Notre unique pause cinéphile (pas trop la tête à ça avec la disparition de notre chat) du weekend aura été consacrée au film Largo Winch 2, avec toujours Jérôme Salle aux commandes.
Au moment où Largo Winch (Tomer Sisley) s’apprête à sceller la vente du groupe W pour se consacrer à l’humanitaire, le procureur Francken (Sharon Stone) débarque et l’accuse de crime contre l’humanité. Afin de prouver son innocence Largo devra retourner en Birmanie et remonter sur les traces de son passé… Mais certaines personnes semblent avoir tout intérêt à ce que la vérité ne soit pas dévoilée et feront tout pour neutraliser le jeune milliardaire/aventurier tout en lançant une offensive contre le groupe W.
Si le premier film m’avait séduit par son originalité et son rythme j’avoue que celui-ci ma quelque peu laissé sur ma faim, et pourtant c’est loin d’être un raté, disons qu’il est beaucoup plus classique que son aîné. C’est un film d’action réussi qui offre un divertissement convaincant, le personnage de Largo semble avoir mûri par rapport au précédent (peut être qu’il lui manque justement un soupçon d’insouciance) mais dans son ensemble le film aurait pu gagner en intérêt si les divers aspects « économiques » avaient été d’avantage mis en avant plutôt que de faire la part belle à l’action. Qui plus est l’intrigue peine quelque peu à démarrer, par contre une fois sur les rails on ne s’ennuie pas une seconde (mais là encore sans réelle surprise).
Je ne connais que les premiers tomes de la série en BD donc je ne saurai juger la qualité de l’adaptation, toutefois il semblerait que même Jean Van Hamme (scénariste de la BD) ait été déçu par, je cite : « un film composé de 85% de poursuites en bagnole, de barres, de coups de poing, d’explosions et de 15% de scénario« . Résultat des courses il a accepté de participer aux scénarios des 2 prochains volets de la saga Largo Winch…
Catégorie : DVD / BRD
[DVD] Vu ce weekend
Autant vous annoncer de suite la couleur les trois films dont je vais vous causer ne sont pas forcément des films que j’aurai acheté en DVD ; à vrai dire seul le premier eut pu éventuellement figurer dans ma collection, pour le second je savais que j’allais être confronté à une sinistre daube, quant au troisième je l’attendais avec un vague mélange de curiosité et d’appréhension…
Samedi soir les choses s’annonçaient plutôt pas mal avec Sans Identité, un thriller signé Jaume Collet-Serra.
Le professeur Martin Harris (Liam Neeson) se rend à Berlin avec sa femme (January Jones) pour participer à un congrès scientifique. Arrivé à l’hôtel il réalise qu’il a oublié son attaché-case à l’aéroport et saute dans un taxi afin de le récupérer, mais un accident de la circulation le plonge dans un bref coma. A son réveil il souffre de légers troubles de la mémoire, mais surtout sa femme ne le reconnaît pas et un autre homme semble avoir pris sa place. Sans papiers il ne peut prouver son identité, pire, des tueurs sont à ses trousses pour l’empêcher de découvrir la vérité… Aidé par la jeune femme qui conduisait le taxi au moment de l’accident (Diane Kruger), il va tout faire pour comprendre le pourquoi du comment de cette machination…
A défaut d’être franchement originale (le coup de l’amnésique victime d’un complot n’est pas un scoop cinématographiquement parlant) l’intrigue est plutôt bien menée et traitée efficacement avec même quelques surprises au menu. Sans révolutionner le genre le film parvient toutefois à nous tenir en haleine jusqu’au clap de fin ce qui n’est finalement pas si mal… On a déjà vu mieux (je pense notamment à la trilogie Jason Bourne) mais les choses auraient certainement pu être pire !
Tiens et puisqu’on parle du pire (notez l’habile transition) on enchaînera directement avec le film Faster, réalisé par George Tillman Jr.
