Quelques réflexions personnelles sur « l’Affaire DSK »

Si je n’ai pas réagit plus tôt sur le sujet ce n’est pas que je m’en tamponne le coquillart, comme beaucoup je suis ce feuilleton médiatico-juridico-politique ; d’une part j’estime que d’autres médias sont plus à même de traiter le sujet beaucoup mieux que je ne saurai le faire et d’autre part, comme je l’ai déjà dit par le passé, j’aime avoir un certain recul avant de me prononcer et en l’occurrence cette affaire illustre parfaitement mon propos. Si j’avais dû réagir à chaud quand l’histoire a éclaté j’aurai sans doute écrit que c’était trop gros pour être vrai et surtout que ça tombait à un moment particulièrement opportun ; mais voilà au fil des jours la théorie du complot s’est effritée pour céder sa place à bien des doutes et des incertitudes, j’aurai peut être pu écrire alors « finalement peut être que… Et puis non il peut pas être assez con pour avoir fait ça ! » ; et aujourd’hui la seule certitude que j’ai c’est qu’il s’est bel et bien passé quelque chose dans cette chambre d’hôtel, toute la question étant de savoir quoi exactement… Et ça je crains que nous ne le sachions jamais.
En effet il faut savoir que dans le système judiciaire actuel en cas de plainte pour agression sexuelle c’est à la victime d’apporter la preuve qu’il y a eu crime et non au présumé coupable de prouver son innocence ; en clair cela signifie que la batterie d’avocats engagés par DSK n’a qu’à fouiner dans les ordures pour discréditer et décrédibiliser la femme de chambre pour que leur client soit blanchi. C’est mal foutu mais c’est ainsi que ça fonctionne… Alors qui croire dans de telles conditions ? Nafissatou Diallo, la victime présumée, ou une des versions de DSK (qui passe de « j’ai rien fait » à « bon OK j’ai fait quelque chose mais elle était d’accord ») ?
Si la « justice » parvient à blanchir DSK il n’en reste pas moins que cette « casserole » lui collera encore longtemps à la peau ; d’ores et déjà il peut dire adieu à ses ambitions politiques (on a l’habitude des présidents qui baisent la France mais avec lui à l’Elysée l’expression pourrait prendre un tout autre sens), au niveau professionnel je ne doute pas qu’il trouvera une pirouette pour prendre un nouveau départ, quant au niveau personnel il semble déjà avoir été amnistié par sa femme (je croyais Anne Sinclair intelligente mais là j’avoue que je ne pige pas comment elle peut continuer à pardonner les multiples frasques extra-conjugales de son mari). Blanchi ou non par la Cour le doute persistera dans l’opinion publique…
Soit dit en passant certains amis de DSK, de même que certains médias très gauchisants, ne valent guère mieux que le système judiciaire américain ; on a entendu ou lu que DSK ne se serait jamais acoquiner avec « une femme comme ça » ou encore « une simple domestique »… Y a pas à dire les gars c’est très « classe » comme réaction !

Bon alors et pour les présidentielles de 2012 qui fait quoi maintenant que le favori s’est disqualifié ? Aubry ? Hollande ? Royal ? Franchement ils ont autant de consistance qu’un fromage blanc et autant de crédibilité qu’une chanson de M Pokora ! Un petit tour chez les écolos peut être ? Non merci en politique je déteste les pastèques (vert dehors, rouge dedans), et puis vous imaginez Nicolas Hulot ou Eva Joly à l’Elysée ? Mélenchon ? Une grande gueule tout juste bon à brasser de l’air… Oh rassurez-vous (même si ça n’a rien de rassurant en soi) on n’est pas mieux lotis à Droite, les multiples prétendants (déclarés ou non) n’ont aucune crédibilité. Quel que soit le verdict des urnes je n’aurai que deux mots : « Pauvre France ! ».
Comme disait l’autre (Renaud en l’occurrence) : « Si le roi des cons perdait son trône, Y’aurait 60 millions de prétendants » (en conclusion de la chanson Hexagone)…

