[BOUQUINS] Henning Mankell – La Lionne Blanche

La Lionne BlancheRetour dans le grand nord et plus précisément la Suède pour mon programme littéraire, j’ai en effet décidé d’achever le tome 1 de l’Intégrale Wallander avec La Lionne Blanche, troisième enquête de Kurt Wallander sous la plume d’Henning Mankell.
Tandis que Kurt Wallander et son équipe enquêtent sur la disparition d’une jeune femme agent immobilier les événements inhabituels se produisent sur les lieux présumés de la disparition. D’abord c’est une ferme qui explose sans raison apparente, sur place les enquêteurs découvrent les restes d’un matériel radio perfectionné et une arme de fabrication sud-africaine ; puis le doigt tranché d’un homme noir est trouvé sur les lieux du sinistre. Enfin le corps de la disparue est retrouvé, abattue d’une balle dans la tête. Wallander cherche le lien entre ces différents éléments mais il est encore loin de se douter qu’il va mettre le doigt sur un complot visant à faire échouer la réconciliation ethnique et la fin de l’apartheid en Afrique du Sud…
La grande originalité de ce « nouvel » opus tient surtout dans l’imbrication entre l’enquête en Suède et les événements en Afrique du Sud, de nouveau l’histoire et l’Histoire se donnent rendez-vous même si tout ça semble quelque peu dépasser Wallander. Une fois de plus d’ailleurs notre brave commissaire n’hésite pas à payer de sa personne et à s’écarter du cadre strictement professionnel pour mener à bien son enquête, il faut dire aussi que cette fois son adversaire le menace lui et les siens directement.
Pour le moment et bien que encore « novice wallanderien » c’est l’enquête la plus intéressante et surtout la plus rythmée que j’ai lu ; si l’aspect pédagogique sur l’Afrique du Sud peut paraître un peu « lourd » par moment il n’en est pas moins nécessaire pour comprendre toutes les implications du complot qui se prépare. On retrouve un clan Wallander soudé dans l’adversité alors que les relations n’ont pas toujours été au beau fixe entre Kurt et son père et entre Kurt et sa fille. Je ne pense pas casser l’effet de surprise en disant que l’on quitte un Kurt Wallander fortement éprouvé et au bout du rouleau ce qui ne fait que nous le rendre plus sympathique, comme tout le monde il a des failles et des faiblesses…
Je ne quitte pas la Suède pour ma prochaine escapade littéraire mais je vais laisser Kurt Wallander se reposer un peu avant de me lancer dans la suite de ses enquêtes (je compte bien m’offrir le tome 2 de l’Intégrale Wallander le mois prochain) ; en attendant changement total de registre avec Le Vieux Qui Ne Voulait Pas Fêter Son Anniversaire de Jonas Jonasson…

Entrée en lice du XV tricolore… Hmouais bof !

