[Jeux Video] Aion bascule en free to play

Aion F2PEn attendant la sortie de Guild Wars 2 et parce qu’il est hors de question que je tombe dans le piège de l’abonnement mensuel (même si je reconnais qu’à la sortie de Star Wars – The Old Republic j’ai eu une soudaine envie de craquer) je fais le tour des MMO gratuits, et plus particulièrement des jeux anciennement payants qui deviennent gratuits. En effet entre Runes of Magic qui devient rapidement répétitif et manque de structure et DC Universe Online qui reste très basique j’ai un peu de mal à accrocher à un titre. C’est plein d’espoir que je tente donc ma chance avec Aion qui a basculé dans le F2P depuis la fin du mois de février.
Comme d’hab il suffit de télécharger (gratuitement donc) le client du jeu et de le lancer pour découvrir le monde d’Atreia. La première étape consiste à créer un perso, à choisir d’abord entre les deux races en présences, les Elyséens et les Asmodéens, puis lui attribuer une classe (guerrier, éclaireur, mage ou prêtre) ; quelques options de personnalisation plus tard vous voilà paré à faire vos premiers pas.
Déjà graphiquement le jeu tient la route (contrairement à ce que pouvait laisser présager la jaquette que je trouve particulièrement laide), ensuite on enchaîne directement avec quelques quêtes permettant de se familiariser avec le jeu tout en visitant la première map. Rien à redire non plus au niveau de la jouabilité on prend assez rapidement les choses en main, la difficulté est suffisamment bien dosée pour ne pas nous rebuter d’entrée de jeu (à moins de foncer comme un bourrin dans le tas). Difficile de vous donner un avis tranché après seulement quelques heures de jeu, en fait il semblerait que les choses sérieuses commencent une fois que l’on atteint le niveau 10 (ce qui devrait prendre moins d’une journée sans passer en mode nolife). Je suis actuellement de niveau 12 (chez les Asmodéens) et le jeu me semble prometteur, je n’ai pas l’impression de tourner en rond, on sait grosso modo ce qu’on fait là et surtout on a envie d’aller plus avant pour découvrir la suite.
Concernant l’aspect multijoueur j’avoue que je n’ai pas encore eu l’opportunité de m’y coller, tant que ça reste jouable tout seul je fais mon petit bonhomme de chemin en solo. Idem pour l’aspect PVP qui ne m’attire pas du tout, pour le moment j’ai juste eu quelques propositions de duel que j’ai déclinées, je suppose que les choses vont se corser quand Elyséens et Asmodéens se croiseront dans une même zone de jeu… J’aviserai en temps et en heure pour rejoindre une légion quand le besoin s’en fera sentir…

[DVD] Programme 100% cocorico

Un programme 100% français pour commencer notre week-end cinéphile avec les deux films qui ont défrayé la chronique ces derniers mois, à savoir Intouchables et The Artist. A noter que je n’ai pas acheté les DVD, les films ont été téléchargés par des voies pas très légales ; je comptais (et compte encore) bien acheter le premier mais il n’est pas encore disponible sur le Territoire, quant au second j’avoue que j’étais plutôt sceptique et que je voulais me faire une idée de la chose avant de me prononcer.

100% cocorico

Intouchables

On commence donc par Intouchables, un scénario inspiré d’une histoire vraie et réalisée par Eric Toledano et Olivier Nakache.
Quand Driss (Omar Sy), banlieusard un peu paumé mais débrouillard, se présente pour un emploi de garde-malade auprès du richissime Phlippe (François Cluzet), tétraplégique suite à un accident de parapente, c’est essentiellement afin de faire valider ses droits auprès des ASSEDIC. Contre toute attente Philippe lui propose le poste en période d’essai. Les deux hommes que tout oppose vont apprendre à se connaître et à s’apprécier jusqu’à devenir de véritables amis…
Avec plus de 19 millions d’entrées le film se propulse à la seconde place du classement des films français les plus populaires (il talonne de près le leader, Bienvenue Chez Les Ch’tis de Dany Boon). Un succès public incontestable pour les réalisateurs qui signent là leur quatrième collaboration. Un succès qui doit énormément au jeu des acteurs, notamment Omar Sy qui signe là son premier « grand » rôle en tant qu’acteur (une prestation fort justement récompensée par le César du meilleur acteur), mais il serait injuste de passer à côté du jeu de François Cluzet qui incarne un rôle difficile avec plein de justesse. Et justement tout est bien dosé dans le film, l’humour comme les émotions.
Après avoir vu le film il apparait évident que les deux amis pourtant improbables de prime abord se sont mutuellement trouvés et sauvés. Grâce à Philippe, Driss a pu sortir du cercle vicieux des magouilles à la petite semaine qui finissent souvent par mal tourner, quant à Philippe il a retrouvé goût à la vie grâce à la fougue et au naturel de Driss. Petit clin d’oeil après le générique de fin où l’on voit quelques images des deux complices qui ont inspiré le film, il est bien précisé que si Abdel ne travaille plus pour Philippe (et pour cause il est devenu son propre patron) les deux hommes sont restés très proches.