[DVD] Date Limite

Date LimiteVisionner un DVD est toujours un moment de suspense : passera ou passera pas ? A tel point qu’on finit par renoncer pendant un temps avant de tenter à nouveau sa chance, et coup de bol hier après-midi mon lecteur semblait d’humeur conciliante en acceptant de lire Date Limite, comédie déjantée signée Todd Phillips (Very Bad Trip).
Peter (Robert Downey Jr), architecte colérique, quitte Atlanta pour se rendre à Los Angeles au chevet de sa femme sur le point d’accoucher de leur premier enfant. Tout aurait pu aller pour le mieux si sa route n’avait pas croisée celle d’Ethan (Zack Galifianakis) un acteur en route pour Hollywood mais aussi et surtout un boulet de premier ordre ! Les deux hommes se font interdire de vol et Peter, sans pièce d’identité, ni argent, se retrouve contraint de faire la route en voiture avec Ethan… Autant vous dire tout de suite que le voyage ne sera pas de tout repos !
A l’instar de Very Bad Trip (lire ma chronique) le film est complètement barré (un peu moins que son aîné quand même) mais la comparaison s’arrête là, cette fois ce ne sont pas des amis qui partent ensemble faire la fête mais deux types que tout opposent et qui se retrouvent plus ou moins contraints et forcés (surtout pour le personnage de Peter) de partager un long et éprouvant périple. Et c’est justement de ces deux caractères contraires que les gags naissent et s’enchaînent… Là encore il faut s’armer d’une bonne dose d’humour et de second degré, c’est du lourd, du trash, mais pas du « pipi-caca » à la sauce teen-movie. Et une fois encore je me suis marré du début à la fin tant on a le droit à des scènes et des répliques cultissimes.
Je sens que je ne vais pas tarder à classer Todd Phillips parmi mes réalisateurs fétiches, je suis même prêt à lui pardonner la sinistre bouse qu’est Starsky et Hutch… A condition que Very Bad Trip 2 soit aussi fun que le premier ! A noter aussi qu’il semble vouloir faire de Zach Galifianakis son acteur vedette, en tout cas pour le moment le duo fait des étincelles…

[BOUQUIN] Marc Levy – Le Voleur D’ombres

Le Voleur D'ombresJe mets aussi mes deux semaines de congés à profit pour bouquiner à tout va, c’est ainsi que j’ai bouclé en quelques jours Le Voleur D’ombres, roman signé par l’incontournable Marc Levy (et oui j’aime beaucoup ce qu’il fait et je l’assume parfaitement).
Son nouveau héros est un enfant dont le père vient de quitter le domicile familial pour rejoindre une autre femme, et comme si cela ne suffisait pas il découvre qu’il a le « don » de s’approprier les ombres des autres, celles-ci lui confient alors les peurs et les attentes de leur « propriétaire », libre à lui de les aider à réaliser leurs rêves. L’enfant grandit pour devenir étudiant en médecine, de nouvelles aspirations et de nouveaux doutes mais toujours ce même don qui l’accompagne même s’il évite de l’utiliser…
Pas simple à résumer vu qu’il n’y a pas réellement d’intrigue centrale mais plutôt des tranches de vie ou amours et amitiés se mélangent (et parfois se confondent), un condensé d’émotions que l’on suit au gré des humeurs du personnage principal qui, comme tout à chacun, passe du rire aux larmes et, à force de trop vouloir s’occuper des autres finit par passer à côté de sa propre vie. Certes d’aucuns diront que ça manque de consistance (les levyphobiques ne se sont pas privés de déverser leur fiel habituel) pour ma part c’est justement le côté intimiste du roman qui m’a séduit, chacun peut se reconnaître au travers de ce nouveau héros plus ordinaire que banal…
Comme je l’ai dit en intro de ce billet je suis un inconditionnel de Marc Levy qui s’assume, j’ai tout lu de lui (sauf son roman autobiographique) et toujours avec beaucoup de plaisir ; par contre, comme vous pouvez le constater, je ne me rue pas forcément sur ses bouquins au moment de leur sortie, tout dépend des lectures que j’ai en cours (la preuve une fois encore avec son dernier roman que je n’ai pas encore acheté et que je lirai sans doute aussi en version poche). Quant à ceux qui se complaisent à descendre en flèche chacun de ses romans je ne peux que leur suggérer de ne plus en lire, faut être maso (ou très con) pour continuer à lire un auteur que l’on ne supporte pas. Pour ma part je continuerai à lire tout ce qu’il sortira en espérant prendre toujours autant de plaisir ; même si ça reste « du Levy » (d’un autre côté je ne m’attends pas à autre chose donc ça me va)…