CocoricouacFranchement on pouvait espérer mieux comme entrée en la matière… Le XV tricolore a déçu par un manque de coordination (pour ne pas dire de cohésion) et surtout un manque de précision dans les passes, le ballon a souvent échappé aux joueurs, à croire qu’il était enduit de savon ! Heureusement que nous avions le Japon en face de nous ! Sur le papier le match semblait n’être qu’une simple formalité mais sur le terrain les nippons nous ont mené la vie dure.
OK on a quand même gagné mais le score aurait dû être plus fracassant que ce modeste 47-21, qui plus est il aura fallu attendre les dernières minutes (avec trois essais marqués dans les dix dernières minutes) pour pouvoir respirer et s’offrir le bonus offensif. Une victoire sans brio même si l’essentiel a été fait, une rencontre plutôt stressante pour les supporters qui n’est pas du meilleur augure pour la suite. Il nous reste encore un match « facile » (contre le Canada) avant de rencontrer les All Black ; reste à espérer que d’ici là le pack français aura tiré les leçons de cette rencontre en demies teintes. Assurer le minimum vital a pu fonctionner face au Japon mais il en faudra plus pour espérer une place sur le podium.
On a suivi avec une attention particulière le jeu de Lafaele Lakafia, le jeune wallisien de Nouvelle-Calédonie, sélectionné en remplacement de Sébastien Chabal. Un poste clé et une succession difficile à assurer mais il s’en est plutôt bien sorti ; mais il lui faudra sans doute un jeu plus offensif s’il veut imposer le même respect (crainte ?) que Chabal (au plus fort de sa forme, avant qu’il ne devienne un banal panneau publicitaire).
Mince consolation sadique, je me dis que les supporters anglais ont dû avoir encore plus de mal à digérer le premier match de leur équipe ; la courte victoire 13-9 contre l’Argentine doit leur laisser un arrière goût amer au travers de la gorge. Comme indiqué dans mon post précédent je compte bien suivre de très près cette Coupe du Monde et ce quels que soient les résultats des Bleus, pour m’y aider je compte beaucoup sur le Yahoo Live pour avoir un rapide survol des matches que je n’aurai pas suivi en direct (pour une raison ou pour une autre). Ah oui vous l’aurez compris j’aime le rugby donc il faut vous attendre à ce que le blog tourne essentiellement autour du ballon ovale dans les prochaines semaines…

Coup d’envoi de la Coupe du Monde de Rugby

NZ2011S’il y a bien un lieu où le rugby est roi c’est la Nouvelle-Zélande, c’est tout un pays et tout un peuple qui sera aux premières loges pour soutenir leur équipe nationale les redoutables (et redoutés) All Black ! Autant dire qu’ils sont donnés grands favoris du tournoi, même s’ils ne sont pas au sommet de leur forme (l’Australie les a relegué à la seconde place du tournoi des tri-nations) ils squattent toujours la première place du classement IRB et ont l’avantage de jouer à domicile.
La compétition se déroulant en Nouvelle-Zélande on va avoir la chance, pour une fois, de pouvoir suivre les matches en direct à des heures raisonnables. Je n’ai certes pas l’intention de mater tous les matches mais au moins ceux qui me semblent les plus intéressants de la phase éliminatoire et toute la phase finale. Reste ensuite aussi à composer avec les grilles de programmation des chaînes du bouquet satellite… Quoique nous n’avons pas trop à nous plaindre par rapport à ceux ne disposant que de NC1ère (avec ou sans la TNT) vu que la chaîne locale ne propose que 15 directs sur les 48 matches que compte le tournoi (entre Canal+ et les chaînes sportives CanalSat assure le direct sur 44 rencontres). Bon d’accord les rencontres du genre Japon – Canada, Georgie – Roumanie, USA – Russie ou Fidji – Namibie (pour ne citer que le bas du tableau de chacune des poules) sont à réserver aux plus passionnés par le ballon ovale.
Je me suis peaufiné un classeur Excel afin de suivre l’évolution de la compétition au jour le jour, j’avais déjà fait ça lors de la dernière coupe du monde mais impossible de remettre la main sur le fichier, du coup il a fallu que je me remémore le systéme de calcul de points :
– 4 points pour une victoire
– 2 points pour un nul
– 1 point de bonus défensif en cas de défaite avec moins de 8 points d’écart au score final
– 1 point de bonus offensif si au moins 4 essais ont été marqués par l’équipe pendant le match
En cas d’égalité de points à la fin de la phase éliminatoire les équipes d’une même poule seront départagées sur le différentiel au score (nombre de points marqués – nombre de points encaissés), si l’égalité persiste on applique le même genre de différentiel au nombre d’essais mais ça m’étonnerait qu’on en arrive là… Seules les deux premières équipes de chaque poule participeront à la phase finale de la compétition.