The Artist

On enchaîne ensuite avec The Artist de Michel Hazavinicius qui fait le pari de réaliser un film muet en noir et blanc afin de coller à son scénario.
La carrière et la vie de George Valentin (Jean Dujardin), star du cinéma muet, basculent en 1929 avec l’arrivée du parlant et la crise économique tandis que de son côté la jeune actrice Peppy Miller (Bérénice Béjo) enchaîne les succès. La jeune femme, amoureuse de son idole, voudrait l’aider dans cette période sombre mais la star déchue peut se montrer difficile d’accès par arrogance et orgueil…
Si je reconnais volontiers que le pari était osé et que les acteurs ont parfaitement su s’adapter à des conditions d’interprétation inhabituelles j’aurai tout de même tendance à dire au final : « tout ça pour ça !« . Le film n’est pas désagréable (j’en ai même été le premier surpris) mais je ne suis définitivement pas convaincu qu’il mérite ses 52 récompenses, parmi lesquelles 5 Oscar dont les 3 plus « prestigieux » : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur… D’ailleurs si l’on regarde le box office les chiffres parlent d’eux mêmes, 19,2 millions d’entrées pour Intouchables (et « que » 12 récompenses à son actif) contre moins de 3 millions d’entrées pour The Artist ; le choix du public est indiscutable. J’en vois encore qui me diront que les deux films ne s’adressent pas forcément au même public mais c’est typiquement le genre d’objection que je me plais à balayer d’une pichenette méprisante…
C’est la troisième collaboration entre Michel Hazavanicius et Jean Dujardin (après les deux OSS117) et leur premier film « sérieux« . On peut aussi noter que le réalisateur s’est aussi offerts les services de certains grands noms du cinéma américain (John Goodman et James Cormwell) ; mention spéciale au Parson Russel Terrier, Uggy, qui a lui aussi eu sa récompense pour ce qui fut son dernier rôle avant sa retraite…
Pour finir je dirai que de nombreuses stars du cinéma muet n’ont pas « survécues » à l’avènement du cinéma parlant (et encore je ne parle pas des acteurs et actrices qui refusaient de croire que le parlant était l’avenir de la profession). Seuls les plus grands ont réussis à tirer leur épingle du jeu : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, Les Marx Brothers…

10 candidats en lice pour le Trône de France

Palais de l'ElyséeEt voilà la course aux signatures est terminée pour les candidats à l’élection présidentielle. Au final ils seront dix à se disputer le fauteuil élyséen : Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (MoDem), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Phlippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès).
Au final un seul « grand » (par la taille plutôt que par le prestige) absent dans la course à l’Elysée, Dominique De Villepin, qui n’a pas réussi à récolter les 500 parrainages pour espérer briguer le trône. Franchement pas une grosse perte, mais bon ça n’engage que moi…
Rendez-vous maintenant le 22 avril pour le premier tour et découvrir quels seront les deux candidats à s’affronter pour le second tour (le 6 mai). Pour ma part je n’ai aucune honte à avouer que, pour le moment, je ne me suis pas particulièrement intéressé à la campagne électorale et je ne pense pas qu’elle me captivera outre mesure dans les semaines à venir. Je sais d’ores et déjà pour qui je voterai lors de ce premier tour et il n’y a quasiment aucune chance pour que je change mon intention de vote ; je me fous donc de tous leurs blablas et de toutes leurs promesses (comme dirait l’autre : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient« ).
Pour ceux que ça intéresseraient je vous invite à consulter les fiches (et programmes) des différents candidats dans l’excellent dossier que le Huffington Post consacre au sujet.