[NO COMMENT] Le QI canin… Portnawak !

Je profite de mes congés pour ne rien faire sinon me détendre et donc ça me laisse du temps pour errer çà et là dans les méandres du web. C’est au cours de ces pérégrinations sans but que je suis tombé sur un étonnant classement des différentes races de chien selon leur QI potentiel… Pas la peine de revenir en arrière vous avez bien lu, des scientifiques qui devaient sérieusement s’emmerder ont établi une batterie de tests permettant d’évaluer le quotient intellectuel d’un chien !
Je vous donne le top 10 mais vous pouvez retrouver le classement des 79 races sur le site dogstory.net :
01 – Border Collie
02 – Caniche
03 – Berger Allemand
04 – Golden Retriever
05 – Doberman Pinscher
06 – Berger des Shetland
07 – Labrador
08 – Papillon
09 – Rottweiler
10 – Australian Cattle Dog (connu ici sous le nom de Chien Bleu)
A noter toutefois que l’intelligence est ici assimilée à l’obéissance, heureusement que le même critère n’est pas appliqué à l’être humain…
Si votre chien ne figure pas dans le classement complet c’est sans doute qu’il est trop con pour être évalué mais je reste convaincu que c’est un brave chien quand même !

[CONSO] Bien dans mes pompes ?

Attention vous êtes en train de lire mon premier (qui sera aussi sans doute le dernier) post consacré à un article vestimentaire ; il faut dire qu’étant d’un naturel anti-conformiste j’ai une propension certaine à éviter ou à rejeter tout ce qui se veut mode ou tendance. Je n’ai pas besoin qu’on m’explique comment me fringuer pour être « in », non seulement je me fous du « qu’en dira-t-on » mais en plus j’exècre au plus haut point tout ce qui est « m’as-tu-vu »…  Concrètement mes fringues au quotidien se résument à six bermudas et quelques polos, un futal que je ne sors que pour les occasions (réunions professionnelles avec des personnes externes à la CAFAT) et une poignée de chemises. Au niveau des godasses je reste fidèle à ma ligne de conduite, une paire de baskets, une paire de mocassins et une paire de sandales. Je n’achète rien en fonction d’une marque ou d’un logo mais au feeling et sans me ruiner…
Crocs (c)Mais revenons à nos moutons plutôt que de fustiger la mode. A moins d’avoir vécu en exil sur une île déserte ou une autre planète ces dernières années vous avez surement entendu parler des Crocs, ces pompes informes en plastique (ou en résine de ce que vous voulez mais pour moi c’est du plastique point barre) aux couleurs criardes qui font fureur. Vous l’aurez compris je ne compte pas franchement parmi les inconditionnels de la chose et pourtant à force d’entendre des louanges j’ai fini par craquer et m’en offrir une paire. Halte au feu ! N’allez pas vous imaginer que je porte désormais des pompes rose fluo, désolé de vous décevoir mais pour ça il faudra encore patienter (un siècle ou deux ça devrait faire l’affaire), j’ai opté pour le noir, je sais c’est d’un classique mais que voulez-vous on ne se refait pas !
Je profite donc de ce « billet-chiffon » pour vous livrer mes premières impressions après une semaine d’usage (je précise que je suis en congés, je doute fort d’être prêt psychologiquement à porter ces choses au boulot). Et oui ce n’est pas parce que j’ai succombé à la curiosité que je vais m’extasier devant la ligne de ces étranges godasses, sorte de croisement entre le sabot traditionnel et la chaussure de clown… C’est assez spécial mais on finit par s’y habituer…
Venons en à l’aspect fonctionnel de la chose. Force est de constater que leur légèreté est un atout confort non négligeable, ceci dit il n’y pas non plus de quoi casser trois pattes à un canard, oui elles sont confortables à l’usage mais rien de franchement révolutionnaire. Par contre j’ai rapidement opté pour les porter avec des chaussettes (sans tige, j’veux pas non plus ressembler à un touriste-beauf avec des chaussettes qui remontent jusqu’aux genoux), d’une part parce qu’autrement la partie supérieure de la chaussure me blesse le pied par frottement mais aussi et surtout parce que ça devient rapidement un véritable bouillon de culture là dedans à force de transpirer (la marche devient alors un exercice de funambule si on veut garder l’équilibre). Au final mon bilan se résumerait à un « oui mais… », des godasses sympas pour traîner, ni plus, ni moins.