Et les Bleus dans tout ça me direz-vous (à moins que vous ne vous soyez déjà endormis ou que vous n’ayez abandonné ce post avant terme) ? Comme vous le savez certainement (sinon il suffit de regarder l’image qui illustre ce billet) nous sommes dans la même poule que les All Black ce qui nous complique quelque peu la tâche. D’un autre côté c’est, à priori, le seul match (prévu le 24 septembre) de la poule susceptible de nous faire trembler (quoiqu’il faille se méfier des Tonga, ils ne sont pas manchots comme la plupart des équipes du Pacifique). Je ne dirai pas que finir premier de la poule est mission impossible (même si je n’en pense pas moins), les All Black ne sont pas invincibles et il nous est déjà arrivés de les battre (même s’ils ont remportés 36 des 49 duels ayant opposés les deux équipes) ; tout reste donc possible (hmouais j’en suis pas franchement convaincu).
Supposons donc (et anticipons) que nous terminions en seconde position dans la poule A. En quart de finale notre adversaire sera donc le vainqueur de la poule B, un rapide coup d’oeil à ladite poule permet de supposer (et oui encore) que l’Angleterre dominera sa poule. On retrouvera donc la perfide Albion, notre ennemie de toujours en Ovalie, en quart de finale et là encore ce n’est pas gagné d’avance ; la rose anglaise a fait taire le coq français à 51 reprises (sur les 94 matches disputés par les deux équipes). Notre avenir dans la compétition se jouera le 8 octobre, soit on rentre la queue entre les pattes, soit on botte le cul des anglais… Mais bon ce ne sont là que supputations et pronostics.

En attendant nous avons eu le droit à la cérémonie d’ouverture en direct (sur Wallis et Futuna 1ère, la seule chaîne du bouquet proposant un direct de l’événement), un show plutôt sobre mais intense en émotions pour lancer la compétition. C’est d’ailleurs dans la foulée que se déroulait le match d’ouverture (non diffusé en direct alors qu’il avait été initialement annoncé) opposant la Nouvelle-Zélande aux Iles Tonga, sans surprise les All Black se sont imposés sur le score sans appel de 41 à 10, offrant ainsi à l’équipe sa première victoire à 5 points (6 essais marqués).
Cette fois ça y est les hostilités sont belles et bien ouvertes, jusqu’au 23 octobre les afficionados auront les yeux rivés sur la compétition, quant aux autres il faudra bien qu’ils se fassent une raison… La France entre en scène aujourd’hui en rencontrant le Japon ; sans vouloir vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué on peut supposer une victoire des Bleus, le bonus offensif serait un plus non négligeable histoire de se mettre en confiance…

[DVD] Adam

AdamVéritable coup de coeur cinématographique (via Canal+) ce week-end pour un film qui pourtant ne me motivait pas plus que ça au départ. La chose s’appelle Adam et est réalisée par Max Mayer qui signe là son premier long métrage (pour l’occasion il en est aussi le scénariste).
Quand Adam (Hugh Dancy), un jeune homme atteint du syndrome d’Asperger, perd son père c’est toute une partie de son univers qui s’effondre jusqu’à ce que Beth (Rose Byrne), une jeune institutrice, emménage dans l’appartement voisin. Entre les deux jeunes gens va se tisser une relation tendre et complice, elle va l’aider à mieux appréhender le quotidien tandis qu’il la soutiendra tandis qu’elle traverse une crise familiale…
Comme vous le pouvez le constater rien de bien excitant à l’horizon et pas de têtes d’affiche au casting, d’où mon oui bof sans conviction de prime abord. Et pourtant dès les premières minutes du film on est bluffé, les acteurs parviennent à nous transporter dans leur histoire ponctuée, comme dans la vraie vie, de hauts et de bas. C’est joué tout en finesse et justesse, mention spéciale à Hugh Dancy qui est incroyablement convaincant la peau d’un « Asperger ».
Pour info et sans entrer dans les détails médicaux, le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme, plus ou moins prononcée, qui se caractérise par des passions hors-normes (dans le cas d’Adam c’est un féru d’astronomie, dès qu’il attaque sur le sujet il est intarissable) et une altération des relations sociales (difficultés, voire réticences, à nouer le contact avec les autres, cloisonnement dans une routine quotidienne parfaitement définie…). Pour plus d’infos sur le sujet je vous renvoie à l’incontournable page Wikipedia.
Vous l’aurez compris le film est superbement maîtrisé et m’a fait l’effet d'(une claque dans la gueule, c’est humain, touchant et sensible sans jamais sombrer dans la mièvrerie et sans longueurs inutiles (au contraire il mériterait même quelques rallonges afin d’approfondir certains points). Je ne me serai certainement pas attardé sur le DVD (d’autant que l’affiche n’est pas franchement accrocheuse au niveau visuel) et du coup les préjugés m’auraient fait rater un film qui mérite vraiment le détour ; c’est pourquoi je répare cette « injustice » en le classant dans ma rubrique DVD. Les critiques ne s’y sont pas trompées puisque le film a été nominé pour le Grand Prix du Jury au Festival du Film de Sundance et a remporté le Prix Spécial du Public au Festival International des Jeunes Réalisateurs.