[DVD] Very Bad Trip 2

Very Bad Trip 2Nouvelle pause DVD mercredi soir mais changement total de registre puisque nous avons opté pour Very Bad Trip 2 de Todd Philips.
Alors que Stu (Ed Helms) prépare son mariage en Thaïlande, il décide de passer une nuit sur la plage ses complices, Phil (Bradley Cooper), Doug (Justin Bartha) et Alan (Zack Galifianakis), invité de dernière minute un peu à contre coeur. Teddy (Mason Lee), le jeune frère de la future mariée, se joint à eux. Le lendemain matin, Phil, Alan et Stu se réveillent dans un hôtel minable au coeur de Bangkok, incapables de se souvenir de leur nuit qu’on devine chaotique. Et, cerise sur la gâteau, Teddy a disparu ! Les trois amis se lancent à sa recherche (et à la recherche de leurs souvenirs) en espérant le retrouver avant le mariage…
Comme vous pourrez le constater le scénario est quasiment une copie conforme du premier opus (lire ma chronique), seul le cadre change. La recette aussi reste la même, une succession de gags politiquement incorrects, un humour gras et lourd (sans toutefois sombrer dans le « pipi-caca » de bas-étage). Après c’est à chacun de voir midi à sa porte, on aime ou pas, mais au moins on sait à quoi s’attendre, nul ne pourra reprocher au réalisateur de ne pas avoir annoncé la couleur… Faudrait vraiment avoir un grave déficit neuronal pour s’attendre à un film hautement raffiné !
Pas grand chose à ajouter concernant ma critique du film, je pourrai aussi faire un copier-coller de ma chronique du premier opus mais au lieu de ça je me contenterai de dire que je trouve ce genre de film franchement jubilatoire. A noter toutefois, en guest star, la présence du singe Crystal, une femelle capucin qui est une véritable star à Hollywood puisqu’elle engrange pas moins d’une vingtaine de films, dont certains blockbusters (George De La Jungle, Dr Doolittle, Une Nuit Au Musée 1 et 2, 3h10 Pour Yuma…).
Pour terminer cette courte chronique l’équipe du film travaille déjà sur un troisième et dernier volet qui devrait voir le jour en 2013. Toutefois le scénario promet d’être plus original et axé sur le personnage d’Alan. Au passage le trio d’acteur rafle la mise puisque leur salaire passera de 1 million $ pour le premier film à 15 millions $ pour ce troisième volet. Mais bon quand on compare le budget (80 millions pour le second film) au box office (255 millions pour ce même film), nul doute que l’investissement sera très vite rentabilisé.

[BOUQUINS] Pierre Lemaitre – Alex

P. Lemaitre - AlexNouvelle incursion dans le thriller français avec un auteur que je ne connaissais pas, ce sont la couv’ et le résumé qui ont fait que j’ai craqué pour Alex de Pierre Lemaitre.
Alex, une jeune femme complexée malgré sa beauté, est enlevée en pleine nuit alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée au resto. Son ravisseur l’enferme dans une inconfortable prison en bois et lui dit juste qu’il veut « la regarder crever ». Contre toute attente, et contre sa volonté, c’est le commandant Camille Verhoeven, un flic qui se remet difficilement de l’enlèvement et du meurtre de son épouse quatre ans plus tôt, qui se voit confier l’enquête, une enquête difficile, sans réel témoin, sans victime identifiée, ni indice… Et pourtant Camille va tout mettre en oeuvre pour identifier et localiser la victime et son ou ses ravisseurs.
Impossible de vous fournir un résumé plus complet sans risquer d’en dire trop (à ce titre même la quatrième de couv’ est trop bavarde) et franchement ce serait dommage de ruiner l’effet de surprise ; et les surprises et rebondissements ne manquent pas tout au long de ce thriller aussi surprenant qu’efficace.
Le style de l’auteur colle parfaitement au genre, des chapitres courts, pas de blablas inutiles, c’est froid et percutant, un brin cynique parfois. Résultat des courses on est tout de suite plongé au coeur de l’intrigue et l’on se sent impliqué dans l’enquête. Le roman est construit en trois parties, chacune s’attachant à une facette de la personnalité de la mystérieuse Alex. Alors on suit le périple d’Alex sans vraiment savoir ce qui la motive et ce qu’elle recherche, pour avoir la réponse et voir les choses se relier il faudra attendre la dernière partie mais là encore je n’en dirai pas plus (sauf que la fin est génialement machiavélique).
Les trois flics qui composent l’équipe Verhoeven sont plutôt atypiques mais c’est sans doute pour ça qu’ils se complètent et se comprennent si bien. Camille, une boule de nerf d’un mètre quarante cinq, qui n’arrive pas à faire le deuil de son épouse et reste rongé par la culpabilité. Louis, le beau gosse richissime et hypercultivé, c’est le gant de velours de l’équipe, tout en douceur et raffinement. Enfin, Armand, un flic radin à un point qu’on a envie de lui foutre des claques mais perspicace.
Pour info ce roman est le second d’une trilogie axée sur le personnage de Camille Verhoeven. Le premier (et aussi premier roman de Pierre Lemaitre), Travail Soigné, est paru en 2006, le troisième et dernier est annoncé pour cette année. Après un coup de maître tel que ce Alex il est évident que je compte bien poursuivre mon exploration de l’univers de l’auteur (et pas seulement de cette trilogie Verhoeven).