A sa sortie de prison un braqueur (Dwayne Johnson) décide de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner et surtout qui ont assassiné son frangin. Comme le gars ne fait pas vraiment dans la finesse il se retrouve rapidement avec deux flics au cul (Billy Bob Thorton et Carla Gugino) et un tueur à gages en mal de sensations fortes (Olivier Jackson-Cohen) sur ses traces… Mais rien, ni personne ne pourra le détourner de son impitoyable vengeance…
Une intrigue vue et revue traitée sans une once de créativité ou d’originalité… Fidèle à son habitude Dwayne Johnson traîne son air bovin en peinant à aligner des phrases de plus de trois mots… Et nous dans tout ça on se demande bien ce qu’on fout encore devant la TV plutôt que d’aller se coucher ! Je m’attendais à un film pourri et le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce point Faster ne déçoit pas, il arrive même à surprendre en offrant pire que ce que l’on pouvait imaginer…
Dimanche soir c’est donc sans conviction (loin s’en faut) que je me suis affalé devant Halal – Police D’Etat une comédie signée Rachid Dhibou sur un scénario d’Eric et Ramzy.
Un tueur en série assassine les épiciers arabes de Paris. Quand la femme d’un diplomate algérien, témoin d’un des meurtres, est tuée les autorités d’Alger envoient sur place deux de leurs inspecteurs (Eric et Ramzy) pour prêter main forte à leurs homologues français…
Quelques (rares) gags parviendront à nous arracher un sourire de temps en temps mais globalement à force de faire dans la surenchère débile le film devient vite pathétique, voire pénible… A noter toutefois que c’est la première fois depuis La Tour Montparnasse Infernale que j’arrive à tenir jusqu’au bout d’un film avec le duo Eric et Ramzy ; moins pitoyables que leurs autres navets mais y’a encore de sacrés efforts à faire pour convaincre !
[DVD] Vu ce weekend
Histoire de bien terminer la journée de dimanche on s’est offert une petite tranche de rigolade avec Le Marquis, réalisé par Dominique Farrugia.
Quentin (Richard Berry), braqueur de haut niveau, prépare un plan d’enfer en vue de se racheter auprès de boss, Joe (Jean-Hugues Anglade), mais pour arriver à ses fins il a besoin de l’aide du plus grand braqueur, de tous les temps, Le Marquis. Il fait donc évader Thomas (Franck Dubosc) qui prétend être Le Marquis sauf qu’en réalité ce n’est qu’un modeste escroc sans envergure… Désormais les deux complices malgré eux doivent impérativement échapper à Joe avant qu’il ne découvre la supercherie.
Une comédie sans prétention, ni originalité mais qui réussit toutefois à nous faire passer un bon moment sans prise de tête. La recette maintes fois éprouvée du duo improbable et des quiproquos à répétition fonctionne toujours quand il s’agit de nous faire sourire ou rire… Certes venant de Dominique Farrugia je m’attendais à quelque chose de plus osé même s’il faut bien reconnaître que comme réalisateur il est plutôt « sage ». Un divertissement réussi, ni plus, ni moins…
Le Monde De Narnia – L’Odyssée Du passeur D’Aurore
On enchaîne sur le programme de la soirée avec le troisième volet du Monde De Narnia, L’Odyssée Du Passeur D’Aurore avec Michael Apted aux commandes.
Edmund (Skandar Keynes), Lucy (Georgie Henley) et leur horripilant cousin Eustache (Will Poulter) sont happés par un tableau et se retrouvent en pleine mer à Narnia, heureusement ils croisent rapidement Le Passeur D’Aurore, le navire du roi Caspian (Ben Barnes) qui vogue vers les Iles Mystérieuses. Tout aussi mystérieuses sont les raisons de leur arrivée soudaine à Narnia, le royaume est en effet en paix et personne n’a fait appel à eux. A moins qu’une menace encore inconnue ne guette le royaume…
Si Disney a quitté le navire Narnia du fait de résultats insatisfaisants (comprendre pas assez de fric qui rentre dans leurs pognes) la saga a pu survivre grâce à 20th Century Fox qui en assure désormais la coproduction et le cofinancement. Pour les spectateurs que nous sommes c’est bonnet blanc et blanc bonnet, la magie de Narnia fonctionne toujours aussi bien avec un univers visuellement subliment rendu et son lot de personnages divers et variés. Bien sûr la trame principale reste la même, avec un cocktail habile entre aventures, fantastique et humour, et la recette fonctionne une fois de plus avec un divertissement qui saura rallier petits et grands…
Difficile toutefois d’augurer de la suite cinématographique de la saga, ce troisième chapitre clôt un cycle, reste à savoir si producteurs et réalisateurs sont prêts à parier sur un nouveau départ alors que les résultats au box office sont en perte de vitesse (recettes mondiales en dollars : 745 millions pour le 1er chapitre, 420 pour le second et 416 pour le troisième – Source : boxofficemojo.com) tout en restant largement bénéficiaire (ce troisième film aurait bénéficié d’un budget de 140 à 155 millions de dollars).