Livres mes (très) « chers » amis !

Comme vous pouvez le constater en parcourant ce blog je suis quelqu’un qui aime lire et qui dévore pas mal de bouquins, le hic c’est que cette passion a un prix et que ledit prix est non négligeable…
Contrairement à la Métropole ici nous n’avons aucune loi qui réglemente et encadre le prix du livre (en France depuis 1981 la Loi Lang impose aux éditeurs de fixer un prix de vente TTC unique aux livres, prix qui s’impose aux distributeurs en leur autorisant toutefois la possibilité de lui appliquer une remise maximale de 5%), ici le prix est fixé par les divers distributeurs (libraires, grandes surfaces…) au seul gré de leur politique commerciale. Ajoutez à la marge commerciale les frais d’acheminement et les diverses taxes douanières et je peux vous assurer qu’au moment de passer à la caisse le consommateur / lecteur sent passer la douloureuse (d’autant plus que le prix de vente en Euros, imprimé en quatrième de couv, ne manque de nous le rappeler) !
Pour illustrer mon propos je vais vous donner quelques exemples en m’inspirant de mes derniers achats :
Je Ne Suis Pas Un Serial Killer (Dan Wells) : prix métro 18 € / prix local 3 450 XPF (28,9 € : + 60,6 %)
Le Vieux Qui Ne Voulait Pas Fêter Son Anniversaire (Jonas Jonasson) : prix métro 21 € / prix local 4 010 XPF (33,6 € : + 60 %)
Intégrale Wallander T1 (Henning Mankell) : prix métro 25 € / prix local 5 000 XPF (41,9 € : + 67.6 %)
Vous me direz que je peux toujours me rabattre sur les éditions en poche et je vous rassure il m’arrive de le faire (même si je préfère généralement les grands formats), si c’est en effet une solution plus économique il n’en reste pas moins que la tendance est la même. Ainsi Rue Sans Souci (Jo Nesbo) paru chez Folio en poche est disponible en métropole pour moins de 9 € alors qu’ici il m’a coûté 1 600 XPF (13,4 € : + 48,9 €).
Reste aussi l’option France Loisirs qui est sensé offrir des livres « moins chers qu’en librairie », déjà il faut savoir que cela ne s’applique que sur les livres proposés à un « prix club » (n’espérez donc pas dégotter le dernier roman sorti à un prix défiant toute concurrence, le prix sera sensiblement le même que partout ailleurs). Qui plus est il faut savoir que les prix figurant sur le catalogue ou sur le site Internet de France Loisirs ne sont pas ceux applicables en boutique ; on « bénéficie » d’un traitement de faveur avec un encart joint au catalogue qui propose des tarifs « locaux » sans commune mesure avec le « prix club » métro. Ainsi ça fait quelques temps que j’ai envie de me lancer dans la saga L’Epée De Vérité (Terry Goodking), FL propose les 10 premiers tomes au prix club de 18 € et une réduction de 2 € par livre à partir de 2 livres achetés (soit au final 16 € le bouquin, soit 160 € l’intégrale). La même offre applicable à la boutique de Nouméa revient à 3 100 XPF le volume (26 € : + 62.5%) ; sur les 10 tomes vous avouerez que ça fait un peu mal au cul !
Je n’ai pas de solutions miracles à proposer mais peut être que nos élus devraient songer à se pencher sur la question, je suppose qu’ils ne sont pas totalement illétrés et sont donc confrontés au même problème que n’importe quel autre consommateur / lecteur (je reconnais volontiers que c’est là une supposition gratuite). Quand je vois la masse de bouquins que j’ai en stock (sur Booknode ma bibliothèque compte plus de 150 titres et je suis loin d’avoir fini mon inventaire) et qu’ils ont quasiment tous été achetés neufs en librairie je me dis que j’ai dû contribuer à engraisser quelques profiteurs…