[BOUQUIN] Anonyme – Le Livre Sans Nom

Le Livre Sans NomDifficile de résister à la tentation face à un bouquin pareil, déjà un roman contemporain écrit par un auteur anonyme ce n’est pas vraiment monnaie courante, d’autant que, malgré le succès international de son titre, le gars reste toujours sous le couvert de l’anonymat, mais comme si cela ne suffisait pas voilà que la chose n’a pas non plus de titre ! Je vous présente donc Le Livre Sans Nom écrit par Anonyme…
Une fois n’est pas coutume plutôt que d’essayer de vous résumer une histoire qui part dans tous les sens je vais me contenter de vous recopier la quatrième de couverture. Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets… Un serial-killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom… La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique… Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé… Et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !
M’est d’avis que c’est le genre de bouquin qui ne laissera personne indifférent, avec lui c’est tout ou rien, on adore ou on déteste. Et perso je me situe sans la moindre hésitation dans la première catégorie, franchement jouissif à lire. Le bouquin est mené tambour battant (ça part un peu dans tous les sens mais sans jamais perdre le contrôle) dans un vaste mélange de western spaghetti, de thriller et de fantastique mais toujours avec force de second degré et d’humour… Ok c’est violent, parfois gore, mais sans jamais s’appesantir sur des descriptions à rallonge, c’est au contraire écrit de tel sorte que ce n’est pas explicitement décrit est fortement suggéré. Au fil de la lecture des images se forment et on se croirait devant un film mené par Quentin Tarantino ou Robert Rodriguez (excusez du peu). D’autant que le roman foisonne de références cinématographiques (quand ce n’est pas carrément un copier-coller pur et dur, tel que la scène d’ouverture qui fait fortement penser à l’intro de Desperado). L’écriture est limpide, au fil des pages on dévore le livre plus qu’on ne lit, le scénario nous réserve même quelques surprises de taille ce qui ne gâche rien…
Et dire que l’auteur a été contraint de publier son roman à titre d’auteur sur Internet vu qu’il avait été refusé par de nombreux éditeurs, à mon avis il y en a certains parmi eux qui doive se maudire d’être passé à côté de cet OVNI littéraire ! D’ores et déjà j’ai acheté le second tome de cette trilogie déjantée et je ne vous cacherai pas que j’ai hâte de le lire…

Le prix d’une vie, selon que vous serez…

 » Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de la Cour vous rendront blanc ou noir. »
Les animaux malades de la peste, Jean De La Fontaine