[DVD] Pirates Des Caraïbes – La Fontaine De Jouvence
Samedi on s’est offert une « vraie » pause DVD via l’écran du PC (la TV est vraiment en train de rendre l’âme, va falloir songer à la remplacer dans les prochains mois) avec le quatrième opus de la saga Pirates Des Caraïbes, La Fontaine De Jouvence, avec cette fois Rob Marshall aux commandes (les trois précédents ayant été réalisés par Gore Verbinski).
Jack Sparrow (Johnny Depp) retrouve Angelica (Pénélope Cruz), une ancienne connaissance/conquête, alors qu’elle se fait passer pour lui et recrute un équipage, c’est ainsi qu’il embarque, malgré lui, sur le bateau du redoutable Barbe Noire (Ian McShane) en route vers la mythique fontaine de jouvence. Mais il n’est pas le seul à vouloir mettre la main sur la précieuse source, son ennemi de toujours, Barbossa (Geoffrey Rush), devenu corsaire au service de la couronne, le talonne de près ainsi qu’une armada espagnole…
Clairement le réalisateur souhaite se démarquer de la trilogie initiale en proposant un nouveau départ à la saga (un choix qui s’imposait d’office sans Orlando Bloom et Keira Knightley au casting) plutôt qu’une véritable suite ; les studios Disney ont par ailleurs d’ores et déjà annoncé que ce film serait le premier d’une nouvelle trilogie permettant de recentrer la saga sur l’essentiel…
On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de Pirates Des Caraïbes, un divertissement grand public sur fond d’aventures avec un soupçon de fantastique et une bonne dose d’humour. Bien sûr ce quatrième opus apporte son lot de nouveautés dont le personnage d’Angelica que l’on peut s’attendre à retrouver dans les prochains films. Au final le film est, sans surprise, une réussite qui devrait séduire petits et grands, en offrant à la saga de nouvelles bases tout en restant fidèle aux premiers opus ; un second souffle bienvenu car il faut bien avouer que le troisième film, Jusqu’au Bout Du Monde, commençait vraiment à sentir le réchauffé à force d’user et d’abuser de la licence… Reste à savoir si cette nouvelle équipe tiendra la route sur la durée.
[DVD] Vu ce weekend
Première escale cinéma samedi soir avec un polar signé Antoine Fuqua, L’Elite De Brooklyn.
Brooklyn, dans les quartiers nord la lutte entre les forces de police et les trafiquants de drogue fait rage. Dans ce contexte le destin de trois flics va se croiser. Eddie (Richard Gere), un flic désabusé à quelques jours de la retraite ne demande qu’à se tenir loin des emmerdes en attendant la quille. Tango (Don Cheadle), un flic infiltré au sein d’un gang souhaite retrouver une « vie normale » au sein de la police. Sal (Ethan Hawke), flic chez les Stups a du mal à joindre les deux bouts afin de subvenir au besoin de sa famille…
Un polar relativement classique mais superbement maîtrisé avec en prime un trio d’acteurs des plus convaincant. La tension est presque palpable et ne fait que s’intensifier tout au long du film, malgré un rythme volontairement lent on ne s’ennuie pas une minute. Pas besoin d’être devin pour comprendre que tout ça finira par mal tourner, reste à savoir comment ces trois flics vont finir par se croiser et surtout quelle sera l’étendue des dégâts quand ça pétera…
Au final on a le droit à du très bon polar et pourtant à peine 402 000 entrées en France (source Allociné), j’espère que le public réservera un accueil plus chaleureux au DVD…
Ensuite on enchaîne direct avec 127 Heures de Danny Boyle, un film inspiré d’une histoire vraie.