[DVD] Night And Day

Night And DayNouvelle séance DVD/PC lundi soir avec un autre film que le lecteur refuse catégoriquement de lire, il s’agit cette fois de Night And Day réalisé par James Mangold.
Quand June (Cameron Diaz) rencontre, presque par hasard, Roy (Tom Cruise) elle est loin de se douter que sa vie va prendre un tournant pour le moins inattendu. En effet Roy affirme être un ancien agent de la CIA injustement accusé de trahison et donc traqué par les siens mais aussi par les hommes de main d’un trafiquant d’armes désireux de mettre la main sur un objet détenu par Roy. D’un autre côté les services secrets livrent à la jeune femme une toute autre version des faits, dans laquelle Roy serait passé à l’ennemi… Difficile de savoir qui croire dans un tel imbroglio mais les chemins de Roy et June vont se croiser de nouveau et elle va se retrouver embarquée dans une embrouille qui la dépasse totalement tandis que Roy semble « gérer » la situation avec un calme et sang-froid…
Prenez un soupçon de James Bond, ajoutez-y une pincée de Mr & Mrs Smith, saupoudrez le tout d’une louche de second degré et vous obtiendrez Night And Day ! Si vous espérez un thriller hyper réaliste et stressant passez votre chemin, le film joue à fond la carte du divertissement familial avec une intrigue totalement invraisemblable et des acteurs qui se jouent d’eux mêmes. Et force est de constater que le tout est plutôt réussi, on s’éclate (souvent) et on se marre (parfois) sans prise de tête… Qui plus est le duo Tom Cruise / Cameron Diaz fonctionne impeccablement par leur opposition (une recette quelque peu éculée mais toujours aussi efficace quand elle est correctement employée).
A défaut d’être révolutionnaire le film permet au moins de passer un bon moment en oubliant, pour un temps, la morosité ambiante, c’est déjà pas si mal comme programme. I faut dire qu’en matière de duo improbable au cinéma on a eu le droit au meilleur (L’Arme Fatale reste pour moi une référence) comme au pire ; en l’occurrence Night And Day tire plutôt bien son épingle du jeu à condition de le prendre pour ce qu’il est, ni plus ni moins…
Dans un tout autre registre j’attends avec une certaine impatience de voir ce que donnera le nouveau Mission Impossible, Protocole Fantôme dont la sortie est prévue pour cette fin d’année avec Brad Bird aux commandes et Tom Cruise qui endosse pour la quatrième fois le costume d’Ethan Hawke.