J’ai longuement pesé le pour et le contre avant de me lancer dans la rédaction de ce post vu que mon objectif n’est pas de jeter la pierre à l’une ou l’autre des parties, un accident, aussi tragique soit il, peut malheureusement arriver à tout le monde, il suffit d’une fraction de seconde pour qu’une vie bascule et que la mort frappe sans que ce ne soit la faute à personne sinon à pas de chance.
En l’occurrence on va supposer que c’est ce qui arrivé à ce jeune gendarme le 22 avril 2011 tandis qu’il remontait le Col de la Pirogue au volant d’un fourgon, pour une raison encore indéterminée (vitesse excessive ?) il a perdu le contrôle de son véhicule qui a fait une embardée avant de venir percuter un motard qui venait en sens inverse. Malgré l’intervention rapide des secours, le motard, un père de famille de 51 ans, décédera avant son arrivée au CHT.
Comme je l’ai dit jusque là ce n’est rien de plus qu’un dramatique coup du hasard c’est surtout la décision de la Cour qui me choque. Le gendarme écope d’une amende de 20.000 XPF, six mois de prison avec sursis et une annulation de son permis de conduire. Aucune trace au casier judiciaire donc a priori sans conséquence quant à la suite de sa carrière dans la gendarmerie.
OK un accident ça peut arriver (même si présentement les experts contestent la version du conducteur qui prétend ne rouler qu’à 70 km/h alors que selon eux pour qu’un fourgon chasse de la sorte il doit être au moins à 90 km/h voire 110) mais je me mets aussi à la place de la famille et des proches de la victime, difficile de ne pas penser que c’est pas cher payé pour une vie… Quant à moi je me demande si la Cour se serait montrée aussi clémente si le coupable avait été un civil…
Lire les articles parus dans LNC, ici et ici.

[BOUQUIN] Mikkel Birkegaard – La Librairie Des Ombres

La Librairie Des OmbresJ’ai poursuivi mon escapade nordique mais en m’éloignant du personnage de Harry Hole et même du polar pur et dur pour un petit détour par le thriller teinté de fantastique avec La Librairie Des Ombres de Mikkel Birkegaard, roman dont je n’avais jamais entendu parler mais dont le pitch m’a tout de suite attiré.
A la mort de son père, avec qui il était fâché depuis une vingtaine d’années, Jon Campelli, un avocat danois, hérite de la librairie familiale. Rapidement il découvre que son père était un membre influent des Lettore, une société secrète capable d’influencer votre manière de lire ou de percevoir un texte ; en effet les Lettore se divisent en deux groupes, les Emetteurs qui transmettent leurs pensées et leur vision des choses à travers les textes qu’ils lisent à haute voix et les Récepteurs qui sont capables de lire dans l’esprit des lecteurs et d’agir sur leur propre volonté. Mais surtout Jon apprend que son père pourrait bien avoir été assassiné et que ce n’est que le début d’un vaste complot, mais qui tire les ficelles ? Un traître au sein des Lettore ? Emetteur ou récepteur ? Une organisation parallèle dont les buts seraient bien moins innocents que ceux des Lettore qui ne cherchent qu’à promouvoir le plaisir de lire ? Pour le savoir Jon va devoir enquêter dans un milieu dont il ne soupçonnait même pas l’existence…
Alléchant non ? Forcément pour le lecteur chevronné que je suis un bouquin mettant en avant les pouvoirs de l’écrit ne pouvait qu’être source de bien des promesses, peut être que j’en attendais trop mais franchement je trouve que ce roman et bien en deçà de toutes mes attentes. Et pourtant il paraît que c’est un best-seller au Danemark… Hmouais, on va dire que c’est la traductrice qui a fait un boulot de sagouin alors, vu que le style est d’une incroyable lourdeur et donc du coup la lecture est loin d’être fluide, presque poussive par moments, mais malheureusement il n’y a pas que ça qui nuise au bouquin.
L’intrigue, pourtant bien amorcée, semble échapper à l’auteur au fil des chapitres tant et si bien que le final laisse un arrière goût amer de travail bâclé. Tout est superficiel et creux, des personnages au scénario qui flirte avec un fantastique grotesque, franchement c’est une cruelle désillusion ce bouquin. Pour vous dire j’ai mis plus longtemps à lire ces 500 pages au format poches que les 1200 du dernier Stephen King en grand format…
Espérons que le prochain roman, lui aussi choisi sur un coup de tête, soit une agréable surprise mais au vu des réactions lues çà et là je suis plutôt confiant (même si je n’accorde que peu de crédit aux critiques avant de faire un choix… La preuve avec La Librairie Des Ombres qui a été descendu en flèche par de nombreuses critiques).