Aron Ralson (James Franco), un sportif émérite, part seul et sans prévenir personne pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Dans une faille il perd l’équilibre et chute, un bloc de pierre lui écrase le bras contre la paroi rocheuse. Aron va tout essayer afin de se libérer, jusqu’à ce que la seule solution possible s’impose à son esprit après 5 jours de vaines tentatives…
A la base le film pourrait sembler ennuyeux mais Danny Boyle réussit à nous scotcher du début à la fin, entre deux tentatives d’Aron pour se libérer on voyage dans ses souvenirs, ses états d’âme et même ses délires (parfois c’est même difficile de distinguer le vrai du faux). Chapeau bas à James Franco qui porte tout seul (ou presque) le film. Mais j’aurai surtout envie de tirer mon chapeau au véritable Aron Ralston qui a dû faire preuve d’un courage inouï pour se libérer de la sorte… Et cela n’a en rien entamé sa combativité et sa sportivité, après l’accident il a continué à vivre à 100 à l’heure !
Là encore les chiffres du box office français me laissent perplexe, à peine 343 000 entrées ! Surprenant pour un réalisateur qui affiche une filmographie plutôt exceptionnelle…
[DVD] Vu ce weekend…
Histoire de changer un peu je vais vous faire une chronique express des films que j’ai visionné ce weekend, via CanalSat cela va de soi, la lecture des DVD étant de plus en plus problématique (non seulement l’image saute en permanence mais en plus de ça les couleurs sont complétement pourries) ; afin de rester plus ou moins fidèle à ma rubrique DVD je ne vous parlerai que des films que j’aurai été susceptible d’acheter dans des conditions « normales ».

Unstoppable
Première pause cinéma samedi soir avec Unstoppable, un film d’action inspiré de faits réels réalisé par Tony Scott.
Un mécano en fin de carrière (Denzel Washington) et un jeune chef de train (Chris Pine) croisent le chemin d’un train sans chauffeur, et chargé de produits hautement toxiques, lancé à pleine vitesse sur les rails suite à une erreur humaine. Jusqu’à présent toutes les tentatives pour freiner le train fou se sont soldées par un échec, s’il atteint la ville de Stanton il devrait dérailler au coeur d’une zone industrielle, provoquant une catastrophe sans précédent ; au péril de leurs vies (et au mépris des ordres de leur hiérarchie) les deux hommes vont tout mettre en oeuvre pour éviter le pire…
Même si le film n’apporte pas grand nouveau au genre il n’en reste pas moins plutôt réussi et rythmé, du coup on ne s’ennuie pas une minute même si les personnages manquent un peu de profondeur. Du cinéma de divertissement sans prétention et c’est déjà pas si mal… Je ne sais pas si dans la réalité les choses se sont passées de la même façon mais si tel est le cas le chauffeur du train fou (avant qu’il ne perde son train) est quand même le dernier des abrutis !
Megamind
On enchaîne directement avec Megamind, un film d’animation réalisé par Tom Mc Grath pour les Studios Dreamworks.
Megamind rêve de conquérir Metrocity mais malheureusement Metroman veille au grain et le renvoie systématiquement derrière les barreaux. Jusqu’au jour où Megamind parvient enfin à éliminer le protecteur de Metrocity mais contre toute attente il ne tire aucun plaisir de sa victoire, au contraire il crève d’ennui sans personne pour s’opposer à lui. Il décide alors de créer et de former un nouveau super-héros pour protéger Metrocity, mais les choses ne se passeront pas exactement comme il l’espérait…
Assez proche de Moi, Moche Et Méchant avec son personnage de super-méchant (pas si méchant que ça) un peu (beaucoup) looser mais attachant, le film de Dreamworks se veut toutefois plus parodique en visant tout particulièrement l’univers de Superman et pour ma part j’ai adoré un humour décalé qui s’adresse aux petits comme aux plus grands et quelques touches d’émotion savamment dosées. Si je devais départager les deux films je donnerai sans doute un léger avantage à Megamind mais ça se jouerait dans un mouchoir de poche, les deux titres étant excellents.