Superman cherche slip désespérément…

SuperslipEt oui même chez les superhéros les lendemains de cuite sont difficiles, après une méga fiesta avec d’autres superpotes notre brave Superman n’a pas été foutu de retrouver son fameux slip rouge… Impossible de se rappeler où il l’a laissé traîner ; s’il vous plait aidez un superhéros en détresse : rendez son slip à Superman !
Je vous promets que j’écris ce post en étant totalement à jeun et sous l’influence d’aucune substance plus ou moins licite… En fait il s’agit d’une news qui secoue depuis déjà quelques semaines la superplanéte des superfans de Superman ; les premières photos du très attendu Superman – Man Of Steel de Zack Snyder (sortie prévue en 2013) révèlent le costume du nouveau Superman et sacrilège le supermec a oublié d’enfiler son superslibard rouge par dessus ses supercollants bleus ! Une faute de goût impardonnable pour les fans de la première heure !!!
Pour ma part je me dis que peut être que Superman a enfin compris qu’un slip était un sous-vêtements et donc en tant que tel se doit d’être porté sous ses fringues et non par dessus… Sérieux les gars vous imaginer vous balader en ville avec votre caleçon par dessus votre futal ? Non ! Enfin j’espère… Alors pourquoi voulez-vous infliger une telle humiliation à votre superhéros préféré ? D’un autre côté il est vrai que je n’envisage pas plus de sortir enveloppé dans des collants bleus hyper moulants, avec ou sans slip !
Plus sérieusement ce nouveau look, s’il peut surprendre, n’est que le reflet d’une  évolution programmée par DC Comics qui compte relooker Superman pour le débarrasser de son côté kitch ; il faut dire que le superlook date quand même de 1938, on ne peut pas lui reprocher de se changer une fois tous les 75 ans !
Hormis ce petit détail vestimentaire le rôle de Clark Kent/Superman sera tenu par Henry Cavill (plus connu pour son rôle dans la série TV Les Tudors), le célébre superhéros de l’écurie DC Comics affrontera deux rescapés de la destruction de Krypton, le Général Zod (Michael Shannon) et Faora (Antje Traue) dans un reboot (le film n’a rien à voir avec les précédents, il reprend l’histoire de Superman à ses débuts). Les Kent seront interprétés quant à eux par Kevin Costner et Diane Lane, quant au vrai père de Superman (Kal-El en kryptonien), Jor-El, le rôle sera tenu par Russel Crowe. Enfin c’est Amy Adams qui apportera la touche de charme au casting dans le rôle de Lois Lane. Peu d’infos filtrent pour le moment donc je ne m’aventurerais pas sur le terrain des rumeurs, c’était juste un petit clin d’oeil sur un non-événement de plus qui secoue la planète web…
Oh vous savez quoi ? Il paraîtrait, mais ça reste à confirmer, que Clark Kent ne portera pas de lunettes !!! Allo ? Appelez le SAMU on a une vague de suicide chez les superfans…

[DVD] Hatchi

HatchiCela faisait quelques temps que l’on ne s’était pas offert une petite pause DVD du coup samedi nous avons décidé d’y remédier avec le film Hatchi, réalisé par Lasse Hallström.
De retour d’un déplacement professionnel un professeur de musique (Richard Gere) trouve un chiot akita, il le ramène chez lui en attendant de retrouver ses maîtres. Les recherches restant vaines il décide, avec l’aval de son épouse (Joan Allen), de garder le chien. Dès lors un rituel immuable s’installe entre l’homme et l’animal : tous les matins le chien accompagne son maître à la gare et vient l’attendre en fin de journée. Jusqu’au jour où…
Ca peut paraître léger pour faire un film et pourtant je vous promets que l’on ne s’ennuie pas une minute (d’un autre côté le film ne dure pas 3 heures), la complicité entre l’homme et le chien est filmée avec justesse, sans sensiblerie inutile. Un film plein d’émotions qui ne manquera pas de vous tirer une petite larme si vous aimez les animaux, un bel exemple de loyauté et de fidélité dont bien des humains pourraient s’inspirer.
Pour l’anecdote j’ai acheté ce DVD peu après sa sortie (en début d’année) mais c’est le premier que mon lecteur a refusé catégoriquement de lire, après plusieurs essais infructueux nous avions fini par renoncer avant d’opter pour une séance de rattrapage le PC. Lentement mais surement on devrait venir à bout de tous les DVD récalcitrants (de plus en plus nombreux).
Pour information le scénario est l’adaptation d’une histoire vraie qui s’est déroulée au Japon entre 1925 et 1934, là-bas le chien Hachiko est considéré comme un héros national, un monument a même été érigé en sa mémoire. Ce qui explique sans doute que le film de Lasse Halström est un remake d’un long métrage japonais de 1987, Hachiko Monogatari (inédit en France mais disponible à l’import pour les plus curieux). Pour plus de détails je vous invite à consulter la page Wikipédia dédiée à Hachiko (après avoir vu le film de préférence).
Un peu court comme chronique, surtout pour un film que j’ai adoré, mais il est des cas où les mots ne servent à rien, je ne peux que vous inviter à regarder ce film magnifique afin de vous forger votre propre opinion.