[Boxe news] Jean Pascal Vs Bernard Hopkins

Pascal vs HopkinsVu que la boxe reste l’enfant pauvre de la télévision française en terme de couverture médiatique (à part Canal+ on peut se gratter pour avoir ne serait-ce qu’un résumé des grandes rencontres…) je me suis fixé comme objectif de faire une brève chronique de chaque événement couvert par la chaîne privée (et acheté à prix d’or auprès de HBO qui s’est autorisé un quasi-monopole de tous les droits de diffusion des différents championnats du monde).
Ainsi hier après-midi nous avions le droit à un programme 100% mi-lourd qui, une fois n’est pas coutume, se déroulait à Montréal (ce qui est assez logique puisque le champion en titre WBC est le québécois Jean Pascal).
En guise d’ouverture nous avions le droit à un duel entre les challengers Adrian Diaconu (Canada) et Chad Dawson (USA) ; un match certes très disputé mais qui manquait de nervosité et de punch (à part en fin de combat quand Diaconu a réalisé que s’il voulait s’imposer il lui fallait chercher le KO). Le canadien (27 victoires et 3 défaites) n’a jamais réellement trouvé de solution face à la différence de taille et au style de l’américain qui a remporté par décision unanime des juges son 31ème combat (avec une seule défaite à son palmarès, face à Jean Pascal). Chad Dawson devient donc le challenger officiel du prochain champion mi-lourd en WBC.
Changement total de rythme pour ledit championnat qui opposait donc Jean Pascal, tenant du titre (28 ans, 26 victoires, 1 défaite et 1 nul) à l’américain Bernard Hopkins (46 ans, 52 victoires, 5 défaites et 2 nuls). Les deux boxeurs ayant terminé sur un nul en décembre 2010 (permettant ainsi au québécois de conserver son titre) semblaient pressés d’en découdre afin de mettre fin au statu-quo. De fait ça castagne dur dès le second round (normal le premier est d’avantage un round d’observation qu’autre chose) et durant les deux suivants Jean Pascal semble vouloir en finir vite et bien… Sauf qu’il est parti beaucoup trop sûr de lui et a largement sous estimé le talent de son adversaire qui encaisse bien les coups mais surtout en esquive pas mal et multiplie les provocations. Tant et si bien que le québécois fini par entrer dans le jeu de l’américain commettant ainsi l’erreur qu’il ne fallait pas faire ; du cinquième au dixième round il est mené aux points et là c’est le black out…
Non, non pas un KO fulgurant de l’un des boxeurs, Canal perd le contact satellite, si le son revient rapidement on sera privé d’image jusqu’à la fin du match… Et franchement la boxe en version radio, malgré les efforts des deux commentateurs, c’est nettement moins captivant qu’avec les images. Frustrant de se voir privé ainsi de la fin d’un combat de haute qualité d’autant que les deux derniers rounds semblent avoir été encore plus disputés que les précédents (Jean Pascal ayant compris que seul le KO pourrait lui permettre de conserver son titre).
Au final c’est Bernard Hopkins qui s’impose sur décision unanime des juges, devenant ainsi, du haut de ses 46 ans, le plus vieux boxeur a avoir remporté un championnat du monde (George Foreman était le précédent détenteur du record avec un dernier titre gagné à 45 ans). D’ores et déjà il sait que son prochain combat l’opposera à Chad Dawson pour la défense du titre (son premier en mi-lourd)…