[DVD] Sucker Punch

Sucker PunchPetite pause DVD mardi soir avec le film Sucker Punch de Zack Snyder (à qui l’on doit déjà 300 et Watchmen notamment).
Babydoll (Emily Browning) est internée en hôpital psychiatrique après avoir accidentellement tué sa petite soeur qu’elle tentait de protéger de son beau père. L’établissement, tenu par le Dr Gorski (Carla Cugino) et le chef infirmier Blue (Oscar Isaac) sert surtout de couverture à un lupanar dans lequel les filles sont exploitées sans ménagement. La seule chance de survie pour Babydoll est de fuir. Pour y parvenir elle découvre que sa  danse semble avoir un pouvoir quasi hypnotique sur les spectateurs tout en la plongeant dans un univers imaginaire d’où elle peut organiser son évasion avec quatre complices ; mais elles doivent se montrer prudente, un échec dans le monde imaginaire peut être lourd de conséquence dans la réalité…
J’avais entendu parler de ce film et la bande-annonce m’avait paru sympa mais je n’avais jamais vraiment pris le temps de me pencher sur la question plus en détail ; finalement ce seront les soldes à Compact qui m’auront décidé à acheter le DVD (et aussi la nécessité de refaire « le plein » pour se substituer à la TV). Autant vous prévenir d’entrée de jeu ce film est inclassable, le fantastique y est omniprésent mais il ne se « limite » pas à ça. Dans le même ordre d’avertissement préalable c’est typiquement le genre de film qui ne laissera personne indifférent, vous aimerez ou vous détesterez !
Et moi donc dans tout ça ? Ne sachant pas trop à quoi m’attendre j’ai été un peu surpris au début mais j’ai rapidement accroché au « délire » du réalisateur. Les différents mondes imaginaires que traversent les quatre héroïnes sont visuellement superbement rendus (parfois ça fait un peu penser à un gigantesque jeu vidéo), l’intrigue n’est pas aussi complexe qu’il n’y parait (même si les interprétations peuvent être multiples, à chacun son feeling), la bande son, très rock, colle impeccablement au film (je dirai même qu’elle apporte une dimension supplémentaire au visuel). N’y allons pas par quatre chemins j’ai adoré !
Pour l’anecdote c’est le premier « film d’auteur » de Zack Snyder (je me régale déjà de voir les puristes/intégristes frôler l’infarctus en me voyant utiliser l’expression film d’auteur pour définir Sucker Punch… Même je ne dois pas avoir des masses de ces intégristes culturels parmi mes lecteurs, les plus tenaces ont dû fuir depuis longtemps). Pour revenir à mon propos je veux dire par là que c’est la première fois que Zack Snyder réalise un film ne s’inspirant d’aucun support (BD, romans…) existant. Au final il réussit un film hors norme qui aurait certainement mérité de mobiliser d’avantage de spectateurs, mais c’est aussi le prix à payer quand on s’égare de la meute formatée…