[BOUQUIN] J. Camut & N. Hug – Les Voies De L’Ombre

Les Voies De L'OmbreFinalement je n’aurai pas hésité bien longtemps avant de me décider pour Les Voies De L’Ombre, un thriller écrit à quatre mains par le couple Jérôme Camut et Nathalie Hug. Un choix motivé d’une part par l’envie de changer, l’espace d’un instant, complètement de registre (je reviendrai à mes flics nordiques prochainement), mais aussi et surtout parce que l’intrigue me paraissait tarabiscotée à souhait…
Bonne initiative de la part de France Loisirs de nous proposer les trois romans réunis en un seul volume, toutefois il n’est pas évident de vous proposer une réaction et une évaluation globales, les trois tomes étant aussi différents qu’inégaux. Du coup vous aurez trois chroniques pour le prix d’une, de fait ça risque d’être un peu long à lire…
Tome 1 – Prédation
Quand l’inspecteur Baudenuit est appelé coup sur coup sur deux scènes de crime il lui apparaît évident qu’il a à faire à un tueur en série, les deux corps sont nus, portent un tatouage asiatique sur le ventre et ont eu un bras arraché par un explosif artisanal. Mais il est loin de se douter de la perversité de son adversaire, Kurtz est en effet un tueur aussi machiavélique qu’insaisissable à l’origine d’une mécanique meurtrière implacable…
Le moins que l’on puisse dire c’est que ça commence sur les chapeaux de roues, cette première partie est un thriller digne des plus grands, aussi stressant que captivant. Tout frôle la perfection de l’intrigue aux personnages en passant par l’ambiance et l’écriture. Si je devais le noter je pencherais volontiers pour un 9/10, voire même un 10/10.
Dans ce premier tome l’on découvre l’implacable mécanique de Kurtz, un plan aussi simple qu’efficace. Pour chacun de ses « sujets » il enlève deux personnes, le cobaye et l’appât (l’être qui est le plus cher au cobaye). Si le cobaye échoue dans sa « mission » l’appât mourra et l’on peut supposer que son agonie sera lente et douloureuse… Dès lors on peut se poser la question de savoir jusqu’où nous serions prêts à aller pour protéger l’être aimé ? Combien de vies serions-nous prêt à sacrifier pour préserver notre bonheur ? Avant de répondre du tac au tac je vous suggère de bien y réfléchir… A défaut de nous tuer notre « faiblesse » peut être une arme mortelle pour les autres.
Tome 2 – Stigmate
D’un côté l’on suit un Kurtz en cavale, il ne fuit pas la police, incapable de lui mettre la main dessus, mais un ennemi qui semble déterminé à le faire taire… Définitivement ! De l’autre trois rescapés se croisent espérant retrouver, sinon une vie normale, au moins une raison d’être ; chacun envisage la chose à sa façon. L’un a décidé que le pardon serait sa rédemption, un autre ne jure que par la vengeance et le dernier est partagé entre la haine et l’admiration pour son bourreau…
Dans cette suite les auteurs s’intéressent autant aux faits eux-mêmes qu’à la psychologie de leurs personnages, forcément le rythme du roman en subit les conséquences, non qu’on s’ennuie (Kurtz ne nous en laisse pas le temps) mais parfois l’aspect psy devient envahissant sans forcément apporter grand-chose au récit. Au final ce second tome n’en reste pas moins un thriller plus qu’honnête qui mérite un honorable 7/10 ne serait-ce que pour l’ambiance toujours aussi glauque.
Tome 3 – Instinct
La meute de Kurtz est lâchée mais le Maître est aux abonnés absents… Kurtz a été enlevé par un ennemi dont il ignore tout, dès lors son leitmotiv sera d’échapper à ses geôliers et de reprendre les commandes de ses troupes. Parallèlement la police française met en place une unité spéciale chargée de neutraliser Kurtz, quels que soient les moyens à mettre en œuvre ils ont carte blanche pour y parvenir…
Pour cet ultime opus de la trilogie les auteurs font malheureusement dans la démesure, trop de Kurtz tue le Kurtz ! Certes l’histoire file à 100 à l’heure mais plus ça va et plus l’on s’enfonce dans l’invraisemblable, voire l’aberrant… Un bon point toutefois, ça reste aussi amoral et politiquement incorrect que les deux précédents volumes. Niveau notation je dirai que ce final mérite un petit 6/10 et encore je suis certains que beaucoup penseront qu’un 5 serait plus juste !