Rien A Déclarer
Pour finir ce weekend cinéphile nous avons opté, dimanche en fin de matinée, pour Rien A Déclarer, la nouvelle comédie de Dany Boon.
A quelques semaines de la disparitions des postes frontières en Europe, Mathias (Dany Boon), douanier fançais, et Ruben (Benoit Poelvoorde), son homologue belge, vont faire équipe afin d’inaugurer la première douane volante franco-belge. Mathias espère ainsi pouvoir sympathiser avec son collègue et oser enfin lui avouer qu’il est amoureux de sa soeur (Julie Bernard), les choses risquent ne pas être aussi simples que ça, Ruben étant réputé pour être viscéralement anti-français…
Après le succès incontestable de Bienvenue Chez Les Ch’tis j’attendais beaucoup de ce nouveau film signé Dany Boon, trop peut être… Le film, sans être un ratage complet, est tout juste une comédie moyen de gamme, on sourit souvent, on rit parfois mais sans plus. Il manque un petit je ne sais quoi pour que la sauce prenne, sans doute en partie parce que le coup du duo improbable sent un peu le réchauffé mais aussi et surtout parce qu’à force de vouloir trop en faire Benoit Poelvoorde perd toute crédibilité. Un film que je voulais acheter mais finalement je m’en abstiendrai, le voir une fois me suffit amplement…
[DVD] The Reef
Au hasard des programmes des Canal+ nous sommes tombés sans grande conviction sur le film The Reef réalisé par Andrew Traucki et inspiré de faits réels.
Cinq amis décident d’aller faire un tour en bateau, temps clair, mer d’huile, bref toutes les conditions semblent réunies pour une sortie agréable jusqu’à ce que leur embarcation ne heurte un récif et ne se retourne. Réfugiés sur la coque du bateau ils doivent alors décider s’il est préférable d’attendre sur place d’éventuels secours en espérant qu’ils arrivent avant que l’embarcation ne coule ou avant qu’ils ne meurent de déshydratation ou alors tenter de rejoindre une île à la nage dans une eau réputée pour être infestée de requins. Tandis que quatre d’entre eux partent à la nage vers l’île en question le dernier choisit d’attendre sur place d’éventuels secours…
Tourné en Australie par un réalisateur inconnu au bataillon et un casting sans prétention le film avait tout pour au mieux passer inaperçu, au pire être une sinistre daube. Au final l’ensemble est globalement très réussi, ne misant pas forcément sur des effets spéciaux à gogo mais plutôt sur l’angoisse, puis la peur, des protagonistes qui ne peuvent deviner à l’avance quand la prochaine attaque aura lieu. Ici pas de requin de 15 mètres de long qui attaque tout ce qui bouge y compris les bateaux, hélicoptères, avions de chasses et doué d’une intelligence hors du commun ; non juste un ou plus probablement des requins qui se comportent comme les super-prédateurs qu’ils sont sensés être.
Depuis Les Dents De La Mer de Steven Spielberg le requin est devenu un animal star des films d’horreurs avec plus ou moins de réussite (souvent même avec des scénarios catastrophiques), mais The Reef si situerait plutôt dans la moyenne haute, de part son scénario et sa façon d’aborder les requins le film est assez proche de Open Water de Chris Kentis et c’est justement comme ça que j’aime ce genre de films, une approche réaliste du danger que représente l’animal et la montée en puissance du stress de ses victimes potentielles. En même temps je ne crache pas sur les films qui jouent ouvertement la carte du second degré (comme le remake de Piranha par Alexandre Aja), par contre je fuis comme la peste tout ce qui renifle trop la grosse daube genre Mega Shark Vs Giant Octopus (si, si ça existe, j’vous jure que c’est pas une blague).