[TV News] Being Human – Saisons 2 et 3

Being HumanProfitant du blackout télévisuel et comme la première saison nous avait paru prometteuse on s’est donc lancé dans les saisons 2 et 3 de Being Human (version britannique).
L’on retrouve donc nos trois colocataires un peu spéciaux, la fantomatique Annie (Lenora Crichlow), le vampire Mitchell (Aidan Turner) et le loup garou George (Russel Tovey), rejoints par Nina (Sinead Keenan), la compagne de George et elle aussi lycanthrope. Dans la seconde saison ils doivent faire face à une bande de fanatiques religieux bien décidés à libérer l’humanité des « monstres » par tous les moyens alors que Mitchell s’efforcera de contrôler les instincts sanguinaires des vampires. La troisième saison les confrontera d’abord à des loups-garou chasseurs de vampires, puis le passé les ratrappera avec le retour de Herrick qui mettra en péril leur amitié…
Si la saison 1 était surtout destinée à planter le décor les choses se décantent rapidement par la suite. La série reste convaincante mais il faut savoir qu’elle joue beaucoup plus sur la mise en situation des protagonistes que sur les effets spéciaux à gogo, ajoutant même çà et là une petit note d’humour histoire de dédramatiser la situation. Pour ma part j’ai bien aimé, ça change un peu des séries habituelles, et même dans le genre elle apparaît plus mature que ses illustres prédécesseurs (je pense à True Blood et The Vampire Diaries). Malgré tout je ne sais pas si la saison 4 m’attirera autant (j’ai encore le temps d’y réfléchir elle n’est pas dispo en français à l’heure actuelle), en effet à la fin de la saison 3 Mitchell quitte la série, et Being Human sans Mitchell c’est un peu comme True Blood sans Eric ou The Vampire Diaries sans Damon, il manque la touche « bad boy inside » (même si un autre vampire est appelé à le remplacer le charme risque de ne pas opérer de la même façon). Pour couronner le tout il m’a semblé comprendre que dès les premiers épisodes de la quatrième saison George et Nina prenaient eux aussi la poudre d’escampette… L’avenir nous dira si la curiosité finira par l’emporter sur le scepticisme…
Par contre une chose est certaine, et je ne saurai dire exactement pourquoi, le remake US de la série ne m’attire pas du tout.

[BOUQUINS] Henning Mankell – Le Guerrier Solitaire

H. Mankell - Le Guerrier SolitaireMon stock « papier » se limitant au second volume de l’intégrale Wallander (à vrai dire je n’achète désormais en livre papier que le strict minimum et les « coups de foudre »… il ne me manque que la liseuse mais c’est au programme des prochains mois) j’ai donc poursuivi mon périple suédois avec Henning Mankell et Le Guerrier Solitaire, cinquième enquête du Commissaire Kurt Wallander.
Tandis que Wallander chercher à comprendre le suicide d’une jeune femme qui s’est immolée par le feu devant lui, un nouveau crime vient secouer le paisible été suédois, un ancien ministre a été tué d’un coup de hache dans le dos avant d’être scalpé. D’autres victimes suivront, toutes tuées à la hache et scalpées. Wallander et son équipe doivent trouver le lien entre les victimes s’ils veulent stopper le tueur en série…
Que dire que je n’aie déjà dit lors de mes précédentes chroniques sur la série Wallander ? On retrouve un mélange d’enquête policière et de critique de la société suédoise. En l’occurrence l’aspect purement policier est plutôt intéressant ici avec une réelle course contre la montre qui menace directement (à l’insu de son plein gré comme dirait l’autre) Wallander.
Pour ce qui est de l’évolution de la société suédoise et le regard désabusé, voire aigri, de Wallander je suis bien incapable de prendre position. Pour moi quand je pense Suède, je pense Ikea, blondes plantureuses, et froid… Certes un peu réducteur comme vision des choses mais c’est pourtant tout ce qui me vient à l’esprit. Plus sérieusement c’est vrai que j’ai un peu de mal à associer ces pays nordiques avec la grande criminalité (même si le carnage du tireur-fou d’Utoya en Norvège l’an dernier me donne tort sur ce point).
Je vais m’offrir un petit break avant d’attaquer l’enquête suivante, j’avoue que le style de Mankell est parfois un peu lourd (sans parler du poids du bouquin) ; et comme le hasard fait bien les choses j’ai justement un autre bouquin qui me fait de l’oeil sur mon bureau…