Au final on obtient un thriller plus que correct qui démarre sur les chapeaux de roues mais malheureusement s’essouffle avant de patauger dans la mélasse. Ce n’est toutefois pas désagréable à lire (loin s’en faut) mais l’on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine déception (à moins qu’il ne s’agisse de frustration) en ce disant que les auteurs ont laissé filer un scénario qui aurait pu être grandiose.
A noter qu’un quatrième tome, Rémanence, existe mais ne s’inscrit pas vraiment dans le cadre de cette trilogie puisque l’on y retrouve Clara et Louis, devenus adultes, en proie à leur passé entre les mains de Kurtz mais aussi et surtout à une nouvelle menace… Pour le moment je ne suis pas plus motivé que ça pour le lire, mais qui sait peut être que par la suite la curiosité l’emportera…

Welcome in Sarkoland…

A l’occasion des Jeux du Pacifique, dont la cérémonie d’ouverture aura lieu demain, Nicolas Sarkozy a enfin daigné bouger son cul pour venir rendre visite à ce petit morceau de France du bout du monde qui l’a très largement plébiscité lors des dernières présidentielles avec près de 63% des votes au second tour.
Pour l’occasion les établissements scolaires et les administrations se sont offerts un Sarkoday et un week-end de trois jours. Pour le privé le libre choix a été offert aux employeurs avec toutefois comme consigne de laisser, autant que faire se peut, la possibilité aux salariés de prendre leur journée. Concernant la CAFAT et après négociations entre la Direction et les syndicats, il a été décidé que nous resterions ouverts au public, par contre tout a été mis en oeuvre pour que les sarkofans puissent aller acclamer leur idole… En contrepartie la Direction nous a offert le pont du 1er novembre ; finalement on y gagne au change, en négociant correctement notre temps de travail on peut aisément zapper la journée du 28 octobre et bénéficier d’un week-end de 5 jours.
Ne comptant pas parmi les sarkofans (même si je revendique et assume le fait d’avoir voté pour lui en 2007) j’ai donc décidé de venir bosser (ça tombe bien j’ai du retard dans mes heures et un gros boulot à boucler). Peu de circulation sur la route, hormis des cars blindés de CRS, comme tous les jours je suis passé devant la Place Bir Hakeim (où Sarko doit blablater à 10 heures) avant 7 heures et déjà les troupes rumpistes se mettaient en branle pour préparer un comité d’accueil digne du prestige de leur maître à penser (quoique le verbe « penser » associé au RUMP ça fait bizarre, pour ne pas dire paradoxal). La ville est d’un calme absolu, on se croirait en week-end, si ce n’est de nombreux flics et gendarmes déployés un peu partout…
Même « nos » braillards imbibés qui généralement squattent les abords de Champion Alma semblent manquer à l’appel ; de là en penser que la ville leur a offert un séjour à l’ombre aux frais de la princesse il n’y a qu’un pas… Que je ne franchirais pas… C’est certainement une coïncidence… Bin voyons (soit dit en passant ils ne me manquent pas le moins du monde) !