Pour en revenir au dilemme du film je suis persuadé que dans la même situation j’aurai fais le choix de rester sur le bateau, pas parce que j’aurai la trouille de me faire bouffer par un requin (même si l’idée ne me réjouit pas particulièrement) mais simplement parce que je sais pertinemment que je suis incapable de nager 8 km, même avec des courants favorables… Donc je préfère jouer la carte d’une mort probable plutôt que celle d’une mort certaine ; mais concrètement j’espère bien ne jamais me retrouver face à un tel choix !
[DVD] The Green Hornet
C’est avec une certaine curiosité que j’ai décidé de mater The Green Hornet, adaptation pour le cinéma par Michel Gondry de la série TV, Le Frelon Vert ; série dont le principal mérite fut de faire connaître Bruce Lee au public occidental (ce sont ses premiers pas en tant qu’acteur aux USA, il tenait le rôle de Kato dans la série).
A la mort de son père, le jeune et insouciant Britt Reid (Seth Rogen) hérite de la direction du quotidien The Daily Sentinel, le gars ne pense qu’à s’éclater et faire la fête aussi décide-t-il de profiter de son héritage pour revêtir un double costume, le jour il sera un rédacteur en chef amateur, et la nuit il jouera les justiciers sous le pseudonyme de Green Hornet. Heureusement qu’il peut compter sur l’aide de son acolyte et complice, Kato (Jay Chou), inventeur de génie et expert en arts martiaux. Rapidement les deux trublions attirent l’attention du chef de la pègre locale (Christoph Waltz) qui voit d’un mauvais oeil le fait que ces amateurs viennent piétiner ses plates-bandes…
En matière d’adaptation de séries TV on a eu le droit au meilleur (Mission Impossible) comme au pire (Starsky et Hutch), Le Frelon Vert n’ayant pas vraiment le statut de série culte le pari était un tantinet moins osé et pourtant Michel Gondry a su s’affranchir de son modèle pour y apporter un ton nouveau (au vu de la filmographie du réalisateur on n’en attendait pas moins de lui) en jouant à fond la carte de l’humour et de l’action. Même si le scénario ne vaut pas tripette on ne s’ennuie pas une minute grâce au duo Seth Rogen (pour le côté crétin) et Jay Chou (pour les scènes d’action) mais aussi grâce au méchant de service Christoph Waltz (à noter que Jay Chou et Christoph Waltz ont tous les deux été nominés au MTV Movie Awards 2011, respectivement pour les titres révélation de l’année et meilleur méchant).
Même si The Green Hornet ne nous laissera sans doute pas un souvenir impérissable il a au moins le mérite de s’inscrire dans la catégorie des films de super-héros qui surfent à contre-courant (à l’instar de Kick-Ass), c’est un genre encore trop pauvre pour bouder notre plaisir de se divertir sans prise de tête… D’autant que, chose encore plus rare, le duo de justiciers fonctionne essentiellement grâce aux talents multiples de l’acolyte plutôt qu’à ceux, inexistants, du prétendu héros.
[DVD] A Bout Portant
A peine le temps de souffler et on enchaîne sur un deuxième film, changement radical de genre avec A Bout Portant, thriller 100% adrénaline signé Fred Cavayé.
Tout semble aller pour le mieux dans la vie de Samuel (Gilles Lellouche), sa femme Nadia (Elena Anaya) est enceinte et il semble bien parti pour passer d’aide soignant à infirmier. Les choses vont brutalement s’accélérer pour lui quand Hugo (Roschdy Zem), un truand, est transporté dans son service suite à un accident. Le soir même le couple est agressé à son domicile, Nadia est enlevée, et si Samuel veut la revoir il doit aider Hugo à quitter l’hôpital. Sauf que le truand est déjà sous surveillance policière…
Le film démarre sur les chapeaux roues et le rythme ne faiblit pas en intensité jusqu’au générique de fin, les rebondissements s’enchaînent au fur et à mesure que l’intrigue se complique (complications que je tairai afin de laisser la surprise intacte). On quitte le film presque aussi essoufflé que ce pauvre aide-soignant entraîné malgré lui dans une affaire qui ne lui laissera aucun répit… Le réalisateur maîtrise parfaitement son intrigue et nous offre une belle brochette de personnages (avec des acteurs dans des rôles où on ne les attend pas forcément mention spéciale à Gérard Lanvin en flic ripoux et bien entendu à Gilles Lellouche qui signe une prestation époustouflante), quant à nous on retient notre souffle en s’agrippant au fauteuil !