[DVD] Rango

RangoPour notre séance DVD de samedi nous avons joué la carte 100% divertissement avec Rango de Gore Verbinski, qui signe ici son premier film d’animation.
Un caméléon n’ayant jamais quitté son terrarium se retrouve, par accident, perdu en plein désert de Mojave. Son errance le guide jusqu’à la petite ville de Poussière, dont les habitants souffrent, plus que jamais, d’une terrible sécheresse et pourraient voir en cet étranger, leur sauveur… Sauf que notre Rango est tout sauf un héros, à moins que…
D’entrée de jeu je peux vous assurer que pour un coup d’essai le réalisateur réussit un véritable coup de maître. Tout dans ce film est réussi, qu’il s’agisse de l’intrigue (relativement classique), des personnages tous traités avec soin et profondeur (certainement le point fort du film), de l’animation véritablement bluffante (que l’on doit quand même à ILM, la société de George Lucas) et, cerise sur le gâteau, des nombreux clins d’œil cinématographiques qui jalonnent le film. Un succès critique et public récompensé par l’Oscar du meilleur film d’animation lors de la dernière grand-messe du cinéma ; pas mal pour un coup d’essai (d’autres trophées ont récompensé le film, je ne cite que le plus prestigieux pour faire court) !
Si le film lorgne plutôt du côté du western, et plus précisément du western spaghetti cher à Sergio Leone, ses nombreux clins d’oeil au cinéma ratissent large, d’Apocalypse Now à Star Wars en passant, bien évidemment, par la Trilogie du Dollar (de Sergio Leone, avec Clint Eastwood dans le rôle principal). Qui plus est l’animation permet de se jouer librement des règles du genre…
Pour l’anecdote ce n’est pas la première collaboration entre Gore Verbinski et Johnny Depp (qui double Rango dans la version originale), puisque le réalisateur a déjà dirigé l’acteur sur les trois premiers volets de Pirates des Caraibes (et qu’ils travaillent actuellement ensemble sur The Lone Ranger). A noter aussi que Gore Verbinski s’offre les services de Hans Zimmer (l’un des plus célèbres compositeurs de musique de film du moment) pour la musique de son bébé. Bref on ne peut pas lui reprocher de ne pas y avoir mis les moyens…
Bref un film que je ne peux que vivement vous conseiller, son humour ne devrait laisser personne indifférent, petits et grands découvriront avec plaisir Poussière et ses habitants.

[DVD] Harry Potter & Les Reliques De La Mort

Harry Potter 7Un seul film au programme de notre après-midi de dimanche mais pas loin de 4h30 de spectacle puisque l’on s’est fait Harry Potter & Les Reliques De La Mort (première et deuxième parties) avec David Yates aux commandes (qui a déjà assuré la réalisation des deux précédents films).
Alors que la menace de Voldemort (Ralph Fiennes) se fait de plus en plus pesante, Harry (Daniel Radcliffe) et ses acolytes, Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson), préparent la résistance. Mais plutôt que d’attaquer de front leur adversaire et ses alliés ils vont d’abord chercher à l’affaiblir en localisant et détruisant des artefacts renfermant une partie de son essence magique. Au cours de leur quête ils affronteront maints dangers qui mettront leur indéfectible amitié à l’épreuve…
Avec ce film la saga Harry Potter trouve une conclusion en forme d’apothéose, le choix de le présenter en deux parties permet au réalisateur de peaufiner son scénario (franchement je vois mal comment il aurait pu amputer son film ne serait-ce que d’une petite demie heure). Pour notre plus grand plaisir on retrouve toute la magie qui faisait quelque peu défaut au film précédent (Le Prince De Sang-Mêlé) et une certaine noirceur à laquelle on est désormais habitué. Je n’ai pas lu les bouquins (et ce n’est sans doute pas plus mal pour apprécier pleinement les films) mais je trouve que cet ultime opus est une totale réussite (même si je regrette que le personnage de Ginny n’ait pas une place plus importante).
Ce dernier film fait de nombreuses références aux précédents et j’avoue très humblement que parfois j’ai été un peu largué n’ayant pas vu et revu la saga histoire de patienter entre deux films. Je ne voulais pas m’offrir le DVD avant qu’il ne sorte en coffret avec les deux parties, ça aurait trop frustrant de devoir attendre 6 mois entre les deux films pour découvrir la fin de la saga…
Amusant de voir l’évolution des acteurs au fil des films, si dans l’univers Harry Potter il s’est écoulé 7 ans depuis sa première visite à Poudlard, ce sont 10 années bien réelles qui séparent le premier film du dernier et forcément les jeunes acteurs sont devenus des adultes pendant ce laps de temps… Pour ma part je n’ai pas trouvé que cela nuise aux films, on va mettre la maturité des personnages sur le compte des épreuves qu’ils traversent et hop laissons la magie opérer !
Si pour JK Rowling la saga Harry Potter est close (pour le moment, des rumeurs d’un huitième livre circulent depuis déjà quelques temps çà et là), d’autres décident de faire durer le mythe de façon plus ou moins officielle, c’est le cas de l’écrivain G. Norman  Lippert qui lance (avec les encouragements de JK Rowling) la saga James Potter (le fils de Harry et Ginny), non encore disponible « officiellement » en version française ; tout ce que je peux lui souhaiter c’est de connaître le même succès que son illustre aîné.