondent pas à leurs hautes attentes ; alors voilà je voulais juste me faire plaisir et leur dédier une portion d’intolérance qui n’est qu’un minable fétu de paille face à la leur mais, comme le dit le dicton, il est plus aisé de voir la paille dans l’oeil de son voisin que la poutre dans le sien ! Perso j’assume sans problème le fait de pouvoir apprécier ce genre de film pour ce qu’il est, tout comme j’assume le fait de bouffer des burgers et des pizzas et j’emmerde les paranos de la mal-bouffe autant que j’emmerde ces intégristes culturels.
J’ai lu et entendu certaines personnes qui cherchent à comparer Prince Of Persia et Le Choc Des Titans, hormis le côté grand spectacle et divertissement j’avoue que je ne vois pas bien le rapport entre les deux films. Ah si il y a aussi Gemma Arterton (qui joue la prêtresse Io dans Le Choc Des Titans), puis aussi peut être le fait qu’ils soient sortis la même année (à moins de deux mois d’intervalle), enfin ils ont tous deux été la cible privilégiée des allumés sus-cités.