Fred Cavayé m’avait déjà séduit avec son premier film, Pour Elle, un mix entre le thriller et le drame subtilement dosé, mais avec ce second long métrage il passe clairement à la vitesse supérieure en nous offrant un spectacle digne des plus grands réalisateurs hollywoodiens. A ce titre je suis curieux de savoir comment Hollywood réagira à ce film, séduits par le scénario de Pour Elle nos amis américains ont réalisé un remake du film, Les Trois Prochains Jours (de Paul Haggis avec Russel Crowe dans le rôle principal). A quand une version ketchup de A Bout Portant ? En attendant Fred Cavayé réussit à s’imposer en seulement deux films et deux ans comme un réalisateur redoutablement efficace, à suivre de près donc…
[DVD] Moi, Moche Et Méchant
Pour les prochains posts classés dans la rubrique DVD je vais tricher un peu, en fait je vais vous parler des films vus sur CanalSat que j’aurai été tenté d’acheter ; depuis que mon lecteur déconne je n’ai plus acheté un seul film, je suis l’actu des sorties mais je préfère dépenser mon budget loisir dans les bouquins… Première tricherie donc avec le film d’animation Moi, Moche Et Méchant, signé par le duo franco-américain Pierre Coffin et Chris Renaud (qui a déjà travaillé sur l’Age De Glace 2 et 3) pour le compte des Studios Universal.
Gru (doublé en VO par Steve Carell et en VF par Gad Elmaleh) se plait à penser qu’il est le méchant le plus méchant de tous les temps mais force est de constater que la jeune génération tend à lui voler la vedette, notamment un certain Vector. Mais Gru ne renonce pas et projette de réussir son coup d’éclat en volant la lune ! Sauf qu’il n’a pas les moyens de financer son ambitieux projet et que la Banque du Mal ne lui accordera sa confiance que s’il se procure une arme secrète nécessaire à sa réussite… Arme que Vector lui subtilise de manière déloyale ! Pour la récupérer Gru va devoir utiliser trois fillettes orphelines qui vendent des cookies dont Vector raffole… Aussitôt dit, aussitôt fait, il adopte les fillettes et va devoir s’improviser père de famille tout en poursuivant ses funestes desseins…
Je ne saurai dire exactement pourquoi (film trop neuneu en apparence peut être) mais le film ne me motivait pas plus que ça au départ, je me suis donc affalé sur le canapé plus par curiosité que par conviction, un bouquin à portée de main, « au cas où ». Mais finalement à aucun moment je n’aurai été tenté de prendre mon bouquin, dès le départ j’ai accroché au film et ce jusqu’au générique de fin. L’animation est digne des plus grands (Pixar et Dreamworks), le film est bourré d’humour (mention spéciale à l’armée délirante de Gru) et d’émotions. J’ai passé un agréable moment de cinéma, idéal pour bien commencer la journée (diffusé à 7h30 dimanche matin). Un excellent divertissement familial que les petits et les grands devraient apprécier, chacun à sa manière…
Par contre je ne vois pas vraiment l’intérêt de se pencher sur une suite (prévue pour 2013), l’histoire se termine en effet sans qu’il soit besoin de plus ; je crains que ce genre de démarche ne soit motivée que par les préoccupations financières des studios hollywoodiens et ne n’apporte rien à l’histoire. Ceci dit je peux me tromper, on n’est pas à l’abri d’une agréable surprise (hmouais n’empêche que j’en doute)…