Mobilisation massive contre la vie chère

Non à la vie chèreJe ne suis pas du genre à me mobiliser pour un oui ou pour un non malgré des idées bien arrêtées sur de nombreux points, disons que j’aime bien garder un certain recul vis-à-vis des événements et surtout une totale indépendance d’esprit mais il est des fois où la cause à défendre m’interpelle et dans ce cas je n’ai aucun complexe à manifester. Et c’est justement pour ça que j’ai répondu sans la moindre hésitation à l’appel lancé par une intersyndicale à manifester contre la vie chère en Nouvelle-Calédonie ; je tiens à préciser que je ne suis membre d’aucun syndicat, tout au plus sympathisant de la COGETRA d’avantage en raison des liens d’amitiés que j’entretiens avec leurs représentants à la CAFAT que par réelle conviction, en l’occurrence c’est en mon nom propre que je tenais à manifester et non sous une quelconque étiquette d’emprunt…
Certes le problème de la cherté de la vie sur le Territoire n’est pas une nouveauté (une précédente marche, en 2006, avait déjà mobilisé plus de 10000 personnes) mais il ne fait que s’aggraver au fil des années sans que les gouvernements ne soient capables de prendre le problème à bras le corps (tout au plus ils nous jettent de la poudre aux yeux avec des mesures fortement médiatisées mais dont les résultats sont plus que discutables). Outre les petits salaires qui sont naturellement frappés de plein fouet par le phénomène, de plus en plus de ménages aux revenus dits « intermédiaires » ne parviennent plus à joindre les deux bouts (et pour cause ils ne bénéficient pas des diverses aides attribuées aux ménages plus modestes) ; il est plus que temps de montrer à nos politiques qu’il faut arrêter de nous prendre pour des vaches à lait et les inviter à s’attaquer au mal à sa source par diverses VRAIES réformes.
L’initiative, certes louable, des magasins Géant et Casino de baisser fortement les prix de certains produits considérés comme étant de première nécessité aura été le coup de grâce pour beaucoup. En effet quand on leur demande comment ils peuvent opérer de telles coupes franches dans les prix appliqués en magasin les responsables répondent la bouche en coeur qu’ils ont « simplement pris sur leurs marges ». Confirmation, si besoin en était, que depuis des années ils nous ont pris pour des cons et se sont impunément engraissés sur nos gueules ; on s’en doutait mais se l’entendre dire à demi-mots ne fait qu’attiser la colère des consommateurs que nous sommes.
Pour en finir avec mon intro à rallonge j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi l’USTKE ne s’est pas joint au mouvement, peut être que leurs cadres sont tellement bien payés que le problème ne se pose pas pour eux, à moins qu’ils aient oubliés le rôle social qu’est supposé jouer une organisation sociale… J’espère que les sympathisants et adhérents du mouvement se joindront à la marche, c’est un problème qui nous concerne tous, quelle que soit notre étiquette politique ou syndicale, il faut une mobilisation encore plus massive qu’en 2006 pour que les choses bougent enfin.

Le point de ralliement était situé sur le Quai Ferry face au Bingo à 9h00 ce mardi et malgré la pluie la mobilisation a été massive (plus de 12000 personnes sont venues crier leur ras-le-bol). Le cortège s’est mis en branle dans le calme et en musique avec plusieurs arrêts, d’abord le Gouvernement et la Province Sud, puis le Tribunal (là j’avoue que je n’ai pas capté l’intérêt de la chose, la prétendue « justice des riches » ou « justice coloniale » n’est que le fruit de l’imagination des organisateurs) avant de terminer par un ultime stop au Congrès.
Reste maintenant à espérer que le message est passé auprès des politiques (ce dont je suis loin d’être convaincu) et que des résultats suivront (pas beaucoup plus optimiste sur ce point), à défaut c’est à nous de rester vigilant et de se mobiliser encore et encore pour leur dire d’arrêter de nous prendre pour des cons… A force de leur le répéter peut qu’ils finiront par comprendre (l’espoir fait vivre) !
Un grand merci à tous ceux qui étaient là malgré un temps pourri (près de 3 heures sous la pluie, fallait être motivé), quant aux autres je suppose qu’ils avaient tout un tas de bonnes raisons de ne pas répondre à l’appel de l’intersyndicale, ma foi si la situation actuelle leur convient tant mieux pour eux, à chacun d’agir en son âme et conscience…